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SEMINAIRE DE FORMATION

Comptabilité approfondi
FONDAMENTAUX ET PRATIQUES DE LA
COMPTABILITE D’ENGAGEMENT

1. Méthode d’enregistrement en comptabilité


d’engagement et comparaison avec la
comptabilité de trésorerie
2. Principes comptables fondamentaux
garantissent l’image fidèle
3. Les règles et méthodes d’évaluations
Méthode d’enregistrement en comptabilité d’engagement et comparaison avec la
INTRODUCTION
comptabilité de trésorerie

La législation prévoit deux méthodes de gestion de la comptabilité : la comptabilité de


trésorerie et la comptabilité d’engagement.

▪ la comptabilité de trésorerie (ou comptabilité simplifiée),


▪ la comptabilité d’engagement (ou comptabilité dite « en partie double »).
Méthode d’enregistrement en comptabilité d’engagement et comparaison avec la
INTRODUCTION
comptabilité de trésorerie
La comptabilité de trésorerie

Principe de la comptabilité de trésorerie


La comptabilité de trésorerie consiste à enregistrer, dans les livres de trésorerie, les
encaissements et les décaissements en distinguant les modes de règlement
(chèque, banque, caisse) et la nature des opérations réalisées (achats, ventes,
prélèvements ou apports de l’exploitant…).

Toutes les dépenses que vous avez engagé mais que vous n’avez pas réglé ne
figurent donc pas dans votre bilan. Il en est de même pour les ventes : vous pouvez
très bien avoir réalisé 10 000 euros de prestations de services, si vous n’êtes pas
encore réglé, ils ne figureront pas dans votre chiffre d’affaires.

A la clôture de l’exercice, il n’y a donc par exemple pas de dettes fournisseurs et/ou
de créances clients dans votre bilan.

Qui peut tenir une comptabilité de trésorerie


Seules les personnes physiques et les organisations sans objet commercial
(entreprise)sont autorisées à utiliser la comptabilité de trésorerie.
Méthode d’enregistrement en comptabilité d’engagement et comparaison avec la
INTRODUCTION
comptabilité de trésorerie
La comptabilité de trésorerie

Avantages de la comptabilité de trésorerie

La comptabilité de trésorerie permet un gain de temps dans la saisie des opérations


dans la comptabilité,

La comptabilité de trésorerie est simple à tenir. les achats et les ventes sont
classés de manière chronologique derrière le relevé bancaire concerné.

De plus, il existe désormais des moyens informatiques qui permettent de récupérer


directement vos relevés bancaires en comptabilité, ce qui réduit d’avantage le travail
de saisie comptable à effectuer.

La comptabilité de trésorerie permet également d’éviter d’établir des rapprochements


bancaires contrairement à la comptabilité d’engagement

Enfin, le classement de pièces comptables est très simple en comptabilité de


trésorerie : il suffit, mensuellement, de rattacher de manière chronologique au relevé
bancaire les ventes et les achats qui y figurent.
Méthode d’enregistrement en comptabilité d’engagement et comparaison avec la
INTRODUCTION
comptabilité de trésorerie
La comptabilité de trésorerie

Inconvénients de la comptabilité de trésorerie

Etant donné qu’il n’y a que les encaissements et décaissements qui sont pris en
compte, le chef d’entreprise peut se trouver dans des situations qui ne l’avantage
pas. Par exemple, de grosses dépenses ont été réalisées en fin d’exercice mais
celles-ci n’ont pas été réglées : elles ne viendront donc pas en déduction du résultat
et ne diminueront ainsi pas l’imposition fiscale et sociale de l’entrepreneur.

La comptabilité de trésorerie nécessite de faire un tableau de suivi des factures non


payées aux fournisseurs car la comptabilité de trésorerie ne permet pas de mettre en
évidence les factures restant à payer durant l’exercice
Méthode d’enregistrement en comptabilité d’engagement et comparaison avec la
INTRODUCTION
comptabilité de trésorerie
La comptabilité d’engagement

La comptabilité d’engagement repose sur la logique des « créances


acquises/dettes certaines ». Les opérations comptables (recettes et dépenses) sont
enregistrées dès qu’elles sont certaines, même si elles ne sont pas encore
payées.

Par exemple, un achat réalisé le 31 mars devra être enregistré en comptabilité dès
cette date, même si le paiement interviendra 2 mois plus tard (enregistré au crédit du
compte fournisseur puisqu’il s’agit d’une dette contre le débit du compte achat). Puis
au 31 mai, une 2ème écriture sera passée (au débit du compte fournisseur par le
crédit d’un compte de trésorerie) pour marquer le mouvement d’argent effectif (d’où
le nom «partie double»)
Méthode d’enregistrement en comptabilité d’engagement et comparaison avec la
INTRODUCTION
comptabilité de trésorerie
Engagement comptable et engagement juridique

L’engagement juridique est l’acte par lequel une entreprise crée ou constate à son
encontre une obligation de laquelle résultera une charge financière. Cette
obligation résulte notamment d’un contrat, d’un marché, d’une convention, d’une
lettre de commande, un acte de vente, d’une délibération ….

L’engagement comptable consiste à constater dans les écritures de la


comptabilité une obligation de laquelle résultera une charge financière.

L’engagement comptable précède l’engagement juridique ou lui est concomitant.

Quelque soit l’organisation adoptée et les outils informatiques utilisés, elle doit
mettre en place, une procédure permettant :

▪ l’inscription des engagements comptables,


▪ d’ assurer le lien entre engagement comptable et engagement juridique,
▪ d’assurer le suivi jusqu’à le paiement de la dette.

Les acteurs de chaque phase doivent être identifiés ainsi que les documents
supports de chaque action. Les échanges entre acteurs sont formalisés et tracés
Méthode d’enregistrement en comptabilité d’engagement et comparaison avec la
INTRODUCTION
comptabilité de trésorerie
Les différents types d’engagement

L’engagement provisionnel : dès le début de l’exercice, certaines dépenses


peuvent être évaluées (contrats d’entretien, de maintenance, rémunérations du
personnel en place…

L’engagement ponctuel : intervient par opposition à l’engagement provisionnel,


en cours d’année, à la naissance d’une nouvelle obligation : signature d’un
nouveau contrat, dépenses ponctuelles.

L’engagement anticipé : il se rapporte à des dépenses dont la réalisation est quasi


certaine mais pour lesquelles l’engagement juridique n’a pas encore été formalisé.
Principes
INTRODUCTION comptables fondamentaux garantissent l’image fidèle

❑ Principes comptables fondamentaux garantissent l’image


fidèle

➢ Continuité d’exploitation
➢ Permanence des méthodes
➢ Coût historique
➢ Spécialisation des exercices
➢ Prudence
➢ Clarté
➢ Importance significative
Principes
INTRODUCTION comptables fondamentaux garantissent l’image fidèle

Continuité d’exploitation

Les comptes annuels de l’entreprise sont établis dans la perspective de la


continuité de son exploitation dans des conditions normales.

Dans le cas contraire, les comptes de l’entreprise en cessation d’activité (totale


ou partielle) sont établis selon des méthodes différentes de celles prévues par la
loi (valeurs liquidatives des actifs et passifs).

La valeur d ’utilité pour l’entreprise, qui est une valeur globale d’exploitation

est différente de

Sa valeur de marché qui est une valeur individuelle de revente.

Ainsi, la valeur de revente des immobilisations corporelles d’une entreprise en


cessation d’activité sera probablement inférieure à leur valeur nette comptable.
Principes comptables fondamentaux garantissent l’image fidèle
Principes
INTRODUCTION comptables fondamentaux garantissent l’image fidèle
Permanence des méthodes

Dans un souci de comparabilité dans la lecture des états de synthèse d’un


exercice à l’autre, il est nécessaire que l’entreprise utilise des règles
d’évaluation et de présentation des comptes identiques.

Si des changements dans les règles et méthodes habituelles interviennent


d’un exercice à l’autre, ces derniers sont décrits et justifiés dans l’ETIC (*),
avec indication de leur influence sur le patrimoine, la situation financière et
les résultats.

Ces changements peuvent résulter :

De correction d’erreurs

De l’adoption d’une méthode permettant d ’atteindre une image fidèle


résultant des opérations concernées

(*) Etat des Informations Complémentaires


Principes comptables fondamentaux garantissent l’image fidèle
Principes
INTRODUCTION comptables fondamentaux garantissent l’image fidèle

Coût historique

L’entreprise constate l’ensemble de ses éléments actifs et passifs à leur


valeur d’entrée dans son patrimoine, à savoir, coût de production pour les
biens produits, coût d’achat pour les biens acquis et valeur actuelle pour les
biens reçus gratuitement.

Tous les éléments du bilan y figurent toujours pour leur valeur d’entrée, étant
entendu que les risques de dépréciation ultérieurs sont couverts par la
constitution de provisions ou d ’amortissements.

Deux exceptions toutefois à ce principe :

Les créances et dettes en monnaies étrangères qui sont converties au cours


du jour de clôture ,
Principes comptables fondamentaux garantissent l’image fidèle
Principes
INTRODUCTION comptables fondamentaux garantissent l’image fidèle

Spécialisation des exercices

Le résultat de chaque exercice résulte des produits et charges qui s’y


rattachent.

Ce qui détermine le rattachement d’une opération à un exercice est :

Pour une charge :

La réalisation des travaux ou des services, la livraison du matériel ou des


fournitures et non le paiement de la charge, même si la facture a été reçue.

Pour un produit :

La livraison du produit vendu ou la réalisation de la prestation, et non le


règlement par le client même si la facture a été établie.
Principes comptables fondamentaux garantissent l’image fidèle
Principes
INTRODUCTION comptables fondamentaux garantissent l’image fidèle

Spécialisation des exercices (suite)

Ainsi, toutes les charges et tous les produits rattachés à l’exercice, non
encore facturés, sont enregistrés en comptabilité sur la base des documents
de réception et/ou livraison.

L’application de ce principe implique un ensemble d’opérations à effectuer en


fin d’exercice (qui s’inscrit dans le cadre des travaux d’inventaire) et destiné
à rattacher l’ensemble des produits et charges à l’exercice concerné, tels
que :

▪ Recensement des litiges pour l’évaluation des provisions,


▪ Recensement des prestations ou fournitures reçues ou travaux terminés
non encore facturés,
▪ Recensement des congés dus et non encore consommés pour évaluer la
provision pour congés payés,
▪ Recensement des autres charges consommées et non encore facturées,
type eau électricité, téléphone, loyer,..
Principes comptables fondamentaux garantissent l’image fidèle
Principes
INTRODUCTION comptables fondamentaux garantissent l’image fidèle

Prudence
Le principe de prudence édicte que les charges sont enregistrées dès lors qu’elles
sont probables alors que les produits sont constatés lorsqu’ils sont définitivement
acquis.

Les risques sont pris en compte même s’ils sont connus entre la date de clôture des
comptes et celle de leur établissement.

Ce principe implique 2 comportements:

Dès lors qu’il existe un risque (éventualité) de perte de l’entreprise, ce dernier devrait
être évalué dans les comptes à travers la constatation de provisions.

D’autre part, un produit ou un gain n ’est constaté dans les comptes que lorsqu’il est
certain.

Ceci implique la non comptabilisation du produit latent (gain de change, augmentation


du cours de titre,...) ou de produits éventuels (promesses de commandes, de vente,
appréciation sur le marché de la valeur des actifs tels que terrains, constructions,
stocks, ).
Principes comptables fondamentaux garantissent l’image fidèle
Principes
INTRODUCTION comptables fondamentaux garantissent l’image fidèle

Clarté

Les états de synthèse doivent être établis et présentés conformément aux


prescriptions de la loi comptable et du code général de normalisation comptable.

Les éléments d’actif et de passif doivent être évalués séparément et sans


compensation.

Les comptes de trésorerie débiteurs (créditeurs chez la banque) doivent être


constatés distinctement des comptes créditeurs.

Les opérations d’achats et de ventes auprès d ’un même tiers doivent être
enregistrées dans des comptes distincts.

Il en est de même des dettes et créances vis à vis de l’Etat, du personnel et de tout
autre tiers.

A l’exception des cas expressément prévus par la loi, les pertes et gains de change
ne peuvent être compensés.
Principes comptables fondamentaux garantissent l’image fidèle
Principes
INTRODUCTION comptables fondamentaux garantissent l’image fidèle

Importance significative

Certaines informations sont prévues dans l’ETIC, qui constitue un élément


indissociable des états de synthèse.

Il s ’agit des informations relatives à toutes les opérations dont l’importance pourrait
avoir une incidence sur les évaluations et décisions des dirigeants.

Seules les informations ayant une importance significative doivent être inscrits dans
l’ETIC.
Détail des travaux
INTRODUCTION d’inventaire

❑ Dépréciation des immobilisations


❑ Les cessions d’immobilisations
❑ Les provisions pour dépréciation (PPD)
❑ Les provisions pour risques et charges
❑ Les provisions réglementées
❑ La régularisation des comptes de charges et de produits
❑ Autres régularisations : Contrôle des comptes financiers,
Contrôle des comptes de tiers, stock
❑ Opérations particulières : Subventions reçues, Créances et
dettes en monnaies étrangères
❑ Documents de synthèse : Bilan, Compte de résultat,
Annexes
❑ Clôture – Réouverture des comptes
LA DEPRECIATION DES IMMOBILISATIONS

Les immobilisations sujettes à dépréciation font l’objet à la fin de l’exercice, à des


corrections de valeur qui prennent la forme d’amortissements et/ou de provisions pour
dépréciation à inscrire aux comptes portant la racine 28 et/ou 29.

