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E U R O C O D E

Guide d’application
Maîtrise
de l’eurocode 2
Guide d’application

Jean Roux

Jean Roux

12160
2
EURO
CODE
Afin d’harmoniser les règles de conception des structures en béton entre les états membres de l’Union
européenne, les règles de calcul ont été unifiées avec la publication de l’eurocode 2. La phase finale de
la rédaction des Annexes françaises de la norme NF EN 1992-1-1, « Eurocode 2 : Calcul des structures en
béton - Partie 1-1 : Règles générales et règles pour les bâtiments » publiée par AFNOR en octobre 2005,

Maîtrise de l’eurocode 2
Guide d’application
a été achevée en 2007.

Appliquer les méthodes de calcul de l’eurocode 2


Maîtrise de l’eurocode 2 complète l’ouvrage Pratique de l’eurocode 2 qui traite notamment du
dimensionnement des éléments de base d’une structure en béton armé (tirant, poteau, poutre, dalle)
par l’étude des efforts normal et tranchant, et des moments fléchissant et de torsion.
Maîtrise de l’eurocode 2 présente, à partir des lois classiques de la résistance des matériaux et des
méthodes d’analyse des structures préconisées par l’eurocode 2, les justifications complémentaires
à faire vis-à-vis du poinçonnement et des états limites d’instabilité de forme, de maîtrise de la
fissuration, de déformation et de fatigue.
Chaque chapitre comporte des rappels théoriques suivis d’une ou plusieurs applications traitées en
détail. Les applications sont accompagnées de nombreuses informations utiles pour les calculs.

Permettre une transition entre l’application des règles françaises BAEL 91


et de l’eurocode 2
L’organisation de l’ouvrage s’apparente à celle de l’ouvrage Maîtrise du BAEL 91 paru chez le même
éditeur, ce qui permet d’assurer la transition entre les Règles françaises amenées à disparaître et
l’eurocode 2 destiné à les remplacer, en y introduisant les spécificités propres à ces nouvelles règles
(ouverture des fissures, corbeaux, dispositions constructives, etc.).

Chapitre 1 — Analyse structurale


Chapitre 2 — Instabilité de forme - Flambement J. Roux
Chapitre 3 — État limite de service de maîtrise de la fissuration
Chapitre 4 — État limite de service de déformation

barbary-courte.com | Photos : Patrice LEFEBVRE | Entreprise QUILLE (quille.fr)


Chapitre 5 — Poinçonnement
Chapitre 6 — Corbeaux ISBN EYROLLES : 978-2-212-12160-5

ISBN AFNOR : 978-2-12- 273212-0


Code éditeur : Eyrolles : G12160

Chapitre 7 — État limite ultime de fatigue


Code éditeur : Afnor 3273212

Les fichiers relatifs à certaines annexes (méthodes simplifiées pour la double intégration de la
courbure, analyse non linéaire – diagramme contraintes – déformations du béton) au format pdf sont
disponibles à l’adresse suivante : www.editions-eyrolles.com

Cet ouvrage s’adresse aux étudiants en bâtiment et génie civil,


aux techniciens, ingénieurs et projeteurs désireux d’acquérir les
mécanismes et ordres de grandeur couramment pratiqués en calcul
des ossatures en béton armé ou de mettre à jour et approfondir
leurs connaissances dans ce domaine.

www.boutique-livres.afnor.org

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Maîtrise
de l’eurocode 2

Pour plus de
documents visiter

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Dans la même collection
Eurocode 2
J.-M. Paillé. – Calcul des structures en béton, G12043, 2009.
J. Roux. – Pratique de l’eurocode 2, G12044, 2009.

Eurocode 5
Y. Benoit, B. Legrand, V. Tastet. – Calcul des structures en bois, 2e édition, G12481,
(à paraître en 2009).

Eurocode 6
M. Hurez, N. Juraszek, M. Pelcé. – Dimensionner les ouvrages de maçonnerie, G12280,
2009.

Eurocode 8
V. Davidovici. – Constructions parasismiques (à paraître en 2009).

Le programme des Eurocodes structuraux comprend les normes suivantes, chacune


étant en général constituée d’un certain nombre de parties :
EN 1990 Eurocode 0 : Bases de calcul des structures
EN 1991 Eurocode 1 : Actions sur les structures
EN 1992 Eurocode 2 : Calcul des structures en béton
EN 1993 Eurocode 3 : Calcul des structures en acier
EN 1994 Eurocode 4 : Calcul des structures mixtes acier-béton
EN 1995 Eurocode 5 : Calcul des structures en bois
EN 1996 Eurocode 6 : Calcul des structures en maçonnerie
EN 1997 Eurocode 7 : Calcul géotechnique
EN 1998 Eurocode 8 : Calcul des structures pour leur résistance aux séismes
EN 1999 Eurocode 9 : Calcul des structures en aluminium
Les normes Eurocodes reconnaissent la responsabilité des autorités réglementaires
dans chaque État membre et ont sauvegardé le droit de celles-ci de déterminer, au
niveau national, des valeurs relatives aux questions réglementaires de sécurité, là où
ces valeurs continuent à différer d’un État à un autre.

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Maîtrise
de l’eurocode 2

Jean Roux

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ÉDITIONS EYROLLES AFNOR éditions
61, bd Saint-Germain 11, rue Francis-de-Pressensé
75240 Paris Cedex 05 93571 La Plaine Saint-Denis Cedex
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Le code de la propriété intellectuelle du 1er juillet 1992 interdit en effet expressément la photocopie
à usage collectif sans autorisation des ayants droit. Or, cette pratique s’est généralisée notamment
dans les établissements d’enseignement, provoquant une baisse brutale des achats de livres, au
point que la possibilité même pour les auteurs de créer des œuvres nouvelles et de les faire éditer
correctement est aujourd’hui menacée.
En application de la loi du 11 mars 1957, il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement le présent
ouvrage, sur quelque support que ce soit, sans l’autorisation de l’Éditeur ou du Centre Français d’exploitation
du droit de copie, 20, rue des Grands Augustins, 75006 Paris.
© AFNOR et Groupe Eyrolles, 2009.
ISBN AFNOR : 978-2-12-273212-0
ISBN Eyrolles : 978-2-212-12160-5

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TABLE DES MATIÈRES

Avant-propos .......................................................................................... 1
1. Présentation des eurocodes et de l’ouvrage .................................. 1
2. Références règlementaires ............................................................ 2
3. Numérotation des formules ........................................................... 3
4. Couleurs des figures ...................................................................... 4
5. Notations et symboles particuliers ................................................ 4

Notations et symboles ......................................................................... 7


1. Majuscules romaines ..................................................................... 7
2. Minuscules romaines .................................................................... 10
3. Majuscules ou minuscules grecques ............................................. 14

1 Analyse structurale ....................................................................... 17


I. RAPPELS THÉORIQUES ........................................................... 17
1. Définition ...................................................................................... 17
2. Modélisation des structures ........................................................... 17
2.1 Éléments de structures .................................................................... 18
2.1.1 Poutre et poutre-cloison ..................................................... 18
2.1.2 Poteaux et voiles ................................................................ 18
2.1.3 Dalles .................................................................................. 18
2.2 Largeur participante des poutres en T ............................................ 19
2.3 Portées utiles des poutres et dalles .................................................. 20
2.3.1 Définitions – Principes ....................................................... 20
2.3.2 Portées à prendre en compte dans les calculs ..................... 22
2.4 Imperfections géométriques ............................................................ 22
2.4.1 Cas des éléments isolés et des ponts .................................. 24
2.4.2 Cas des structures ............................................................... 26
2.5 Moments sur appuis – Vérifications ............................................... 26
3. Méthodes de calcul ....................................................................... 27
3.1 Types d’analyse structurale ............................................................ 28
3.1.1 Analyse vis-à-vis des états limites de service .................... 28
3.1.2 Analyse vis-à-vis de l’état limite ultime ............................ 28
3.2 Analyse élastique linéaire ............................................................... 28
3.3 Analyse linéaire avec redistribution limitée des moments ............. 29
3.4 Analyse plastique ............................................................................ 30
3.4.1 Dispense de la vérification de la capacité de rotation ........ 31
3.4.2 Vérification de la capacité de rotation ............................... 31
3.4.3 Analyse par la méthode avec bielles et tirants ................... 33
3.5 Analyse non linéaire ...................................................................... 34

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VI

4. Analyse structurale des poutres et des portiques .......................... 34


4.1 Analyse élastique et linéaire .......................................................... 34
4.2 Analyse linéaire avec redistribution limitée des moments ............. 35
4.3 Analyse plastique ........................................................................... 35
4.4 Analyse non linéaire ...................................................................... 35
4.5 Dispositions constructives – Aciers en chapeau ............................ 35
4.5.1 Chapeaux sur appuis de rive .............................................. 35
4.5.2 Chapeaux sur appuis intermédiaires .................................. 36
5. Analyse structurale des dalles ....................................................... 36
5.1 Analyse élastique et linéaire .......................................................... 37
5.2 Analyse linéaire avec redistribution limitée des moments ............. 37
5.3 Analyse plastique ........................................................................... 37
5.4 Analyse non linéaire ...................................................................... 38
5.5 Dispositions constructives ............................................................. 38
5.5.1 Armatures de flexion ......................................................... 38
5.5.2 Armatures d’effort tranchant ............................................. 41
II. APPLICATIONS .......................................................................... 42
Application n˚ 1 : analyse d’une poutre ........................................ 42
–Énoncé– .................................................................................................. 42
–Corrigé– ................................................................................................. 43
Application n˚ 2 : analyse d’une poutre continue ......................... 52
–Énoncé– .................................................................................................. 52
–Corrigé– ................................................................................................. 53

2 Instabilité de forme – Flambement ....................................... 69


I. RAPPELS THÉORIQUES ........................................................... 69
1. Rappels de résistance des matériaux ............................................. 69
1.1 Force critique d’Euler .................................................................... 69
1.2 Amplification de la déformée d’une poutre comprimée ................ 70
1.2.1 Équation différentielle de la ligne moyenne déformée ..... 71
1.2.2 Solution de l’équation de la ligne moyenne déformée
– Coefficient d’amplification ............................................ 71
1.2.3 Excentricités du premier et du second ordre ..................... 73
2. Classification des structures et des éléments structuraux ............. 75
2.1 Éléments contreventés et non contreventés ................................... 75
2.2 Cas des poteaux isolés ................................................................... 75
2.2.1 Élancement ........................................................................ 75
2.2.2 Cas des sections rectangulaires ......................................... 76
2.2.3 Cas des sections circulaires ............................................... 76
2.3 Cas des éléments de structure isolés .............................................. 76
3. Imperfections géométriques .......................................................... 78
4. Méthode générale .......................................................................... 78
4.1 Domaine d’application ................................................................... 79
4.2 Hypothèses complémentaires ......................................................... 80
4.2.1 Hypothèses mécaniques .................................................... 80
4.2.2 Hypothèse géométrique supplémentaire ........................... 82
4.3 Excentricité « externe » ................................................................. 83

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Table des matières VII

4.4 Excentricité « interne » ................................................................... 84


4.5 Étude de l’équilibre ......................................................................... 85
4.6 Méthode de l’équilibre – Méthode des déformations internes ....... 87
4.6.1 Méthode générale ............................................................... 87
4.6.2 Méthode simplifiée ............................................................. 87
4.6.3 Remarque ........................................................................... 88
4.7 Cas des sections rectangulaires à deux nappes d’armatures ........... 88
5. Dispense de la vérification de l’état limite ultime de stabilité
de forme (flambement) ................................................................. 92
5.1 Cas des éléments isolés ................................................................... 92
5.2 Cas des structures ........................................................................... 94
6. Méthodes ramenant la vérification de stabilité de forme
à un calcul de section – Méthode de la rigidité ............................. 95
6.1 Domaine de validité ........................................................................ 95
6.2 Rigidité nominale ............................................................................ 95
A
6.2.1 Cas où 0,002 ≤ ρ = ------s < 0,01 ......................................... 96
Ac
A
6.2.2 Cas où ρ = ------s ≥ 0,01 ...................................................... 96
Ac
6.3 Principe de la méthode .................................................................... 97
6.4 Cas des poteaux isolés avec excentricités du premier ordre
différentes aux deux extrémités ...................................................... 99
6.5 Processus d’application de la méthode de la rigidité ...................... 99
7. Méthodes ramenant la vérification de stabilité de forme
à un calcul de section – Méthode de l’estimation
de la courbure ................................................................................ 101
7.1 Domaine de validité ........................................................................ 101
7.2 Principe de la méthode .................................................................... 101
7.2.1 Introduction ........................................................................ 101
7.2.2 Moment de calcul de l’élément .......................................... 106
7.2.3 Courbure ............................................................................. 107
7.3 Processus d’application de la méthode de l’estimation
de la courbure ................................................................................. 109
II. APPLICATIONS .......................................................................... 111
Application n˚ 1 : vérification au flambement par la méthode
de l’équilibre (charges quelconques) ............................................ 111
–Énoncé– .................................................................................................. 111
–Corrigé– .................................................................................................. 112
Application n˚ 2 : dimensionnement des armatures par la méthode
de la rigidité .................................................................................. 124
–Énoncé– .................................................................................................. 124
–Corrigé– .................................................................................................. 125
Application n˚ 3 : vérification au flambement par la méthode
de l’estimation de la courbure ....................................................... 138
–Énoncé– .................................................................................................. 138
–Corrigé– .................................................................................................. 139

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VIII

Application n˚ 4 : dimensionnement des armatures


par la méthode de l’estimation de la courbure .............................. 148
–Énoncé– .................................................................................................. 148
–Corrigé– ................................................................................................. 149

3 État limite de service de maîtrise de la fissuration ........... 161


I. RAPPELS THÉORIQUES ........................................................... 161
1. Considérations générales ............................................................... 161
2. Exigences ...................................................................................... 162
3. Section minimale d’armatures ...................................................... 163
3.1 Cas général ..................................................................................... 163
3.2 Cas des sections rectangulaires ...................................................... 165
4. Calcul des ouvertures de fissures .................................................. 166
4.1 Introduction .................................................................................... 166
4.2 Principe du calcul ........................................................................... 169
4.2.1 Ouverture moyenne des fissures ........................................ 169
4.2.2 Distance moyenne srm entre fissures ................................. 170
4.2.3 Allongement relatif de l’armature par rapport au béton .... 170
4.3 Espacement maximal des fissures sr, max ...................................... 174
4.3.1 Armatures tendues avec faible espacement ....................... 174
4.3.2 Armatures tendues avec espacement important ................ 175
4.3.3 Éléments armés dans deux directions orthogonales .......... 176
4.4 Ouverture calculée des fissures ..................................................... 176
4.5 Vérification .................................................................................... 178
5. Contrôle de la fissuration sans calcul direct .................................. 178
5.1 Cas des dalles de bâtiment ............................................................. 178
5.2 Autres cas ....................................................................................... 178
5.2.1 Fissuration due principalement aux déformations gênées ... 179
5.2.2 Fissuration due principalement aux charges ..................... 180
6. Armatures de peau ........................................................................ 181
6.1 Domaine d’application ................................................................... 181
6.2 Armatures de peau supplémentaires .............................................. 181
II. APPLICATION ............................................................................ 182
Application : section rectangulaire – Maîtrise de la fissuration .... 182
–Énoncé– .................................................................................................. 182
–Corrigé– ................................................................................................. 182

4 État limite de service de déformation ................................... 197


I. RAPPELS THÉORIQUES ........................................................... 197
1. Généralités .................................................................................... 197
1.1 Influence de la fissuration sur la flèche ......................................... 197
1.2 Influence de la durée d’application des charges sur la déformée .. 198
1.3 Influence de l’inertie ...................................................................... 198
1.3.1 Rappels de résistance des matériaux ................................. 198
1.3.2 Particularités du béton armé .............................................. 199

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Table des matières IX

2. Calcul des flèches à l’état limite de service de déformation ......... 200


2.1 Section entièrement comprimée ..................................................... 200
2.2 Section partiellement tendue ........................................................... 200
2.2.1 Courbure dans l’état fissuré .............................................. 200
2.2.2 Courbure dans l’état non fissuré ........................................ 203
2.2.3 Déformations ..................................................................... 205
2.2.4 Méthode de la double intégration de la courbure ............... 205
2.2.5 Paramètres de déformation ................................................. 208
2.2.6 Calcul des flèches ............................................................... 209
2.3 Méthodes simplifiées ...................................................................... 210
2.3.1 Méthode basée sur une variation linéaire de la courbure .. 210
2.3.2 Méthode basée sur une variation de la courbure identique
à celle du moment fléchissant ............................................ 212
3. Bâtiments courants ........................................................................ 217
3.1 Vérification de la flèche .................................................................. 217
3.2 Vérification des flèches par le calcul .............................................. 218
3.3 Dispense de la vérification .............................................................. 218
3.3.1 Rapports de base portée sur hauteur utile .......................... 218
3.3.2 Corrections des valeurs /d ................................................ 224
4. Prise en compte du retrait et du fluage .......................................... 225
4.1 Module d’élasticité du béton .......................................................... 225
4.2 Effets du retrait ............................................................................... 226
II. APPLICATIONS .......................................................................... 227
Application n˚ 1 : poutre sur deux appuis simples – Flèche ......... 227
–Énoncé– .................................................................................................. 227
–Corrigé– .................................................................................................. 228
Application n˚ 2 : flèche d’une dalle de plancher ......................... 240
–Énoncé– .................................................................................................. 240
–Corrigé– .................................................................................................. 241

5 Poinçonnement ............................................................................ 245


I. RAPPELS THÉORIQUES ........................................................... 245
1. Contours de référence ................................................................... 247
1.1 Définitions ...................................................................................... 247
1.2 Aire chargée éloignée d’un bord libre ............................................ 248
1.3 Aire chargée près d’une ouverture .................................................. 249
1.4 Aire chargée proche de bords libres ............................................... 249
1.5 Cas des poteaux avec chapiteaux (planchers-dalles) ...................... 250
1.5.1 Cas des poteaux circulaires ................................................ 250
1.5.2 Cas des poteaux rectangulaires .......................................... 251
2. Résistances au poinçonnement ..................................................... 253
2.1 Contraintes tangentes résistantes .................................................... 253
2.1.1 Valeur de calcul de la résistance au poinçonnement
d’une dalle ou d’une semelle de poteau sans armatures
de poinçonnement .............................................................. 253

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X

2.1.2 Valeur maximale de calcul de la résistance


au poinçonnement d’une dalle ou d’une semelle
de poteau avec ou sans armatures de poinçonnement ....... 255
2.1.3 Valeur de calcul de la résistance au poinçonnement
d’une dalle ou d’une semelle de poteau avec armatures
de poinçonnement .............................................................. 255
2.2 Vérification de la valeur maximale de calcul de la résistance
au poinçonnement .......................................................................... 256
2.2.1 Contrainte maximale de poinçonnement ........................... 256
2.2.2 Vérification ........................................................................ 263
2.3 Dalles ou semelles de poteaux sans armatures de poinçonnement ..... 264
2.3.1 Contrainte maximale de poinçonnement ........................... 264
2.3.2 Vérification ........................................................................ 264
2.4 Dalles ou semelles de poteaux avec armatures de poinçonnement ..... 265
2.4.1 Contrainte maximale de poinçonnement ........................... 265
2.4.2 Calcul des armatures de poinçonnement ........................... 265
2.4.3 Contour de la zone avec armatures de poinçonnement ..... 265
2.4.4 Dispositions constructives ................................................. 266
2.4.5 Section minimale d’armatures de poinçonnement ............ 267
2.4.6 Barres relevées utilisées comme armatures
de poinçonnement .............................................................. 267
II. APPLICATIONS .......................................................................... 269
Application n˚ 1 : étude au poinçonnement d’une dalle – Aire
chargée circulaire .......................................................................... 269
–Énoncé– .................................................................................................. 269
–Corrigé– ................................................................................................. 269
Application n˚ 2 : étude au poinçonnement d’une dalle – Aire
chargée rectangulaire .................................................................... 272
–Énoncé– .................................................................................................. 272
–Corrigé– ................................................................................................. 273

6 Corbeaux ........................................................................................ 281


I. RAPPELS THÉORIQUES ........................................................... 281
1. Définition ...................................................................................... 281
2. Vérification de la compression des bielles de béton ..................... 283
3. Armatures ...................................................................................... 285
3.1 Armatures supérieures tendues ...................................................... 285
3.2 Armatures horizontales de répartition ............................................ 286
3.3 Armatures verticales ...................................................................... 287
3.3.1 Cas où ac ≤ 0,5.hc ............................................................. 287
3.3.2 Cas où ac > 0,5.hc ............................................................. 287
4. Dispositions constructives ............................................................. 288
II. APPLICATION ............................................................................ 290
Application : console courte ......................................................... 290
–Énoncé– .................................................................................................. 290
–Corrigé– ................................................................................................. 291

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Table des matières XI

7 État limite ultime de fatigue ..................................................... 297


I. RAPPELS THÉORIQUES ........................................................... 297
1. Introduction ................................................................................... 297
2. Combinaisons d’actions ................................................................ 297
2.1 Combinaison de base ...................................................................... 298
2.2 Combinaison de base plus action cyclique ..................................... 298
3. Calcul des contraintes ................................................................... 299
4. Vérification pour les armatures ..................................................... 299
4.1 Vérification explicite de l’endommagement .................................. 299
4.1.1 Principe de la vérification .................................................. 299
4.1.2 Caractéristiques de la courbe S-N ...................................... 300
4.1.3 Processus de vérification .................................................... 301
4.1.4 Remarque ........................................................................... 302
4.2 Cas de cycles multiples d’étendue variable .................................... 303
4.3 Méthode de l’étendue de contrainte équivalente ............................ 303
4.4 Cas particuliers ............................................................................... 303
4.5 Cas des armatures d’âme ................................................................ 304
4.5.1 Inclinaison des armatures d’âme à prendre en compte ...... 304
4.5.2 Vérification ........................................................................ 305
5. Vérification pour le béton comprimé ............................................ 305
5.1 Éléments pour lesquels aucune armature d’âme n’est requise ....... 305
5.2 Éléments comportant des armatures d’âme .................................... 306
II. APPLICATION ............................................................................ 309
Application : section rectangulaire sans aciers comprimés .......... 309
–Énoncé– .................................................................................................. 309
–Corrigé– .................................................................................................. 310

Annexe ....................................................................................................... 317

Bibliographie............................................................................................ 333

Index........................................................................................................... 335

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Avant-propos

1. Présentation des eurocodes et de l’ouvrage


Le programme des eurocodes structuraux constitue un ensemble de textes
cohérents dans le domaine de la construction. Il comporte les normes suivantes,
chacune étant, en général, constituée d’un certain nombre de parties :
EN 1990 eurocode 0 : Bases de calcul des structures,
EN 1991 eurocode 1 : Actions sur les structures,
EN 1992 eurocode 2 : Calcul des structures en béton,
EN 1993 eurocode 3 : Calcul des structures en acier,
EN 1994 eurocode 4 : Calcul des structures mixtes acier-béton,
EN 1995 eurocode 5 : Calcul des structures en bois,
EN 1996 eurocode 6 : Calcul des structures en maçonnerie,
EN 1997 eurocode 7 : Calcul géotechnique,
EN 1998 eurocode 8 : Calcul des structures pour leur résistance aux séismes,
EN 1999 eurocode 9 : Calcul des structures en aluminium.
L’eurocode 2, pour sa part, comporte les parties suivantes :
Partie 1-1 : règles générales et règles pour les bâtiments,
Partie 1-2 : règles générales – Calcul du comportement au feu,
Partie 2 : ponts en béton – Calcul et dispositions constructives,
Partie 3 : silos et réservoirs.
Les eurocodes structuraux constituent des normes européennes transposables en
normes nationales dans les pays suivants : Allemagne, Autriche, Belgique,
Chypre, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie,
Irlande, Islande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Norvège, Pays-
Bas, Pologne, Portugal, République Tchèque, Royaume-Uni, Slovaquie,
Slovénie, Suède et Suisse.
Les normes nationales transposant les eurocodes comprennent la totalité du
texte des eurocodes (toutes annexes incluses). Ce texte peut être :
• précédé d’une page nationale de titres et par un avant-propos national,
• et eventuellement suivi d’une Annexe nationale.
Ces normes nationales sont amenées à se substituer aux textes réglementaires
correspondants en vigueur dans les pays européens cités ci-dessus. Ainsi, en
France, l’eurocode 2 remplacera définitivement les Règles BAEL 91 pour le
béton armé et BPEL 91 pour le béton précontraint en mars 2010.

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2

Le présent ouvrage est établi à partir des normes européennes et de leurs


Annexes nationales françaises suivantes :

• EN 1992-1-1 : eurocode 2 : calcul des structures en béton – Partie 1-1 : règles


générales et règles pour les bâtiments (décembre 2004),

• EN 1992-2 : eurocode 2 : calcul des structures en béton – Partie 2 : ponts en


béton – calcul et dispositions constructives (mai 2006),

• NF EN 1992-1-1/NA : eurocode 2 : calcul des structures en béton – Partie 1-


1 : règles générales et règles pour les bâtiments – Annexe nationale à la NF
EN 1992-1-1 : 2005 (mars 2007),

• NF EN 1992-2/NA : eurocode 2 : calcul des structures en béton – Partie 2 :


ponts en béton – calcul et dispositions constructives – Annexe nationale à la
NF EN 1992-2 (avril 2007).

Le lecteur est invité à s’assurer que les documents de référence n’ont pas évolué
depuis ces versions.

Nous ne développerons, dans cet ouvrage que les parties de l’eurocode 2


relatives au béton armé, en laissant de côté celles applicables au béton précon-
traint.

Certaines données et formules ont été volontairement répétées dans plusieurs


chapitres pour éviter au lecteur d’effectuer des recherches dans le premier
chapitre où elles ont été définies (c’est le cas par exemle de la longueur de
flambement qui intervient dans le calcul des poteaux et dans la vérification au
flambement).

Le texte qui suit a été rédigé en adoptant les principes énumérés ci-après.

2. Références règlementaires
Les références réglementaires relatives à l’eurocode 2 (parties 1 ou 2), sont
indiqués dans des notes de bas de page reprenant les numéros des articles de
l’eurocode 2 après le sigle « EC 2 ». La différenciation entre les deux parties
s’effectuant par le numéro entre parenthèses qui est supérieur à 100 pour la
partie 2 relative aux ponts.

Lorsque ces références ne concernent pas l’eurocode 2, elles sont indiquées de


la même façon, sans le sigle « EC 2 ».

Lorsque le texte réglementaire renvoie à une annexe nationale, la référence,


portée en bas de page, est : « voir AN » après le sigle « EC 2 ».

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Avant-propos 3

3. Numérotation des formules


Les numéros des formules figurant dans l’eurocode 2 (ou dans tout autre texte
réglementaire) sont indiqués, entre parenthèses et en gras, en regard de la
formule concernée.
Pour les besoins de l’exposé, lorsqu’il a été nécessaire de numéroter des
formules, cette numérotation est indiquée, en caractères normaux placés entre
crochets, à la suite de la formule visée. Cette numérotation comporte deux
nombres, séparés par un point :
• le premier correspond au numéro du chapitre de l’ouvrage,
• le second est un numéro d’ordre à l’intérieur de ce chapitre.
Exemple :

60

2. Disposition des armatures

o o
c

o o
o o

2.1 Enrobage
On appelle enrobage la distance du nu d’une armature à l’arrase de béton la plus
proche (c = cover en anglais).
L’« enrobage nominal » doit être spécifié sur les plans1 :
c nom c min c dev (7.8)
avec :
c min = enrobage minimal,
Corps du texte Références
c dev = marge pour tolérances d’exécution.
et formules de la formule
dans l’EC 2
2.2 Enrobage minimal
L’« enrobage minimal » doit être assuré afin de garantir2 :
• une transmission correcte des forces d’adhérence ;
• la protection de l’acier contre la corrosion ; Numéro de la formule
• une résistance au feu convenable. du chapitre
c min, b ,
c min Max c min, dur c dur , c dur , st c dur , add , 3 [4.1]
10 mm.

1. EC 2 – 4.4.1.1
2. EC 2 – 4.4.1.2 (1)P
3. EC 2 – 4.4.1.2 (2)P

Références au texte
de l’EC 2 en note
de bas de page

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4

Les annexes sont repérées de la façon suivante par des renvois situés en bas de
page :
• [Annexe A1] : pour celles relatives au texte de l’ouvrage (repérage par la
lettre A suivi d’un chiffre arabe),
• [Annexe 1] : pour celles disponibles en ligne sur www.editions-eyrolles.com
sur la fiche de l’ouvrage (repérage par un chiffre arabe),
• EC 2 – Annexe J 3.2 : pour celles figurant dans les textes règlementaires
(repérage, après le sigle EC2, par la lettre de l’annexe suivie éventuellement
de chiffres arabes renvoyant au paragraphe de la dite annexe).

4. Couleurs des figures


Les couleurs utilisées pour les figures illustrant cet ouvrage respectent autant
que faire se peut les règles suivantes :
1/ pour la résistance des matériaux :
– rouge : moment fléchissant,
– bleu : effort tranchant,
– vert : effort normal, centre de pression.
2/ pour le béton armé :
– rouge : armatures longitudinales tendues, parties tendues des diagram-
mes des contraintes ou des déformations,
– bleu : parties comprimées des diagrammes des contraintes ou des défor-
mations, bielles de béton comprimé,
– vert : armatures d’âme et armatures transversales.

5. Notations et symboles particuliers


Les symboles et notations utilisés dans cet ouvrage sont conformes aux
symboles et notations utilisés dans l’eurocode 2.
Néanmoins, pour plus de clarté, d’autres notations sont apparues nécessaires ;
La symbolisation adoptée alors respecte les principes énoncés par ces Règles
pour les notations.
La terminologie employée a été parfois volontairement simplifiée pour éviter
d’avoir des définitions trop longues. Par exemple, on utilise « section » (ou
« aire ») pour désigner « l’aire d’une section droite » ; de même, les termes
« moment d’inertie » ou même « inertie » sans autre précision, désignent le
« moment d’inertie d’une section à plan moyen par rapport à l’axe perpendicu-
laire au plan moyen passant par le centre de gravité de celle-ci », etc.
Les sigles ELU et ELS signifient respectivement « état-limite ultime » et « état
limite de service ». Le sigle AN signifie « axe neutre ».

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Avant-propos 5

Pour ne pas alourdir les formules, le signe multiplié (x) a été systématiquement
remplacé par un point (.).
Les symboles utilisés sont les suivants :
• X valeur absolue de X,
• cf confer,
• Cste valeur constante,
• O.K. vérification assurée,
n n
• ∑ Ak ∑ A k = A1 + A 2 + ... + A k + ... + A n ,
k =1 k =1

• ⇒ implique,
• ⇔ équivalent à,
• </ pas inférieur à,
• >/ pas supérieur à,
• << très inférieur à,
• >> très supérieur à,
• >< comparé à,
• ≈ sensiblement égal à,
• ∀ quel que soit,
• ≠ différent de,
• max maximal,
• min minimal.
Le surlignage est utilisé pour distinguer une valeur limite (par exemple une
contrainte) définissant un état limite de service.

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Notations et symboles

Dans le tableau ci-dessous :


• la première colonne comporte les notations et symboles extraits des Règles
eurocode 2 et utilisés dans le présent ouvrage,
• la seconde colonne reprend les définitions attachées aux symboles précédents,
• la troisième colonne indique les notations correspondantes des Règles
françaises BAEL 91.
Remarque
Lorsqu’une grandeur figurant dans les Règles EC 2 n’est pas utilisée dans les
Règles BAEL 91, la ligne correspondante ne comporte pas de symbole dans la
troisième colonne.

1. Majuscules romaines
Notations Notations
Signification
EC 2 BAEL 91
surface totale d’une section délimitée par le périmètre exté-
A
rieur, aires des parties creuses comprises (torsion),
Ac aire de la section droite (béton seul), B0 ou B
aire de la section effective de béton autour des armatures ten-
A c , eff
dues,
A cont aire de contrôle de référence,
aire de la zone de béton éventuellement tendu,
A ct aire de la zone de béton tendu avant la formation de la pre- Bt
mière fissure,
Ad valeur représentative d’une action accidentelle, FA

A Ed valeur représentative d’une action sismique, FA


aire du contour tracé à mi-épaisseur des parois d’une section
Ak Ω
creuse,
A load aire chargée,
axe neutre = axe des déformations (ou des contraintes) nul-
AN AN
les,

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8

aire totale des armatures longitudinales tendues,


As section des barres longitudinales situées dans le talon d’une A
poutre à talon,
section d’un cours d’armatures de liaison (jonction hourdis-
A sf As + A i
nervure),
A s, inf aciers inférieurs d’une dalle,
section complémentaire d’armatures longitudinales néces-
∑ Asl saire pour la torsion, ∑ Al
section minimale d’armatures dans la zone tendue pour la
A s, min A min
maîtrise de la fissuration,
A s, prov section d’armatures effectivement prévue,

A s, req section d’armatures requise par le calcul,

A s, sup aciers supérieurs d’une dalle,

A s, surf section des armatures de peau,


section d’une nappe d’armatures d’âme,
A sw aire d’un cours d’armatures de poinçonnement sur un péri- At
mètre autour d’une aire chargée,
A swr section d’une nappe de barres relevées, Ar
aire d’une armature longitudinale,
A sl A
aire totale des armatures longitudinales tendues,
section des barres longitudinales situées dans une saillie de
A s1 A1
table,
A s2 aire totale des armatures longitudinales comprimées, A’
Section totale d’armatures de répartition d’une console
courte : ∑ Ar
∑ As, ink • horizontales,
• ou verticales, ∑ A tv
A s, main armatures supérieures tendues d’une console courte, A

E cd module d’élasticité de calcul du béton,

E c , eff module d’élasticité effectif tangent du béton, E vj

E cm module de déformation instantanée du béton, E bi

Es module d’élasticité de l’acier, Es

Fc résultante des efforts de compression dans le béton, Fbc

FEd effort vertical ultime (consoles courtes), Vu

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Notations et symboles 9

FEd, sup réaction d’appui,

Fsc résultante des efforts dans la zone comprimée d’une section, Fbsc

Fs1 résultante des efforts dans les armatures tendues, Fs

Fs2 résultante des efforts dans les aciers comprimés, Fsc

G kj, sup valeur caractéristique de l’action permanente défavorable, G max

G kj, inf valeur caractéristique de l’action permanente favorable, G min

H Ed effort horizontal ultime (consoles courtes), Hu


moment d’inertie de la section droite fissurée (section
I cf I1
homogène réduite),
moment d’inertie de la section droite non fissurée (section
I ch
homogène non réduite),
Mcr moment de fissuration, Mf

Mlu moment limite ultime, M lu

Mrc moment résistant béton, M rb


moment fléchissant de service de référence pour le calcul des
MTser M Tser
sections en T,
moment fléchissant ultime de référence pour le calcul des
MTu M Tu
sections en T,
MEd moment fléchissant ultime, Mu

M0 e moment du premier ordre équivalent,


moment du premier ordre (à l’ELU) tenant compte des
M0 Ed
imperfections géométriques,
moment de service du premier ordre sous la combinaison
MOEqp
d’actions quasi permanente (ELS),
charge de flambement évaluée sur la base de la méthode
NB
de la rigidité nominale,
N Ed effort normal de compression à l’ELU, Nu
valeur caractéristique d’une action variable,
Qk, i valeur caractéristique des actions variables Qi
« d’accompagnement »,
Q k, 1 valeur caractéristique de l’action variable « dominante », Q1

TEd couple de torsion, Tu

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10

couple maximal de torsion auquel peuvent résister les bielles


TRd, max
de béton comprimées,
composante parallèle à VRd, s de la force de compression dans la
Vccd
membrure comprimée d’une poutre de hauteur variable,
VEd effort tranchant de calcul à l’ELU dû aux charges appliquées, Vu
effort tranchant résistant de calcul d’un élément sans
VRd , c
armatures d’effort tranchant,
effort tranchant de calcul maximal pouvant être supporté
VRd, max
sans provoquer l’écrasement des bielles de béton comprimé,
effort tranchant de calcul pouvant être supporté par un
VRd , s élément avec armatures d’effort tranchant travaillant
à la limite d’élasticité,
composante parallèle à VRd, s de la force de traction dans les
Vtd
armatures tendues d’une poutre de hauteur variable.

2. Minuscules romaines
Notations Notations
Signification
EC 2 BAEL 91
distances libres verticale ou horizontale entre barres et/ou
a ev , eh
paquets de barres,
distance de la ligne d’application de FEd à la face la plus
ac a
proche du poteau (consoles courtes),
distance de la face supérieure du dispositif d’appui à la ligne
aH moyenne des armatures les plus proches de la face supé-
rieure d’une console courte,
largeur participante de la table de compression d’une section
beff b
en T,
bt largeur moyenne de la zone tendue d’une section, b0
largeur d’une section rectangulaire, largeur de l’âme d’une
bw b0
section en T,
diamètre d’un poteau,
c distance des barres longitudinales à la paroi la plus proche
(torsion),
c min enrobage minimal,

c min, b enrobage minimal vis-à-vis des exigences d’adhérence,

c min, dur enrobage minimal vis-à-vis des conditions d’environnement,

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Notations et symboles 11

c nom enrobage nominal,


distance du centre de gravité des armatures tendues à la fibre
la plus comprimée d’une section droite,
d d
hauteur utile des armatures les plus proches de la face supé-
rieure d’une console courte,
dg grosseur maximale des granulats, cg
distance du centre de gravité des aciers comprimés à la fibre
d’ d’
de béton la plus comprimée,
fb contrainte d’adhérence moyenne, τs

fbd contrainte ultime d’adhérence, τsu


contrainte de compression du béton correspondant à la partie
fcd fbu
rectiligne du diagramme parabole-rectangle,
résistance caractéristique à la compression du béton à 28
fck fc28
jours,
fcm résistance moyenne à la compression du béton à 28 jours,

fctd résistance de calcul en traction du béton,

fctk , 0 , 05 résistance caractéristique à la compression d’ordre 0,05,

fctk, 0 , 95 résistance caractéristique à la compression d’ordre 0,95,

fctm résistance à la traction du béton à 28 jours, ft28

fcu contrainte uniforme de compression du béton, fbu

ft résistance à la traction,

fyd résistance de calcul des armatures (limite d’élasticité), fed

fyk limite d’élasticité des aciers, fe

fywd résistance de calcul des armatures d’âme (limite d’élasticité), fetd

fywk limite d’élasticité des aciers transversaux fet


limite caractéristique d’élasticité conventionnelle à 0,2 %
f0 , 2 k
d’allongement rémanant de l’acier,
h hauteur totale d’une section, h
hauteur de la console au niveau de son encastrement dans le
hc
poteau,
hauteur de la section effective de béton autour des armatures
h c , ef
tendues pour le calcul de l’ouverture des fissures,

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12

hf épaisseur de la table de compression d’une section en T h0


i rayon de giration d’une section droite (béton non fissuré), i
lb longueur d’ancrage de référence,

l bd longueur d’ancrage de calcul,

l b, eq longueur d’ancrage équivalente (ancrages courbes), la

l b, rqd longueur d’ancrage requise,

l eff portée utile (de calcul) d’une poutre, d’une travée, l

ln portée entre nus d’appuis, l

l0 hauteur utile d’un poteau (longueur de flambement), lf

l0 longueur de recouvrement, lr
n effort normal relatif,
1 1
courbure,
r r
s espacement des cours d’armatures d’âme st

s cl , t espacement des armatures transversales d’un poteau, s t ou s 't


espacement maximal des armatures transversales d’un
s cl , t max s t , stmax
poteau,
s cl , t espacement des armatures transversales d’un poteau, st

sf espacement des armatures de couture, st


espacement longitudinal maximal des armatures d’effort
s l, max
tranchant,
espacement longitudinal maximal des armatures d’effort
s max
tranchant ou des barres relevées dans une dalle,
s max, slabs espacement des armatures de flexion d’une dalle,

sr espacement radial des cours d’armatures de poinçonnement,

s r, max espacement maximal des fissures,


espacement tangentiel des cours d’armatures de poinçonne-
st
ment,
espacement transversal maximal des armatures d’effort tran-
s t, max
chant,

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Notations et symboles 13

écartement initial des armatures d’âme pour l’application de


s0 s t0
la méthode Caquot,
écartement de départ des armatures d’âme pour l’application
s1 s t1
de la méthode Caquot,
t profondeur d’appui,
épaisseur d’un tube creux,
t ef , i épaisseur équivalente du tube creux associé à une section e
pleine,
u périmètre extérieur d’une section (torsion),
u1 périmètre du contour de contrôle de référence,

u1* périmètre du contour de contrôle de référence réduit,

uk périmètre de l’aire A k, u

vR contrainte tangente pour l’effort tranchant, τR


Valeur de calcul de la résistance au poinçonnement d’un
v Rd
semelle sans armatures de poinçonnement,
valeur de calcul de la résistance au poinçonnement d’une
v Rd , c
dalle sans armatures de poinçonnement,
valeur de calcul de la résistance au poinçonnement d’une
v Rd , cs
dalle avec armatures de poinçonnement,
valeur maximale de calcul de la résistance au poinçonne-
v Rd, max
ment d’une dalle,
x hauteur de la zone comprimée d’une section droite fléchie, y
hauteur de l’axe neutre à partir de la fibre la plus comprimée
xu yu
à l’ELU,
hauteur de l’axe neutre à partir de la fibre la plus comprimée
x1 y1
à l’ELS,
v contrainte tangente, t
wk ouverture calculée des fissures,

w max valeur limite de l’ouverture calculée des fissures,


z bras de levier des forces élastiques = distance entre Fsc et Fs1, z
distance du pied de la bielle à l’axe horizontal des aciers
z0 z
supérieurs tendus (consoles courtes),
bras de levier de la résultante des contraintes de compression
zc du béton par rapport aux aciers tendus à l’ELU = distance zb
entre Fc et Fs1,
bras de levier de la résultante des contraintes de compression
z c1 du béton par rapport aux aciers tendus à l’ELS = distance z b1
entre Fc et Fs1.

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14

3. Majuscules ou minuscules grecques


Notations Notations
Signification
EC 2 BAEL 91
α inclinaison des armatures d’âme sur la ligne moyenne, α
αe coefficient d’équivalence, n

αu hauteur relative de l’axe neutre à l’ELU, a

αθ coefficient de dilatation thermique moyen du béton armé, αθ

α1 hauteur relative de l’axe neutre à l’ELS, α1

Δc dev marge pour tolérances d’exécution,


réduction de l’enrobage minimal dans le cas de protection
Δc dur , add
supplémentaire,
réduction de l’enrobage minimal dans le cas d’acier inoxy-
Δc dur , st
dable,
Δc dur, γ marge de sécurité sur l’enrobage,
raccourcissement de la fibre la plus comprimée d’une sec-
εc ε bc
tion,
ε cc ( t) déformation unitaire de fluage,

ε cm allongement unitaire moyen du béton sur s r, max ,

ε cs ou ε cs déformation unitaire de retrait,


raccourcissement relatif maximal en flexion du béton dans le
ε cu2
diagramme parabole-rectangle,
raccourcissement relatif maximal en flexion du béton dans le
ε cu3
diagramme bi-linéaire,
raccourcissement relatif maximal en compression simple du
ε c2 béton correspondant à la contrainte fcd dans le diagramme
parabole-rectangle,
raccourcissement relatif maximal en compression simple du
ε c3 béton correspondant à la contrainte fcd dans le diagramme
bi-linéaire,
déformation moyenne de l’armature de béton armé sous la
εsm
combinaison de charges considérée,
allongement des aciers tendus lorsque leur contrainte est
ε yd εsl
égale à leur limite d’élasticité,
εs1 allongement des aciers tendus, εs

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Notations et symboles 15

εs2 raccourcissement des aciers comprimés, εsc


allongement maximal relatif de l’acier tendu dans le cas du
ε ud
diagramme σ−ε à palier incliné,
ϕ ( t, t 0 ) coefficient de fluage, ϕ

ϕ ef coefficient de fluage effectif,


φ diamètre d’une barre d’acier, φ
diamètre équivalent d’un groupe de barres pour le calcul de
φeq
l’ouverture des fissures,
φlarge diamètre maximal des barres de faible diamètre,

φm diamètre du mandrin de cintrage, D

φn diamètre fictif équivalent d’un paquet de barres,


coefficient de sécurité affectant la résistance de calcul du
γc γb
béton,
coefficient de sécurité affectant la résistance de calcul des
γs γs
aciers,
hauteur relative de la zone de béton uniformément compri-
λ 0,8
mée du diagramme rectangulaire simplifié en flexion simple,
λ élancement, λ
λ lim Elancement limite d’une pièce comprimée,

μ cu moment fléchissant ultime réduit, μ bu

μ lu moment fléchissant limite ultime réduit, μ lu

μ rc moment résistant béton réduit, μ rb

ψ 0, i .Q k , i valeur de combinaison d’une action variable, ψ 0, i .Q i

ψ1, i .Q k , i valeur fréquente d’une action variable, ψ1, i .Q i

ψ 2, i .Q k , i valeur quasi permanente d’une action variable, ψ 2, i .Q i

ρl pourcentage d’armatures longitudinales,


pourcentage d’armatures dans la section effective de béton
ρp, eff
autour des armatures tendues : A c , eff ,
ρw pourcentage d’armatures transversales,

σc contrainte limite de compression du béton à l’ELS, σ bc

σs contrainte limite de traction de l’acier à l’ELS, σs

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16

σ Rd, max Contrainte maximale de compression d’une bielle de béton,

σs valeur de la contrainte dans une armature métallique, σs

τt, i contrainte tangente due à la torsion. τu

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1 Analyse structurale

I. RAPPELS THÉORIQUES
1. Définition
Le but de l’analyse structurale est de déterminer soit la répartition des sollicita-
tions, soit celle des contraintes, déformations et déplacements, pour l’ensemble
ou pour un élément d’une structure1.
Lorsque l’hypothèse d’une distribution linéaire des déformations unitaires ne
s’applique plus, une analyse locale complémentaire est à faire2 :
• à proximité des appuis ;
• au droit des points d’application des charges concentrées ;
• aux nœuds entre poutres et poteaux ;
• dans les zones d’ancrage ;
• aux changements de section transversale.
L’analyse peut être basée sur un modèle de comportement3 :
• élastique linéaire (sollicitations proportionnelles aux actions) ;
• élastique linéaire avec redistribution limitée ;
• plastique (avec ou sans modélisation par bielles et tirants) ;
• non linéaire.
Pour les ponts, des méthodes d’analyse reconnues peuvent être utilisées pour les
effets dépendants du temps4 :

2. Modélisation des structures


Les éléments constitutifs d’une structure sont normalement classés d’après leur
nature et leur fonction en5 : poutres, poteaux, dalles, voiles, etc.

1. EC 2 – 5.1.1 (1)P
2. EC 2 – 5.1.1 (2)
3. EC 2 – 5.1.1 (7)
4. EC 2 – 5.1.1 (108) + annexe KK
5. EC 2 – 5.3

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18

2.1 Éléments de structures


Dans le cas des bâtiments, on applique les dispositions énumérées ci-après6.

2.1.1 Poutre et poutre-cloison


Pour les poutres :  ≥ 3.h
h Pour les poutres-cloisons :
 < 3.h

2.1.2 Poteaux et voiles7



Pour les poteaux7 : --- ≥ 3 et h < 4.b
h
h

Pour les voiles : --- < 3 ou h ≥ 4.b
l h
A A

COUPE AA
b
h (>b)

2.1.3 Dalles
Définition8 :
x ≤ y
h  x ≥ 5.h
lx ( ly )

ly

6. EC 2 – 5.3.1 (3)
7. EC 2 – 5.3.1 (7)
8. EC 2 – 5.3.1 (4)

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Analyse structurale 19

Une dalle soumise en majeure partie à des charges uniformes porte dans un seul
sens si9 :
• La dalle est appuyée sur
deux côtés avec deux bords
libres sensiblement paral-
lèles. Sens de
flexion

ou
• La dalle est appuyée sur
son contour lorsque :
x Sens de
----- < 0,5
lx (≤ ly )
flexion
y

ly

2.2 Largeur participante des poutres en T


Valable pour tous les états limites. La largeur participante de la table de
compression (c’est-à-dire la partie de dalle associée à la nervure d’une poutre
pour constituer une section en T) est définie comme indiqué ci-dessous.
Dans les cas courants, la distance 0 entre points de moment nul est obtenue
par10 :

l0 = 0,85 / 1 l0 = 0,7 / 2 l
l0 = 0,15 (l1 + l2 ) l0 = 0,15 l2 + l3
l1 l2 l3

9. EC 2 – 5.3.1 (5)
10. EC 2 – 5.3.2.1 (2)

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20

avec :

2 1 3
--- ≤ ----- ≤ --- pour deux travées consécutives,
3 2 2

et  3 < ----2- pour les consoles.
2
Largeur participante de la table de compression des poutres en T (zone sur
laquelle on peut admettre une distribution uniforme des contraintes11) :
beff

beff 1 beff 2
hf

b1 b1 b2 b2
bw

⎧⎪ ∑ beff , i + bw
beff = Min ⎨ (5.7)
⎩⎪ b
avec :
⎧ 0,2.b i + 0,10. 0

b eff, i = Min ⎨ 0,2. 0 (5.7a et 5.7b)

⎩ bi

Lorsqu’une grande précision des calculs n’est pas exigée (poutres continues des
bâtiments par exemple), l’analyse peut être faite en admettant une largeur de
table beff constante sur toute la portée12 :

2.3 Portées utiles des poutres et dalles


2.3.1 Définitions – Principes
La portée utile (de calcul) eff est donnée par13 :

11. EC 2 – 9.3.2.1 3
12. EC 2 – 5.3.2.1 4
13. EC 2 – 5.3.2.2 (1)

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Analyse structurale 21

a1 ln a2

leff
 eff =  n + a 1 + a 2 (5.8)
avec :
n= portée entre nus d’appuis,
t = profondeur de l’appui,
a1 et a 2 = distances définies ci-dessous :

h h

ai ai
ln ln

t t
leff leff
Éléments isostatiques Éléments continus

a i = Min ⎡⎢ t ; h ⎤⎥ a i = Min ⎡⎢ t ; h ⎤⎥
1 1 1 1
⎣2 2 ⎦ ⎣2 2 ⎦
Axe de l'appareil
d'appui

h t h

ai
ln ai
ln

t
leff leff
Appuis considérés comme encastrements Cas d’appareils d’appui
parfaits

a i = Min ⎡⎢ t ; h ⎤⎥
1 1
⎣2 2 ⎦

https://www.GCAlgerie.com/
22

ai ln

t
leff
Extrémité en porte-à-faux

a i = Min ⎡⎢ t ; h ⎤⎥
1 1
⎣2 2 ⎦
Ces dispositions s’appliquent aussi bien aux bâtiments qu’aux ponts.

2.3.2 Portées à prendre en compte dans les calculs


Le calcul des sollicitations est effectué sur la base des portées utiles.
Les sollicitations aux nus d’appui sont déduites des précédentes :
• pour les vérifications à l’effort tranchant (sauf dans le cas de transmission
directe des charges aux appuis lorsque les charges permanentes sont prédomi-
nantes où l’effort tranchant est calculé dans la section à la distance d du nu
d’appui comme nous l’avons vu au § 2.3.1, chapitre 8 : « Effort tranchant »,
Pratique de l’eurocode 2, J. Roux, Éditions Eyrolles) ;
• pour le moment sur appui des poutres solidaires des appuis qui les supportent
(voir § 2.5).
Le calcul des sollicitations est effectué sur la base des portées entre nus
d’appuis :
• par simplification de calcul pour les travées isostatiques (absence des termes
hyperstatiques ΔM/eff) ;
• pour les moments d’encastrement parfaits sur appuis lors des vérifications sur
appui des poutres solidaires des appuis qui les supportent (voir § 2.5).

2.4 Imperfections géométriques


Il faut tenir compte des incertitudes sur la mise en œuvre et sur la position du
point de passage de la force extérieure.
Les imperfections géométriques ne sont à prendre en compte qu’à l’ELU dans
les situations de projet durables et dans les situations de projet accidentelles14.

14. EC 2 – 5.2 (2)P & (3)

https://www.GCAlgerie.com/
Analyse structurale 23

Elles concernent15 :
• les éléments soumis à une compression axiale ;
• les structures soumises à des charges verticales (bâtiments).
Pour les bâtiments, les imperfections sont représentées par une inclinaison
globale d’un angle θi défini par16 :
θi = θ0 .α h .α m (5.1)
avec :

1
θ0 = = valeur de base recommandée et à utiliser pour l’Annexe nationale
200
française17,
2- = coefficient de réduction relatif à la longueur ou à la hauteur,
α h = ------

où :

2
≤ αh ≤ 1
3
 = longueur ou hauteur du bâtiment ou de l’étage (voir § 2.4.1 et 2.4.2) en
mètres,

α m = 0, 5 ⎛ 1 + ⎞ = coefficient de réduction relatif au nombre d’éléments,


1
⎝ m⎠
où :
m = nombre d’éléments verticaux contribuant à l’effet total.
La définition de  et de m dépend de l’effet considéré18.
• Effet sur un élément isolé (voir § 2.4.1) :
–  = longueur réelle de l’élément,
– m = 1.
• Effet sur un système de contreventement (voir § 2.4.2) :
–  = hauteur du bâtiment,
– m = nombre d’éléments verticaux transmettant la force horizontale
appliquée au système de contreventement.
• Effet sur les planchers de contreventement ou les diaphragmes des toitures
(voir § 2.4.2) :
–  = hauteur de l’étage,
– m = nombre d’éléments verticaux dans l’étage transmettant la force hori-
zontale totale appliquée au plancher.

