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BASES DE LA COMMUTATION TEMPORELLE

Commutation temporelle : exemple de l’autocommutateur OCB283


Mars 2018
Clément MIKPE
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BASES DE LA COMMUTATION TEMPORELLE


OBJECTIFS :

1. Présenter les fonctions de base d’un autocommutateur téléphonique

Décrire les différents types de commandes et de réseaux de connexion des


commutateurs électroniques

2. Citer les différentes étapes de l’établissement d’une communication téléphonique


locale sur un système de commutation temporelle.

3. Expliquer le principe de la connexion temporelle

4. Décrire la structure matérielle d’un autocommutateur temporel : exemple de


l’OCB283.

5. Présenter les fonctions essentielles du logiciel de traitement d’appel d’un


autocommutateur OCB283.

6. Donner les fonctions principales du logiciel d’exploitation d’un commutateur


temporel.

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I. GENERALITES

La communication est née pratiquement en même temps que le téléphone. Après une
courte période pendant laquelle l’établissement de la communication s’opérait de façon
manuelle par l’intermédiaire d’opératrices, les premiers systèmes de traitement
automatiques sont apparus. Ils ne couvraient cependant pas tous les types d’appels et
pendant longtemps ils ont voisiné avec des exploitations manuelles (traitement du trafic
interurbain et international), ou ont été combinés avec celles-ci pour créer le service
semi-automatique.

Au début, la communication était restée localisée dans la zone de couverture de


l’autocommutateur, puis à une zone dont l’étendue restait limitée par les problèmes de
transmission (trafic local et urbain). Il a fallu attendre les années 50 pour que le trafic
interurbain se développe et les années 60 pour le service international. Ce passage à
l’automatisation intégrale suppose en effet la normalisation des échanges entre
commutateur d’un même réseau puis entre les réseaux des différents pays.

Parallèlement le matériel utilisé pour les autocommutateurs a évolué, mais si l’on exclut
ces dernières années, de façon relativement lente (des systèmes ont durée dans le réseau
pendant presque un siècle). Rappelons quelques dates :

1913 : autocommutateur électromécanique à commutateurs rotatifs et commande


directe.

Années 1920 : apparition des premières unités de commande centralisées à relais


utilisant des commutateurs rotatifs.

Années 1950 : autocommutateurs électromécaniques à commutateurs cross-bar

années 1960-1970 : avènement des systèmes électroniques avec tout d’abord


l’apparition des systèmes semi-électroniques, ainsi appelés parce que la partie
commande était constituée de calculateur, mais le réseau de connexion était resté
spatial et la conception proche de ce qui existe en commutation cross-bar. Puis
très vite sont apparus les systèmes électroniques « purs » avec la technique de la
numérisation conduisant au réseau temporel. C’est principalement sur ces
derniers systèmes que portera toute notre étude.

I. Fonctions de base d’un autocommutateur temporel


1. Structure d’un Commutateur téléphonique

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Le schéma simplifié d’un autocommutateur, quelle que soit la technologie employée,


peut se représenter par un synoptique de trois grands blocs regroupant toutes les
fonctions téléphoniques, mais aussi les moyens de gestion et les outils de maintenance

Bloc de Bloc de
Raccordt connexio
(UR) n
(RCX)

Bloc de commande
(UC)

AUTOCOMMUTATEUR

1.1 Le bloc de raccordement

Il joue d’une façon générale, le rôle d’interface avec le réseau téléphonique, en adaptant
les différentes tensions mises en jeu sur les lignes et les circuits, ainsi que le langage
utilisé sur ces supports, qui peut s’exprimer sous forme de codes de signalisation variés.
On y trouvera plus particulièrement les fonctions suivantes :

Alimentation microphonique des postes d’abonnés (48v)


Production du courant d’appel (80 V - 25 Hz)
Conversation analogique/numérique
Extraction et injection de la signalisation
Concentration du trafic
Synchronisation des débits binaires
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1.2 Le réseau de connexion


C’est le véritable cœur de la chaîne commutée, permettant les différents types de
connexions :

Etablissement de communications bidirectionnelles


Diffusion des tonalités, des fréquences de code et des annonces parlées
Connexions simples avec les auxiliaires de signalisation (récepteurs multi-
fréquences)
Connexions spéciales : conversation à trois, liaisons de données, etc ...)

1.3 Le bloc de commande


Il s’agit de la partie « intelligente » du système où se prennent les décisions en temps
réel d’après des programmes enregistrés ou câblés, où l’on trouve en particulier :

les fonctions téléphoniques (établissement des appels, relâchement d’appels, taxation,


supervision, observation de trafic).
Les programmes d’exploitation du système : gestion des paramètres d’acheminement
et de taxation, gestion des équipements d’abonnés, traitement des résultats
d’observation.
Le logiciel de maintenance : outils de localisation de défauts, supervision des
alarmes, collationnement des fautes logicielles, etc ...)

1.3.1 Structure du bloc de commande


Les différentes fonctions du bloc de commande sont soit implantées dans une machine
ou réparties sur différents types d’organes. Dans le premier cas, nous parlons de
commande centralisée et dans le second cas de commande décentralisée.

1.3.1.1 Commande centralisée


Un seul calculateur suffit pour réaliser toutes les fonctions de l’autocommutateur
(établissement et rupture de la communication, exploitation et maintenance du système).

Mais, le problème essentiel du téléphone, c’est la permanence du service, d’où la


nécessité d’une grande fiabilité du calculateur.

Les causes d’arrêt sont de deux ordres :

logicielles : dues à des incohérences ou des boucles au niveau des programmes,


matérielles : défaillance des composants.

Ainsi, nous nous rendons aisément compte que les risques de rupture de service peuvent
être élevés si nous n’utilisons qu’un seul calculateur, d’où la nécessité de duplication
(chacun pouvant seul assurer le fonctionnement de l’autocommutateur). Chaque
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calculateur a accès à toutes les ressources et à tous les programmes dans un système
à commande centralisée.

Comme un seul calculateur suffit à toutes les tâches, on peut avoir plusieurs modes de
fonctionnement dans un tel système :

a) Micro synchronisme :

Les deux calculateurs exécutent les mêmes tâches à tout instant. Mais, seul un pourra en
voyer des ordres aux périphériques (le calculateur actif)

Avantages :
Détection instantanée de fautes matérielles
Continuité du service en cas d’arrêt d’un calculateur.

Inconvénients :
Système très vulnérable aux fautes logicielles ; car les deux calculateurs exécutant
les mêmes instructions du même programme, toute faute logicielle affectera les deux
en même temps.

b)Partage de charge
Chaque calculateur traite une partie du trafic (50% / 50% ou 0% / 100%).

Avantages :
* Résistance aux fautes logicielles
* Résistance aux surcharges

Inconvénients :
Programmes plus complexes (exclusion mutuelle à la recherche et prise de
ressources, nécessité de mise à jour des deux systèmes partageant les mêmes
ressources).

Perte des communications en phase établissement en cas d’arrêt d’un calculateur.

c) Actif/réserve

Un calculateur dit actif traite tout le trafic. Le second dit réserve ne fait qu’exécuter des
programmes de test sur demande de l’actif.

Avantages :
Résistance aux fautes logicielles

Inconvénients :
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Nécessité de mise à jour du système réserve


Perte des communications en phase établissement en cas d’arrêt du calculateur actif.

1.3.1.2 Commande décentralisée (nombre de calculateurs > 2)

Plusieurs procédés sont possibles pour répartir les attributions sur les différents
processeurs :

répartition géographique : les calculateurs traitent toutes les fonctions mais


n’accèdent qu’à une partie du réseau. Afin de permettre le traitement des appels dans
tous les cas de figures, les calculateurs doivent être reliés entre eux. L’intérêt
fondamental d’un tel système est qu’on peut construire les autocommutateurs de
capacités variables en partant d’un ensemble de base, et en augmentant
progressivement par adjonction d’ensemble complémentaires.

répartition fonctionnelle : les différents processeurs traitent alors une ou plusieurs


fonctions mais pas la totalité. Tout traitement nécessite donc la participation de
plusieurs processeurs.

répartition dynamique : cette structure est liée à l’apparition des microprocesseurs


permettant une coupe à la fois fonctionnelle et géographique couvrant des gammes
très étendues tout en limitant au strict nécessaire les besoins en unités de commande.

Les principaux organes de commande et leur fonction peuvent être divisés comme
indiqué ci-dessus. Cette répartition peut être soit matérielle soit logicielle soit les deux
en même temps.
Les fonctionnalités définies ci-dessus se rencontrent dans tout système de commutation
mais les termes sont empruntés du système E10.

2. LE RESEAU DE CONNEXION NUMERIQUE (RCX)

2.1 Rôle du réseau de connexion


Commuter signifie relier temporairement une entrée à une ou plusieurs sortie (s).

C’est le véritable cœur de la chaîne commutée, permettant les différents types de


connexions :
Etablissement de connexions bidirectionnelles
Diffusion des tonalités, des fréquences de code, et des annonces parlées
Connexions simples avec les auxiliaires de signalisation (récepteurs multifréquences)
Connexions spéciales : conversation à trois, liaisons de données, etc.