Les comptes d’immobilisations pouvant faire l’objet d’une dépréciation appartiennent


aux rubriques :

21 -- Immobilisations en non-valeurs
22 – Immobilisations incorporelles
23 – Immobilisations corporelles
24 – Immobilisations financières
LA DEPRECIATION DES IMMOBILISATIONS
L’amortissement des immobilisations :
I – Définitions :

❑ L’amortissement est la constatation comptable de la baisse de valeur des


immobilisations se dépréciant avec le temps (usure), l’usage (facteur physique) ou
le progrès technologique (obsolescence).
❑ La dépréciation est calculée forfaitairement d’après les taux d’amortissement en
usage.
❑ L’amortissement est une technique de renouvellement des immobilisations
(reconstitution du capital)
❑ L’amortissement permet de répartir le coût d’un élément d’actif immobilisé sur sa
durée probable de vie.
LA DEPRECIATION DES IMMOBILISATIONS
Terminologie
❑ Valeur d’entrée (VE) : coût d’acquisition ou de production de l’immobilisation hors
taxes récupérables.
❑ Annuité d’amortissement (A) : montant de l’amortissement pratiqué annuellement.
❑ Durée de vie (d) :
- Durée de « vie probable » : appréciée en fonction de facteurs physiques (usure) ou
économiques (obsolescence).
- Durée d’utilisation « propre » à l’entreprise (qui peut être inférieure à la durée de vie)
choisie en fonction de sa politique ou de sa stratégie de renouvellement des
immobilisations.
❑ Taux d’amortissement : nombre d’années d’utilisation exprimé en pourcentage.
t = 100 / nombre d’années
Si durée de vie = 20 ans , t = 100/20 = 5 %
❑ Amortissements cumulés (AC) : total des amortissements pratiqués depuis
l’acquisition des immobilisations.
❑ Valeur nette d’amortissement (VNA) : différence, à une date donnée, entre la valeur
d’entrée et les amortissements cumulés.
❑ Plan d’amortissement : tableau préétabli qui donne pour chaque immobilisation,
l’amortissement annuel, les amortissements cumulés et la valeur nette
d’amortissement à la fin de chaque exercice (VNA).
LA DEPRECIATION DES IMMOBILISATIONS

II – Base de calcul de l’amortissement :

C’est la valeur d’entrée ou valeur d’origine telle qu’elle figure au bilan (cf. Module des
opérations courantes – Acquisition des immobilisations). Cette valeur peut être :
❑ Le prix d’acquisition augmenté des frais accessoires (transport, assurance, frais
de pose,..). A exclure les droits de mutation, honoraires, commissions et frais
d’acte)
❑ La valeur d’apport dans le cas de la constitution ou de la fusion des sociétés.
❑ Le coût réel dans le cas des immobilisations produites par l’entreprise pour elle-
même.
Exemple

Une entreprise a acheté le 1/1/2000 un camion au prix de 200 000 DH.


Elle prévoit pour ce camion une durée probable d’utilisation de 5 ans.
Etablissons le plan d’amortissement de cette immobilisation.
LA DEPRECIATION DES IMMOBILISATIONS

II – Base de calcul de l’amortissement :

Solution
VE = 200000 d = 5 ans t = 100/d = 100 / 5 t = 20 %
Cela signifie que ce camion va perdre, chaque année, un cinquième de sa
valeur.
D’où, A = VE / d = 200000 / 5 = 40000. Cela signifie également que, à la fin de
la durée d’amortissement, la VNA sera nulle.
Plan d’amortissement
LA DEPRECIATION DES IMMOBILISATIONS

III – Point de départ de l’amortissement :

C’est le 1er jour du mois d’acquisition (ou de l’achèvement)


Cependant les biens meubles (matériels, mobiliers…), peuvent être amortis à
partir du 1er jour du mois de mise en service ou d’utilisation effective.

Exemple

Une machine outil est acquise pour 85000 le 10 septembre N. L’exercice


comptable coïncide avec l’année civile. Taux d’amortissement 15 %.

Calculons le 1er amortissement :


Annuité d’amortissement = 85000 x 15 % = 12750.
Dotation aux amortissements de l’exercice N= 12750 x 4/12 = 4250.
LA DEPRECIATION DES IMMOBILISATIONS

IV – Taux d’amortissement en usage :

Immeubles d’habitation ou à usage commercial : 4 %


Immeubles industriels construits en dur : 5 %
Constructions légères : 10 %
Mobilier, agencements et aménagements divers : 10 %
Gros matériel informatique : 10 %
Micro-ordinateurs, périphériques, programmes : 15 %
Matériel roulant, matériel automobile et hippomobile : 20-25 %
Outillage de faible valeur autre que l’outillage à main : 30 %
Concessions, brevets, licences : selon la durée de l’exclusivité.

Remarque : il existe des taux spéciaux pour certaines catégories


d’activités : industries, hôtelières, exploitations minières etc.
LA DEPRECIATION DES IMMOBILISATIONS

V – Comptabilisation de l’amortissement :
Annuité d’amortissement = VE x t ou A = VE / d = dotation aux amortissements
de l’exercice.
Débit : un des comptes de charges suivants :
6191 DEA de l’immobilisation en non-valeurs
6192 DEA des immobilisations incorporelles
6193 DEA des immobilisations corporelles
6391 DA des primes de remboursement des obligations
6591 DAE des immobilisations
Crédit : Compte d’amortissement de l’immobilisation concernée

Rappel
Le chiffre 8 en deuxième position indique un compte d’amortissement quand ce
compte appartient à la classe 2.
Pour obtenir le numéro d’un compte d’amortissement, il suffit d’insérer le chiffre 8
en deuxième position, dans le numéro de compte de l’immobilisation concernée.
LA DEPRECIATION DES IMMOBILISATIONS

V – Comptabilisation de l’amortissement :

Exemple

2321 bâtiments 28321 Amortissements des bâtiments


2340 Matériel de transport 28340 Amortissement du matériel de
transport

Reprenons l’exemple vu dans le II, et comptabilisons l’amortissement à la fin


de l’exercice 2003. l’écriture au journal sera la suivante :
LA DEPRECIATION DES IMMOBILISATIONS

V – Comptabilisation de l’amortissement :

1° Amortissement des non-valeurs :

Les frais préliminaires peuvent être amortis entièrement dès le 1er exercice, la
durée maximale d’amortissement est de 5 ans. Il est préférable, cependant, de les
amortir le plus tôt possible.
Quant aux primes de remboursement des obligations, elles sont en principe
amorties au prorata des intérêts courus. Elles peuvent être également amorties par
fractions égales au prorata de la durée de l ‘emprunt, quelle que soit la cadence de
remboursement des obligations. Mais en aucun cas, ne peuvent être maintenues à
l’actif des primes afférentes à des obligations remboursées..
LA DEPRECIATION DES IMMOBILISATIONS

Ecritures

Débit :
6191 DEA de l’immobilisation en non-valeurs
6391 DA des primes de remboursement des obligations
6591 Dotations aux amortissements exceptionnels des
immobilisations

Crédit :
2811 amortissements des frais préliminaires
2812 amortissements des charges à répartir
2813 amortissements des primes de remboursement
des obligations

Les dotations aux amortissements exceptionnels peuvent concerner les frais


préliminaires et les charges à répartir.
LA DEPRECIATION DES IMMOBILISATIONS

V – Comptabilisation de l’amortissement :
Exemple :

Le 1/2/N, l’entreprise a versé au notaire une somme de 22000 Dh


représentant les frais d’actes, honoraires et droits de mutation relatifs à
l’acquisition d’un bâtiment industriel. En fin d’année, il est décidé d’amortir la
moitié de ces frais. Prix d’acquisition 600000 payé par chèque.
LA DEPRECIATION DES IMMOBILISATIONS
V – Comptabilisation de l’amortissement :
Ecritures au journal
LA DEPRECIATION DES IMMOBILISATIONS

V – Comptabilisation de l’amortissement :
2° Amortissements des immobilisations incorporelles :
i. Immobilisations en recherche et développement :
Elles doivent en principe être amorties dans un délai maximum de 5 ans. En cas
d’échec d’un projet de recherche et développement, les dépenses correspondantes
doivent être immédiatement amorties :

Débit : 6591 DAE des immobilisations

Crédit : 2811 Amortissement de l’immobilisation en


recherche développement
LA DEPRECIATION DES IMMOBILISATIONS

V – Comptabilisation de l’amortissement :
2° Amortissements des immobilisations incorporelles :

ii. Amortissement des brevets, marques, droits et valeurs similaires :

1. Les brevets d’invention sont amortissables sur la durée du privilège ou leur durée
effective d’utilisation si elle est plus courte.
2. Les marques ne sont normalement pas amortissables si leur protection n’est pas
limitée dans le temps.
3. Les procédés industriels, modèles et dessins sont amortissables s’il y a risque
d’obsolescence.

Débit : 6192 DEA des immobilisations incorporelles


Ou parfois 65912 DAE des immobilisations
incorporelles
Crédit : 2822 Amortissements des brevets, marques,
droits et valeurs similaires
LA DEPRECIATION DES IMMOBILISATIONS

V – Comptabilisation de l’amortissement :
2° Amortissements des immobilisations incorporelles :
iii. Amortissement du fonds commercial :

Les éléments du fonds commercial, qui ne bénéficient pas d’une protection


juridique leur garantissant une certaine valeur, sont amortissables (clientèle,
achalandage, droit au bail, nom commercial, enseigne).

Débit : 6192 DEA des immobilisations incorporelles


Ou parfois 65912 DAE des immobilisations
incorporelles
Crédit : 2823 Amortissement du fonds commercial
LA DEPRECIATION DES IMMOBILISATIONS
V – Comptabilisation de l’amortissement :

3° Amortissements des immobilisations corporelles :


1. Terrains :
Seuls les terrains de gisements sont amortissables sur la durée probable
d’épuisement dudit gisement (carrières, sablières etc.)
2. Autres immobilisations corporelles :
Débit : 6193 DEA des immobilisations corporelles
Ou parfois 65913 DAE des immobilisations corporelles
Crédit : 2832 Amortissement des constructions
2833 Amortissement des ITMO
2834 Amortissement du matériel de transport
2835 Amortissement du MMB et aménagements divers
2838 Amortissement des autres immobilisations
corporelles
Remarque: A l’exception des non-valeurs, les immobilisations entièrement
amorties restent inscrites au bilan tant qu’elles subsistent dans l’entreprise.
LA DEPRECIATION DES IMMOBILISATIONS

VI Les systèmes d’amortissement :

Le système d’amortissement vu précédemment est celui de l’amortissement


constant ou linéaire, dans lequel l’annuité d’amortissement est constante car
calculée sur la valeur d’entrée de l’immobilisation. Or il existe d’autres
systèmes d’amortissement à savoir :

1. L’amortissement dégressif :

Il est applicable, sur option irrévocable, aux biens d’équipement à


l’exclusion des immeubles et des véhicules de transport des personnes.
LA DEPRECIATION DES IMMOBILISATIONS

VI Les systèmes d’amortissement :

Calcul :

❖ Le calcul de l’annuité d’amortissement s’effectue en appliquant le taux


d’amortissement dégressif à la valeur nette d’amortissement (VNA). De ce fait, les
amortissements successifs sont décroissants.

❖ Le taux d’amortissement dégressif est obtenu en multipliant le taux


d’amortissement linéaire par un coefficient de :

1,5 si la durée d’amortissement est 3 ou 4 ans


2 si la durée d’amortissement est 5 ou 6 ans
3 si la durée d’amortissement est supérieure à 6 ans.

Annuité dégressive = VNA x t x c


LA DEPRECIATION DES IMMOBILISATIONS

VI Les systèmes d’amortissement :


1. L’amortissement dégressif :

Exemple 1 : une machine a été achetée à 100 000 le 1er janvier 2000.
Durée d’amortissement 5 ans.
Etablissons son plan d’amortissement.
Taux dégressif = 20 % x 2 = 40 %.
LA DEPRECIATION DES IMMOBILISATIONS

VI Les systèmes d’amortissement :

1. L’amortissement dégressif :

Si on applique un taux dégressif pour les deux dernières années, la


dernière annuité sera supérieure à la précédente. Ce qui est contraire au
principe de l’amortissement dégressif.
On remarque en outre, que pour l’année 2003 l’annuité constante =
21600 /2 = 10800,
donc supérieure à l’annuité dégressive (8640). De là, on retient l’annuité
constante, calculée toujours su la même base (21600).

Conclusion : Lorsque, au début d’un exercice :


L’annuité constante > annuité dégressive, on retient l’annuité constante
Avec : annuité constatnte = VNA / nombre d’années restant à courir
LA DEPRECIATION DES IMMOBILISATIONS
VI Les systèmes d’amortissement :

2. L’amortissement accéléré :

Il s’agit d’un amortissement supérieur à la dépréciation normale des


immobilisations (amortissement économique), autorisé parfois par l’administration
fiscale dans le cadre des codes des investissements.

Dans ce cas, l’excédent de l’amortissement accéléré sur l’amortissement


économique constitue un amortissement dérogatoire. Cet amortissement est
regroupé avec les provisions réglementées au passif du bilan.

Exemple : Soit un matériel amortissable sur 6 ans. En vertu du code des


investissements industriels, une entreprise a le droit de l’amortir sur la moitié de
sa durée d’utilisation.

VE = 36000, acquis le 1/1/98.