15. EC 2 – 5.2 (4)


16. EC 2 – 5.2 (5)
17. EC 2 – voir AN
18. EC 2 – 5.2 (6)

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24

Pour les ponts, les imperfections sont représentées par une inclinaison globale
d’un angle θi défini par19 :
θi = θ0 .α h (5.101)
avec :

1
θ0 = = valeur de base recommandée et à utiliser pour l’Annexe nationale
200
française20,
⎧ 2
⎪ -------
α h = Min ⎨  = coefficient de réduction relatif à la longueur ou à la hauteur,

⎩1
 = longueur ou hauteur en mètres.

2.4.1 Cas des éléments isolés et des ponts


Il s’agit d’éléments effectivement isolés ou d’éléments d’une structure pouvant
être traités comme tels pour les besoins du calcul. Ces éléments sont considérés
comme21 :
• contreventés, lorsqu’ils ne contribuent pas à la stabilité horizontale
d’ensemble de la structure à laquelle ils appartiennent ;
• non contreventés, dans le cas contraire.
On a le choix entre les deux méthodes ci-dessous (qui conduisent au même
moment extrême dans l’élément22) :
• ajout d’une excentricité additionnelle à l’excentricité e1 (du premier ordre) de
la force extérieure :

e i = θ i ----0- (5.2)
2
où 0 = longueur efficace (de flambement) de l’élément (voir § 2.1,
chapitre 6 : « Compression centrée », Pratique de l’eurocode 2, J. Roux,
Éditions Eyrolles).
• ou remplacement de l’inclinaison par une force transversale dans la position
conduisant au moment maximal :
H i = θi .N : éléments non contreventés, (5.3a)

H i = 2.θi .N : éléments contreventés, (5.3b)

19. EC 2 – 5.2 (105)


20. EC 2 – voir AN
21. EC 2 – 5.8.1
22. EC 2 – 5.2 (7)

https://www.GCAlgerie.com/
Analyse structurale 25

où N = effort normal.

ei N N ei N N

Hi

Hi
ou l = l0 /2 ou l = l0

En pied : À mi-travée :

 
M = N.e i = N.θ i ----0- M = N.e i = N.θ i ----0-
2 2

  Hi 0 
ou M = H i ----0- = N.θ i ----0- ou M = -----. ----- = N.θ i ----0-
2 2 2 2 2
Élément isolé non contreventé Élément isolé contreventé

Remarque

Une solution alternative simplifiée, applicable aux voiles et aux poteaux isolés
dans les structures contreventées consiste à prendre23 :

αh = 1 ⎫ 1 
0,5 ⎛ 1 + -- ⎞ = 1 ⇒ θ i = --------- 1.1 ⇒ e i = --------- . ----0 ⇒
1 1
⎬ ⇒ αm = ⎝ 1⎠ 200 200 2
m = 1⎭

0
⇒ e i = ---------
-
400

Cette simplification ne s’applique pas aux ponts.

Pour les ponts en arc, il convient d’établir la forme des imperfections dans les
plans horizontal et vertical à partir de la déformée du premier mode de
flambement horizontal et vertical respectivement. Chaque déformée modale
peut être représentée par un profil sinusoïdal. Il convient de prendre l’amplitude

égale à a = θ i --- , où l est la demi-longueur d’onde24.
2

23. EC 2 – 5.2 (9)


24. EC 2 – 5.2 (106)

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26

2.4.2 Cas des structures


On remplace l’inclinaison globale θi par une force transversale égale aux
composantes horizontales des efforts normaux dans les éléments inclinés25 :
H i = θi ( N b − N a ) : système de contreventement, (5.4)

N b + Na
H i = θi : plancher de contreventement, (5.5)
2
H i = θi .N a : diaphragme de toiture. (5.6)

Na
Hi Na
Hi
Nb θi / 2
θi
l Na
l l
Hi Hi
Hi

Nb
l
θi / 2 Na
θi

Système de contreventement Plancher de Diaphragme de


contreventement toiture

Remarque
Pour les figures ci-dessus :
H représente la réaction de la structure s’opposant à l’inclinaison θi ,
Na et Nb sont les forces action poteau sur nœud.

2.5 Moments sur appuis – Vérifications


Dans certaines configurations d’appuis, une poutre (ou une dalle) continue peut
être considérée comme simplement posée sur ses appuis. Dans ce cas, pour ne
pas créer de gêne à la rotation, il faut « écrêter » la courbe des moments sur
appuis, tracée en considérant les portées entre axes des éléments, de la
quantité26 :

25. EC 2 – 5.2 (8)


26. EC 2 – 5.3.2.2 (4)

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Analyse structurale 27

FEd , sup t t
ΔMEd = . ⇒ ΔM Ed = F Ed, sup ---
2 4 8

avec :
FEd, sup = réaction d’appui,
t = profondeur de l’appui ou largeur de l’appareil
d’appui,
MEd = moment calculé à partir des portées entre
axes des appuis.
C’est le cas, par exemple, des poutres reposant :
• sur des voiles ;
ΔM Ed
• sur des poteaux métalliques ou en bois ;
• sur des appareils d’appuis.
FEd , sup
2

t
4
t

Dans le cas où la poutre (ou la dalle) est solidaire des poteaux (ou murs) qui la
supportent, le moment critique de calcul peut être pris égal au moment du nu
d’appui sans que la valeur retenue puisse être inférieure à 65 % du moment
d’encastrement parfait de la même poutre (de portée n entre nus d’appuis27).

3. Méthodes de calcul
Toutes les méthodes d’analyse doivent satisfaire les conditions d’équilibre – ce
qui, normalement, est à vérifier pour la structure non déformée (premier ordre).

Si les conditions de compatibilité ne sont pas vérifiées directement pour les états
limites considérés, il convient de prendre des mesures pour que :

• à l’état limite ultime, l’ouvrage ait une capacité de déformation suffisante ;

• dans les conditions de service, son comportement soit satisfaisant.

27. EC 2 – 5.3.2.2 (3)

https://www.GCAlgerie.com/
28

3.1 Types d’analyse structurale


3.1.1 Analyse vis-à-vis des états limites de service

L’analyse est normalement faite sur la base de l’élasticité linéaire, en prenant en


compte la rigidité initiale, correspondant à la section non fissurée28.
Si la fissuration a un effet défavorable, elle doit être prise en compte.
On peut aussi avoir recours à l’analyse non linéaire (voir § 3.5).

3.1.2 Analyse vis-à-vis de l’état limite ultime

Dans ce cas, l’analyse peut être29 :


• élastique linéaire sans redistribution ;
• élastique linéaire avec redistribution limitée ;
• plastique (avec ou sans modélisation par bielles et tirants) ;
• non linéaire.
Pour l’application de la théorie élastique et linéaire, aucune mesure spécifique
n’est à prendre pour assurer une ductilité convenable, sauf celle d’éviter les
pourcentages élevés.
Bien entendu, si l’on effectue une redistribution des moments, il convient de
s’assurer que les sections critiques ont une capacité de rotation suffisante pour
permettre la redistribution (angles des portiques précontraints par exemple30).
Dans l’analyse non linéaire, on tient compte du comportement non linéaire des
sections en béton armé ou en béton précontraint (ne pas confondre avec
l’analyse au second ordre qui tient compte du comportement non linéaire dû à la
déformation des éléments eux-mêmes).
On ne peut recourir à l’analyse plastique que pour des éléments très ductiles,
armés d’aciers eux-mêmes de haute ductilité31.

3.2 Analyse élastique linéaire


Le calcul des éléments aux états limites de service comme aux états limites
ultimes peut être effectué selon une analyse linéaire basée sur la théorie de
l’élasticité32.

28. EC 2 – 5.4 (1)


29. EC 2 – 5.1.1 (7)
30. EC 2 – 5.5 (5)
31. EC 2 – 5.6.1 (2)P
32. EC 2 – 5.4 (1)

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Analyse structurale 29

L’analyse linéaire peut être utilisée pour la détermination des sollicitations,


moyennant les hypothèses suivantes33 :
1/ sections non fissurées ;
2/ relations contraintes-déformations linéaires ;
3/ et valeurs moyennes du module d’élasticité.
Pour les effets des déformations d’origine thermique, des tassements et du
retrait à l’état limite ultime (ELU), on peut admettre une rigidité réduite, corres-
pondant aux sections fissurées, en négligeant la participation du béton tendu
mais en incluant les effets du fluage34.
Pour l’état limite de service (ELS), il convient de considérer une évolution
graduelle de la fissuration35.

3.3 Analyse linéaire avec redistribution limitée


des moments
Pour les calculs à l’état limite ultime, les moments de flexion déterminés par
une analyse linéaire élastique peuvent être redistribués, c’est-à-dire que les
moments dans les sections les plus sollicitées (sur appuis) sont alors multipliés
par un coefficient réducteur δ, les moments dans les autres sections étant
augmentés en conséquence pour assurer l’équilibre36.
i
Pour les dalles et les poutres continues telles que 0,5 ≤ ---------- ≤ 2 , un contrôle de
i + 1
la capacité de rotation des sections critiques n’est pas nécessaire si37 :

Mred
δ= vérifie les valeurs recommandées et à utiliser pour l’Annexe nationale
Mcal
française :

⎛ 0, 0014 ⎞ x u
1 ≥ δ ≥ 0, 44 + 1, 25 ⎜ 0, 6 + si fck ≤ 50 MPa,
ε cu 2 ⎟⎠ d
xu
⎝ AN

⎛ 0, 0014 ⎞ x u d
1 ≥ δ ≥ 0, 54 + 1, 25 ⎜ 0, 6 + si fck > 50 MPa ,
⎝ ε cu 2 ⎟⎠ d As

33. EC 2 – 5.4 (2)


34. EC 2 – 5.4 (3)
35. EC 2 – 5.4 (3)
36. EC 2 – 5.5 (3)
37. EC 2 – 5.5 (4) + (104)

https://www.GCAlgerie.com/
30

avec :

⎧ 0, 7 pour des aciers de classe B ou C (haute ou très haute ductilité),


δ </ ⎨
⎩ 0, 8 pour des aciers de classe A (d
ductilité normale).

x u = hauteur de l’axe neutre à l’ELU dans la section critique après redistri-


bution,
d = hauteur utile dans la section critique.
Remarque
Pour les ponts, les aciers de classe de ductilité A ne sont pas recommandés (voir
§ 1.3.1, chapitre 2 : « Matériaux », Pratique de l’eurocode 2, J. Roux, Éditions
Eyrolles).

Toutes les conséquences de la redistribution supposée et de la dispersion


possible doivent être prises en compte dans le calcul, à toutes les étapes de la
vérification :
• effort tranchant ;
• ancrages et arrêt des barres ;
• fissuration.
En particulier, les longueurs des armatures doivent être suffisantes pour
qu’aucune autre section ne devienne critique.
Aux nus d’appuis d’une poutre ou d’une dalle formant un ensemble monoli-
thique avec ses appuis, le moment pris en compte doit être au moins égal à 65 %
du moment d’encastrement parfait38.
Pour le calcul des poteaux (moments et réactions d’appuis), il n’y a pas lieu de
tenir compte de la redistribution des moments39.
Il convient de ne pas effectuer de redistribution pour les ponts courbes ou biais
par exemple40.

3.4 Analyse plastique


L’analyse plastique n’est utilisée qu’à l’ELU41. Pour les ponts, ce type
d’analyse n’est à utiliser que si les autorités nationales le permettent.
L’analyse plastique est basée42 :
• soit sur le théorème de la borne inférieure (méthode statique) :
– méthode des bandes pour les dalles ;

38. EC 2 – 5.3.2.2 (3)


39. EC 2 – 5.5.(6)
40. EC 2 – 5.5.(105)
41. EC 2 – 5.6.1 (1)P + (101)P
42. EC 2 – 5.6.1 (3) P

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Analyse structurale 31

– méthode des bielles et tirants pour les poutres-cloisons, consoles courtes,


ancrages et voiles chargés dans leur plan ;
• soit sur le théorème de la borne supérieure (méthode cinématique) :
– rotules plastiques pour les poutres, portiques et dalles portant dans un
seul sens ;
– théorie des lignes de rupture pour les dalles.
Les effets des chargements antérieurs peuvent généralement être négligés et on
peut admettre une croissance monotone de l’intensité des actions43.

3.4.1 Dispense de la vérification de la capacité de rotation

La ductilité des sections critiques est suffisante, sans vérification explicite de la


capacité de rotation, si44 :
• l’aire de la section des armatures tendues est telle que, dans toute section :

xu
αu = ≤ 0, 25 pour des bétons de classe inférieure ou égale à C50/60 (0,15
d
pour les ponts en dehors des dalles pleines),

xu
αu = ≤ 0, 15 pour des bétons de classe supérieure à C50/60 (0,10 pour les
d
ponts en dehors des dalles pleines) ;
• seuls les aciers à haute ou très haute ductilité (classes B ou C) sont utilisés
(vérification de la capacité de rotation non nécessaire) ;
• les moments sur appuis intermédiaires et en travée doivent vérifier :

Ma
0, 5 ≤ ≤2
Mt

3.4.2 Vérification de la capacité de rotation

Pour les poutres et les dalles continues portant dans un seul sens45 :
• dans la région des rotules plastiques, il faut vérifier :

xu
αu = ≤ 0, 45 pour des bétons de classe inférieure ou égale à C50/60 (0,30
d
pour les ponts),

43. EC 2 – 5.6.1 (4)


44. EC 2 – 5.6.2 (2) + (102)P
45. EC 2 – 5.6.3 + (102)P

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32

xu
αu = ≤ 0, 35 pour des bétons de classe supérieure à C50/60 (0,23 pour les
d
ponts) ;

• la rotation plastique θs calculée sous l’action considérée est mesurée sur une
longueur 1,2.h et doit vérifier :

θs ≤ k λ .θpl , d 0,6.h 0,6.h

avec :
λ = élancement vis-à-vis de l’effort
tranchant (c’est-à-dire distance entre θs h
le point de moment nul et le point de
moment maximal après redistri-
bution rapportée à la hauteur
utile d),

λ
kλ = = coefficient multiplicateur
3 à prendre en compte lorsque λ ≠ 3, (5.11N)

h = hauteur de l’élément,

θpl , d = rotation plastique admissible tirée du tableau ci-dessous (valeur recom-


mandée et à utiliser pour l’Annexe nationale française46) :
θpl,d (mrad)
35
30
≤ C 50/60
25
20 Classe C
C 90/105
15
Classe B
10
≤ C 50/60
5 Rotation plastique
C 90/105
admissible θpl, d
0
0 0,05 0,10 0,15 0,20 0,25 0,30 0,35 0,40 0,45 pour λ = 3
(Xu/d)

Pour les classes intermédiaires de béton comprises entre C50/60 et C 90/105, on


opère par interpolation linéaire.

46. EC 2 – voir AN

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Analyse structurale 33

Remarque
Par simplification, on peut prendre pour les valeurs concomitantes de MSd et de VSd :
M Sd
λ = -------------
-. (5.12N)
V Sd .d

3.4.3 Analyse par la méthode avec bielles et tirants


Cette méthode est utilisée pour47 :
• le dimensionnement à l’ELU des régions sans discontinuité dans lesquelles
les sections droites restent planes (soit au-delà d’une distance à la disconti-
nuité supérieure à la hauteur h de l’élément) ;
• le dimensionnement et les dispositions constructives des régions présentant
des discontinuités (nœuds des portiques par exemple).
La méthode est basée sur la modélisation48 :
• par des bielles représentant les zones où transitent les contraintes de
compression ;
• par des tirants qui représentent les armatures tendues ;
• et par les nœuds qui assurent leurs liaisons.
Les modèles bielles-tirants peuvent être définis49 :
• à partir des isostatiques des contraintes et des répartitions de contraintes
obtenues par la théorie de l’élasticité linéaire ;
• ou en partant du cheminement des charges.
Bielle
F Tirant Fsd
Hsd
Ft

Fc 0 Fc
Fc Fc
h=l
Fsd
Ft

F/2 l F/2

Massif d'appui Console courte

47. EC 2 – 5.6.4 (1)


48. EC 2 – 5.6.4 (3)
49. EC 2 – 5.6.4 (5)

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34

3.5 Analyse non linéaire


Méthodes utilisées aussi bien à l’ELU qu’à l’ELS, en admettant un compor-
tement non linéaire adapté pour les matériaux. L’analyse peut être du premier
ou du second ordre50.
À l’état limite ultime, il convient de vérifier, pour les sections critiques
localisées, leur capacité à résister à toutes les déformations inélastiques
résultant de l’analyse, en tenant convenablement compte des incertitudes51.
Pour des structures principalement soumises à des charges statiques52 :
• les effets des chargements antérieurs peuvent généralement être négligés ;
• et on peut admettre une croissance monotone de l’intensité des actions.
Pour les structures élancées des bâtiments, dans lesquelles les effets du second
ordre ne peuvent être négligés, il est possible d’utiliser une méthode générale de
calcul incluant la non-linéarité géométrique53 (voir la méthode de l’équilibre ou
des déformations internes au § 4, chapitre 2 : « Instabilité de forme –
Flambement »).
Pour les ponts, l’analyse non linéaire peut être utilisée à condition54 :
• que le modèle puisse couvrir de manière appropriée tous les modes de ruine
(flexion, effort normal, cisaillement, ruine par compression influencée par la
réduction de la résistance effective du béton, etc.) ;
• et que la résistance en traction du béton ne soit pas utilisée dans le schéma
principal de résistance.
En cas d’insuffisance de l’analyse pour vérifier tous les mécanismes de ruine, il
convient d’effectuer des analyses complémentaires séparées.

4. Analyse structurale des poutres


et des portiques
Toutes les méthodes énumérées au § 3 peuvent être utilisées.

4.1 Analyse élastique et linéaire


Voir § 3.2.

50. EC 2 – 5.7 (1)


51. EC 2 – 5.7 (2)
52. EC 2 – 5.7 (3)
53. EC 2 - 5.7 (5) + 5.8.6 (1)P
54. EC 2 – 5.7 (105)

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Analyse structurale 35

Hormis les programmes de calcul sur ordinateurs, ce type d’analyse peut être
réalisé à partir des méthodes usuelles de la résistance des matériaux :
• théorème des trois moments ;
• méthode des forces (formule de Bertrand de Fontviolant) ;
• méthode des déplacements (méthode des rotations ou méthode de relaxation
de Hardy-Cross pour les ossatures et portiques) ;
• etc.

4.2 Analyse linéaire avec redistribution limitée


des moments
Voir § 3.3.

4.3 Analyse plastique


Voir § 3.4.
Hormis les programmes de calcul sur ordinateurs, ce type d’analyse peut être
réalisé à partir des méthodes usuelles de la théorie de la plasticité (résistance des
matériaux) :
• théorème de la borne inférieure ;
• théorème de la borne supérieure ;
• méthode des lignes de rupture pour les dalles (méthode de Haas Jacobsen) ;
• etc.

4.4 Analyse non linéaire


Voir § 3.5.

4.5 Dispositions constructives – Aciers en chapeau


Les armatures équilibrant les moments négatifs sur appuis sont dites
« armatures en chapeau » ou plus simplement « chapeaux ».

4.5.1 Chapeaux sur appuis de rive


Lorsqu’une poutre forme une construction monolithique avec ses appuis (y
compris lorsque, dans le calcul, on a adopté un appui simple), il faut disposer
sur ceux-ci des aciers supérieurs calculés pour équilibrer un moment55 :

55. EC 2 – 9.2.1.2 (1)

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36

As

Mt

M = β1 .M t
avec :
M t = moment maximal en travée,
β1 = 0, 15 : valeur recommandée et à utiliser pour l’Annexe nationale
française56).
Il faut, de plus, vérifier que A s ≥ A s, min donné au § 7, chapitre 7 : « Flexion
simple », Pratique de l’eurocode 2, J. Roux, Éditions Eyrolles.

4.5.2 Chapeaux sur appuis intermédiaires57

Répartition des aciers tendus sur appui


As
intermédiaire sur la largeur participante
beff pour les sections en T. Une partie de hf
ces armatures peut être concentrée au
droit de l’âme57 :
beff 1 beff 2

bw

5. Analyse structurale des dalles


Toutes les méthodes énumérées au § 3 peuvent être utilisées.

56. EC 2 – voir AN
57. EC 2 – 9.2.1.2 (2)

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Analyse structurale 37

5.1 Analyse élastique et linéaire


Voir § 3.2.
Les calculs manuels ne sont possibles que pour :

• les dalles rectangulaires isolées portant dans un seul sens ( ----x- < 0,5) ;
y
• les dalles rectangulaires continues dans le sens parallèle à leur petit côté et

portant dans un seul sens ( ----x- < 0,5) ;
y
• les dalles rectangulaires isolées portant dans un ou deux sens, soumises à des
charges concentrées.
Dans ce cas, pour des charges uniformément réparties, la dalle est découpée en
bandes de largeur unité fléchissant dans le sens x et l’on peut utiliser les
méthodes usuelles de la résistance des matériaux :
• calcul en travée isostatique pour un panneau de dalle isolé ;
• utilisation du théorème des trois moments pour les dalles continues ;
• etc.
Pour des charges concentrées appliquées sur des panneaux isolés, la dalle est
découpée en bandes de largeur unité fléchissant dans chaque sens et l’on peut
utiliser les abaques de l’inspecteur général Pigeaud, par exemple.

5.2 Analyse linéaire avec redistribution limitée


des moments
Voir § 3.3.

5.3 Analyse plastique


Voir § 3.4.
Hormis les programmes de calcul sur ordinateur, ce type d’analyse peut être
réalisé à partir des méthodes usuelles de la théorie de la plasticité (résistance des
matériaux) :
• méthode des lignes de rupture pour les dalles isolées ou continues et de forme
quelconque (méthode de Haas Jacobsen) ;
• etc.

https://www.GCAlgerie.com/
38

5.4 Analyse non linéaire


Voir § 3.5.

5.5 Dispositions constructives


5.5.1 Armatures de flexion

5.5.1.1 Section minimale d’armatures


Pour les armatures disposées suivant la direction principale (c’est-a-dire paral-
lèles au petit côté), il faut vérifier les limites suivantes recommandées et à
utiliser par l’Annexe nationale française58 :
⎧ fct , eff
⎪ 0, 26 f b t .d
A s1 ≥ A s, min = Max ⎨ yk . (9.1N)
⎪ 0, 0013.b .d
⎩ t

avec59 :
⎧ fctm : si la maîtrise de la fissuration est requise,

⎪ ⎧⎛ h ⎞
fct , eff =⎨ ⎪ ⎜ 1, 6 − f (3.23)
⎪ fctm , fl = Max ⎨ ⎝ 1 000 ⎟⎠ ctm : dans les autres cas,
⎪ ⎪f
⎩ ⎩ ctm
h = hauteur de la section droite en mm,
b t = largeur moyenne de la zone tendue = 1,00 m si l’on raisonne par bandes de
dalle de largeur unité.
En dehors des zones de recouvrement, il faut vérifier60 :61

A s1 et A s2 ≤ 0,04.A c valeur recommandée et


As 2
AN AN à utiliser pour l’Annexe nationale française61.
A c = aire de la section transversale de béton.
As 1

Lorsque la maîtrise de la fissuration est requise, la section effective des


armatures longitudinales de traction ne doit pas être inférieure à la section

58. EC 2 – 9.3.1.1 (1)


59. EC 2 – 7.1 (2)
60. EC 2 – 9.2.1.1 (3)
61. EC 2 – voir AN

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Analyse structurale 39

nécessaire au contrôle de la fissuration (voir § 3.1, chapitre 3 : « État limite de


service de maîtrise de la fissuration62 »).

5.5.1.2 Armatures transversales


Dans les dalles portant dans un seul sens, il y a lieu de prévoir une section
d’armatures transversales au moins égale à 20 % de la section des armatures
longitudinales63.
Au voisinage des appuis, des armatures transversales aux barres principales
supérieures ne sont pas nécessaires lorsqu’il n’existe aucun moment fléchissant
transversal64.

5.5.1.3 Espacements maximaux


Dans la suite, nous désignerons par65 :
h = épaisseur de la dalle,
x (≤ y) = sens principal de flexion de la dalle,
y (≥ x) = sens secondaire de flexion de la dalle.
a) Cas des zones sollicitées par des charges concentrées et des zones de moment
maximal :

⎧ 2.h,
smax, slabs, x ≤ Min ⎨ : armatures dans le sens lx,
⎩ 25 cm.

⎧3.h,
smax, slabs, y ≤ Min ⎨ : armatures dans le sens ly.
⎩ 40 cm.
b) Autres cas :

⎧3.h,
smax, slabs, x ≤ Min ⎨ : armatures dans le sens lx,
⎩ 40 cm.

⎧3, 5.h,
smax, slabs, y ≤ Min ⎨ : armatures dans le sens ly.
⎩ 45 cm.

5.5.1.4 Arrêts des barres


Le décalage de la courbe des moments est pris égal à66 :

62. EC 2 – 9.2.1.1 (1)


63. EC 2 – 9.3.1.1 (2)
64. EC 2 – 9.3.1.1 (2)
65. EC 2 – 9.3.1.1 (3)
66. EC 2 – 9.3.1.1 (4) + 9.2.1.3

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40

al = d
Dans les dalles sur appuis simples, la moitié de la section d’aciers en travée est
prolongée et ancrée sur appuis67.
Aciers inférieurs sur appuis de rive68 :
• voir § 9.1, chapitre 8 : « Effort tranchant », Pratique de l’eurocode 2, J. Roux,
Éditions Eyrolles.
Aciers inférieurs sur appuis intermédiaires69 :
• voir § 9.3, chapitre 8 : « Effort tranchant », Pratique de l’eurocode 2, J. Roux,
Éditions Eyrolles.

5.5.1.5 Aciers supérieurs sur appuis


Lorsqu’une dalle présente un encastrement partiel non pris en compte dans le
calcul sur une ligne d’appuis, il faut disposer sur ceux-ci des aciers supérieurs
calculés pour équilibrer un moment70 :

As

Mt

M = β1 .M t
avec :
M t = moment maximal en travée,

⎧ 0, 25 : appui intermédiaire,
β1 = ⎨ : valeur recommandée et à utiliser pour
⎩ 0, 15 : appui d'extréémité,
l’Annexe nationale française71.
Les armatures correspondantes doivent :
• se prolonger, à partir du nu d’appui sur une longueur au moins égale à 0,2 fois
la portée de la travée adjacente ;
• être continues au droit des appuis intermédiaires ;

67. EC 2 – 9.3.1.2 (1)


68. EC 2 – 9.3.1.1 (4) + 9.2.1.4
69. EC 2 – 9.3.1.1 (4)
70. EC 2 – 9.3.1.2 (2)
71. EC 2 – voir AN

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Analyse structurale 41

• ancrées aux appuis de rive.

5.5.1.6 Armatures de bords libres


Le long d’un bord libre, il convient de prévoir des armatures de rive
particulières72 :

≥ 2.h

Les armatures courantes peuvent jouer le rôle d’armatures de rive.

5.5.2 Armatures d’effort tranchant


Les armatures d’effort tranchant ne peuvent être disposées que dans des dalles
telles que73 :

h ≥ 200 mm

Lorsque VEd ≤ 1 3.VRd , max, les armatures d’effort tranchant peuvent être entiè-
rement constituées74 :
• de barres relevées ;
• ou de cadres, étriers ou épingles.
L’espacement longitudinal maximal vaut75 :
pour les cadres, étriers ou épingles :
smax = 0, 75.d (1 + cotgα ) (9.9)

avec :
α = inclinaison des armatures d’effort tranchant,
pour les barres relevées :
smax = d (9.10)

L’espacement transversal maximal vaut76 :

s t, max = 1, 5.d

72. EC 2 – 9.3.1.4
73. EC 2 – 9.3.2 (1)
74. EC 2 – 9.3.2 (3)
75. EC 2 – 9.3.2 (4)
76. EC 2 – 9.3.2 (5)

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42

II. APPLICATIONS
Application n˚ 1 : analyse d’une poutre
–Énoncé–
On considère la poutre à travées égales schématisée ci-dessous reposant sur des
voiles de 30 cm d’épaisseur :

ÉLÉVATION COUPE AA
q = 45 kN/m A

0,50 m

A 0,30 m
6,00 m
0,30m 0,30m
• Matériaux :
• béton : fck = 25 MPa ;
• aciers : S 500 avec diagramme σ−ε à palier horizontal et de classe de
ductilité B.
Maîtrise de la fissuration non requise.
Classe d’exposition : XC2.
On se propose de tracer le diagramme des moments fléchissants à l’ELU
résultant :
1/ d’une analyse linéaire sans redistribution ;
2/ d’une analyse linéaire avec redistribution ;
3/ d’une analyse plastique.

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Analyse structurale 43

–Corrigé–
1. Analyse linéaire sans redistribution

1.1 Portée utile de calcul

⎧1 t ⎧ 1 0, 30 = 0, 15 m
⎪⎪ 2 ⎪⎪ 2
Poutre continue ⇒ a = Min ⎨ a = 0, 15 m = Min ⎨
⎪1 h ⎪ 1 0, 50 = 0, 25 m
⎪⎩ 2 ⎪⎩ 2
ef = n + a1 + a2 = n + 2.a eff = 6,00 + 2.0,15 = 6,30 m

1.2 Moment fléchissant théorique sur appui

g = ϖ.bw .h g = 25.0,3.0,5 = 3,75 kN/m

p u = 1, 35.g + 1, 5.q p u = 1, 35.3, 75 + 1, 5.45 = 72, 56 kN/m


2
 eff 6, 30 2
M Edth, a = p u ------- MEdth , a = 72, 56 = 240 mkN
12 12

1.3 Écrêtage de la courbe des moments sur appui

Réaction d’appui (poutre multi-travées) :


p u . eff
F Ed, sup = 2 --------------
- = p u . eff FEd, sup = 72, 56.6, 30 = 457, 13 kN
2
Réduction du moment sur appui :

t 0, 30
ΔMEd = FEd , sup ΔMEd = 457, 13 = 17, 14 mkN
8 8

1.4 Diagramme des moments à l’ELU

En utilisant l’exposant « * » pour distinguer le moment « écrêté » du moment


résultant des calculs RdM :

M*Ed , a = MEdth , a − ΔMEd M*Ed , a = 240 − 17, 14 = 222, 86 mkN

2
 eff 6, 30 2
M Ed, t = p u ------- M Ed , t = 72, 56 = 120 mkN
24 24

MEd 0 = M*Ed , a + M Ed , t MEd0 = 222, 86 + 120 = 342, 86 mkN

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44

RdM MEd
(mkN)
240
222,86
RdM
corrigée MEd 0 = 342,86

l eff 120
= 3,15 m
2

1.5 Remarque 1
Si l’on considère que la poutre forme un ensemble monolithique avec ses appuis
(ce qui n’est pas le cas ici), il faut faire la vérification ci-dessous.
Moment au nu d’appui :

a2 0, 152
M Ed = MEdth , a − p u MEd = 240 − 72, 56 = 239,18 mkN
2 2
Moment d’encastrement parfait pour la travée de portée ln :
2
 6, 00 2
M Ed, enc = p u -----n- MEd , enc = 72, 56 = 217,68 mkN
12 12
Vérification :
M Ed >< 0, 65.M Ed , enc

MEd = 239, 18 mkN > 141, 49 mkN = 0, 65.217, 68 = 0, 65.M Ed , enc O.K.

1.6 Remarque 2
En considérant la portée entre nus d’appuis :
2
 6, 00 2
M Ed = p u ----n- MEd = 72, 56 = 326, 52 mkN = MEd 0 à 5 % près.
8 8

2. Analyse linéaire avec redistribution


2.1 Caractéristiques des matériaux

fck 25
fcd = α cc fcd = 1 = 16, 7 MPa
γc 1, 5

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Analyse structurale 45

fyk 500
fyd = fyd = = 435 MPa
γs 1, 15

2.2 Coefficient réducteur du moment sur appui

i 
---------- >< 2 Travées de portées égales ⇒ 0,5 < -------i--- = 1 < 2 O.K.
i + 1 i + 1

fck >< 50 MPa ⇒ δ

⎛ 0, 0014 ⎞ ⎛ x u ⎞
fck = 25 MPa ⇒ δ = 0, 44 + 1, 25 ⎜ 0, 6 + .
⎝ ε cu 2 ⎟⎠ ⎝ d ⎠

en posant :

xu
αu = ,
d

⎧ λ, ⎧ λ = 0, 8
fck >< 50 MPa ⇒ ⎨ fck = 25 MPa < 50 MPa ⇒ ⎨
⎩η ⎩η = 1

fcu = η.fcd fcu = 1.16, 7 = 16, 7 MPa

MEdth , a
μ cu , th =
bw .d 2 .fcu
0, 240
avec MEdth , a = moment sur appui : μ cu , th = = 0, 237
0, 30.0, 452.16, 7
on obtient à l’ELU sous l’effet du moment « redistribué »77
M 'Ed , a = δ.MEdth , a :

μ cu = μ cu , th .δ,

1
α u = --- [ 1 – 1 – 2.δ.μ cu, th ] ,
λ
d’où :

⎛ 0, 0014 ⎞ x u ⎛ 0, 0014 ⎞
δ ≥ 0, 44 + 1, 25 ⎜ 0, 6 + = 0, 44 + 1, 25 ⎜ 0, 6 + α u = 0, 44 + 1, 25.α u
⎝ ε cu 2 ⎟⎠ d ⎝ 3, 5.10 −3 ⎟⎠

77. Pour différencier les sollicitations (M, V) résultant de la redistribution limitée des moments des autres sol-
licitations, nous leur adjoignons une apostrophe (M’, V’).

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46

2
δ ≥ 0, 44 + ⎛ ⎞ ⎡⎣1 − 1 − 2.δ.μ cu ,
5 ⎤
⎝ 4⎠ th ⎦

16
[ δ − 0, 44 ] ≥ 1 − 1 − 2.δ.μ cu, th
25

16
------ δ – 0,44 – 25
------ ≥– 1 – 2.δ.μ cu, th
25 16






δ–2

et en supprimant le radical (en remarquant que δ – 2 < 0) :


2
⎛ 16 ⎞ ⎡ δ 2 − 4.δ + 4 ⎤ ≤ 1 − 2.δ.μ
⎝ 25 ⎠ ⎣ ⎦ cu , th

d’où l’inéquation du second degré en δ :

25 2 25 2
δ – 4.δ + 4 ≤ ⎛⎝ ------⎞⎠ – 2 ⎛ ------⎞ δ.μ cu, th
2
16 ⎝ 16⎠


2,44

(
δ 2 − 4 1 − 1, 22.μ cu , th ) δ + 1, 56 ≤ 0
⇒ (
Δ ' = 4 1 − 1, 22.μ cu , th )2 − 1, 56
⇒ (
δ = 2 1 − 1, 22.μ cu , th ) ± 4 (1 − 1, 22.μ cu, th )2 − 1, 56
⎧ 2, 101
δ = 2 (1 − 1, 22.0, 237 ) ± 4 (1 − 1, 22.0, 237 )2 − 1, 56 = ⎨
⎩ 0, 743

Le trinôme étant du signe du coefficient multiplicateur de δ2


en dehors des racines, il est négatif si δ ∈[ 0, 743 2, 101].

⎧ 0,7 pour aciers de classe B ou C,


⇒ Prenons δ = 0,76 > ⎨
⎩ 0,743

M 'Ed , a = δ.MEdth, a M 'Ed , a = 0, 76.240 = 182 mkN

M 'Ed , a 0, 182
μ cu = 2 μ cu = = 0, 179
bw .d .fcu 0, 30.0, 452.16, 7

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Analyse structurale 47

1 1
αu = ⎡1 − 1 − 2.μ cu ⎤⎦ αu = ⎡1 − 1 − 2.0, 179 ⎤⎦ = 0, 248
λ⎣ 0, 8 ⎣
On vérifie que :

fck = 25 MPa < 50 MPa ⇒ δ lim = 0, 44 + 1, 25 ⎛ u ⎞ = 0, 44 + 1, 25.α u


x
⎝ d⎠

δ lim = 0, 44 + 1, 25.0, 248 = 0, 75

δ >< δ lim δ = 0, 76 > 0, 75 = δ lim O.K.

2.3 Diagramme des moments à l’ELU


Moment élastique théorique redistribué sur appui :

M 'Ed , a = δ.MEdth , a M 'Ed , a = 0, 76.240, 00 = 182, 00 mkN

Moment élastique redistribué réduit :

M'*Ed , a = M 'Ed , a − ΔMEd M'*Ed , a = 182, 00 − 17, 14 = 164, 86 mkN

et comme le moment sur appui est négatif, nous obtenons à mi-travée :

M'*Ed , t = M'*Ed , a + M Ed 0 M'*Ed , t = −164, 86 + 342, 86 = 178, 00 mkN

RdM sans MEd


M Edth , a = 240,00 redistribution (mkN)
M*Ed, a = 222,86
M'*Ed, a = 164,86 RdM avec
redistribution MEd 0 = 342,86
MEd 0 = 342,86

MEd, t = 120,00
M'*Ed, t = 178,00

leff
= 3,15 m
2

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48

2.4 Remarque

Si l’on considère que la poutre forme un ensemble monolithique avec ses appuis
(ce qui n’est pas le cas ici), il faut faire la vérification ci-dessous.
Moment au nu d’appui :

a2 0, 152
M Ed = M 'Ed , a − p u MEd = 182 − 72, 56 = 181,18 mkN
2 2
Moment d’encastrement parfait pour la travée de portée ln :
2

M Ed, enc = p u -----n- MEd , enc = 217,68 mkN (voir § 1.5)
12
Vérification :
M Ed >< 0, 65.M Ed , enc

MEd = 181, 18 mkN > 141, 49 mkN = 0, 65.217, 68 = 0, 65.M Ed , enc O.K.

3. Analyse plastique
3.1 Introduction – Moments à prendre en compte

Aciers S500 classe B à haute ductilité O.K.


Moments fléchissants :
Ma
0, 5 ≤ ≤2 Prenons MEd , a = MEd , t = 0,5. M Ed0
Mt

⇒ M Ed , a = 0, 5.342, 86 = 171, 43 mkN

⇒ M Edt = M Eda = 171, 43 mkN

3.2 Armatures calculées sur appui

MEd , a 171, 43.10 −3


μ cu = μ cu = = 0, 169
bw .d 2 .fcu 0, 30.0, 452.16, 7

fck = 25 MPa ⎫
⎪ M Ed
S 500 ⎬ ⇒ ∀γ = : μ lu = μ ls = 0,33717
⎪ Mser
XC2 ⎭

μ cu >< μ lu μcu = 0,169 < 0,3717 = μcu ⇒ As2 =

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Analyse structurale 49

1 1
αu = ⎡1 − 1 − 2.μ cu ⎤⎦ αu = ⎡1 − 1 − 2.0, 169 ⎤⎦ = 0, 233
λ⎣ 0, 8 ⎣

⎡ λ ⎤
z c = 0, 45 ⎡⎢1 − 0, 233⎤⎥ = 0, 408 m
0, 8
z c = d ⎢1 − α u ⎥
⎣ 2 ⎦ ⎣ 2 ⎦

MEd , a 0, 17143
A s1, u = A s1, u = 10 4 = 9, 66 cm 2
z c .fyd 0, 408.435

3.3 Section minimale d’armatures

fck ≤ 50 MPa ⇒ fctm = 0, 3 [ fck ]


2 2
3 fctm = 0, 3 [ 25] 3 = 2, 56 MPa

Maîtrise de la ⎫ ⎧⎛ h ⎞
⎪ ⎪ ⎜ 1, 6 − ⎟⎠ fctm
fissuration ⎬ ⇒ fct, eff = fctm , fl = Max ⎨ ⎝ 1 000
non requise ⎪⎭ ⎪f
⎩ ctm

⎧⎛ 500 ⎞
⎪ 1, 6 − 2, 56 = 2, 82 MPa
fct , eff = 2, 82 MPa = Max ⎨ ⎜⎝ 1 000 ⎟⎠
⎪ f = 2, 56 MPa
⎩ ctm

⎧ fct , eff
⎪ 0, 26 f b t .d
A s, min = Max ⎨ yk
⎪ 0, 0013.b .d
⎩ t

⎧ 0, 26 2, 82 30.45 = 1, 98 cm 2

A s, min = 1, 98 cm = Max ⎨
2 500
⎪ 0, 0013.30.45 = 1, 76 cm 2

A s1 >< A s, min A s1 = 9, 66 cm 2 > 1, 98 cm 2 = A s, min

As1 et As2 >< 0,04.Ac As1 = 9, 66 cm 2 < 54, 0 cm 2 = 0, 04.30.45 O.K.

3.4 Dispense de la vérification de la rotation des rotules plastiques

xu
αu = >< 0, 25 si fck ≤ 50 MPa α u = 0, 233 < 0, 25 O.K.
d
Aciers de classe B ou C S 500 B O.K.

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50

Ma
0, 5 ≤ ≤2 MEd , a = MEd , t O.K.
Mt

⇒ Dispense de la vérification de la
rotation des rotules plastiques.

3.5 Diagramme des moments à l’ELU

MEd
(mkN)
240,00
222,86
171,43 Analyse
élastique
linéaire MEd 0 = 342,86
MEd 0 = 342,86

120
171,43
Analyse
plastique

leff
= 3,15 m
2

3.6 Remarque – Contraintes à l’ELS dans la section sur appui

Sur la base des valeurs théoriques de A s1, u et d trouvées ci-dessus.

Es
En adoptant un coefficient d’équivalence moyen : α e = = 15 .
E c, eff

3.6.1 Calcul en section non fissurée

A w = bw .h + α e ( A s1 + A s 2 ) A ch = 30.50 + 15.9, 66 = 1 644, 9 cm 2

bw h 2 30.50 2
+ α e ( A s1 .d + A s 2 .d ') + 15.9, 66.45
v' = 2 v' = 2 = 26, 76 cm
A ch 1 644, 9

v = h - v’ v = 50 - 26,76 = 23,24 cm

bw .h3
I ch =
3
( )
+ α e A s1 .d 2 + A s 2 .d '2 − A ch v '2

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Analyse structurale 51

30.503
I ch = + 15.9, 66.452 − 1 644, 9.26, 762
3

I ch = 365 514 cm 4

pser = g + q pser = 3, 75 + 45 = 48, 75 kN/m

MEd = M*Ed , a du § 1.4, le calcul à l’ELS n’étant pas conduit par analyse
plastique.

pser 48, 75
Mser = MEd Mser = 222, 86 = 149, 73 mkN
pu 72, 56

Mser .v 149, 73.10 −3.0, 2324


σ ct = σ ct = = 9, 52 MPa
I ch 365 514.10 −8
Maîtrise de la fissuration non requise (pour la même contrainte de traction du
béton que celle utilisée pour la section minimale d’armatures) :

σ ct >< fct , eff σ ct = 9, 52 MPa > 2, 82 MPa = fct , eff

⇒ Calcul en section fissurée.

3.6.2 Calcul en section fissurée

bw .x12
+ α e .A s1 .x1 − α e .A s1 .d = 0 15.x12 + 15.9, 66.x1 − 15.9, 66.45 = 0
2

x12 + 9, 66.x1 − 434, 7 = 0

−9, 66 + 42, 80
Δ = 42, 80 2 ⇒ x1 = = 16, 57 cm
2

bw .x13
+ α e .A s1 ( d − x1 )
2
I cf =
3

30.16, 573
I cf = + 15.9, 66 ( 45 − 16, 57 )2 = 162 613 cm 4
3
Mser 149, 73.10 −3
K= K= = 92, 08 MN/m 3
I cf 162 613.10 −8

σ c = K.x1 σ c = 92, 08.16, 57.10 −2 = 15, 3 MPa

σ c = 15, 3 MPa ≈ 0, 6.fck = 0, 6.25 = 15 MPa

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52

d’autant plus que la section d’aciers utilisée


est la section calculée et non la section réelle
(qui lui est supérieure).

σ s = α e .K ( d − x1 ) σ s = 15.92, 08 ( 45 − 16, 57 ) 10 −2 = 393 MPa

σ s = 393 MPa ≈ 0, 8.fyk = 0, 8.500 = 400 MPa

Application n˚ 2 : analyse d’une poutre


continue
–Énoncé–
On considère la dalle constituée de deux panneaux ne portant que dans un seul
sens, schématisée ci-dessous :

B 0,20 m
A C
0,185 0,24 m 0,185
m 4,81 m 3,81 m m

5,00 m 4,00 m

Matériaux :
• béton : fck = 20 MPa ;
• aciers : S 500 A, diagramme à palier horizontal.
Charges :
• revêtements divers : 1,1 kN/m2 ;
• exploitation : 5,0 kN/m2 ;
Classe d’exposition : XC2.
On se propose :
1/ de tracer le diagramme des moments fléchissants à l’ELU résultant d’une
analyse linéaire sans redistribution ;
2/ de tracer le diagramme des moments fléchissants à l’ELU résultant d’une
analyse linéaire avec redistribution limitée des moments ;
3/ de calculer les armatures longitudinales sur appuis et en travée dans le cas de
l’analyse linéaire avec redistribution limitée des moments ;
4/ de faire les vérifications à l’effort tranchant.

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Analyse structurale 53

–Corrigé–
1. Introduction

1.1 Portées à prendre en compte

⎧1 t
⎪⎪ 2
Appuis de rive : ⇒ a1 = Min ⎨
⎪1 h
⎪⎩ 2

⎧ 1 0, 185 = 0, 0925 m
⎪⎪ 2
a1 = 0, 0925 m = Min ⎨
⎪ 1 0, 20 = 0, 10 m
⎪⎩ 2

⎧1 t ⎧ 1 0, 24 = 0, 12 m
⎪⎪ 2 ⎪⎪ 2
Appui central : ⇒ a 2 = Min ⎨ a 2 = 0, 10 m = Min ⎨
⎪1 h ⎪ 1 0, 20 = 0, 10 m
⎪⎩ 2 ⎪⎩ 2
Travée AB :
 eff =  n + a 1 + a 2 eff = 4,81 + 0,0925 + 0,10 = 5,00 m
Travée BC :
 eff =  n + a 1 + a 2 eff = 3,81 + 0,0925 + 0,10 = 4,00 m

1.2 Charges
Permanentes :
• poids propre : 25 kN/m3.0,20 = 5,0 kN/m2
• revêtements : 1,1 kN/m2
____________
Total : g = 6,1 kN/m2
Exploitation : q = 5,0 kN/m2

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54

2. Analyse linéaire sans redistribution

2.1 Rappels de RdM


P1
P2

A C
x1 B x2
l1 l2

Le théorème des trois moments appliqué à l’appui B s’écrit :

3 3 3 3
1 2 p 2 . 2 p 1 . 1 p .  + p2 . 2
------- - M B = – ------------
- + ------- – ------------ ⇒ M B = – ----1-------1--------------------
-
3EI 3EI 24EI 24EI 8 ( 1 + 2 )

Les moments maximaux en travée s’obtiennent de la façon suivante :


• pour la travée AB :

 MB – MA ⎫
V 1 = p 1 ⎛ ----1- – x 1⎞ + ---------------------- = 0⎪ 1 MB
⎝2 ⎠ 1 ⎬ ⇒ x 1 = ----- + ------------
⎪ 2 p 1 . 1
MA = 0 ⎭

p 1 .x 1 (  1 – x 1 ) x x ⎫
- + M A ⎛ 1 – ----1-⎞ + M B ----1- ⎪
M t1 = --------------------------------- p 1 .x 1 (  1 – x 1 ) x
2 ⎝ 1 ⎠  1 ⎬ ⇒ M t1 = ---------------------------------
- + M B ----1-
⎪ 2 1
MA = 0 ⎭

• pour la travée BC :

 MC – MB ⎫
V 2 = p 2 ⎛ ----1- – x 2⎞ + ---------------------
- = 0⎪ 2 MB
⎝2 ⎠ 2 ⎬ ⇒ x 2 = ----- – ------------
⎪ 2 p 2 . 2
MC = 0 ⎭

p 2 .x 2 (  2 – x 2 ) x x ⎫
- + M B ⎛ 1 – ----2-⎞ + M C ----2- ⎪
M t2 = ---------------------------------
2 ⎝ 2 ⎠ 2 ⎬

MC = 0 ⎭
p .x (  – x ) x
⇒ M t2 = ----2-------2--------2-----------2--- + M B ⎛ 1 – ----2⎞
2 ⎝  2⎠

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Analyse structurale 55

Remarque
Pour les cas de charge faisant intervenir à la fois les charges per manentes et les
charges variables, il n’est pas possible d’obtenir par superposition la position et
la valeur des moments extrêmes en travée lorsque le chargement n’est pas
symétrique.

2.2 Moments sur appuis

Les calculs sont conduits pour une bande de dalle de largeur unité portant sur
les appuis A, B et C (sens de la petite portée).