Il existe deux grandes familles de réseaux de connexion :


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Dans les systèmes électromécaniques, le signal arrivant sous forme analogique de


façon continue, il était nécessaire d’établir une connexion métallique entre entrées et
sorties pendant toute la durée de la communication : c’est la communication spatiale.
Un tel réseau est dit réseau de connexion spatial.

Lorsque le signal arrive sous forme d’échantillons analogiques ou numériques, il


n’est plus nécessaire d’établir la continuité métallique pendant toute la durée de la
communication, mais seulement d’assurer le transfert des éléments binaires
représentant la valeur des échantillons de parole prélevés. Il s’agit de la commutation
temporelle, et ce réseau est dit réseau de type temporel.
On rencontre aussi, très souvent, les deux types de connexion associée dans un même
réseau : TST, TSST, TSSST.
Exemple d’un réseau à trois étages TST :

Ce type de réseau est utilisé par exemple dans les commutateurs E10N1 (E10B).
Les matrices de type S possèdent leur mémoire de commande.
Une paire de commutateur d’entrée et sortie utilise la même mémoire de commande.
Le réseau est dit à commande repliée.
La diffusion des tonalités est faite par le commutateur de sortie.
Ce type de réseau est unidirectionnel, c’est à dire qu’il achemine les deux sens de
transmission indépendamment l’un de l’autre.

Pour la suite du cours, nous nous limiterons à l’étude du réseau de connexion temporel.

II. PRINCIPE DE LA CONNEXION TEMPORELLE


RAPPEL sur la trame MIC (MODULATION PAR IMPULSIONS ET CODAGE)

La modulation par Impulsions et Codage a pour but de convertir le signal téléphonique


analogique en un signal numérique. Le signal analogique est échantillonné toutes les
125 microsecondes.
30 voies téléphoniques sont ainsi véhiculées sur un support à 2 Mbit/s ou 1,544 Mbit/s.

Sur ce diagramme ne figure qu’un sens de transmission Demandeur Demandé.


Pour la transmission Demandé => Demandeur, le principe est identique, mais il est
utilisé en deuxième support afin de faciliter la régénération des signaux.

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T1 T1

T2 T2
01101101

T30 T30

Fig. 1

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STRUCTURE DE LA TRAME MIC

Durée de la trame 125 s

IT0 IT1 IT2 IT3 IT15 IT16 IT17 IT29 IT30 IT31

Voie 1 Voie 16
Voie 15
Voie 30

Signalisation

Synchronisation trame

Fig.2

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II.1 LA CONNEXION TEMPORELLE DE 1 MIC

1. Présentation
Dans le bloc de connexion, la liaison entre l’UR et le RCX, a la même structure qu’une
liaison MIC.
Considérons la conversation entre le demandeur et le demandé représentée sur la figure
ci-dessous.

Deur Ddé
Micro

HP

Fig.3

Lorsqu’un abonné demandeur décroche, l’UR lui affecte une voie (IT) parmi les 30 dont
elle dispose; supposons que ce soit l’IT4.

Après avoir testé la ligne du demandé l’UR lui affecte aussi un IT. L’IT 4 étant pris par
le demandeur, l’UR en recherche un autre disponible par exemple l’IT 12.

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1.1 Réalisation du transfert de Dr vers Dé

Lorsque le demandeur parle, sa parole emprunte le chemin représenté sur la fig.4.

L’échantillon arrive dans le RCX en t4 et en sort en t12.

Dr URA RCX
IT4 IT12
LME

LMS

Sens de transmission Dr Dé

Fig.4

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1.2 Réalisation du transfert dans le sens Dé => Dr

Lorsque le demandé parle, sa parole emprunte le chemin de la figure ci-


dessous. L’échantillon de la parole du demandé arrive dans le RCX en t12 et en sort
vers le demandeur en t4 de la trame suivante.

URA RCX
Dr
IT4 IT12 LME

LMS

Sens de transmission Dé Dr

Fig.5

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2. PRINCIPE

2.1 Transfert du Dr vers Dé

Pour réaliser ces transferts le RCX dispose de deux mémoires vives :

une Mémoire Tampon de Conversation (MTC)


une Mémoire de CoMmande (MCM)

Dr

UR

Fig. 7 RCX
Fig.6

Les échantillons entrants dans le RCX sont mémorisés dans la MTC. La MTC contient
autant de mots que d’échantillons pouvant arriver sur le RCX en 125 µs, c’est-à-dire 32.

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L’échantillon du demandeur, arrivant toutes les 125 µs en t4, est mémorisé dans le mot
4 de la MTC.
L’adressage pour écriture de ce mot se fait grâce à une base de temps (BT) qui génère
un compteur binaire synchrone (CBS) de 5 eb qui donne les configurations 0,1 ..., 31
toutes les 125 µs.

Dr

UR

Fig.8

RCX
Fig.7

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Cet échantillon doit être transféré sur l’IT 12. Il faut donc commander la lecture de la
MTC en t12. Cette lecture est faite grâce à la MCM.
La MCM a autant de mots que d’IT sortants. Chaque mot possède l’adresse du mot de
MTC contenant l’échantillon à transférer.
Le mot 12 de MCM contient donc l’adresse 4.

Dr

URA

RCX
Fig.8

En t12, la configuration 12 du CBS adresse en lecture le mot 12 de la MCM. Le contenu


(4) de ce mot adresse en lecture le mot 4 de MTC. L’échantillon mémorisé dans ce mot
sort du RCX sur l’IT 12 puisqu’il est l’heure du temps t12 donc sur l’IT du demandé.

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NOTA : Dans un intervalle de temps de 3,9 µs (un ITi) le dispositif d’adressage de la


MTC reçoit 2 adresses :

une adresse d’écriture pour mémoriser un éventuel échantillon entrant ( exemple en


t12 il faut adresser le mot 12 de MTC pour mémoriser un échantillon entrant IT12
c’est le cas quand le demandé parle).

une adresse de lecture pour transférer cet échantillon sur l’IT sortant (toujours dans
l’exemple choisi, en t12 le dispositif d’adressage de la MTC reçoit aussi l’adresse 4).

Chaque intervalle de temps de 3,9 µs est donc découpé en deux parties : une partie pour
travailler en écriture et une partie pour travailler en lecture.

3,9µs

Adressage pour Adressage pour


écriture en lecture en
MTC MTC

NOTA : L’écriture en mémoire de commande se fait lors de l’établissement de la


connexion sous le contrôle du bloc de commande

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Dr

URA

Informations de connexions
fournies par la commande

RCX
Fig.9

2.2 Réalisation du transfert dans le sens DE => DR

TD1 : Compléter le schéma ci-dessous pour réaliser la connexion Dé => Dr, c’est-à-
dire :

a) Trouver l’adresse et le contenu des nouveaux mots de MTC et MCM utilisés.


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b) Expliquer ce qui se passe en t4 et t12

Dr

UR

RCX

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TD2 : Etablir la connexion entre l’abonné DR (IT25) et Dé (IT26)

Dr

UR

RCX

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TD3 : Etablir la connexion entre l’abonné DR (IT5) et Dé (IT31)

Dr

UR

RCX

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TD4 : Etablir la connexion entre l’abonné DR (IT25) et Dé (IT31)

Dr

UR

RCX

Fig.14

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2.3 Connexion temporelle de 16 MIC.


Dans la réalité, le RCX peut connecter plusieurs dizaines, centaines ou voir milliers de
MIC.
Le principe reste le même que dans le RCX de la maquette qui ne raccorde qu’un MIC.
Les échantillons entrants sont rangés en MTC. Pour l’exemple choisi, il y a 16 MIC
entrants. Le RCX doit donc posséder 16 MTC de 32 mots de 8 eb chacun.
Le transfert des échantillons sur les IT sortants est commandé par la MCM. Elle
contient autant de mots que d’IT sortants c’est-à-dire 32x16 = 512 (mots 0 à 511). En
125 µs, il y a maintenant 16 fois plus de mots à lire par rapport à la MCM décrite
au paragraphe précédent. Chaque intervalle de temps ITi doit en plus être découpé en 16
sous-temps J (de 0 à 15). Cela est obtenu par un CBS de 9 eb pilotés par une horloge
« H » qui donne des tops toutes les 3,9/16 µs (243.75 ns). La machine doit être 16 fois
plus rapide que si c’était un réseau à 1 Mic.

Faisons fonctionner le RCX sur l’exemple suivant :

UR1

R
UR2

UR16

L’IT2 du MIC UR1 est affecté au demandeur


- L’IT 31 du MIC UR15 est affecté au demandé
Ecrivons sur le schéma de la figure la connexion dans le sens Dr => Dé.
Les échantillons entrants du Dr sont rangés toutes les 125 µs en t2 dans le mot 2 de la
MTC du MIC UR1

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Ces échantillons doivent sortir du RCX sur l’IT31 (donc en t31) du MIC UR 15. Le
transfert est commandé par le mot de MCM qui est lu en cet instant (t31 UR15) c’est-à-
dire le mot 511 de la MCM. Ce mot contient l’adresse du mot de MTC où est rangé
l’échantillon entrant c’est-à-dire 2 (mot 2) du MIC UR1)

NOTA : Lorsque le nombre de MIC augmente il faut trouver d’autres créneaux tj. Ces
créneaux de temps deviennent alors trop courts pour permettre un passage correct des
échantillons de parole.