LA DEPRECIATION DES IMMOBILISATIONS
VI Les systèmes d’amortissement :

2. L’amortissement accéléré :

Plan d’amortissement
LA DEPRECIATION DES IMMOBILISATIONS
LA DEPRECIATION DES IMMOBILISATIONS

VI Les systèmes d’amortissement :


2. L’amortissement accéléré :
Mêmes écritures en 2003, 2004 et 2005
Extrait du bilan au 31/12/01

A la fin de la 3 ème année, l’amortissement économique est entièrement


comptabilisé, mais économiquement le matériel est amorti uniquement
pour 18000. Pour continuer l’amortissement économique, on reprend les
amortissements dérogatoires. De ce fait, les écritures n’ont aucune
incidence sur le résultat à partir de la 3 ème année.
LA DEPRECIATION DES IMMOBILISATIONS
VI Les systèmes d’amortissement :
3. L’amortissement exceptionnel des immobilisations :
Compte 6591 : Dotations aux amortissements exceptionnels des
immobilisations (en non-valeurs, incorporelles ou
corporelles)
Ce compte peut être utilisé dans les cas suivants :
▪ Sur utilisation du matériel entraînant un vieillissement rapide des équipements
▪ Matériel devenu inutilisable ou invendable
▪ Matériel devenu obsolète
▪ Echec d’un projet en recherche développement
N.B : L’amortissement exceptionnel est à distinguer de l’amortissement dérogatoire.
Le 1er relève d’une décision de l’entreprise, le second relève d’un dispositif fiscal ou
réglementaire.
Exemple : La direction d’une entreprise industrielle a jugé utile sur le plan économique
et financier de pratiquer un amortissement exceptionnel sur ses installations
informatiques touchées par l’obsolescence. La valeur brute de ces installations figurant
au bilan est de 892000. le taux d’amortissement pratiqué depuis 3 ans sur ces
immobilisations est de 20 %. La direction a décidé de porter ce taux à 30 %.
LA DEPRECIATION DES IMMOBILISATIONS
Provisions pour dépréciation des immobilisations (PPD):
Les amoindrissements de valeurs des immobilisations résultant de causes dont les
effets ne sont pas irréversibles, sont constatés par des provisions pour dépréciation.
Les provisions pour dépréciation se rattachent principalement

aux immobilisations non amortissables telles que les terrains et les immobilisations
financières (titres de participation principalement). Le numéro de compte de PPD est
obtenu en insérant le chiffre 9 en 2 ème position du numéro de compte intéressé.
Les comptes de provisions utilisés sont les suivants :

1° Constitution ou augmentation d’une PPD :

2920 PPD des immobilisations incorporelles


Débit : 6194 DEPPD des immobilisations 2930 PPD des immobilisations corporelles
6392 DPPD des immobilisations fin 294/295 PPD des immobilisations financières
6596 DNC aux PPD 2941 PPD des prêts immobilisés
Crédit : un des comptes de provisions 29XX 2948 PPD des autres créances financières
2951 PPD des titres de participation
2958 PPD des autres titres immobilisés
LA DEPRECIATION DES IMMOBILISATIONS
Provisions pour dépréciation des immobilisations (PPD):
Exemple :
Nous détenons 1000 actions X acquises à 900 DH l’une (titres de participation). A
l’inventaire, le cours de l’action est de 850 DH.
VE = 900x1000 = 900000, cours à l’inventaire = 850 x 1000 = 850000
d’où une moins value de 50000
Comptabilisation :
LA DEPRECIATION DES IMMOBILISATIONS
Provisions pour dépréciation des immobilisations (PPD):

2° Diminution ou annulation d’une provision :

Pour diminuer ou annuler une provision devenue sans objet, le compte de


provision est débité en contrepartie d’un compte de reprises sur provisions :

Débit : 2920, 2930, 2941,2948, 2951 ou 2958


Crédit : 7194 Reprises /PPD des immobilisations
7392 Reprises /PPD des immobilisations financières
7596 Reprises non courantes /PPD
LA DEPRECIATION DES IMMOBILISATIONS
Provisions pour dépréciation des immobilisations (PPD):
2° Diminution ou annulation d’une provision :
Exemple :
Reprenons l’exemple précédent et supposons que le 31/12/03, le cours des
actions X est de 920 DH.
Nous constatons une plus value, et la provision doit être annulée puisqu’elle
est devenue sans objet.

Remarque importante :
Lors de la cession de l’immobilisation, la provision antérieurement constituée doit
être annulée.
LES CESSIONS D’IMMOBILISATIONS

La cession d’immobilisation constitue pour l’entreprise une opération non


courante, il peut s’agir d’immobilisations amortissables ou non amortissables.

Dans ce cas, la cession doit être enregistrée en 3 phases :

1 ère étape : Enregistrement du produit de cession.


Débit : Compte de trésorerie ou 3481 Créances sur cessions
d’immobilisations
Crédit : 751 Produits de cession des immobilisations

2 ème étape : Constatation de la dotation aux amortissements depuis le


début de l’exercice jusqu’à la date de cession.

3 ème étape : Enregistrement de la sortie de l’immobilisation


Débit : 651. VNA des immobilisations cédées
28.. Amortissements des immobilisations
Crédit : Compte d’immobilisation concerné
LES CESSIONS D’IMMOBILISATIONS
Exemple : Un matériel de transport acheté le 1/1/2000 pour 100000 est
amortissable sur 5 ans (amortissement constant). Il a été cédé le 30/6/2002 pour la
somme de 60000 à crédit :
LES CESSIONS D’IMMOBILISATIONS

2° L’immobilisation cédée n’est pas amortissable :


Dans ce cas, les amortissements cumulés sont nuls, et VNA = VE
Le jour de la cession, on constate la cession comme précédemment.
A la fin de l’exercice, on passe l’article suivant :

Débit : 6512 VNA des immobilisations incorporelles cédées


Ou 6513 VNA des immobilisations corporelles cédées
Ou 6514 VNA des immobilisations financières cédées

Crédit : Compte d’immobilisation concerné.


LES CESSIONS D’IMMOBILISATIONS

2° L’immobilisation cédée n’est pas amortissable :

Si l’immobilisation a fait l’objet d’une provision pour dépréciation, celle-ci doit


être annulée le jour de la cession.

Exemple :
Un terrain acheté à 500000 est revendu à 800000 contre chèque.

Comptabilisons la cession.
LES PROVISIONS POUR DEPRECIATION

I – Définition :

Les provisions correspondent à des charges incertaines (probables) quant à leur


montant, elles sont constatées en vertu du principe de prudence.
Elles sont nées au cours de l’exercice et sont comptabilisées en fin d’exercice pour
que le résultat obtenu aussi exact que possible (objectif d’image fidèle).

Il y a trois types de provisions :

• Pour dépréciation de l’actif (immobilisations, actif circulant, trésorerie)

• Provisions pour risques et charges (durables ou momentanées)

• Provisions réglementées (dont provisions pour amortissements dérogatoires,


• déjà vues)
LES PROVISIONS POUR DEPRECIATION

II – Provisions pour dépréciation des éléments d’actif :

A - PPD des immobilisations (cf. CH I / dépréciation des immobilisations )

B - PPD de l’actif circulant :

Les éléments pouvant être sujets à dépréciation correspondent aux rubriques :

Les provisions correspondantes sont inscrites aux comptes :


LES PROVISIONS POUR DEPRECIATION

1° PPD des stocks :


a/ Constitution de la provision :

Provision = Valeur comptable – Valeur réelle (ou valeur actuelle des stocks)
Exemple :
Sur un lot de marchandises de 10000, l’inventaire extra-comptable
révèle une dépréciation de 1000. Comptabilisons la provision
correspondante.
LES PROVISIONS POUR DEPRECIATION

B/ Réajustement de la provision :
1 er cas : Augmentation : Ecriture identique à celle de la constitution.
Exemple :
reprenons l’exemple précédent en supposant qu’en fin N+1, la dépréciation
révélée par l’inventaire physique est de 1600. Réajustons la provision.

2 ème cas : Diminution de la provision :


LES PROVISIONS POUR DEPRECIATION

Exemple :
(suite de l’exemple précédent) Supposons qu’en fin N+2, la provision existence
doit être ramenée à 1200. Comptabilisons le réajustement.

3 ème cas :
La provision devient sans objet quand les stocks retrouvent leur valeur
d’origine ou une valeur supérieure : elle est annulée de la même manière que
lors de la diminution.
2° PPD des créances de l’actif circulant :
a/ Constitution :
LES PROVISIONS POUR DEPRECIATION

exemple : Dotation à caractère courant :

Au 31/12/N, parmi les clients de l’entreprise, M. Naïm débiteur de 6000 est devenu
douteux.
L’entreprise espère récupérer 70 % de la créance.
Il convient de :
1. Reclasser la créance devenue douteuse
2. Constituer la provision sur le montant hors taxe.
LES PROVISIONS POUR DEPRECIATION

exemple : Dotation à caractère non courant :

Au 31/12/N, parmi les autres débiteurs de l’entreprise figure Fahmi, débiteur de


9000 est en règlement judiciaire. La perte probable est estimée à 40 % du
nominal.

b/ Ajustement :

1. Augmentation : Quel que soit le caractère de la créance (courant ou non courant)


l’écriture d’ajustement est identique à celle de la constitution pour le complément.
LES PROVISIONS POUR DEPRECIATION
2. Diminution ou annulation de la provision :

Exemple 1 : Créance courante :


Au 31/12/N+1, la perte sur Naim est estimée à 20 % (ancienne provision 30 %).
Nouvelle provision = (6000 / 1,20) * 20 % = 1000.
Il faut ramener la provision à 1000.

Exemple 2: Créance non courante :


Au 31/12/N+1, la provision sur Fahmi doit être ramenée à 2000.
LES PROVISIONS POUR DEPRECIATION
c/ Utilisation de la provision :
Il s’agit dans ce cas de :
- Constater la perte devenue certaine (charge courante),
- Annuler le montant de la TVA facturée
- Annuler la provision existante.
Exemple 1 : Créance courante : Reprenons l’exemple précédent en supposant qu’en
N+ 2, le client Naim règle à l’entreprise 4000 pour solde. L’écriture de règlement a déjà
été passée.
Calculons la perte et comptabilisons..
Perte / Naim = (6000 – 4000) / 1,20 = 1666,67
TVA = 2000 * 20 % = 333,33
Ecriture :
LES PROVISIONS POUR DEPRECIATION

Exemple 2 :

Créance non courante : Suite de l’exemple 2 : au 31/12/N+1, Fahmi est


définitivement insolvable.

Ecriture:

Important : la perte dans ce cas est une charge non courante.


LES PROVISIONS POUR DEPRECIATION

3° PPD des titres et valeurs de placement :

Les TVP sont acquis dans un objectif de spéculation et sont rémunérés par un taux
d’intérêt ou une part des bénéfices de la Sté émettrice. Ils sont entrés au bilan à
leur prix d’achat.
Néanmoins, lorsque leur cours à l’inventaire révèle une moins-value, il y a lieu de
constituer une provision pour dépréciation.

a- Constitution :
LES PROVISIONS POUR DEPRECIATION
b – Diminution ou annulation :

Important : Les dotations aux provisions comme les reprises, relatives aux TVP, sont
toujours de type financier.
3° Cession des TVP :
Il convient dans ce cas de :
- Annuler la provision éventuelle sur les titres cédés
- Constater la perte ou le gain sur cession.
i. Cas d’une moins-value :
Exemple : soient les TVP « SOMI » acquis le 15/7/02 à 500000 DH (valeur nominale 1000).
Au 31/12/02, les cours de ces titres est de 960.
Le 30/01/03, ces titres sont cédés à crédit à 990 Dh l’un.
Solution :
- VE = 1000 Cours fin 2002 = 960 => Provision = (1000 – 960) x 500 = 20000.
- Cession le 30/1/03 : Prix de cession = 500 x 960
- Résultat sur cession = Prix de cession - VE = ( 990 - 1000) 500 = - 5000
LES PROVISIONS POUR DEPRECIATION

ii. Cas d’une plus-value :

Reprenons l’exemple précédent en supposant que les titres ont été cédés à 550
000. La cession s’est faite contre virement bancaire.

Solution :

Résultat de cession = 550 000 – 500 000 = 50000.


LES PROVISIONS POUR DEPRECIATION

C – Provisions pour dépréciation des comptes de trésorerie:


Comme pour les autres éléments d’actif, les comptes de trésorerie peuvent faire
l’objet de PPD en cas de perte probable.
LES PROVISIONS POUR DEPRECIATION

Exemple : notre banque est en règlement judiciaire, la perte probable est


estimée à 18000.

Annulation :
LES PROVISIONS POUR DEPRECIATION

CH IV – LES PROVISIONS POUR RISQUES ET CHARGES:

I – Définition :
Elles sont destinées à couvrir des risques ou des charges nettement précisés quant à leur
objet mais la réalisation et le montant sont incertains à la clôture de l’exercice.
II – Types de PPRC :
Le PCGE prévoit deux types :
- Durables : délai prévu de réalisation supérieur à 12 mois à la date de clôture de
l’exercice.
Il s’agit des comptes de la rubrique 15.

- Momentanées : délai prévu de réalisation inférieur ou égale à 12 mois à la date de


clôture de l’exercice : Comptes de la rubrique 45 (passif circulant).
LES PROVISIONS POUR DEPRECIATION

III – Comptabilisation des PPRC :

L’annulation des PPRC se fait par :


LES PROVISIONS POUR DEPRECIATION

A noter que la reprise doit être toujours de même nature que la dotation
(Exploitation, financière ou non courante)

Exemple 1 :

Au 31/12/N, à la suite d’un litige avec un transporteur, et après consultation de son


avocat, l’entreprise Amal estime à 8000 le montant des dommages –intérêts à
verser. Dénouement de l’affaire prévu au cours de l’exercice suivant.
LES PROVISIONS POUR DEPRECIATION
Exemple 2 :
Une entreprise a décidé, au cours de l’exercice 2000, de réaliser des travaux
de rénovation de ses locaux. Le coût est estimé à 30000 à répartir sur 3
exercices.
Ecriture à passer à la fin des exercices 2000, 2001, 2002 :

Supposons que les travaux soient réalisés le 15/3/2003 au coût de 34000.


Ecriture :

Il faut en plus annuler la provision constituée 30000.


LES PROVISIONS POUR DEPRECIATION

Exemple 3 :

Suite à un contrôle fiscal, l’entreprise AMAL devra probablement payer, durant


l’exercice suivant une amende de 15000.

La dotation est non courante car la charge correspondante est non courante.
LES PROVISIONS POUR DEPRECIATION

Exemple 4 :

Le 1/11/2002, la Sté AMAL a vendu à un client français des marchandises pour 300 000
Euros, règlement à crédit de 3 mois. Au moment de la vente, le cours de l’Euro était de
10,90.
Le 31/12/2002, le cours est de 10,80.
Le 31/12/02, la perte probable sur la créance est de :
300 000 (10,90 – 10,80) = 30000.
LES PROVISIONS POUR DEPRECIATION
LES PROVISIONS POUR DEPRECIATION
LES PROVISIONS POUR DEPRECIATION

* Ces provisions sont toujours durables


LES PROVISIONS REGLEMENTEES

I – Définition :

Ces provisions ne correspondent pas à l’objet normal des provisions, elles sont
comptabilisées comme telles en vertu de dispositions légales ou réglementaires. Elles
sont inscrites dans la rubrique « capitaux propres assimilés » car constituent plutôt
l’équivalent de réserves non libérées d’impôts.