2.2.1 Charges permanentes


p p
1 2

A C
x1 B x2
l1 l2

p1 = p2 = g p1 = p2 = 6,1 kN/m2
3 3
p 1 . 1 + p 2 . 2 6, 1.5, 003 + 6, 1.4, 003
- M B, g = −
M B, g = – ------------------------------- = −16, 01 mkN/m
8 ( 1 + 2 ) 8 ( 5, 00 + 4, 00 )

2.2.2 Charge d’exploitation totale


p1 p2

A C
x1 B x2
l1 l2

p1 = p2 = q p1 = p2 = 5,0 kN/m2
3 3
p 1 . 1 + p 2 . 2 5, 0.5, 003 + 5, 0.4, 003
- M B, q = −
M B, q = – ------------------------------- = −13, 12 mkN/m
8 ( 1 + 2 ) 8 ( 5, 00 + 4, 00 )

2.2.3 Charge d’exploitation sur la travée AB


p1

A C
x1 B x2
l1 l2

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56

p1 = q ; p2 = 0 p1 = 5,0 kN/m2 ; p2 = 0
3 3
p 1 . 1 + p 2 . 2 5, 0.5, 003
- M B, qw = −
M B, qw = – ------------------------------- = −8, 68 mkN/m
8 ( 1 + 2 ) 8 ( 5, 00 + 4, 00 )

2.2.4 Charge d’exploitation sur la travée BC


p2

A C
x1 B x2
l1 l2

p1 = 0 ; p2 = q p1 = 0 ; p2 = 5,0 kN/m2
3 3
p 1 . 1 + p 2 . 2 5, 0.4, 003
- M B, qe = −
M B, qe = – ------------------------------- = −4, 44 mkN/m
8 ( 1 + 2 ) 8 ( 5, 00 + 4, 00 )

2.3 Superposition des cas de charge


2.3.1 Travée AB

⎧1, 35.g + 1, 5.q : travées chargées,


pu = ⎨
⎩1, 35.g : travéées non chargées,

⎧⎪1, 35.6, 1 + 1, 5.5, 0 = 15, 735 kN/m 2 : travées chargées,


pu = ⎨
⎩⎪1, 35.6, 1 = 8, 235 kN/m : travées non chargées,
2

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3 3
p 1 . 1 + p 2 . 2  MB p 1 .x 1 (  1 – x 1 ) x
Cas de charge M B = – -------------------------------- -
x 1 = ----1- + ------------ M t1 = ---------------------------------
- + M B ----1-
8 ( 1 + 2 ) 2 p 1 . 1 2 1

1,35.g + 1,5.q 1,35.g + 1,5.q

A C – 1,35.16,01 – 1,5.13,12 ---------- – ---------------------------


x 1 = 5,00 41,29 - = 1,975 m
------------------------------------------------------------------
M t1 = 15,735.1,975 (5,00 – 1,975)- – 41,29 1,975 ------------- = 30,69 mkN/m
B = – 41,29 mkN/m 2 15,735.5,00 2 5,00
x1 x2
l1 l2
Cas 1
1,35.g + 1,5.q
1,35.g
A C – 1,35.16,01 – 1,5.8,68 5,00 34, 63 (5,00 – 2,060) 2,060
------------------------------------------------------------------- – 34,63 ------------- = 33,38 mkN/m
x 1 = ---------- – ---------------------------- = 2,060 m M t1 = 15,735.2,060
x1 B x2 = – 34,63 mkN/m 2 15,735.5,00 2 5,00
l1 l2
Cas 2

1,35.g + 1,5.q
1,35.g

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A C – 1,35.16,01 – 1,5.4,44 5,00 28,27 8,235.1,813 (5,00 – 1,813) 1,813
x 1 = ---------- – ------------------------- = 1,813 m M t1 = ---------------------------------------------------------------- – 28,27 ------------- = 13,54 mkN/m
B = – 28,27 mkN/m 2 8,235.5,00 2 5,00
x1 x2
l1 l2
Cas 3
Analyse structurale
57
2.3.2 Travée BC 58
3 3
p 1 . 1 + p 2 . 2  MB p 2 .x 2 (  2 – x 2 ) x
Cas de charge M B = – -------------------------------- -
x 2 = ----2- – ------------ M t2 = ---------------------------------
- + M B ⎛ 1 – ----2-⎞

8 ( 1 + 2 ) 2 p 2 . 2 2  2⎠

1,35.g + 1,5.q 1,35.g + 1,5.q


15,735.2,656 (4,00 – 2,656)
M t2 = -------------------------------------------------------------------
A C 41,29 2
– 41,29 mkN/m ---------- + ----------------------------
x 2 = 4,00 = 2,656 m
B x2 2 15,735.4,00 2,656
x1 – 41,29 ⎛ 1 – -------------⎞ = 14,21 mkN/m
l1 l2 ⎝ 4,00 ⎠

Cas 1
1,35.g + 1,5.q
1,35.g
8,235.3,051 (4,00 – 3,051)
M t2 = ----------------------------------------------------------------
A C 2
---------- + -------------------------
34,63 = 3,051 m
– 34,63 mkN/m x 2 = 4,00
x1 B x2 2 8,235.4,00
– 34,63 ⎛ 1 – 3,051
-------------⎞ = 3,71 mkN/m
l1 l2 ⎝ 4,00 ⎠

Cas 2

1,35.g + 1,5.q
1,35.g 15,735.2,456 (4,00 – 2,456)
M t2 = -------------------------------------------------------------------

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A C 28,27
4,00- + ---------------------------- 2
– 28,27 mkN/m x 2 = --------- = 2,456 m
B 2 15,735.4,00 2,456
x1 x2 – 28,27 ⎛ 1 – -------------⎞ = 18,92 mkN/m
⎝ 4,00 ⎠
l1 l2
Cas 3
Analyse structurale 59

D’où le diagramme des moments fléchissants :


Echelles :
: cas 1 10 mkN/m
-41,29
: cas 2
: cas 3 -34,63
1m
-28,27

A C
+
B 3,71
13,54 14,21
+
+
18,92
30,69
+
+
33,38
l1 l2

3. Analyse linéaire avec redistribution

3.1 Caractéristiques des matériaux

fck 20
fcd = α cc fcd = 1 = 13, 33 MPa
γc 1, 5

fyk 500
fyd = fyd = = 435 MPa
γs 1, 15

3.2 Coefficient réducteur du moment sur appui

i i
---------- >< 2 0,5 < ---------- = 5,00
---------- = 1,25 < 2 O.K.
i + 1 i + 1 4,00

⎛ 0, 0014 ⎞ ⎛ x u ⎞
fck >< 50 MPa ⇒ δ fck = 20 MPa ⇒ δ = 0, 44 + 1, 25 ⎜ 0, 6 + .
⎝ ε cu 2 ⎟⎠ ⎝ d ⎠
en posant :

xu
αu = ,
d

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60

⎧ λ, ⎧ λ = 0,8
f ck >< 50 MPa ⇒ ⎨ f ck = 20 MPa < 50 MPa ⇒ ⎨
⎩η ⎩η = 1

fcu = η.fcd fcu = 1.13, 33 = 13, 33 MPa

MEd , a
μ cu , th = avec MEd , a = moment sur appui
bw .d 2 .fcu

0, 04129
μ cu , th = = 0, 107
1, 00.0, 172.13, 33

on obtient à l’ELU sous l’effet du moment « redistribué78 » M 'Ed , B = δ.M Ed , a :

μ cu = μ cu , th .δ

1⎡ ⎤,
αu = 1 − 1 − 2.δ.μ cu ,
λ⎣ ⎦
th

d’où :

x
δ ≥ 0,44 + 1,25 ⎛ 0,6 + 0,0014
----------------⎞ ----u- = 0,44 + 1,25 ⎛ 0,6 + ------------------
0,0014-⎞ α = 0,44 + 1,25.α
⎝ ε cu2 ⎠ d ⎝ – 3⎠ u u
3,5.10

5 2
δ ≥ 0, 44 + ⎛ ⎞ ⎡⎣1 − 1 − 2.δ.μ cu , ⎤

⎝ 4⎠ th

16
[ δ − 0, 44 ] ≥ 1 − 1 − 2.δ.μ cu, th
25

16 25
------ δ – 0,44 – ------ ≥ – 1 – 2.δ.μ cu, th
25 16






δ–2

et en supprimant le radical (en remarquant que 2 – δ < 0) :

2
⎛ 16 ⎞ ⎡ δ 2 − 4.δ + 4 ⎤ ≤ 1 − 2.δ.μ
⎝ 25 ⎠ ⎣ ⎦ cu , th

78. Pour différencier les sollicitations (M, V) résultant de la redistribution limitée des moments des autres sol-
licitations, nous leur adjoignons une apostrophe (M’, V’).

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Analyse structurale 61

d’où l’inéquation du second degré en δ :

25 2 25 2
δ – 4.δ + 4 ≤ ⎛⎝ ------⎞⎠ – 2 ⎛ ------⎞ δ.μ cu, th
2
16 ⎝ 16⎠



2,44

(
δ 2 − 4 1 − 1, 22.μ cu , th ) δ + 1, 56 ≤ 0
⇒ (
Δ ' = 4 1 − 1, 22.μ cu , th )2 − 1, 56

(
δ = 2 1 − 1, 22.μ cu , th ) ± 4 (1 − 1, 22.μ cu, th )2 − 1, 56
⎧ 2, 949
δ = 2 (1 − 1, 22.0, 107 ) ± 4 (1 − 1, 22.0, 107 )2 − 1, 56 = ⎨
⎩ 0, 529

Le trinôme étant du signe du coefficient multiplicateur de δ2


en dehors des racines, il est négatif si δ ∈[ 0, 529 2, 949 ] .

⎧ 0,8 pour aciers de classe A,


⇒ Prenons δ = 0,85 > ⎨
⎩ 0,529.

M 'Ed , B = δ.MEd , a M 'Ed , B = 0, 85.41, 29 = 35, 10 mkN/m

M 'Ed , B 0, 0351
μ cu = μ cu = = 0, 091
bw .d 2 .fcu 1, 00.0, 172.13, 33

1 1
αu = ⎡1 − 1 − 2.μ cu ⎤⎦ αu = ⎡1 − 1 − 2.0, 091 ⎤⎦ = 0, 119
λ⎣ 0, 8 ⎣
On vérifie que :

x
fck = 20 MPa < 50 MPa ⇒ δ lim = 0, 44 + 1, 25 ⎛⎝ ----u-⎞⎠ = 0,44 + 1,25.α u
d

δ lim = 0, 44 + 1, 25.0, 119 = 0, 589

δ >< δ lim δ = 0, 85 > 0, 589 = δ lim O.K.

3.3 Diagramme des moments redistribués à l’ELU

3.3.1 Moment fléchissant maximal dans la travée AB


Effort tranchant sur l’appui A lorsque M B = M 'Ed , B (cas de charge  du
§ 2.3.1) :

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 M 5, 00 35, 1
V’ Ed, A = p u ----1- + -------B- V 'Ed , A = 15, 735 − = 32,3 kN/m
2 1 2 5, 00
Abscisse de la section soumise au moment maximal en travée :

 MB V’ Ed, A 5, 00 35, 1
x 0 = ----1- + ------------ = ---------------
- x0 = − = 2,054 m
2 p u . 1 pu 2 15, 735.5, 00

Moment maximal redistribué en travée :


p u .x 0 (  1 – x 0 ) x
- + M’ Ed, B ----0-
M’ Ed, AB = ---------------------------------
2 1

15, 735.2, 054 ( 5, 00 − 2, 054 ) 2, 0544


M 'Ed , AB = − 35, 10
2 5, 00

M 'Ed , AB = 33,19 mkN/m < 33, 38 mkN/m = M Ed , AB

⇒ M 'Ed , AB non retenu pour le calcul de la section


d’aciers dans la travée AB.

3.3.2 Moment fléchissant maximal dans la travée BC


Abscisse de la section soumise au moment maximal en travée (cas de charge 
du § 2.3.2) :

 MB 4, 00 35, 1
x 0 = ----2- – ------------ x0 = + = 2,558 m
2 p u . 2 2 15, 735.4, 00

Moment maximal redistribué en travée :


p u .x 0 (  2 – x 0 ) x
- + M’ Ed, B ⎛ 1 – ----0-⎞
M’ Ed, BC = ---------------------------------
2 ⎝  2⎠

15, 735.2, 558 ( 4, 00 − 2, 558 ) ⎛ 2, 558 ⎞


M 'Ed , = − 35, 10 ⎜ 1 −
⎝ 4, 00 ⎟⎠
BC
2

M 'Ed , BC = 16,37 mkN/m < 18, 92 mkN/m = M Ed , BC

⇒ M 'Ed , BC non retenu pour le calcul de la section d’aciers


dans la travée BC.

4. Armatures longitudinales
4.1 Caractéristiques des matériaux

Voir § 3.1.

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Analyse structurale 63

4.2 Aciers sur appui B

4.2.1 Écrêtage des moments sur appui


Efforts tranchants de part et d’autre de l’appui central (indices w = ouest pour
gauche, et e = est pour droite) :

p u = 1, 35.g + 1, 5.q p u = 1, 35.6, 1 + 1, 5.5, 0 = 15, 735 kN/m 2

 M’ Ed, B 5, 00 35, 1
V’ Ed, Bw = – p u ----1- + ----------------
- V 'Ed , Bw = −15, 735 − = – 46,36 kN/m
2 1 2 5, 00

 M’ Ed, B 4, 00 35, 1
V’ Ed, Be = p u ----2- – ----------------
- V 'Ed , = 15, 735 + = + 40,25 kN/m
2 2 Be
2 4, 00
Réaction d’appui sur l’appui central :

FEd , sup = V 'Ed , Be − V 'Ed , Bw FEd, sup = 40, 25 + 46, 36 = 86,61 kN/m

Écrêtage du moment sur l’appui central :


t = profondeur d’appui : t = 0,24 m

t 0, 24
ΔMEd = FEd , sup ΔMEd = 86, 61 = 2,60 mkN/m
8 8
Moment fléchissant à prendre en compte sur l’appui central :
En utilisant l’exposant « * » pour distinguer le moment « écrêté » du moment
résultant des calculs RdM :

M'*Ed , B = M 'Ed , B + ΔMEd M'*Ed , B = −35, 10 + 2, 60 = – 32,50 mkN/m

4.2.2 Vérification – Valeur minimale du moment en B


Moment au nu d’appui :

a2 0, 10 2
MEd = M'*Ed , B − pu MEd = 32, 5 − 15, 735 = 32,42 mkN
2 2
Moment d’encastrement parfait pour la travée de portée ln :
2
 4, 812
M Ed, enc = p u -----n- MEd , enc = 15, 735 = 30,34 mkN
12 8
Vérification :
MEd >< 0, 65.MEd , enc

MEd = 32, 42 mkN > 19, 72 mkN = 0, 65.30, 34 = 0, 65.MEd , enc O.K.

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Remarque

Cette vérification est en fait inutile ici, car la dalle n’est pas solidaire de l’appui B.

4.2.3 Armatures

M'*Ed , B 32, 5.10 −3


μ cu = μ cu = = 0, 085
bw .d 2 .fcu 1, 00.0, 172.13, 33

fck = 20 MPa ⎫
⎪ MEd
S 500 ⎬ ⇒ ∀ γ= : μ lu = μ ls = 0,33717
⎪ M ser
XC2 ⎭

μ cu >< μ lu μ cu = 0, 085 < 0, 3717 = μ lu ⇒ A s2 = 0

1 1
αu = ⎡1 − 1 − 2.μ cu ⎤⎦ αu = ⎡1 − 1 − 2.0, 085 ⎤⎦ = 0, 111
λ⎣ 0, 8 ⎣

⎡ λ ⎤
z c = 0, 17 ⎡⎢1 − 0, 111⎤⎥ = 0,162 m
0, 8
z c = d ⎢1 − α u ⎥
⎣ 2 ⎦ ⎣ 2 ⎦

M'*Ed , B 32, 5.10 −3 4


A s1, u = A s1, u = 10 = 4, 61 cm 2 /m
z c .fyd 0, 162.435

4.2.4 Contrôle du coefficient de redistribution d

i i
---------- >< 2 0,5 < ---------- = 5,00
---------- = 1,25 < 2 O.K.
i + 1 i + 1 4,00

fck >< 50 MPa ⇒ δ

x
δ = 0,44 + 1,25 ⎛ 0,6 + --------------- ⎞ . ⎛ ----u⎞
0,0014
f ck = 20 MPa ⇒
⎝ ε cu2 ⎠ ⎝ d ⎠


αu

⎛ 0, 0014 ⎞
δ = 0, 44 + 1, 25 ⎜ 0, 6 + .0, 111 = 0, 579
⎝ 0, 0035 ⎟⎠

⎧ 0, 579
δ = 0, 85 > ⎨ O.K.
⎩ 0, 8 classe A

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Remarque
Du fait de l’« écrêtage » du moment sur appui, sa valeur absolue a diminué, donc
α u aussi, et le contrôle du coefficient de redistribution est assuré sans qu’il soit
nécessaire d’effectuer les calculs ci-dessus.

4.3 Armatures en travée

4.3.1 Travée AB
Comme : M 'Ed , AB < M Ed , AB (voir § 3.3.1), nous retenons cette dernière valeur
pour le calcul des armatures.

MEd , AB 33, 38.10 −3


μ cu = μ cu = = 0, 087
bw .d 2 .fcu 1, 00.0, 172.13, 33

fck = 20 MPa ⎫
⎪ MEd
S 500 ⎬ ⇒ ∀γ = : μ lu = μ ls = 0,33717
⎪ Mser
XC2 ⎭

μ cu >< μ lu μ cu = 0, 087 < 0, 3717 = μ lu ⇒ A s2 = 0

1 1
αu = ⎡1 − 1 − 2.μ cu ⎤⎦ αu = ⎡1 − 1 − 2.0, 087 ⎤⎦ = 0, 114
λ⎣ 0, 8 ⎣

⎡ λ ⎤
z c = 0, 17 ⎡⎢1 − 0, 114 ⎤⎥ = 0,162 m
0, 8
z c = d ⎢1 − α u ⎥
⎣ 2 ⎦ ⎣ 2 ⎦

MEd , AB 33, 38.10 −3 4


A s1, u = A s1, u = 10 = 4, 74 cm 2 /m
z c .fyd 0, 162.435

4.3.2 Travée BC
Comme M 'Ed , BC < MEd , BC (voir § 3.3.2), nous retenons cette dernière valeur
pour le calcul des armatures.

MEd , BC 18, 92.10 −3


μ cu = 2 μ cu = = 0, 049
bw .d .fcu 1, 00.0, 172.13, 33

fck = 20 MPa ⎫
⎪ MEd
S 500 ⎬ ⇒ ∀γ = : μ lu = μ ls = 0,33717
⎪ M ser
XC2 ⎭

μ cu >< μ lu μ cu = 0, 049 < 0, 3717 = μ lu ⇒ A s2 = 0

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1 1
αu = ⎡1 − 1 − 2.μ cu ⎤⎦ αu = ⎡1 − 1 − 2.0, 049 ⎤⎦ = 0, 063
λ⎣ 0, 8 ⎣

⎡ λ ⎤
z c = 0, 17 ⎡⎢1 − 0, 063⎤⎥ = 0,166 m
0, 8
z c = d ⎢1 − α u ⎥
⎣ 2 ⎦ ⎣ 2 ⎦

MEd , BC 18, 92.10 −3 4


A s1, u = A s1, u = 10 = 2, 62 cm 2 /m
z c .fyd 0, 166.435

5. Vérification à l’effort tranchant


5.1 Effort tranchant à prendre en compte

Effort tranchant maximum obtenu à gauche de l’axe de l’appui B, compte tenu


du moment redistribué :
 M’ Ed, B
V’ Ed, Bw = – p u ----1- + ----------------
-
2 1

5, 00 35, 10
V 'Ed , Bw = −15, 735 − = – 46,36 kN/m
2 5, 00
Effort tranchant réduit pour transmission directe des charges aux appuis (à la
distance d du nu d’appui pour des charges réparties) :

− pu ⎛ + d⎞
t
V 'Ed 0 , = V 'Ed ,
Bw Bw ⎝2 ⎠

= 46, 36 − 15, 735 ⎛ + 0, 17⎞ = 41,80 kN/m


0, 24
V 'Ed 0 , Bw ⎝ 2 ⎠

Effort tranchant résistant de calcul de l’élément sans armatures d’âme :


A sl = aire de l’armature longitudinale
dans la section distante de d + l bd
de celle étudiée : A sl = 5, 03 cm 2 / m (TS HA ST 50 ADETS)

A sl 5, 03
ρl = >/ 2 % ρl = = 0, 003 < 2 %
bw .d 100.17

N Ed = effort normal N Ed = 0 (flexion simple)

N Ed
σ cp = < 0,2.fcd σ cp = 0
Ac

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Analyse structurale 67

Effort tranchant pouvant être supporté sans armatures d’âme :

⎧ ⎡ CRd , c .k. 3 100.ρl .fck + k1 .σ cp ⎤ bw .d = VRd , c1


⎪⎣ ⎦
VRd , c = Max ⎨
⎪ ⎡⎣ v min + k1 .σ cp ⎤⎦ bw .d = VRd , c 2

avec :

0, 18 0, 18
CRd , c = CRd , c = = 0, 12
γc 1, 5

⎧ 200 mm ⎧ 200
⎪1 + ⎪1 + = 2, 08
k = Min ⎨ d k = 2 = Min ⎨ 170
⎪2 ⎪2
⎩ ⎩
k1 = 0,15
3/2 3/2
v min = 0,035.k . f ck v min = 0,035.2 . 20 = 0,443

k1 = 0, 15 ⎧⎡ k31 = 0, 15 ⎤
⎪ ⎢302, 12.2 3 100 20 + 03 , 15.0 ⎥ 1, 00.0, 17 = 0, 074 MN/m
V min, c==0, 035⎨
vRd Min .k⎣ . fck v min = 0, 035.2 . 20⎦ = 0, 443
1 000 2

⎩( 0, 443 + 0, 15.0 ) 1, 00.0, 17 = 0, 075 MN/m

Remarque pour l’Annexe nationale française

⎧ 0, 34
⎪ γ fck : dalles bénéficiant d'un effet de redistribution transversale
⎪ c
⎪ e cas de charge considéré,
sous le

v min = ⎨ 0, 053 3 2
⎪ γ k . fck : poutres et autres dalles,
⎪ c
⎪ 0, 35
⎪ fck : voiles.
⎩ γc

Dalle portant dans un seul sens :

0, 053 3 2 0, 053 3 2
⇒ v min = k . fck = 2 . 20 = 0, 447
γc 1, 5

Soit sensiblement la même valeur que celle recommandée par l’EC 2.


0, 053 0, 053
( = = 0, 0353 ≈ 0, 035)
γc 1, 5

5.2 Vérification
V 'Ed 0 , Bw >< VRd , c V 'Ed 0 , Bw = 0, 0418 MN/m < 0, 074 MN/m = VRd , c

⇒ armatures d’effort tranchant non nécessaires.

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68

6. Vérifications à l’ELS
On trouvera ci-après la liste des vérifications complémentaires à effectuer pour
que l’application soit complète.

6.1 Contraintes à l’ELS


Pour mémoire.

6.2 Fissuration
Pour mémoire.

6.3 Flèches
Pour mémoire.

7. Dispositions constructives
On trouvera ci-après la liste des calculs complémentaires à effectuer pour
compléter cette application.

7.1 Longueurs d’ancrage


Pour mémoire.

7.2 Ancrages sur l’appui A


Pour mémoire.

7.3 Ancrages sur l’appui B


Pour mémoire.

7.4 Espacements des barres


Pour mémoire.

7.5 Armatures minimales


Pour mémoire.

7.6 Recouvrement des armatures


Pour mémoire.

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2 Instabilité de forme –
Flambement

I. RAPPELS THÉORIQUES
1. Rappels de résistance des matériaux
1.1 Force critique d’Euler
Considérons une poutre G 0 G1 articulée à ses x
deux extrémités.
0 : longueur de la poutre,
S : aire de la section droite supposée constante,
G 0 xy : repère associé à la pièce de telle sorte F
que l’axe G 0 x supporte le segment G 0 G1,
F : forces axiales de compression appliquées à G1
chacune des extrémités de la poutre,
y(x) : déplacement de la section d’abscisse x par
rapport à la ligne d’action de F.
Pour que la déformée y(x) corresponde à une
déformée stable, il faut que :
(S) l0
dω d y M ⎫
2
= = ⎪ d2 y F
dx dx 2 EI ⎬ ⇒ + y=0
⎪ dx 2 EI y
M = − F .y ⎭ x

F
F et EI étant constants, posons γ 2 = . Dans y
EI G0
ces conditions, nous obtenons l’équation
⎧ d2 y F
⎪⎪ 2 + γ .y = 0
2

différentielle : ⎨ dx dont l’intégrale


⎪γ 2 = F
⎪⎩ EI
générale est : y = A.sin γx + B. cos γx
Les constantes d’intégration A et B s’obtiennent en exprimant les conditions
aux limites :

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70

⎧ [ y ]x = 0 = 0 ⎧B = 0
⎨ ⇒ ⎨
⎩ [ y ] x = 0 = 0 ⎩ A.sin γ  0 = 0

La seconde relation conduit à :

⎧ A = 0 ⇒ forme rectiligne stable,



⎨ ou
⎪ γ  = n π ⇒ forme non rectiligne stable.
⎩ 0
Nous en déduisons qu’il y a une infinité de déformées non rectilignes stables
vérifiant :

y = A.sin ⎛⎝ nπ -----⎞⎠
x
0

Les valeurs correspondantes de la force F sont données par :

EI
F = γ 2 EI ⇒ F = n 2 π 2 -----2-
0

La forme rectiligne cesse d’être une forme d’équilibre stable lorsque l’intensité
de la force F atteint la plus petite de ces valeurs soit :
2 EI
F c = π -----2- = force critique d’Euler.
0

0 est appelée longueur de flambement de la poutre. Sa valeur dépend des


liaisons aux deux extrémités de cette dernière (voir § 2.2 et 2.3).

1.2 Amplification de la déformée d’une poutre comprimée


Considérons une poutre G 0 G1 articulée à ses deux extrémités :
0 : longueur de la poutre,
S : section droite constante,
F : forces axiales de compression appliquées à chacune des extrémités de la
poutre,

y 0 = a.sin ⎛ π -----⎞ : défaut de rectitude initial,


x
⎝  0⎠

y(x) : déplacement de la section d’abscisse x par rapport à la ligne déformée


initiale de la poutre.

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Instabilité de forme – Flambement 71

1.2.1 Équation différentielle de la ligne moyenne déformée


Moment fléchissant dans la section d’abscisse x : x

M ( x ) = −F ( y + y0 )

Pour que la déformée soit stable, il faut que : F

d2 y M
= G1
dx 2 EI

soit :

d2 y F
= − ( y + y0 )
dx 2 EI
(S) l0
Équation que l’on écrit : y y0
x
⎧ 2
⎪ d-------y- + γ 2 .y = – γ 2 a.sin ⎛ π ----
x-⎞
⎪ dx 2 ⎝  0⎠

⎪ 2 F
⎪ γ = ------ y
⎩ EI
G0

1.2.2 Solution de l’équation de la ligne moyenne déformée


– Coefficient d’amplification
L’intégrale générale de l’équation différentielle précédente s’écrit :
y = A.sin γx + B.cos γx + C.sin ⎛ π ---- x⎞
-
⎝  0⎠








y 1




y0

La constante d’intégration C est déterminée en écrivant que y 0 = C.sin ⎛ π -----⎞


x
⎝  0⎠
est solution de l’équation différentielle avec second membre :
2
π
– ----2- C.sin ⎛ π -----⎞ + γ C.sin ⎛ π -----⎞ = – γ a.sin ⎛ π -----⎞
x 2 x 2 x
⎝  0⎠ ⎝  0⎠ ⎝  0⎠
0
ce qui donne :
a
C = ------------------------
-
π ⎞2
⎛ -------- –1
⎝ γ  0⎠

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72

2 EI
π -----2-
2
π - = ----------- 0 2
π = ----------- F
et, en remarquant que : -----------
2 2
- = -----c , on obtient :
γ . 0 F 2 F F
------  0
EI

aF
C=
Fc − F

Il en résulte que la solution de l’équation différentielle complète s’écrit :

aF
y = A.sin γx + B. cos γx + sin ⎛ π ----
x⎞
-
Fc − F ⎝  0⎠

Les constantes d’intégration A et B sont déterminées par les conditions aux


limites :

⎧ [ y ]x = 0 = 0

⎩ [ y ] x = 0 = 0

d’où :

⎧B = 0 2
2
2 π EI 2
⎨ ⇒ γ  0 = n π ⇒ F = EI γ = n -------2---- = n F c ⇒ F = F c
⎩ A.sin γ  0 = 0 0

Si l’on suppose que F < Fc , nous avons :

sin λ0 ≠ 0 ⇒ A = 0

et la solution de l’équation différentielle de la ligne moyenne déformée s’écrit :

y = -------------- a.sin ⎛ π -----⎞ = -------------- y 0


F x F
Fc – F ⎝  0⎠ Fc – F

Nous en déduisons :

⎡ F ⎤ Fc
y + y0 = ⎢ + 1⎥ y 0 = y0
F
⎣ c − F ⎦ Fc −F

Fc
M = −F ( y + y0 ) = −F y0
Fc − F

d’où en posant M0 = − F.y 0 , moment résultant de la déformée initiale :

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Instabilité de forme – Flambement 73

Fc
- M ≥ M0
M = -------------
Fc – F 0
Fc
- ≥ 1 est appelé coefficient d’amplification
K = -------------
Fc – F
Il en résulte qu’une déformation initiale de la ligne moyenne engendre, sous
l’effet d’une compression :
• une augmentation du moment fléchissant ;
• une force critique de flambement inchangée.
Remarque
Dans le cas où la poutre est soumise à un moment variant sinusoïdalement, il

y 0 = a.sin ⎛ π -----⎞
x
suffit de remplacer, dans le calcul précédent, par
⎝  0⎠
M
y 0 = ------0- = a.sin ⎛ π -----⎞ , ce qui conduit au même coefficient d’amplification du
x
F ⎝  0⎠
moment du premier ordre.

1.2.3 Excentricités du premier et du second ordre

Considérons une potence verticale soumise à l’action :


• d’une force verticale P d’excentricité structurale e 0 en tête ;
• d’une force horizontale H en tête.
P
P
H
e0

f e0

l0
+ =
2

P.e0 H.l0 2 P.f


M1 + M2
M1 M2
Charges Moments fléchissants
Déformations

Le moment du second ordre résulte du supplément d’excentricité provenant de


l’apparition de la flèche f.

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74

Sollicitations en pied de poteau avant déformation :

⎧N = P
⎪ 
⎪ M 1 = P.e 0 + H ----0-
⎨ 2

⎪e = M H 
⎩ 1 ------1- = e 0 + ---- . ----0-
N P 2
Sollicitations du second ordre dues à la déformation :


⎪N = P
⎪⎪
⎨ M2 = P.f
⎪ M
⎪e 2 = 2 = f
⎩⎪ N

Sollicitations totales (1er + 2e ordre) :


⎧N = P

⎪ 0
⎪ M = M 1 + M 2 = P [ e 0 + f ] + H ----
2
-

⎪ 
⎪e = M
----- = e 0 + H
---- . ----0- + f
⎪ N P 2
{

e2





e1

On appelle :
• excentricité du premier ordre : l’excentricité e1 évaluée sans tenir compte des
déformations (résultat des calculs de RdM) ;
• excentricité du second ordre : l’excentricité e 2 représentant les déformations
de l’élément (influence des déformations sur le moment fléchissant).
Remarque
L’excentricité additionnelle ei et le supplément d’excentricité pour les sections
droites avec ferraillage symétrique Δe0 (voir § 1.2.1, chapitre 11 : « Flexion
composée », Pratique de l’eurocode 2, J. Roux, Éditions Eyrolles) doivent être
ajoutées à l’excentricité du premier ordre.

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Instabilité de forme – Flambement 75

2. Classification des structures et des éléments


structuraux
2.1 Éléments contreventés et non contreventés
Voir § 2.4.1, chapitre 1 : « Analyse structurale » pour leur définition.

2.2 Cas des poteaux isolés


Voir § 2.4.1, chapitre 1 : « Analyse structurale » pour leur définition.

2.2.1 Élancement

L’élancement est défini par1 :



λ = ----0- (5.14)
i
avec :
Ic
i= = rayon de giration de la section droite,
Ac
I c = moment d’inertie de la section transversale (béton seul) dans le plan de
flambement (c’est-à-dire par rapport à un axe perpendiculaire à celui-ci),
A c aire de la section transversale (béton seul).
La longueur efficace 0 d’un poteau est égale à sa longueur de flambement2 :

a) b) c) d) e) f) g)

l l l
l0 = 2. l l l ≃ 0,7.l <l < l l0 > 2.l
2 2 2 0

1. EC 2 – 5.8.3.2 (1)
2. EC 2 – 5.8.3.2 (2)

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76

2.2.2 Cas des sections rectangulaires


Il faut normalement envisager les deux possibilités :
• flambement dans le plan parallèle au petit côté ;
• et flambement dans le plan parallèle au grand côté.
En désignant par 0b et 0h les longueurs efficaces (de flambement) corres-
pondant aux liaisons d’extrémité dans le sens b (parallèle à la dimension b) et h
(parallèle à la dimension h), on retiendra :

⎧  0b 12 ⎛ I = -h.
3
⎪ ------------------ ----b---- , B = h.b, i = ----b-----⎞
⎪ b ⎝ 12 12⎠
λ = Max ⎨
b ⎪  0h 12 ⎛ I = -h.
3
-------- , B = h.b, i = ---------⎞
b h
⎪ ------------------ ⎝
⎩ h 12 12⎠
h

2.2.3 Cas des sections circulaires

4 ⎫
a I c = π.a
---------- ⎪
64 ⎪ a 4. 
⎬ ⇒ i = -- ⇒ λ = ---------0
2
⎪ 4 a
A c = π.a
---------- ⎪
4 ⎭

2.3 Cas des éléments de structure isolés

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Instabilité de forme – Flambement 77

Éléments de portiques non intégrés au contreventement (donc contreventés3) :


k k
 0 = 0,5.1 ⎛⎝ 1 + ---------------------
1
-⎞ . ⎛ 1 + ---------------------
2
-⎞ (5.15)
0,45 + k 1⎠ ⎝ 0,45 + k 2⎠

Éléments de portiques intégrés au contreventement (donc non contreventés) :


⎧ k 1 .k 2
⎪ 1 + 10 ---------------- -
⎪ k1 + k2
 0 = .Max ⎨ (5.16)
⎪⎛ k1 ⎞ ⎛ k2 ⎞
⎪ ⎝ 1 + -------------
1 + k1
- . 1 + -------------
⎠ ⎝ 1 + k 2⎠
-

avec :
k1 , k 2 = coefficients de souplesse aux extrémités 1 et 2 respectivement tels
que :
k. EI θ
θ = K.M = -------- M ⇒ k = ----- . ----
EI  M
où :
θ = rotation des éléments s’opposant à la rotation pour le moment fléchissant M,
EI = rigidité à la flexion de la colonne,
 = longueur libre de la colonne entre les liaisons d’extrémité.
Remarque
Pour un encastrement parfait : θ = 0 ⇒ k = 0,
pour une extrémité libre : M = 0 ⇒ k →  ,
les encastrements parfaits n’existant pas dans la pratique, la valeur minimale à
considérer pour les coefficients de souplesse est : k1 ou k 2 = 0,1.

Dans le cas où le nœud comporte un autre poteau pouvant influencer la rotation


d’extrémité, il faut remplacer ------ par ⎛ ------⎞ + ⎛ ------⎞ , a et b désignant respec-
EI EI EI
 ⎝  ⎠a ⎝  ⎠b
tivement le poteau supérieur et le poteau inférieur4.
Dans le cas où l’effort normal et/ou la section du poteau n’est pas constant sur
toute sa hauteur, la longueur efficace est obtenue par la théorie du flambement
(RdM)5 :
EI
 0 = π ------- (5.17)
NB

3. EC 2 – 5.8.3.2 (3)
4. EC 2 – 5.8.3.2 (4)
5. EC 2 – 5.8.3.2 (6)

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78

avec : N B = charge critique de flambement.


Dans l’évaluation de la longueur efficace, il convient de tenir compte de la fissu-
ration à moins que les éléments s’opposant à la déformation restent non fissurés
à l’ELU6.

3. Imperfections géométriques
Voir § 2.4, chapitre 1 : « Analyse structurale ».

4. Méthode générale
La méthode générale, appelée méthode de l’équilibre ou méthode des déforma-
tions internes, est basée sur une analyse non linéaire, incluant7 :
• la non-linéarité géométrique (effets du second ordre) ;
• la non-linéarité des lois de comportement des matériaux (diagrammes σ−ε).
La méthode de calcul peut être schématisée par l’organigramme ci-dessous :

6. EC 2 – 5.8.3.2 (5)
7. EC 2 - 5.8.6 (1)P

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Instabilité de forme – Flambement 79

On dispose également de méthodes simplifiées8 :


• la méthode de la rigidité décrite au § 6 ;
• la méthode de la courbure décrite au § 7.

4.1 Domaine d’application


Poteaux chargés de façon excentrée et d’élancement géométrique élevé :

λ = ----0- > λ lim
i

8. EC 2 – 5.8.5

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80

avec :
0 = hauteur efficace (longueur de flambement) de l’élément vertical
généralement déduite de la théorie du flambement élastique (voir § 2),
Ic
i= = rayon de giration de la section droite,
Ac
A c = aire de la section droite (béton seul),
I c = moment d’inertie de la section droite (béton seul) dans le plan de
flambement (c’est-à-dire par rapport à un axe perpendiculaire à ce plan),
λ lim = valeur limite de l’élancement du poteau (voir § 5.1).
Poteaux de section constante (béton et armatures).
La ligne moyenne est symétrique par rapport à la section médiane.
Poteaux articulés à leurs deux extrémités ou en console (mâts).

l0
2
l0

Poteaux soumis à un effort normal constant.


Poteaux soumis à un moment du premier ordre de signe constant dont la valeur
maximale se produit dans la section à 0 / 2 du sommet.

4.2 Hypothèses complémentaires


4.2.1 Hypothèses mécaniques

Les sections droites restent planes.


Il n’y a pas de glissement relatif entre l’acier et le béton.
On néglige le béton tendu par sécurité.
Les armatures sont caractérisées par leur diagramme contraintes-déformations
de calcul (voir § 2.4.2.1, chapitre 3 : « Béton armé – Généralités », Pratique de
l’eurocode 2, J. Roux, Éditions Eyrolles). Dans le cas des ponts, fyk et k.fyk
sont remplacés par les valeurs recommandées suivantes : 1, 1.fyk et 1, 1.k.fyk 9.

9. EC 2 – 5.7 (105) – note 1

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Instabilité de forme – Flambement 81

Le béton est caractérisé par le diagramme contraintes-déformations de calcul défini


au § 2.4.2.3, chapitre 3 : « Béton armé – Généralités », Pratique de l’eurocode 2, J.
Roux, Éditions Eyrolles, en corrigeant le coefficient k de la façon suivante10 :
⎧ fcd : bâtiments, γ
fcm est remplacé par ⎨ avec γ cf = 1, 1 s 11,
⎩ γ cf .fck : ponts. γc
E cm
E cm est remplacé par E cd = (5.20)
γ cE
avec : γ cE = 1, 2, valeur recommandée et à utiliser pour l’Annexe nationale
française12.
Prise en compte du fluage en effectuant sur un diagramme contraintes-déformations
réaliste du béton une affinité parallèle à l’axe ε c, de rapport [1 + ϕ ef ] avec13 :
M OEqp
ϕ ef = ϕ ( , t 0 ) = coefficient de fluage effectif, (5.19)
M OEd
où :
ϕ ( , t 0 ) = valeur finale du coefficient de fluage14 (voir § 2.3.3.4,
chapitre 2 : « Matériaux », Pratique de l’eurocode 2, J.
Roux, Éditions Eyrolles).
MOEqp = moment de service du premier ordre sous la combinaison de
charges quasi permanente15 (ELS),
MOEd = moment ultime du premier ordre sous la combinaison de
charges de calcul (y compris imperfections géométriques16),
c Chargement de Chargement de
courte durée durée quelconque

Arctg Ecm

(1+ )
c

c c ef

10. EC 2 – 5.8.6 (3)


11. EC 2 – 5.7 (105) – note 1
12. EC 2 – voir AN
13. EC 2 – 5.8.4 (2)
14. EC 2 – 3.1.4 (4)
15. EC 2 – 5.8.4 (2)
16. EC 2 – voir A.NF

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82

Remarque 1
On peut négliger le fluage ( ϕ ef = 0 ) lorsque les trois conditions suivantes sont
réunies17 :
ϕ ( , t0 ) ≤ 2,

λ ≤ 75,
M0Ed
≥ h,
NEd

avec : h = hauteur de la section dans la direction correspondante.

Remarque 2

M0Eqp
Si le rapport varie dans l’élément, on peut18 :
N0Ed
– soit utiliser le rapport correspondant au moment maximal ;
– soit adopter une valeur moyenne représentative.

Remarque 3
Pour les ponts, une méthode d’évaluation plus précise du fluage peut être
appliquée19.

4.2.2 Hypothèse géométrique supplémentaire

Cas général
On se donne la déformée du poteau de façon arbitraire mais raisonnable.

Cas de base
On assimile la déformée à :
• une demi-onde de sinusoïde pour un poteau bi-articulé ;
• un quart d’onde de sinusoïde pour un poteau en console.

l0
2

l0
f
2

17. EC 2 – 5.8.4 (4)


18. EC 2 – 5.8.4 (3)
19. EC 2 – 5.8.4 (105) + annexe KK

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Instabilité de forme – Flambement 83

4.3 Excentricité « externe »


Pour un poteau encastré en pied et libre en tête (mât) :

P P P
H (
P e0 + ei ) H O
y
ei e0

l0 l0
2 2 l0
( )
M1 = P e0 + ei +H
2
M1
= e1 f
P
x
Chargement Sollicitations du premier ordre Total en pied

Dans le repère Oxy lié à l’extrémité libre du poteau, la déformée a pour


équation :

⎧ π.x
⎪ y = f .sin --------
⎨ 0

⎩ f = flèche maximale en tête

La courbure est donnée par la relation :


1 y"
= ≈ y"
r (
1 + y '2 )3 2
2
1--- = – f π
----2- sin π.x
--------
r 0 0

soit, en pied du poteau et en valeur absolue :


2
1--- = f π
2
 1
----2- ⇒ f = e 2 = ----02- . --
r 0 π r
L’excentricité « externe » ou excentricité de l’effort normal N Ed dans la section
la plus sollicitée (en pied de poteau) vaut donc :
2
 1
e ext = e 1 + e 2 = e 1 + ----02-. --- [16.1]
π r
1
D’où sa représentation dans le repère (e, ) :
r

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84

eext

l2
0
2
e1
1
0 r

4.4 Excentricité « interne »


Dans la section la plus sollicitée, tout état de déformation défini par sa
courbure 1/r et une déformation relative ε en un point particulier de la section,
conduit aux équations de compatibilité et d’équilibre (moments rapportés au
centre de gravité G0 du béton seul) :

b d+j Déformations Contraintes


+ +

c c

x 1 c
c
v'
AN r

G0 x+ sj sj
Aj
dj

1 εc εsj
= =
r x x − v '− d j( )
x n
Ni = ∫ 0 bξ .σ cξ .dξ + ∑ A j .σ sj
1

n
∫ 0 bξ .σ cξ . ( v '− ξ ) .dξ + ∑ A j .σ sj .d j = N i .e int
x
Mi =
1

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Instabilité de forme – Flambement 85

D’après les diagrammes contraintes-déformations de l’acier et du béton, les


contraintes sont fonction des déformations relatives, donc de la courbure 1/r
d’après les relations de compatibilité.
D’où, en éliminant les contraintes, puis les déformations, on obtient une relation
de la forme :

Φ ⎛ N i , e int , ⎞ = 0
1
[16.2]
⎝ r⎠
Cette relation se traduit, dans le plan (e, 1/r) par :

N = Cste N1
i

N1<N2<N3
N2

N3 Limite de résistance par :


- plastification des aciers ;
- ou écrasement du béton.

1
0 r

Remarque
Dans ce cas, le diagramme des défor mations n’est pas tenu de passer par les
pivots A, B ou C, sans toutefois que les défor mations limites puissent être
dépassées.

4.5 Étude de l’équilibre


Dans le plan (e, 1/r) :
• la relation géométrique [16.1] est représentée par une droite ;
• la relation mécanique [16.2] est représentée par un réseau de courbes corres-
pondant à N i = Cste.
D’où, ces deux types de courbes peuvent :
• n’avoir aucun point commun ⇒ il n’y a pas d’équilibre possible ;
• avoir au moins un point commun ⇒ il y a une position d’équilibre qui
peut être stable ou instable.
La charge critique de calcul N u , c correspond à celle des courbes N i qui est
tangente à la droite e ext = e1 + f.

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86

1 position d’équilibre

2 positions d’équilibre

e E2
Ni = Cste
instable N1

N2

Nu, c = charge critique de calcul


E1 N3
fc
stable Pas d’équilibre

e1
1
0 1 r
rc

Il suffit de remarquer que si, en E1, on écarte le poteau de sa position d’équilibre


par augmentation de la courbure 1/r :

eint

eext

E1

1
0 1 1 ⎛ 1⎞ r
+ Δ⎜ ⎟
r r ⎝r ⎠

e int croît plus vite que e ext, d’où la réaction du poteau à la déformation complé-
mentaire tend à le ramener à la position d’équilibre E1 qui est par conséquent
une position d’équilibre stable. C’est l’inverse qui se produit au point E 2 qui
caractérise un équilibre instable.

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Instabilité de forme – Flambement 87

4.6 Méthode de l’équilibre – Méthode des déformations


internes
4.6.1 Méthode générale

Pour les poteaux dont la section a une forme quelconque, la stabilité est assurée,
si l’on peut trouver dans chaque section, compte tenu de la déformée que l’on
s’est donnée, un état de déformation tel que l’on ait simultanément :

⎧ ⎛ 1⎞
⎪ N i ⎝ ε, r ⎠ ≥ N ext


M i ⎛ ε, ⎞
1

⎪e ⎛ 1 ⎞ ⎝ r⎠
ε, = ≥ e ext = e1 + f
⎪ int ⎝ r ⎠ ⎛ 1⎞
⎪ N i ε,
⎩ ⎝ r⎠

avec :
N ext = effort normal dû aux actions appliquées à la structure,

1 ⎫
M i ⎛ ε, ⎞ ⎪
⎝ r⎠⎪
⎬ = sollicitations internes, intégrales des contraintes développées par

N i ε,
1⎞ ⎪
⎝ r ⎠ ⎪⎭
la déformation.

4.6.2 Méthode simplifiée

Dans le cas des poteaux articulés aux deux extrémités ou des mâts, l’étude de
l’équilibre consiste à rechercher un point situé à l’intérieur de la zone colorée
dans le plan (e, 1/r) pour la section la plus sollicitée (à mi-hauteur du poteau bi-
articulé ou à l’encastrement du mât), c’est-à-dire, à vérifier simultanément :

⎧ N ⎛ ε, 1---⎞ ≥ N
⎪ i ⎝ r⎠ ext


M i ⎛ ε, ---⎞
1
⎨ ⎝ r⎠ 2
⎪ 0 1
⎛ ε, ---⎞ = ---------------------- ≥ e = e + ----
1
e
⎪ int ⎝ r ⎠ ext 1 -. ---
2 r
⎪ ⎛
N i ε, ---
1⎞ π
⎩ ⎝ r⎠

avec :
N i, N ext et Mi définis au § 4.6.1,
0 = longueur de flambement de la pièce.

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88

Nu

Ni > Nu
eint

eext
f

e1
1
0 1 r
r

4.6.3 Remarque
La méthode de l’équilibre présente des avantages et des inconvénients.

4.6.3.1 Avantages
Elle est valable quelle que soit la forme de la section.
Elle ne nécessite pas l’utilisation de tables.

4.6.3.2 Inconvénients
Le calcul est long car itératif, en particulier dans le cas où l’effort normal de
calcul est proche de l’effort normal critique (réduction de l’aire colorée sur le
diagramme, d’où la courbure d’équilibre est plus difficile à trouver. Il faut partir
d’une valeur de 1/r fixée a priori et progresser avec un pas de variation très
faible).

4.7 Cas des sections rectangulaires à deux nappes


d’armatures
1/ On se donne, dans la section la plus sollicitée, un diagramme de déforma-
tions défini par :

⎧ ε c = ε c1 (1 + ϕ ef )

⎨ fyd
⎪ εs1 = E = ε yd
⎩ s

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Instabilité de forme – Flambement 89

avec :
M0 Eqp
ϕ ef = ϕ ( , t 0 ) = coefficient de fluage effectif20, (5.19)
M0 Ed

où :
ϕ ( , t 0 ) = valeur finale du coefficient de fluage21 (voir § 2.3.3.4,
chapitre 2 : « Matériaux », Pratique de l’eurocode 2, J. Roux,
Éditions Eyrolles),
M 0 Eqp = moment de service du premier ordre sous la combinaison de
charges quasi permanentes (ELS)22,
M 0 Ed = moment ultime du premier ordre sous la combinaison de charges
de calcul (y compris imperfections géométriques23),
2/ D’après l’hypothèse de la déformation plane :

d' = '.d x
G u
c
Fs2
As2 xu = .d s2 Fc
u
AN d
As1

s1 Fs1
bw

εc
xu = d
ε c + εs1

xu − d '
εs 2 = ε c ⇒ σ s 2 par le diagramme de calcul des aciers,
xu

εs1 = ε yd ⇒ σ s1 = fyd que le diagramme contrainte-déformation des


aciers soit à palier horizontal ou incliné.
3/ On en déduit la valeur de l’effort normal interne :
N i = Fc + Fs 2 − Fs1

soit :
N i = ψ .bw .x u .fcd + A s 2 .σ s 2 − A s1 .fyd

20. EC 2 – 5.8.4 (2)


21. EC 2 – 3.1.4 (4)
22. EC 2 – 5.8.4 (2)
23. EC 2 – voir ANF

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90

avec, compte tenu du fluage par le biais du coefficient ϕef :

k ⎡ 1 ⎤ εc ⎡1 1 ⎤
1 − a.Log ⎛ 1 + ⎞ ⎥ − − a + a 2 .Log ⎛ 1 + ⎞ ⎥
1
ψ= ⎢ . ⎢
k−2⎣ ⎝ a ⎦ k − 2 ε c1 (1 + ϕ ef ) ⎣ 2
⎠ ⎝ a⎠⎦

où :

1 ε c1 (1 + ϕ ef )
a= . ,
k−2 εc

E cm . ε c1 (1 + ϕ ef )
k = 1, 05 avec γ cE = 1, 2, valeur recommandée et à utiliser
γ cE .fcd
pour l’Annexe nationale française24.

4/ Si N i << N ext, on réduit εs1 en gardant :

ε c = ε c1 (1 + ϕ ef )

et on recommence les étapes 2 et 3 (avec la même formule pour ψ et


Fs1 = A s1 .E s .εs1) jusqu’à ce que N i > N ext mais avec N i ≈ N ext

fyd
5/ Si N i >> N ext , on réduit ε c en gardant εs1 = ε yd = pour l’armature tendue
Es
et on refait les calculs des étapes 2 et 3 jusqu’à ce que N i > N ext mais avec
N i ≈ N ext, (avec la même formule pour ψ et Fs1 = A s1 .fyd).

6/ On calcule le moment Mi des forces Fc, Fs1 et Fs1 au centre de gravité du


béton seul. D’où l’on obtient l’excentricité interne :

Mi
e int =
Ni

avec :

pour les étapes 3 ou 5 :

Mi = ψ .bw .x u .fcd . ⎛ − δ G x u ⎞ + A s 2 .σ s 2 ⎛ − d '⎞ + A s1 .fyd ⎛ d − ⎞


h h h
⎝2 ⎠ ⎝2 ⎠ ⎝ 2⎠

24. EC 2 – voir AN

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Instabilité de forme – Flambement 91

avec :

⎡1 1 ⎤
− a + a 2 .Log ⎛ 1 + ⎞ ⎥
k
δG = 1 −
ψ ( k − 2 ) ⎢⎣ 2 ⎝ a⎠⎦
εc ⎡ 6.a 2 − 3.a + 2 1 ⎤
− a 3 .Log ⎛ 1 + ⎞ ⎥
1
+ . ⎢
ψ ( k − 2 ) ε c1 (1 + ϕ ef ) ⎣ 6 ⎝ a⎠⎦

où :

1 ε c1 (1 + ϕ ef ) E . ε c1 (1 + ϕ ef )
a= . et k = 1, 05 cm avec γ cE = 1, 2,
k−2 εc γ cE .fcd

pour l’étape 4 :

Mi = ψ .bw .x u .fcd . ⎛ − δ G x u ⎞ + A s 2 .σ s 2 ⎛ − d '⎞


h h
⎝2 ⎠ ⎝2 ⎠

+ A s1 .E s .εs1 ⎛ d − ⎞
h
⎝ 2⎠

7/ On cherche à réaliser, puisque N i > N ext :

⎧ 
2
⎪ e int > e ext = ( e 0 + e i + Δe 0 ) + ----0-. 1---
⎪ π r
2






⎨ e1
⎪1 ε c + ε s1
⎪ --- = ----------------
-
⎩ r d

S’il en est ainsi, l’équilibre du poteau est assuré.

S’il n’en est pas ainsi ( e int < e ext) il faut explorer d’autres couples
⎛ 1--- , ε ⎞ ou ⎛ 1--- , ε ⎞ :
⎝ r c⎠ ⎝ r s1⎠

8/ Si e1 est faible et 0 élevé (sans qu’il soit possible de quantifier les valeurs
limites), on peut partir de :

⎧ ε c = ε c1 (1 + ϕ ef )

⎨ εs1 croissant jusqu'à ε uk ou l'infin
ni suivant le diagramme σ − ε d'acier
⎪ utilisé

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92

9/ Si e1 est élevé et 0 faible, on peut partir de :


⎧ fyd
⎪ εs1 =
⎨ Es
⎪ ε croissant jusqu'à ε
⎩ c cu1

5. Dispense de la vérification de l’état limite


ultime de stabilité de forme (flambement)
Il est inutile de vérifier la pièce au flambement et l’on peut se contenter d’un
calcul en flexion composée (sans tenir compte des effets du second ordre) dans
les cas ci-après.

5.1 Cas des éléments isolés


Il faut vérifier25 :

λ = ----0- < λ lim = 20.A.B.C
---------------------- (5.13N)
i n
valeur recommandée et à utiliser pour l’Annexe nationale française,
avec :
0 = longueur efficace (longueur de flambement de la pièce) définie aux § 2.2 et
2.3,
i = rayon de giration de la section de béton non fissurée,
1
A= = 0,7 si ϕ ef est inconnu,
1 + 0, 2.ϕ ef
B = 1 + 2.ω = 1,1 si ω est inconnu,
C = 1, 7 − rm = 0,7 si rm est inconnu,
N Ed
n= = effort normal relatif,
A c .fcd

où :
M OEqp
ϕ ef = ϕ ( , t 0 ) ---------------
- = coefficient de fluage effectif, (5.19)
M OEd

ϕ ( , t 0 ) = valeur finale du coefficient de fluage26 (voir § 2.3.3.4,


chapitre 2 : « Matériaux », Pratique de l’eurocode 2, J. Roux,
Éditions Eyrolles),

25. EC 2 – 5.8.3.1 (1) + voir AN


26. EC 2 – 3.1.4 (4)

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Instabilité de forme – Flambement 93

M OEqp = moment de service du premier ordre sous la combinaison


d’actions quasi permanente (ELS27),
M 0 Ed = moment ultime du premier ordre sous la combinaison de
charges de calcul (y compris imperfections géométriques28),
A s .fyd
ω= = pourcentage mécanique d’armatures,
A c .fcd
A s = aire totale des armatures longitudinales,
A c = aire de la section droite (béton seul),
fck
fcd = α cc ( α cc = 1 valeur recommandée et à utiliser pour l’Annexe
γc
nationale française),
fyk
fyd = ,
γs


⎪1 : éléments non contreventés en général,

⎪1 : élém
ments contreventés avec moments du premier ordre

rm = ⎨ dus principalement à des imperfections ou à des
⎪ chaarges transversales,

⎪ M01
⎪ M : autres cas.
⎩ 02

M01 et M02 = valeurs algébriques des moments du premier ordre aux


deux extrémités de l’élément avec : M02 ≥ M01 .