Ainsi lorsque le nombre d’entrées-sorties devient trop important on associe les deux
types de connexion : spatiale et temporelle, pour aboutir à des réseaux de connexion de
type ST ou STS ou STTS ou ...

NOTA : Le principe de la connexion temporelle reste identique quelque soit le nombre


d’eb de chaque voie du multiplex.

Cas d’autres réseaux temporels (non européens) qui associent dans un IT la parole et la
signalisation. Il suffit d’allonger la longueur des mots de la MTC.

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UR0

t0

UR1

1 t1

UR15

t15

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III. LES PHASES DE L’ETABLISSEMENT D’UNE


COMMUNICATION LOCALE.
1. Présélection

1.1 Exploration des équipements et détection du changement d’état.

Les équipements d’abonnés sont répartis sur des « cartes d’abonnés » assurant les
fonctions « BORSTH » :

B = Battery (alimentation)
0 = Overload (protection contre les surtensions)
R = Ringing (émission de la sonnerie)
S = Supervision (surveillance de l’état de boucle)
H = Hybrid (transformation 2 fils/4 fils)
T = Test (renvoi au dispositif d’essai)

Ces cartes sont regroupées par ensemble, dont la modularité dépend des systèmes,
chaque ensemble étant sous le contrôle d’une logique appelée processeur de
péritéléphonie. Ce dernier est chargé d’interpréter tout événement survenant sur un
équipement, et de prendre la décision appropriée.

L’exploration des équipements est assurée par un compteur qui valide tour à tour la
lecture de l’état de boucle de chaque ligne. En cas de modification, le nouvel état est
mémorisé pendant un délai permettant sa confirmation.

A l’issue de ce délai, la logique de contrôle procède à une prise de ressources vers le


bloc de commande. Ce dernier regroupe les processeurs chargés du traitement d’appel ;
leur nombre diffère suivant le type de système de commande (commande centralisée ou
répartie). Cette prise de ressources se manifeste généralement par l’envoi d’un message
sur une liaison, car les processeurs du bloc de commande sont logés dans un ensemble
matériel distinct.

1.2 Recherche de discrimination

Le processeur de traitement d’appel effectue une recherche en mémoire (tables


associées à ce processeur ou fichiers gérés par un processeur dédié). Cette recherche
est destinée à déterminer la nature de l’équipement en appel ainsi que la présence
éventuelle de discrimination.

1.3 Initialisation de l’observation de trafic.

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La prise en compte d’un nouvel appel par le processeur de traitement d’appel provoque
également le démarrage d’une observation de trafic, dont le résultat servira à connaître
le temps d’établissement des communications, la répartition des flux de trafic, etc ...)

1.4 Test et connexion d’un récepteur de fréquence

Suite à la recherche de discrimination, s’il apparaît que le demandeur est équipé d’un
poste à clavier, le processeur de traitement d’appel (MR) procède à la recherche d’un
récepteur de fréquence (RF) libre, puis à sa connexion à l’équipement en appel, via le
réseau de connexion. Ce récepteur est un filtre numérique qui, à l’aide d’un algorithme
présélectionné, est capable de reconnaître, sur une série d’échantillons, les fréquences
de code émises par le clavier du poste de l’abonné en DTMF.

1.5 Envoi de la tonalité au demandeur

Une fois les équipements nécessaires connectés, le processeur (MR) (pilote du


traitement d’appels) commande l’émission de la tonalité d’invitation à numéroter
(IAN). Celle-ci est généralement distribuée par le réseau de connexion qui la reçoit lui-
même sous forme d’échantillons en provenance d’un générateur de totalité (GT). Ce
denier est en fait une mémoire contenant une série ordonnée d’échantillons permettant
de reconstituer la tonalité.

2. Signalisation demandeur

2.1 Réception de la numérotation


Les chiffres émis par le demandeur traversent le réseau de connexion et sont interprétés
par le récepteur de fréquence, lequel assure le filtrage numérique. Les échantillons sont
stockés sur plusieurs trames (une quinzaine sont nécessaires), et le résultat est envoyé au
processeur de traitement d’appel directement sous la forme du chiffre composé par
l’abonné.

Si le demandeur est équipé d’un poste décimal, les chiffres arrivent sous forme de
rupture de boucle, et sont interprétés directement par le processeur de traitement
d’appel.

3. Arrêt de l’émission de la tonalité

Dès la réception du premier chiffre, le processeur doit commander la déconnexion de


l’équipement au générateur de tonalité. Ceci est fait suite à un ordre envoyé par le
processeur au réseau de connexion.

4. Sélection

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Lorsque le processeur aura reçu suffisamment de chiffres de l’abonné, leur analyse


permettra de déterminer par quel chemin la connexion pourra être assurée jusqu’au
demandé, et sur quelle base devra être effectuée la taxation de la communication.

Toutefois, afin de réduire le temps de sélection, on commence en général la traduction


de la numérotation après la réception du second chiffre, quitte à faire plusieurs
tentatives si le nombre de chiffres s’avère insuffisant.

4.1 Déconnexion de la tonalité

Une fois le premier chiffre réceptionné par le processeur de traitement d’appel, il faut
demander au réseau de connexion l’arrêt de l’émission de la tonalité, le processeur s’en
acquitte en envoyant un message vers le réseau.

4.2 Préanalyse

Après la réception des deux premiers chiffres, le processeur effectue une première
traduction destinée à faciliter la suite du traitement : il est presque toujours possible à ce
stade de déterminer le nombre total de chiffres à recevoir, et dans certain cas de
connaître les conditions d’acheminement de l’appel. Dans tous les cas, cette première
analyse fournit le nombre de chiffres qu’il faudra attendre pour une traduction complète
de l’indicatif.

4.3 Analyse

Une fois le nombre de chiffres requis parvenus au processeur, celui-ci consulte une
nouvelle fois les tables de traduction pour obtenir tous les paramètres associés à
l’indicatif reçu. Les informations recueillies seront :

l’acheminement à utiliser, c’est-à-dire l’itinéraire à emprunter pour atteindre le


demandé, (en cas de communication départ figureront aussi les éléments permettant
de faire suivre le numéro vers l’autocommutateur destinataire).

le palier de taxe à appliquer, indiquant le nombre d’unités de taxation à attribuer au


demandeur, ainsi que leur périodicité, éventuellement.

le numéro de l’équipement demandé, s’il s’agit d’une communication locale.

4.4 Fin de numérotation du demandeur

Le demandeur ayant composé son dernier chiffre, il faut déconnecter le récepteur de


fréquence utilisé en code clavier (message de déconnexion expédié par le processeur de
traitement d’appel au réseau de connexion).
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5. Mise en relation

L’établissement de la communication passe maintenant par une phase d’attente pendant


laquelle le demandeur perçoit le retour d’appel, et le demandé la sonnerie. Cette phase
est contrôlée par une temporisation afin d’éviter que les ressources de traitement
d’appel ne soient prises trop longtemps : (c’est en effet le processeur qui assure le
cadencement vu plus haut).

6. Retransmission du décrochage du demandé

Lorsque le demandé décroche, son processeur de péritéléphonie détecte le changement


d’état comme au paragraphe 1. La différence se situe toutefois dans la table d’état des
équipements qui contient l’information : « équipement en sonnerie ». Le processeur
contrôlant cet équipement n’aura alors qu’à signaler le décrochage au bloc de
commande, par l’envoi d’un message.

7. Double connexion demandeur <--> demandé.

Jusqu'à ce stade, la connexion n’avait pas été effectuée dans le réseau de connexion,
compte tenu de la différence de nature des signaux émis vers les deux équipements. A la
réception du décrochage du demandé, le processeur de traitement d’appel prend les
mesures ci-après :

arrêt de l’émission de la sonnerie cadencée vers le demandé


arrêt de l’émission du retour d’appel vers le demandeur
envoi d’un message à destination du réseau de connexion pour assurer la connexion
bi-directionnelle entre le demandeur et le demandé.

8. Début de taxation

Le processeur de traitement d’appel ayant terminé sa tâche de mise en relation, il lui


faut initialiser le processus de taxation sur la base des informations obtenues lors de la
traduction. Ainsi, si la taxation est fixe, le compte de l’abonné sera incrémenté du
nombre d’unités fourni dans le palier de taxe ; si au contraire, la taxation est périodique,
le programme de taxation commencera à comptabiliser les unités correspondant à
chaque période, afin de les ajouter au compte de l’abonné à la fin de la communication.

9. Libération des ressources


Bien que la taxation et l’observation de trafic exigent le maintien de certaines ressources
pendant la durée de la conversation, il est indispensable de libérer celles qui ont été
utilisées pour le stockage des informations pendant la phase d’établissement (zones de
traitement).
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IV. L’AUTOCOMMUTATEUR OCB 283

IV .1 Architecture matérielle
L’autocommutateur OCB283 est constitué d’un ensemble d’équipements appelées
Stations Multiprocesseurs (SM) qui communiquent via le (s) multiplex de
communication (MIS/MAS) et qui doivent leurs noms aux fonctions qu’elles assurent.
Ainsi, on retrouve :
Les Stations Multiprocesseurs :
SMT : Stations Multiprocesseurs des terminaisons MIC,
SMC : Stations Multiprocesseurs de Commande,
SMA : Stations Multiprocesseurs des Auxiliaires,
SMX : Stations Multiprocesseurs des Connexions,
SMM : Stations Multiprocesseurs de Maintenance.