II – Comptes :

Comptes 135 : (Voir schéma précédent)


1351 PP amortissements dérogatoires (cf. chapitre 1 er amortissement dégressif et
accéléré)
1352 PP plus values en instance d’imposition
1354 Provisions pour investissements
1355 PP reconstitution de gisements
1356 PP acquisition et construction de logements
1358 Autres provisions réglementées
LES PROVISIONS REGLEMENTEES

III – Comptabilisation :

La constitution ou l’augmentation se par :

La réduction ainsi que l’annulation de la provision se par :


REGULARISATION DES COMPTES DE CHARGES ET
DE PRODUITS

Cette régularisation est indispensable en vertu du principe


de la spécialisation des exercices, qui veut qu’un exercice
comptable ne supporte que les charges et les produits qui le
concernent et ceux-là seulement.
La régularisation concerne aussi bien les charges que les
produits.
Quatre cas sont à envisager :
REGULARISATION DES COMPTES DE
CHARGES ET DE PRODUITS
I – Régularisation des comptes de charges :
A – Charges à payer :

On constate à la fin de l’exercice, que des charges, imputables au dit exercice,


n’ont pas été
comptabilisées faute de pièces justificatives. Il convient de les enregistrer au
débit des
comptes intéressés par le crédit de l’un des comptes de régularisation suivants :
REGULARISATION DES COMPTES DE
CHARGES ET DE PRODUITS
Exemple 1 :

Le 31/12/02, des marchandises figurent en stock alors que la facture


correspondante n’est pas parvenue. Montant 72 000 TTC.

Montant hors taxe = 72000 / 1,20 = 60000


Important :
REGULARISATION DES COMPTES DE
CHARGES ET DE PRODUITS
Contre-passation à l’ouverture de l’exercice suivant :

A la réception des pièces justificatives, les charges sont comptabilisées


normalement ;
Si on suppose que la facture arrive le 7/1/03, l’écriture à cette date sera :
REGULARISATION DES COMPTES DE
CHARGES ET DE PRODUITS

Si on examine le compte achats de marchandises, il se présentera schématiquement


de la façon suivante :

La charge aura été, de ce fait, entièrement rattachée à l’exercice 2002 et n’a


aucune influence sur le résultat de l’exercice 2003.

Exemple 2 :
Le 31/12/02, il reste à payer le loyer de décembre montant 2000.
REGULARISATION DES COMPTES DE
CHARGES ET DE PRODUITS

B – Charges constatées d’avance :

Certaines charges enregistrées durant l’exercice (pièces justificatives déjà reçues)


sont imputables à l’exercice suivant. Elles doivent être annulées en créditant les
comptes correspondants.
REGULARISATION DES COMPTES DE
CHARGES ET DE PRODUITS
Exemple :
Le 31/12/02, on constate que :
1. Le loyer payé le 1/11/02 est relatif aux mois de novembre, décembre et janvier.
Montant total 3600
2. Des fournitures de bureau évaluées à 1350 n’ont pas été consommées.

L’écriture est contre-passée au début de l’exercice suivant.


REGULARISATION DES COMPTES DE
CHARGES ET DE PRODUITS

II – Régularisation des comptes de produits :


A – Produits à recevoir :

Certains produits liés à l’exercice qui s’achève n’ont pas été comptabilisés
faute de pièces justificatives. Ils doivent être enregistrés comme suit :
REGULARISATION DES COMPTES DE
CHARGES ET DE PRODUITS

Exemple :
- Notre fournisseur nous a promis une remise de 900 sur la facture du 20/12/02, l’avoir
correspondant n’a pas encore été reçu (achat de marchandises)
- Les marchandises relatives à la facture du 27/12/02 n’ont pas été facturées montant
8000 HT.

Lors de l’établissement des pièces justificatives, les produits sont comptabilisés


normalement.
REGULARISATION DES COMPTES DE
CHARGES ET DE PRODUITS
B – Produits constatés d’avance :
Certains produits comptabilisés durant l’exercice sont liés à l’exercice suivant. Il
convient de les régulariser comme suit :

Exemple :
Le 1/12/02, reçu le loyer d’avance de 3 mois, 4500 DH.
ETATS DE RAPPROCHEMENT

Le compte « banque » (ou « chèques postaux ») tenu par l’entreprise, et le compte


« client» tenu par la banque ( ou les chèques postaux) sont réciproques. Le
rapprochement de ces deux comptes permet de vérifier leur concordance et de
détecter les erreurs éventuelles.
En raison des décalages dans l’enregistrement des opérations, le compte « banque »
tenu par l’entreprise ne présente pratiquement jamais le même solde à la même date
que le compte « entreprise » tenu par la banque. Cette différence peut avoir comme
cause :
- L’entreprise a émis des chèques et a passé les écritures correspondantes, mais
ces chèques n’ont pas été présentés au paiement par les bénéficiaires.
-La banque prélève des frais de tenue de compte et des commissions, mais
l’entreprise n’en est informée exactement que lorsque la banque lui envoie un
relevé de compte.
ETATS DE RAPPROCHEMENT

A - Comment procéder ?

1. On commence par pointer toutes les écritures pour lesquelles la réciprocité


est parfaite.
2. Sur l’état de rapprochement, on dispose les deux comptes réciproques avec
leurs soldes à la date considérée.
ETATS DE RAPPROCHEMENT

3. On inscrit dans chacun de ces comptes les opérations qui le concernent ,


mais qui n’y sont pas encore enregistrées, alors qu’elles sont déjà inscrites
sur l’autre compte. Si aucune erreur n’a été commise dans la tenue des
comptes, on doit alors obtenir des soldes opposés.

4. On enregistre ensuite dans la comptabilité de l’entreprise les écritures


relatives aux opérations dont elle vient de prendre connaissance par le
relevé bancaire (agios, frais bancaires, règlement d’effets domiciliés,
virements en faveur de l’entreprise etc.).
ETATS DE RAPPROCHEMENT
B – Exemple :

Le 31 mars N, le compte BMCE présente dans nos livres (nous Sté ASNI) un solde
débiteur de 14 456,15 DH et le relevé de compte à la même date fait apparaître un
solde en notre faveur de 13 652,30 DH. Le pointage des deux comptes révèle que :
a. des opérations inscrites sur le compte tenu par la banque n’ont pas encore été
enregistrées dans nos livres :
- Frais d’escompte de 81,34 DH sur remise à l’escompte du 28 mars
- Commissions bancaires du 4 ème trimestre :132 DH
- Virement à notre ordre du client Ahmed : 574 DH
- Domiciliation n° 51, réglée le 31 mars par la BMCE : 2 667,41 DH
- Coupons d’obligations (intérêts en faveur de l’entreprise, sur des prêts qu’elle
a accordés :obligations) encaissés par la banque pour notre compte : 246 DH
b. D’autres opérations, enregistrées dans nos livres, ne l’ont pas été par la banque :
- Chèque n° 6341 à l’ordre du fournisseur Ghazi 258,90 Dh
- Chèque n° 6443 à l’ordre du fournisseur Fatmi 998 Dh.
ETATS DE RAPPROCHEMENT

L’état de rapprochement peut être disposé :


ETATS DE RAPPROCHEMENT

A la suite de ce rapprochement, enregistrons dans nos livres comptables les


opérations dont nous avons pris connaissance par le relevé bancaire :

Après ces enregistrements, le compte « BMCE » est bien, dans notre


comptabilité, débiteur de 12 395,40.
ETATS DE RAPPROCHEMENT
ETAT DE RAPPROCHEMENT BANCAIRE : TD
Soit le relevé de compte suivant :
ETATS DE RAPPROCHEMENT

Les mouvements du compte « Banque » tenu par l’entreprise CINEPHOTO se présentent


comme suit :
COMPTABILISATION DES STOCKS

I - Cas de l’entreprise commerciale :

Une entreprise commerciale est celle qui achète des marchandises en vue de les
revendre en l’état.
Les comptes enregistrant les variations de stocks sont les suivants :

6114 – Variation de stocks de marchandises


6124 - Variation de stocks de matières fournitures (matières 1ères, matières et
fournitures consommables, emballages).

Ces comptes ne fonctionnent qu’en fin d’exercice pour constater la variation de stocks
entre le début et la fin de l’exercice.
Dans le cas de l’inventaire intermittent, l’inventaire extra-comptable se fait une fois
par an à la fin de l’exercice. Dans ce cas, on annule les stocks existant au début de
l'exercice et on constate les stocks détenus en magasin à la fin de l’exercice.
COMPTABILISATION DES STOCKS

Exemple :

- Le 1/1/N, stock initial de marchandises 20000


- Le 31/12/N+1, stock de marchandises =25000 (valeurs fournis par l’inventaire
extra-comptable)
COMPTABILISATION DES STOCKS

Le compte de stocks de marchandises exprime par son solde le montant du stock final
qui figurera au bilan.

Le compte variation de stock représente :

Une charge négative (enrichissement) en cas d’augmentation du stock (solde créditeur) :


SF > SI => variation de stock positive
Une charge positive en cas de diminution de stocks (solde débiteur) :
SF < SI => variation de stock négative
COMPTABILISATION DES STOCKS

Ecritures au journal :

Supposons que les achats de marchandises de l’exercice N s’élèvent


à 130000.
On sait que :
COMPTABILISATION DES STOCKS

Achats revendus de marchandises = 130000 – (25000 – 20000) = 125000


Dans le CPC, seul figure le compte « achats revendus de marchandises » avec
les charges. Le compte variation de stocks de m/ses est soldé.

Les comptes concernant les matières et fournitures fonctionnent de la même


manière que ceux des marchandises. Il s’agit de :
3122 Stocks de matières et fournitures
6124 variation de stocks de matières et fournitures
COMPTABILISATION DES STOCKS

II – Cas de l’entreprise industrielle :


1° - Principe :
L’entreprise industrielle est celle qui achète des matières pour les revendre
après transformation ;
Outre le compte 6124 –variation de stocks de M/F, on utilise les comtes :

Ces comptes fonctionnent comme le compte 6124, c’est à dire qu’à la fin de
l’exercice, ils sont débités du stock initial et crédités du stocks final (en contrepartie
des comptes de stocks concernés). Cependant ils sont rattachés aux produits dans
le CPC :
COMPTABILISATION DES STOCKS

2° Particularités des entreprises industrielles :

dans ces entreprises on distingue deux types de stocks :

- Ceux d’approvisionnement et de matières 1ères, fonctionnent comme le compte


stocks de marchandises : ce stock évalué au coût d’achat vient corriger par sa
variation annuelle les achats correspondants.

- Ceux de produits finis, produits intermédiaires et en cours, évalués au coût de


production. La variation de stocks s’ajoute aux ventes algébriquement pour
déterminer la production totale de l’entreprise.
COMPTABILISATION DES STOCKS

Conclusion :

- La variation de stocks de M/F est retranchée des charges (au niveau des achats
correspondants)

- La variation de stocks des produits finis et en cours est ajoutée aux produits:

-Variation positive en cas d’augmentation (+)


- Variation négative en cas de diminution (-)
AUTRES REGULARISATIONS :
ECARTS DE CONVERSION

En fin d’exercice, il convient de régulariser l’ensemble des créances et dettes libellées


en monnaie étrangère.

Deux cas peuvent se présenter :

1. Dans le cas d’une perte de change probable, il faut constater l’écart de conversion
de même qu’une provision pour perte de change (principe de prudence)

2. Dans le cas d’un gain de change probable, constater l’écart de conversion

N.B : Lorsque les comptes d’écarts de conversion sont utilisés par l’entreprise, ces
derniers doivent obligatoirement être contre-passés à l’ouverture de l’exercice
suivant.
AUTRES REGULARISATIONS :
ECARTS DE CONVERSION

Exemple 1 :

Le 1/1/98, la Sté a vendu à un client américain des marchandises pour 5000 $ US.
Lors de la vente, le cours du $ était de 8.10.

- Le 1/6/98 : la Sté a encaissé 2000 $ de ce client. Cours à cette date 8,20 DH


- Le 31/12/98 : le cours est de

1 ère hypothèse : 8,50 Dh


2 ème hypothèse : 7,60
AUTRES REGULARISATIONS :
ECARTS DE CONVERSION
AUTRES REGULARISATIONS :
ECARTS DE CONVERSION

Exemple 2 :

La SA du SUD a réalisé, courant 2000, les opérations en devises suivantes :


Le 1/7/2000, un emprunt de 10 000 000 de FF au taux de 10 % l’an sur une durée de
10 ans versé entièrement en banque.
Au 1/7/2000, le cours du FF était de 1,50 DH

1 ère hypothèse : au 31/12/2000, cours : 1 FF = 1,80


2 ème hypothèse : au 31/12/2000, cours : 1 FF = 1,40
AUTRES REGULARISATIONS :
ECARTS DE CONVERSION
AUTRES REGULARISATIONS :
ECARTS DE CONVERSION
LE TRAITEMENT COMPTABLE DES
SUBVENTIONS

Typologie des subventions et traitement comptable :

Traitement comptable des subventions d’investissement ou


d’équipement

La subvention d’investissement est une aide financière qui a été octroyée à une
entreprise à titre définitif, par une institution publique ou privée (en général par des
collectivités territoriales). Il n’y a aucune obligation de remboursement. Cette subvention
sert à financer des investissements (ex: achat d'un véhicule, de matériels, ...).