Remarque
Dans les cas courants où A = 0,7, B = 1,1 et C = 0,7, on obtient en fonction des
valeurs de n :
40
35
30
25
λ lim

20
15
10
5
0
0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9 1 1,1 1,2
n

27. EC 2 – 5.8.4 (2)


28. EC 2 – voir AN

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94

5.2 Cas des structures


Les dispositions de ce paragraphe ne s’appliquent pas au cas des ponts29.
Lorsque les conditions suivantes sont remplies30 :
• la structure est raisonnablement symétrique (absence de torsion) ;
• les déformations globales dues au cisaillement sont négligeables (contreven-
tement assuré par des voiles sans grandes ouvertures) ;
• les éléments de contreventement sont fixés rigidement à leur base ;
• la rigidité des éléments de contreventement est raisonnablement constante sur
toute leur hauteur ;
• la charge verticale totale augmente approximativement de la même quantité à
chaque étage ;
il faut vérifier :

FV , Ed ≤ k1
ns
.
∑ E cd .I c (5.18)
ns + 1, 6 L2

avec :
FV , Ed = charge verticale totale (sur les éléments contreventés et sur les
éléments de contreventement),
ns = nombre d’étages,
L= hauteur totale du bâtiment au-dessus du niveau d’encastrement du
moment,
E cd = valeur de calcul du module d’élasticité du béton (voir § 4.2.1),
Ic = moment d’inertie de l’élément de contreventement (béton non fissuré),
k1 = 0, 31 : valeur recommandée et à utiliser pour l’Annexe nationale
française31.
Remarque
Lorsque l’on peut montrer que les éléments de contreventement sont non fissurés
à l’ELU, on peut prendre32 :
k1 = k 2 = 0, 62 : valeur recommandée et à utiliser pour l’Annexe nationale
française33.

29. EC 2 – 5.8.3.3 (101)


30. EC 2 – 5.8.3.3 (1)
31. EC 2 – voir AN
32. EC 2 – 5.8.3.3 (2)
33. EC 2 – voir AN

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Instabilité de forme – Flambement 95

6. Méthodes ramenant la vérification


de stabilité de forme à un calcul
de section – Méthode de la rigidité
6.1 Domaine de validité
La méthode de la rigidité consiste à tenir compte des effets du second ordre par
amplification du moment du premier ordre34.
Cette méthode s’applique aux ossatures et aux poteaux isolés à condition que
leur rigidité soit estimée d’une façon appropriée35 (voir § 6.2).
Pour les structures hyperstatiques, il faut tenir compte des effets défavorables de
la fissuration des éléments adjacents à l’élément considéré. Pour simplifier, à
défaut d’un calcul plus précis, on peut admettre36 :
que les sections sont entièrement fissurées ;
que le module du béton vaut :
E cd
E cd , eff = (5.27)
1 + ϕ ef
avec :
E cd = valeur de calcul du module d’élasticité donnée au § 6.2,
ϕ ef = coefficient de fluage effectif figurant au § 6.2.
Cette méthode n’est à retenir que si l’Annexe nationale d’un pays l’autorise (ce
qui est le cas de l’Annexe nationale française37).

6.2 Rigidité nominale


La rigidité nominale d’un poteau ou d’un élément d’ossature est donnée par la
formule38 :
EI = K c .E cd .I c + K s .E s .I s (5.21)
avec :
E cm
E cd = = valeur de calcul du module de déformation du béton, (5.20)
γ cE

34. EC 2 – 5.8.7.3 (1)


35. EC 2 – 5.8.5 (2)
36. EC 2 – 5.8.7.2 (4)
37. C 2 – voir AN
38. EC 2 – 5.8.7.2 (1)

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96

où γ cE = 1, 2 valeur recommandée et à utiliser pour l’Annexe nationale


française39,
I c = moment d’inertie de la section de béton,
E s = valeur de calcul du module d’élasticité de l’acier,
Is = moment d’inertie de la section des armatures par rapport au centre de
gravité de la section de béton seul,
K s = coefficient tenant compte de la contribution des armatures défini ci-après,
K c = coefficient tenant compte de la fissuration et du fluage défini ci-après.

As
6.2.1 Cas où 0,002 £ ρ = ----- < 0,01 40
Ac
Ks = 1 (5.22)
k1 . k 2
Kc =
1 + ϕ ef

avec :
fck
k1 = (MPa) = coefficient dépendant de la classe du béton, (5.23)
20
⎧ λ
⎪n
k 2 = Min ⎨ 170 = coefficient dépendant de l’effort normal
⎪⎩ 0, 20 et de l’élancement, (5.24)
où :
N Ed
n= = effort normal relatif,
A c .fcd
l0
λ= = élancement géométrique (si λ est inconnu, on peut prendre
i
⎧ n.0, 30
k 2 = Min ⎨ ), (5.25)
⎩ 0, 20
ϕ ef = coefficient de fluage (voir § 5.1).

As
6.2.2 Cas où ρ = ----- ≥ 0,01
Ac
Pour une première itération, on peut partir de41 :
Ks = 0 (5.26)

39. EC 2 – 5.8.6.(3) + voir AN


40. EC 2 – 5.8.7.2 (2)
41. EC 2 – 5.8.7.2 (3)

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Instabilité de forme – Flambement 97

0, 3
Kc =
1 + 0, 5.ϕ ef

Les itérations suivantes sont conduites avec les coefficients correspondant au


cas où 0, 002 ≤ ρ < 0, 01.

6.3 Principe de la méthode


D’après les résultats du § 1.2.2, dans le cas d’un élément soumis à l’action d’un
moment du premier ordre de forme sinusoïdale, l’augmentation du moment du
premier ordre peut s’écrire :
Fc M0 = moment du premier ordre,
M = M0 avec :
Fc − F
Fc = force critique d’Euler,
F = effort normal appliqué.
Ce qui conduit à un moment total (premier + second ordre) :

⎡ ⎤
Fc − F + F ⎡ F ⎤ ⎢ 1 ⎥
M = M0 = M 0 ⎢1 + ⎥ ⇒ M = M 0 ⎢1 + F ⎥
Fc − F ⎣ Fc − F ⎦ ⎢ c
− 1⎥
⎣ F ⎦
Le moment de calcul total (premier et second ordre) proposé par l’EC 2 est pris
égal à42 :
⎛ ⎞
⎜ β ⎟
M Ed = M0 Ed ⎜ 1 + ⎟ (5.28)
NB
⎜ − 1⎟
⎝ N Ed ⎠
avec :
M 0 Ed = moment du premier ordre (à l’ELU) tenant compte des imperfections
géométriques (dans le cas où l’élément n’est pas soumis au même
moment en tête et en pied, on peut prendre le moment équivalent défini
au § 6.4 ci-après43),
N Ed = effort normal agissant à l’ELU,
EI
N B = π2 = charge de flambement évaluée sur la base de la méthode de la
l 20
rigidité nominale,

42. EC 2 – 5.8.7.3 (1)


43. EC 2 – 5.8.8.2 (2)

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98

β = coefficient relatif à la distribution des moments du premier et du second


ordre44 :
• pour des poteaux isolés, de section constante et soumis à un effort normal
constant sur leur hauteur, l’allure de la déformée peut être assimilée à une
π2
sinusoïde et β = où : (5.29)
c0

⎧8 : moment du premier ordre constant ,


⎪9, 6 : momentt du premier ordre parabolique ,

c0 = ⎨
⎪12 : moment du premier ordre triangulaire symétrique,
⎪⎩ etc.

• pour les cas où la détermination de c 0 et/ou du moment équivalent ne serait


pas possible, on prend β = 1 et l’expression (5.28) se réduit à45 :
M0 Ed
M Ed = (5.30)
N
1 − Ed
NB

Remarque 1
L’augmentation du moment du premier ordre n’a de sens que si :

β NB
>0 ⇒ −1> 0 ⇒ NEd < NB
NB NEd
−1
NEd

ce qui fournit une condition supplémentaire à vérifier pour l’application de la


méthode des rigidités (à adjoindre aux conditions du § 6.1).

Remarque 2
En écrivant la relation (5.28) sous la forme :

β
M Ed = M 0Ed + M 0Ed ------------------ ⎫

--------- – 1 ⎬ ⇒ M Ed = N Ed e 1 + e 1 --------β
NB
----------
N Ed N
⎪ ------B-- – 1
M 0Ed = N Ed .e 1 ⎭ N Ed




e2

la méthode de la rigidité conduit donc à prendre une excentricité du second


ordre donnée par la formule :

β
e2 = e1
NB
−1
NEd

44. EC 2 – 5.8.7.3 (2)


45. EC 2 – 5.8.7.3 (4)

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Instabilité de forme – Flambement 99

6.4 Cas des poteaux isolés avec excentricités du premier


ordre différentes aux deux extrémités
Pour des poteaux soumis à des moments du premier ordre différents à leurs
extrémités, M01 et M02 , on peut considérer un moment du premier ordre
équivalent M0 e constant défini par46 :
⎧ 0, 6.M02 + 0, 4.M01
M 0 e = Max ⎨ (5.31)
⎩ 0, 4.M02
avec :
M01 et M02 de même signe s’ils donnent des tractions du même côté de
l’élément, de signe opposé dans le cas contraire,

M02 ≥ M01 .

Remarque
Dans ce cas, pour rester cohérent avec l’hypothèse sur le moment du premier
ordre équivalent, on peut, pour l’application de la for mule (5.29) du § 6.3,
prendre47 :

c0 = 8.

6.5 Processus d’application de la méthode de la rigidité


Le mode opératoire est décrit ci-dessous.
1/ se fixer la section d’aciers :
A s = 0 ou valeur estimée a priori si les armatures sont inconnues (détermi-
nation des armatures),
A s = A s, prov si les armatures sont données (vérification au flambement),
2/ calculer l’élancement de l’élément :

λ = ----0-
i

3/ vérifier s’il est nécessaire de prendre en compte les effets du second ordre :

λ = ----0- < λ lim = 20.A.B.C
---------------------- : élément isolé (voir § 5.1),
i n

46. EC 2 – 5.8.8.2 (2)


47. EC 2 – 5.8.7.3 (3)

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100

FV , Ed ≤ k1
ns
.
∑ E cd .I c : élément d’une structure (voir § 5.2),
ns + 1, 6 L2

4/ évaluer les sollicitations ultimes corrigées des imperfections géométriques :


M 0 Ed (voir § 3),
5/ calculer la rigidité nominale de l’élément :
EI = K c .E cd .I c + K s .E s .I s (voir § 6.2),

6/ en déduire le moment ultime de calcul total (premier + second ordre) par


rapport au centre de gravité de la section de béton seul :

⎛ ⎞
⎜ β ⎟
MEd = M 0 Ed ⎜ 1 + ⎟ (voir § 6.3 et éventuellement 6.4 si M01 ≠ M02),
NB
⎜ − 1⎟
⎝ N Ed ⎠

7/ calculer les armatures équilibrant ce moment en flexion composée :

⎧ A s1
As = ⎨ (voir chapitre 11 : « Flexion composée », Pratique de l’eurocode 2,
⎩ As2
J. Roux, Éditions Eyrolles),
8/ si l’on cherche à déterminer la section d’armatures : recalculer à l’aide des
étapes 3/ à 6/ et compte tenu de la section d’aciers déterminée à l’étape 7/ le
moment ultime de calcul total (premier + second ordre) par rapport au centre
de gravité de la section de béton seul :

⎛ ⎞
⎜ β ⎟
M 'Ed = M0 Ed ⎜ 1 + ⎟ et recommencer les étapes 3/ à 7/ jusqu’à ce que
NB
⎜ − 1⎟
⎝ N Ed ⎠
M 'Ed ≈ M Ed

9/ si l’on cherche à vérifier au flambement un élément dont les armatures sont


connues, vérifier que :

⎧ A s1 ⎧⎪ A s1, prov
As = ⎨ ≤ A s, prov = ⎨ .
⎩ As2 ⎪⎩ A s 2, prov

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Instabilité de forme – Flambement 101

7. Méthodes ramenant la vérification


de stabilité de forme à un calcul de section –
Méthode de l’estimation de la courbure
7.1 Domaine de validité
La méthode de la courbure consiste à tenir compte des effets du second ordre en
se donnant la valeur de l’excentricité e 2 du second ordre de façon forfaitaire48.
Cette méthode s’applique aux éléments isolés dans lesquels l’effort normal est
constant sur toute leur hauteur et pour lesquels la longueur efficace est
connue49.
Cette méthode n’est à retenir que si l’Annexe nationale d’un pays l’autorise (ce
qui est le cas de l’Annexe nationale française50).

7.2 Principe de la méthode


Le principe de la méthode consiste à ramener la vérification au flambement à un
calcul à l’ELU de résistance en se donnant la valeur de l’excentricité e 2 du
second ordre de façon forfaitaire51.

7.2.1 Introduction

7.2.1.1 Excentricité du second ordre

Pour le poteau de section constante encastré en pied et libre en tête (mât)


envisagé au § 4.3 :
2
1 π
2
 1
--- = f ----2- ⇒ f = e 2 = ----02- . --
r 0 π r

7.2.1.2 Courbure correspondant à la charge critique de flambement

En faisant abstraction du fluage, on admet que la charge critique de flambement


correspond au cas où les deux nappes d’armatures atteignent simultanément

48. EC 2 – 5.8.8
49. EC 2 – 5.8.5 (3)
50. EC 2 – voir AN
51. EC 2 – 5.8.8.2 (1)

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102

leur résistance de calcul fyd, c’est-à-dire la même déformation unitaire


fyd
ε yd = .
Es
La représentation graphique de P. Faessel (voir § 4.5) montre que, pour une
section donnée, dans l’hypothèse de la déformée sinusoïdale du poteau, la
charge critique de flambement est obtenue lorsque la droite représentative de
2
 1
l’excentricité externe ( e ext = e 1 + e 2 = e 1 + ----02-. ---) est tangente à la ligne de
π r

niveau de la surface définie par la relation Φ ⎛ N i , e int , ⎞ = 0.


1
⎝ r⎠
e

eext

Nu, c = charge
critique
de calcul
e1
1
0 1 r
r0

Du fait du changement de pente du diagramme contraintes-déformations de


l’acier au point E de coordonnées (ε yd, fyd), la courbe correspondant à N u , c
présente une brusque variation de pente avec un « genou » de raccordement. Le
point de tangence de n’importe quelle droite Δ et de la courbe N u , c ne peut se
1
trouver que sur le « genou », au voisinage de la courbure qui correspond au
r0
point E.

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Instabilité de forme – Flambement 103

σs Palier incliné
E
fyd Palier horizontal

Es = 2.105 MPa

Arctg Es
εs
εud

Cette courbure est d’autre part obtenue par la pente du diagramme des déforma-
tions qui vaut, dans le cas d’une section symétrique armée symétriquement :
d = 0,10.h c
= fyd / Es =
As2 = As1 s2 yd
1
d 0,80.h pente :
h r0
AN
As1

s1
= fyd / Es = yd
bw 0,10.h

Diagramme
déformations

1 ε yd
=
r0 0, 4.h

soit en prenant d = 0, 9.h ⇒ h ≈ 1, 1.d, lorsque la charge appliquée


correspond à la charge critique de calcul, il vient :

1 ε yd ε yd
= ≈
r0 0, 44.d 0, 45.d

7.2.1.3 Courbure correspondant à la charge de calcul

On pose :

N Ed = effort normal agissant à l’ELU,

N ud = effort normal centré maximal que peut équilibrer la section droite en pied
de poteau :

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104

N ud A s .fyd
N ud = A c .fcd + A s .fyd ⇒ nu = = 1+ ,
A c .fcd A c .fcd

N ud A s .fyd
nu = = 1 + ω avec ω = ,
A c .fcd A c .fcd

N bal = effort normal qui, appliqué à une section, maximalise sa capacité de


moment ultime. Cet effort correspond au point A du diagramme d’inter-
action de la section qui correspond lui-même à ε c = 3, 5 ‰ (bétons tels
fyd
que C < 50/60) et simultanément à εs1 = que les Anglo-Saxons
Es
appellent « l’état de déformations balancées », d’où l’indice « bal ».
L’examen d’un diagramme d’interaction (tel que celui figurant au § 5.8,
chapitre 11 : « Flexion composée », Pratique de l’eurocode 2, J. Roux, Éditions
Eyrolles) montre que la courbure prise sous l’effet de la force N Ed peut être
déterminée par une règle de proportionnalité :

1 1
= Kr
r r0

Nu

Nud Simplification

NEd
ϖtot

Nbal A

⎛ 1⎞
Mu ou ⎜ ⎟
1 Mu max ⎝r ⎠
r ⎛ 1⎞
ou ⎜ ⎟
⎝ r0 ⎠

1
N ud − N Ed
Kr = r ⇒ Kr = ≤1
1 N ud − N bal
r0

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Instabilité de forme – Flambement 105

7.2.1.4 Valeur de Nbal


Dans le cas d’une section rectangulaire à armatures symétriques, pour
fck ≤ 50 MPa et des aciers S 500 à palier horizontal :

d′ ε c = 3,5 ‰ fcu λ.xu / 2


σs2 Fs2
εs2
As2 = As1 xu = αu .d λ.xu Fc
d
AN zc
As1
εs1 = fyd / Es σs1
bw Fs1 = As1.σ s1

Diagramme Diagramme Forces


déformations contraintes internes

L’équilibre des forces s’écrit :


N bal = λ.bw .x u .fcu + A s 2 .σ s 2 − A s1 .σ s1

fyd
les valeurs ε c = 3, 5 ‰ et εs1 = sont simultanément atteintes pour :
Es

xu εc 3, 5.10 −3 700
= = = puisque Es = 200 000 MPa
d ε c + εs1 −3 fyd 700 + fyd
3, 5.10 +
Es
La condition pour qu’alors l’acier comprimé atteigne aussi le raccourcissement
fyd
s’écrit :
Es

x u − d ' fyd ⎡ fyd ⎤


εs 2 = ε c ≥ ⇒ d ' ≤ x u ⎢1 − ⎥
⎣ 2.10 .ε c ⎦
5
xu Es

700 ⎡ fyd ⎤ 700 − fyd


d' ≤ ⎢1 − 700 ⎥ d = 700 + f d
700 + fyd ⎣ ⎦ yd

comme les armatures sont symétriques d + d’ = h et la condition s’écrit :

fyd
1−
d' ≤ 700 ( h − d ') ⇒ d ' ≤ h ⎡1 − fyd ⎤ ou d ≥ h ⎡1 + fyd ⎤
fyd 2 ⎢⎣ 700 ⎥⎦ 2 ⎢⎣ 700 ⎥⎦
1+
700

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106

les deux nappes d’armatures sont alors soumises − dans le cas du diagramme bi-
linéaire avec palier horizontal − à σ s 2 = σ s1 et :

N bal = λ.bw .x u .fcu ⎫


⎪ 7000
700 ⎬ ⇒ N bal = λ fcu .bw .d
xu = d ⎪ 700 + fyd
700 + fyd ⎭

pour d ≈ 0, 9.h, fck ≤ 50 MPa et des aciers S 500 :

= 435 MPa ⎫⎪
500
fyd =
1, 15
⎪⎪ 700
A c = bw .h ⎬ ⇒ N bal = 0, 8 1.fcd .0, 9.bw .h = 0, 444.fcd .A c
⎪ 700 + 435
fcu = η.fcd = fcd

λ = 0, 8 ⎪⎭

Les règles EC 2 adoptent par sécurité :

N bal
N bal = 0, 4.A c .fcd ⇒ n bal = = 0, 4
A c .fcd

Remarque
Pour le diagramme d’interaction du § 5.8, chapitre 11 : « Flexion composée »,
Pratique de l’eurocode 2, J. Roux, Éditions Eyrolles, on a pour μmax = 0, 5 :

nbal = νmax ≈ 0, 40

7.2.2 Moment de calcul de l’élément

Le moment de calcul de l’élément est défini par la relation52 :


MEd = M0 Ed + M2 (5.31)
avec :
M 0 Ed = moment du premier ordre tenant compte des imperfections
géométriques (dans le cas où l’élément n’est pas soumis au même
moment en tête et en pied, on peut prendre le moment équivalent défini
au § 6.4 ci-devant),
M 2 = N Ed .e 2 = moment du second ordre, (5.33)
où53 :
N Ed = effort normal agissant de calcul,

52. EC 2 – 5.8.8.2 (1)


53. EC 2 – 5.8.8.2 (3)

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Instabilité de forme – Flambement 107

2
 1
e 2 = ----0- --- = excentricité du second ordre,
c r

1
= courbure de l’élément (voir § 7.2.3),
r
0 = longueur efficace54,
c = coefficient dépendant de la distribution de la courbure totale (premier +
second ordre) :

⎧8 : courbure constante ,
c=⎨ 2
⎩ π ≈ 10 : autres cas.

7.2.3 Courbure

Dans le cas d’éléments de section droite symétrique (y compris armatures), elle


est donnée par la relation55 :
1 1
= K r .K ϕ (5.34)
r r0

avec :
K r = coefficient de correction dépendant de l’effort normal,
K ϕ = coefficient de correction tenant compte du fluage,
1 ε yd
= , (5.35)
r0 0, 45.d

fyd
ε yd = ,
Es
d = hauteur utile de la section.
Remarque
Dans le cas où les armatures ne sont pas disposées sur deux faces opposées,
mais aussi, pour partie, sur les autres faces, on peut prendre56 :

h
d= +i (5.35)
2 s
où is = rayon de giration de la section totale des armatures.

54. EC 2 – 5.8.8.2 (4)


55. EC 2 – 5.8.8.3 (1)
56. EC 2 – 5.8.8.3 (2)

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108

Le coefficient K r est donné par la relation57 :


⎧ nu − n

K r = Min ⎨ n u − n bal (5.36)
⎪1

avec :

N Ed
n= = effort normal relatif,
A c .fcd
N Ed = effort normal agissant à l’ELU,
n bal = valeur de n correspondant au moment fléchissant résistant maximal. On
peut prendre la valeur 0,4 (voir § 7.2.1.4),
n u = 1 + ω (voir § 7.2.1.3),

A s .fyd
ω= = pourcentage mécanique d’armatures,
A c .fcd
A s = aire totale des armatures longitudinales,
A c = aire de la section droite (béton seul).
Le coefficient K ϕ est donné par la relation58 :
⎧1 + β.ϕ ef
K ϕ = Max ⎨ (5.37)
⎩1
avec :

fck λ
β = 0, 35 + − ,
200 150
λ = élancement mécanique.
MOEqp
ϕ ef = ϕ ( , t 0 ) = coefficient de fluage effectif, (5.19)
MOEd

où :
ϕ ( , t 0 ) = valeur finale du coefficient de fluage59 (voir § 2.3.3.4,
chapitre 2 : « Matériaux », Pratique de l’eurocode 2, J. Roux,
Éditions Eyrolles),
MOEqp = moment de service du premier ordre sous la combinaison
d’actions quasi permanente (ELS)60,

57. EC 2 – 5.8.8.3 (3)


58. EC 2 – 5.8.8.3 (4)
59. EC 2 – 3.1.4 (4)
60. EC 2 – 5.8.4 (2)

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Instabilité de forme – Flambement 109

M0 Ed = moment ultime du premier ordre sous la combinaison de


charges de calcul (y compris imperfections géométriques61),
Remarque
On peut négliger le fluage ( ϕ ef = 0 ) lorsque les trois conditions de la remarque 1
faite au § 4.2.1 sont réunies.

7.3 Processus d’application de la méthode de l’estimation


de la courbure
Le mode opératoire est décrit ci-dessous.
1/ se fixer la section d’aciers :
A s = 0 ou valeur estimée a priori si les armatures sont inconnues (détermi-
nation des armatures),
A s = A s, prov si les armatures sont données (vérification au flambement),
2/ calculer l’élancement de l’élément :

λ = ----0-
i
3/ vérifier s’il est nécessaire de prendre en compte les effets du second ordre :

λ = ----0- < λ lim = 20.A.B.C
---------------------- : élément isolé (voir § 5.1),
i n

FV , Ed ≤ k1
ns
.
∑ E cd .I c : élément d’une structure (voir § 5.2),
ns + 1, 6 L2
4/ évaluer les sollicitations ultimes corrigées des imperfections géométriques :
M 0 Ed (voir § 3),
5/ calculer la courbure :
1 ⎫
r0 ⎪

⎪ 1 1
Kr ⎬ ⇒ = K r .K ϕ (voir § 7.2.3),
⎪ r r0

Kϕ ⎪

6/ en déduire le moment ultime de calcul total (premier + second ordre) par
rapport au centre de gravité de la section de béton seul :
MEd = M0 Ed + M2 (voir § 7.2.2 et éventuellement 6.4 si M01 ≠ M 02),

61. EC 2 – voir ANF

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110

7/ calculer les armatures équilibrant ce moment en flexion composée62 :


⎧ A s1
As = ⎨ (voir chapitre 11 « Flexion composée », Pratique de l’eurocode
⎩ As2
2, J. Roux, Éditions Eyrolles),
8/ si l’on cherche à déterminer la section d’armatures : recalculer à l’aide des
étapes 3/ à 5/ et compte tenu de la section d’aciers déterminée à l’étape 7/ le
moment ultime de calcul total (premier + second ordre) par rapport au centre
de gravité de la section de béton seul :
MEd = M 0 Ed + M 2 et recommencer les étapes 3/ à 6/ jusqu’à ce que
M 'Ed ≈ MEd
9/ si l’on cherche à vérifier au flambement un élément dont les armatures sont
connues, vérifier que :
⎧ A s1 ⎪⎧ A s1, prov
As = ⎨ ≤ A s, prov = ⎨ .
⎩ As2 ⎪⎩ A s 2, prov

62. EC 2 – 5.8.8.1 (2)

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Instabilité de forme – Flambement 111

II. APPLICATIONS
Application n˚ 1 : vérification au flambement
par la méthode de l’équilibre
(charges quelconques)
–Énoncé–

NEd

HEd COUPE AA
5 ∅ 20 HA
e 5 ∅ 20 HA

l = 6,00m 40 cm

A A 32 cm
e
40 cm

N
Ed

Sollicitations :

N G = 333 kN ⎫
⎬ excentrées de e = 6 cm,
N Q = 100 kN ⎭

H = 8,3 kN, action variable d’accompagnement, avec ψ 0 H = 0, 77 ,


poids propre négligé,

ψ 2i = 0 pour les valeurs quasi permanentes de N Q et H.


Poteau isolé contreventé.
Matériaux :
• béton : fck = 25 MPa ;
• aciers : S 400 à palier horizontal.
On se propose de vérifier l’état limite ultime de stabilité de forme en utilisant la
méthode de l’équilibre lorsque ϕ ( , t 0 ) = 2 .

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112

–Corrigé–
1. Caractéristiques des matériaux
1.1 Béton

fck 25
fcd = α cc (α cc = 1) f cd = 1 ------- = 16,7 MPa
γb 1,5

fcm = fck + 8 ( MPa ) fcm = 25 + 8 = 33 MPa

0,3 0,3
⎡f ⎤
E cm = 22 000 ⎡⎢ ⎤⎥
33
E cm = 22 000 ⎢ cm ⎥ ( MPa ) = 31 476 MPa
⎣ 10 ⎦ ⎣ 10 ⎦

1.2 Aciers

fyk 400
fyd = fyd = = 348 MPa
γs 1, 15

2. Nécessité du calcul au flambement

2.1 Longueur efficace

poteau ⎫
⎬ ⇒ 0 = 2. 0 = 2.6,00 = 12,00 m
mât ⎭

2.2 Élancement
Pour un poteau de section rectangulaire :

⎧
0b 12
⎪ ------------------
⎪ b  0 12 12,00 12
λ = Max ⎨ section carrée : λ = --------------- = ------------------------- = 104
⎪  0h 12 b 0,40
⎪ ------------------
⎩ h

2.3 Excentricité à prendre en compte


La section la plus sollicitée est vérifiée en supposant une excentricité corrigée
du premier ordre égale à :
e tot = e 0 + e i + Δe 0

avec :
e0 = excentricité résultant des calculs de RdM,

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Instabilité de forme – Flambement 113

ei = excentricité due aux imperfections géométriques,


Δe 0 = supplément d’excentricité pour une section symétrique (béton et
armatures).

2.3.1 Excentricité résultant des calculs de RdM

N Ed = 1, 35.N G + 1, 5.N Q N Ed = 1, 35.333 + 1, 5.100 = 600 KN

H Ed .l
e0 = e +
N Ed

1, 3.0, 77.8, 3.6, 00 2


avec H Ed = 1, 3.ψ 0 H .H e0 = 6 + 10 = 14,3 cm
600

2.3.2 Excentricité due aux imperfections géométriques


Les imperfections sont représentées par une inclinaison globale d’un angle θi
défini par :

θi = θ0 .α h .α m

avec :

1 1
θ0 = = valeur de base recommandée : θ0 =
200 200
2
α h = ------- = coefficient de réduction

2
relatif à la longueur ou à la hauteur :α h = = 0, 816
6, 00
où :
 = longueur ou hauteur du bâtiment ou de l’étage,

2 2
≤ αh ≤ 1 < α h = 0, 816 < 1 O.K.
3 3

α m = 0, 5 ⎛ 1 + ⎞ = coefficient de réduction relatif au nombre d’éléments :


1
⎝ m⎠
où :
m = nombre d’éléments verticaux contribuant à l’effet total :

α m = 0, 5 ⎛ 1 + ⎞ = 1
1
⎝ 1⎠

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114

1
θi = .0, 816.1 = 0, 00408
200
Excentricité additionnelle pour l’élément isolé :

e i = θ i ----0- = θ i . e i = 0, 00408.6, 00 = 0,024 m
2

2.3.3 Supplément d’excentricité pour une section symétrique

⎧ 20 mm ⎧ 20 mm
⎪ ⎪
Δe 0 = Max ⎨ h Δe 0 = 20 mm = Max ⎨ 400
⎪⎩ 30 ⎪⎩ 30 = 13, 33 mm

2.3.4 Excentricité du premier ordre corrigée en pied de poteau

e1 = e 0 + e i + Δe 0 e1 = 14,3 + 2,4 + 2 = 18,7 cm.

2.4 Dispense de la vérification de l’état limite de stabilité de forme

 20.A.B.C
Poteau isolé : λ = ----0- >< λ lim = ----------------------
i n
avec :

1
A= = 0,7 si ϕ ef est inconnu : ϕ ef inconnu ⇒ A = 0, 7
1 + 0, 2.ϕ ef

B = 1 + 2.ω = 1,1 si ω est inconnu :

A s .fyd 2.5.3, 14.10 −4.348


ω= ω= = 0, 409
A c .fcd 0, 40.0, 40.16, 7

⇒ B = 1 + 2.0, 409 = 1, 348

C = 1, 7 − rm = 0,7 si rm est inconnu :

N Ed = 1, 35.N G + 1, 5.N Q : N Ed = 600 kN (voir § 2.3.1)

e = e 0 + e i + Δe 0 e = 6 + 2, 4 + 2 = 10,4 cm en tête de poteau

M01 = N Ed .e M01 = 600.0, 104 = 62,4 mkN

M02 = N Ed .e + 1, 3.ψ 0 H .H.l


M02 = 600.0, 104 + 1, 3.0, 77.8, 3.6, 00 = 112,25 mkN

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M 01 62, 4
rm = avec M02 > M01 rm = = 0, 556
M 02 112, 25
⇒ C = 1, 7 − 0, 556 = 1, 144

N Ed 0, 600
n= = effort normal réduit : n= = 0, 225
A c .fcd 0, 40 2.16, 7
20.0, 70.1, 348.1, 144
λ = 104 > 45, 51 = λ lim =
0, 225
⇒ nécessité de prendre en compte les effets
du second ordre.

3. Méthode de l’équilibre
3.1 Première itération
3.1.1 Déformations de départ (étapes 1 et 2)
• Pour les aciers :
fyd 348
εs1 = εs1 = = 1,74/1 000
Es 200 000
• Pour le béton :

M OEqp
ϕ ef = ϕ ( , t 0 ) = coefficient de fluage effectif,
M OEd

ϕ ( , t 0 ) = coefficient final de fluage : ϕ ( , t 0 ) = 2

MOEqp = moment de service du


premier ordre sous la combinaison de
charges quasi permanente (ELS) :

⎛ ⎞
MOEqp = M1L ⎜ G + ∑ ψ 2 i .Q i ⎟ MOEqp = 333.0, 06 = 19,98 mkN
⎝ i ≥1 ⎠
MOEd = moment ultime du premier
ordre tenant compte des imperfections
géométriques :

⎛ ⎞
MOEd = M1L ⎜ 1, 35.G + γ Q1 Q1 + ∑ 1, 3.ψ 0 i .Q i ⎟
⎝ i≥2 ⎠

MOEqp = 600 ( 0, 06 + 0, 024 + 0, 02 ) + 1, 3.0, 77.8, 3.6, 00 = 112,25 mkN


19, 98
⇒ ϕ ef = 2 = 0, 356
112, 25

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εc1 = raccourcissement relatif corres-


pondant à la contrainte maximale fcm
du diagramme contrainte-déformation
du béton utilisé pour l’analyse du
second ordre (voir § 2.4.2.3, chapitre
3 « Béton armé – Généralités »,
Pratique de l’eurocode 2, J. Roux,
2, 1
Éditions Eyrolles) : fck = 25 MPa ⇒ ε c1 =
1 000
2, 1
ε c = ε c1 (1 + ϕ ef ) εc = (1 + 0, 356 ) = 2,85/1 000
1 000

3.1.2 Contrainte des aciers comprimés


d'
c

s2
xu
d

s1

2, 85
εc 1 000
xu = d x u = 0, 36 = 0,224 m
ε c + εs1 2, 85 1, 74
+
1 000 1 000
xu − d ' 2, 85 0, 224 − 0, 04
εs 2 = ε c εs2 = . = 2,34/1 000
xu 1 000 0, 224
⇒ σ s2 par le diagramme de calcul des
aciers :

fyk Diagramme caractéristique simplifié


fyd = fyk y s Diagramme de calcul

Arctg Es
Es = 2.105 MPa
fyd uk

Es

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Instabilité de forme – Flambement 117

2, 34 1, 74
εs 2 = > = ε yd
1 000 1 000
⇒ σ s 2 = fyd = 348 MPa

3.1.3 Effort normal interne (étape 3)


• Béton comprimé :

E cm . ε c1 (1 + ϕ ef )
k = 1, 05
γ cE .fcd

31 476.2, 1.10 −3 (1 + 0, 356 )


avec γ cE = 1, 2 k = 1, 05 = 4, 70
1, 2.16, 7

1 ε c1 (1 + ϕ ef ) 1 2, 1.10 −3 (1 + 0, 356 )
a= . a= . = 0, 370
k−2 εc 4, 70 − 2 2, 85.10 −3

k ⎡ 1 ⎤ εc ⎡1 1 ⎤
1 − a.Log ⎛ 1 + ⎞ ⎥ − − a + a 2 .Log ⎛ 1 + ⎞ ⎥
1
ψ= ⎢ . ⎢
k−2⎣ ⎝ a ⎦ k − 2 ε c1 (1 + ϕ ef ) ⎣ 2
⎠ ⎝ a⎠⎦

4, 70 ⎡ ⎛ 1 ⎞⎤
ψ= 1 − 0, 370.Log ⎜ 1 +
4, 70 − 2 ⎢⎣ ⎝ 0, 370 ⎟⎠ ⎥⎦
1 2, 85.10 −3 ⎡1 ⎛ 1 ⎞⎤
− . − 0, 370 + 0, 370 2.Log ⎜ 1 +
4, 70 − 2 2, 10.10 −3 (1 + 0, 356 ) ⎢⎣ 2 ⎝ 0, 370 ⎟⎠ ⎥⎦

ψ = 0, 783

Fc = ψ.bw .x u .fcd Fc = 0, 783.0, 40.0, 224.16, 7 = 1,172 MN


• Aciers comprimés :

Fs 2 = A s 2 .σ s 2 Fs2 = 5.3, 14.10 −4.348 = 0,5464 MN


• Aciers tendus :

− Fs1 = − A s1 .σ s1 − Fs1 = − 5.3, 14.10 −4.348 = − 0,5464 MN


• Effort normal interne :
N i = Fc + Fs 2 − Fs1 N i = 1,172 + 0,5464 − 0,5464 = 1,172 MN
• Effort normal externe :
N ext = 1, 35.N G + 1, 5.N Q N ext = 600 kN (voir § 2.3.1)
N i = 1,172 MN > N ext = 0,600 MN

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118

3.1.4 Moment fléchissant interne (étape 6)

d' = '.d x
G u
c
Fs2
As2
xu u
.d s2
Fc
d
AN
As1
s1 Fs1
bw

• Béton comprimé :

⎡1 1 ⎤
− a + a 2 .Log ⎛ 1 + ⎞ ⎥
k
δG = 1 − ⎢
ψ ( k − 2) ⎣ 2 ⎝ a⎠⎦
εc ⎡ 6.a 2 − 3.a + 2 1 ⎤
− a 3 .Log ⎛ 1 + ⎞ ⎥
1
+ . ⎢
ψ ( k − 2 ε c1 (1 + ϕ ef ) ⎣
) 6 ⎝ a⎠⎦

4, 70 ⎡1 ⎛ 1 ⎞⎤
δG = 1 − − 0, 370 + 0, 370 2.Log ⎜ 1 +
0, 783 ( 4, 70 − 2 ) ⎢⎣ 2 ⎝ 0, 370 ⎟⎠ ⎥⎦
1 2, 85 ⎡ 6.0, 370 2 − 3.0, 370 + 2 ⎛ 1 ⎞⎤
+ . ⎢ − 0, 3703.Log ⎜ 1 + ⎥
0, 783 ( 4, 70 − 2 ) 2, 1 (1 + 0, 356 ) ⎣ 6 ⎝ 0, 370 ⎟⎠ ⎦

δ G = 0, 416

M c = Fc ⎛ − δ G .x u ⎞ Mc = 1, 172 ⎛ − 0, 416.0, 224 ⎞ = 0,1252 mMN


h 0, 40
⎝2 ⎠ ⎝ 2 ⎠

• Aciers comprimés :

Ms 2 = Fs 2 ⎛ − d '⎞ Ms2 = 0, 5464 ⎛ − 0, 04 ⎞ = 0,0874 mMN


h 0, 40
⎝2 ⎠ ⎝ 2 ⎠

• Aciers tendus :

Ms1 = Fs1 ⎛ d − ⎞ Ms1 = 0, 5464 ⎛ 0, 40 − 0, 04 −


h 0, 40 ⎞
= 0,0874 mMN
⎝ 2⎠ ⎝ 2 ⎠

• Total :

M i = M c + Ms 2 + Ms1 Mi = 0,1252 + 0,0874 + 0,0874 = 0,3000 mMN

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Instabilité de forme – Flambement 119

3.1.5 Excentricité interne

Mi 0, 3000
e int = e int = = 0,256 m
Ni 1, 172

3.1.6 Excentricité externe


• Flèche ultime correspondant à la déformée en demi-onde de sinusoïde :

1 ε c + εs1 1 2, 85 + 1, 74 −3 −1
= = 10 = 0,0128 m
r d r 0, 36

l 20 1 12, 00 2
f= . f= 0, 0128 = 0,1868 m
π2 r π2
• Excentricité externe en pied de poteau :

e ext = e1 + f e ext = 0,187 + 0,187 = 0,374 m

3.1.7 Conclusion
L’équilibre est assuré si :

Nu

N i > Nu
eint

eext

e1
1
0 1 r
r

⎧ N i > N ext ⎧ N i = 1,172 MN > 0,600 MN = N ext


⎨ ⎨
⎩ e int > e ext ⎩ e int = 0,256 m < 0,374 m = e ext

eint < eext ⇒ Il faut augmenter Mi et


diminuer N i en diminuant ε c.

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120

3.2 Seconde itération


3.2.1 Déformations de départ
• Pour les aciers :

1, 74
εs1 inchangé εs1 = (voir § 3.1.1)
1 000
• Pour le béton :

1, 9
ε c diminué ⇒ Prenons ε c =
1 000

3.2.2 Contrainte des aciers comprimés


d'
c

s2
xu
d

s1

1, 9
εc 1 000
xu = d x u = 0, 36 = 0,188 m
ε c + εs1 1, 9
+
1, 74
1 000 1 000

xu − d ' 1, 9 0, 188 − 0, 04
εs 2 = ε c εs2 = . = 1,50/1 000
xu 1 000 0, 188
⇒ σ s2 par le diagramme de calcul des
aciers :

fyk Diagramme caractéristique simplifié


fyd = fyk y s Diagramme de calcul

Arctg Es
Es = 2.105 MPa
fyd uk

Es

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Instabilité de forme – Flambement 121

1, 50 1, 74
εs 2 = < = ε yd
1 000 1 000

⇒ σ s 2 = E s .εs2 = 2.105.1, 50.10 −3 = 300 MPa

3.2.3 Effort normal interne


• Béton comprimé :
ε c < ε c1 (1 + ϕ eff ) ⇒ le diagramme des contraintes est constitué par une
fraction de sa partie croissante, d’où :

E cm . ε c1 (1 + ϕ ef )
k = 1, 05
γ cE .fcd

avec γ cE = 1, 2 k = 4, 70 (voir § 3.1.3)

1 ε c1 (1 + ϕ ef ) 1 2, 1.10 −3 (1 + 0, 356 )
a= . a= . = 0, 555
k−2 εc 4, 70 − 2 1, 9.10 −3
k ⎡ 1 ⎤ εc ⎡1 1 ⎤
1 − a.Log ⎛ 1 + ⎞ ⎥ − − a + a 2 .Log ⎛ 1 + ⎞ ⎥
1
ψ= ⎢ . ⎢
k−2⎣ ⎝ a ⎦ k − 2 ε c1 (1 + ϕ ef ) ⎣ 2
⎠ ⎝ a⎠⎦

4, 70 ⎡ ⎛ 1 ⎞⎤
ψ= 1 − 0, 555.Log ⎜ 1 +

4, 70 − 2 ⎣ ⎝ 0, 555 ⎟⎠ ⎥⎦
1 1, 90.10 −3 ⎡1 ⎛ 1 ⎞⎤
− . − 0, 555 + 0, 5552.Log ⎜ 1 +
4, 70 − 2 2, 10.10 −3 (1 + 0, 356 ) ⎢⎣ 2 ⎝ 0, 555 ⎟⎠ ⎥⎦

ψ = 0, 681

Fc = ψ.bw .x u .fcd Fc = 0, 681.0, 40.0, 188.16, 7 = 0,8552 MN


• Aciers comprimés :

Fs 2 = A s 2 .σ s 2 Fs2 = 5.3, 14.10 −4.300 = 0,4710 MN


• Aciers tendus :
− Fs1 = − A s1 .σ s1 − Fs1 = − 5.3, 14.10 −4.348 = − 0,5464 MN
• Effort normal interne :
N i = Fc + Fs 2 − Fs1 N i = 0,8552 + 0,4710 − 0,5464 = 0,7798 MN
• Effort normal externe :

N ext = 1, 35.N G + 1, 5.N Q N ext = 600 kN (voir § 2.3.1)


N i = 0,780 MN > N ext = 0,600 MN

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122

3.2.4 Moment fléchissant interne

d' = '.d x
G u
c
Fs2
As2
xu u
.d s2
Fc
d
AN
As1
s1 Fs1
bw

• Béton comprimé :

⎡1 1 ⎤
− a + a 2 .Log ⎛ 1 + ⎞ ⎥
k
δG = 1 −
ψ ( k − 2 ) ⎢⎣ 2 ⎝ a⎠⎦
ε ⎡ 6.a 2 − 3.a + 2 1 ⎤
− a 3 .Log ⎛ 1 + ⎞ ⎥
1
+ . c

ψ ( k − 2 ) ε c1 (1 + ϕ ef ) ⎣ 6 ⎝ a⎠⎦

4, 70 ⎡1 ⎛ 1 ⎞⎤
δG = 1 − − 0, 555 + 0, 5552.Log ⎜ 1 +
0, 681 ( 4, 70 − 2 ) ⎢⎣ 2 ⎝ 0, 555 ⎟⎠ ⎥⎦
1 1, 90 ⎡ 6.0, 5552 − 3.0, 555 + 2 ⎛ 1 ⎞⎤
+ . ⎢ − 0, 5553.Log ⎜ 1 + ⎥
0, 681 ( 4, 70 − 2 ) 2, 1(1 + 0, 356 ) ⎣ 6 ⎝ 0, 555 ⎟⎠ ⎦

δ G = 0, 398

M c = Fc ⎛ − δ G .x u ⎞ M c = 0, 8552 ⎛ − 0, 398.0, 188⎞ = 0,1071 mMN


h 0, 40
⎝2 ⎠ ⎝ 2 ⎠
• Aciers comprimés :

Ms 2 = Fs 2 ⎛ − d '⎞ Ms2 = 0, 4710 ⎛ − 0, 04 ⎞ = 0,0754 mMN


h 0, 40
⎝2 ⎠ ⎝ 2 ⎠
• Aciers tendus :

Ms1 = Fs1 ⎛ d − ⎞ Ms1 = 0, 5464 ⎛ 0, 40 − 0, 04 −


h 0, 40 ⎞
= 0,0874 mMN
⎝ 2⎠ ⎝ 2 ⎠
• Total :
M i = M c + Ms 2 + Ms1 M i = 0,1071 + 0,0754 + 0,0874 = 0,2699 mMN

3.2.5 Excentricité interne

Mi 0, 2699
e int = e int = = 0,346 m
Ni 0, 7798

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Instabilité de forme – Flambement 123

3.2.6 Excentricité externe


• Flèche ultime correspondant à la déformée en demi-onde de sinusoïde :

1 ε c + εs1 1 1, 90 + 1, 74 −3 −1
= = 10 = 0,0101 m
r d r 0, 36

l 20 1 12, 00 2
f= . f= 0, 0101 = 0,1474 m
π2 r π2
• Excentricité externe :

e ext = e1 + f e ext = 0,187 + 0,147 = 0,334 m

3.2.7 Conclusion
L’équilibre est assuré si :

Nu

N i > Nu
eint

eext

e1
1
0 1 r
r

⎧ N i > N ext ⎧ N i = 0, 780 mMN > 0, 600 mMN = N ext


⎨ ⎨
⎩ e int > e ext ⎩ e int = 0, 346 m > 0, 334 m = e ext
⇒ la stabilité au flambement est
assurée.

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124

Application n˚ 2 : dimensionnement
des armatures par la méthode de la rigidité
–Énoncé–

Pu
COUPE AA

A?

e0

40 cm

l = 6,00 m
30 cm c

40 cm
A A

Sollicitations :
Pu = 0, 300 MN et Pser = 0, 105 MN excentrées de e 0 = 9,6 cm,
poids propre négligé.
Poteau isolé contreventé.
Matériaux :
• béton : fck = 25 MPa, ϕ ef = 2 ;
• aciers : S 500 à palier horizontal.
On se propose :
1/ d’examiner la nécessité du calcul au flambement en supposant ϕ ef inconnu ;
2/ de calculer le moment total (premier ordre et second ordre) par la méthode
de la rigidité ;
3/ de calculer les armatures longitudinales dans le cas où la section est armée
symétriquement ;
4/ de vérifier le poteau au flambement.

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Instabilité de forme – Flambement 125

–Corrigé–
1. Caractéristiques des matériaux
1.1 Béton

⎧ λ, ⎧ λ = 0, 8
fck >< 50 MPa ⇒ ⎨ fck = 25 MPa < 50 MPa ⇒ ⎨
⎩η ⎩η = 1
fck 25
fcd = α cc fcd = 1 = 16,7 MPa
γc 1, 5

fck 25
fcu = η.fcd = η.α cc fcu = 1.1 = 16,7 MPa
γc 1, 5

fcm = fck + 8 ( MPa ) fcm = 25 + 8 = 33 MPa


0,3 0,3
⎡f ⎤
E cm = 22 000 ⎡⎢ ⎤⎥
33
E cm = 22 000 ⎢ cm ⎥ ( MPa ) = 31 476 MPa
⎣ 10 ⎦ ⎣ 10 ⎦

fck ≤ 50 MPa ⇒ fctm = 0, 3 [ fck ]


2 2
3 fctm = 0, 3 [ 25] 3 = 2,56 MPa

1.2 Aciers

fyk 500
fyd = fyd = = 435 MPa
γs 1, 15

2. Nécessité du calcul au flambement


2.1 Section initiale d’armatures (étape 1)

A s1 Section d’armatures non encore


déterminée :
A s1 = 0, 00 cm 2

2.2 Élancement (étape 2)

Longueur efficace :
poteau isolé ⎫

encastré en pied ⎬ ⇒ 0 = 2.1 0 = 2.6, 00 = 12,00 m

libre en tête ⎭

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Pour un poteau de section rectangulaire :

⎧
0b 12
⎪ ------------------
⎪ b  0 12 12,00 12
λ = Max ⎨ section carrée : λ = --------------- = ------------------------- = 104
⎪  0h 12 b 0,40
⎪ ------------------
⎩ h

2.3 Dispense de la vérification de l’état limite de stabilité de forme


(étape 3)
 20.A.B.C
Poteau isolé : λ = ----0- >< λ lim = ----------------------
i n
avec :

1
A= = 0,7 si ϕ ef est inconnu : ϕ ef inconnu ⇒ A = 0,7
1 + 0, 2.ϕ ef
B = 1 + 2.ω = 1,1 si ω est inconnu :

A s .fyd
ω= ω inconnu B = 1,1
A c .fcd

C = 1, 7 − rm = 0,7 si rm est inconnu : rm inconnu ⇒ C = 0, 7

N Ed
n= = effort normal réduit :
A c .fcd

N Ed = Pu , N Ed = Pu = 0,300 MN
0, 300
n= = 0, 112
0, 40 2.16, 7
20.0, 7.1, 1.0, 7
λ = 104 > 32, 21 = λ lim =
0, 112
⇒ nécessité de prendre en compte les
effets du second ordre.

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Instabilité de forme – Flambement 127

3. Sollicitations du premier ordre en pied de poteau (étape 4)


3.1 État limite ultime
3.1.1 Sollicitations de calcul

∑ γ i .N i = N Ed = Pu ∑ γ i .N i = 0,300 MN

∑ γ j .M jG 0
= Pu .e 0 ∑ γ j .M jG 0
= 0, 300.0, 096 = 0,0288 mMN

e1 =
∑ γ j .M jG 0
e1 =
0, 0288
= 0, 096 m
∑ γ i .N i 0, 300

3.1.2 Sollicitations ultimes corrigées des imperfections géométriques


Puisque N Ed > 0 est une compression.
Sollicitations corrigées pour le calcul en flexion composée
poteau isolé d’une structure contreventée :

l0 12, 00
⇒ ei = ⇒ ei = = 0,03 m
400 400
sollicitations au centre de gravité de la section de béton seul :

⎧ N Ed = ∑ γ i .N i ⎧ N Ed = 0, 300 MN
⎪⎪ ⎪
⎨ MEdG0 = N Ed ( e1 + e i ) ⎨ MEdG0 = 0, 300 ( 0, 096 + 0, 03) = 0, 038 mMN
⎪ ⎪
⎪⎩ e 0 = e1 + e i ⎩ e 0 = 0, 096 + 0, 03 = 0, 126 m

3.2 État limite de service

⎧N = N + N ⎧ N ser = 0, 105 MN
⎪ ser g q

⎪ ⎪⎪

⎨ MserG0 = Mg + Mq ⎨ MserG0 = N ser .e 0 ser = 0, 105.0, 096 = 0, 0101 mMN
⎪ ⎪
⎪e MserG0 ⎪e 0, 0101
= = = 0, 096 m
⎪ 0 ser N ser ⎪⎩ 0 ser 0, 105

On remarque que e 0 à l’ELU est différent de e 0 ser à l’ELS.

4. Sollicitations du second ordre par la méthode de la rigidité


La méthode de la rigidité est imposée par l’énoncé.

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128

4.1 Rigidité nominale (étape 5)

4.1.1 Section d’armatures initiale


La section d’armatures étant inconnue à ce stade de l’étude, nous prendrons une
section de départ, symétrique, obtenue en négligeant les effets du second ordre à
partir des diagrammes d’interaction (voir § 5.8, chapitre 11 : « Flexion
composée », Pratique de l’eurocode 2, J. Roux, Éditions Eyrolles).
Pour une section symétrique (béton et armatures), il convient de prendre en
compte le supplément d’excentricité :

⎧ 20 mm ⎧ 20 mm
⎪ ⎪
Δe 0 = Max ⎨ h Δe 0 = 20 mm = Max ⎨ 400
⎪⎩ 30 ⎪⎩ 30 = 13, 3 mm

Arguments d’entrée dans les abaques :

M d = M EdG0 + N Ed .Δe 0 Md = 0, 038 + 0, 300.0, 02 = 0,044 mMN

Md 0, 044
μ= μ= = 0, 041
b.h 2 .fcd 0, 40.0, 40 2.16, 7

N d = N Ed N d = 0,300 MN

Nd
ν= ν = n = 0,112 (voir § 2.3)
b.h.fcd

Pourcentage d’armatures sorti des abaques :

ν μ = 0, 041⎫
⎬ ⇒ ϖ tot ≈ 0
ν = 0, 112 ⎭

ν ϖtot

μ μ

Section d’armatures :

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Instabilité de forme – Flambement 129

∑ A = As1 + As2 = ϖtot .b.h fcd ⎫⎪


f
1 fcd
yd ⎬ ⇒ A s1 = A s 2 = ϖ tot .b.h
⎪ 2 fyd
A s1 = A s 2 ⎭

A s1 = A s 2 = 0, 00 cm 2

4.1.2 Rigidité nominale correspondante

EI = K c .E cd .I c + K s .E s .I s

avec :
E cm
E cd =
γ cE

où :

31 476
γ cE = 1, 2 E cd = = 26 230 MPa
1, 2

I c = moment d’inertie de la section 0, 40 4


de béton : Ic = = 2, 133.10 −3 m 4
12
E s = valeur de calcul du module
de déformation de l’acier : E s = 200 000 MPa
Is = moment d’inertie de la section des armatures par rapport au centre de
gravité de la section de béton seul :

As
ρ= ρ = 0, 00 < 0, 002
Ac

donc, pour rester dans les limites


ρ ≥ 0, 002 permettant de calculer les
coefficients K s et K c , nous retiendrons :
As
ρ= = 0, 005, d’où :
Ac

A s = ρ.A c = 0, 005.0, 40.0, 40 = 8, 0.10 −4 m 2

As ⎛ h − c⎞
2
8, 0.10 −4
Is = 2 Is = 2 ( 0, 20 − 0, 05)2 = 1, 80.10 −5 m 4
2 ⎝2 ⎠ 2

Ks = 1 Ks = 1

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130

k1 . k 2
Kc =
1 + ϕ ef

avec :
fck
k1 = (MPa) = coefficient
20 25
dépendant de la classe du béton : k1 = = 1, 12
20

⎧ λ
⎪n
k 2 = Min ⎨ 170 = coefficient dépendant de l’effort normal et de l’élancement,
⎪⎩ 20

où :
N Ed
n= = effort normal relatif : n = 0, 112 (voir § 2.3)
A c .fcd
ϕ ef = coefficient de fluage : ϕ ef = 2
⎧ 0, 112 104 = 0, 069

k 2 = 0, 069 = Min ⎨ 170
⎪⎩ 0, 20

1, 12.0, 069
Kc = = 0, 026
1+ 2
EI = 0, 026.26 230.2, 133.10 −3 + 1.200 000.1, 80.10 −5

EI = 5, 055 MNm 2

Remarque

EI 5, 055
NEd >< NB = π2 NEd = 0, 300 MN < NB = π2 = 0, 346 MN
l20 12, 002
d’où le moment corrigé MEd sera supérieur au moment du premier ordre
M0Ed = MEdG0.