Le réseau de connexion logé dans la SMX fonctionne au rythme d’une Base de Temps
triplée de la Station de Temps et de Synchronisation (STS). L’arrêt de cette horloge
induit le blocage immédiat de la SMX, et donc l’interruption de trafic s’en suit.
La redondance :
Les SM tout au moins dupliquée pour garantir la sécurité et la sûreté de fonctionnement
du système. La commande décentralisée de l’OCB283 est parce que les applications
fonctionnelles sont réparties sur les processeurs des Stations Multiprocesseurs qui
communiquent entre elles pour assurer les fonctions téléphoniques.
Le mode de fonctionnement de la commande décentralisée peut être :
- le Micro Synchronisme, (exemple : au niveau des SMX),
- le Partage de Charge, (exemple : au niveau des SMC et SMA),
- l’Actif/Réserve, (exemple : au niveau des SMM et SMT).
Au niveau de la STS, trois (03) sources de Temps (3 BT) permettent la distribution
simultanée de la synchronisation à toutes les Stations Multiprocesseurs à travers la SMX
et plus précisément sa Matrice Centrale des Connexions (MCX).

Le multiplex de communication :

Le multiplex de communication est un système d’anneaux à jeton (Token ring) qui


fonctionne au débit de 4 ou 16 Mbps. Il permet aux SM de communiquer tout comme le
font les ordinateurs à travers l’anneau à jeton. Il en existe de deux (02) types :
Le Multiplex Inter Station (MIS) assure la communication entre les SMC et la
SMM : il en existe un seul.

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Le Multiplex d’Accès aux Stations (MAS) assure la communication entre les


SMC et les SM de raccordement (SMT, SMA et SMX) : il existe 04 MAS. Les
exigences de sûreté de fonctionnement exigent que les MIS et MAS soient
dupliquées.

Les principales entités qui constituent l’autocommutateur OCB 283 sont :

- le sous-système connexion et commande : il regroupe les SMX, SMA, SMT,


SMC et STS et

- le sous-système d’exploitation et de commande (SMM).

Ces deux entités constituent le Cœur De Chaîne (CDC). Mais, les besoins de
raccordement exigent la présence d’une 3ème entité. Il s’agit du :

- sous-système collecte d’abonnés : où l’on trouve les CNSL/D ou URAL/D. Le


raccordement des abonnés à CDC est assuré par les Centres Numériques
Satellites Locales/Distants ou Unité de Raccordement d’Abonnés
Locales/Distants. Le CSND (URAD) est raccordé au CDC via la SMT où
s’effectue le transcodage binaire/HDB3 et vis-versa.

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5 GLR
CSNL Matrice
1 STS
Centrale de
72 GLR
142 MIC Connexion
CSND 9 SMT
Sous-système
Collecte d’Abonnés
7 GLR
3 SMX
7 SMA

3 MAS

Sous-système 7 SMC
Connexion et
Commande

1 MIS

REM 1SMM
MAL
Sous-système
d’Exploitation et
de maintenance

IV.2 Architecture fonctionnelle de l’autocommutateur


IV.2.1 ARCHITECTURE FONCTIONNELLE GENERALE

Situé au cœur des réseaux de télécommunication concernés, le système Alcatel 1000


E10 est constitué de trois blocs fonctionnels indépendants :
la “collecte d’Abonnés” assurant le raccordement des lignes d’abonnés analogiques
et numériques,
la “connexion et commande” assurant les connexions et le traitement des appels,
l’“exploitation et maintenance” assurant toutes les fonctions nécessaires à
l’exploitant et la maintenance du réseau.

Chaque bloc fonctionnel est doté des logiciels appropriés aux traitements des fonctions
qu’il doit remplir.

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Le système de commutation Alcatel 1000 E10

IV.2.2 GENERALITES
IV.2.2.1 SITUATION

Alcatel 1000 E10 est le système de commutation numérique développé par Alcatel CIT.
Système multi-application, Alcatel 1000 E10 dessert toute la gamme de centraux, du plus
petit centre d’abonnés au plus grand centre de transit.
Il s’adapte à tous types d’habitat, du centre urbain le plus dense aux zones les moins
peuplées, à tous types de climats, des contrées nordiques aux régions équatoriales et
tropicales.
Son exploitation peut être locale ou centralisée, voire les deux à la fois.
Il offre tous les services de la communication moderne : téléphonie de base, RNIS (Réseau
Numérique à Intégration de Services), Centrex, radiotéléphone cellulaire numérique et toutes
applications des réseaux intelligents.
Il traite toutes les signalisations, aujourd’hui rencontrées dans plus de 80 pays, et respecte les
normes internationales, à la définition desquelles Alcatel CIT contribue activement.
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IV.2.2.2 APPLICATIONS DU SYSTEME (liste non exhaustive)


Centre satellite,
Centre local d’abonnés,
Centre de transit (urbain, interurbain, international terminal),
Centre mixte local / transit,
Centrex (privé, public),
Centre d’accès au radiotéléphone,
Centre d’accès au réseau intelligent.

IV.2.2.3 LE RESEAU GLOBAL

Le développement du système Alcatel 1000 E10 s’inscrit dans le cadre plus large du Réseau
Global d’Alcatel, dont il est la clé de voûte. Le Réseau Global constitue une offre complète
de services pour les réseaux d’aujourd’hui et de demain.
Adopté au niveau du groupe Alcatel, ce réseau englobe le réseau téléphonique et son
évolution vers le RNIS, les réseaux de données et à valeur ajoutée (en particulier les services
de messagerie et de vidéotex), les réseaux intelligents, le système radiotéléphonique
cellulaire numérique, les réseaux d’exploitation maintenance, et, enfin l’évolution vers le
RNIS large bande utilisant le Mode de Transfert Asynchrone (ATM).
L’ensemble de ces développements, communs au groupe Alcatel, s’appuie sur une
technologie commune, le multiprocesseur de communication Alcatel 8300, une expérience
unique, un logiciel stable et performant, et une architecture ouverte.

IV.2.2.4 SERVICES OFFERTS

1- Appels traités
Alcatel 1000 E10 traite les appels téléphoniques en provenance du (ou vers le) réseau
téléphonique commuté, national et international. Il permet également les transactions de
données entre ses abonnés RNIS ainsi qu’avec les réseaux à commutation de paquets. Il
permet aussi la communication entre le réseau téléphonique commuté (fixe) et le réseau
radio mobile (dit aussi réseau GSM).
On peut citer dans l’ensemble de ces appels :
les appels locaux (privés, publics),
les appels urbains : départ, arrivée, transit,
les appels nationaux : départ, arrivée, transit,

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les appels internationaux : automatiques ou semi-automatiques, départ, arrivée,


transit,
les appels manuels (par opératrices) : départ, arrivée,
les appels départ vers les services spéciaux,
les appels d’essais,
les appels vers les réseaux intelligents,
les appels mobiles.

2- Facilités offertes dans l’application ABONNE


2-1- Facilités des abonnés analogiques (liste non exhaustive)

ligne spécialisée départ ou arrivée,


ligne à acheminement immédiat,
ligne non taxée,
indication immédiate de taxation,
télétaxe 12 ou 16 kHz,
inversion de batterie,
groupement de lignes :
o départ, arrivée, mixte, principal ou préférentiel,
o sélection directe à l’arrivée (SDA),
o ligne préférentielle dans le groupement,
ligne essentielle ou prioritaire,
facturation détaillée,
identification d’appels malveillants (permanente ou sur commande),
indication d’appel en instance,
appel enregistré,
conférence à trois participants,
double appel courtier,
numérotation abrégée,
renvoi temporaire (avec ou sans double taxation),
rappel automatique du poste occupé,
renvoi aux abonnés absents,
réveil automatique,
service restreint (permanent ou sur commande),
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identification du demandeur,
secret de l’identité du demandeur,
rappel du dernier appelant,
service de notification d’appel.

2-2- Facilités des abonnés numériques (liste non exhaustive)


Ce sont les facilités offertes aux abonnés analogiques (voir liste précédente), auxquelles
viennent s’ajouter les facilités suivantes :

les services supports :


commutation de circuit à 64 kbit/s (CCBT), (connexité numérique d’usager à
usager),
commutation de circuit dans la bande de base 300-3400 Hz (CCBNT),
les téléservices :
télécopie groupe 2 ou groupe 3,
télécopie groupe 4 (64 kbit/s),
vidéotex alphamosaïque,
télétex avec modem sur canal B ou X25 adapté sur canal B,
audiovidéotex alphaphotagraphique à 64 kbit/s,
audiographie à 64 kbit/s,
les compléments de service :
portabilité du terminal en cours de communication,
sous-adresse de 1 à 4 chiffres,
sélection directe à l’arrivée avec numéro de désignation,
télétaxe sur canal D,
coût total de communication,
renvoi temporaire de l’installation terminale d’abonné (ITA),
renvoi temporaire d’un terminal,
va-et-vient,
répertoire d’appels laissés sans réponse,
présentation systématique d’appel,
signalisation d’usager à usager (nom du demandeur, clef d’accès, mot de
passe, etc.),
gestion du service trame.