Les différentes subventions d'investissement :

Dans les subventions d’investissement nous distinguons :


• la subvention d’équipement dont le but est l’acquisition ou la production de biens
immobilisés
• la subvention d’investissement, dans ce cas l’objectif est de financer des activités à long
terme
LE TRAITEMENT COMPTABLE DES
SUBVENTIONS

I – Typologie des subventions et traitement comptable :

Comptabilisation d’une subvention d’investissement

Lorsqu’une entreprise reçoit une subvention, deux possibilités s’offrent à elle :


• l'enregistrement immédiat en produit exceptionnel c'est-à-dire dans le compte 770
• l'enregistrement dans le compte des capitaux propres dans le compte 13, ainsi il sera
possible d’échelonner la subvention

Dans le compte des capitaux propres, nous faisons une distinction :


• Compte 131 : subvention d’équipement, le but est d’acquérir ou de produire des valeurs
immobilisées
• Compte 138 : subvention d’investissement ; le but est de financer des activités à long
terme
LE TRAITEMENT COMPTABLE DES
SUBVENTIONS

Etalement de la subvention

Lorsque l’on décide d’échelonner une subvention d’équipement, il faut


distinguer deux cas :

Subvention pour un bien non amortissable :


L’étalement se fera en fonction de la clause indiquant la durée suivant
laquelle on ne peut pas vendre le bien. Si aucune clause figure nous
prenons comme étalement 1/10ème de la subvention par année.

Subvention d’un bien amortissable :


• Si la subvention finance entièrement le bien acquis, l’étalement suit
l’amortissement
• Si la subvention est partielle, nous affectons une part de la subvention
proportionnellement à l’amortissement fiscal réalisé sur le bien
LE TRAITEMENT COMPTABLE DES
SUBVENTIONS

Ecriture à la fin de chaque exercice pour le montant étalé :

141 Subvention d'investissement


865 REPRISES DE SUBVENTIONS D’INVESTISSEMENT
LE TRAITEMENT COMPTABLE DES
SUBVENTIONS

Traitement comptable des subventions d’exploitation

Une subvention d’exploitation est une subvention octroyée à une entreprise pour lui
permettre de :
• compenser l’insuffisance de certains produits d’exploitation,
• ou de faire face à certaines charges d’exploitation

Comptabilisation d’une subvention d’exploitation

La subvention doit être comptabilisée dès la date d’octroi (c’est-à-dire lorsqu’elle est
accordée et non lorsqu’elle est versée). En général, la subvention est acquise dès la
signature de l’accord. Voici les écritures comptables à enregistrer :
LE TRAITEMENT COMPTABLE DES
SUBVENTIONS

on débite le compte 4495 « Subventions d’exploitation à recevoir »,


et on crédite le compte 71 « Subventions d’exploitation » en contrepartie.

Lorsque la subvention est encaissée par l’entreprise :


on débite le compte « Banque »,
et on crédite le compte 4495 « Subventions d’exploitation à recevoir » en contrepartie

Lorsque la subvention finance des dépenses s’étalant sur plusieurs années, l’entreprise
doit constater une partie de la subvention en produits constatés d’avance.
LE TRAITEMENT COMPTABLE DES
SUBVENTIONS

• Exemple : une entreprise perçoit une subvention dans le cadre d’un programme de
dépenses triennales. La subvention finance 50 % d’un projet s’étalant sur 3 années (pour
un total de 12 000 euros, à hauteur de 4 000 euros par an). Le montant de la subvention
est de 6 000 euros et il est versé immédiatement. Lors de la clôture du premier exercice
comptable, si l’entreprise a bien engagé les dépenses subventionnées, elle va
comptabiliser un produit constaté d’avance pour 4 000 euros soit 12 000 x 50% x 2 / 3

L’écriture comptable sera la suivante :


• on débite le compte 74 « Subventions d’exploitation »,
• et on crédite le compte 487 « Produits constatés d’avance » en contrepartie.
ETABLISSEMENT DU CPC ET
DETERMINATION DU RESULTAT
I – Ecritures de regroupement :

Après inventaire et écritures de régularisation, la détermination du résultat se


fait en virant, dans un compte de synthèse unique les soldes des comptes de
charges et de produits. Cependant, dans le CPC, seules figurent les «
rubriques ». D’où nécessité de regrouper les comptes d’un même poste dans
des comptes de regroupement (numéro de du poste auquel on ajoute 0 en
terminaison et même intitulé que le poste).
ETABLISSEMENT DU CPC ET
DETERMINATION DU RESULTAT
Exemple : Produits :

Soit un extrait de la balance après inventaire au 31/12/N :


ETABLISSEMENT DU CPC ET
DETERMINATION DU RESULTAT
II - Ecritures de détermination du résultat :

La détermination du résultat net se fait en virant, dans un compte de synthèse unique,


les soldes des comptes de charges et de produits.
Cette détermination se fait en cascade en utilisant les comptes de la classe 8.
ETABLISSEMENT DU CPC ET
DETERMINATION DU RESULTAT

1° Résultat d’exploitation : 8100


Comptes de produits :
Débit : comptes de produits d’exploitation
Crédit : 8100 Résultat d’exploitation
Comptes de charges :
Débit : 8100 Résultat d’exploitation
Crédit : Comptes de charges d’exploitation

2° Résultat financier : 8300


Débit : comptes de produits financiers
Crédit : 8300 Résultat financier
Débit : 8300 Résultat financier
Crédit : Comptes de charges financières

3° Résultat courant : 8400


On vire les soldes des comptes 8100 et 8300 (selon leur solde débiteur ou créditeur) au
compte 8400
ETABLISSEMENT DU CPC ET
DETERMINATION DU RESULTAT
4° Résultat non courant : 8500
Débit : comptes de produits non courants
Crédit : 8500 Résultat non courant
Débit : 8500 Résultat non courant
Crédit : comptes de charges non courantes
5° Résultat avant impôt : 8600
le solde du compte 8400 est viré au compte 8600
le solde du compte 8500 est viré au compte 8600
6° Impôt sur les résultats :
Débit : 6700 Impôt sur les résultats
Crédit : 4453 Etat impôt sur les résultats
7° Résultat après impôt 8800 :
Débit : 8600 Résultat avant impôt
Crédit : 8800 Résultat après impôt
8° Résultat net de l’exercice : 1191 ou 1199
Le solde du compte 8800 sera viré au compte 1191 ou 1199 selon la nature du solde
Débit : 8800 Résultat après impôt
Crédit : 1191 si le solde est créditeur ou 1199 si le solde est débiteur
ETABLISSEMENT DU CPC ET
DETERMINATION DU RESULTAT
• III – Etablissement du CPC :

Le CPC est présenté en liste afin de déterminer le résultat en cascade.


,
Dans le modèle simplifié, les produits financiers et les charges financières sont
regroupés avec les charges et les produits d’exploitation et apparaissent sous les
chapeaux «produits courants » et «charges courantes», alors qu’ils sont distingués dans
le modèle normal.

Dans le modèle simplifié le CPC est complété par un petit tableau où les entreprises
doivent mettre en évidence la marge brute sur vents en l’état et la valeur ajoutée
produite.

Les opérations concernant les exercices précédents sont normalement portées dans les
comptes des «exercices antérieurs», ce qui permet de remplir la colonne « 2 » du CPC.
La colonne des totaux de l’exercice précédent est remplie pour permettre une
comparaison dans le temps.
ETABLISSEMENT DU CPC ET
DETERMINATION DU RESULTAT

IV - Clôture des comptes :

- L’ensemble des comptes de gestion (classes 6, 7 et 8) a été soldé lors de la


détermination du résultat. Seuls restent les comptes de situation qui doivent être
clôturés à la fin de l’exercice et réouverts au début de l’exercice suivant. Pour arrêter
uncompte, on totalise ses débits et ses crédits, le solde est reporté sur l’exercice
suivant. C’est le solde à nouveau.

- Lors des écritures de clôture les comptes présentant un solde débiteur sont crédités,
ceux présentant un solde créditeur sont débités.
ETABLISSEMENT DU CPC ET
DETERMINATION DU RESULTAT
ETABLISSEMENT DU CPC ET
DETERMINATION DU RESULTAT

V – Réouverture des comptes :

- On commence par reporter les totaux de la balance d’inventaire (exemple ci dessous)


- On contre passe les écritures de régularisation des charges et des produits
- On procède à l’affectation du résultat :

- Dans l’entreprise individuelle, le résultat est viré dans le compte « capital personnel »
après prélèvement éventuel d’une part des bénéfices :

- Dans les sociétés, le résultat net est viré au compte résultat en instance d’affectation en
attendant la réunion de l’assemblée ordinaire des associés pour décider de l’affectation
définitive du résultat.
- Les pertes sont virées dans un compte débiteur «Report à nouveau » ou
imputées sur les réserves ou sur le capital.
ETABLISSEMENT DU CPC ET
DETERMINATION DU RESULTAT

Exemple 2 :

Le résultat de l’exercice N réalisé par l’entreprise NSMA est de 217000. Il est


affecté de la manière suivante :

- Prélèvement 100000
-Mise en réserves 60000
- Le reste sans affectation
TRAVAUX DE FIN D’EXERCICE
Les règles
INTRODUCTION et méthodes d’évaluations
I. La problématique de l’évaluation

C’est la valeur à attribuer à chacun des éléments actif et de passif à une date donnée
qui pose un des problèmes les plus difficiles à résoudre en comptabilité. Or,
l’évaluation revêt une grande importance car elle a une incidence directe sur le calcul
du résultat de la période et sur l’estimation que l’on peut faire du patrimoine et de la
capacité bénéficiaire de l’entreprise. Il est donc nécessaire de préciser les conditions
sont évalues les actifs et passifs figurant au bilan.

Le premier point de cette problématique concerne le moment de cette valorisation. La


législation comptable reconnait quatre instants auxquels se pose le problème de la
valeur à affecter à un élément :

▪ à l’entrée de l’élément dans le patrimoine ;


▪ à l’inventaire ;
▪ à l’arrête des comptes, c’est-à-dire à l’établissement du bilan ;
▪ à la cession, c’est-à-dire à la sortie du patrimoine.
Les règles
Les règles
INTRODUCTION et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

Le deuxième point concerne la valeur elle-même. On peut :

▪ à la règle du nominalisme monétaire , c’est-à-dire admettre conventionnellement


que la monnaie est stable et les circonstances économiques inchangées pour
l’entreprise. L’évaluation est faite et maintenue dans le temps au cout d’entrée
dans le patrimoine, dit aussi cout historique, les pertes de valeur éventuelles sont
constatées à part sous d’amortissement ou dépréciation.
▪ Soit en écartant la règle ci-dessus et évaluer les éléments du bilan après la date
initiale d’inscription en fonction d’autres choix possibles : valeur actuelle, valeur
liquidative …
Lesrègles
Les règles
INTRODUCTION et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

II. Les règles générales d’évaluation

« L’évaluation est l’opération par laquelle l’entreprise traduit en unités monétaires


nationales courantes, en vue de les intégrer dans ses comptes, chaque transaction,
fait, opération, événement et toute situation nouvelle qui affecte son patrimoine, sa
situation financière et ses résultats. »

Les évaluations constituent le cœur même de l’information comptable puisque la


comptabilité est une "projection de l’entreprise" sur le plan des valeurs et qu'elle
s'exprime en montants monétaires.

La Norme Générale donne aux évaluations une place privilégiée, en précisant les
différents modes d'évaluation à retenir en toutes circonstances que ce soit à l’entrée
des éléments dans le patrimoine (valeurs d'entrée), à une date quelconque (valeurs
actuelles) et dans le bilan (valeurs comptables nettes).
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


A. Modalité d’application à l’actif immobilisé

1. Règle d'évaluation des immobilisations en non valeurs

Définition
Immobilisation regroupant, à la clôture de l’exercice, des charges qui ont concouru à
l’établissement ou au développement de l’entreprise et qui doivent profiter normalement
aux exercices futurs mais qui n'ont en principe aucune valeur de revente à des tiers en tant que
telles.

Postes concernés
211. Frais préliminaires
212. Charges à répartir sur plusieurs exercices
213. Primes de remboursement des obligations

Valeur d'entrée

▪ La somme des charges à étaler sur plusieurs exercices en vertu de leur caractère propre
(frais préliminaires)
▪ La somme des charges à étaler sur plusieurs exercices en vertu d'une décision
exceptionnelle de gestion (charges à répartir)
▪ Le montant total de la différence entre le montant à rembourser hors intérêts et
le montant versé par le prêteur (primes de remboursement des obligations)
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


A. Modalité d’application à l’actif immobilisé

1. Règle d'évaluation des immobilisations en non valeurs

Amortissement

▪ Étalement sur plusieurs exercices d'une charge déjà consommée (sur un 5 exercices, y
compris le 1 er )
▪ Modalités exceptionnelles d'amortissement des primes de remboursement des obligations
au prorata des intérêts ou sur la durée d’emprunt

Valeur actuelle VA

▪ VA par prudence, présumée nulle


▪ Aucune provision pour dépréciation

Cas particuliers

▪ Frais préalables au démarrage


▪ Primes de remboursement des obligations
▪ Frais d’émission d’emprunt
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


A. Modalité d’application à l’actif immobilisé
1. Règle d'évaluation des immobilisations en non valeurs
▪ Frais préalables au démarrage
Principes : Les frais se rapportant aux "immobilisation en non-valeur" sont à constater directement
dans les comptes de ces Immobilisations
Exception : Les frais préalables au démarrage sont inscrits dans un premier temps dans les
charges et repris, par la suite, par les comptes de "transferts de charges" pour être débités au
compte "frais préalables au démarrage"

▪ Frais d’émission d’emprunt


Il s'agit des frais suivants :
✓ Frais de publicité (pour les emprunts nécessitant un appel public à l'épargne)
✓ Frais d’étude préalable
✓ Frais des services et des diverses commissions dues aux intermédiaires financiers

▪ Frais d’émission d’emprunt Primes de remboursement des obligations


La différence entre le montant à rembourser hors intérêts et le montant versé par le prêteur.
Mode d’’amortissements des primes amortissements des prime
- Amortissements sur la durée d’emprunt
- Amortissements au prorata des intérêts courus
❑ Cas d’emprunt avec annuité constante
❑ Cas d’emprunt avec amortissement constant
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


A. Modalité d’application à l’actif immobilisé

1. Règle d'évaluation des immobilisations en non valeurs

▪ Etude de cas : Primes de remboursement des obligations

La société anonyme BAHA a émis le 15/12/2016 un emprunt obligataire dont les


caractéristiques sont les suivantes :
• 10 000 obligations de nominal 1 000 DH au taux de 15%
• Prix d’émission 980 DH
• Prix de remboursement 1 030 DH
• Durée 5 ans
A la clôture de la souscription le 01/01/2017, 9 900 obligations sont souscrites et libérées et la
banque transfère les fonds à la société après prélèvement d’une commission égale à 2,5% des
sommes encaissées.