4.2 Moment de calcul total (premier + second ordre) à l’ELU (étape 6)

Moment corrigé compte tenu des effets du second ordre :


⎛ ⎞
⎜ β ⎟
M Ed = M 0Ed ⎜ 1 + ------------------⎟
⎜ NB
- – 1⎟⎠
--------
⎝ N Ed

avec :
N Ed = effort normal agissant à l’ELU : N Ed = 0,300 MN (voir § 2.3)

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Instabilité de forme – Flambement 131

M 0 Ed = moment du premier ordre : M 0 Ed = Md = 0,044 mMN (voir § 4.1.1)


EI 5, 055
N B = π 2 -----2- = charge de flambement : N B = π 2 = 0,346 MN
0 12 , 00 2

π2
β= où :
c0

⎧8 : moment du premier ordre constant,


⎪9, 6 : momentt du premier ordre parabolique ,

c0 = ⎨
⎪12 : moment du premier ordre triangulaire symétrique,
⎪⎩ etc.

Moment du premier ordre constant


⇒ c0 = 8

π2
β= = 1,234
8

⎛ ⎞
⎜ 1, 234 ⎟
MEd = 0, 044 ⎜ 1 + ⎟ = 0,398 mMN
0, 346
⎜ − 1 ⎟
⎝ 0, 300 ⎠
Moment de calcul à l’ELU par rapport aux aciers tendus :
N
MG C
0
eA e0
N G0 h/2
d
G0
As1

⎧ M Ed ⎧ e = 0, 398 = 1, 327 m
⎪e 0 = N ⎪ 0 0, 300
⎪ Ed

⎪ ⎛ h⎞ ⎪ 0, 40
⎨e A = e 0 + ⎝ d − ⎠ ⎨ e A = 1, 327 + 0, 35 − = 1, 477 m
⎪ 2 ⎪ 2
⎪ MEdA = N Ed .e A ⎪ MEdA = 0, 300.1, 477 = 0, 443 mMN
⎪ ⎪
⎩ ⎩

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132

5. Calcul des armatures (étape 7)


5.1 Introduction

Moment réduit de référence à l’ELU :


Allongement Raccourcissement
fcu fcu
3,5 ‰
B λ
x
C λ.xu 2 u
d xu = h 2‰ Fc
h
zc
As1 O

0‰

h⎛ λ h⎞ 35 ⎛
1 − 0, 4 ⎞ = 0, 455
35
μ BC = λ ⎜ 1 − . ⎟ μ BC = 0, 8
d⎝ 2 d⎠ 40 ⎝ 40 ⎠
Moment réduit agissant :

M EdA 0, 443
μ cu = μ cu = = 0, 541
bw .d 2 .fcu 0, 40.0, 352.16, 7
Conclusion :

μ cu >< μ BC μ cu = 0, 541 > 0, 455 = μ BC

⇒ Section entièrement comprimée.


La section étant entièrement comprimée, nous utiliserons les diagrammes
d’interaction (voir § 5.8, chapitre 11 : « Flexion composée », Pratique de
l’eurocode 2, J. Roux, Éditions Eyrolles).
Nous supposerons donc que la section est armée symétriquement.

5.2 Armatures

5.2.1 Arguments d’entrée dans les abaques


M d = M Ed Md = 0,398 mMN (voir § 4.2)

Md 0, 398
μ= μ= = 0, 372
b.h 2 .fcd 0, 40.0, 40 2.16, 7
Nd = NEd

Nd
ν= ν = n = 0,112 (voir § 2.3)
b.h.fcd

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Instabilité de forme – Flambement 133

5.2.2 Pourcentage d’armatures sorti des abaques

ν μ = 0, 372⎫
⎬ ⇒ ϖ tot = 0, 79
ν = 0, 112 ⎭

ν ϖtot

μ μ

5.2.3 Section d’armatures

∑ A = As1 + As2 = ϖtot .b.h fcd ⎫⎪


f
1 fcd
yd ⎬ ⇒ A s1 = A s 2 = ϖ tot .b.h
⎪ 2 fyd
A s1 = A s 2 ⎭
1 16, 7
A s1 = A s 2 = 0, 79.40.40 = 24, 26 cm 2
2 435
comme As1 = As2 > As, prov = 0,00 cm2 (voir § 4.1.1), nous effectuons une vérifi-
cation au flambement pour la section d’armatures que nous venons de déter-
miner et que nous adopterons comme section réelle.

6. Vérification au flambement

6.1 Section d’armatures de départ (étape 1)


A s1, prov = A s 2, prov = 24, 26 cm 2

6.2 Dispense de vérification au flambement (voir § 2.3) (étapes 2 et 3)


En ne mentionnant que les paramètres qui sont affectés par la donnée de la
section d’armatures, il vient :
1
A= = 0,7 si ϕ ef est inconnu :
1 + 0, 2.ϕ ef
1
ϕ ef = 2 ⇒ A= = 0, 714
1 + 0, 2.2

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134

A s .fyd 2.24, 26.435


ω= ω= = 0, 790
A c .fcd 40.40.16, 7

B = 1 + 2.ω = 1,1 si ω est inconnu : B = 1 + 2.0, 790 = 1, 606

M01
rm = avec M02 > M 01 M01 = M 02 = Pu .e 0 ⇒ rm = 1
M 02

C = 1, 7 − rm = 0,7 si rm est inconnu : ⇒ C = 1, 7 − 1 = 0, 7

l0 20.A.B.C 20.0, 714.1, 606.0, 7


λ= >< λ lim = λ = 104 > 47, 97 = λ lim =
i n 0, 112
⇒ nécessité de prendre en compte les
effets du second ordre.

6.3 Sollicitations du second ordre par la méthode de la rigidité

6.3.1 Sollicitations ultimes corrigées des imperfections


géométriques (étape 4)

⎧ N Ed = ∑ γ i .N i
⎪⎪
⎨ MEdG0 = N Ed ( e1 + e i + Δe 0 )

⎪⎩ e 0 = e1 + e i + Δe 0

⎧ N Ed = 0, 300 MN

⎨ MEdG0 = 0, 300 ( 0, 096 + 0, 03 + 0, 02 ) = 0, 044 mMN

⎩ e 0 = 0, 096 + 0, 03 + 0, 02 = 0, 146 m

6.3.2 Rigidité nominale (voir § 4.1.2) (étape 5)

E cm
E cd = E cd = 26 230 MPa (voir § 4.1.2)
γ CE

I c = moment d’inertie de la section


de béton : I c = 2, 133.10 −3 m 4 (voir § 4.1.2)
E s = valeur de calcul du module
de déformation de l’acier : E s = 200 000 MPa (voir § 4.1.2)
Is = moment d’inertie des aciers
par rapport au centre de gravité
de la section de béton seul : Is = 2.24, 26.10 −4.0, 152 = 1, 092.10 −4 m 4

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Instabilité de forme – Flambement 135

As 2.24, 26
ρ= ρ= = 0, 030
Ac 40.40

⎧K s = 0 ⎧K s = 0
⎪ ⎪
ρ > 0, 01 ⇒ ⎨ 0, 3 ⎨ 0, 3
⎪K c = 1 + 0, 5.ϕ ⎪⎩K c = 1 + 0, 5.2 = 0, 15
⎩ ef

EI = K c .E cd .I c + K s .E s .I s

EI = 0, 15.26 230.2, 133.10 −3 + 0.200 000.1, 092.10 −4

EI = 8,392 MNm2

6.3.3 Moment de calcul total (premier + second ordre) à l’ELU (étape 6)

Moment corrigé compte tenu des effets du second ordre :

N Ed = effort normal agissant à l’ELU : N Ed = 0,300 MN (voir § 6.3.1)

M 0 Ed = moment du premier ordre : M0 Ed = MEdG0 = 0,044 mMN

EI 8, 392
N B = π2 = charge de flambement : N B = π 2 = 0,575 MN
l 20 12, 00 2

π2 π2
β= β= = 1,234 (voir § 4.2)
c0 8

⎛ ⎞ ⎛ ⎞
⎜ β ⎟
M Ed = 0,044 ⎜ 1 + ----------------------⎟ = 0,103 mMN
1,234
M Ed = M 0Ed ⎜ 1 + ------------------⎟
⎜ ⎜ ⎟
- – 1⎟⎠
NB 0,575
⎝ -------- ⎝ ------------- – 1⎠
N Ed 0,300

Moment de calcul à l’ELU par rapport aux aciers tendus :

⎧ M Ed ⎧ 0, 103
⎪e 0 = N ⎪ e 0 = 0, 300 = 0, 343 m
⎪ Ed

⎪ ⎛ h⎞ ⎪ 0, 40
⎨e A = e 0 + ⎝ d − ⎠ ⎨ e A = 0, 343 + 0, 35 − = 0, 493 m
⎪ 2 ⎪ 2
⎪ ⎪
⎪ MEdA = N Ed .e A ⎪ MEdA = 0, 300.0, 493 = 0, 148 mMN
⎩ ⎩

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136

6.4 Calcul des armatures (étape 7)

6.4.1 Introduction

h⎛ λ h⎞
μ BC = λ ⎜ 1 − . ⎟ μ BC = 0, 455 (voir § 5.1)
d⎝ 2 d⎠

M EdA 0, 148
μ cu = μ cu = = 0, 181
bw .d 2 .fcu 0, 40.0, 352.16, 7

μ cu >< μ BC μ cu = 0, 181 < 0, 455 = μ BC


⇒ Section partiellement tendue.
La section étant partiellement tendue, pour une section armée symétriquement,
nous utiliserons les diagrammes d’interaction (voir § 5.8, chapitre 11 :
« Flexion composée », Pratique de l’eurocode 2, J. Roux, Éditions Eyrolles).

6.4.2 Arguments d’entrée dans les abaques

M d = M Ed Md = 0,103 mMN

Md 0, 103
μ= μ= = 0, 096
b.h 2 .fcd 0, 40.0, 40 2.16, 7
Nd = NEd

Nd
ν= ν = n = 0,112 (voir § 2.3)
b.h.fcd

6.4.3 Pourcentage d’armatures sorti des abaques

ν μ = 0, 096⎫
⎬ ⇒ ϖ tot = 0, 12
ν = 0, 112 ⎭

ν ϖtot

μ μ

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Instabilité de forme – Flambement 137

6.4.4 Section d’armatures


1 f 1 16, 7
A s1 = A s 2 = ϖ tot .b.h cd A s1 = A s 2 = 0, 12.40.40 = 3, 69 cm 2
2 fyd 2 435

6.4.5 Conclusion (étape 8)


As1 et As2 >< A s, prov
A s1 = A s 2 = 3, 69 cm 2 < A s1, prov = A s 2, prov = 24, 26 cm 2

Nous avons alors deux possibilités :


1/ si nous voulons affiner le ferraillage, il nous faut recommencer les calculs
développés dans le présent § 6, en partant de
A s1, prov = A s 2, prov > 3, 69 cm 2 ;
2/ si nous voulons vérifier la stabilité du poteau armé avec
A s1, prov = A s 2, prov = 24, 26 cm 2 déterminées au § 5.2.3 ci-devant, il suffit
de vérifier les conditions :
⎧⎪ A s1 ≤ A s1, prov ⎧⎪ A s1 = 3, 69 cm 2 < 24, 26 cm 2 = A s1, prov
⎨ ⎨ O.K.
⎩⎪ A s 2 ≤ A s 2, prov ⎪⎩ A s 2 = 3, 69 cm < 24, 26 cm = A s 2, prov
2 2

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138

Application n˚ 3 : vérification au flambement


par la méthode de l’estimation de la courbure
–Énoncé–

Pu
COUPE AA

A?

e0

40 cm

l = 6,00 m
30 cm

40 cm
A A

Sollicitations :
Pu = 0, 300 MN et Pser = 0, 105 MN excentrées de e0 = 9,6 cm,
poids propre négligé.
Poteau isolé contreventé.
Matériaux :
• béton : fck = 25 MPa , ϕ ef = 2 ;
• aciers : S 500 à palier horizontal.
On se propose :
1/ d’examiner la nécessité du calcul au flambement en supposant ϕ ef inconnu ;
2/ de calculer le moment total (premier ordre et second ordre) par la méthode
de l’estimation de la courbure ;
3/ de calculer les armatures longitudinales dans le cas où la section est armée
symétriquement ;
4/ de vérifier le poteau au flambement.

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Instabilité de forme – Flambement 139

–Corrigé–
1. Caractéristiques des matériaux
1.1 Béton

⎧ λ, ⎧ λ = 0, 8
fck >< 50 MPa ⇒ ⎨ fck = 25 MPa < 50 MPa ⇒ ⎨
⎩η ⎩η = 1

fck 25
fcd = α cc fcd = 1 = 16,7 MPa
γc 1, 5

fck 25
fcu = η.fcd = η.α cc fcu = 1.1 = 16,7 MPa
γc 1, 5

fcm = fck + 8 ( MPa ) fcm = 25 + 8 = 33 MPa

0,3 0,3
⎡f ⎤
E cm = 22 000 ⎡⎢ ⎤⎥
33
E cm = 22 000 ⎢ cm ⎥ ( MPa ) = 31 476 MPa
⎣ 10 ⎦ ⎣ 10 ⎦

fck ≤ 50 MPa ⇒ fctm = 0, 3 [ fck ]


2 2
3 fctm = 0, 3 [ 25] 3 = 2,56 MPa

1.2 Aciers

fyk 500
fyd = fyd = = 435 MPa
γs 1, 15

2. Nécessité du calcul au flambement

2.1 Section initiale d’armatures (étape 1)

A s1 Section d’armatures non encore


déterminée :

A s1 = 0, 00 cm 2

2.2 Élancement (étape 2)

Longueur efficace :

poteau isolé ⎫

encastré en pied ⎬ ⇒ 0 = 2. 0 = 2.6, 00 = 12,00 m

libre en tête ⎭

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140

Pour un poteau de section rectangulaire :

⎧
0b 12
⎪ ------------------
⎪ b  0 12 12,00 12
λ = Max ⎨ section carrée : λ = --------------- = ------------------------- = 104
⎪  0h 12 b 0,40
⎪ ------------------
⎩ h

2.3 Dispense de la vérification de l’état limite de stabilité de forme


(étape 3)


Poteau isolé : λ = ----0- >< λ lim = 20.A.B.C
----------------------
i n
avec :

1
A= = 0,7 si ϕ ef est inconnu : ϕ ef inconnu ⇒ A = 0, 7
1 + 0, 2.ϕ ef

B = 1 + 2.ω = 1,1 si ω est inconnu :

A s .fyd
ω= ω inconnu B = 1, 1
A c .fcd

C = 1, 7 − rm = 0,7 si rm est inconnu : rm inconnu ⇒ C = 0, 7


N Ed
n= = effort normal réduit :
A c .fcd

N Ed = Pu , NEd = Pu = 0,300 MN
0, 300
n= = 0, 112
0, 40 2.16, 7
20.0, 7.1, 1.0, 7
λ = 104 > 32, 21 = λ lim =
0, 112
⇒ nécessité de prendre en compte les
effets du second ordre.

3. Sollicitations du premier ordre en pied de poteau (étape 4)


3.1 État limite ultime

3.1.1 Sollicitations de calcul

∑ γ i .N i = N Ed = Pu ∑ γ i .N i = 0,300 MN

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Instabilité de forme – Flambement 141

∑ γ j .M jG 0
= Pu .e 0 ∑ γ j .M jG 0
= 0, 300.0, 096 = 0,0288 mMN

e1 =
∑ γ j .M jG 0
e1 =
0, 0288
= 0, 096 m
∑ γ i .N i 0, 300

3.1.2 Sollicitations ultimes corrigées des imperfections géométriques


Puisque N Ed > 0 est une compression.
Sollicitations corrigées pour le calcul en flexion composée
poteau isolé d’une structure contreventée :

l0 12, 00
⇒ ei = ⇒ ei = = 0,03 m
400 400
sollicitations au centre de gravité de la section de béton seul :

⎧ N Ed = ∑ γ i .N i ⎧ N Ed = 0, 300 MN
⎪⎪ ⎪
⎨ MEdG0 = N Ed ( e1 + e i ) ⎨ MEdG0 = 0, 300 ( 0, 096 + 0, 03) = 0, 038 mMN
⎪ ⎪
⎪⎩ e 0 = e1 + e i ⎩ e 0 = 0, 096 + 0, 03 = 0, 126 m

3.2 État limite de service

⎧N = N + N ⎧ N ser = 0, 105 MN
⎪ ser g q

⎪ ⎪⎪

⎨ MserG0 = Mg + Mq ⎨ MserG0 = N ser .e 0 ser = 0, 105.0, 096 = 0, 0101 mMN
⎪ ⎪
⎪e MserG0 ⎪e 0, 0101
= = = 0, 096 m
⎪ 0 ser N ser ⎪⎩ 0 ser 0, 105

On remarque que e 0 à l’ELU est différent de e 0 ser à l’ELS.

4. Courbure (étape 5)
La méthode de l’estimation de la courbure est imposée par l’énoncé.
La courbure est obtenue par la formule :
1 1
= K r .K ϕ
r r0

4.1 Courbure correspondant à l’effort normal Nbal

fyd 435
ε yd = ε yd = = 2, 175.10 −3
Es 200 000

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142

1 ε yd 1 2, 175.10 −3
= = = 0, 0138 m −1
r0 0, 45.d r0 0, 45.0, 35

4.2 Coefficient de correction dépendant de l’effort normal

⎧ nu − n

K r = Min ⎨ n u − n bal
⎪1

où :

N Ed
n= n = 0,112 (voir § 2.3)
A c .fcd

n bal n bal = 0,40

A s .fyd
n u = 1 + ω avec ω = A s inconnu ⇒ ω = 0 ⇒ nu = 1
A c .fcd

⎧ 1 − 0, 112 = 1, 480

K r = 1, 00 = Min ⎨ 1 − 0, 40
⎪⎩1

Remarque

nu − n
Kr ≥ 1 ⇔ ≥ 1 ⇔ n ≤ nbal = 0, 40
nu − nbal

NEd
soit : n = ≤ nbal = 0, 40
A c .fcd

d’où : NEd ≤ 0, 40.A c .fcd NEd = 0, 300 MN ≤ 0, 40.0, 402.16,7 = 1, 06 MN

ce qui est le cas ici.

4.3 Coefficient de correction tenant compte du fluage

⎧1 + β.ϕ ef
K ϕ = Max ⎨
⎩1
avec :

fck λ 25 104
β = 0, 35 + − β = 0, 35 + − = −0, 218
200 150 200 150

https://www.GCAlgerie.com/
Instabilité de forme – Flambement 143

M0 Eqp
ϕ ef = ϕ ( , t 0 ) ϕ ef = 2
M0 Ed

⎧1 − 0, 218.2 = 0, 564
K ϕ = 1, 00 = Max ⎨
⎩1

4.4 Courbure

1 1 1
= K r .K ϕ = 1, 00.1, 00.0, 0138 = 0, 0138 m −1
r r0 r

5. Moment ultime de calcul total (étape 6)


5.1 Excentricité du second ordre à l’ELU

2
 1
e 2 = ----0- . --- = excentricité du second ordre
c r
avec :
0 = longueur efficace 0 = 12,00 m

⎧8 : courbure constante ,
c=⎨ 2 c = 10
⎩ π ≈ 10 : autres cas.

12, 00 2
e2 = .0, 0138 = 0, 199 m
10

5.2 Moment corrigé compte tenu des effets du second ordre

MEd = M0 Ed + M2
avec :
M 0 Ed = moment du premier ordre : M0 Ed = MEdG0 = 0,038 mMN (voir
§ 3.1.2)
M2 = N Ed .e 2 = moment du second ordre
où :

N Ed = effort normal agissant de calcul : N Ed = 0,300 MN


M 2 = 0, 300.0, 199 = 0,0597 mMN
MEd = 0, 038 + 0, 0597 = 0,0977 mMN

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144

6. Calcul des armatures (étape 7)


6.1 Moment par rapport aux aciers tendus à l’ELU
N
MG C
0
eA e0 h/2
N G0 d
G0
As1

⎧ MEd ⎧ 0, 0977
⎪e 0 = N ⎪ e 0 = 0, 300 = 0, 326 m
⎪ Ed

⎪ ⎛ h⎞ ⎪ 0, 40
⎨e A = e 0 + ⎝ d − ⎠ ⎨ e A = 0, 326 + 0, 35 − = 0, 476 m
⎪ 2 ⎪ 2
⎪ ⎪
⎪ MEdA = N Ed .e A ⎪ MEdA = 0, 300.0, 476 = 0, 143 mMN
⎩ ⎩

6.2 Introduction

Moment réduit de référence à l’ELU :

Allongement Raccourcissement
3,5 ‰ fcu fcu
B
xu
C 2
.xu
2‰ Fc
h d xu = h
zc
As1 O

0‰

h⎛ λ h⎞ 35 ⎛
1 − 0, 4 ⎞ = 0, 455
35
μ BC = λ ⎜ 1 − . ⎟ μ BC = 0, 8
d⎝ 2 d⎠ 40 ⎝ 40 ⎠
Moment réduit agissant :

M EdA 0, 143
μ cu = μ cu = = 0, 175
bw .d 2 .fcu 0, 40.0, 352.16, 7
Conclusion :
μ cu >< μ BC μ cu = 0, 175 < 0, 455 = μ BC
⇒ Section partiellement tendue.

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Instabilité de forme – Flambement 145

La section étant partiellement tendue et armée symétriquement, nous utiliserons


les diagrammes d’interaction (voir § 5.8, chapitre 11 : « Flexion composée »,
Pratique de l’eurocode 2, J. Roux, Éditions Eyrolles).
Pour une section symétrique (béton et armatures), il convient de prendre en
compte le supplément d’excentricité :

⎧ 20 mm ⎧ 20 mm
⎪ ⎪
Δe 0 = Max ⎨ h Δe 0 = 20 mm = Max ⎨ 400
⎪⎩ 30 ⎪⎩ 30 = 13, 3 mm

6.3 Armatures
6.3.1 Arguments d’entrée dans les abaques

Md = MEd + N Ed .Δe 0 Md = 0, 0977 + 0, 300.0, 02 = 0,1037 mMN (voir § 5.2)

Md 0, 1037
μ= μ= = 0, 097
b.h 2 .fcd 0, 40.0, 40 2.16, 7
Nd = NEd

Nd
ν= ν = n = 0,112 (voir § 2.3)
b.h.fcd

6.3.2 Pourcentage d’armatures sorti des abaques

μ = 0, 097⎫
⎬ ⇒ ϖ tot = 0, 130
ν = 0, 112 ⎭

tot

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146

6.3.3 Section d’armatures

∑ A = As1 + As2 = ϖtot .b.h fcd ⎫⎪


f
1 fcd
yd ⎬ ⇒ A s1 = A s 2 = ϖ tot .b.h
⎪ 2 fyd
A s1 = A s 2 ⎭

1 16, 7
A s1 = A s 2 = 0, 130.40.40 = 3, 99 cm 2
2 435
comme A s1 + A s 2 > A s, prov = 0, 00 cm 2 (voir § 2.1), nous effectuons une vérifi-
cation au flambement pour la section d’armatures que nous venons de déter-
miner et que nous adopterons comme section réelle.

7. Vérification au flambement
7.1 Section d’armatures de départ (étape 1)

A s1, prov = A s 2, prov = 3, 99 cm 2

7.2 Dispense de vérification au flambement (étapes 2 et 3)


En ne mentionnant que les paramètres qui sont affectés par la donnée de la
section d’armatures, il vient :

1
A= = 0,7 si ϕ ef est inconnu :
1 + 0, 2.ϕ ef
1
ϕ ef = 2 ⇒ A= = 0, 714
1 + 0, 2.2

A s .fyd 2.3, 99.435


ω= ω= = 0, 130
A c .fcd 40.40.16, 7

B = 1 + 2.ω = 1,1 si ω est inconnu : B = 1 + 2.0, 130 = 1, 122

M01
rm = avec M02 > M 01 M01 = M02 = Pu .e 0 ⇒ rm = 1
M 02

C = 1, 7 − rm = 0,7 si rm est inconnu : ⇒ C = 1, 7 − 1 = 0, 7

l0 20.A.B.C 20.0, 714.1, 122.0, 7


λ= >< λ lim = λ = 104 > 33, 51 = λ lim =
i n 0, 112

⇒ nécessité de prendre en compte les effets


du second ordre.

https://www.GCAlgerie.com/
Instabilité de forme – Flambement 147

7.3 Sollicitations du second ordre par la méthode de l’estimation


de la courbure (étapes 4, 5, 6 et 7)
Pour cette itération, la section d’armatures n’intervient que pour le calcul du
coefficient K r où elle est prise en compte par le biais du coefficient n u = 1 + ω .
Comme, d’après la remarque du § 4.2 : NEd = 0,300 MN ≤ 0,40.402.16,7 = 1,06 MN,
K r et le moment de calcul total (premier + second ordre) sont inchangés et on

peut conserver : A s1 = A s 2 = 3, 99 cm 2 .

7.4 Conclusion

As1 et As2 > < As, prov As1 = A s 2 = 3, 99 cm 2 = A s1, prov = A s 2, prov = 3, 99 cm 2
O.K.

https://www.GCAlgerie.com/
148

Application n˚ 4 : dimensionnement
des armatures par la méthode de l’estimation
de la courbure
–Énoncé–

NG, NQ

COUPE AA
As 2
e02 = 10
As 2
l = 6,50 m

x 30 cm

A A 24 cm

e01 = 0 30 cm

Sollicitations :

N G = 600 kN ⎫
⎬ excentrées de e 02 = 10,0 cm en tête de poteau et de e 01 = 0,0 cm
N Q = 300 kN ⎭
en pied de poteau,
poids propre négligé.
Poteau isolé contreventé.
Matériaux :
• béton : fck = 35 MPa ;
• aciers : S 500 à palier horizontal.
On se propose :
1/ d’examiner la nécessité du calcul au flambement en supposant ϕ ef = 2 ;
2/ de calculer le moment total (premier ordre et second ordre) par la méthode
de l’estimation de la courbure lorsque ϕ ( , t 0 ) = 2 ;
3/ d’en déduire les armatures longitudinales du poteau.

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Instabilité de forme – Flambement 149

–Corrigé–
1. Caractéristiques des matériaux
1.1 Béton

fck 35
fcd = α cc (α cc = 1) fcd = 1 = 23, 3 MPa
γb 1, 5

1.2 Aciers

fyk 500
fyd = fyd = = 435 MPa
γs 1, 15

2. Nécessité du calcul au flambement


2.1 Section initiale d’armatures (étape 1)

A s1 Section d’armatures non encore


déterminée :

A s1 = 0, 00 cm 2

2.2 Élancement (étape 2)

Longueur efficace

poteau isolé ⎫
⎬ ⇒ 0 =  0 = 6,50 m
bi − articulé ⎭

Pour un poteau de section rectangulaire :

⎧
0b 12
⎪ ------------------
⎪ b  0 12
= 6,50 12 = 75
λ = Max ⎨ section carrée : λ = --------------- ----------------------
⎪  0h 12 b 0,30
⎪ ------------------
⎩ h

2.3 Dispense de la vérification de l’état limite de stabilité de forme


(étape 3)


Poteau isolé : λ = ----0- >< λ lim = 20.A.B.C
----------------------
i n

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150

avec :

1
A= = 0,7 si ϕ ef est inconnu :
1 + 0, 2.ϕ ef
1
ϕ ef = 2 ⇒ A= = 0, 71
1 + 0, 2.2
B = 1 + 2.ω = 1,1 si ω est inconnu :
A s .fyd
ω= ω est inconnu ⇒ B = 1, 1
A c .fcd
C = 1, 7 − rm = 0,7 si rm est inconnu :
M01
rm = avec : M02 > M 01
M 02

M 01 = 0 ⎫ M01
⎬ ⇒ rm = =0
M 02 = N u .e 02 ⎭ M 02

⇒ C = 1, 7 − 0 = 1, 7
N Ed
n= = effort normal réduit :
A c .fcd

N Ed = 1, 35.N G + 1, 5.N Q : N Ed = 1, 35.600 + 1, 5.300 = 1 260 kN

1, 260
n= = 0, 601
0, 30 2.23, 3

20.0, 71.1, 10.1, 7


λ = 75 > 34, 25 = λ lim =
0, 601

⇒ nécessité de prendre en compte les


effets du second ordre.

3. Sollicitations corrigées des imperfections géométriques (étape 4)


On suppose que le poteau est astreint à se déformer uniquement dans le sens x
(voir coupe AA, figure de l’énoncé).

3.1 Excentricité à prendre en compte


La section la plus sollicitée est vérifiée en supposant, à l’ELU, une excentricité
totale égale à :
e tot = e 0 + e i + Δe 0 + e 2

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Instabilité de forme – Flambement 151

avec :
e0 = excentricité résultant des calculs de RdM,
ei = excentricité due aux imperfections géométriques,
Δe 0 = supplément d’excentricité pour une section symétrique (béton et
armatures),
e2 = excentricité du deuxième ordre.

3.1.1 Excentricité résultant des calculs de RdM


Les excentricités aux deux extrémités du poteau étant différentes, on prend une
excentricité équivalente donnée par :

⎧ 0, 6.M 02 + 0, 4.M 01 ⎧ 0, 6.e 02 + 0, 4.e 01


M 0 e = Max ⎨ ⇒ e 0 e = Max ⎨
⎩ 0, 4.M02 ⎩ 0, 4.e 02
avec : e 02 ≥ e 01

⎧ 0, 6.0, 10 + 0, 4.0 = 0, 06 m
e 0 e = 0, 06 m = Max ⎨
⎩ 0, 4.0, 10 = 0, 04 m

3.1.2 Excentricité due aux imperfections géométriques


Les imperfections sont représentées par une inclinaison globale d’un angle θi
défini par :
θi = θ0 .α h .α m
avec :

1 1
θ0 = = valeur de base recommandée : θ0 =
200 200

2
αh = = coefficient de réduction relatif à la longueur ou à la hauteur :
l
2
αh = = 0, 784
6, 50
où :
l = longueur ou hauteur du bâtiment ou de l’étage,

2 2
≤ αh ≤ 1 < α h = 0, 784 < 1 O.K.
3 3

α m = 0, 5 ⎛ 1 + ⎞ = coefficient de réduction relatif au nombre d’éléments,


1
⎝ m⎠

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152

où :
m = nombre d’éléments verticaux contribuant à l’effet total :

α m = 0, 5 ⎛ 1 + ⎞ = 1
1
⎝ 1⎠

1
θi = .0, 784.1 = 0, 00392
200
Excentricité additionnelle pour l’élément isolé :
 6, 50
e i = θ i ----0- e i = 0, 00392 = 0,0127 m
2 2

3.1.3 Supplément d’excentricité pour une section symétrique

⎧ 20 mm ⎧ 20 mm
⎪ ⎪
Δe 0 = Max ⎨ h Δe 0 = 20 mm = Max ⎨ 300
⎪⎩ 30 ⎪⎩ 30 = 10 mm

3.2 Sollicitations du premier ordre


e1 = e 0 + e i + Δe 0 e1 = 0, 06 + 0, 0127 + 0, 02 = 0, 0927 m

M 0 Ed = N Ed .e1 M 0 Ed = 1, 260.0, 0927 = 0,117 mMN

4. Courbure (étape 5)
La méthode de l’estimation de la courbure est imposée par l’énoncé.
La courbure est obtenue par la formule :
1 1
= K r .K ϕ
r r0

4.1 Courbure correspondant à l’effort normal Nbal

fyd 435
ε yd = ε yd = = 2, 175.10 −3
Es 200 000

1 ε yd 1 2, 175.10 −3
= = = 0, 0179 m −1
r0 0, 45.d r0 0, 45.0, 27

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Instabilité de forme – Flambement 153

4.2 Coefficient de correction dépendant de l’effort normal

⎧ nu − n

K r = Min ⎨ n u − n bal
⎪1

où :

N Ed
n= n = 0,601 (voir § 2.3)
A c .fcd

n bal n bal = 0,40

A s .fyd
n u = 1 + ω avec ω = A s inconnu ⇒ prenons, quitte à faire une
A c .fcd
3
itération ultérieure : A s = Ac
100

3 435
ω= . = 0, 560 ⇒ n u = 1 + 0, 560 = 1, 560
100 23, 3

⎧ 1, 560 − 0, 601 = 0, 827



K r = 0, 827 = Min ⎨ 1, 560 − 0, 40
⎪⎩1

Remarque

nu − n
Kr ≥ 1 ⇔ ≥ 1 ⇔ n ≤ nbal = 0, 40
nu − nbal

NEd
soit : n = ≤ nbal = 0, 40
A c .fcd

d’où : NEd ≤ 0, 40.A c .fcd NEd = 1, 260 MN > 0, 40.0, 302.23, 3 = 0, 839 MN

ce qui n’est pas le cas ici.

4.3 Coefficient de correction tenant compte du fluage

⎧1 + β.ϕ ef
K ϕ = Max ⎨
⎩1
avec :

fck λ 35 75
β = 0, 35 + − β = 0, 35 + − = 0, 025
200 150 200 150

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154

M 0 Eqp = N G .e 0 M 0 Eqp = 0, 600.0, 06 = 0,036 mMN

(
M 0 Ed = 1, 35.N G + 1, 5.N Q .e1 ) M 0 Ed = (1, 35.0, 600 + 1, 5.0, 300 ) 0, 0927

M 0 Ed = 0,117 mMN
M0 Eqp
ϕ ef = ϕ ( , t 0 ) ϕ ef = 2
0, 036
= 0, 615
M0 Ed 0, 117

⎧1 + 0, 025.0, 615 = 1, 015


K ϕ = 1, 015 = Max ⎨
⎩1

4.4 Courbure

1 1 1
= K r .K ϕ = 0, 827.1, 015.0, 0179 = 0, 0150 m −1
r r0 r

5. Moment ultime de calcul total (étape 6)


5.1 Excentricité du second ordre à l’ELU

l 20 1
e2 = . = excentricité du second ordre
c r
avec :
0 = longueur efficace 0 = 6,50 m

⎧8 : courbure constante ,
c=⎨ 2 c = 10 (déformée sinusoïdale)
⎩ π ≈ 10 : autres cas.

6, 50 2
e2 = .0, 0150 = 0, 0634 m
10

5.2 Moment corrigé compte tenu des effets du second ordre

M Ed = M0 Ed + M 2

avec :
M 0 Ed = moment du premier ordre : M0 Ed = MEdG0 = 0,117 mMN (voir § 3.2)

M 2 = N Ed .e 2 = moment du second ordre

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où :

N Ed = effort normal agissant de calcul : N Ed = 1,260 MN

M2 = 1, 260.0, 0634 = 0,0799 mMN

MEd = 0, 117 + 0, 0799 = 0,197 mMN

6. Détermination des armatures (étape 7)

La section étant armée symétriquement, nous utiliserons les diagrammes


d’interaction (voir § 5.8, chapitre 11 : « Flexion composée », Pratique de
l’eurocode 2, J. Roux, Éditions Eyrolles).

6.1 Arguments d’entrée dans les abaques

Md = MEd Md = 0,197 mMN (voir § 5.2)

Md 0, 197
μ= μ= = 0, 313
b.h 2 .fcd 0, 30.0, 30 2.23, 3

N d = N Ed

Nd
ν= ν = n = 0,601 (voir § 2.3)
b.h.fcd

6.2 Pourcentage d’armatures sorti des abaques

μ = 0, 313⎫
⎬ ⇒ ϖ tot = 0, 67
ν = 0, 601 ⎭

tot

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156

6.3 Section d’armatures

∑ A = As1 + As2 = ϖtot .b.h fcd ⎫⎪


f
1 fcd
yd ⎬ ⇒ A s1 = A s 2 = ϖ tot .b.h
⎪ 2 fyd
A s1 = A s 2 ⎭

1 23, 3
A s1 = A s 2 = 0, 67.30.30 = 16, 15 cm 2
2 435
en vérifiant (voir hypothèse faite au § 4.2) :

3 A s 2.16, 15 3
As = Ac = = 0, 037 ≠ O.K.
100 Ac 30.30 100

7. Itérations suivantes
7.1 Dispense de la vérification de l’état limite de stabilité de forme (étape 3)

A = 0,71 (voir § 2.3)


A s .fyd 2.16,15.435
ω= ω = ---------------------------- = 0,670
A c .fcd 30.30.23,3

B = 1 + 2.ω B = 1 + 2.0,670 = 1,53

C = 1, 7 (voir § 2.3)
n = 0,601 (voir § 2.3)

λ = ----0- >< λ lim = 20.A.B.C
---------------------- λ = 75 > 47,64 = λ lim = 20.0,71.1,53.1,7
---------------------------------------
i n 0,601
⇒ nécessité de prendre en compte les
effets du second ordre.

7.2 Sollicitations ultimes corrigées des imperfections géométriques


(étape 4)

M0 Ed = 0,117 mMN (voir § 3.2)

7.3 Courbure (étape 5)

7.3.1 Courbure correspondant à l’effort normal Nbal

ε yd = 2, 175.10 −3 (voir § 4.1)

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1
= 0, 0179 m −1 (voir § 4.1)
r0

7.3.2 Coefficient de correction dépendant de l’effort normal


n = 0,601 (voir § 6.1)
n bal = 0,40 (voir § 4.2)

A s .fyd 2.16,15.435
ω= ω = ---------------------------- = 0,670
A c .fcd 30.30.23,3

nu = 1 + ω n u = 1 + 0,670 = 1,670

⎧ nu − n ⎧ 1,670 – 0,601
⎪ ⎪ --------------------------------- = 0,842
K r = Min ⎨ n u − n bal K r = 0,842 = Min ⎨ 1,670 – 0,40
⎪1 ⎪1
⎩ ⎩

7.3.3 Coefficient de correction tenant compte du fluage

β = 0, 025 (voir § 4.3)

ϕ ef = 0, 615 (voir § 4.3)

K ϕ = 1, 015 (voir § 4.3)

7.3.4 Courbure

1 1 1--- = 0,842.1,015.0,0179 = 0,0153 m –1


= K r .K ϕ
r r0 r

7.4 Moment ultime de calcul total (étape 6)

7.4.1 Excentricité du second ordre à l’ELU


2
 1 6,50
2
e 2 = ----0- . --- e 2 = ------------.0,0153 = 0,0646 m
c r 10

7.4.2 Moment ultime de calcul total

M2 = N Ed .e 2 M2 = 1,260.0,0646 = 0,0814 mMN

MEd = M0 Ed + M2 MEd = 0,117 + 0,0814 = 0,198 mMN

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7.5 Détermination des armatures (étape 7)


7.5.1 Arguments d’entrée dans les abaques

M d = M Ed Md = 0,198 mMN
Md 0,198
μ= μ = ------------------------------------
- = 0,315
b.h 2 .fcd 0,30.0,30 .23,3
2

Nd = NEd
Nd
ν= ν = n = 0,601 (voir § 6.1)
b.h.fcd

7.5.2 Pourcentage d’armatures sorti des abaques


μ = 0,315 ⎫
⎬ ⇒ ϖ tot = 0,68
ν = 0,601 ⎭

tot

7.5.3 Section d’armatures

1 f 1 23,3 2
A s1 = A s 2 = ϖ tot .b.h cd A s1 = A s2 = --- 0,68.30.30 ---------- = 16,39 cm
2 fyd 2 435

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7.6 Schéma de ferraillage


En prenant deux nappes de 4 φ 20 HA et 2 φ 16 HA :
As1 = As2 = 4.3,14 + 2.2,01 = 16,58 cm2

30 cm

24 cm
30 cm
4 ∅ 20 HA 4 ∅ 20 HA

2 ∅ 16 HA 2 ∅ 16 HA

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3 État limite de service
de maîtrise de la fissuration

I. RAPPELS THÉORIQUES
1. Considérations générales
La fissuration doit être limitée de façon à1 :
• ne pas porter préjudice au bon fonctionnement de la structure ;
• ne pas rendre son aspect inacceptable.
La fissuration est normale pour les ouvrages en béton armé soumis2 :
• à la flexion ;
• à l’effort tranchant ;
• à la torsion ;
• ou à la traction ;
sous l’action d’un chargement direct ou de déformations gênées ou imposées.
On peut admettre les fissures sans même tenter de contrôler leur largeur ou de
les éviter en prenant des mesures (création de joints) pourvu qu’elles ne soient
pas préjudiciables au bon fonctionnement de la structure3.
Il convient d’établir, en accord avec le client, des limites appropriées tenant
compte4 :
• de la nature de la structure ;
• de sa destination finale ;
• du coût de la limitation de la fissuration.
Les fissures résultant du retrait plastique ou des réactions chimiques expansives
internes au béton ne sont pas couvertes par les règles ci-après5.

1. EC 2 – 7.3.1 (1)P
2. EC 2 – 7.3.1 (2)
3. EC 2 – 7.3.1 (4)
4. EC 2 – 7.3.1 (5)
5. EC 2 – 7.3.1 (3)

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162

2. Exigences
En l’absence d’exigences spécifiques (étanchéité par exemple), il faut vérifier6 :
w k ≤ w max
avec :
w k = ouverture calculée des fissures,
w max = valeur limite de l’ouverture calculée des fissures.
À défaut de valeurs données par l’Annexe nationale, les valeurs recommandées
pour w max sont les suivantes7 :

Classes d’exposition Sous combinaison quasi permanente des charges

X0, XC1 w max = 0, 4 mm(1) s’il y a une exigence vis-à-vis de l’aspect


XC2, XC3, XC4 w max = 0, 3 mm(2)

XD1, XD2, XS1, XS2, XS3 w max = 0, 3 mm (0,2 mm pour l’Annexe nationale française)
Dispositions particulières fonction de la nature de l’agent agressif
XD3
impliqué(3).

L’Annexe nationale française apporte les compléments suivants :


(1) : sauf demande spécifique des documents du marché, le calcul de w
max n’est
pas requis si les dispositions constructives autres que celles du présent chapitre
sont respectées ;
(2) : comme précédemment pour les bâtiments des catégories d’usage A à D8 ;
(3) : w max = 0, 2 mm en l’absence d’autres dispositions particulières9.
Dans le cas des ponts, à défaut de valeurs données par l’Annexe nationale, les
valeurs recommandées pour w max sont les suivantes10 :

Classes d’exposition Sous combinaison quasi permanente des charges

X0, XC1 w max = 0, 3 mm

XC2, XC3, XC4 w max = 0, 3 mm


XD1, XD2, XD3,
w max = 0, 3 mm
XS1, XS2, XS3

Lorsque la maîtrise de la fissuration est exigée, la méthode de calcul de w k est


celle indiquée au § 4. Une option simplifiée consiste à limiter le diamètre ou
l’espacement des barres11 (voir § 5).

6. EC 2 – 7.3.1 (5)
7. EC 2 – tableau 7.1N + voir AN
8. EN 1991-1-1
9. EC 2 – 7.3.1 (7)
10. EC 2 – 7.3.1 (105) + tableau 7.101N

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État limite de service de maîtrise de la fissuration 163

Il y a lieu de respecter un pourcentage minimal d’armatures dans les zones


tendues si la maîtrise de la fissuration est requise12.

3. Section minimale d’armatures


Si la maîtrise de la fissuration est requise (à moins d’un calcul plus rigoureux),
la section minimale d’armatures à disposer dans les zones tendues des éléments
est celle donnée ci-après13.
Dans le cas des sections profilées (exemple : poutres en T et poutres-caissons),
il faut déterminer séparément le ferraillage minimal pour les membrures et pour
les âmes. Dans le cas des ponts, la décomposition suivante des sections en T est
recommandée :

A A A
As2 As2

B
A = élément de section « membrure »
As1 B As1
B = élément de section « âme »

3.1 Cas général


A ct
A s, min = k c .k.fct , eff . [14.1] (7.1)
σs
avec :
A s, min = section minimale d’armatures dans la zone tendue,
A ct = aire de la zone de béton tendu avant la formation de la première fissure
(section homogène non fissurée avec σ ct = fct , eff) :

11. EC 2 – 7.3.1 (9)


12. EC 2 – 7.3.2 (1)P
13. EC 2 – 7.3.2 (2)

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164

AN
Act

fct, eff

σ s = fyk ou valeur inférieure si l’on veut maîtriser la fissuration sans calcul


direct, calculée après formation de la première fissure dans la section
homogène fissurée (voir § 5.2.1, étape 3) ; l’Annexe nationale française
préconise σ s = fyk14,
fct , eff = fctm ou fctm ( t ) à l’âge où se produit la première fissure,

⎧ fctm ( t )
fct , eff = Max ⎨ à l’âge où se produit la première fissure pour les
⎩ 2, 9 MPa
ponts15,
k = coefficient prenant en compte l’effet des contraintes non uniformes auto-
équilibrées conduisant à une réduction des efforts dus aux déformations
gênées :
k

h 0,65

bw

h (cm) : âmes
30 80 bw (cm) : membrures

k c = coefficient prenant en compte la nature de la distribution des contraintes


dans la section immédiatement avant la fissuration :
• en traction pure : k c = 1 ;

14. EC 2 – voir ANF


15. EC 2 – 7.3.2 (105)

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État limite de service de maîtrise de la fissuration 165

• en flexion simple ou composée :


a) pour les sections rectangulaires et les âmes des caissons et des sections en T :
⎡ ⎤
⎢ σc ⎥
k c = 0, 4 ⎢1 − ⎥ ≤1 (7.2)
h
⎢ k1 * fct , eff ⎥
⎣ h ⎦
b) pour les membrures des caissons et des sections en T :
Fcr
k c = 0, 9 ≥ 0, 5 (7.3)
A ct .fct , eff

où :
N Ed
σc = = contrainte moyenne du béton régnant dans la partie de section
b.h
considérée, (7.4)
N Ed = effort normal, à l’ELS dans la partie de section considérée
(membrures, âmes des sections en T et des caissons),
⎧h
h* = Min ⎨
⎩1, 00 m

⎧1, 5 si N Ed est une compression,



k1 = ⎨ 2.h*
⎪ si N Ed estt une traction,
⎩ 3.h
Fcr = valeur absolue de l’effort de traction dans la membrure juste avant la
fissuration résultant du moment de fissuration calculé avec fct , eff.

3.2 Cas des sections rectangulaires


Flexion simple :


σ s = fyk ⎪

fct , eff = fctm ⎪ ⎧A bw .h
⎪ ⎪ s , min = 0, 4.1, 0.fctm : h ≤ 30 cm
⎧1 : h ≤ 30 cm ⎪ ⎪ 2 .fyk
k=⎨ ⎬ ⇒ ⎨
⎩ 0, 65 : h ≥ 80 cm ⎪ ⎪ A , min = 0, 4.0, 65.fctm bw .h : h ≥ 80 cm
k c = 0, 4 ( σ c = 0 ) ⎪ ⎪⎩ s 2.fyk

b .h ⎪
A ct = w ⎪
2 ⎭

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166

⎧ 0, 20 fctm b .h si h ≤ 30 cm
⎪ fyk
w

⇒ A s, min =⎨ [14.2]
⎪ 0, 13 fctm b .h si h ≥ 80 cm
w
⎪⎩ fyk

Remarque

Cette section minimale est inférieure à celle exigée au titre des dispositions
constructives pour les poutres (voir § 7, chapitre 7 « Flexion simple », Pratique de
l’eurocode 2, J. Roux, Éditions Eyrolles).

Traction simple :

σ s = fyk ⎫

fct , eff = fctm ⎪ ⎧A bw .h
⎪ s , min = 1.1.fctm : h ≤ 30 cm

⎧1 : h ≤ 30 cm ⎪ ⎪ fyk
k=⎨ ⎬ ⇒ ⎨
⎩ 0, 65 : h ≥ 80 cm ⎪ ⎪A bw .h
s , min = 1.0, 65.fctm : h ≥ 80 cm
k c = 1, 00 ⎪ ⎪⎩ fyk

A ct = bw .h ⎪⎭

⎧ fctm b .h si h ≤ 30 cm
⎪f w
⇒ ⎪ yk
A s, min =⎨ [14.3]
⎪ 0, 65 fctm b .h si h ≥ 80 cm
w
⎪⎩ fyk

Remarque

La prise en compte des aciers tendus préexistants dans le calcul des caractéris-
tiques géométriques des sections droites non fissurées conduit à augmenter la
profondeur x de l’axe neutre et corrélativement à diminuer l’aire A ct de la zone
tendue, donc aussi la section minimale d’armatures A s, min .

4. Calcul des ouvertures de fissures


4.1 Introduction
Pour comprendre le mode opératoire, il est nécessaire de faire appel à quelques
notions concernant la fissuration d’un tirant, auquel peut être assimilée
localement, sur une distance comportant deux à trois fissures, la zone de béton
entourant les armatures d’une poutre fléchie.

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État limite de service de maîtrise de la fissuration 167

« Tirant » de section droite Ac

Fissure f1 Fissure f2
F F

As
σct

σctx
< fct { Contraintes
dans le
béton
0 σs1 0
σs2 σ σs 2
s1x σs1, moy
s rmoy { Contraintes
4 dans les
aciers

x s rmoy 1,8.s r 0 = s rmoy


2

Si l’on soumet un tronçon de tirant, comportant un pourcentage d’armatures


supérieur au pourcentage minimal, à une force de traction axiale F progressi-
vement croissante, pour une certaine valeur de F, une première
fissure f1 apparaît dans une section (dont la position relève du hasard). À
l’emplacement de f1, la contrainte de rupture par traction du béton fct a été
atteinte.
Dans cette section, l’acier doit donc équilibrer seul la force de traction ; sa
contrainte y atteint sa valeur maximale.
Les sections situées à proximité de la fissure sont dans un état intermédiaire
entre :
• l’état homogène non fissuré, encore appelé « état I » où l’effort de traction est
équilibré à la fois par le béton et par les armatures tendues :
F = A c .σ ct + A s .σ s1,

• l’état totalement fissuré, encore appelé « état II nu » où l’effort de traction est


équilibré par les seules armatures tendues :
F = A s .σ s 2 (avec σ s 2 > σ s1).

De part et d’autre de la fissure, du fait de la mise en jeu de l’adhérence, la part


de l’effort équilibrée par l’acier diminue, tandis que celle équilibrée par le béton
augmente, de sorte que l’on ait toujours :

A c .σ ct + A s .σ s1 = F ⇒ A s .dσ s1 = A c .dσ ct si F = Cste.

avec : A c = aire de la zone de béton tendu entourant les armatures.

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168

Comme entre deux sections A et B d’une barre infiniment voisines (voir § 3.5,
chapitre 4 : « Dispositions constructives », Pratique de l’eurocode 2, J. Roux,
Éditions Eyrolles) :

FB = FA + π.φ.fbd .dx
On a donc, en partant de la fissure (section B de la barre pour l’application de la
formule précédente) :

dF = FB − FA = A s .dσ s1 = π.φ.fbd .dx


soit :

π.φ2 4.fbd
dσ s1 = π.φ.fbd .dx ⇒ dσ s1 = dx
4 φ
Il vient donc :

4.fbd
As dx = A c .dσ ct
φ

As
ou, en supposant que fbd est constant le long des barres, et en posant ρ =, on
Ac
obtient pour le béton, par intégration de la formule précédente à partir de la
section où s’est produit la fissure f1 :

4.ρ.fbd
σ ctx = x
φ
Ainsi, de part et d’autre des lèvres d’une fissure, l’hypothèse faite sur fbd
entraîne que la contrainte de traction du béton croît linéairement et, en contre-
partie, la contrainte de traction de l’acier décroît linéairement.
La contrainte de traction du béton ne peut atteindre à nouveau la valeur fct
(valeur moyenne) qu’à une distance sr0 de la première fissure telle que :
φ fct
x 0 = sr 0 = . [14.4]
4.ρ fbd

sr0 est la distance minimale entre deux fissures successives.