3- Fonction COMMUTATEUR D’ACCES AUX SERVICES


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Dans le cas d’appels réseau publique vers services (ou services vers réseau publique)
traités par réseau intelligent, l’application CAS (Commutateur d’Accès aux Services) de
l’Alcatel 1000 E10, permet d’accéder aux composants spécialisés du réseau intelligent.
A partir d’un préfixe affecté au service, le CAS avertit le point de commande de
services (PCS), avec lequel il dialogue à travers un canal sémaphore et au moyen d’une
interface appelé INAP (Intelligent Network Access Protocol).
La logique du traitement d’appel est alors prise en charge par le PCS. Pendant le
traitement d’appel, le CAS est télécommandé par le PCS.

4- Raccordement d’opératrices
Pour les cas où l’intervention d’une opératrice est nécessaire, Alcatel 1000 E10 dispose
de sous-systèmes d’opératrices :
a- SYSOPE : (avec le MT) existant avec l’OCB 283
- modulaire et souple : il permet la gestion de quelques unités à plusieurs centaines
de positions d’opératrices locales ou distantes, sur un ou plusieurs sites,
- performant : son logiciel permet une organisation hiérarchique (opératrice,
surveillante, surveillante principale) modifiable à tout moment et offrant une large
gamme de fonctions : groupes de trafic, files d’attente, ticket informatique,
observations de charge et de trafic…
b- OPE283 : (intégré dans l’OCB 283)
- Spécifique au système Alcatel 1000 E10 (OCB 283), une partie des fonctions étant
intégrées à ce système,
- il gère 16 positions d’opératrices au maximum.

5- Fonction d’exploitation / maintenance


gestion / supervision des incidents : surveillance après réclamation, essais
automatiques des lignes et des circuits, affichage des alarmes, localisation précise
des avaries, statistiques d’appels, exploitation par terminal intelligent,
supervision de l’exploitation : fichier d’abonnés, groupements, services
supplémentaires, équipements d’abonnés, commande du central, traduction,
acheminement, taxation, signalisation n°7,
gestion des taxes et décomptes : LAMA / CAMA, compteurs à domicile,
facturation détaillée, centralisation, des comptes, cabines publiques, fuseaux
horaires, …..

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supervision des performances du central : résultat des mesures (trafic, lignes


d’abonnés, impulsion des taxes, traduction, compteurs de durée et d’évènements),
cohérence des données de taxation,
mécanisme de sécurité : mots de passe pour les agents et les postes de travail,
détection des intrusions.

(LAMA : Local Automatic message Accounting)


(CAMA : Centralised Automatic Message Accounting)

IV.2.2.5 PERFORMANCES GENERALES

Les performances d’un système de commutation sont fortement dépendantes de son


environnement (MIX d’appels, conditions d’exploitation). Les capacités mentionnées
ci-après sont données à titre indicatif sur la base d’un environnement de référence
moyen.
La capacité de traitement maximale du système est de 336 TA/s, sous régime de charge
B du CCITT (Q 543), soit 1 200 000 BHCA (Application Abonné).
La capacité de la matrice centrale de connexion va jusqu’à 2048 MIC, ce qui permet :
d’écouler jusqu’à 25000 Erlangs [en charge B du CCITT (Q 543)],
de raccorder jusqu’à 200000 abonnés,
de raccorder jusqu’à 60000 circuits.

Le système possède, en plus, des mécanismes de régulation élaborés permettant d’éviter


la saturation, en cas de surcharge exceptionnelle. Ces mécanismes, répartis au niveau de
chaque ressource du système, sont basés sur le comptage du nombre des processeurs
(taux d’occupation, nombre d’éléments en file d’attente).
BHCA : Busy Hour Call Attemps

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IV.2.3 ARCHITECTURE FONCTIONNELLE (Description des entités


fonctionnelles) DE L’OCB 283

IV.2.3.1- BT : Base de Temps


La BT assure la distribution des temps pour la synchronisation des LR et des MIC, ainsi
que pour l’élaboration de l’horloge du central (voir fonction ETA).
La distribution des temps est triplée.
La génération des temps peut être soit autonome, soit asservie à un rythme extérieur en
vue de la synchronisation du système avec le reste du réseau.

IV.2.3.2- MCX : Matrice Centrale de Connexion


La MCX est une matrice de connexion carrée, à un seul étage temporel T, intégralement
doublée, qui permet de raccorder jusqu’à 2048, Liaisons Réseau (LR).
Une LR est un MIC interne, à 16 eb par voie (32 voies).
La MCX peut réaliser :
1- une connexion unidirectionnelle entre une voie entrante (VE) quelconque et
une voie sortante (VS) quelconque. Il peut y avoir autant de connexions
simultanées que de voies sortantes. Rappelons qu’une connexion consiste à
effectuer à une voie sortante j l’information contenue dans une voie entrante i,
2- la connexion entre voie entrante quelconque et M voies sortantes quelconques,
3- la connexion de N voies entrantes d’une même structure de trame d’un
multiplex quelconque sur N voies sortantes appartenant à la même structure de
trame en respectant l’intégrité et le séquencement de la trame reçue. Cette fonction
est appelée “connexion à N x 64 kbit/s”.

La MCX est pilotée par la fonction COM (gestion de commutateur) qui assure :
l’établissement et la rupture des connexions par accès à la mémoire de
commande de la matrice. Cet accès consiste à écrire le numéro de voie d’entrée
dans la mémoire de commande à l’adresse de la voie de sortie.
la défense des connexions, c’est-à-dire la sécurisation de ces connexions, afin de
garantir une bonne commutation des données.

IV.2.3.3- URM : Unité de Raccordement de Multiplex


La fonction URM assure l’interface entre les MIC externes et l’OCB283. Ces MIC
proviennent :
soit d’un CSND (éventuellement d’un CSED),
soit d’un autre centre de commutation, en signalisation voie par voie ou CCIT N°7,
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soit de la machine parlante numérique.

L’URM assure notamment les fonctions suivantes :


transformation HDB3 en binaire (MIC LR)
transformation binaire en HDB3 (LR MIC)
extraction et prélèvement de la signalisation voie par voie de l’IT16
(MIC commande),
émission de la signalisation par voie dans l’IT16 (commande MIC).

IV.2.3.4- ETA : Equipements de Tonalités et Auxiliaires


La fonction ETA supporte :
les Générateurs de Tonalités GT,
les dispositifs de Réception et Génération de Fréquences RGF,
les Circuits de Conférence CCF,
les terminaux V23,
le dispositif d’élaboration de l’heure.

IV.2.3.5- PUPE et PC : Traitements du protocole CCITT N°7 (SS7 ou CS7)


Pour le raccordement des canaux sémaphores à 64 kbit/s, des connexions semi-
permanentes sont établies à travers la Matrice de Connexion de Connexion,
jusqu’à la fonction PUPE qui traite le protocole CCITT N°7.
Plus précisément, la fonction PUPE assure le traitement :
du niveau 2 “canal sémaphore”,
de la fonction “orientation des messages” (partie du niveau 3).

La fonction PC assure :
la fonction “gestion du réseau” (partie du niveau 3),
la défense des PUPE,
différentes tâches d’observation qui ne sont pas directement liées au CCIT N°7.

IV.2.3.6- MR : traitement d’appel (MULTIENREGISTREUR)


La fonction MR est le pilote de l’établissement et de la rupture des communications.
Le MR prend les décisions nécessaires au traitement de la communication en fonction
de la signalisation reçue, après consultation de la base de données TR. Le MR
exploite les nouveaux appels et les raccrochages, libère les équipements, commande les
connexions et les déconnexions, etc…

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En outre, le MR prend en charge différentes tâches de gestion (pilotage d’essais de


circuits, observations diverses).
IV.2.3.7- TR : base de données (TRADUCTEUR)
La fonction TR assure la gestion de la base de données des analyses, des abonnés et des
faisceaux de circuits.
Le TR fournit au MR, à sa demande, les caractéristiques des abonnés et des circuits
nécessaires à l’établissement et à la rupture des communications. Le TR assure
également la correspondance entre la numérotation reçue et les adresses de faisceaux de
circuits ou d’abonnés (fonctions de préanalyse, analyse, traduction).

IV.2.3.8- TX : Taxation des communications (TAXEUR)


La fonction TX assure la taxation des communications. Le TX est chargé de :
calculer le montant de taxe à imputer à chaque communication,
conserver le compte de taxe de chaque abonné desservi par le centre de
commutation,
fournir au fil de l’eau vers l’OM les éléments nécessaires à l’établissement de la
facturation détaillée.

De plus, le TX assure des tâches d’observation des circuits et des abonnés.

IV.2.3.9- GX (Gestion des Connexions)


La fonction GX est chargée du traitement et de la défense des connexions sur réception :
des demandes de connexion ou déconnexion issues des fonctions MR ou MQ,
des fautes de connexion signalées par la fonction COM.