La Sté BAHA décide de répartir les primes de remboursement des obligations sur la durée d’emprunt

Travail à faire :
Passer les écritures comptables
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


A. Modalité d’application à l’actif immobilisé

1. Règle d'évaluation des immobilisations en non valeurs

Corrigé du cas des primes de remboursement des obligations

Calculs préliminaires :
• Montant des primes : 9 900 obligations souscrites x (1030-980) = 495 000 DH
• Amortissement primes de remboursement obligations = 495 000/5 = 99 000 DH

Le 01/01/2017

21XX Immo. en non valeur : Prime rembours obligation 495 000


14XX Emprunt obligataires 495 000

Le 31/12/2017

63XX Dotation amort. Prime de rembours. Obligation 99 000


28XX Amort. Prime rembours. obligation 99 000
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


A. Modalité d’application à l’actif immobilisé

1. Règle d'évaluation des immobilisations en non valeurs


▪ Etude de cas : Cas des primes de remboursement des obligations

La société anonyme DEVE a émis le 01/01/2011 un emprunt obligataire dont les


caractéristiques sont les suivantes :

• 2 500 obligations de nominal 2 000 DH au taux de 10%


• Prix d’émission 1 950 DH
• Prix de remboursement 2 200 DH
• Durée 5 ans

Toutes les obligations ont été souscrites.


Les commissions prélevées par la banque sont de 1,5% des encaissements.

La Sté DEVE décide de répartir les primes de remboursement des obligations au prorata des
intérêts. Il a été convenu de rembourser l’emprunt par amortissement constant

Travail à faire :
Passer les écritures comptables
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


A. Modalité d’application à l’actif immobilisé

1. Règle d'évaluation des immobilisations en non valeurs


Corrigé du cas des primes de remboursement des obligations

Calculs préliminaires :
• Montant des primes : 2 500 obligations souscrites x (2200-1950) = 625 000 DH
• Amortissement primes de remboursement obligations
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


A. Modalité d’application à l’actif immobilisé

1. Règle d'évaluation des immobilisations en non valeurs


Corrigé du cas des primes de remboursement des obligations

Amortissement des primes de remboursement de l’emprunt obligataire :


Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


A. Modalité d’application à l’actif immobilisé

1. Règle d'évaluation des immobilisations en non valeurs


Corrigé du cas des primes de remboursement des obligations
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


A. Modalité d’application à l’actif immobilisé

2. Règle d'évaluation des immobilisations incorporelles

Définition
Immobilisations regroupant des dépenses constitutives de moyens d'activité générateurs de
revenus futurs et susceptibles d'avoir une valeur de revente à des tiers en tant que tels

Postes concernés
221 Immobilisation en recherche et développement
222 Brevets, marques, droits et valeurs similaires
223 Fonds commercial
228 Autres immobilisations incorporelles

Cas particuliers
▪ Immobilisation en recherche et développement
▪ Logiciels
▪ Sites internet
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


A. Modalité d’application à l’actif immobilisé

2. Règle d'évaluation des immobilisations incorporelles

▪ Immobilisation en recherche et développement

Principe : Cette immobilisation doit être normalement amortie sur un maximum de cinq exercices

Exception : Ce délai peut être supérieur à 5 ans mais dans la limite de la durée d'utilité de ces
actifs

Dérogation à mentionner dans l’ETIC (A1)

En cas d'échec du projet de recherche développement, la valeur nette d'amortissements doit


immédiatement être ramenée à zéro.
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


A. Modalité d’application à l’actif immobilisé

2. Règle d'évaluation des immobilisations incorporelles

▪ Logiciels
Les logiciels font l’objet d’une protection juridique (droits d’auteurs) donnant lieu à une inscription à
l’actif du patrimoine
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


A. Modalité d’application à l’actif immobilisé

2. Règle d'évaluation des immobilisations incorporelles

Logiciels associés

• Ne font pas l’objet d’une facturation spécifique


• N’entraînent aucun enregistrement comptable
• Font partie du coût d’acquisition informatique
• Sont inscrits dans le compte "Matériel informatique"

Logiciels dissociés
• Ceux dont le prix peut être distingué de celui du matériel informatique
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


A. Modalité d’application à l’actif immobilisé

2. Règle d'évaluation des immobilisations incorporelles


Cas particuliers des logiciels créés s à usage interne
Trois conditions sont nécessaires pour l’inscription en comptes d’immobilisation des charges de
production encourus :
• Fortes chances de réussite technique du projet
• Intention de produire & utilisation durable
• Suivi analytique de la production (par phase, étape,…)

Traitement des charges de production des logiciels


Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


A. Modalité d’application à l’actif immobilisé

2. Règle d'évaluation des immobilisations incorporelles

Traitement comptable des logiciel :


Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


A. Modalité d’application à l’actif immobilisé

2. Règle d'évaluation des immobilisations incorporelles


Traitement comptable des logiciel : Achat nouvelles versions
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


A. Modalité d’application à l’actif immobilisé
2. Règle d'évaluation des immobilisations incorporelles

▪ Sites Internet

La comptabilisation des sites internet ne constitue pas une opération simple. En fonction des
caractéristiques de l’opération (acquisition ou réalisation en interne) et du site internet, le traitement
comptable à appliquer est différent.

Une entreprise qui souhaite obtenir un site internet peut :


▪ soit acheter un site internet, en demandant à un professionnel de le réaliser ou en rachetant un
site existant, soit le développer elle-même en interne.
▪ Ensuite, le site en question peut être soit actif, soit passif.

Un site internet actif est un site qui enregistre des commandes et/ou qui fait partie du système
d’information ou du système commercial de l’entreprise. Par exemple, un site de vente en ligne est
un site internet actif.

Un site internet passif est un site simple qui présente uniquement l’entreprise mais ne participe pas
à son système d’information ou système commercial. Il s’agit notamment des sites vitrines.

Les modes de traitement comptables et les règles d’évaluation des création des sites
Internet actifs sont similaires à ceux des logiciels
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


A. Modalité d’application à l’actif immobilisé

2. Règle d'évaluation des immobilisations incorporelles


▪ Etudes de cas : de logiciel acquis à usage interne usage interne

L’entreprise OVA a acquis le 01/04/2012, un logiciel de stock :


• Prix (HT 15 000,00
• TVA 3 000,00
• Frais de documentation et d’essai 1 200,00
• TVA 400,00
-----------------
Total (TTC) 19 600,00

Travail à faire :
Passer les écritures comptables
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


A. Modalité d’application à l’actif immobilisé

2. Règle d'évaluation des immobilisations incorporelles


Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


A. Modalité d’application à l’actif immobilisé

2. Règle d'évaluation des immobilisations incorporelles

Etudes de cas : cas de logiciel créé à usage interne usage interne

La société OVA a conçu pour elle-même un logiciel de gestion de la production dont les
travaux n’ont pas été achevés au 31/12/2016.
Ce logiciel a de fortes chances d’aboutir.

Les frais engagés pour la conception de ce logiciel sont :


• Frais d’étude préalables 1 300,00
• Frais de conception générale (Analyse fonctionnelle) 5 000,00
• Frais d’analyse détaillée (analyse organique) 12 000,00
• Frais de programmation 21 000,00
• Tests et jeux d’essais 7 500,00
• Coût de la mise en place de la documentation 2 000,00
• Coût de formation de l’utilisateur 1 200,00

Travail à faire :
Passer les écritures comptables
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


A. Modalité d’application à l’actif immobilisé

2. Règle d'évaluation des immobilisations incorporelles

Etudes de cas : cas de logiciel créé à usage interne usage interne


Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


A. Modalité d’application à l’actif immobilisé

3. Règle d'évaluation des immobilisations corporelles

Définition :

Immobilisations portant sur des biens physiques

Actif détenu
• soit pour être utilisé dans la production ou la fourniture de biens et services
• soit pour être loué à des tiers
• soit à des fins de gestion interne
• et dont l’entité attend qu’il soit utilisé au delà de l’exercice en cours (non consommé dans
l’exercice)

Convergence avec les normes internationales

Toute immobilisation doit correspondre à la définition d’un élément d’actif:


• Elément identifiable
• Elément contrôlé
• Elément porteur d’avantages économiques futurs
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


A. Modalité d’application à l’actif immobilisé

3. Règle d'évaluation des immobilisations corporelles

Caractéristiques d’une immobilisation :


Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


A. Modalité d’application à l’actif immobilisé

3. Règle d'évaluation des immobilisations corporelles

Distinction entre immobilisations et charges :


Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


A. Modalité d’application à l’actif immobilisé

3. Règle d'évaluation des immobilisations corporelles

Le coût d‘entrée des immobilisations corporelles :

• le coût d'acquisition pour les immobilisations acquises à titre onéreux


• leur coût de production pour celles qui sont produites par l'entreprise pour elle-même
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


A. Modalité d’application à l’actif immobilisé

3. Règle d'évaluation des immobilisations corporelles

• le coût d'acquisition pour les immobilisations acquises à titre onéreux

Le coût d'acquisition des immobilisations comprend

i. Prix d'achat
ii. Charges accessoires d'achat y afférentes
iii. Charges d'installation
iv. Frais généraux et charges financières à exclure du coût d'acquisition

NB. : Exceptionnellement les frais financiers sont inclus dans le coût d'acquisition
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


A. Modalité d’application à l’actif immobilisé

3. Règle d'évaluation des immobilisations corporelles

• Le coût d'acquisition des immobilisations comprend

i. Prix d'achat total


➢ Prix d'achat
➢ Augmenté droits de douane et autres impôts et taxes non récupérables
➢ Diminué des réductions commerciales obtenues et des taxes légalement récupérables

ii. Charges accessoires d'achat y afférentes


➢ Transports
➢ Frais de transit
➢ Frais de réception
➢ Assurances
➢ à exclure les taxes légalement récupérables
➢ À exclure les "frais d'acquisition d'immobilisations" :
✓droits de mutation (enregistrement)
✓Honoraires et commissions
✓Frais d'actes
(ces frais sont à inscrire en "charges à répartir sur plusieurs exercices" et à amortir sur cinq
exercices au maximum)
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


A. Modalité d’application à l’actif immobilisé

3. Règle d'évaluation des immobilisations corporelles

Charges d'installation

➢ Charges nécessaires pour mettre le bien, en état d'utilisation


➢ à exclure les frais d'essais et de mise au point (à constater dans les charges de l'exercice ou à
répartir sur plusieurs exercices)

iv. Les frais généraux et les charges financières

▪ Les frais généraux et les charges financières engagés pour l'acquisition d'immobilisations
sont exclus du coût d'acquisition.

▪ Dans le cas exceptionnel d'un délai d'acquisition supérieur à un an, les frais financiers
spécifiques de préfinancement se rapportant à cette période peuvent être inclus dans le coût
d'acquisition de ces immobilisations avec mention expresse dans l'ETIC (A1)
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


A. Modalité d’application à l’actif immobilisé

3. Règle d'évaluation des immobilisations corporelles

• Le coût de production des immobilisations :

C’est un coût de production réel et complet qui tient compte des :


i. Charges inclues
ii. Charges exclues
iii. Exceptions
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


A. Modalité d’application à l’actif immobilisé
3. Règle d'évaluation des immobilisations corporelles
• Le coût de production des immobilisations :

i. Charges inclues
➢ Coût d'acquisition des matières et fournitures utilisées pour la production de l'élément
➢ Charges directes de production tels les charges de personnel, les services extérieurs, les
amortissements
➢ Charges indirectes de production dans la mesure où elles peuvent être raisonnablement
rattachées à la production de l'immobilisation

ii. Charges exclues


➢ Frais d'administration générale de l'entreprise
➢ Frais de stockage
➢ Frais de recherche et développement
➢ Charges financières

iii. Exceptions
Ce coût peut comprendre le montant des intérêts relatifs aux dettes contractées pour le
financement de cette production depuis le "préfinancement" spécifique jusqu'à la date normale
d'achèvement de l'immobilisation ou de sa mise en service si elle est exceptionnellement
antérieure à cette date (mention à
faire dans l'ETIC).
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


A. Modalité d’application à l’actif immobilisé

3. Règle d'évaluation des immobilisations corporelles

• Cas particuliers de valeur d'entrée :Immobilisations acquises par voie d'échange :

Les immobilisations sont comptabilisées à la valeur actuelle du bien cédé, présumée égale à
celle du bien acquis.

Toutefois lorsque l'une de ces deux valeurs actuelles est difficilement déterminable
(exemple : valeur actuelle d'une "servitude" foncière), est retenue comme valeur d'entrée
la valeur actuelle dont l'estimation est la plus sûre.

Si l’immobilisation reçue à titre d’échange ne peut être évaluée à la valeur actuelle, son coût
d’entrée est évaluer à sa valeur comptable

La difficulté se présente lorsque cette valeur comptable est nulle (biens totalement amortis)
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


A. Modalité d’application à l’actif immobilisé

3. Règle d'évaluation des immobilisations corporelles

• Cas particuliers de valeur d'entrée : Immobilisations acquises à titre gratuit :

La valeur d'entrée est égale à la valeur actuelle, "valeur estimée" à la date de l'entrée en fonction
du marché et de l'utilité économique du bien pour l'entreprise.

Si l’immobilisation reçue gratuitement ne peut être évaluée à la valeur actuelle, son coût d’entrée
est évaluer à sa valeur comptable, le cas échéant.

• Cas particuliers de valeur d'entrée : Immobilisations acquises à titre d’apport :

La valeur d'entrée est égale au montant stipulé dans l'acte d'apport.