Pour x 0 > s r 0, σ c = fct , et l’état mécanique du tirant est le même que si la
fissure f1 ne s’était pas produite. De nouvelles fissures f2, f3… peuvent
apparaître. Le béton du tirant se découpe en tronçons de longueur s r ≥ sr 0 , mais
il ne peut y avoir de tronçon de longueur supérieure à 2sr 0.
Quand la relation :
sr 0 ≤ s r ≤ 2sr 0

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État limite de service de maîtrise de la fissuration 169

est satisfaite pour tous les tronçons, il ne peut plus apparaître de nouvelles
fissures et l’état de fissuration atteint est qualifié de fissuration complète .
L’expérience montre qu’il y a davantage de fissures distantes de 2.sr0 que de
fissures distantes de sr0 et que la distance moyenne entre deux fissures est de
l’ordre de s rmoy ≈ 1, 8.s r 0.
La contrainte moyenne des aciers correspond à la contrainte à l’abscisse :

srmoy
x0 = = 0, 45.sr 0.
4
Un tel développement de la fissuration ne s’observe que si l’effort de traction est
suffisant pour provoquer la fissuration du béton par traction. C’est-à-dire si :
As f
A s .σ s1 ≥ A c .fct ⇒ ρ= ≥ ct
A c σ s1

avec :
A s = section des aciers du tirant,
A c = section du béton du tirant,
F
σ s1 = = contrainte de l’armature,
As
fct = résistance à la traction du béton.
Si une fissure apparaît alors que cette condition n’est pas remplie, elle ne peut
être qu’accidentelle (reprises de bétonnage, effets thermohygrométriques par
exemple). Dans ce cas, on se trouve dans un état de fissuration non systéma-
tique, les barres se comportent comme si elles étaient scellées entre deux blocs
de béton.

4.2 Principe du calcul


4.2.1 Ouverture moyenne des fissures

Les sections d’un élément tendu ou fléchi n’étant pas toutes fissurées, la
présence de zones non fissurées d’une certaine longueur rend le comportement
de l’élément considéré discontinu.
Nous sommes donc conduits à nous référer à des valeurs moyennes.
En désignant par :
s rm = distance moyenne finale entre fissures,
εsm = allongement unitaire moyen de l’armature seule sur la distance s rm,
ε cm = allongement unitaire moyen du béton sur cette même distance,
l’allongement unitaire moyen de l’armature par rapport à celui du béton
adjacent vaut :

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170

εsm , r = εsm − ε cm [14.5]

L’ouverture moyenne w m des fissures est égale à l’allongement que subit


l’armature par rapport au béton sur la distance srm :
w m = s rm .εsm , r = srm [ εsm − ε cm ] [14.6]

Du point de vue pratique, seule la distance srm est directement mesurable.

4.2.2 Distance moyenne srm entre fissures

Les résultats des essais concernant la distance moyenne s rm entre fissures


montrent une grande dispersion dus aux paramètres affectant cette longueur :
• diamètre φ des barres ;
• enrobage c des armatures ;
• pourcentage d’armatures ρr généralement rapporté à une section d’enrobage ;
• espacement a entre axes des barres ;
• etc.

4.2.3 Allongement relatif de l’armature par rapport au béton

On désigne par :
σ s2 = contrainte de l’armature dans une section fissurée sous la combinaison
d’actions considérée,
σ sr = contrainte de l’armature au moment où le béton se fissure (calcul en
section fissurée soumise au moment de fissuration correspondant à
l’atteinte de la contrainte fct pour le béton tendu de la section non
fissurée),
εs1 = déformation relative de l’armature dans l’état I (section homogène non
fissurée),
εs2 = déformation relative de l’armature dans l’état II nu en négligeant la
contribution du béton tendu entre les fissures (section homogène fissurée),
εs1r et εs 2 r = déformations relatives de l’armature correspondant à la
contrainte σ sr dans les états I et II nu respectivement.
Dans l’exemple du tirant, l’effort de traction qui provoque la fissuration du
béton est donné par la formule :
Fr = A c .fct + A s .σ s1

Comme, par adhérence :


fct σ s1 Es
ε c = εs1 ⇒ = ⇒ σ s1 = fct = α e .fct
E c Es Ec

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État limite de service de maîtrise de la fissuration 171

il vient :
Fr = ( A c + α e .A s ) fct [14.7]

avec :
Es
αe = = coefficient d’équivalence.
Ec
Il lui correspond, après apparition de la première fissure, dans l’acier tendu, une
contrainte qui a pour valeur :
Fr ⎛ A c ⎞
σ sr = =⎜ + α e ⎟ fct [14.8]
As ⎝ As ⎠
Pour une force de traction F > Fr , l’allongement du tirant vaut Δl et la défor-
mation relative moyenne de l’armature vaut :
Δ
ε sm = ------- = ε s2 – Δε s

avec :
εs1 < εsm < εs 2
Δεs = contribution du béton tendu entre les fissures.
La représentation graphique de l’état de déformation, dans le repère ( εs , σ s ) est
donc le suivant :
• tant que le tirant n’est pas fissuré (état I avec σ s ≤ σ sr), le point représentatif
décrit la droite εs1 passant par l’origine ;
• lorsque le tirant est entièrement fissuré (état II nu, fissuration complète), le
point représentatif décrit la droite εs2 de pente E s passant par l’origine ;
• entre ces deux états, le point représentatif décrit une courbe admettant pour
asymptote la droite εs2 de pente E s passant par l’origine.
σs
εs1

Δεs
εs2
Δεs max
σs2 « Acier nu »

σsr

Arctg Es
εs
εs1r εs1 εs2r εsm εs2

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172

Dans l’état intermédiaire entre les états I et II nu, la contrainte dans les
armatures vaut σ s2 et la déformation relative εsm = εs 2 − Δεs. Le point représen-
tatif de la déformation des armatures est décalé vers l’origine de Δεs sur
l’horizontale d’ordonnée σ s2 par rapport à la droite de Hooke.
On peut admettre (simplification plausible) que pour σ s > σ sr (ou F > Fr ) la
courbe représentant la variation de εsm en fonction de σ s2 est un arc d’hyperbole
asymptote à la droite représentant la variation de σ s2 pour l’acier nu.
Cet arc d’hyperbole est défini par :

σ sr
Δεs = Δεs max
σs2

(il suffit de remarquer que : σ s 2 = σ sr ⇒ Δεs = Δεs max et lim Δεs = 0)


σs 2 → 

On en déduit :

σ sr
εsm = εs 2 − Δεs = εs 2 − ( εs 2 r − εs1r )
σs2

σ sr σ
εsm = εs 2 − εs 2 r + εs1r sr [14.9]
σs2 σs2

Comme, d’après les relations entre triangles semblables, on a :


εs1r ε σ sr
= s1 ⇒ εs1r = εs1 [14.10]
σ sr σ s 2 σs2

εs 2 r εs 2 σ sr
= ⇒ εs 2r = εs 2 [14.11]
σ sr σ s 2 σs2

on obtient, en fonction de εs1 et εs2 :


2 2
⎛σ ⎞ ⎛σ ⎞
εsm = εs 2 − εs 2 ⎜ sr ⎟ + εs1 ⎜ sr ⎟
⎝ σs2 ⎠ ⎝ σs2 ⎠

⎡ ⎛ σ ⎞2⎤ ⎛ σ sr ⎞
2
εsm ⎢
= εs 2 1 − ⎜ sr

⎟ + εs1 ⎜⎝ σ ⎟⎠
⎢⎣ ⎝ σ s 2 ⎠ ⎥⎦ s2

2
⎛σ ⎞
En posant : ξ = 1 − ⎜ sr ⎟ ≤ 1, l’expression précédente s’écrit :
⎝ σs2 ⎠

εsm = (1 − ξ ) .εs1 + ξ.εs 2 [14.12]

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État limite de service de maîtrise de la fissuration 173

Établie dans le cas d’un tirant, donc de la traction pure, cette expression
demeure valable pour la flexion si l’on considère que la zone tendue de la poutre
est assimilable à un tirant de section A c , eff.
σ sr résulte de l’équilibre des forces au moment où le « tirant » de section A c , eff
se fissure et où l’effort équilibré par la section homogène est transmis à l’acier :

( )
A s .σ sr = A c, eff + α e .A s fctm

En posant :
As
ρp, eff = [14.13]
A c , eff

il vient :

( )
ρp, eff .σ sr = 1 + α e .ρp, eff fctm

d’où :

σ sr =
fctm
ρp, eff
(
1 + α e .ρp, eff .) [14.14]

Pour déterminer la différence εsm − ε cm à utiliser pour le calcul de l’ouverture


des fissures, en ne prenant pas en compte le coefficient ξ et en considérant que
l’allongement unitaire moyen du béton est proportionnel à εsr = εs 2 r ,
l’eurocode 2 donne la formule :

1
εsm − ε cm = εs 2 − k t .εsr = ( σ s2 − k t .σ sr )
Es

avec :
k t = coefficient empirique permettant une évaluation de la déformation
moyenne sur la distance maximale entre fissures en fonction de la durée du
chargement.
D’où :

σs2 − k t
fctm
ρp, eff
(
1 + α e .ρp, eff )
εsm − ε cm = [14.15]
Es

Comme la contribution du béton tendu est donnée par :


Δεs = εs 2 − εsm (voir figure précédente),
Δεs = ε cm = k t .εsr (formule règlementaire de l’EC 2),

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174

cela revient à substituer à la variation hyperbolique de la figure précédente une


variation linéaire :
σs
εs1
Δεs = kt ⋅ εsr

εs2

σs2 « Acier nu »

σsr

Arctg Es
εs
εs1r εs2r εsm εs2

4.3 Espacement maximal des fissures sr, max

4.3.1 Armatures tendues avec faible espacement

φ
Lorsque a + φ ≤ 5 ⎛ c + ⎞ (voir figure du § 2, chapitre 4 : « Dispositions
⎝ 2⎠
constructives », Pratique de l’eurocode 2, J. Roux, Éditions Eyrolles),
l’espacement maximal des fissures est donné par l’expression16 :

φ
s r , max = k 3 .c + k1 .k 2 .k 4 (mm) [14.16] (7.11)
ρp, eff

avec :

φ = diamètre de la barre ou diamètre équivalent des barres en mm :

⎧φ : barre isolée

φ=⎨ n1 .φ12 + n 2 .φ22 (7.12)
⎪φeq = n .φ + n .φ : n1 + n 2 barres
⎩ 1 1 2 2

c = enrobage des armatures longitudinales,

16. EC 2 – 7.3.4 (3)

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État limite de service de maîtrise de la fissuration 175

⎧ 0, 8 : barres HA,
k1 = ⎨ = facteur caractérisant l’adhérence des armatures,
⎩1, 6 : ronds lisses
k 2 = coefficient tenant compte de la distribution des déformations :

⎧ 0, 5 : flexion,

⎪ ε + ε2
k2 = ⎨ 1 : flexion + traction avec section entièrement tendue , (7.13)
⎪ 2.ε1
⎪1 : traction simple ( ε = ε ) .
⎩ 1 2

ε2

pour la section fissurée,

ε1(≥ ε2)

k 3 = 3,4 valeur recommandée17,

⎧3, 4 si c ≤ 25 mm,

k3 = ⎨ ⎛
2
25 mm ⎞ 3 pour l’Annexe nationale française,
⎪3, 4 ⎝ sinon
⎩ c ⎠
k 4 = 0,425 valeur recommandée et à utiliser pour l’Annexe nationale
française18,

As
ρp, eff = pour la section effective de béton définie au § 4.4.
A c , eff

4.3.2 Armatures tendues avec espacement important

φ
Lorsque a + φ > 5 ⎛ c + ⎞ (voir figure du § 2, chapitre 4 : « Dispositions
⎝ 2⎠
constructives », Pratique de l’eurocode 2, J. Roux, Éditions Eyrolles),
l’espacement maximal des fissures est donné par l’expression19 :
sr, max = 1, 3 ( h − x ) [14.17] (7.14)

17. EC 2 – voir AN
18. EC 2 – voir AN
19. EC 2 – 7.3.4 (3)

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176

L’Annexe nationale française stipule que cette valeur n’est à retenir que si elle
est supérieure à celle obtenue par la formule [14.16]20.

4.3.3 Éléments armés dans deux directions orthogonales

Lorsque l’angle entre les directions des contraintes principales et les directions
des armatures est significatif (> 15˚), l’espacement maximal des fissures est
donné par l’expression21 :
1
s r , max = [14.18] (7.15)
cos θ sin θ
+
s r , max, y s r , max, z

avec :
θ = angle entre les armatures dans la direction y et la direction de la contrainte
principale de traction,
sr , max, y et s r , max, z = espacements des fissures calculés respectivement dans les
directions y et z pour les valeurs de sr, max choisies
suivant le cas comme indiqué aux § 4.3.1 ou 4.3.2.

4.4 Ouverture calculée des fissures


L’ouverture calculée des fissures (différente de l’ouverture réelle des fissures)
est obtenue par la formule22 :
w k = sr , max ( εsm − ε cm ) [14.19] (7.8)

avec :
wk = ouverture calculée des fissures,
sr, max = espacement maximal des fissures calculé au § 4.3 ci-dessus,
ε cm = allongement unitaire moyen du béton sur cette même distance,
εsm = déformation moyenne de l’armature de béton armé sous la combi-
naison de charges considérée, incluant l’effet des déformations
imposées et en tenant compte de la participation du béton tendu. Seul
est pris en compte l’allongement relatif au-delà de l’état correspondant
à l’absence de déformation du béton au même niveau23 :

20. EC 2 – voir AN
21. EC 2 – 7.3.4 (4)
22. EC 2 – 7.3.4 (1)
23. EC 2 – 7.3.4 (2)

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(1 + α e .ρp, eff )
fct , eff
σs − k t
ρp, eff σs
εsm − ε cm = ≥ 0,, 6 [14.20] (7.9)
Es Es
où :
σ s = contrainte dans les armatures de béton armé tendues, en supposant la
section fissurée,

Es
αe = = coefficient d’équivalence acier/béton,
E cm

A s − ξ 21 .A 'p As
ρp, eff = = en béton armé ( A 'p = 0), (7.10)
A c, eff A c, eff

⎧ 0, 6 : chargement de courte durée,


kt = ⎨
⎩ 0, 4 : chargemen
nt de longue durée,

A c , eff = aire de la section effective de béton autour des armatures tendues (de
hauteur h c, ef, grisée sur les figures ci-après) :

ε2 = 0
h d

hc, ef ε1

Poutre

h d ε2 = 0

hc, ef ε1

Dalle

hc, ef ε2

h d
d
hc, ef ε1

Élément sollicité en traction

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dans tous les cas :


⎪ 2, 5 ( h − d )

⎪h − x
h c , ef = Min ⎨ avec x correspondant à σ s
⎪ 3
⎪h
⎪2

4.5 Vérification
Il faut s’assurer que24 :
w k ≤ w max
Cette méthode est également recommandée pour les ponts25 :

5. Contrôle de la fissuration sans calcul direct


5.1 Cas des dalles de bâtiment
Aucune disposition particulière n’est nécessaire pour la maîtrise de la fissu-
ration lorsque26 :
• l’épaisseur totale de la dalle est telle que : h ≤ 200 mm ;
• les dispositions constructives de la dalle sont vérifiées (voir § 5.5, chapitre 1 :
« Analyse structurale »).

5.2 Autres cas


Les méthodes décrites ci-après, s’appliquent aussi bien aux ponts, qu’aux
bâtiments27.
Les largeurs de fissures ne sont en général pas considérées comme excessives
( w k ≤ w max) si28 :
1/ le pourcentage minimal d’armatures du § 3 est vérifié ;

24. EC 2 – 7.3.1 (5)


25. EC 2 – 7.3.4 (101)
26. EC 2 – 7.3.3 (1)
27. EC 2 – 7.3.3 (101)
28. EC 2 – 7.3.3 (2)

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État limite de service de maîtrise de la fissuration 179

2/ les diamètres et espacements des barres respectent des valeurs limites sui-
vant que la fissuration est due principalement :
– aux déformations gênées, ce qui limite le diamètre des armatures (voir
§ 5.2.1) ;
– ou aux charges, ce qui limite l’espacement des barres (voir § 5.2.2) ou le
diamètre des armatures (voir § 5.2.1).
Dans la pratique, on a toujours les deux origines de fissuration.

5.2.1 Fissuration due principalement aux déformations gênées


Le diamètre maximal des armatures est déterminé en fonction29 :
• de la contrainte des armatures tendues (calculée pour la section homogène
fissurée à l’ELS) ;
• de l’ouverture maximale des fissures.

Diamètre maximal des barres


Contrainte de l’acier
q*s(mm)

σ s (MPa) w k = 0, 4 mm w k = 0, 3 mm w k = 0, 2 mm
160 40 32 25
200 32 25 16
240 20 16 12
280 16 12 8
320 12 10 6
360 10 8 5
400 8 6 4
450 6 5 –

La méthode est la suivante :


1/ déterminer la sollicitation immédiatement après fissuration dans la section
homogène non fissurée lorsque la contrainte maximale de traction du béton
vaut fctm ;
2/ en déduire la hauteur h cr de la zone tendue de la section ;
3/ calculer, dans la section homogène fissurée, la contrainte σ s de l’acier à
l’ELS sous charges quasi permanentes ;
4/ tirer du tableau ci-dessus, par interpolation linéaire si nécessaire, le diamètre
maximal φ*s correspondant à la contrainte σs obtenue à l’étape précédente ;
5/ corriger le diamètre maximal obtenu à l’étape précédente :
⎧ * fct , eff k c .h cr
⎪ φs .
8 (h − d)
: section non entiièrement tendue,
⎪ 2, 9
φs = ⎨ [14.21] (6.6N & 7.7N)
⎪φ* fct , effh cr
. : section entièrement tendue.
⎪⎩ s 2, 9 8(h − d)

29. EC 2 – 7.3.3 (2)

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180

où :
φs = diamètre maximal modifié de la barre,
φ*s = diamètre maximal de la barre, tiré du tableau ci-dessus,
k c = coefficient prenant en compte la nature de la distribution des
contraintes dans la section immédiatement avant la fissuration donné
au § 3.1,
h = hauteur totale de la section,
h cr = hauteur de la zone tendue, juste avant fissuration,
d = hauteur utile du lit extérieur d’armatures,
6/ vérifier que :

φréel ≤ φs

avec : φréel = diamètre maximal des armatures utilisées ;


7/ vérifier que la section minimale d’armatures du § 3 est respectée en prenant
la valeur de σ s trouvée à l’étape 3, au lieu de fyk .

5.2.2 Fissuration due principalement aux charges

L’espacement ou le diamètre maximal des armatures sont déterminés en


fonction30 :
• de la contrainte des armatures tendues ;
• de l’ouverture maximale des fissures.
Même méthode qu’au § 5.2.1 en utilisant :
• soit le tableau du diamètre maximal des armatures ;
• soit le tableau des espacements maximaux ci-dessous :

Contrainte de l’acier Espacement maximal des barres (mm)

σ s (MPa) w k = 0, 4 mm w k = 0, 3 mm w k = 0, 2 mm
160 300 300 200
200 300 250 150
240 250 200 100
280 200 150 50
320 150 100 –
360 100 50 –

30. EC 2 – 7.3.3 (2)

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État limite de service de maîtrise de la fissuration 181

6. Armatures de peau
6.1 Domaine d’application
Poutres de grande hauteur (h ≥ 1, 00 m).

Armatures tendues concentrées sur une petite portion de la hauteur31.

6.2 Armatures de peau supplémentaires


En plus des armatures de peau (voir § 10, chapitre 4 : « Dispositions
constructives », Pratique de l’eurocode 2, J. Roux, Éditions Eyrolles), il faut
prévoir, sur chaque face de la section, une section d’armatures de peau supplé-
mentaires régulièrement disposées entre l’axe neutre et les aciers tendus, à
l’intérieur de cadres, telle que :

x1

As, min
(∅)

bw

A ct
A s, min = k c .k.fct , eff . [14.22] (7.1)
σs

avec les paramètres du § 3.1 modifiés comme suit :

k = 0,5,

σ s = fyk.

Le diamètre et l’espacement des armatures de peau sont choisis comme indiqué


aux § 5.2.1 et 5.2.2 :
• avec σ s égal à la moitié de la contrainte des aciers tendus ;
• et en se plaçant dans le cas d’une traction simple (voir § 5.2.1, étape 5 pour le
calcul de φs ).

31. EC 2 – 7.3.3 (3)

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182

II. APPLICATION
Application : section rectangulaire – Maîtrise
de la fissuration
–Énoncé–
On considère la section droite
rectangulaire figurée ci-contre.
Classe structurale : S4
h = 65 cm d = 60 cm
Classe d’exposition : XC2
Granulats : d g = 25 mm
Matériaux :
4 ∅ 20 HA
• acier : S 500 B ;
bw = 24 cm
• béton : fck = 30 MPa.

Moment de service : Mser = 160 mkN, charges de longue durée

(ϕ = ϕ ( , t 0 ) = 2).
MEd
γ= = 1, 45.
Mser
Enrobage nominal : c nom = 35 mm.
Ouverture maximale calculée des fissures : w max = 0,3 mm.
On se propose :
1/ de vérifier que la section équilibre bien le moment appliqué ;
2/ de déterminer la contrainte dans les armatures :
– dans le cas où la section n’est pas fissurée (béton tendu pris en compte) ;
– dans le cas où la section est fissurée (béton tendu négligé) ;
3/ d’effectuer le contrôle de la fissuration sans calcul direct ;
4/ de déterminer l’ouverture calculée des fissures.

–Corrigé–
1. Vérifications
1.1 Conditions d’enrobage
Voir application n˚ 1, chapitre 4 : « Dispositions constructives », Pratique de
l’eurocode 2, J. Roux, Éditions Eyrolles.

https://www.GCAlgerie.com/
État limite de service de maîtrise de la fissuration 183

Enrobage nominal : c nom = 35 mm.

1.2 Vérification de la résistance de la section

• Caractéristiques des matériaux :

⎧ λ, ⎧ λ = 0, 8
fck >< 50 MPa ⇒ ⎨ fck = 30 MPa < 50 MPa ⇒ ⎨
⎩η ⎩η = 1

fck 30
fcu = η.α cc fcu = 1.1 = 20 MPa
γc 1, 5

fyk 500
fyd = fyd = = 435 MPa
γs 1, 15

• Position de l’axe neutre :

en écrivant l’égalité des forces dans la section, il vient :

Fc = λ.bw .x u .fcu

Fs = A s1, u .fyd

A s1, u .fyd
Fs = Fc ⇒ A s1, u .fyd = λ.bw .x u .fcu ⇒ xu =
λ.bw .fcu

4.3, 14.10 −4.435


xu = = 0,142 m
0, 8.0, 24.20
• Moment ultime équilibré par la section :

λ 0, 8
zc = d − xu z c = 0, 60 − 0, 142 = 0,543 m
2 2

MRd = A s1, u .fyd .z c MRd = 4.3, 14.10 −4.435.0, 543 = 0,297 mMN

• Vérification :

M Ed
γ= ⇒ M Ed = γ .Mser MEd = 1, 45.0, 160 = 0,232 mMN
Mser

MRd >< MEd MRd = 0, 297 mMN > 0, 232 mMN = MEd O.K.

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184

2. Contrainte des aciers tendus

2.1 Section non fissurée immédiatement avant fissuration

2.1.1 Caractéristiques des matériaux

fck ≤ 50 MPa ⇒ fctm = 0, 3 [ fck ]


2 2
3 fctm = 0, 3 [ 30 ] 3 = 2,9 MPa

Es Es = 2.105 MPa

fcm = fck + 8 MPa fcm = 30 + 8 = 38 MPa

0,3 0,3
⎡f ⎤
E cm = 22 000 ⎡⎢ ⎤⎥
38
E cm = 22 000 ⎢ cm ⎥ (MPa) = 32 837 MPa
⎣ 10 ⎦ ⎣ 10 ⎦

E cm ( t )
E c, eff =
1 + ϕ ( , t 0 )

• Charges de courte durée d’application :

Es Es 2.105
αe = ϕ = 0 ⇒ αe = = = 6, 09
E c, eff E cm 32 837

⇒ αe = 6

• Charges de longue durée d’application :

Es Es 2.105
αe = ϕ = 2 ⇒ αe = = 3 = 18, 27
E c , eff E cm 32 837
1+ ϕ

⇒ α e = 18

2.1.2 Paramètres

A s1 = 4.3, 14.10 −4 = 12, 56 cm 2

A s1 12, 56
ρ= ρ= = 0, 0087
bw .d 24.60

h 65
η= η= = 1, 083
d 60

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État limite de service de maîtrise de la fissuration 185

2.1.3 Hauteur de l’axe neutre


(voir § 8.2.2, chapitre 7 : « Flexion simple », Pratique de l’eurocode 2, J. Roux,
Éditions Eyrolles, les valeurs numériques correspondant au cas des charges de
longue durée d’application figurent, entre parenthèses, dans les formules) :
bw .h 2 ⎫ bw .h 2
+ α e .A s1 .d ⎪ + α e .A s1 .d
x = v' = 2 ⎪
⎬ ⇒ x = v' = 2
A ch
⎪ bw .h + α e .A s1
A ch = bw .h + α e .A s1 ⎪⎭

⎛ h2 A s1 ⎞ η2
bw .d 2 ⎜ 2 + αe + α e .ρ
⎝ 2.d bw .d ⎟⎠
x= = 2 d
⎛h A ⎞ η + α e .ρ
bw .d ⎜ + α e s1 ⎟
⎝d bw .d ⎠

1, 0832 (18)
+ 6 .0, 0087 ( 35, 97 )
x= 2 60 = 33, 75 cm
1, 083 + 6 .0, 0087
(18 )

2.1.4 Moment d’inertie de la section droite homogène par rapport


à l’axe neutre
(voir § 8.2.2, chapitre 7 : « Flexion simple », Pratique de l’eurocode 2, J. Roux,
Éditions Eyrolles)
(18 ) ( 0 ,1786 )
A ch = bw .h + α e .A s1 A ch = 0, 24.0, 65 + 6 .12, 56.10 −4 = 0, 1635 m 2

bw .h3
I ch = + α e .A s1 .d 2 − A ch .x 2
3
( 0,1786.0,35972 )
0, 24.0, 653 (18)
I ch = + 6 .12, 56.10 −4.0, 60 2 − 0, 1635.0, 33752
3
( 0 , 00700 )
I ch = 0, 00606 m 4

2.1.5 Moment fléchissant provoquant l’apparition de la première fissure

M cr ( h − x ) I
fctm = ⇒ M cr = ch fctm
I ch h−x
( 0 , 00700 )
0, 00606 ( 0 , 0699 )
Mcr = 2, 9 = 0, 0562 mMN
0, 65 − 0, 3375
( 0 , 3597 )

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186

Remarque
Plus rapidement, en négligeant les armatures, nous avons :

bw .h2 0, 24.0, 652


Mcr = f Mcr = 2, 9 = 0,049 mMN
6 ctm 6

2.1.6 Contrainte de l’acier au moment de la fissuration

( 0 , 0699 ) ⎛ ( 0 , 3597 ) ⎞
0, 0562 ⎜ 0, 60 − 0, 3375⎟ ( 43, 2)
Mcr ( d − x ) (18 ) ⎝ ⎠
σ sr = α e σ sr = 6 = 14, 6 MPa
I ch 0, 00606
( 0 , 00700 )

2.2 Section fissurée sous chargement appliqué

2.2.1 Paramètres

A s1 = 4.3, 14 = 12, 56 cm 2

A s1 12, 56
ρ= ρ= = 0, 0087
bw .d 24.60

h 65
η= η= = 1, 083
d 60

2.2.2 Hauteur de l’axe neutre


(voir § 8.3.2.3, chapitre 7 : « Flexion simple », Pratique de l’eurocode 2,
J. Roux, Éditions Eyrolles, les valeurs numériques correspondant au cas des
charges de courte durée d’application figurent, entre parenthèses, dans les
formules) :

bw .x12
+ α e .A s1 .x1 − α e .A s1 .d = 0
2

⇒ Δ = α 2e .A s21 + 2.bw α e .A s1 .d

−α e .A s1 + α 2e .A s21 + 2.bw α e .A s1 .d
⇒ x1 = (racine positive)
bw

α e .A s1 ⎡ bw .d ⎤ ⎡ 2 ⎤
⇒ x1 = ⎢ −1 + 1 + 2. ⎥ = α e .ρ.d ⎢ 1 + − 1⎥
bw ⎣ α e .A s1 ⎦ ⎣ α e .ρ ⎦

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État limite de service de maîtrise de la fissuration 187

(6)
⎡ ⎤ ( 0 ,165)

x1 = 18 .0, 0087.0, 60 1 +
2
− 1⎥ = 0, 255 m
⎢ 18 .0, 0087 ⎥
⎢⎣ (6) ⎥⎦

2.2.3 Contrainte dans les armatures à l’ELS


Bras de levier des forces élastiques :
( 0 ,165)
x 0, 255 ( 0 ,545)
zc = d − 1 z c = 0, 60 − = 0, 515 m
3 3
Contrainte de l’acier :

Mser 0, 160 ( 234 )


Mser = A s1 .z c .σ s 2 ⇒ σs2 = σ s2 = −4 = 247 MPaa
A s1 .z c 12, 56.10 . 0, 515
( 0 , 545)

Remarque
En prenant une valeur forfaitaire du bras de levier, on trouve plus rapidement :
z c = 0, 9.d z c = 0, 9.0, 60 = 0,54 m

Mser 0,160
σ s2 = σ s2 = = 236 MPa
A s1.z c 12, 56.10 −4.0, 54

2.3 Conclusion

La contrainte des aciers tendus sous charges de longue durée est toujours plus
élevée que celle obtenue sous charges instantanées. C’est par conséquent sous
l’effet des charges de longue durée que nous effectuerons le contrôle de la fissu-
ration (voir σ s maximal conduit au diamètre et à l’espacement minimaux dans
les tableaux des § 5.2.1 et 5.2.2 des rappels théoriques).

3. Contrôle de la fissuration sans calcul direct


3.1 Diamètre maximal des armatures

L’ouverture maximale des fissures vaut : w k = w max = 0,3 mm.


1/ Sollicitation immédiatement après fissuration (section homogène non
fissurée) :

I ch
Mcr = fctm M cr = 0,0699 mMN (voir § 2.1.5 pour α e = 18)
h−x
2/ Hauteur de la zone tendue correspondante dans la section droite :

h cr = h − x h cr = 65 − 35, 97 = 29, 03 cm (voir § 2.1.3 pour α e = 18)

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188

3/ Contrainte des armatures, à l’ELS, sous charges quasi permanentes (section


homogène fissurée) :

σ s = σ s 2 = 247 MPa (voir § 2.2.3 pour


α e = 18)

4/ Diamètre maximal φ*s correspondant à la contrainte σ s obtenue à l’étape


précédente :

le tableau du § 5.2.1 des rappels théoriques donne :

σ s = 240 MPa ⎫
⎬ ⇒ φs = 16 mm
*
w k = 0, 3 mm ⎭

σ s = 280 MPa ⎫
⎬ ⇒ φs = 12 mm
*
w k = 0, 3 mm ⎭

5/ Diamètre maximal φ*s corrigé (section rectangulaire non entièrement


tendue) :

fct , eff k c .h cr
φs = φ*s .
2, 9 8 (h − d)

N Ed N Ed = 0 MN (flexion simple)

N Ed N Ed
σc = σc = =0
b.h b.h
⎡ ⎤
⎢ σc ⎥
k c = 0, 4 ⎢1 − ⎥ ≤1 k c = 0, 4 (section rectangulaire
h
⎢ k1 * fct , eff ⎥ sollicitée en flexion simple)
⎣ h ⎦
fct , eff = fctm fct , eff = fctm = 2,9 MPa

Pour σ s = 240 MPa :

2, 9 0, 4.0, 2903
φs = 16 . = 4, 64 mm
2, 9 8 ( 0, 65 − 0, 60 )

Pour σ s = 280 MPa :

2, 9 0, 4.0, 2903
φs = 12 . = 3, 48 mm
2, 9 8 ( 0, 65 − 0, 60 )

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État limite de service de maîtrise de la fissuration 189

D’où pour σ s = 247 MPa :

4, 64 − 3, 48
φs = 4, 64 − 7 = 4, 44 mm
280 − 240
6/ Vérification :

φréel >< φs φréel = 20 mm </ 4, 44 mm = φs

⇒ Condition non vérifiée.


La condition sur le diamètre maximal des armatures n’étant pas vérifiée et la
fissuration étant due aux charges, on peut vérifier l’espacement maximal des
armatures (au lieu de leur diamètre maximal).

3.2 Espacement maximal des armatures

L’ouverture maximale des fissures vaut : w k = w max = 0,3 mm.


La contrainte des armatures vaut (voir § 2.2.3) :
σ s = σ s 2 = 247 MPa sous charges de
longue durée d’application dans la
section de béton fissurée.
Le tableau du § 5.2.2 des rappels théoriques donne :

σ s = 240 MPa ⎫
⎬ ⇒ a = 200 mm
w k = 0, 3 mm ⎭

σ s = 280 MPa ⎫
⎬ ⇒ a = 150 mm
w k = 0, 3 mm ⎭

σ s = 247 MPa ⎫ 200 − 150


⎬ ⇒ a = 200 − 7 = 191 mm
w k = 0, 3 mm ⎭ 280 − 240

L’espacement réel des armatures vaut :

cnom a a a cnom
∅ ∅ ∅ ∅
bw

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190

bw − 2.c nom − 4.φ 240 − 2.35 − 4.20


a réel = a réel = = 30 mm
3 3
Vérification :
a réel >< a a réel = 30 mm < 191 mm = a O.K.
⇒ Comme l’une ou l’autre des
conditions (diamètre ou espacement)
doit être vérifiée, le contrôle de la fissu-
ration sans calcul direct est assuré.

3.3 Section minimale d’armatures

N Ed N Ed = 0 MN (flexion simple)

N Ed N Ed
σc = σc = =0
b.h b.h
pour une section rectangulaire sollicitée en flexion simple :

⎡ ⎤
⎢ σc ⎥
k c = 0, 4 ⎢1 − ⎥ ≤1 k c = 0, 4
h
⎢ k1 * fct , eff ⎥
⎣ h ⎦

⎧300 mm

h >< ⎨ et ⇒ k
⎪800 mm

15
800 mm > h = 650 mm > 300 mm ⇒ k = 0, 65 + 0, 35 = 0, 76
50

fct , eff = fctm fct , eff = fctm = 2,9 MPa

σs σ s = 247 MPa (maîtrise de la fissuration


sans calcul direct, voir § 3.1, étape 3, ou
§ 2.2.3),

bw .h 0, 24.0, 65
A ct = A ct = = 0, 078 m 2 (voir remarque ci-après)
2 2
A ct 0, 078 4
A s, min = k c .k.fct , eff . A s, min = 0, 4.0, 76.2, 9. 10 = 2, 78 cm 2
σs 247

A s1 >< A s, min A s1 = 12, 56 cm 2 > A s, min = 2, 78 cm 2 O.K.

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État limite de service de maîtrise de la fissuration 191

Remarque
Compte tenu de la section d’aciers tendus en place dans la section, l’aire
minimale de béton tendu juste avant la formation de la première fissure est
obtenue en considérant la section droite homogène non fissurée (avec α e = 18
correspondant à la contrainte σ s prise en compte) :

A ct = bw (h − x ) A ct = 0, 24 ( 0, 65 − 0, 3597) = 0, 070 m2 < 0, 078 m2

D’où le fait de négliger les aciers tendus préexistants va dans le sens de la


sécurité.

4. Calcul de l’ouverture des fissures

Bien que la fissuration soit contrôlée sans calcul de l’ouverture des fissures (voir
§ 3), nous calculerons ci-après l’ouverture des fissures.

4.1 Espacement final maximal entre fissures

• Espacement latéral entre axes des armatures :

φ
a + φ >< 5 ⎛ c + ⎞ avec c = c nom = 35 mm
⎝ 2⎠

a + φ = 30 + 20 = 50 mm < 225 mm = 5 ⎛ 35 + ⎞
20
⎝ 2⎠
• Espacement maximal entre fissures :
φ
s r , max = k 3 .c + k1 .k 2 .k 4
ρp, eff

⎧φ : barre isolée

φ=⎨ n1 .φ12 + n 2 .φ22 barres de même diamètre : φ = 20 mm
⎪ φ eq = : n1 + n 2 barres
⎩ n1 .φ1 + n 2 .φ2

⎧ 0, 8 : barres HA,
k1 = ⎨ barres HA ⇒ k1 = 0, 8
⎩1, 6 : ronds lisses.

⎧ 0, 5 : flexion,

⎪ ε + ε2
k2 = ⎨ 1 : flexion + traction avec section entièrement tendue ,
⎪ 2.ε1
⎪1 : traction simple ( ε = ε ) .
⎩ 1 2

flexion simple ⇒ k 2 = 0, 5

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192


⎪ 2, 5 ( h − d ) x
⎪ ε2 = 0
⎪h − x
h c , ef = Min ⎨ h d
⎪ 3
⎪h
⎪2 hc, ef ε1

Poutre

x correspondant à σ s x = x1 = 0,255 m pour σ s = 247 MPa à


l’ELS (voir § 2.2.3 et 2.2.2, section
homogène fissurée avec α e = 18)


⎪ 2, 5 ( 650 − 600 ) = 125 mm

⎪ h − x 650 − 255
h c , ef = 125 mm = Min ⎨ = = 132 mm
⎪ 3 3
⎪ h 650
⎪ 2 = 2 = 325 mm

A c , eff = bw .h c, ef A c , eff = 0, 24.0, 125 = 0, 0300 m 2

c = c nom c = 35 mm

k 3 = 3, 4 ⇒ k 3 = 3, 4

k 4 = 0, 425 ⇒ k 4 = 0, 425

As 12, 56.10 −4
ρp, eff = ρp, eff = = 0, 0419
A c , eff 0, 0300

20
sr, max = 3, 4.35 + 0, 8.0, 5.0, 425 = 200 mm
0, 0419

• Pour l’Annexe nationale française :

⎧3, 4 si c ≤ 25 mm, 23

c = 35 mm ⇒ k 3 = 2, 72 = 3, 4 ⎛ ⎞
25
k3 = ⎨ ⎛
2
25 mm ⎞ 3 ⎝ 35 ⎠
⎪3, 4 ⎝ sinon
⎩ c ⎠

20
s r, max = 2, 72.35 + 0, 8.0, 5.0, 425 = 176 mm
0, 0419

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État limite de service de maîtrise de la fissuration 193

4.2 Allongement relatif des aciers

(1 + α e .ρp, eff )
fct , eff
σs − k t
ρp, eff σs
εsm − ε cm = ≥ 0,, 6
Es Es

⎧ 0, 6 : chargement de courte durée,


kt = ⎨
⎩ 0, 4 : chargemen
nt de longue durée,

charges de longue durée d’appli-


cation ⇒ k t = 0, 4

fct , eff = fctm fct , eff = fctm = 2,9 MPa

σs = σs2 σ s = 247 MPa (voir § 2.2.3 avec α e = 18)

Es
αe = α e = 18 (voir § 2.3)
E c , eff

2, 9
247 − 0, 4 (1 + 18.0, 0419 )
0, 0419
εsm − ε cm = = 0, 99.10 −3
2.105
247
0, 99.10 −3 > 7, 41.10 −4 = 0, 6 O.K.
2.105

4.3 Ouverture calculée des fissures

w k = sr , max ( εsm − ε cm ) w k = 200.0, 99.10 −3 = 0, 198 mm

4.4 Vérification

w k ≤ w max w k = 0, 198 mm < 0, 3 mm = w max O.K.

4.5 Section minimale d’armatures

N Ed N Ed = 0 MN (flexion simple)

N Ed N Ed
σc = σc = =0
b.h b.h

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194

pour une section rectangulaire sollicitée en flexion simple :

⎡ ⎤
⎢ σc ⎥
k c = 0, 4 ⎢1 − ⎥ ≤1 k c = 0, 4
h
⎢ k1 * fct , eff ⎥
⎣ h ⎦

⎧300 mm

h >< ⎨ et ⇒ k
⎪800 mm

15
800 mm > h = 650 mm > 300 mm ⇒ k = 0, 65 + 0, 35 = 0, 76
50

fct , eff = fctm fct , eff = fctm = 2,9 MPa

σ s = fyk σ s = fyk = 500 MPa (maîtrise de la fissuration avec calcul direct)

bw .h 0, 24.0, 65
A ct = A ct = = 0, 078 m 2
2 2

A ct 0, 078 4
A s, min = k c .k.fct , eff . A s, min = 0, 4.0, 76.2, 9. 10 = 1, 38 cm 2
σs 500

A s1 >< A s, min A s1 = 12, 56 cm 2 > A s, min = 1, 38 cm 2 O.K.

Cette valeur est différente de celle établie dans le cas du contrôle de la fissu-
ration sans calcul direct (voir § 3.3 avec σ s < fyk ).
Remarque
Compte tenu de la section d’aciers tendus en place dans la section, l’aire
minimale de béton tendu juste avant la formation de la première fissure est
obtenue en considérant la section droite homogène non fissurée (voir § 2.1.3
avec A ct maximum pour x minimum, soit pour α e = 6) :

A ct = bw (h − x ) A ct = 0, 24 ( 0, 65 − 0, 3375) = 0, 075 m2 < 0, 078 m2

D’où le fait de négliger les aciers tendus préexistants va dans le sens de la


sécurité.

4.6 Remarque

Bien que l’Eurocode 2 ne le demande pas, assurons-nous que la fissuration est


bien systématique, c’est-à-dire vérifions (voir § 4.2.3 des rappels théoriques,
formule [14.14] donnant σ sr) :

( )
A s1 .σ s 2 ≥ A c , eff + α e .A s1 fctm,

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État limite de service de maîtrise de la fissuration 195

soit en posant :

A s1
ρp, eff =
A c , eff

vérifions :

( )
ρp, eff .σ s 2 ≥ 1 + α e .ρp, eff fctm

1 + α e .ρp, eff 1 + 18.0, 0419


⇒ σs2 ≥ fctm σ s2 ≥ 2, 9 = 121 MPa
ρp, eff 0, 0419

σ s2 = 247 MPa > 121 MPa O.K.


et la fissuration est bien systématique.

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4 État limite de service
de déformation

I. RAPPELS THÉORIQUES
1. Généralités
1.1 Influence de la fissuration sur la flèche
Avant fissuration, le béton armé se comporte comme un matériau homogène.
Après fissuration, en négligeant le béton tendu, nous obtenons un matériau
hétérogène.
Les sollicitations provoquant la fissuration ( Mcr, N cr ) correspondent à l’atteinte
de la contrainte de traction limite sur la fibre de béton la plus tendue dans la
section homogène non fissurée (c’est-à-dire à l’apparition de la première
fissure). Cette contrainte limite a pour valeur1 :
⎧ fctm en général,

⎨ fctm , fl en l'absence de contraintes provoquées par le retrait ou les effets

⎩ thermiquues.
La flèche réelle − y − est, par conséquent, intermédiaire entre :
• la flèche y I correspondant à la condition non fissurée, état dans lequel l’acier
et le béton agissent ensemble de manière élastique en traction et en
compression ;
• la flèche y II associée à la condition entièrement fissurée, état dans lequel
l’influence du béton tendu est négligée.

Condition
entièrement fissurée yllyI pour M ≤ Mcr
yII y
yllyII pour M > Mcr

Condition
Charge
non fissurée
0 ou
Mcr yI
moment

1. EC 2 – 7.4.3 (4)

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198

1.2 Influence de la durée d’application des charges


sur la déformée
Les déformations sous charges de longue durée d’application étant plus impor-
tantes que celles obtenues pour des charges de courte durée d’action, il faut
envisager deux courbes de déformation.
En tenant compte :
• de la nature du matériau (fissuré ou non) ;
• de la durée d’application des charges ;
nous avons :
y
Charges de longue durée
d'application

Charges de courte durée


d'application

Charge
ou
Mcr
Section Section homogène moment
homogène fissurée
Ac + αe. As

1.3 Influence de l’inertie


1.3.1 Rappels de résistance des matériaux

1.3.1.1 Travée isostatique uniformément chargée


2
p
M 0 = p.
----------
8
A B
(EI)
l

2
p. 2
----------  2 2
1 M0 .  -
4
5.p. 5 8 1 M 0 .
f = ---------------- = ------ . ------------------ = ------- . --------------- ⇒ f ≈ ----- . --------------
384.EI 48 EI 9,6 EI 10 EI

https://www.GCAlgerie.com/
État limite de service de déformation 199

1.3.1.2 Travée isostatique soumise à l’action d’un couple sur appui


2 2
C 3 C. 1 C.
A B f = ------- . ----------- ⇒ f = ------ . -----------
27 EI 16 EI
(EI)
l

1.3.1.3 Travée continue uniformément chargée


2
Mi +1 p.
Mi M 0 = ----------
8
p M0
i i +1
Mt (EI)

2 2 2
M 0 . M i . M i + 1 .
f = --------------
- – ----------------
- – -----------------------
10.EI 16.EI 16.EI

2
 5 Mi + Mi + 1
f = ------------- M 0 – --- . -------------------------------
-
10.EI 4 2

or :

M i + M i +1 5 M + M i +1
M t = M0 − > M0 − . i
2 4 2

d’où :

2
1 M t .
f ≈ ------ . -------------
- (très peu inférieur à).
10 EI

1.3.2 Particularités du béton armé

En béton armé, l’inertie n’est pas constante le long des travées des poutres du
fait :
• des arrêts de barres et de la hauteur de la zone comprimée des sections
droites ;
• de la prise en compte ou non du béton tendu suivant que M < M cr ou non.

Donc, les formules de la RdM ne sont pas directement applicables.

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200

2. Calcul des flèches à l’état limite de service


de déformation
2.1 Section entièrement comprimée
La détermination des flèches se fait par les méthodes classiques de la résistance
d2 y M ( x )
des matériaux (double intégration de l’équation différentielle = où
dx 2 EI
I = moment d’inertie de la section homogène non fissurée).

2.2 Section partiellement tendue


La flèche réelle (et donc la courbure) est intermédiaire entre :
• la flèche y II associée à la condition entièrement fissurée ;
• la flèche y I correspondant à la condition non fissurée.

2.2.1 Courbure dans l’état fissuré

2.2.1.1 Équation de la courbure


Pour deux sections droites (Σ1) et (Σ2) distantes de dξ et soumises à l’action
d’un moment fléchissant M :

0

εc. dξ

d
y

r
x1 M

M

x
(Σ2)
z
εs1. dξ

As1
(Σ1)

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État limite de service de déformation 201

La section (Σ2) subit, vis-à-vis de la section (Σ1), une rotation dθ sous l’effet du
moment fléchissant M.
En désignant par r le rayon de courbure de la ligne moyenne, on a :
dξ = r.dθ

D’autre part, le diagramme des déformations de la section (Σ2) donne :


( ε + εs1 ) dξ
dθ = c
d
D’où :
dξ ε c + εs1
dθ = = dξ
r d
Ce qui donne l’équation de la courbure :
1 ε c + εs1
=
r d
Remarque
Les déformations s’écrivent en fonction du moment fléchissant de service :
M ser
Ec ( t 0 )
---------- x 1
σc  cf M ser .x 1
ε c = ------------ = --------------- - avec : Ec, eff =
- = --------------------
E c, eff E c, eff E c, eff . cf 1 + ϕ ( , t0 )
M ser
---------- ( d – x 1 )
σ s1  cf M ser ( d – x 1 ) E
ε s1 = ------- = ------------------------------ - avec : α e = s
= -----------------------------
Es α e .E c, eff E c, eff . cf Ec, eff

d’où la courbure :
1 ε c + ε s1 M ser x 1 + ( d – x 1 ) 1 ε +ε M
--- = ----------------- - . -------------------------------- ⇒
- = -------------------- y” = -- = ---c------------s1
--- = -----------ser
---------- [15.1]
r d E c, eff . cf d r d E c, eff .  cf

2.2.1.2 Cas des sections rectangulaires

d'
As 2
x1
AN d AN Es
αe =
Ec, eff

As1

bw

La position de l’axe neutre est fournie par l’équation des moments statiques
(voir § 8.3.2.3, chapitre 7 : « Flexion simple », Pratique de l’eurocode 2,
J. Roux, Éditions Eyrolles) :

https://www.GCAlgerie.com/
202

bw .x12
+ α e .A s 2 ( x1 − d ') − α e .A s1 ( d − x1 ) = 0 ⇒ x1
2
En l’absence d’aciers comprimés, le bras de levier s’obtient par :
x1
zc = d − [15.2]
3
D’où les contraintes :

Fc =
Mser ⎫
zc ⎪⎪ 2.Mser
⎬ ⇒ σc = [15.3]
1 bw .x1 .z c
Fc = bw .x1 .σ c ⎪
2 ⎪

Mser Mser
A s1 = ⇒ σ s1 = [15.4]
z c .σ s1 A s1 .z c

Puis les déformations :


σc Ec ( t0 )
εc = avec : E c , eff = [15.5]
E c, eff 1 + ϕ ( t, t 0 )

σ s1
εs1 = [15.6]
Es

Et enfin la courbure :

1 ε c + εs1
y" = =
r d
Remarque
Que la section droite comporte ou non des aciers comprimés, la courbure peut
également être obtenue par la formule :

1 M ser
y” = --- = --------------------
- [15.7]
r E c, eff . cf

avec :

b w .x13
+ α e .A s2 ( x1 − d ') + α e .A s1 (d − x1 )
2 2
Icf =
3

2.2.1.3 Cas des sections en T

La position de l’axe neutre est fournie par l’équation des moments statiques
(voir § 8.3.2.1, chapitre 7 : « Flexion simple », Pratique de l’eurocode 2,
J. Roux, Éditions Eyrolles) :

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État limite de service de déformation 203

beff
d'
As2 hf
x1
AN AN Es
h d αe =
Ec, eff
As1

bw

bw .x12 ⎡ h2 ⎤
+ ⎡⎣( beff − bw ) h f + α e ( A s1 + A s 2 )⎤⎦ x1 − ⎢( beff − bw ) f + α e ( A s1 .d + A s 2 .d ')⎥ = 0
2 ⎣ 2 ⎦
⇒ x1

Si x1 ≤ h f on se ramène à une section rectangulaire de largeur beff et il suffit


d’appliquer la méthode du § 2.2.1.2 avec : bw = beff.

Si x1 > h f, on a une section en T :


• le moment d’inertie est obtenu par la formule :

beff .x13 ( x − h f ) + α .A x − d ' 2 + α .A d − x 2


− ( beff − bw ) 1
3
I cf = e s2 ( 1 ) e s1 ( 1)
3 3

• la courbure est donnée par :

1 Mser
y" = = [15.8]
r E c, eff .I cf

2.2.2 Courbure dans l’état non fissuré

2.2.2.1 Équation de la courbure

1 Mser
y" = = [15.9]
r E c, eff .I ch

I ch = moment d’inertie de la section homogène non fissurée.

2.2.2.2 Cas des sections rectangulaires

Caractéristiques géométriques (voir § 8.2.2, chapitre 7 : « Flexion simple »,


Pratique de l’eurocode 2, J. Roux, Éditions Eyrolles) :

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204

d'
As 2
ν'
AN d AN Es
h αe =
Ec, eff
ν
As1

bw

A ch = bw .h + α e ( A s1 + A s 2 )

bw .h 2
+ α e ( A s1 .d + A s 2 .d ')
v' = 2
A ch

bw .h3
I ch =
3
( )
+ α e A s1 .d 2 + A s 2 .d '2 − A ch .v '2

Courbure :
1 Mser
y" = = [15.10]
r E c , eff .I ch

2.2.2.3 Cas des sections en T


Caractéristiques géométriques (voir § 8.2.1 chapitre 7 : « Flexion simple »,
Pratique de l’eurocode 2, J. Roux, Éditions Eyrolles) :
beff
d'
As2 hf
ν'
AN AN Es
h d αe =
Ec, eff
As1 ν

bw

A ch = bw .h + ( beff − bw ) h f + α e ( A s1 + A s 2 )

bw .h 2 ( beff − bw ) h f
2
+ + α e ( A s1 .d + A s 2 .d ')
v' = 2 2
A ch

https://www.GCAlgerie.com/
État limite de service de déformation 205

bw .h3 ( beff − bw ) h f
3
I ch =
3
+
3
( )
+ α e A s1 .d 2 + A s 2 .d '2 − A ch .v '2

Courbure :
1 Mser
y" = = [15.11]
r E c, eff .I ch

2.2.3 Déformations
Pour chaque condition (non fissurée ou entièrement fissurée), on obtient la
flèche par double intégration de la courbure puisque :

d 2 y Mser 1
= =
dx 2 E.I r

avec I = I ch ou I cf selon le cas.