De plus, la fonction GX assure le contrôle périodique ou à la demande de certaines


liaisons de la chaîne centrale de connexion (liaisons LA et LCXE).
IV.2.3.10- MQ : Distribution de messages (MarQueur)
La fonction MQ est chargée de la distribution et de la mise en forme de certains
messages internes, mais surtout elle assure :
la supervision des connexions semi-permanentes ( “liaisons de données”),
le dialogue entre les unités de raccordement (abonnés, circuits, ETA) et le MR,
l’exécution par la GX des tâches de connexion dans le réseau,
par ailleurs, la station support de la fonction MQ joue le rôle de transport des
messages entre les multiplex de communication (fonction “passerelle”).
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1-2-11- MULTIPLEX DE COMMUNICATION


1 à 5 multiplex de communication sont utilisés pour transporter les messages d’une
station à une autre. Ce transfert de messages est assuré par un seul type de support :
l’ANNEAU A JETON, selon un protocole unique, exploité selon la norme IEEE 802.5.
Cas d’un seul Multiplex (configuration COMPACT)
o il est alors appelé Multiplex Inter Stations (MIS).

Cas de plusieurs Multiplex spécialisés :


o 1 Multiplex Inter Station (MIS) pour les échanges entre les fonctions de
commande, ou entre celles-ci et l’OM,
o de 1 à 4 Multiplex d’Accès aux Stations (MAS) pour les échanges entre les
fonctions de connexion (URM, COM, ETA, PUPE) et les fonctions de
commande.

IV.2.3.12- OM : Exploitation et maintenance


Les fonctions du sous-système d’exploitation et maintenance sont assurées par l’OM.
L’exploitant accède à l’ensemble des équipements matériels et des logiciels du
système Alcatel 1000 E10 à travers les terminaux informatiques du sous-système
d’exploitation et maintenance : consoles, supports magnétiques, terminal intelligent, et
postes de travail. Ces fonctions peuvent être regroupées en 2 catégories :
exploitation de l’application téléphonique,
exploitation et maintenance système.

De plus, le sous-système d’exploitation et maintenance assure :


le changement des logiciels et des données, pour les unités de connexion et de
commande et pour les CSN,
la sauvegarde temporaire des informations de facturation détaillée,
la centralisation des informations d’alarmes issues des stations de connexion et
de commande, via des anneaux d’alarmes,
la défense centrale du système.

Enfin, le sous-système d’exploitation et maintenance permet de dialoguer avec des


réseaux d’exploitation et maintenance, à un niveau régional ou national (REM).

IV.2.4- MACHINES LOGIQUES


C’est un ensemble logique (code et informations associées), logeable sur une SM et
assurant une fonction déterminée.
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Une ML = une unité d’exécution sous hyperviseur


Une ML = une unité chargeable.
Une ML possède une organisation interne (système + application), inconnue de
l’hyperviseur et des autres ML.
La ML est caractérisée par :
un type :
qui identifie la fonction de la ML, à chaque type correspond un sigle. (ex : TR,
c’est la ML qui assure la fonction traduction). En fonction des critères de charge
et de défense, une ML d’un type donné peut être présentée en plusieurs
exemplaires (ex : 2 ML de type TR). A chaque exemplaire d’une ML correspond
un sigle (ex : TR1, TR2).
une adresse système :
chaque exemplaire d’une ML possède une adresse système (AS). Cette adresse
est utilisée pour identifier l’exemplaire de la ML dans le système.
une ou deux archives :
archive système,
archive site.
une SM support :
dans chaque station des fichiers de configuration indiquent les stations physiques
supportant chaque exemplaire des ML.
un état.

IV.2.4.1- Listes des machines logiques


MR : Etablissement et rupture des communications.
TR : Base de données des analyses, acheminements, faisceaux, circuits, abonnés.
TX : Taxation des communications, observations des circuits et abonnés, calendrier de
taxation et comptes de taxe.
MQ : Distribution des messages vers les URM, ETA, configuration de la chaîne de
connexion.
GX : Gestion de la chaîne centrale de connexion.
PUPE : Traitement du protocole n°7, gestion des états de circuits n°7, aiguillage des
messages CSN.
PC : Gestion du réseau n°7, défense des ML PU/PE, observations de trafic (compteurs).
OC : Aiguillage des messages relatifs à l’OM, accès au logiciel OM.
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URM : Emulation des liaisons, gestion des circuits voie / voie, et des MIC des CSN et
CSE distants.
ETA : Gestion des états des auxiliaires.
COM : Etablissement, supervision, rupture des connexions.
SM : Fonction système Configuration des stations SM.
CSN : Gestion des états d’abonnés, gestion de la machine CSN.
CSE : Gestion des états d’abonnés, gestion de la machine CSE.
OM : Fonctions d’exploitation et maintenance. Archives.

Exemples
Station en service (état normal)
AM = SMC1 ETAT = ES
AF = TR1 ETAT = ES
AF = TX1 ETAT = ES
AF = MR1 ETAT = ES
AF = PCA ETAT = ES
AF = MQ1 ETAT = ES
AF = GX1 ETAT = ES

Station bloquée par opérateur


AM = SMC1 ETAT = BLOM
AF = TR1 ETAT = NES
AF = TX1 ETAT = NES
AF = MR1 ETAT = NES
AF = PCA ETAT = NES
AF = MQ1 ETAT = NES
AF = GX1 ETAT = NES

Station dont le passage INDL a été demandé par opérateur


AM = SMC3 ETAT = INDO
AF = TR1 ETAT = INDL
AF = TX1 ETAT = INDO
AF = MR1 ETAT = INDO
AF = PCA ETAT = INDL
AF = MQ1 ETAT = INDL
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AF = GX1 ETAT = INDL

Station en cours d’initialisation


AM = SMC3 ETAT = INT
AF = TR1 ETAT = INIT
AF = TX1 ETAT = ES
AF = MR1 ETAT = ES
AF = PCA ETAT = ESRE
AF = GX1 ETAT = ES

IV.2.5- INTERFACE OPERATEUR


IV.2.5.1- Etats des stations

chaque station possède un mnémonique AM


chaque station possède un état :
o ES : en service,
o INDL : indisponible libre,
o INDO : indisponible occupé,
o BLOM : bloqué par opérateur,
o BLOS : bloqué par le système,
o INIT : en cours d’initialisation,
o TEST : en test.

IV.2.5.2- Etats des ML


chaque ML possède un mnémonique AF =
chaque ML possède son état propre :
o ES : en service, (ou ESRE)
o INDL : indisponible libre,
o INDO : indisponible occupé,
o INIT : en cours d’initialisation,
o NES : hors service.

IV.2.6 REDONDANCES

IV.2.6.1 Redondances au niveau des SM et des ML

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Les redondances de l’OCB283 sont fonction du type de station SM et des machines


logiques ML supportées :
1) SMC
ML TX, TR et MQ :
2 ML, supportées par des SMC différentes, fonctionnent en partage de charge.
ML MR :

n ML, supportées par des SMC différentes, fonctionnent en partage de charge.


ML GX :

Cette ML présente en 2 exemplaires, réalise la fonction de gestion des connexions et la


fonction de défense des connexions. A chacune de ces fonctions est attaché un mode de
secours :
o gestion des connexions : partage de charge sur les 2 ML GX,
o défense des connexions : redondance 1 + 1 c’est-à-dire une fonction active sur
une SMC donnée et une fonction de secours sur une SMC différente.

ML PC :

Redondance (1 + 1) : une SMC supporte une ML PC active et une autre SMC supporte
une ML PC de secours. La ML PC de secours est mise à jour en permanence.
Notion de SMC de secours :
A côté des SMC supportant l’une des ML ci-dessus, existe une station de secours.
La SMC de secours est capable de suppléer n’importe quelle SMC supportant les ML
concernées et donc constituée du sur-ensemble des cartes des différentes stations.
L’activation de la SMC de secours correspond à une initialisation de station. Pendant la
phase d’initialisation de la SMC de secours, le trafic est déporté sur les ML homologues
puis, après activation de la SMC de secours, la capacité de traitement du système est
rétablie.

2) SMA :
- ML PUPE :

Redondance (n + 1), c’est-à-dire n SMA supportant des ML PUPE actives et une SMA
supportant une ML PUPE de secours. Cette dernière SMA est préchargée en
programmes et en données semi-permanentes. La reprise sur le secours s’effectue à
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partir de données “temps réel” (états de circuits). La SMA réparée est réintroduite en
tant que SMA supportant la ML de secours.

- ML ETA :
o RGF (récepteur générateur de fréquence), CCF (circuit de conférence) et
terminaux V23 :
o Redondance (n + 1), c’est-à-dire que (n + 1) ML supportées par des SMA
différentes fonctionnent en partage de charge. Le surdimensionnement en
nombre de SMA permet d’éviter le régime dégradé.
o Générateur de Tonalités GT : duplication, c’est-à-dire que chaque GT est
contenu dans les 2 premières SMA. Un seul GT opérationnel suffit pour assurer
la continuité du service.