▪ Cas particuliers de valeur d'entrée : Immobilisations acquises au moyen de subventions


d'investissemet :

Ces immobilisations sont à enregistrer à leur coût d'acquisition ou à leur coût de production,
sans déduction de la subvention (portée au passif du bilan sous la rubrique "capitaux
propres assimilés")
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


A. Modalité d’application à l’actif immobilisé

3. Règle d'évaluation des immobilisations corporelles


• Cas particuliers de valeur d'entrée : Immobilisations acquises avec paiement à terme :

La valeur d'entrée des biens, fondée sur le prix convenu, est indépendante des modalités
futures de règlement en cas de paiement différé.
L’immobilisation est comptabilisée dans le patrimoine dés sa réception.

• Cas particuliers de valeur d'entrée : Immobilisations acquises avec Clause d'indexation de la dette
:

En cas de règlement différé avec indexation de la dette, les variations de l'indice retenu
restent sans influence sur la valeur d'entrée.
Les variations constituent des charges ou des produits non courants

• Cas particuliers de valeur d'entrée : Immobilisations acquises avec Clause de révision de la dette
:

Lorsque le prix n'est pas définitivement fixé à la date d'entrée de l'immobilisation, la valeur d'entrée
est modifiée, en hausse ou en baisse, en fonction des stipulations du contrat, jusqu'à fixation du
prix définitif.
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


A. Modalité d’application à l’actif immobilisé

3. Règle d'évaluation des immobilisations corporelles

• Cas particuliers de valeur d'entrée : Immobilisations acquises par crédit bail:

Ces biens n'entrant pas dans le patrimoine de l'entreprise ne peuvent figurer à l'actif de son
bilan aussi longtemps que n'est pas levée "l'option d'achat".
En cas de levée de cette option, le bien est inscrit en "immobilisations" pour le prix
résiduel fixé dans le contrat.

• Cas particuliers de valeur d'entrée : ensemble immobilier:

La valeur d'entrée d'un ensemble immobilier, tel un terrain construit ou un immeuble acheté,
doit être ventilée entre ses deux éléments constitutifs :
- La valeur d'entrée du terrain ;
- La valeur d'entrée de la construction

• Cas particuliers de valeur d'entrée : Immobilisations acquises conjointement ou produites


conjointement :

La valeur d'entrée de ces immobilisations est déterminée à partir de leur coût global d'achat ou de
production, proportionnellement à la valeur relative qui peut être attachée à chacune de ces
immobilisations dès qu'elles peuvent être individualisées.
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


A. Modalité d’application à l’actif immobilisé

3. Règle d'évaluation des immobilisations corporelles

• Cas particuliers de valeur d'entrée : Immobilisations acquises en devises:

La valeur d'entrée de ces immobilisations est déterminée sur la base du cours du jour du
transfert du patrimoine.
Les différences de changes ultérieures sont à porter au compte CPC.
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


A. Modalité d’application à l’actif immobilisé

3. Règle d'évaluation des immobilisations corporelles

• Cas particuliers de valeur d'entrée : Cout de démantèlement d’une immobilisation une


immobilisation:

Dans certains cas, le contrat de construction d’une installation ou d’un local est assortie d’un
engagement ferme de l’entreprise de son démantèlement

Exemple : Exemple :
- Construction sur terrain d’autrui
- Plate-forme technique sur un domaine public
- Plate-forme pétrolière ou d'une centrale nucléaire

Traitement comptable du coût de démantèlement


✓ Complément coût d’entrée?
✓ Charge de l’exercice d’entrée?
✓ Charge de l’exercice de démantèlement?
✓ Charges à répartir?
✓ Traitement de l’étalement?
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


A. Modalité d’application à l’actif immobilisé

3. Règle d'évaluation des immobilisations corporelles

• Cas particuliers de valeur d'entrée : Cout de démantèlement d’une immobilisation une


immobilisation:

Analyse et traitement comptable Analyse et traitement comptable :

✓ Le montant des dépenses de démantèlement ne semble pas à inscrire en augmentation


du coût d'entrée de l'installation ou de l’immobilisation à démanteler
✓ Ces dépenses ne correspondent ni à un prix d'achat ni à des frais accessoires
✓ Il semble plus adéquat de constituer une provision pour charges au titre de ces dépenses
✓ La provision pour charges est à étaler sur la durée d’amortissement du bien à démanteler
✓ Il y a lieu de tenir compte, le cas échéant, de l’actualisation annuelle du coût de démantèlement
du bien
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


A. Modalité d’application à l’actif immobilisé

3. Règle d'évaluation des immobilisations corporelles

• Cas particuliers de valeur d'entrée : Constructions sur sol d’’autrui :

C’est un Bail à construction

Un bail à construction est un contrat à titre onéreux par lequel un locataire s'engage à édifier
des constructions sur le terrain du bailleur.
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


A. Modalité d’application à l’actif immobilisé

3. Règle d'évaluation des immobilisations corporelles

• Cas particuliers de valeur d'entrée : Constructions sur sol d’’autrui :

Traitement comptable chez le locataire :

Traitement des amortissements des constructions sur terrain d’autrui : 2 cas se présentent :
• Si la durée de bail est supérieure à la durée de vie des constructions :
- Pratiquer l’amortissement des constructions
- Aucun traitement supplémentaire
• Si la durée de bail est plus courte que celle de vie des constructions :
- Pratiquer l’amortissement des constructions
- Constituer une provision pour faire face à la perte qui sera subie à la fin du bail

Traitement comptable chez le propriétaire :


• Le produit correspondant à la remise gratuite des constructions par le locataire en fin de bail
doit être comptabilisé dans le CPC sur la période de location au même titre que les loyers
encaissés en numéraires, en tant que produits constatés d’avance
• En fin de bail, la construction remise au bailleur est enregistrée en immobilisations en
contre partie des montants constitués en produits constatés d’avance
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


A. Modalité d’application à l’actif immobilisé

3. Règle d'évaluation des immobilisations corporelles

• Cas particuliers de valeur d'entrée : Constructions sur sol d’’autrui :

Analyse de l’opération :
• Dans un tel bail, la remise de l'immeuble au bailleur ne peut être analysée comme une
acquisition à titre gratuit
• Elle correspond à la rémunération de la mise à disposition du terrain (à une valeur intéressante)
• Cette rémunération in fine complète les loyers reçus en espèces durant la durée du bail
• Ainsi, la réalité économique de la transaction peut s'analyser en substance comme un
échange entre, d'une part, la location du terrain et, d'autre part, les versements de loyers et
la remise de la construction en fin de bail
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


A. Modalité d’application à l’actif immobilisé

3. Règle d'évaluation des immobilisations corporelles

• Etude de cas

L’entreprises FRANE a acquis une machine dont le coût d’acquisition est détaillé ci-dessous :
- Prix d’acquisition : 96 900
- Escomptes obtenus : 1 900
- Frais d’acheminement et d’installation : 12 000
- Honoraires du conseiller : 3 000

Travail à faire :
Passer les Passer les écritures comptables écritures comptables
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


A. Modalité d’application à l’actif immobilisé

3. Règle d'évaluation des immobilisations corporelles

• Etude de cas
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


A. Modalité d’application à l’actif immobilisé

3. Règle d'évaluation des immobilisations corporelles

• Etude de cas

La société TAMI a achevé la construction en 2012 d’un dépôt de stockage qui a été mis en service
était le 01/07/2012.
Les coûts engagés au titre des deux derniers exercices sont de 115 000
Ce coût de la construction comprend :
• Matières et fournitures diverses 94 000
• Main-d’oeuvre 148 000
• Frais divers (charges d’exploitation) 106 000
• Frais financiers (emprunt finançant la construction) 37 000

Travail à faire :
Passer l’écriture comptable de l’immobilisation de la construction du dépôt
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


A. Modalité d’application à l’actif immobilisé

3. Règle d'évaluation des immobilisations corporelles

• Etude de cas

Coût de la construction du dépôt :


Avant 2012 : 115 000
En 2012 : 94 000 + 148 000 + 106 000 + 37 000 = 385 000
Coût total : 115 000 + 385 000 = 500 000
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


A. Modalité d’application à l’actif immobilisé

3. Règle d'évaluation des immobilisations corporelles

• Etude de cas

Le 01/ 04/1994, l’entreprise OTAM a édifié un atelier de 4 800 000 (HT) soumis à la TVA de
20 %.
• Ce local a été bâti sur un terrain loué dont le bail expire le 31/03/2006. Ce bail peut être renouvelé
si le bailleur accepte.
• Au titre de cette opération, aucune indemnité n’est prévue à la fin du bail.
• La durée d’utilisation normale du local est de 20 ans.
• L’entreprise clôture ses comptes au 31/12 de chaque année.
• À la date du 31/03/2006, le bailleur n’a pas renouvelé le contrat.

Travail à faire :
1/ Enregistrer l’entrée des constructions chez TOAM
2/ Passer les écritures d’inventaire au 31/12/1994
3/ Passer les écritures de sortie des constructions à la fin du bail
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


A. Modalité d’application à l’actif immobilisé

3. Règle d'évaluation des immobilisations corporelles

• Etude de cas
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


A. Modalité d’application à l’actif immobilisé

3. Règle d'évaluation des immobilisations corporelles

• Etude de cas
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


A. Modalité d’application à l’actif immobilisé

3. Règle d'évaluation des immobilisations corporelles

• Etude de cas

La société ROTAS a installé le 01/01/2012, une plate-forme technique sur un domaine public d’un
montant de 2.400.000 dhs TTC. Cette installation sera exploitée sur une délai de 5 ans.

• L’installation de la plate-forme est autorisée à la condition de la démanteler à la fin de la


durée d’exploitation
• Le coût de démantèlement de cette installation est estimé à 250.000 dhs HT
• Cette installation sera amortie sur 5 ans
Travail à faire :
•Passer les Passer les écritures comptables de l’écritures comptables de l’’exercice 2012 exercice
2012
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


A. Modalité d’application à l’actif immobilisé

3. Règle d'évaluation des immobilisations corporelles

• Etude de cas
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


A. Modalité d’application à l’actif immobilisé

4. Règle d'évaluation des immobilisations financières (focus titres de participation)

Définition
Les immobilisations financières sont des actifs financiers d'utilisation durable

Postes concernés
241 Prêts immobilisés
248 Autres créances financières
251 Titres de participations
258 Autres titres immobilisés
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


A. Modalité d’application à l’actif immobilisé
4. Règle d'évaluation des immobilisations financières (focus titres de participation)
Valeur d’entrée : Cas général

▪ Les titres immobilises sont portés en comptabilité pour leur prix d'achat
▪ Les frais d'acquisition sont inscrits directement dans les charges de l'exercice (*) :
- Honoraires
- Frais d’actes
- Commissions
- Droits de mutation

(*) Si le montant de ces charges est important, il est possible de les répartir sur plusieurs exercice.
Si les titres sont cédés la quotte part de ces frais non amortis doit être passée en charge dans
l’année de cession.
Valeur d’entrée : Cas particulier
▪ Actions gratuites
Les actions dites juridiquement "gratuites" sont obtenues gratuitement en
contrepartie d'une
augmentation de capital par incorporation des réserves de la société émettrice
➢ L'obtention d'actions "gratuites" est sans influence sur la valeur globale d'entrée des titres
➢ Le coût unitaire moyen des titres se trouve donc diminué
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


A. Modalité d’application à l’actif immobilisé
4. Règle d'évaluation des immobilisations financières (focus titres de participation)

Valeur d’entrée : Cas particulier

▪ Droits préférentiels de souscription ou d'attribution

Deux cas se présentent en cas d’augmentation du capital :


➢ Ancien détenteur de titres :
- Simple utilisation des DPS : donc aucun paiement des DPS
- Le prix d’achat des titres émis correspond à leur prix d’émission

➢ Non détenteur de titres :


- Donc achat des DPS à d’autres actionnaires
- Le coût d’achat des DPS constitue une partie du coût d’entrée des titres
- Coût d’acquisition = prix d’émission + prix d’achat du DPS

La cession des droits de souscription ou des droits d'attribution :


- Réduit la valeur globale d'entrée du montant du prix de cession
- Réduit en conséquence, le coût unitaire moyen d'achat des titres correspondants
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


A. Modalité d’application à l’actif immobilisé
4. Règle d'évaluation des immobilisations financières (focus titres de participation)

Valeur d’entrée : Cas particulier


▪ Titres de même nature
La valeur d'entrée des titres restants (après cession des titres de même nature conférant les même
droits) est déterminée par la méthode du :
- "coût d'achat moyen pondéré" après chaque entrée
- "premier entré- premier sorti" F.I.F.O.