2.2.4 Méthode de la double intégration de la courbure


On obtient successivement par double intégration sur la portée  de la poutre :
1/ à partir de la courbure :
1
y" =
r

1
r

x
0 x l
2/ par intégration de la courbure 1/r (1re intégration) :

y ' =θ = ∫
r

x

r
0

x
0 x l

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206

3/ par intégration de la dérivée de la flèche y’ (2e intégration) :

y = ∫ y '.dξ = ∫ θ.dξ

f
x y (l)
y’.dξ y (l)
0 x
l
x
0 x l

La droite OA d’équation y = ω 0 .x + y 0 permet de déterminer les constantes


d’intégration résultant des calculs précédents :

I I +1

• sur l’appui origine I (x = 0) :


y=0 ⎫
⎬ ⇒ y 0 = 0 ⇒ y = ω 0 .x
ω 0 ≠ 0⎭

• sur l’appui extrémité I + 1 (x = ) :

y (  ) = ω 0 . ⇒ ω 0 = y----(------)

• d’où la valeur de la flèche :
y()
f = y ( x ) – ----------- x

La première intégration numérique donnant les rotations peut être conduite par
la méthode consistant à assimiler sur deux intervalles successifs de longueur a
1
la courbe y " = à des arcs de parabole :
r

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État limite de service de déformation 207

a
∫ i −1 y ".dx = 3 [1, 25.y "i −1 + 2.y "i − 0, 25.y "i +1 ]
y'' i
[α]

i +1 a
∫i y ".dx =
3
[ −0, 25.y "i −1 + 2.y "i + 1, 25.y "i +1 ] [β]

y''i 1
y''i y''i +1

x
a a

On remarquera que :
i +1 i +1 a
[ y "i −1 + 4.y "i + y "i +1 ]
i
∫ i −1 y ".dx = ∫ i −1 y ".dx + ∫ i y ".dx =
3
[γ]

C’est la formule dite des « trois niveaux ».


La seconde intégration numérique donnant les flèches peut être menée en
utilisant la formule des trapèzes complétée par le premier terme du dévelop-
pement d’Euler-Maclaurin :

y' = f (x) a a2
[ fi −1 + fi ] + ⎡⎣ f ' ( x i −1 ) − f '( x i ) ⎤⎦
i
∫ i −1 f ( x ) .dx =
2 12
soit :
a a2
[ y 'i −1 + y 'i ] + [ y "i −1 − y "i ] [δ]
i
∫ i −1 y '.dx =
2 12
y' y'i y'i + 1

x
a a

La flèche devant être nulle sur les appuis, il convient de corriger les valeurs
x
trouvées à la fin de la seconde intégration en retranchant y (  ) --- pour trouver la

valeur de la flèche f dans chaque section de calcul :
y()
f = y ( x ) – ----------- x


https://www.GCAlgerie.com/
208

2.2.5 Paramètres de déformation

On désigne par paramètre de déformation2 :


• la déformation ;
• ou la courbure ;
• ou la rotation ;
• ou, dans le cas général, la flèche.
Le paramètre de déformation correspondant à une condition intermédiaire entre
les conditions entièrement fissurée et non fissurée est obtenu par la relation :
α = ζ.α II + (1 − ζ ) .α I [15.12] (7.18)
avec :
α = paramètre de déformation,
α I = paramètre dans la condition non fissurée,
α II = paramètre dans la condition entièrement fissurée,
⎧ ⎛σ ⎞
2
⎪1 − β ⎜ sr ⎟ : section fissurée,
ζ=⎨ ⎝ σs ⎠ = coefficient de distribution, (7.19)

⎩ 0 : section non fissurée,
où :

⎧1 : charge unique de courte durée,


β=⎨ = paramètre
⎩ 0,5 : chargementt à long terme ou fréquemment répété,
prenant en compte la durée de chargement,
σ s = contrainte de l’acier tendu calculée en supposant la section fissurée
sous l’effet du chargement appliqué,
σ sr = contrainte de l’acier tendu calculée pour la section fissurée sous l’effet
du chargement provoquant la première fissure dans la section.
Remarque 1

σ sr Mcr
= en flexion simple,
σs M

σ sr Ncr
= en traction simple,
σs N

avec :
M et N = sollicitations agissantes,

2. EC 2 – 7.4.3 (3)

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État limite de service de déformation 209

Mcr et Ncr = sollicitations provoquant la fissuration.

Remarque 2
La formule donnant le paramètre de déformation correspondant à une condition
intermédiaire est à rapprocher de la formule [14.12], chapitre 3 : « État limite de
service de maîtrise de la fissuration ».

2.2.6 Calcul des flèches

Pour le calcul des flèches, la méthode de calcul rigoureuse par intégration de la


courbure le long de l’élément compte tenu de l’équation :

1 ε c + εs1
⇒ y = ∫ ⎡⎢ ∫ dx ⎤⎥
1
=
r d ⎣ r ⎦

est laborieuse. Il est admis d’opérer comme suit3 :


• calculer la courbure totale sous chargement et retrait (voir § 4) en supposant
la poutre non fissurée ;
• calculer la courbure totale sous chargement et retrait (voir § 4) en supposant
la poutre fissurée ;
• en déduire la flèche y I par double intégration en supposant la poutre non
fissurée ;
• en déduire la flèche y II par double intégration en supposant la poutre fissurée ;
• déterminer la flèche pour la condition intermédiaire :
y = ζ.y II + (1 − ζ ) y I
Remarque
Il revient au même et il est plus simple d’opérer comme suit (on n’effectue qu’une
seule double intégration) :
1) calculer la courbure totale sous chargement et retrait (voir § 4) en supposant la
poutre non fissurée ;
2) calculer la courbure totale sous chargement et retrait (voir § 4) en supposant la
poutre fissurée ;
3) déterminer la courbure totale par la condition intermédiaire :

1 1 1
= ζ + (1 − ζ )
r rII rI

4) en déduire la flèche y par double intégration.

Cette méthode n’est pas directement applicable aux sections fissurées soumises
à un effort normal significatif.

3. EC 2 – 7.4.3 (7)

https://www.GCAlgerie.com/
210

2.3 Méthodes simplifiées


2.3.1 Méthode basée sur une variation linéaire de la courbure
Cette méthode permet de s’affranchir de la double intégration de la courbure 1/r.
Elle suppose que, sur la base d’un découpage de la poutre en un nombre pair de
tronçons, la variation de la courbure est linéaire sur chaque tronçon et, par suite,
que l’équation correspondante de la flèche sur chacun des tronçons est un
polynôme du troisième degré4.
La flèche est obtenue par la formule :
2 n
 1
y i = – -----
N ∑ k i, j --r-j
j=1

⎧ i = indice de la section où l'on calcule la flèche,



où ⎨ j = indice de la section dont on connaît la courbure, [15.13]
⎪ n = nombre (impair) de sections du découpage.

avec :

1 Mser x j
=
( ) et I = I ch ou I cf selon le cas.
rj E c , eff I

Les valeurs de N et k i , j étant données ci-après.


Le signe négatif provient du fait que la flèche est considérée comme positive
dans le sens ascendant.
Les coefficients donnés ci-après ont été déterminés à partir des conditions aux
limites (continuité de la courbure, des rotations et des flèches) aux extrémités
des tronçons successifs de poutre.

2.3.1.1 Découpage en 2 tronçons

l /2 l /2
1 2 3

N = 48 ; y1 = 0 , y3 = 0

⎡1 r1 ⎤
y 2 = ⎡⎣1 4 1 ⎤⎦ . ⎢⎢1 r2 ⎥⎥
⎢⎣1 r3 ⎥⎦

4. Voir l’annexe 1 en fin d’ouvrage.

https://www.GCAlgerie.com/
État limite de service de déformation 211

2.3.1.2 Découpage en 4 tronçons

l /4 l /4 l /4 l /4
1 2 3 4 5

N = 384 ; y1 = 0, y5 = 0

⎡1 r1 ⎤
⎡ y 2 ⎤ ⎡ 3 14 12 6 1 ⎤ ⎢⎢1 r2 ⎥⎥
⎢ y ⎥ = ⎢ 2 12 20 12 2 ⎥ . ⎢1 r ⎥
⎢ 3⎥ ⎢ ⎥ ⎢ 3⎥
⎢⎣ y 4 ⎥⎦ ⎢⎣ 1 6 12 14 3 ⎥⎦ ⎢1 r4 ⎥
⎢⎣1 r5 ⎥⎦

2.3.1.3 Découpage en 6 tronçons

l /6 l /6 l /6 l /6 l /6 l /6
1 2 3 4 5 6 7

N = 1 296 ; y1 = 0, y 7 = 0

⎡1 r1 ⎤
⎡ y2 ⎤ ⎡ 5 24 24 18 12 6 1 ⎤ ⎢1 r2 ⎥
⎢ ⎥
⎢ y ⎥ ⎢4 24 42 36 24 12 2 ⎥ ⎢1 r3 ⎥
⎢ 3⎥ ⎢ ⎥
⎢ y4 ⎥ = ⎢ 3 18 36 48 36 18 3 ⎥ ⎢⎢1 r4 ⎥⎥
⎢ y ⎥ ⎢2 12 24 36 42 24 4 ⎥⎥ ⎢1 r5 ⎥
⎢ 5⎥ ⎢ ⎢ ⎥
⎢⎣ y6 ⎥⎦ ⎢⎣ 1 6 12 18 24 24 5 ⎥⎦ ⎢1 r6 ⎥
⎣⎢1 r7 ⎥⎦

2.3.1.4 Découpage en 8 tronçons

l /8 l /8 l /8 l /8 l /8 l /8 l /8 l /8
1 2 3 4 5 6 7 8 9

N = 3 072 ; y1 = 0 , y9 = 0

https://www.GCAlgerie.com/
212

⎡1 r1 ⎤
⎢ ⎥
⎡ y2 ⎤ ⎡ 7 34 36 30 24 18 12 6 1 ⎤ ⎢1 r2 ⎥
⎢ y ⎥ ⎢6 36 64 60 48 36 24 12 2 ⎥ ⎢1 r ⎥
⎢ 3⎥ ⎢ ⎥⎢ 3⎥
⎢ y4 ⎥ ⎢ 5 30 60 82 72 54 36 18 3 ⎥ ⎢1 r4 ⎥
⎢ y ⎥ ⎢4 ⎥ ⎢1 r ⎥
⎢ 5⎥ = ⎢ 24 48 72 88 72 48 24 4 ⎥⎢ 5⎥
⎢ y6 ⎥ ⎢ 3 18 36 54 72 82 60 30 5 ⎥ ⎢1 r6 ⎥
⎢ ⎥ ⎢ ⎥⎢ ⎥
⎢ y7 ⎥ ⎢ 2 12 24 36 48 60 64 36 6 ⎥ ⎢1 r7 ⎥
⎢⎣ y8 ⎥⎦ ⎢⎣ 1 6 12 18 24 30 36 34 7 ⎥⎦ ⎢1 r8 ⎥
⎢⎣1 r9 ⎥⎦

2.3.1.5 Découpage en 10 tronçons

l /10 l /10 l /10 l /10 l /10 l /10 l /10 l /10 l /10 l /10
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11

N = 6 000 ; y1 = 0, y11 = 0

⎡ 1 r1 ⎤
⎢ ⎥
⎡ y2 ⎤ ⎡9 44 48 42 36 30 24 18 12 6 1 ⎤ ⎢ 1 r2 ⎥
⎢ y ⎥ ⎢8 48 86 84 72 60 48 36 24 122 2 ⎥ ⎢1 r ⎥
⎢ 3⎥ ⎢ ⎥⎢ 3 ⎥
⎢ y4 ⎥ ⎢ 7 42 84 116 108 90 72 54 36 18 3 ⎥ ⎢ 1 r4 ⎥
⎢ y ⎥ ⎢6 36 72 108 134 120 96 72 48 24 4 ⎥ ⎢1 r ⎥
⎢ 5⎥ ⎢ ⎥⎢ 5 ⎥
⎢ y6 ⎥ = ⎢ 5 30 60 90 120 140 120 90 60 30 5 ⎥ ⎢ 1 r6 ⎥
⎢ ⎥ ⎢ ⎥⎢ ⎥
⎢ y7 ⎥ ⎢4 24 48 72 96 120 1344 108 72 36 6 ⎥ ⎢ 1 r7 ⎥
⎢ y8 ⎥ ⎢ 3 18 36 54 72 90 108 116 84 42 7 ⎥ ⎢ 1 r8 ⎥
⎢ ⎥ ⎢ ⎥⎢ ⎥
⎢ y9 ⎥ ⎢ 2 12 24 36 48 60 72 84 86 48 8 ⎥ ⎢ 1 r9 ⎥
⎢⎣ y10 ⎥⎦ ⎢⎣ 1 6 12 18 24 30 36 42 48 44 9 ⎥⎦ ⎢1 r10 ⎥
⎢1 r ⎥
⎣ 11 ⎦
Remarque
Cette méthode s’applique aussi aux poutres continues, à condition de considérer
que les courbures des sections soumises à des moments fléchissants négatifs
sont elles aussi négatives.

2.3.2 Méthode basée sur une variation de la courbure identique à celle


du moment fléchissant

Cette méthode permet de s’affranchir :


• de la double intégration de la courbure 1/r ;

https://www.GCAlgerie.com/
État limite de service de déformation 213

• du calcul de la courbure 1/r dans plusieurs sections le long de la travée consi-


dérée.
Elle suppose que la forme du diagramme des courbures et celle du moment
1 M ( x)
fléchissant sont les mêmes ( = ).
r EI
La flèche maximale est obtenue, à partir de la courbure dans la section soumise
au moment maximal, par la formule :
21
f = – k. ---- [15.14]
r0
avec :
k = coefficient fonction du diagramme des moments,

1
= courbure dans la section la plus sollicitée,
r0
 = portée de la poutre.
Le signe négatif provient du fait que la flèche est considérée comme positive
dans le sens ascendant.
Le coefficient k dépend de la forme du diagramme des moments fléchissants. Il
est donné par le tableau ci-après :

https://www.GCAlgerie.com/
Chargement Diagramme du moment fléchissant k 214
M0
M0 M0
0,125
l
l

P
.l P
2
Mmax = P (1– )l 3 – 4.α
------------------------
48 ( 1 – α )
1 1
si α = --- : ------
2 12
l
l

M0

https://www.GCAlgerie.com/
M0
0,0625
l
l
.l P/2 P/2 .l P. α . l
2
2
0,125 – α
------
6

l l

P.l 2
p 8

0,104

l
l
p p.l 2
15,6

0,102

https://www.GCAlgerie.com/
0

l l

MA MB Mt
p 0,104 ⎛ 1 – -----
β-⎞
⎝ 10⎠
MA + MB
MA MB -
avec : β = ----------------------
l Mt
l
État limite de service de déformation
215
216
P P. α.l
α.l α (3 – α)
---------------------
6
1
si α = 1 : ---
3
l l

α.l p.α 2.l2


p 2 α (4 – α)
---------------------
12
1
si α = 1 : ---
4
l l

l/2 P MA MB
0,083 ⎛ 1 – β
---⎞
⎝ 4⎠
MA MB
MA + MB

https://www.GCAlgerie.com/
Mt -
avec : β = ----------------------
l Mt
l
2
p.l 2
α.l α.l (3 − 4.α )
24
p
2 2
1 ( 5 – 4.α )
-
------ . --------------------------
80 3 – 4.α 2

l
l
État limite de service de déformation 217

3. Bâtiments courants
Les dispositions décrites dans ce paragraphe ne s’appliquent pas aux ponts5 :

3.1 Vérification de la flèche


Les déformations ne doivent pas excéder les valeurs que peuvent supporter les
éléments liés à la structure6 :
• cloisons ;
• vitrages ;
• bardages ;
• appareillages ;
• finitions.
Pour l’aspect et les conditions d’utilisation, il faut vérifier7 :

f ≤ --------- [15.15]
250
f = flèche calculée sous charges quasi permanentes,
 = portée de l’élément (poutre, dalle ou console).
Une contreflèche peut être prévue pour compenser en totalité ou en partie les

déformations. Sa valeur ne doit pas excéder8 : --------- .
250
Pour les cloisonnements et autres éléments en contact avec l’élément fléchi, il
faut vérifier9 :

f ≤ --------- [15.16]
500
f = flèche calculée après construction.
L’ELS de déformation peut être vérifié :
• en comparant une déformation calculée à une valeur limite (voir § 3.2) ;
• en limitant le rapport portée/hauteur (voir § 3.3).

5. EC 2 partie 2 (ponts) – 7.4.1 et 7.4.2


6. EC 2 – 7.4.1.(2) & (3)
7. EC 2 – 7.4.1.(4)
8. EC 2 – 7.4.1.(4)
9. EC 2 – 7.4.1.(5)

https://www.GCAlgerie.com/
218

3.2 Vérification des flèches par le calcul


Le calcul est alors conduit suivant les indications10 du § 2.

3.3 Dispense de la vérification

3.3.1 Rapports de base portée sur hauteur utile


Un élément dont le béton est faiblement sollicité est tel que11 :
As
ρ= < 0, 5 %
bw .d

Un élément dont le béton est fortement sollicité est tel que :


As
ρ= > 1, 5 %
bw .d

On peut admettre que les flèches des poutres et dalles ne dépassent pas les
limites figurant au § 3.1 lorsque leur rapport portée/hauteur vérifie les condi-
tions ci-dessous, corrigées suivant les indications du § 3.3.2 :
ρ ρ 3⁄2
---
≤ K 11 + 1,5 f ck ----0- + 3,2 f ck ⎛ ----0- – 1⎞ si ρ ≤ ρ0 [15.17a] (7.16a)
d ρ ⎝ρ ⎠

--- ρ0
+ ------ f . ρ’
1
≤ K 11 + 1,5 f ck -------------- ----- si ρ > ρ0 [15.17b] (7.16b)
d ρ – ρ’ 12 ck ρ 0
avec :
fck en MPa,
 = portée de l’élément,
d = hauteur utile de l’élément,
K = coefficient tenant compte des différents systèmes structuraux, fixé par
l’Annexe nationale12 (voir tableaux ci-après),
ρ0 = fck .10 −3 = pourcentage d’armatures de référence,
ρ = pourcentage d’armatures de traction nécessaires :
• à mi-portée (travées) ;
• ou sur appuis (consoles) ;

10. EC 2 – 7.4.3
11. EC 2 – 7.4.2.(2)
12. EC 2 – voir AN

https://www.GCAlgerie.com/
État limite de service de déformation 219

ρ’ = pourcentage d’armatures de compression nécessaires :


• à mi-portée (travées) ;
• ou sur appuis (consoles).
Ces formules ont été établies en admettant que dans la section fissurée à mi-
portée (dalles ou poutres) ou sur appuis (consoles), sous charges de calcul à
l’ELS :
• la contrainte de l’acier à l’ELS est égale à 310 MPa (ce qui correspond sensi-
blement à fyk = 500 MPa) ;
• le béton est de la classe C30/35.
Les correctifs à appliquer aux valeurs de /d trouvées ci-dessus, compte tenu :
• du niveau de contrainte ;
• de la forme de la section droite ;
• etc.
figurent au paragraphe 3.3.2.
Les formules [15.17a] et [15.17b] conduisent aux valeurs recommandées du
tableau ci-dessous13 :

13. EC 2 – tableau 7.4 N

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1
220
Rapport portée sur hauteur : ---
d
Béton fortement sollicité Béton faiblement sollicité
Système structural K As As
- = 1,5 %⎞
⎛ ρ = ---------- - = 0,5 %⎞
⎛ ρ = ----------
⎝ b w .d ⎠ ⎝ b w .d ⎠

1,0
Poutre sur deux appuis simples.
Dalles sur appuis simples portant dans une ou deux 14 20
directions. l
 = petite portée pour les dalles
Travée de rive : 1,3
– d’une poutre continue ;
– d’une dalle continue portant dans une direction ; 18 26
– d’une dalle continue le long d’un grand côté por- l
tant dans deux directions.  = petite portée pour les dalles
1,5
Travée intermédiaire :
– d’une poutre ; 20 30
– d’une dalle portant dans une ou deux directions. l
 = petite portée pour les dalles

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1,2

Dalle sans nervures sur poteaux (planchers-dalles). 17 24

 = portée la plus longue


0,4

Console. 6 8

L’Annexe nationale française préconise les valeurs du tableau ci-dessous14 :

1
Rapport portée sur hauteur : ---
d
Béton fortement sollicité Béton faiblement sollicité
Système structural K As As
ρ = ⎛ ---------- ≥ 1,5 %⎞ ⎛ ρ = ----------
- ≤ 0,5 %⎞
⎝ b w .d- ⎠ ⎝ b w .d ⎠

1,0

Poutre sur deux appuis simples. 14 20


l
1,0

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Dalle sur appuis simples portant dans une direction. 25 30
l
 = petite portée pour les dalles
1,3

Travée de rive d’une poutre continue. 18 26


l

14. Voir AN
État limite de service de déformation
221
1,3
222
Travée de rive
– d’une dalle continue portant dans une direction ;
30 35
– d’une dalle continue le long d’un grand côté por- l
tant dans deux directions.
 = petite portée pour les dalles
1,5

Travée intermédiaire d’une poutre 20 30


l
1,5

Travée intermédiaire d’une dalle portant dans une


35 40
ou deux directions. l
 = petite portée pour les dalles
1,2

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Dalle sans nervures sur poteaux (planchers−dalles). 17 24

 = portée la plus longue


État limite de service de déformation 223

12
8

10
6
0,4

0,4
l

l
Poutre en console.

Dalle en console.

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224

Si le pourcentage d’armatures est connu, on peut interpoler entre les deux


limites du tableau.
Les valeurs de /d ainsi obtenues, même corrigées (voir § 3.2.2) sont souvent
« conservatives », c’est-à-dire qu’un calcul précis montrerait que des éléments
plus élancés donnent encore des flèches acceptables.

3.3.2 Corrections des valeurs /d


Le rapport portée sur hauteur utile à retenir est obtenu par correction de celui
extrait des tableaux précédents ou des formules [15.17a] et [15.17b] de la façon
suivante15 :
--- 
= β. --- [15.18]
d d tableau

le coefficient β est donné ci-dessous.


Dans le cas de plusieurs corrections, le coefficient résultant β est obtenu par
multiplication des différents coefficients partiels β donnés ci-après.
Cas des sections en T :

beff
>3 ⇒ β = 0, 8 [15.19]
beff bw

bw

Cas des poutres et des dalles supportant des cloisons susceptibles d’être
endommagées :
eff > 7,00 m ⇒ β = 7,00 m-
--------------- [15.20]
 eff
eff = plus petite portée pour une dalle.
Cas des planchers-dalles supportant des cloisons susceptibles d’être
endommagées :
eff > 8,50 m ⇒ β = 8,50 m-
---------------- [15.21]
 eff
eff = plus grande portée de la dalle.

15. EC 2 – 7.4.2.(2)

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État limite de service de déformation 225

Cas où la contrainte des aciers tendus dans la section de moment maximal (à


mi-portée d’une poutre ou d’une dalle ou à l’encastrement d’une console), à
l’ELS, est différente de 310 MPa (valeur de base pour l’établissement des
tableaux du § 3.3.1) :
310 MPa
β= [15.22]
σs
ou en prenant la valeur plus restrictive donnée par :
310 MPa 500 MPa A s, prov
= . [15.23] (7.17)
σs fyk A s, req

avec, dans la section considérée :


σ s = contrainte de traction de l’acier à mi-portée (ou sur appui pour les
consoles) sous les charges de calcul à l’ELS,
A s, prov = section d’acier prévue,
A s, req = section d’aciers nécessaire à l’ELU.

4. Prise en compte du retrait et du fluage


Il y a lieu de prendre en compte, en plus des déformations produites par le
chargement appliqué, les déformations résultant des effets du retrait et du
fluage.

4.1 Module d’élasticité du béton


Pour tenir compte du fluage, la déformation totale, fluage inclus, peut être
calculée en utilisant le module d’élasticité effectif du béton16 :
E cm
E c, eff = [15.24] (7.20)
1 + ϕ ( , t 0 )

avec :

0,3
⎡f ⎤
E cm = 22 000 ⎢ cm ⎥ ( MPa ) (voir § 2.3.2.2, chapitre 2 : « Matériaux »,
⎣ 10 ⎦
Pratique de l’eurocode 2, J. Roux, Éditions Eyrolles),
ϕ ( , t 0 ) = coefficient de fluage (voir § 2.3.3.4, chapitre 2 : « Matériaux »,
Pratique de l’eurocode 2, J. Roux, Éditions Eyrolles).

16. EC 2 – 7.4.3.(5)

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226

4.2 Effets du retrait


Le raccourcissement du béton est gêné par la présence des armatures.
L’effet du retrait agissant seul peut être assimilé à un effort normal de traction
(fictif) appliqué au centre de gravité de la section de béton seul et de valeur :
N c = ε cs .E c .A c [15.25]

avec :
ε cs = déformation de retrait considérée,
E c = module d’élasticité du béton,
A c = aire de la section droite de béton seul.
Les armatures, en s’opposant au retrait, exercent un effort égal et directement
opposé à Nc dans la section homogène. D’où les éléments de réduction au
centre de gravité de la section homogène :

Nc h/ 2
Ncs Ncs
h dc AN
Nc
h/ 2 As ds

bw bw

Section de béton seul Section homogène

N cs = − N c : effort normal de compression,


M cs = N cs .d c : moment fléchissant positif,
en désignant par d c la distance du centre de gravité du béton seul au centre de
gravité de la section homogène.
Par définition du centre de gravité de la section homogène, on a :
A c .d c = α e .A s .ds [15.26]

en désignant par ds la distance du centre de gravité des aciers tendus au centre


de gravité de la section homogène.
On en déduit :

M cs = ( ε cs .E c .A c ) .d c = ε cs .E c .α e .A s .ds = ε cs .E c .α e .S

en posant S = A s .ds = moment statique des armatures tendues par rapport au


centre de gravité de la section homogène.

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État limite de service de déformation 227

D’où, la courbure due au retrait s’écrit17 :


1 M S
= cs = ε cs .α e [15.27] (7.21)
rcs E c .I I
avec :
ε cs = déformation de retrait considérée,
I = moment d’inertie de la section droite homogène par rapport au centre de
gravité de cette section,
Es
αe = = coefficient d’équivalence,
E c , eff

S = moment statique de la section d’armatures par rapport à l’axe passant


par le centre de gravité de la section homogène.
La courbure étant un paramètre de la déformation (voir § 2.2.5), le calcul de S et
de I sont à faire deux fois18 :
• pour la section homogène non fissurée ;
• pour la section homogène totalement fissurée ;
la courbure finale étant obtenue en appliquant la formule [15.12] :
1 1 1
=ζ + (1 − ζ ) . (7.18)
rcs rcsII rcsI

II. APPLICATIONS
Application n˚ 1 : poutre sur deux appuis
simples – Flèche
–Énoncé–
A COUPE AA

leff = 5,10 m A 45 cm 50 cm
As
As = 4 ∅ 16 HA
30 cm

17. EC 2 – 7.4.3 (6)


18. EC 2 – 7.4.3 (7)

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228

Actions uniformément réparties :


• permanentes : g1 = 6,25 kN/m (hors poids propre) ;
• variables : q = 10 kN/m ;
• ϕ ( , t 0 ) = 2 ;
• retrait : ε cs = 3 / 10 000 .
Matériaux :
• béton : fck = 20 MPa, ε cu 2 = ε cu 3 = 3, 5 ‰ ;
• aciers : S 500 A.
On se propose :
1/ dans la section à mi-travée :
– de déterminer la courbure sous chargement appliqué ;
– de calculer la courbure due au retrait ;
2/ de déterminer la courbure dans chacune des sections de la poutre (décou-
page en dix tronçons d’égale longueur) ;
3/ de calculer la flèche le long de la poutre en supposant que les 4 φ 16 HA sont
conduits sur appuis ;
4/ de vérifier l’ELS de déformation vis-à-vis des conditions d’utilisation.

–Corrigé–
1. Caractéristiques des matériaux
1.1 Béton

fcm = fck + 8 fcm = 20 + 8 = 28 MPa

fck ≤ 50 MPa ⇒ fctm = 0, 3 [ fck ]


2 2
3 fctm = 0, 3 [ 20 ] 3 = 2, 2 MPa

0,3 0,3
⎡f ⎤
E cm = 22 000 ⎡⎢ ⎤⎥
28
E cm = 22 000 ⎢ cm ⎥ = 29 962 MPa
⎣ 10 ⎦ ⎣ 10 ⎦

E cm 29 962
E c, eff = E c , eff = = 9 987 MPa
1 + ϕ ( , t 0 ) 1+ 2

Es 200 000
αe = αe = = 20, 07 ≈ 20
E c , eff 9 987

1.2 Aciers

fyk fyk = 500 MPa

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État limite de service de déformation 229

2. Sollicitations de flexion

Les calculs sont conduits à l’état limite de service.


Actions au ml :
3
ϖ = poids volumique du béton armé ϖ = 25 kN/m
g = g1 + ϖ.bw .h g = 6,25 + 25.0,30.0,50 = 10,00 kN/m

pser = g + q pser = 10 + 10

pser = 20 kN/m
Moment fléchissant maximal :

l 2eff 5, 10 2
Mser = pser Mser = 20
8 8

Mser = 65 mkN

3. Courbures dues au chargement


3.1 Section non fissurée

3.1.1 Caractéristiques géométriques de la section non fissurée


4 φ 16 HA ⇒ A s = 4.2,01= 8,04 cm2

A ch = bw .h + α e ( A s1 + A s 2 ) A ch = 0, 30.0, 50 + 20.8, 04.10 −4 = 0,16608 m2

bw .h 2
+ α e ( A s1 .d + A s 2 .d ')
v' = 2
A ch

0, 30.0, 50 2
+ 20.8, 04.10 −4.0, 45
v' = 2 = 0,26936 m
0, 16608
v = h − v' v = 0, 50 − 0, 269 = 0,231 m
bw .h3
I ch =
3
( )
+ α e A s1 .d 2 + A s 2 .d '2 − A ch .v '2

0, 30.0, 503
I ch = + 20.8, 04.10 −4.0, 452 − 0, 16608.00, 269362
3
I ch = 3, 70629.10 −3 m 4

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230

3.1.2 Courbure

1 Mser 1 65.10 −3
y" = = y "I = = = 1, 756.10 −3
r E c, eff .I ch rI 9 987.3, 70629.10 −3

3.1.3 Sollicitation provoquant la fissuration

Mcr .v I ch
σt = = fctm ⇒ Mcr = fctm
I ch v

3, 70629.10 −3
Mcr = 2, 2 = 0,035 mMN
0, 231
Remarque
Comme Mcr < Mser, nous sommes certains que la section médiane sera fissurée.

3.2 Section fissurée

3.2.1 Caractéristiques géométriques de la section fissurée

bw .x 21
+ α e .A s 2 ( x1 − d ') − α e .A s1 ( d − x1 ) = 0
2
0, 30.x12
− 20.8, 04.10 −4 ( 0, 45 − x1 ) = 0
2

0, 15.x12 + 0, 01608.x1 − 0, 007236 = 0

Δ = 0, 016082 + 4.0, 15.0, 007236 = 0, 06782

− 0, 01608 + 0, 0678
x1 = = 0,172 m
2.0, 15

x1 0, 172
zc = d − z c = 0, 45 − = 0,393 m
3 3

3.2.2 Courbure

2.Mser 2.65.10 −3
σc = σc = = 6,41 MPa
bw .x1 .z c 0, 30.0, 172.0, 393

σc 6, 41
εc = εc = = 6, 42.10 −4
E c, eff 9 987

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État limite de service de déformation 231

Mser 65.10 −3
σ s1 = σ s1 = = 206 MPa
A s1 .z c 8, 04.10 −4.0, 393

σ s1 206
εs1 = εs1 = = 1, 03.10 −3
Es 200 000

1 ε c + εs1 1 6, 42.10 −4 + 1, 03.10 −3


= = = 3, 71.10 −3 m −1
r d rII 0, 45

3.2.3 Remarque

bw .x13
+ α e .A s 2 ( x1 − d ') + α e .A s1 ( d − x1 )
2 2
I cf =
3

0, 30.0, 1723
I cf = + 20.8, 04.10 −4 ( 0, 45 − 0, 172 )2
3

I cf = 1, 752.10 −3 m 4

1 Mser
y" = =
r E c, eff .I cf

1 65.10 −3
y "II = = = 3, 71.10 −3 m −1
rII 9 987.1, 752.10 −3

valeur établie au § 3.2.2.

3.3 Courbure due aux charges

α = ζ.α II + (1 − ζ ) .α I

α I = paramètre dans la condition 1


non fissurée : αI = = 1, 756.10 −3 m −1
rI
α II = paramètre dans la condition 1
entièrement fissurée : α II = = 3, 71.10 −3 m −1
rII
2
⎛σ ⎞
ζ = 1 − β ⎜ sr ⎟ = coefficient de distribution :
⎝ σs ⎠

⎧1 : charge unique de courte durée,



β = ⎨ 0,5 : chargementt à long terme ou β = 0, 5

⎩ fréquemment répété,

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232

σ s = contrainte de l’acier tendu


calculée en supposant la section
fissurée : σ s = σ s1 = 206 MPa (voir § 3.2.2)
σ sr = contrainte de l’acier tendu
calculée pour la section fissurée
sous l’effet du chargement provo-
quant la première fissure dans Mcr 0, 035
la section : σ sr = = = 111 MPa
A s .z c 8, 04.10 −4.0, 393
111 ⎞ 2
ζ = 1 − 0, 5 ⎛ = 0, 85
⎝ 206 ⎠

1
⇒ = 0, 85.3, 71.10 −3 + (1 − 0, 85) .1, 756.10 −3 = 3, 42.10 −3 m −1
r

4. Courbure due au retrait


4.1 Section non fissurée

Distance du centre de gravité des armatures tendues au centre de gravité de la


section homogène non fissurée :

ds = d − v ' ds = 0, 45 − 0, 269 = 0,181 m

Moment statique des armatures tendues par rapport au centre de gravité de la


section homogène :

S = A s .ds S = 8, 04.10 −4.0, 181 = 1, 46.10 −4 m 4

Courbure due au retrait :

1 M cs S 1 1, 46.10 −4
= = ε cs .α e = 3.10 −4.20 = 0, 236.110 −3 m −1
rcsI E c .I I ch rcsI 3, 70629.10 −3

4.2 Section fissurée

Distance du centre de gravité des armatures tendues au centre de gravité de la


section homogène réduite :

ds = d − x1 ds = 0, 45 − 0, 172 = 0,278 m

Moment statique des armatures tendues par rapport au centre de gravité de la


section homogène réduite :

S = A s .ds S = 8, 04.10 −4.0, 278 = 2, 24.10 −4 m 4

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État limite de service de déformation 233

Moment d’inertie de la section homogène :

bw .x13
+ α e .A s 2 ( x1 − d ') + α e .A s1 ( d − x1 )
2 2
I cf =
3

0, 30.0, 1723
I cf = + 20.8, 04.10 −4 ( 0, 45 − 0, 172 )2
3

I cf = 1, 752.10 −3 m 4

Courbure due au retrait :

1 M cs S 1 2, 24.10 −4
= = ε cs .α e = 3.10 −4.20 = 0, 767.10 −3 m −1
rcsII E c .I I cf rcsII 1, 752.10 −3

4.3 Courbure totale due au retrait

α = ζ.α II + (1 − ζ ) .α I

α I = paramètre dans la condition


1- = 0,236.10 –3 m –1
non fissurée : α I = ------
r csI

α II = paramètre dans la condition


1 - = 0,767.10 –3 m –1
entièrement fissurée : α II = -------
r csII

2
⎛σ ⎞
ζ = 1 − β ⎜ sr ⎟ = coefficient de distribution : ζ = 0, 85 (voir § 3.3)
⎝ σs ⎠

1
⇒ = 0, 85.0, 767.10 −3 + (1 − 0, 85) .0, 236.10 −3 = 0, 687.10 −3 m −1
rcs

5. Calcul de la flèche par double intégration numérique

Pour chaque condition (non fissurée ou entièrement fissurée), on obtient la


flèche par double intégration de la courbure puisque :

d 2 y Mser 1
= =
dx 2 E.I r

La poutre est découpée en dix intervalles de longueur 0,1..

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234

5.1 Courbures dues au chargement

5.1.1 État non fissuré


Données :

I ch = 3, 70629.10 −3 m 4 (voir § 3.1.1)

E c , eff = 9 987 MPa (voir § 1.1)

Équations utilisées :
p.x. (  – x )
M ( x ) = --------------------------
2

1 Mser
y" = =
rI E c , eff .I ch

5.1.2 État fissuré


Données :
bw = 0,30 m

A s1 = 8, 04.10 −4 m 2

d = 0,45 m

E s = 2.105 MPa

x1 = 0,172 m (voir § 3.2.1)


z c = 0,393 m (voir § 3.2.1)
Équations utilisées :

2.Mser
σc =
bw .x1 .z c

σc
εc =
E c, eff

Mser
σ s1 =
A s1 .z c

σ s1
εs1 =
Es

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État limite de service de déformation 235

1 ε c + εs1
=
rII d

5.1.3 Courbure due aux charges


Donnée :
σ sr = 111 MPa (voir § 3.3)
Équations utilisées :
2
⎛σ ⎞
ζ = 1 − β ⎜ sr ⎟ avec β = 0,5
⎝ σ s1 ⎠

1 1 1
= ζ + (1 − ζ )
r rII rI

5.2 Courbures dues au retrait


5.2.1 État non fissuré
Équation utilisée :

1 M cs S 1
= = ε cs .α e = 0, 236.10 −3 m −1 (voir § 4.1)
rcsI E c .I I ch rcsI

5.2.2 État fissuré


Équation utilisée :

1 M cs S 1 - = 0,767.10 –3 m –1 (voir § 4.2)


= = ε cs .α e -------
rcsII E c .I I cf r csII

5.2.3 Courbure due au retrait


Équation utilisée :
1 1 1
=ζ + (1 − ζ )
rcs rcsII rcsI

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5.3 Tableau récapitulatif des courbures 236
Abscisse Moment État non fissuré État fissuré Courbure sous charges Retrait & Fluage Total
M(x) 1/rI σc σs1 εc εs1 1/rII 1/r 1/rcsI 1/rcsII 1/rcs 1/rtot
x/l ζ
(mMN) (10-3 m-1) (Mpa) (Mpa) (10-3) (10-3) (10-3 m-1) (10-3 m-1) (10-3 m-1) (10-3 m-1) (10-3 m-1) (10-3 m-1)
0 0,000 0,000 0,00 0 0,000 0,000 0,000 0,000 0,000 0,236 0,767 0,236 0,236
0,1 0,023 0,632 2,31 74 0,231 0,370 1,337 0,000 0,632 0,236 0,767 0,236 0,868
0,2 0,042 1,124 4,10 132 0,411 0,659 2,377 0,640 1,926 0,236 0,767 0,576 2,502
0,3 0,055 1,476 5,39 173 0,539 0,864 3,119 0,791 2,776 0,236 0,767 0,656 3,432
0,4 0,062 1,686 6,16 198 0,616 0,988 3,565 0,840 3,265 0,236 0,767 0,682 3,947
0,5 0,065 1,757 6,41 206 0,642 1,029 3,714 0,853 3,425 0,236 0,767 0,689 4,114
0,6 0,062 1,686 6,16 198 0,616 0,988 3,565 0,840 3,265 0,236 0,767 0,682 3,947
0,7 0,055 1,476 5,39 173 0,539 0,864 3,119 0,791 2,776 0,236 0,767 0,656 3,432
0,8 0,042 1,124 4,10 132 0,411 0,659 2,377 0,640 1,926 0,236 0,767 0,576 2,502
0,9 0,023 0,632 2,31 74 0,231 0,370 1,337 0,000 0,632 0,236 0,767 0,236 0,868
1 0,000 0,000 0,00 0 0,000 0,000 0,000 0,000 0,000 0,236 0,767 0,236 0,236

Remarque 1
Pour x = 0,1.l et x = 0,9.l (cases grisées), on a M(x) = 0,023 mMN < 0,035 mMN = Mcr et la section n’est pas fissurée. On prend alors
ζ = 0.

Remarque 2

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Les courbures obtenues sont symétriques par rapport à la section médiane.

Remarque 3
On retrouve bien, pour la section médiane, les résultats établis :
– au § 3 pour l’effet du chargement ;
– au § 4 pour l’effet du retrait.
5.4 Tableau de calcul des flèches

Sections Abscisse Courbure Première intégration Seconde intégration Correction


(α) (β)
y' i yi
y" i =1/r tot intervalles intervalles y" i-1 -y" i y' i -1+y' i (δ) y(l)/l*x y =f
x/l -3 -1
Cumul -3 -1 -3
Cumul
(10 m ) impairs pairs (10 m ) (10 ) (10-3 m) (10-3 m) (10-3 m = mm)
(10-3) (10-3 m)
(10-3) (10-3)
1 0 0.2360 0.0000 0.0000 0.0000 0.0000
0.2391 -0.6324 0.2391 0.0473
2 0.1 0.8684 0.2391 0.0473 3.3436 -3.2963
0.8170 -1.6338 1.2951 0.2948
3 0.2 2.5022 1.0560 0.3421 6.6872 -6.3451
1.5310 -0.9301 3.6430 0.9088
4 0.3 3.4323 2.5870 1.2509 10.0308 -8.7799
1.8993 -0.5145 7.0733 1.7925
5 0.4 3.9468 4.4863 3.0434 13.3743 -10.3309
2.0697 -0.1672 11.0424 2.8122
6 0.5 4.1140 6.5561 5.8556 16.7179 -10.8623
2.0697 0.1672 15.1818 3.8750
7 0.6 3.9468 8.6258 9.7306 20.0615 -10.3309
1.8993 0.5145 19.1509 4.8946
8 0.7 3.4323 10.5251 14.6252 23.4051 -8.7799

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1.5310 0.9301 22.5812 5.7784
9 0.8 2.5022 12.0561 20.4036 26.7487 -6.3451
0.8170 1.6338 24.9291 6.3923
10 0.9 0.8684 12.8730 26.7959 30.0923 -3.2963
0.2391 0.6324 25.9851 6.6399
11 1 0.2360 13.1121 33.4359 33.4359 0.0000

i i 2
a (α) a a (δ)
= [
1 , 25 . y " i − 1 + 2 . y " i − 0 , 25 . y " i + 1 ] ∫i −1 y.dx = 2 [y ' i −1 + y ' i ] + 12 [y " i −1 − y" i ]
∫ i − 1 y ". dx 3
i +1 a
y ".dx = [
− 0, 25 . y" i −1 + 2 . y" i + 1, 25 . y" i +1 ] (β)
∫i 3
État limite de service de déformation
237
238

Remarque 1
Les calculs conduisent bien à une déformée symétrique par rapport à la section
médiane.

Remarque 2
Pour la première intégration, la formule des trois niveaux donne dans la section
d’extrémité (compte tenu de la symétrie) :

. {2 [1.0, 2360 + 4.0, 8684 + 2.2, 5022 + 4.3, 4323 + 2.3, 9468 ] + 4.4,1140} = 13,1120
5,10 1
y’i =
10 3

Soit la valeur établie par double intégration.

5.5 Méthodes simplifiées

5.5.1 Méthode basée sur une variation linéaire de la courbure


Nous avons (voir § 2.3.1 des rappels théoriques) pour le découpage de la poutre
en dix intervalles égaux :
2 n
 1
y i = – -----
N ∑ k i, j --r-j
j=1

⎧ i = indice de la section où l'on calcule la flèche,



où ⎨ j = indice de la section dont on connaît la courbure,
⎪ n = nombre (impair) de sections du découpage.

avec :

1 Mser x j
=
( ) et I = I ch ou I cf selon le cas,
rj E c , eff I

N = 6 000 ; y1 = 0 , y11 = 0
Soit, compte tenu de la symétrie :

 ⎧ 1⎫
2
1 1 1 1 1
y 6 = – ------------- ⎨ 2 5 ---- + 30 ---- + 60 ---- + 90 ---- + 120 ---- + 140 ---- ⎬
6 000 ⎩ r1 r2 r3 r4 r5 r6 ⎭

5, 10 2
y6 = − {2 [5.0, 236 + 30.0, 8684 + 60.2, 5022 + 90.3, 4323 + 120.3, 9468] + 140.4,1140}
6 000

y6 = −10, 819 mm

et on retrouve quasiment la valeur de


la flèche établie par double intégration
de la courbure : y6 = −10, 819 mm ≈ −10,862 mm
à 4 ‰ près par défaut.

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État limite de service de déformation 239

5.5.2 Méthode basée sur une variation de la courbure identique à celle


du moment fléchissant
Nous avons (voir § 2.3.2 des rappels théoriques) à partir de la courbure de la
section à mi-portée de la poutre :
21
f = k. ----
r0
avec :
k = coefficient fonction du
diagramme des moments : chargement uniforme complet
⇒ k = 0, 104
1
= courbure dans la section
r0
1 
la plus sollicitée : = 4, 1140.10 −3 m −1 pour x = --- .
r0 2

 = portée de la poutre :  = 5,10 m


Soit :

f = −0, 104.5, 10 2.4, 1140.10 −3 = −0, 011129 m

et on retrouve quasiment la valeur de


la flèche établie par double intégration
de la courbure : y6 = −11, 129 mm ≈ −10,862 mm
à 2,4 % près par excès.

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240

Application n˚ 2 : flèche d’une dalle


de plancher
–Énoncé–
A 5 ∅ 12 HA pm COUPE AA

l y = 13,00 m 5 ∅ 12 HA pm

A 20 cm
lx = 5,00 m

On considère le panneau intermédiaire rectangulaire de dalle représenté ci-


dessus.
Le panneau de dalle supporte des cloisons susceptibles d’être endommagées.
Matériaux :
• béton : fck = 25 MPa ;
• aciers : S 500.
On se propose de vérifier la flèche à l’ELS à partir des rapports portée/hauteur
en utilisant :
1/ les valeurs tirées du tableau ;
2/ les formules.

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État limite de service de déformation 241

–Corrigé–
1. Valeurs tirées du tableau

Sens de flexion de la dalle :

 5, 00
α = ----x- >< 0,5 α= = 0, 38 < 0, 5
y 13, 00

⇒ le panneau de dalle porte dans le


sens x.
Pourcentage d’armatures :

As 5.1, 13
ρ= ρ= = 0, 33 %
bw .d 100.17

As As
ρ= >< 0, 5 % ρ= = 0, 33 % < 0, 5 %
bw .d bw .d

⇒ le panneau de dalle est faiblement


sollicité.
Rapport portée/hauteur sorti du tableau :

ρ=
As ⎫
⎪ 
bw .d ⎬ ⇒ ---
d
système structural ⎪⎭ tableau

As ⎫
ρ = ----------
- = 0,5 % ⎪
b w .d ⎪ --
⎬ ⇒ = 30
dalle intermédiaire portant ⎪ d tableau
dans le sens  x ⎪

Corrections :
• panneau de dalle supportant des cloisons susceptibles d’être endommagées
avec :
7,00 m
eff = x ≥ 7,00 m ⇒ β = ---------------- eff = x = 5,00 m < 7,00 m ⇒ β = 1
 eff
• contrainte des aciers tendus dans la section à mi-travée :

310 MPa
β=
σs

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242

avec :

310 MPa 500 MPa A s, prov


= .
σs fyk A s, req

fyk = 500 MPa ⎫⎪


⎬ ⇒ β =1
A s, req inconnu ⎪⎭

Valeur du rapport portée/hauteur retenue :

  
--- = β. --- --- = 1.1.30 = 30
d d tableau d


⇒ d ≥ ----- = 500
-------- = 16,7 cm
30 30
⇒ d = 17 cm > 16, 7 cm O.K.
⇒ dispense de calcul de la flèche.
Remarque pour l’Annexe nationale française

As ⎫
ρ= ⎪ 
bw .d ⎬ ⇒ ---
d
système structural⎪⎭
tableau

As ⎫
ρ = -----------
- ≤ 0,5 % ⎪
b w .d ⎪ 
⎬ ⇒ --- = 40
dalle intermédiaire portant ⎪ d tableau
dans le sens  x ⎪

7,00 m
eff = x ≥ 7,00 m ⇒ β = ------------------
 eff

eff = x ≥ 5,00 m < 7,00 m ⇒ β = 1

310 MPa
β=
σs

avec :

310 MPa 500 MPa A s, prov f yk = 500 MPa ⎫


= . ⎬ ⇒ β = 1
σs fyk A s, req A s, req inconnu ⎭

  
--- = β. --- --- = 1.1.40 = 40
d d tableau d

 500
⇒ d ≥ ------ = --------- = 12,5 cm
40 40

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État limite de service de déformation 243

Valeur plus favorable que celle recom-


mandée par l’EC 2.
⇒ d = 17 cm > 12, 5 cm O.K.

⇒ dispense de calcul de la flèche.

2. Utilisation des formules

Sens de flexion de la dalle :

 5, 00
α = ----x- >< 0,5 α= = 0, 38 < 0, 5
y 13, 00

⇒ le panneau de dalle porte dans le


sens x
Pourcentage d’armatures :

As 5.1, 13
ρ= ρ= = 0, 33 %
bw .d 100.17

Pourcentage d’armatures de référence :

ρ0 = fck .10 −3 (en MPa) ρ0 = 25 .10 −3 = 0, 5 %

Coefficient tenant compte des différents systèmes structuraux tiré du tableau :

As ⎫
As ⎫ ρ = ----------
- = 0,5 % ⎪
ρ= ⎪ b w .d ⎪
bw .d ⎬ ⇒ K ⎬ ⇒ K = 1,5
dalle intermédiaire portant ⎪
type de dalle ⎪⎭ ⎪
dans le sens  x ⎭

Remarque pour l’Annexe nationale française


La valeur du coefficient K est celle recom-
mandée.

Rapport portée/hauteur obtenu par les formules :

ρ >< ρ0 ⇒ Formule à utiliser ρ = 0, 33 % < ρ0 = 0, 5 %

ρ ρ 3⁄2
--
ρ < ρ0 ⇒ ≤ K 11 + 1,5 f ck ----0- + 3,2 f ck ⎛ ----0- – 1⎞
d ρ ⎝ρ ⎠

3⁄2

25 ⎛ ---------- – 1⎞
0,5 0,5
--- ≤ 1,5 11 + 1,5 25 ---------- + 3,2 = 42
d 0,33 ⎝ 0,33 ⎠

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244

Corrections :
• panneau de dalle supportant des cloisons susceptibles d’être endommagées
avec :

eff = x ≥ 7,00 m ⇒ β = 7,00 m-  =  = 5,00 m < 7,00 m ⇒ β = 1


--------------- eff x
 eff
• contrainte des aciers tendus dans la section à mi-travée :
310 MPa
β=
σs

avec :

310 MPa 500 MPa A s, prov fyk = 500 MPa ⎫⎪


= . ⎬ ⇒ β =1
σs fyk A s, req A s, req inconnu ⎭⎪

Valeur du rapport portée/hauteur retenue :

---  ---
= β. --- = 1.1.42 = 42
d d tableau d

 500
⇒ d ≥ ----- = -------- = 11,9 cm
42 42
⇒ d = 17 cm > 11, 9 cm O.K.
⇒ dispense de calcul de la flèche.
Remarque

   
--- >< --- --- = 30 ou 40 < 42 = ---
d Tableau d Formules d Tableau d Formules

ce qui corrobore le fait que les valeurs extraites du tableau soient plus
« conservatives » que celles obtenues par les formules (et, par suite, que celles
résultant d’un calcul de la flèche par double intégration de la courbure).

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5 Poinçonnement

I. RAPPELS THÉORIQUES
Le poinçonnement est un phénomène qui est susceptible de se produire au
voisinage des zones d’application des charges concentrées sur les faces
supérieures ou inférieures des dalles (ou des appuis des poteaux sur les semelles
de fondation1).
La transmission de la charge concentrée à la dalle (ou à la semelle) s’effectue
par l’intermédiaire de bielles de béton :
• partant du contour de l’aire chargée ;
• formant un angle θ avec le feuillet moyen de l’élément.
Si la charge concentrée est trop importante et/ou si l’aire d’application de cette
charge est trop petite, il risque de se produire un « arrachement » d’une portion
de la dalle entourant la zone de chargement par rapport au reste de la dalle :

Aire
chargée
Pu
Revêtement
Feuillet
moyen h1

h h
2
Bielle de béton

Ce phénomène peut se rencontrer dans les cas suivants :

• Charge concentrée à la
Revêtement
surface d’une dalle, Feuillet
moyen h1
d
h h
θ θ
2

1. EC 2 – 6.4.1 (2)P

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246

• Appui d’une dalle sur


un poteau avec ou h
sans chapiteau,
θ hH

• Appui d’un poteau


sur une semelle de
fondation.

d h
θ θ

Il convient alors de vérifier la résistance au poinçonnement de la dalle2 :


• à l’origine de la bielle de béton partant du contour de l’aire chargée ;
• à l’extrémité de cette bielle, à son intersection avec le plan contenant les
armatures tendues sur la face de la dalle opposée à l’aire chargée (soit en
prenant θ = arctg1/2 : à la distance 2.d du contour de l’aire chargée) ;
• éventuellement, au-delà de l’extrémité de la bielle, si la vérification précé-
dente conduit à prévoir des armatures de poinçonnement, pour délimiter la
zone où doivent être disposées ces armatures.

Ce qui conduit à considérer trois contours de vérification :

u 0 = contour confondu avec la limite de l’aire chargée,

u1 = contour excentré de 2.d par rapport au contour de l’aire chargée,

uout, ef ou uout = contour excentré par rapport au contour u1, délimitant la zone
où sont disposées les armatures de poinçonnement éventuelles.