3) SMT :
- La SMT2G :

La SMT fonctionne en partage de charge avec 0% de charge sur l’un et 100% sur
l’autre. Pendant un basculement doux il y a basculement progressif de trafic de l’un
vers l’autre.
La carte de raccordement MIC (ICTR) supporte 4 MIC par du matériel totalement
indépendant. La panne d’un module MIC provoque l’indisponibilité de ce MIC pendant
la durée moyenne d’une intervention différée (temps logistique + durée de réparation) et
l’indisponibilité des 3 autres MIC supportés par cette carte ICTRQ pendant la durée de
réparation de la carte.
4) SMX :

La SMX supportant la ML COM est doublée conformément à la philosophie du


doublement de la matrice centrale de connexion. La défense de la chaîne de
connexion est assurée par l’association de mécanismes spécifiques (défense des
connexions) et de la défense des SM.
5) SMM :

La SMM supportant l’OM est doublée en actif / réserve : elle est autonome pour ses
fonctions de défense (traitement de ses fautes, redémarrage). Sa structure doublée
n’est pas connue des autres stations. L’indisponibilité totale de l’OM ne perturbe pas
les stations chargées de fonctions du traitement d’appel.
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La SMM dispose de 2 disques fonctionnant en miroir : écriture sur les deux disques
et lecture sur un seul.

IV.2.6.2- Redondance au niveau des multiplex


Un multiplex est constitué de 2 anneaux fonctionnant en partage de charge. L’accès aux
2 anneaux physiques est géré par un protocole qui permet, en cas de perturbations sur un
anneau, de sauvegarder le trafic.
IV.2.6.3- Redondance au niveau de la distribution d’énergie
L’alimentation d’une SM est réalisée à partir de 2 ou 3 convertisseurs. Les cartes non
doublées (cartes coupleur dans SMM et interface MIC dans SMT) sont alimentées par
des convertisseurs équipés en (n + 1).
IV.2.6.4- Redondance au niveau de la distribution des temps
La génération et la distribution des signaux de temps pour la matrice centrale de
connexion sont réalisées par la STS (station de temps et de synchronisation).
La STS est constituée de 3 cartes oscillateur, chacune ayant son propre convertisseur.
Chaque carte oscillateur délivre vers la SMX des signaux.
Dans la SMX, une “majorité logique” est effectuée sur ces 3 distributions de temps.

IV.2.7- Architecture de la défense

IV.2.7.1- Principes
Les éléments à défendre dans le système sont les SM et les multiplex de
communication.
Les principes fondamentaux sur lesquels s’appuient la définition des mécanismes sont :
1) Au niveau de la SM :
- auto-détection de ses fautes,
- structuration hiérarchique des responsabilités de détection dans la SM,
- surveillance de la SM par son environnement (les autres SM) et centralisation
des accusations pour corrélation,
- une SM a la possibilité, sur faute grave, de se bloquer (auto-positionnement),
- une SM possède un état caractéristique de son aptitude à traiter le trafic,
connu des autres SM,
- une SM est une unité de reconfiguration : en cas de panne, ses tâches sont
réaffectées globalement à une autre SM.
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2) Au niveau des multiplex de communication :


- un multiplex (MIS ou MAS) est constitué de 2 anneaux et est auto-défendu
(mécanismes propres),
- ces mécanismes sont structurés en 3 niveaux :
a) niveau SM : le protocole d’accès,
b) niveau anneau : des mécanismes implantés dans chaque adaptateur,
c) niveau système : les gestionnaires d’anneaux.
- l’action de ces mécanismes doit aboutir à la déconnexion de l’adaptateur
fautif : l’adaptateur est une unité de confinement.

IV.2.7.2- Répartition des fonctions de défense


La répartition des responsabilités de défense dans le système conduit à :
- décentraliser des fonctions de détection et de confinement des fautes dans les
stations,
- centraliser des fonctions nécessitant une vision globale du système (gestion).

Les fonctions de défense de l’OCB283 peuvent être scindées en :


1) un noyau commun de mécanismes identiques pour toutes les SM
(indépendamment de leur type) comprenant :

- la défense locale de chaque SM assurant :


o la détection des fautes,
o le signalement de faute (mineure et grave) et l’auto-positionnement sur faute
grave.
- la défense centrale présente dans l’OM assurant :
o la gestion des stations :
la supervision du fonctionnement des SM,
le positionnement (diffusion des changements d’état),
la maintenance (initialisation, test du matériel, alarme),
la réinitialisation générale du système.
o la gestion des anneaux :
supervision du fonctionnement,
positionnement,
maintenance.
o la gestion des terminaisons (SMT2G) :
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observation de la sûreté de fonctionnement,


alarmes relatives aux terminaisons,
traitement des anomalies relatives aux terminaisons.
2) des mécanismes spécifiques, liés aux types de redondance adoptés et aux
fonctions traités.

Ces mécanismes concernent essentiellement le réseau de connexion (défense des


connexions), la gestion du réseau CCITT n°7 (ML PC).
La figure suivante schématise la répartition des fonctions de défense dans le système.

IV.2.8 DEFENSE

- une station détecte ses propres fautes et signale ses fautes graves à son
environnement. Elle est constituée d’un ensemble de processeurs qui, structurés
hiérarchiquement, coopèrent pour la détection des fautes.

- une station est surveillée de l’extérieur par son environnement grâce aux autres
stations. Cette surveillance est instaurée pour pallier d’éventuelles inefficacités des
mécanismes de détection internes à la station. Elle nécessite une centralisation des
accusations pour réaliser une corrélation.

- une station OCB 283 est une unité de confinement : le confinement de toute panne
confirmée est réalisé dans la station et consiste en l’arrêt de la station. Le trafic en
cours dans la station peut dans ce cas être perdu. Elle n’aura pas de mode de
fonctionnement dégradé, sauf pendant le temps de réaction des mécanismes de
tolérance aux fautes.

- une station possède un état, caractérisant vis-à-vis de l’extérieur son aptitude à


traiter le trafic. Elle connaît de plus l’état de toutes les autres stations à tout instant,
ce qui lui permet en cas de modification de la configuration du réseau des stations,
de ré aiguiller son trafic.

- une station est une unité de reconfiguration, c’est-à-dire que tout positionnement de
station pour faute conduira à une réaffectation de l’ensemble de ses tâches (ML) à
une station de secours, si elle existe.
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V- Raccordement de l’URA (CSN) au Cœur De Chaîne


DESCRIPTION DU CSN (URA)
SOMMAIRE
1- SITUATION DU CSN
2- RACCORDEMENT DU CSN
3- DECOUPE FONCTIONNELLE DE L’UCN
4- DIFFERENTS TYPES DE CONCENTRATEURS
5- RACCORDEMENT DES CSN A UN AUTOCOMMUTATEURS OCB283
6- RACCORDEMENT DES CONCENTRATEURS NUMERIQUES AU RESEAU DE
CONNEXION
7- MISE EN BAIE DES CSN

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1- SITUATION DU CSN
Le centre satellite numérique (CSN) est une entité de raccordement d’abonnés
capable de desservir simultanément des abonnés analogiques et des abonnés
numériques (RNIS).
De part sa conception et sa constitution, le CSN s’intègre dans le réseau existant et peut
être raccordé à tous les systèmes de type temporel utilisant la signalisation sémaphore
CCITT N°7.
Le CSN est une Unité de Raccordement d’Abonnés (URA) conçue pour s’adapter à
de multiples situations géographiques : il peut être local (CSNL) ou distant (CSND)
par rapport à l’autocommutateur de rattachement.
Le CSN se décompose en deux parties :
- l’Unité de Commande Numérique (UCN) et
- les Concentrateurs Numériques (CN).
C’est l’unité de commande numérique (UCN) qui peut être locale ou distante par
rapport à l’autocommutateur de rattachement. Les concentrateurs sur lesquels sont
raccordés les abonnés peuvent être locaux (CNL) ou éloignés (CNE) par rapport à cette
unité de commande.
Il existe donc deux niveaux de décentralisation, ce qui permet une très grande
flexibilité quant à l’implantation géographique.

2- RACCORDEMENT DU CSN

Le CSN a été conçu dans la perspective du Réseau Numérique à Intégration de Services


(RNIS) c’est-à-dire que sur un CSN on peut raccorder :
- des lignes d’abonnés analogiques 2 fils ou 4 fils,
- des lignes d’abonnés numériques au débit de base de 144 kbit/s (2 canaux B+1
canal D à 16 kbit/s),
- des liaisons MIC pour le raccordement de PABX à accès étendu à 30 canaux
B+1 canal D à 64 kbit/s ; ceci au débit primaire (2Mbits/s.
- des liaisons MIC pour le raccordement de réseaux d’accès (AN) :
o AN de type V5.1 : raccordement des abonnés analogiques et numériques à accès
de base,
o AN de type V5.2A : raccordement des abonnés analogiques uniquement.
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3- DECOUPE FONCTIONNELLE DE L’UCN

L’unité de commande numérique (UCN) est l’interface entre les concentrateurs


numériques (CN) et l’autocommutateur de rattachement. Elle se compose de :
deux unités de commande et de connexion (UCX) travaillant en mode
Pilote/Réserve. L’UCX Pilote contrôle la totalité du trafic et met à jour, au fil de
l’eau, l’UCX Réserve ; de cette façon, en cas de défaillance de l’UCX Pilote, il y a
un basculement immédiat Pilote/Réserve et l’UCX Réserve devenue Pilote contrôle
à son tour la totalité du trafic.
d'un groupe de traitements auxiliaires (GTA) qui regroupe certaines fonctions
annexes à l’UCX, à savoir :
la génération de tonalités et de films pour les communications locales lors d’un
fonctionnement autonome du CSND ;
la reconnaissance des signaux bi-fréquences des postes à clavier (DTMF) lors
d’un fonctionnement autonome du CSND ;
la gestion des alarmes infrastructures et MIC pour un CSND ;
les essais des lignes d’abonnés raccordées sur les concentrateurs locaux (CNL).