▪ Titres acquis en monnaie étrangère


Ces titres sont convertis en monnaie locale au cours de change à la date d'entrée

▪ Titres acquis partiellement libérée


Ces titres sont débités de la valeur d'entrée y compris la partie non encore libérée
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


A. Modalité d’application à l’actif immobilisé
4. Règle d'évaluation des immobilisations financières (focus titres de participation)
Valeur actuelle : Titre de participation

▪ Les titres de participation sont à évaluer :


- Plus en fonction de l'utilité que la participation présente pour l'entreprise
- Qu’en fonction du marché (souvent inexistant)

▪ L'utilité de la participation dans l’entité contrôlée tient compte des :

- Critères objectifs : Perspectives et Rentabilité des titres (Cours en bourse, rentabilité


financière)
- Critères subjectifs :Conjoncture économique, capitaux propres réels de la société contrôlée,
Parts de marché, Effets de complémentarité susceptibles de résulter de la participation

▪ L'estimation de la "valeur actuelle" tient également compte de l’impact de la cession des


titres de
participation sur la perte :
- Soit du "contrôle" de la société
- Soit de la minorité de blocage

C’est le "prix qu'accepterait d'en donner un acquéreur éventuel de l'entreprise, compte tenu
de l'utilité de la participation pour l'entreprise"
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


A. Modalité d’application à l’actif immobilisé
4. Règle d'évaluation des immobilisations financières (focus titres de participation)

Valeur actuelle : Titre immobilisés et autres titres de participation

▪ Valeur actuelle (notamment à la date de l'inventaire) est égale :


- Titres cotés : Cours moyen du dernier mois
- Titres non cotés : Valeur probable de négociation (*)

(*) La valeur probable de négociation est à apprécier dans la perspective d'une éventuelle cession
à longue échéance (plus d'un an)
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


A. Modalité d’application à l’actif immobilisé
4. Règle d'évaluation des immobilisations financières (focus titres de participation)
Valeur au bilan

▪ Valeur au bilan : Résulte de la comparaison entre la valeur d'entrée et la valeur actuelle des
titres
▪ Titres concernés : Titres de catégories homogènes, de même nature, ayant les mêmes
droits
▪ Deux cas se présentent :
- Si Plus-values : à ne pas comptabiliser
- Si Moins-values : à prendre en charges sous forme de provisions pour dépréciation

▪ Compensation entre plus et moins values :


- Titres de participation : Aucune compensation
- Titres immobilisés cotés autres que de participation :
o Principe : Aucune compensation
o Exception : Possibilité de compenser les moins-values suite à une baisse des cours anormale
et momentanée, par les plus-values constatées sur d'autres titres, dans la limite de ces plus-
values (Mention dans l'ETIC)

▪ Titres acquis en monnaie acquis en monnaie étrangère : Valeur devant tenir compte des
provisions pour dépréciation éventuelles à calculer par rapport à la valeur d’entrée sur la
base du cours du titre à l'étranger converti au cours de change à la date d'inventaire.
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


B. Modalité d’application à l’actif circulant

1. Règle d'évaluation des stocks

Stock: aspects comptables

Le stock est définit comme étant:


« Ensemble de biens ou de services qui alimentent le cycle d’exploitation pour être:
-soit à être revendus en l’état ;
-soit à être intégrés dans le processus de fabrication pour obtenir des Produits finis;
-soit à être consommés lors de leur utilisation. »

Légalement l’entreprise a l’obligation d’établir annuellement un inventaire physique exhaustif des


éléments d’actifs et de passifs de son patrimoine. Cet inventaire physique doit respecter les
règles de bases suivantes:

Seuls les biens dont l'entreprise est propriétaire font partie de ses stocks

Tous les biens destinés à être consommés au premier usage, ou revendus en l'état ou
après transformation sont considérés comme stock.
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


B. Modalité d’application à l’actif circulant

1. Règle d'évaluation des stocks

Matières premières
Évaluation au coût
Approvisionnement
d'acquisition
Marchandises
Évaluation des
entrées en
stock

Produits finis
Évaluation au coût
En-cours de
de production
production
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


B. Modalité d’application à l’actif circulant

1. Règle d'évaluation des stocks

Coût d’acquisition = Prix d’achat + Frais accessoires

>> Prix d’achat : prix net des réductions à caractère commercial


>> Frais accessoires d’achat
À retenir À ne pas retenir
- Commissions et frais de transit - Les frais de la fonction
- Frais de transport (externes ou approvisionnement
internes) - Les frais financiers
- Droits de douane, impôts indirects, - Les frais de stockage
TVA non déductible
- Frais internes de réception
(manutention, déchargement,…)
Exception: cycle d’approvisionnement>1 an : les frais financiers spécifiques relatifs à ce cycle
peuvent être inclus dans le coût d’acquisition(Etic A1)
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


B. Modalité d’application à l’actif circulant

1. Règle d'évaluation des stocks

Coût de production = Coût d’acquisition des matières consommées


+ Charges directes de production +
Charges indirectes de production

Les biens identifiables et les biens interchangeables :

- Les biens identifiables sont des biens individualisés.


Leur coût d'entrée est déterminé article par article ou
catégorie par catégorie.

- Les biens interchangeables sont des biens qui ne peuvent


plus être identifiées après leur entrée en magasin.
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


B. Modalité d’application à l’actif circulant

1. Règle d'évaluation des stocks

>> Coût d’acquisition des matières consommées :

Pour la valorisation des matières premières consommées, le


PCGM autorise seulement deux méthodes :
-> Coût d’acquisition des matières consommées :
- La méthode du coût moyen pondéré :
Stock initial (valeur) + Entrées (valeur)
CMUP =
Stock initial (quantité) + Entrées (quantité)
Ce coût peut être calculé à chaque entrée ou sur une période
n’excédant pas la durée moyenne de stockage
- La méthode FIFO :
Cette méthode consiste à valoriser les sorties au coût du lot le
plus ancien et ceci jusqu’à son épuisement total.
193
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


B. Modalité d’application à l’actif circulant

1. Règle d'évaluation des stocks

>> Les charges indirectes :

Charges Comprises dans le Ne sont pas à retenir


coût
Charges de Lorsque le cycle de En règle générale (jamais
financement de la production est > à 12 retenues au niveau fiscal)
production mois
Charges financières Si la durée du En règle générale.
de stockage stockage est > à 12
mois.
Frais de recherche et Engagés à l’occasion
développement d’une commande
spécifique d’un client.
Amortissements Amortissements Amort. des charges à
d’exploitation répartir Amortissements
dérogatoires.
194
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


B. Modalité d’application à l’actif circulant

1. Règle d'évaluation des stocks

>> Les charges indirectes :

Charges Comprises dans le coût Ne sont pas à retenir


Charges administratives Frais généraux opérationnels Frais d’administration
générale, frais généraux de
structure.
Frais de stockage Si les conditions En règle générale.
d’exploitations spécifiques le
justifient
Pertes, gaspillages Déchets inévitables non En règle générale
récupérables
Sous- activité Les coûts doivent correspondre La charge de sous- activité
à une activité normale est exclue du coût.

195
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


B. Modalité d’application à l’actif circulant

1. Règle d'évaluation des stocks


>> Les méthodes de calcul du coût de production :
-La méthode du coût complet :
La méthode du coût complet ne prend pas en considération le niveau
d’activité. Puisque les charges fixes sont entièrement incorporées, le coût de la
sous-activité est inclus dans le coût de production des stocks.

- La méthode de l’imputation rationnelle :


Cette méthode prend en compte l’incidence de la sous-activité, dès lors que le
coût de cette sous-activité est significatif pour l’entreprise. Dans le cas d’une
production inférieure à la capacité normale de l’entreprise, les charges fixes de
production ne sont imputées au coût de production que pour la fraction
correspondant à son activité normale.

196
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


B. Modalité d’application à l’actif circulant

1. Règle d'évaluation des stocks


>> Cas particulier d’application à la notion de coût de production :
- Les biens produits conjointement -

Dans le cas des entreprises produisant à la fois un produit principal et un sous produit :

Coût du produit principal = Coût de production conjoint des deux produits – Coût
du sous produit

➔ La valeur du sous-produit est déterminée forfaitairement ou fixée par référence au prix de


marché

197
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


B. Modalité d’application à l’actif circulant

1. Règle d'évaluation des stocks

Cas exceptionnels:
Dans les cas exceptionnels où il n’est pas possible de calculer le coût d’achat ou le coût de
production , en raison notamment de contraintes ou de dépenses excessives au niveau de
l’organisation ou du calcul des coûts , la valeur d’entrée est déterminée:
* Comme égale ou coût d’achat ou au coût de production dans l’entreprise de biens équivalents
constaté ou estimé à une date aussi proche que possible de la date d’entrée;
* à défaut, comme égale au prix de vente estimé à la date du bilan sous déduction d’une marge
normale sur coût d’acquisition ou sur coût de production. (mention dans l’ETIC -A1-)
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


B. Modalité d’application à l’actif circulant

1. Règle d'évaluation des stocks

Valeur au bilan: Valeur nette comptable

* Cas général
Quand la valeur actuelle est inférieure à la valeur d’entrée, il est appliqué une
« provision pour dépréciation » à faire figurer distinctement au bilan.

* Cas des « contrats de vente ferme »


Lorsque le Prix de Vente stipulé et considéré comme sûr, couvre tout à la fois les coûts
déjà engagés, sous forme de PF, P-encours ou MP, Fournitures , marchandises et ceux
restant à supporter jusqu’à exécution totale du contrat, le coût d’entrée de ces biens est
conservé comme valeur au bilan, sans que soit constatée une provision pour
dépréciation.
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


B. Modalité d’application à l’actif circulant

2. Règle d'évaluation des TVP

Les titres et valeurs de placement TVP comprennent :

▪ Actions, partie libérée et Actions, partie non libérée


▪ Obligations
▪ Bons de caisse et bons du Trésor
▪ Autres titres et valeurs de placement similaires

La valeur d’entrée des TVP est déterminée selon les mêmes conditions que celles des
titres de participation
Les règles
Les règles et méthodes
et méthodes d’évaluations
d’évaluations

III. Modalité d’application des règles d’évaluations


B. Modalité d’application à l’actif circulant/passif circulant
3. Règle d'évaluation des créances et dettes
Cas particulier : Créances et dettes libellées en monnaie étrangère

Valeur d'entrée
Les créances et les dettes contractées en monnaie étrangère sont converties et
comptabilisées en dirhams sur la base du cours de change du jour de l'opération : date de
facturation en général, date de l'accord des parties, ou date de paiement en ce qui concerne
les avances et acomptes reçus ou donnés.
Toutefois, les créances ou dette nées d'opérations dites de "couverture de change" sont
converties en dirhams sur la base du cours de change à terme figurant dans les contrats.
Lorsque la naissance et le règlement des créances ou des dettes s'effectuent dans le même
exercice, les écarts constatés par rapport aux valeurs d'entrée en raison de la variation des
cours de change, constituent des pertes ou des gains de change à inscrire respectivement
dans les charges financières ou les produits financiers de l'exercice.

Valeur au bilan
Les créances et les dettes libellées en monnaie étrangère sont converties et inscrites en
comptabilité par correction de l'enregistrement initial en dirhams sur la base du dernier cours
de change à la date d'inventaire.
Les règles
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III. Modalité d’application des règles d’évaluations


B. Modalité d’application à l’actif circulant/passif
circulant circulant
3. Règle d'évaluation des créances et dettes
Cas particulier : Créances et dettes libellées en monnaie étrangère

Cas général

▪ Les différences entre les valeurs initialement inscrites dans les comptes et celles résultant de
la conversion à la date de l'inventaire majorent ou diminuent les montants initiaux.
▪ Ils sont inscrits en contrepartie des variations des créances et dettes :
- à l' actif du bilan pour les pertes latentes;
- au passif du bilan pour les gains latents.

Application du principe de clarté : Pas de compensation.

Application du principe de prudence :

- les gains latents ne sont donc pas inscrits dans les produits, car non encore réalisés ;

- les pertes latentes, représentant un risque de change à la date de l'inventaire, entraînent la


constitution de provisions pour risques et charges.
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III. Modalité d’application des règles d’évaluations


B. Modalité d’application à l’actif circulant/passif
circulant circulant
3. Règle d'évaluation des créances et dettes
Cas particulier : Créances et dettes libellées en monnaie étrangère

2. Cas exceptionnels

a) constitution partielle de la provision pour risques de change

- Existence d'une couverture de change

- Quasi couverture de change résultant d'une position globale de change

- Emprunt finançant des immobilisations à l' étranger

- Créances ou dettes à long terme

- Réajustement exceptionnel des valeurs d'entrée

b) Provisions calculées sur éléments définitifs


Les règles
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III. Modalité d’application des règles d’évaluations


B. Modalité d’application à l’actif circulant/passif
circulant circulant
3. Règle d'évaluation des créances et dettes
Cas particulier : Créances et dettes libellées en monnaie étrangère

Couverture de change
Lorsque l’opération traitée en devises est assortie par l’entreprise d’une
opération parallèle destinée à couvrir les conséquences de la fluctuation du
change, la provision n’est constituée qu’à concurrence du risque non couvert.
Dans ces conditions le traitement comptable à la clôture de chaque exercice est
le suivant :
▪ les écarts de conversion doivent être constatés,
▪ la provision pour pertes de change n’est constituée qu’à concurrence du
risque non couvert.
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III. Modalité d’application des règles d’évaluations


B. Modalité d’application à l’actif circulant/passif
circulant circulant
3. Règle d'évaluation des créances et dettes
Cas particulier : Créances et dettes libellées en monnaie étrangère

Position globale de change

Lorsque pour des opérations dont les termes sont suffisamment voisins, les pertes et
les gains latents peuvent être considérés comme concourant à une position globale
de change, le montant de la dotation peut être limité à l’excédent des pertes sur les
gains.
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III. Modalité d’application des règles d’évaluations


B. Modalité d’application à l’actif circulant/passif
circulant circulant
3. Règle d'évaluation des créances et dettes
Cas particulier : Créances et dettes libellées en monnaie étrangère
Emprunt en devises affecté à l ’achat d ’une immobilisation située dans le pays de la devise

La provision pour risque de change peut être constituée de façon étalée, en principe linéaire,
sur la durée de l'emprunt (ou sur la durée de l'immobilisation si elle est plus courte).

Le traitement comptable qui en découle est le suivant :

• A la fin du premier exercice, l’écart de conversion sur l’emprunt est dégagé en totalité. En
cas de perte latente, une provision est à constituer (au prorata de la durée de l’emprunt et
en tenant compte de la date d’acquisition sur le premier exercice).

• Lors des reports à nouveau, l’écriture ayant dégagé l’écart de conversion est extournée.

• Lors des échéances de l’emprunt, la perte ou le gain de change réalisé est à dégager dans
le compte de produits et charges ;

• A la clôture des exercices suivants, l’écart de conversion sur l’emprunt est dégagé en
totalité sur le principal de l’emprunt restant à rembourser. En cas de perte latente, une
provision est à constituer au prorata de la durée courue de l’emprunt, en tenant compte,
bien entendu, du montant de la provision antérieurement constituée.
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III. Modalité d’application des règles d’évaluations


B. Modalité d’application à l’actif circulant/passif
circulant circulant
3. Règle d'évaluation des créances et dettes
Cas particulier : Créances et dettes libellées en monnaie étrangère

Réajustement exceptionnel des valeurs d'entrée

Dans le cas exceptionnel d'une forte perte de change latente résultant d'une grave dépréciation
de la monnaie nationale affectant des dettes relatives à l'acquisition récente de biens facturés
en monnaie étrangère et encore en possession de l'entreprise, celle-ci peut réajuster en
hausse la valeur d'entrée de ses biens de tout ou partie de la perte latente dans la limite de la
"valeur actuelle" du bien à la date du bilan.
MERCI POUR VOTRE ATTENTION

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