Les concentrateurs numériques éloignés (CNE) et les réseaux d’accès de type V5-2A
étant raccordés à l’UCN par les liaisons MIC le rôle de l’interface des concentrateurs
éloignés (ICNE) est de synchroniser et de transformer les liaisons MIC en liaisons
réseau internes à l’UCN.
Une unité de commande et de connexion (UCX) se décompose en deux parties :
le réseau de connexion (RCX) ;
l’unité de commande (UC).

Le CSN a deux niveaux de concentration.


- le premier se situe dans les Concentrateurs Numériques (CN),
- le second est le réseau de connexion (RCX).

4- DIFFERENTS TYPES DE CONCENTRATEURS

Les différents types de concentrateurs que l’on peut raccorder à l’UCN sont les
suivants :
- CNLM : concentrateur numérique local pour abonnés numériques et analogiques,

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- CNEM : concentrateur numérique éloigné pour abonnés analogiques et abonnés


numériques.

Les réseaux d’accès de type V5.2A sont vus par le CSN comme un ou plusieurs CNE
particuliers notés « Pseudo-CNE ».

8- RACCORDEMENT DES CSN A UN AUTOCOMMUTATEURS OCB283

8-1- Raccordement des CSNL


Les CSNL sont raccordés directement sur le réseau de connexion de l’E10 à l’aide de 2
à 16 LR. Les deux premières liaisons transportent dans l’IT16 la signalisation
sémaphore CCITT N°7. Les IT0 ne sont pas utilisables pour transporter des voies de
parole alors que les IT16 ne transportant pas de signalisation sémaphore CCITT N°7, le
sont.
8-2- Raccordement des CSND
Les CSND sont raccordés au réseau de connexion (CX) par l’intermédiaire d’unité de
raccordement de multiplex 2 à 16 jonctions MIC sont utilisées pour raccorder le CSND.
Les IT0 ne sont pas utilisables pour transporter des voies de parole alors que les IT16,
ne transportant pas de signalisation sémaphore CCITT N°7, le sont.
Les CSND (Haute Densité) offrent une possibilité de raccordement par 1 ou 2 conduits
à 34 Mbit/s regroupant les jonctions MIC à 2 Mbit/s.

9- RACCORDEMENT DES CONCENTRATEURS NUMERIQUES AU RESEAU


DE CONNEXION

Les concentrateurs numériques locaux (CNL) sont raccordés au RCX à l’aide 2 à 4 LRI
(Lignes Réseaux Internes). Toutes les IT16 de ces LRI sont utilisés pour transporter la
signalisation HDLC (High Level Data Link Control). Cette signalisation permet le
dialogue entre les concentrateurs et l’UCN. Les IT0 ne sont pas utilisables pour
transporter des voies de parole. Le module de raccordement est appelé ICDC (Interface
avec le Cœur de Chaîne).
Les concentrateurs numériques éloignés (CNE) sont raccordés au RCX, par
l’intermédiaire de l’ICNE, à l’aide de 1 à 4 jonctions MIC. Les IT16 transportent la
signalisation HDLC et les IT0 ne sont pas utilisables pour transporter des voies de
parole.

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Deux CNE peuvent être regroupés pour former un CNE512. Dans ce cas, ils se
partagent les voies de 4 jonctions MIC.
La signalisation HDLC pour le 1er et le second CNE est transportée respectivement par
l’IT16 et l’IT16.
On peut utiliser, au maximum, 42 LRI pour raccorder les concentrateurs au réseau de
connexion.
Le nombre maximum de CNL que l’on peut raccorder au RCX est de 20. Dans le cas
d’un CSN-1G le nombre est limité à 19 en raison du nombre maximum de bâtis (4). Les
42 LRI sont répartis sur l’ensemble des CNL en fonction du trafic.
Le nombre maximum de CNE que l’on peut raccorder au RCX est de 20. Les CNE
pourront être équipés d’une à quatre jonctions MIC.
L’ICNE permet, au maximum, de connecter 42 jonctions MIC réparties sur 20 CNE
maximum.

VI. QUELQUES DEFINITIONS

1. Notion d’événement

Les évènements téléphoniques sont les points de départ des traitements qui seront
activés par le logiciel.

Quels sont ces évènements ?

décrochage du demandeur ou du demandé


raccrochage
réception de la numérotation

Le logiciel de commutation doit détecter l’événement puis le traiter

2. Notion de programmation modulaire

Un programme aussi complexe n’est pas, bien sûr écrit d’un seul bloc : plusieurs
équipes sont en général chargées de concevoir une ou plusieurs fonctions chacune. Ces
parties fonctionnelles, appelées modules, doivent ensuite être réunies pour former le
logiciel complet. Cette opération est réalisée par un éditeur de liens.

Dans le cas des logiciels de commutation, les modules traitent chacun une fonction
téléphonique ; par exemple :

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détection d’un nouvel appel


affectation d’une voie temporelle
recherche de discriminations
traduction
test d’un circuit libre
taxation
etc...

3. Problème lié à la détection d’un appel

Nous avons vu plus haut comment le processeur de péritéléphonie était informé des
changements d’état par une exploration systématique des équipements d’abonnés. Ce
processeur ne passe évidemment pas tout son temps à cette lecture, parce qu’il doit
assurer d’autres tâches (traiter l’événement ainsi détecté, par exemple).

Une scrutation périodique, pourvu que sa période soit judicieusement choisie, s’avère
suffisante.

VII. LE LOGICIEL D’EXPLOITATION


L’exploitation permet au personnel spécialisé d’assurer les tâches de gestion, c’est-à-
dire de connaître ou de modifier les données du commutateur.

Les fonctions d’exploitation regroupent toutes les tâches effectuées par l’agent
lorsque le système est en bon état de fonctionnement.

1. Les fonctions d’exploitation

Elles peuvent être classées en catégories (variables suivant le système) :

La gestion de la traduction

indicatifs
acheminements
filtrage d’appels

La gestion de l’état des équipements

Concerne l’état des équipements du système (équipements d’abonnés, jonctions MIC,


périphériques informatiques, etc).

La gestion de l’observation de trafic


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Concerne la surveillance du fonctionnement des éléments du commutateur en


effectuant des mesures temporaires ou permanentes.

La gestion des abonnés :

Concerne les données relatives aux abonnés et aux groupements.

2. Le matériel d’exploitation

Les organes d’exploitation sont :

les téléimprimeurs (TTY) pour l’édition des messages du système (fautes ou


alarmes), des résultats de test ou de mesures, et pour le dialogue HOMME-
MACHINE (RHM).

les consoles de visualisation (CV) pour le dialogue HOMME-MACHINE et pour la


visualisation de certaines observations de charge et de trafic.

les dérouleurs de bandes magnétiques (DBM) pour la sortie des résultats de


mesures et des clichés de fautes ainsi que pour la taxation.

l’imprimante rapide (IR) pour l’édition

la console système ou panneau général de supervision (PGS) centralise les


visualisations permettant la supervision du système.

3. Principe des Relations Homme-Machine (RHM)

Le langage RHM se décompose en :

un langage d’entrée (messages reçus par le calculateur)


un langage de sortie (messages émis par le calculateur)

le langage d’entrée est principalement composé de commandes opérateurs


le langage de sortie est constitué :

. de messages de réponse aux instructions de commande émises par l’opérateur;


. de messages édités spontanément par le système (messages d’erreur ou
d’alarme).

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3.1 Déroulement d’une commande opérateur

Avant de frapper la ligne de commande, l’opérateur doit d’abord demander la main à la


machine, en tapant CTRL et A simultanément. La réponse est reçue par le symbole @
d’invite du système à taper la ligne de commande selon le mode opératoire suivant :

PHASE 1 :

Frappe par l’opérateur de la ligne de commande comprenant le code de la fonction


(mnémonique) ;

PHASE 2 :
Edition par le système de l’identité de l’autocommutateur, de la date et du titre en clair
de la fonction demandée.

PHASE 3 :

Frappe par l’opérateur de la ligne d’informations comprenant les paramètres décrivant


les opérations demandées.

PHASE 4 :

Réponse du système sur l’exécution de l’opération. En cas de non exécution pour des
raisons quelconques, édition d’un message de faute (renvoi au dictionnaire de fautes).

4.2 Etude des RHM disponibles l’Alcatel 1000 E10 :

Seules quelques commandes opérateurs sont disponibles :

a) La gestion des lignes d’abonnés :

ABOCR création d’une ligne


ABOIN interrogation des discriminations d’une ligne
ABOMO modification des discriminations d’une ligne
ABOMU mutation d’une ligne
ABOSU suppression d’une ligne
TAXIN interrogation du compteur de taxe

b) La gestion des voies MIC :

CTIN interrogation des disponibilités des voies


CTMO modification de la disponibilité des voies

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c) La gestion de la taxation :

* PTXMO modification de l’indication de taxe d’une ligne.

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