Aire
1 chargée
θ = Arctg
2

d h
θ θ

u0 u1 uout, ef ou uout

2. EC 2 – 6.4.1 (4)

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Poinçonnement 247

1. Contours de référence
1.1 Définitions
On désigne par :
• aire chargée ( A load) : l’aire d’application, à la surface d’une dalle, d’une
charge concentrée (appliquée ou réaction d’appui) ;
• contour de contrôle de référence (u1) : le contour entourant une aire chargée à
une distance donnée de celle-ci. Cette distance est prise égale à 2.d ;
• aire de contrôle de référence (A cont ) : l’aire délimitée par le contour de
contrôle de référence3 ;
• section de contrôle de référence : la section qui suit le contour de contrôle de
référence et s’étend sur la hauteur utile d ;
• contour de contrôle : un contour de même forme et parallèle au contour de
contrôle de référence4.
Aire
chargée Trace de la section
de contrôle de référence

1
h d θ = Arctg ⇒ θ = 26,6°
2
θ θ
As1y
2.d
As1z

Aire de contrôle Aire de contrôle


de référence de référence: Acont

Autre contour
de contrôle

2.d Contour de contrôle


de référence : u1

Aire chargée : Aload

3. EC 2 – 6.4.1 (3)
4. EC 2 – 6.4.2 (7)

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248

La hauteur utile de la dalle est considérée comme constante et prise égale à5 :


d y + dz
d eff = (6.32)
2
avec : d y et dz = hauteurs utiles des armatures dans les deux directions perpen-
diculaires.
Pour des dalles ou semelles de fondation de hauteur variable, mais pas à redans,
la hauteur utile peut être prise égale à l’épaisseur le long du contour de l’aire
chargée6 :

d0

1 2.d Aire 2.d Section de


θ = Arctg contrôle de référence
2 chargée

d h
θ θ

1.2 Aire chargée éloignée d’un bord libre


Il convient de minimiser la longueur du contour de contrôle de référence tout en
respectant la distance 2.d à l’aire chargée7 :

u1 u1 u1
2.d
2.d 2.d

2.d

5. EC 2 – 6.4.2 (1)
6. EC 2 – 6.4.2 (6)
7. EC 2 – 6.4.2 (1)

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Poinçonnement 249

1.3 Aire chargée près d’une ouverture8

≤ 6.d l1 (≤ l2 )
u1 La partie du contour de
contrôle comprise entre les
2.d deux tangentes à la trémie
issues du centre de l’aire
chargée est considérée comme
non participante8.
l2
Pour 1 > 2, remplacer 2
par :
 1 . 2.
Aire chargée Trémie

1.4 Aire chargée proche de bords libres


Remplacer les contours de contrôle de référence obtenus au § 1.2 par ceux indiqués
ci-dessous si le périmètre qui en résulte (bords libres déduits) est plus faible9 :
Bord libre
u1
Bord libre u1
2.d 2.d
Bord libre u1 2.d
Bord libre 2.d

2.d 2.d

Pour une charge située à une distance inférieure à d d’un bord libre, il convient
de prévoir des armatures de rive particulières10 :
≤d

≥ 2.h

8. EC 2 – 6.4.2 (3)
9. EC 2 – 6.4.2 (4)
10. EC 2 – 6.4.2 (5) + 9.3.1.4

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250

1.5 Cas des poteaux avec chapiteaux (planchers-dalles)

1.5.1 Cas des poteaux circulaires

On désigne par :

H = distance du nu du poteau au bord du chapiteau,


h H = hauteur du chapiteau,

c = diamètre du poteau.

Suivant que la face latérale du chapiteau est située en deçà ou au-delà de la


bielle de béton partant du contour de l’aire chargée, on distingue les deux cas ci-
après.

1.5.1.1 Cas où H < 2.hh

La vérification des contraintes de poinçonnement n’est exigée que pour une


section de contrôle située à l’extérieur du chapiteau à la distance 2.d du contour
du sommet du chapiteau, soit à une distance de la ligne moyenne du poteau telle
que11 :
r cont = 2.d +  H + 0,5.c . (6.33)

rcont rcont A

θ θ d

hH
θ θ

B
lH lH
1
c θ = Arctg ⇒ θ = 26,6°
2

A = section de contrôle de référence,

B = aire chargée.

11. EC 2 – 6.4.2 (8)

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Poinçonnement 251

1.5.1.2 Cas où h ≥ 2.hH


La vérification des contraintes de poinçonnement est exigée pour les deux
sections de contrôle situées12 :
• à l’extérieur du chapiteau (ce qui correspond à la bielle de béton partant du
sommet du chapiteau, comme pour le cas du § 1.5.1.1) ;
• et à l’intérieur du chapiteau (ce qui correspond à la bielle de béton partant de
la base du chapiteau) ;
soit aux distances de la ligne moyenne du poteau suivantes13 :
r cont, ext = 2.d +  H + 0,5.c (contour à l’extérieur du chapiteau), (6.36)

rcont, int = 2 ( d + h H ) + 0, 5.c (contour à l’intérieur du chapiteau). (6.37)

A rcont, ext rcont, ext A

A rcont, int rcont, int A

d d
dH
hH dH hH

B
lH lH
1
c = Arctg ⇒ = 26,6
2

A = sections de contrôle de référence,


B = aire chargée.
Pour la vérification des contraintes de poinçonnement à l’intérieur du chapiteau
la hauteur utile à prendre en compte est égale à d H14.

1.5.2 Cas des poteaux rectangulaires


On désigne par :
h H = hauteur du chapiteau,
c1 et c 2 = dimensions du poteau,

12. EC 2 – 6.4.2 (9)


13. EC 2 – 6.4.2 (11)
14. EC 2 – 6.4.2 (10)

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252

H1 et H2 = distances du nu du poteau au bord du chapiteau, parallèlement à c1


et c 2 respectivement.
Les dimensions du chapiteau au niveau de la sous-face de la dalle sont obtenues
par :
1 = c1 + 2.H1 = largeur parallèle à c1,
2 = c2 + 2.H2 = largeur parallèle à c 2,
avec 1 ≤ 2.

lH1 lH1
(l )
H2 (l )
H2
c1
(c )
l1 (< l2 )
2

(l )
2

1.5.2.1 Cas des chapiteaux rectangulaires avec H < 2.hH


La vérification des contraintes de poinçonnement n’est exigée que pour une
section de contrôle située à l’extérieur du chapiteau (voir figure § 1.5.1.1) à la
distance de la ligne moyenne du poteau15 :
⎧ 2.d + 0,56  1 . 2
r cont = Min ⎨ . (6.34 & 6.35)
⎩ 2.d + 0,69. 1

Remarque
Pour les Règles EC 2, le domaine d’application de ce cas est : H < 2.d. Le cas
où 2.d ≤ H ≤ 2.hH n’est, par conséquent, pas couvert lorsque d ≤ hH.

1.5.2.2 Cas où H > 2.hH


La vérification des contraintes de poinçonnement est exigée pour les deux
sections de contrôle situées à l’extérieur et à l’intérieur du chapiteau16 (voir
figure § 1.5.1.2).

15. EC 2 – 6.4.2 (8)


16. EC 2 – 6.4.2 (9)

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Poinçonnement 253

2. Résistances au poinçonnement
2.1 Contraintes tangentes résistantes
Les valeurs de calcul des résistances au poinçonnement le long des sections de
contrôle sont17 :
v Rd , c = valeur de calcul de la résistance au poinçonnement d’une dalle sans
armatures de poinçonnement,
v Rd , cs = valeur de calcul de la résistance au poinçonnement d’une dalle avec
armatures de poinçonnement,
v Rd, max = valeur maximale de calcul de la résistance au poinçonnement d’une
dalle.

2.1.1 Valeur de calcul de la résistance au poinçonnement d’une dalle


ou d’une semelle de poteau sans armatures de poinçonnement

2.1.1.1 Cas des dalles

La valeur de calcul de la résistance au poinçonnement d’une dalle sans


armatures de poinçonnement est donnée par la formule18 :
⎧⎪ C
Rd , c .k. (100.ρl .fck )
1
3 + k .σ
v Rd , c = Max ⎨ 1 cp
(MPa) (6.47)
⎩⎪ min
v + k .σ
1 cp

avec :

0, 18
CRd , c = valeur recommandée et à utiliser pour l’Annexe nationale
γc
française19,
fck en MPa,

⎧ 200
⎪1 +
k = Min ⎨ d où d est en mm,
⎪2

⎧⎪ ρly .ρlz
ρl = Min ⎨ ,
⎩⎪ 0, 02

17. EC 2 – 6.4.3 (1)P


18. EC 2 – 6.4.4 (1)
19. EC 2 – voir AN

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254

où :
ρly et ρlz = pourcentages d’armatures tendues dans les directions y et z
respectivement. Il s’agit des valeurs moyennes calculées
pour une largeur de dalle égale à la largeur du poteau
augmentée de 3.d de part et d’autre de celui-ci,
3
v min = 0, 035.k 2 . fck (6.3N)

valeur recommandée et à utiliser pour l’Annexe nationale française20,


k1 = 0 , 1 valeur recommandée et à utiliser pour l’Annexe nationale
française21,
σ cy + σ cz
σ cp =
2
où :
σ cy et σ cz = contraintes normales supportées par le béton dans la
section critique suivant les directions y et z respecti-
vement (MPa, positives en compression),
N Ed , y N Ed , z
σ cy = , σ cz =
A cy A cz
N Ed , y et N Ed , z = efforts normaux agissant sur les largeurs de
dalle participante associées aux poteaux,
A cy et A cz = aires des sections de béton qui correspondent aux
efforts normaux N Ed , y et N Ed , z pris en compte.
Remarque
La formule de vRd, c est identique à celle figurant au § 3.2.1, chapitre 8 : « Effort
tranchant », Pratique de l’eurocode 2, J. Roux, Éditions Eyrolles.

2.1.1.2 Cas des semelles de poteaux

La valeur de calcul de la résistance au poinçonnement d’une semelle de poteau


sans armatures de poinçonnement est donnée par la formule22 :
⎧C 1 2.d
⎪⎪ Rd , c . k . (100.ρ.fck ) 3.
a
v Rd = Max ⎨ (MPa) (6.49) et (6.50)
⎪ v min 2.d
⎪⎩ a
avec :
a = distance du nu du poteau au contour de contrôle considéré,

20. EC 2 – voir AN
21. EC 2 – voir AN
22. EC 2 – 6.4.4 (2)

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Poinçonnement 255

0, 18
CRd , c = valeur recommandée et à utiliser pour l’Annexe nationale
γc
française23,
3
v min = 0, 035.k 2 . fck (6.3N)
valeur recommandée et à utiliser pour l’Annexe nationale française24,
⎧ 200
⎪1 +
k = Min ⎨ d où d est en mm.
⎪2

2.1.2 Valeur maximale de calcul de la résistance au poinçonnement d’une dalle


ou d’une semelle de poteau avec ou sans armatures de poinçonnement

La valeur maximale de calcul de la résistance au poinçonnement d’une dalle ou


d’une semelle de poteau avec ou sans armatures de poinçonnement est donnée
par la formule25 :
v Rd , max = 0, 5.ν.fcd

valeur recommandée et à utiliser pour l’Annexe nationale française26


où :

ν = 0, 6 ⎛ 1 − ck ⎞
f
(6.6N)
⎝ 250 ⎠
valeur recommandée et à utiliser pour l’Annexe nationale française avec fck en
MPa27.

2.1.3 Valeur de calcul de la résistance au poinçonnement d’une dalle


ou d’une semelle de poteau avec armatures de poinçonnement

La valeur de calcul de la résistance au poinçonnement d’une dalle ou d’une


semelle de poteau avec armatures de poinçonnement est donnée par la
formule28 :
d 1
v Rd , cs = 0, 75.v Rd , c + 1, 5 A sw .fywd , ef sin α (MPa) (6.52)
sr u1 .d

23. EC 2 – voir AN
24. EC 2 – voir AN
25. EC 2 – 6.4.5 (3)
26. EC 2 – voir AN
27. EC 2 – voir AN
28. EC 2 – 6.4.5 (1)

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256

avec :
A sw = aire d’un cours d’armatures de poinçonnement sur un périmètre
autour du poteau ou du contour chargé en mm2,
s r = espacement radial des cours d’armatures de poinçonnement en mm,
d = hauteur utile moyenne en mm,
fywd , ef = limite d’élasticité de calcul efficace des armatures de
poinçonnement :

⎧ 250 + 0, 25.d
fywd , ef = Min ⎨ en MPa,
⎩ fywd
α = angle des armatures de poinçonnement avec le feuillet moyen de la
dalle.

2.2 Vérification de la valeur maximale de calcul


de la résistance au poinçonnement
2.2.1 Contrainte maximale de poinçonnement

2.2.1.1 Cas d’une charge localisée centrée par rapport au contour de con-
trôle à la surface d’une dalle

La contrainte maximale de poinçonnement est la contrainte tangente sur le


contour de contrôle considéré29 :

VEd
v Ed = (6.38)
u i .d

avec :

ui = périmètre du contour de contrôle,


VEd = effort agissant (charge poinçonnante),

d= hauteur utile moyenne de la dalle :


d y + dz
d= (6.32)
2
d y et dz = hauteurs utiles des armatures dans les deux directions
perpendiculaires.

29. EC 2 – 6.4.3 (3)

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Poinçonnement 257

2.2.1.2 Cas d’une semelle de fondation


La valeur nette de l’effort agissant vaut30 :
VEd , red = VEd − ΔVEd (6.48)

avec :
VEd = effort tranchant appliqué,
ΔVEd = valeur nette de la force de réaction verticale à l’intérieur du contour
de contrôle considéré (réaction du sol moins poids propre de la
fondation).

 Cas d’une charge centrée


La contrainte maximale de poinçonnement est la contrainte tangente sur le
contour de contrôle considéré31 :
VEd , red
v Ed = (6.49)
u i .d
avec :
u i = périmètre du contour de contrôle,
d = hauteur utile moyenne de la semelle :
d y + dz
d= (6.32)
2
d y et dz = hauteurs utiles des armatures dans les deux directions
perpendiculaires.

 Cas d’une charge excentrée


La contrainte maximale de poinçonnement est la contrainte tangente sur le
contour de contrôle considéré32 :

VEd , red ⎡ M Ed .u ⎤
v Ed = ⎢1 + k ⎥ (6.51)
u.d ⎢⎣ VEd , red .W ⎥⎦

avec :
k = coefficient déterminé par le tableau du § 2.2.1.3, cas général
W = coefficient W1 donné au § 2.2.1.3, cas général, 2.2.1.4 ou 2.2.1.5 ci-
après suivant la position du poteau considéré (courant, de rive ou
d’angle) calculé sur le périmètre du contour de contrôle u.

30. EC 2 – 6.4.1 (5) + 6.4.4 (2) + 6.4.3 (8)


31. EC 2 – 6.4.3 (1) & 6.4.4 (2)
32. EC 2 – 6.4.4 (2)

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258

2.2.1.3 Cas d’une charge localisée excentrée par rapport au contour


de contrôle à la surface d’une dalle

 Cas général
La contrainte maximale de poinçonnement est la contrainte tangente sur le
contour de contrôle considéré33 :
VEd
v Ed = β (6.38)
u i .d
avec :
d = hauteur utile moyenne de la dalle,
u i = périmètre du contour de contrôle considéré,
β donné par la formule :
M Ed u1
β = 1+ k . (6.39)
VEd W1
où :
u1 = périmètre du contour de contrôle de référence,
k = coefficient fonction des dimensions c1 et c 2 du poteau prenant en
compte la proportion du moment non équilibré transmis par
cisaillement non uniforme et par flexion et torsion :

c1
---- ≤ 0,5 1,0 2,0 ≥ 3,0
c2

k 0,45 0,60 0,70 0,80

1 u
W1 = ∫0 e .d correspond à une répartition des contraintes de cisaillement
telle que représentée ci-dessous et dépend du périmètre du contour de
contrôle de référence u1 :

33. EC 2 – 6.4.3 (3)

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Poinçonnement 259

2.d

c1

e MEd

dl c2 2.d

d = longueur élémentaire du contour,


e = distance de d à l’axe autour duquel le moment M Ed agit.

 Cas d’un poteau rectangulaire

La formule générale s’applique avec :


c12
W1 = + c1 .c 2 + 4.c 2 .d + 16.d 2 + 2.π.d.c1 (6.41)
2
où :
c1 = dimension du poteau parallèle à l’excentricité de la charge,
c 2 = dimension du poteau perpendiculaire à l’excentricité de la charge.

 Cas d’un poteau circulaire intérieur

La formule générale s’applique avec :


e
β = 1 + 0 , 6. π (6.42)
D + 4.d
où : D = diamètre du poteau circulaire.

 Cas d’un poteau rectangulaire intérieur avec charge excentrée


dans les deux directions

La formule générale s’applique avec :


2 2
⎛ ey ⎞ ⎛e ⎞
β = 1 + 1, 8 ⎜ ⎟ + ⎜ z ⎟ (6.43)
⎝ bz ⎠ ⎝ by ⎠

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260

où :

MEd
e y et e z = excentricités de ,suivant les axes y et z respectivement,
VEd
b y et bz = dimensions du contour de contrôle :

ez VEd

2.d

bz y
ey

u1

by

2.2.1.4 Cas des poteaux de rive soumis à des moments fléchissants


On pose :
e per = excentricité dans le sens perpendiculaire au bord libre,
e par = excentricité dans le sens parallèle au bord libre,
N Ed = effort normal à l’ELU.
⎪⎧1,5.d
Min ⎨
⎩⎪0,5.c1
u1*
Bord libre
2.d

c2
epar
NEd

c1 2.d

eper

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Poinçonnement 261

 Poteau sollicité en flexion composée avec un moment fléchissant d’axe


parallèle au bord libre de la dalle
Dans le cas où34 :
e per est dirigée vers l’intérieur,
e par = 0,
l’effort de poinçonnement peut être considéré comme uniformément réparti le
long du contour de contrôle réduit u1* défini sur la figure ci-dessus.
La contrainte maximale de poinçonnement est obtenue par la formule :

VEd
v Ed =
u1* .d
Dans le cas où e per est dirigée vers l’extérieur, les formules (6.38) et (6.39) du
§ 2.2.1.3 s’appliquent :

VEd
v Ed = β
u1 .d
avec, pour l’évaluation du coefficient W1, l’excentricité e mesurée depuis l’axe
du contour de contrôle (et non pas depuis l’axe du moment).

 Poteau sollicité en flexion déviée


La formule (6.38) du § 2.2.1.3, cas général, donnant la contrainte maximale de
poinçonnement s’applique avec35 :
u1 u
β= + k 1 e par (6.44)
u1* W1

où :
u1 = périmètre du contour de contrôle de référence (voir figures du § 1.4),
u1* = périmètre du contour de contrôle de référence réduit (voir figure ci-
devant),
k = coefficient déterminé par le tableau du § 2.2.1.3, cas général, en
remplaçant c1 c 2 par c1 2.c 2,
W1 coefficient calculé sur le périmètre du contour de contrôle de référence
=
u1.
Dans le cas d’un poteau rectangulaire (voir figure ci-devant) :

c 22
W1 = + c1 .c 2 + 4.c1 .d + 8.d 2 + π.d.c 2 (6.45)
4

34. EC 2 – 6.4.3 (4)


35. EC 2 – 6.4.3 (4)

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262

2.2.1.5 Cas des poteaux d’angle soumis à des moments fléchissants


c1
Bord libre

u1*
c2
⎪⎧1,5.d
Min ⎨
⎩⎪0,5.c2
2.d

Bord libre 2.d


⎧⎪1,5.d
Min ⎨
⎪⎩0,5.c1

La formule (6.38) du § 2.2.1.3, cas général, donnant la contrainte maximale de


poinçonnement s’applique avec36 :
• si l’excentricité est dirigée vers l’intérieur de la dalle :
u1
β= (6.46)
u1*

où :
u1 = périmètre du contour de contrôle de référence (voir figure de droite au
§ 1.4),
u1* = périmètre du contour de contrôle de référence réduit suivant lequel la
répartition de l’effort de poinçonnement est uniforme (voir figure ci-devant),
• si l’excentricité est dirigée vers l’extérieur de la dalle :
M Ed u1
β = 1+ k . (6.39)
VEd W1

2.2.1.6 Cas des structures contreventées

Pour les structures37 :


• dont la stabilité latérale ne dépend pas du fonctionnement en portique des
dalles et des poteaux ;
• et où les longueurs des travées adjacentes ne diffèrent pas de plus de 25 % :

36. EC 2 – 6.4.3 (5)


37. EC 2 – 6.4.3 (6)

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Poinçonnement 263

i
0,8 ≤ ---------- ≤ 1,25
i + 1
on peut prendre en compte les valeurs approchées suivantes du coefficient β,
recommandées et à utiliser pour l’Annexe nationale française38 :

Bord libre ⎧1, 5 : poteau d'angle,



β = ⎨1, 4 : poteau de rive,
⎪1, 15 : pooteau intérieur.

= 1,5

Bord libre

= 1,4 = 1,15

2.2.1.7 Cas des planchers-dalles


Lorsqu’une charge concentrée est appliquée au voisinage d’un poteau, il n’y a
pas lieu de tenir compte de la réduction d’effort tranchant pour transmission
directe des charges aux appuis39.

2.2.2 Vérification
Il convient de vérifier le long du contour de l’aire chargée ou du poteau la
condition40 :
VEd
v Ed = β ≤ v Rd , max (6.53)
u 0 .d
où :
• pour une charge concentrée à la surface d’une dalle41 :

38. EC 2 – voir AN
39. EC 2 – 6.4.3 (7)
40. EC 2 – 6.4.3 (2)
41. EC 2 – 6.4.3 (2a)

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264

u 0 = contour de l’aire chargée,


• pour une semelle de poteau42 :

⎪ périmètre du poteau : poteau intérieur,

⎪⎪ ⎧ c 2 + 3.d
u 0 = ⎨ Min ⎨ : poteau de rive,
⎪ ⎩ c 2 + 2.c1

⎪ Min ⎧⎨
3.d
: poteau d'angle.
⎪⎩ ⎩ c1 + c 2

Si cette condition n’est pas satisfaite, il convient :


• soit d’augmenter l’épaisseur de la dalle :

VEd β.VEd
v Ed = β ≤ v Rd , max = 0, 5.ν.fcd ⇒ u 0 .d ≥ ;
u 0 .d 0, 5.ν.fcd
• soit d’utiliser un béton de résistance supérieure ;
• soit d’augmenter l’aire de chargement (interposition d’une plaque entre la
charge et la dalle).

2.3 Dalles ou semelles de poteaux sans armatures


de poinçonnement
2.3.1 Contrainte maximale de poinçonnement
Voir § 2.2.1 pour la contrainte maximale de poinçonnement et § 2.1.1 pour la
valeur de calcul de la résistance au poinçonnement.

2.3.2 Vérification

2.3.2.1 Cas des dalles


Aucune armature de poinçonnement n’est requise si, pour la section de contrôle
de référence (à l’intérieur ou à l’extérieur des chapiteaux pour les planchers-
champignons43) :

v Ed ≤ v Rd , c

Si cette condition n’est pas satisfaite, il y a lieu de prévoir des armatures de


poinçonnement calculées comme indiqué au § 2.4.

42. EC 2 – 6.4.5 (3)


43. EC 2 – 6.4.3 (2) + 6.4.2 (10)

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Poinçonnement 265

2.3.2.2 Cas des semelles de poteaux


Aucune armature de poinçonnement n’est requise si, pour les contours de
contrôle situés au plus à 2.d du nu du poteau44 :
v Ed ≤ v Rd
Si cette condition n’est pas satisfaite, il y a lieu de prévoir des armatures de
poinçonnement calculées comme indiqué au § 2.4.

2.4 Dalles ou semelles de poteaux avec armatures


de poinçonnement
2.4.1 Contrainte maximale de poinçonnement
Voir § 2.2.1 pour la contrainte maximale de poinçonnement.

2.4.2 Calcul des armatures de poinçonnement


La condition à vérifier pour une dalle avec armatures de poinçonnement s’écrit
(voir § 2.1.3) :
d 1
v Ed ≤ v Rd , cs = 0, 75.v Rd , c + 1, 5 A sw .fywd , ef sin α
sr u1 .d

On en déduit la section des armatures de poinçonnement :

A sw
.fywd , ef ≥
( )
v Ed − 0, 75.v Rd , c u1 .d
sr 1, 5.d.sin α

avec :
A sw = aire d’un cours d’armatures de poinçonnement sur un périmètre
autour du poteau en mm2,
s r = espacement radial des cours d’armatures de poinçonnement en mm.

2.4.3 Contour de la zone avec armatures de poinçonnement


Le contour de contrôle au-delà duquel aucune armature de poinçonnement n’est
requise est défini par45 :
VEd VEd
v Ed = β ≤ v Rd , c ⇒ uout, ef = β (6.54)
uout, ef .d v Rd , c .d

44. EC 2 – 6.4.3 (2) + 6.4.4 (2)


45. EC 2 – 6.4.5 (4)

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266

Il convient de placer la file périphérique extérieure des armatures de poinçon-


nement à une distance inférieure ou égale à k.d à l’intérieur de uout, ef ou de
uout :
u out u out, of

> 2.d
≤ 2.d

k.d
k.d

Contour uout Contour uout, ef

k = 1,5 valeur recommandée et à utiliser pour l’Annexe nationale française46.

2.4.4 Dispositions constructives


Les armatures de poinçonnement sont disposées entre l’aire chargée (ou le
poteau support) et le contour à la distance k.d à l’intérieur du contour à partir
duquel les armatures d’effort tranchant ne sont plus exigées47 :
k = 1,5 valeur recommandée et à utiliser pour l’Annexe nationale française48.

Armatures de A B
poinçonnement

x ≤ 0,75.d ≤ 0,75.d ≤ 0,75.d ≤ k.d

0,5.d > x > 0,3.d

46. EC 2 – voir AN
47. EC 2 – 9.4.5 (2) +9.4.3 (1) et (4)
48. EC 2 – voir AN

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Poinçonnement 267

Espacement radial (2 cours au moins) :

sr ≤ 0, 75.d

Espacement tangentiel le long d’un contour (voir figure § 2.4.3) :

⎧1, 5.d : contour à l'intérieur du contour de référrence,



s t ≤ ⎨ 2.d : contour à l'extérieur du premier contour où les

⎩ armatures de poinçonnement sont nécessaaires.

2.4.5 Section minimale d’armatures de poinçonnement

Elle est donnée par la formule49 :

A sw , min fck
(1, 5.sin α + cos α ) ≥ 0, 08 (9.11)
sr .s t fyk

avec :

A sw, min = aire du brin d’un étrier,

α = angle entre les armatures de poinçonnement et les armatures principales


(c’est-à-dire α = 90˚ pour des cadres verticaux),

s r = espacement dans la direction radiale,

s t = espacement dans la direction tangentielle,

fck et fyk en MPa.

2.4.6 Barres relevées utilisées comme armatures de poinçonnement

Les barres relevées traversant l’aire chargée ou se trouvant à une distance de


cette aire inférieure à 0,25.d peuvent jouer le rôle d’armatures de poinçon-
nement50.

Pour des barres relevées disposées comme indiqué sur la figure ci-dessous, une
seule file périphérique de cadres et étriers est suffisante51.

49. EC 2 – 9.4.3 (2)


50. EC 2 – 9.4.3 (3)
51. EC 2 – 9.4.3 (1)

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268

0,25.d
Barres relevées
utilisées comme
armatures de
poinçonnement

A < 0,5.d A

2.d

Lorsqu’une seule file de barres relevées est prévue :


• leur angle de pliage52 peut être réduit à 30˚ ;
• l’expression (6.52) du § 2.1.3 donnant v Rd , cs s’applique en prenant53
d
= 0, 67.
sr

52. EC 2 – 9.4.3 (4)


53. EC 2 – 9.4.5 (1)

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Poinçonnement 269

II. APPLICATIONS
Application n˚ 1 : étude au poinçonnement
d’une dalle – Aire chargée circulaire
–Énoncé–
On considère la dalle supportant une charge concentrée P = 52 kN, éloignée des
bords de la dalle, figurée ci-dessous :

- ÉLÉVATION - - VUE EN PLAN -


20 cm
P

dz = 9 cm dy = 10 cm
h 20 cm

As1y : 5 ∅ 12 HA p.m.

As1z : 3 ∅ 8 HA p.m.

Matériaux :
• acier : S 500 ;
• béton : fck = 25 MPa.
On se propose de vérifier la dalle au poinçonnement.

–Corrigé–
1. Contour de référence
La charge concentrée étant centrée et éloignée des bords de la dalle :

u1

2.d

c = 20 cm

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270

Périmètre de l’aire chargée :

u 0 = π.c u 0 = π.0, 20 = 0,628 m

Hauteur utile de la dalle :

d y + dz 10 + 9
d= d= = 9,5 cm
2 2
Périmètre du contour de référence :

u1 = π ( c + 2.2.d ) u1 = π ( 0, 20 + 4.0, 095) = 1,822 m

2. Contrainte tangente de référence

Charge poinçonnante :

VEd = 1, 5.Q VEd = 1, 5.52 = 78 KN


Contrainte maximale de poinçonnement :

VEd 78.10 −3
v Ed = v Ed = = 0,451 MPa
u1 .d 1, 822.0, 095

3. Valeur de calcul de la résistance au poinçonnement de la dalle


sans armatures de poinçonnement

⎧⎪ C .k. (100.ρl .fck ) 3 + k1 .σ cp


1
v Rd , c = Max ⎨ Rd , c

⎩⎪ v min + k1 .σ cp

avec :

fck en MPa, fck = 25 MPa

⎧ 200 ⎧ 200
⎪1 + ⎪1 + = 2, 45
k = Min ⎨ d où d est en mm, k = 2 = Min ⎨ 95
⎪2 ⎪2
⎩ ⎩

A s1y 5.1, 13
ρ ly = ----------------------
- ρly = = 0, 00565
1,00 m.d y 100.10

A s1z 3.0, 5
ρ lz = ----------------------
- ρlz = = 0, 0017
1,00 m.d z 100.9

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Poinçonnement 271

⎪⎧ ρly .ρlz ⎧ 0, 00565.0, 0017 = 0, 0031


ρl = Min ⎨ ρl = 0, 0031 = Min ⎨
⎪⎩ 0, 02 ⎩ 0, 02

σ cy + σ cz
σ cp = σ cp = 0 (dalle fléchie uniquement)
2

0, 18 0, 18
CRd , c = CRd , c = = 0, 12
γc 1, 5

k1 = 0 , 1

3 3
v min = 0, 035.k 2 . fck v min = 0, 035.2 2. 25 = 0, 495 MPa

⎧⎪ 0, 12.2. (100.0, 0031.25) 13 + 0, 1.0 = 0, 475


v Rd , c = Max ⎨
⎩⎪ 0, 495 + 0, 1.0 = 0, 495

v Rd , c = 0, 495 MPa

4. Nécessité d’armatures de poinçonnement


4.1 Au voisinage de l’aire chargée

Contrainte maximale de poinçonnement sur le contour de l’aire chargée :

VEd 78.10 −3
v Ed = β v Ed = 1 = 1,307 MPa
u 0 .d 0, 628.0, 095

(β = 1 pour une charge localisée centrée


par rapport au contour de contrôle).
Valeur maximale de calcul de la résistance au poinçonnement d’une dalle avec
ou sans armatures de poinçonnement :
vRd, max = 0,5.ν.fcd

ν = 0, 6 ⎛ 1 − ck ⎞ ν = 0, 6 ⎛ 1 −
f 25 ⎞
= 0, 54
⎝ 250 ⎠ ⎝ 250 ⎠

fck 25
fcd = α cc fcd = 1 = 16,7 MPa
γc 1, 5

v Rd, max = 0, 5.0, 54.16, 7 = 4,51 MPa

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272

Vérification :

v Ed >< v Rd , max v Ed = 1, 307 MPa < 4, 51 MPa = v Rd , max O.K.

4.2 Sur le contour de référence

Contrainte maximale de poinçonnement sur le contour de référence :

VEd 78.10 −3
v Ed = v Ed = = 0,451 MPa (voir § 2)
u1 .d 1, 822.0, 095

Vérification :
v Ed >< v Rd , c v Ed = 0, 451 MPa < 0, 495 MPa = v Rd , c

⇒ armatures de poinçonnement non


nécessaires.

Application n˚ 2 : étude au poinçonnement


d’une dalle – Aire chargée rectangulaire
–Énoncé–
On considère la dalle supportant une charge concentrée P = 75 KN, éloignée des
bords de la dalle, figurée ci-dessous :

- ÉLÉVATION - - VUE EN PLAN -


12 cm x 12 cm
p

h dz = 9 cm dy = 10 cm 12 cm

As1y : 5 ∅ 12 HA p.m.

As1z : 5 ∅ 8 HA p.m. 12 cm

Matériaux :
• acier : S 500 ;
• béton : fck = 25 MPa.
On se propose de vérifier la dalle au poinçonnement.

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Poinçonnement 273

–Corrigé–
1. Contour de référence
La charge concentrée étant centrée et éloignée des bords de la dalle :

u1
2.d

c1 = 0,12 m

0,12 m

Périmètre de l’aire chargée :

u 0 = 4.c1 u 0 = 4.0, 12 = 0,48 m


Hauteur utile de la dalle :

d y + dz 10 + 9
d= d= = 9,5 cm
2 2
Périmètre du contour de référence :

2.π. ( 2.d ) 2.π. ( 2.0, 095)


u1 = 4.c1 + 4 u1 = 4.0, 12 + 4 = 1,674 m
4 4

2. Contrainte tangente de référence


Charge poinçonnante :
VEd = 1, 5.Q VEd = 1, 5.75 = 112,5 KN
Contrainte maximale de poinçonnement :

VEd 112, 5.10 −3


v Ed = v Ed = = 0,707 MPa
u1 .d 1, 674.0, 095

3. Valeur de calcul de la résistance au poinçonnement de la dalle


sans armatures de poinçonnement

⎧⎪ C
Rd , c .k. (100.ρl .fck )
1
3 + k .σ
v Rd , c = Max ⎨ 1 cp

⎩⎪ v min + k1 .σ cp

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274

avec :

fck en MPa, fck = 25 MPa


⎧ 200 ⎧ 200
⎪1 + ⎪1 + = 2, 45
k = Min ⎨ d où d est en mm, k = 2 = Min ⎨ 95
⎪2 ⎪2
⎩ ⎩
A s1y 5.1, 13
ρ ly = ----------------------
- ρly = = 0, 00565
1,00 m.d y 100.10
A s1z 5.0, 5
ρ lz = ----------------------
- ρlz = = 0, 00278
1,00 m.d z 100.9
⎧⎪ ρly .ρlz ⎧ 0, 00565.0, 00278 = 0, 0040
ρl = Min ⎨ ρl = 0, 0040 = Min ⎨
⎩⎪ 0, 02 ⎩ 0, 02
σ cy + σ cz
σ cp = σ cp = 0 (dalle fléchie uniquement)
2
0, 18 0, 18
CRd , c = CRd , c = = 0, 12
γc 1, 5
k1 = 0 , 1
3 3
v min = 0, 035.k 2 . fck v min = 0, 035.2 2. 25 = 0, 495
⎧⎪ 0, 12.2. (100.0, 0040.25) 13 + 0, 1.0 = 0, 517
v Rd , c = Max ⎨
⎩⎪ 0, 495 + 0, 1.0 = 0, 495
v Rd , c = 0, 517 MPa

4. Nécessité d’armatures de poinçonnement


4.1 Au voisinage de l’aire chargée

Contrainte maximale de poinçonnement sur le contour de l’aire chargée :

VEd 112, 5.10 −3


v Ed = β v Ed = 1 = 2,47 MPa
u 0 .d 0, 48.0, 095
(β = 1 pour une charge localisée centrée
par rapport au contour de contrôle).
Valeur maximale de calcul de la résistance au poinçonnement d’une dalle avec
ou sans armatures de poinçonnement :
v Rd , max = 0, 5.ν.fcd

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Poinçonnement 275

ν = 0, 6 ⎛ 1 − ck ⎞ ν = 0, 6 ⎛ 1 −
f 25 ⎞
= 0, 54
⎝ 250 ⎠ ⎝ 250 ⎠
fck 25
fcd = α cc fcd = 1 = 16,7 MPa
γc 1, 5
v Rd, max = 0, 5.0, 54.16, 7 = 4,51 MPa
Vérification :
v Ed >< v Rd , max v Ed = 2, 47 MPa < 4, 51 MPa = v Rd , max O.K.

4.2 Sur le contour de référence

Contrainte maximale de poinçonnement sur le contour de référence :


VEd 112, 5.10 −3
v Ed = v Ed = = 0,707 MPa (voir § 2)
u1 .d 1, 674.0, 095

Vérification :
v Ed >< v Rd , c v Ed = 0, 707 MPa > 0, 517 MPa = v Rd , c
⇒ armatures de poinçonnement
nécessaires.

5. Armatures de poinçonnement

5.1 Armatures calculées


Armatures résistantes :
A sw
.fywd , ef ≥
( )
v Ed − 0, 75.v Rd , c u1 .d
sr 1, 5.d.sin α

⎧ 250 + 0, 25.d
fywd , ef = Min ⎨ (MPa, mm)
⎩ fywd
⎧ 250 + 0, 25.95 = 274 MPa

fywd , ef = 274 MPa = Min ⎨ 500
⎪⎩ 1, 15 = 435 MPa

α = angle des armatures


de poinçonnement avec le feuillet
moyen de la dalle : α = 90˚ (armatures droites)
A sw ( 0, 707 − 0, 75.0, 517 ) 1, 674.0, 095 2
≥ 10
sr 1, 5.0, 095.1.274
A sw 1
≥ cm 2 /cm de contour
sr 7, 69

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276

Contour de la zone contenant les armatures de poinçonnement :


VEd 112, 5.10 −3
uout, ef = β uout, ef = 1 = 2,291 m
v Rd , c .d 0, 517.0, 095

2.π. ( 2.d ')


uout, ef = 4.c1 + 4
4

uout, ef − 4.c1
uout, ef = 4.c1 + 2.π. ( 2.d ') ⇒ 2.d ' =
2.π
2, 291 − 4.0, 12
2.d ' = = 0,288 m
2.π

5.2 Dispositions constructives

5.2.1 Espacement radial des armatures de poinçonnement


En disposant les nappes d’armatures de poinçonnement parallèlement aux côtés
de l’aire chargée :

Armatures de poinçonnement
A B

x sr sr sr ≤ k.d

2.d 2.d'
100
= 20 cm
5 20 cm
5 ∅ 12 HA p.m.
ou
5 ∅ 8 HA p.m.

st

12 cm 4 cm
2.d = 19 cm
2.d' = 28,8 cm

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Poinçonnement 277

x >< 0, 3.d x = 4 cm > 2, 85 cm = 0, 3.9, 5 O.K.

2.d '− 2.d >< k.d 28, 8 − 19 = 9, 8 cm < 14, 25 cm = 1, 5.9, 5 O.K.

Pour deux cours d’armatures de poinçonnement :

s r = 2.d − x >< 0, 75.d s r = 19 − 4 = 15 cm > 7, 125 cm = 0, 75.9, 5

⇒ prenons 4 cours (ce qui imposera de


prévoir des barres de montage, parallèles au
feuillet moyen de la dalle et de faible diamètre) :

15
sr = = 5 cm < 7, 125 cm O.K.
3
⇒ vérification de la section d’armatures de
poinçonnement calculée pour des
épingles φ 6 HA, le long du contour uout, ef :
A sw = 8.0,28 = 2,24 cm2
s r = 2,24.7,69 = 17,23 cm > 5 cm O.K.

19 2 = 26,87 cm > 19 cm = 2.9,5 = 2.d

k.d = 14,25 cm > 9,8 cm

st = 12 cm

d = 9,5 cm
28,8 1914 9 4

5.2.2 Espacement tangentiel des armatures de poinçonnement

⎧ 1,5.d : contour à l’intérieur du contour de référence,



s t ≤ ⎨ 2.d : contour à l’extérieur du premier contour où les armatures

⎩ de poinçonnement sont nécessaires
st = 12 cm < 14,25 cm = 1,5.9,5 O.K.

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278

5.2.3 Section minimale

A sw , min fck
(1, 5.sin α + cos α ) ≥ 0, 08
sr .s t fyk

0, 08 fck . ( sr .s t ) 0,08 25.5.12 2


A sw , min ≥ A sw, min ≥ --------------------------------- = 0,032 cm
(1, 5.sin α + cos α ) fyk ( 1,5 + 0 ).500

A sw = 0, 28 cm 2 > 0, 032 cm 2 = A sw , min O.K.

6. Schéma de ferraillage

- COUPE AA -

3 3

5 2
- VUE EN PLAN - 1

1 3

4 5

A A

3 3

4 5
3

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Poinçonnement 279

Repère Armature Nombre Observations


 φ 12 HA 5 pm Armatures inférieures dalle
 φ8 5 pm Armatures inférieures dalle
 Cadres φ 6 HA 4×4 Armatures de poinçonnement
 φ 6 HA 2×2 Aciers de montage supérieurs
 φ 6 HA 2×2 Aciers de montage inférieurs

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6 Corbeaux

I. RAPPELS THÉORIQUES
L’eurocode 2 traite des corbeaux dans une annexe informative.

1. Définition
On désigne par1 :
FEd = effort vertical ultime,
H Ed = effort horizontal ultime,
a c = distance horizontale de la ligne d’action de FEd à la face la plus proche
du poteau,
h c = hauteur de la console au niveau de son encastrement dans le poteau,
d = hauteur utile des armatures les plus proches de la face supérieure de la
console,
a H = distance de la face supérieure du dispositif d’appui à la ligne moyenne
des armatures les plus proches de la face supérieure de la console.
Les consoles courtes peuvent être étudiées au moyen d’un modèle de « bielle –
tirant » défini comme suit2 :
• tirant = armatures les plus proches de la face supérieure de la console ;
• bielle = élément de béton comprimé incliné d’un angle θ sur l’horizontale,
partant de l’intersection de l’axe de l’effort vertical FEd avec l’axe
horizontal des aciers supérieurs tendus et coupant le plan de la face
verticale du poteau ;
z 0 = distance du pied de la bielle à l’axe horizontal des aciers supérieurs tendus.
Un corbeau ou console courte est une console telle que :
a c < z0 [17.1]
et
1 ≤ tgθ ≤ 2, 5 [17.2]

1. EC 2 – annexe J 3 (1)
2. EC 2 – 6.5

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282

FEd
ac

aH
H Ed
As, main θ
z0 bw
d hc

La hauteur du corbeau peut être constante ou variable le long de sa portée.


L’équilibre des moments au droit de la face du poteau s’écrit :

FEd
ac

aH
Fs A HEd
θ
z0 Tirant Bielle
bw d
Fc B

t
M B = F Ed .a c + H Ed ( a H + z 0 ) = F s .z 0 [17.3]

t
M A = F Ed .a c + H Ed .a H = F c .a c .sin θ [17.4]

Nous en déduisons :

ac ⎛ a ⎞
[17.3 ] ⇒ Fs = FEd + H Ed ⎜ 1 + H ⎟ [17.5]
z0 ⎝ z0 ⎠

aH
FEd + H Ed
ac
[17.4 ] ⇒ Fc = [17.6]
sinθ

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Corbeaux 283

Les consoles pour lesquelles a c ≥ z 0 sont considérées comme des poutres en


console (portes-à-faux).
Lorsque la charge est directement appliquée au niveau de l’extrados de la
console, on a un « appui direct » ; dans le cas contraire, on a un « appui
indirect ». C’est le cas par exemple, d’une console courte supportant une poutre,
lorsque le volume de la console est noyé dans la poutre :

« Appui direct » « Appui indirect »

2. Vérification de la compression des bielles


de béton
Limitation de la contrainte de compression des bielles de béton (en l’absence de
traction transversale3) :
fck
fc ≤ σ Rd , max = fcd = α cc [17.7] (6.55)
γc

avec :
α cc = 1, valeur recommandée et à utiliser par l’Annexe nationale française4 dans
le cas des bâtiments,
α cc = 0, 85 , valeur recommandée dans le cas des ponts. L’Annexe nationale
française préconise αcc = 1 (voir § 2.4.2.2, chapitre 3 : « Béton armé –
Généralités », Pratique de l’eurocode 2, J. Roux, Éditions Eyrolles).
Dans la section droite a.bw de la bielle, nous avons :

3. EC 2 – 6.5.2 (1)
4. EC 2 – voir AN

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284

ac FEd cos θ = 2
d − z0
HEd
aH
aH FEd + H Ed
ac
A s , main θ Fc =
sinθ

Fc
z0 fc = ≤ σ Rd , max
a .b w
bw d
Fc
π
fc a −θ
d− z 0 2


θ

ah
bp
t

D’où la vérification de la compression de la bielle de béton :


1 ≤ tgθ ≤ 2, 5 ⇒ choix de l’angle θ d’inclinaison de la bielle
aH
FEd + H Ed
ac
⇒ Fc = [17.8]
sinθ

Fc
⇒ a≥ [17.9]
bw .σ Rd , max

⇒ a h = a.sin θ ≤ t (profondeur de l’appui) [17.10]

a
⇒ z 0 = d − 2 > a c sinon, la structure envisagée est à considérer comme
cos θ
une poutre-console.
D’où la condition à satisfaire pour avoir une console courte, en respectant la
compression de la bielle de béton :
z0 > a c

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Corbeaux 285

a
d − 2 > ac
cos θ

Fc
d− > ac
2.bw .σ Rd , max . cos θ

aH a
FEd + H Ed FEd + H Ed H
ac ac
d− =d− > ac
2.bw .σ Rd , max . cos θ.sinθ bw .σ Rd , max .sin2θ

aH
FEd + H Ed
ac
d − ac >
bw .σ Rd , max .sin2θ

aH
FEd + H Ed
ac
sin2θ > ⇒ θ
bw ( d − a c ) .σ Rd , max

Remarque
Contraintes sur le prisme à base triangulaire en pied de la bielle de béton
comprimée :
– sur la facette « verticale » :

Fc .cos θ
fc = avec a v = a.cos θ et en désignant par bp l’épaisseur du poteau ;
bp .a v
– sur la facette « horizontale » :

Fc .sin θ
fc = avec ah = a.sinθ.
bp .ah

3. Armatures
3.1 Armatures supérieures tendues
Elles peuvent être constituées5 :
• de cadres horizontaux ;
• de barres avec crochet d’extrémité, ancrées :

5. EC 2 – annexe J 3 (4)

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286

– dans l’élément porteur, sur la paroi opposée et à partir des armatures du


poteau les plus proches de cette paroi ;
– au voisinage du nez de la console, au-delà du bord intérieur de la zone
chargée.
FEd
ac

HEd
A s, main
Ancrage
Ancrage

Les armatures supérieures tendues équilibrent les efforts de traction dans le


tirant avec une contrainte :
fyk
fs ≤ fyd =
γs
D’où leur section :
ac ⎛ aH ⎞
Fs = FEd + H Ed ⎜⎝ 1 + z ⎟⎠
z0 0
[17.11]
Fs
A s, main =
fyd

3.2 Armatures horizontales de répartition


Si a c < 0, 5.h c , elles sont constituées de cadres fermés horizontaux ou inclinés,
de section donnée par6 :
∑ As, ink = k1.As, main [17.12]

avec :
k1 = 0, 25 , valeur recommandée et à utiliser par l’Annexe nationale française7.

6. EC 2 – annexe J 3 (2)
7. EC 2 – voir AN

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Corbeaux 287

As, main

∑ As, ink

Dans le cas contraire, les armatures horizontales de répartition ne sont pas


imposées.

3.3 Armatures verticales


Elles sont constituées de cadres et étriers verticaux non calculés pour8 :
• équilibrer les efforts de torsion (décentrement accidentel des charges, ou
décentrement de construction) ;
• équilibrer les efforts de fendage lorsque les aciers horizontaux sont de
diamètre relativement gros et ancrés par courbure en nez de console ;
• maintenir les aciers horizontaux.
Dans le cas « d’appuis indirects », ces armatures servent d’armatures de
suspension et doivent donc être calculées en conséquence.

3.3.1 Cas où ac ≤ 0,5.hc

Aucune armature verticale n’est requise.

3.3.2 Cas où ac > 0,5.hc

Effort tranchant résistant de calcul d’un élément sans armatures d’effort


tranchant (voir § 3.2.1, chapitre 8 : « Effort tranchant », Pratique de l’eurocode 2,
J. Roux, Éditions Eyrolles)9 :

8. EC 2 – annexe J 3 (3)
9. EC 2 – 6.2.2 (1)

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288

⎧ ⎡ CRd , c .k. 3 100.ρl .fck + k1 .σ cp ⎤ bw .d = VRd , c1


⎪⎣ ⎦
VRd , c = Max ⎨ [17.13] (6.2.a)
⎪⎩ ⎡⎣ v min + k1 .σ cp ⎤⎦ bw .d = VRd , c 2 (6.2.b)
(MN, MPa, m)

Si FEd > VRd , c, on dispose une section d’armatures verticales constituée de


cadres fermés verticaux de section totale :
FEd
∑ As, ink = k 2 fyd
[17.14]

avec :
k 2 = 0, 5 , valeur recommandée et à utiliser par l’Annexe nationale française10.
Si FEd ≤ VRd , c, les armatures verticales ne sont pas requises.

As, main

∑ As, ink

4. Dispositions constructives
L’armature supérieure doit être amenée suffisamment près du nez de console
pour éviter la rupture de l’angle supérieur de la console.

10. EC 2 – voir AN

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Corbeaux 289

FEd FEd

A s, main A s, main
bw bw
hc hc

NON OUI

ou

De même, pour éviter les risques de désordre au voisinage du nez de la console


par écrasement du béton ou par fissuration, il faut prévoir un décalage entre le
dispositif d’appui et l’extrémité de la console.

Décalage
d’appui

H Ed
As, main
bw
hc

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290

Disposition des armatures :

As, main As, main

∑ As, ink
= si FEd > VRD, c
k 2.As, main

∑ As, ink = k1.As, main ∑ As, ink = k1.As, main

a c ≤ 0, 5.h c a c > 0, 5.h c


Remarque
Dans le cas où a c > 0, 5.hc, contrairement aux indications du § 3.2 et par sécurité,
on disposera des armatures horizontales de répartition.

II. APPLICATION
Application : console courte
–Énoncé–
On considère les consoles d’appui de la poutre, figurée ci-dessous :

Actions sur la poutre :


25 10 m 25 • charges permanentes (poids propre
cm cm compris) : g = 10 kN/m ;
• charges d’exploitation :
10 cm
H – composante verticale (assimila-
ble à une charge uniforme) :
2 cm
40 35 q = 15 kN/m ;
cm cm – résultante des composantes
15 horizontales :
cm H = + 24 kN.
50 cm Matériaux :
• béton : fck = 25 MPa ;
• aciers : S 500 HA.

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Corbeaux 291

On se propose :
1/ de vérifier le béton ;
2/ de calculer les armatures.

–Corrigé–
1. Sollicitations en tête de console

Réaction verticale :
L = longueur totale de la poutre L = 10,00 + 2.0,25 = 10,50 m

L 10, 50
FEd = (1, 35.g + 1, 5.q ) FEd = (1, 35.10 + 1, 5.15) = 189 kN
2 2
Réaction horizontale :

H Ed = 1, 5.H H Ed = 1, 5.24 = 36 kN = 0,036 MN

2. Vérification de la compression des bielles de béton

2.1 Type de console

d = 0, 9.h c d = 0,9.0,35 = 0,315 m

fck 25
σ Rd , max = fcd = α cc σ Rd, max = 1 = 16,7 MPa
γc 1, 5

aH
FEd + H Ed
ac
sin2θ > ⇒ θ
bw ( d − a c ) .σ Rd , max

0, 02
189 + 36
0, 25
sin2θ > 10 −3 = 0, 442 < 1
0, 40 ( 0, 315 − 0, 25) .16, 7

⇒ 2.θ = 26, 23° ⇒ θ = 13, 12°

1 ≤ tgθ ≤ 2, 5 ⇔ 45° ≤ θ ≤ 68, 20° θ = 13, 12° < 45° ⇒ prenons θ = 45˚

aH 0,02
FEd + H Ed 189 + 36 ----------
ac 0,25- = 271,36 kN
Fc = F c = ---------------------------------
sinθ sin 45°

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292

Fc 271, 36
a≥ a≥ 10 −3 = 0,0406 m
bw .σ Rd , max 0, 40.16, 7

a h = a.sin θ >< t a h = 0, 0406.sin 45 = 0, 0287 m < 0, 50 m = t O.K.

a 0,0406
----------------
z 0 = d − 2 >< a c 2
z 0 = 0,315 – ----------------- = 0,286 m > 0,25 m = a c
cos θ cos 45°
⇒ La vérification du béton de la bielle est
assurée et on a une console courte.

2.2 Remarque : contraintes sur le prisme à base triangulaire en pied


de la bielle de béton comprimé
• sur la facette « verticale » :
a v = a. cos θ av = 0,0406.cos 45° = 0,0287 m

bp = épaisseur du poteau bp = 0,40 m (en l’absence d’indication de l’énoncé)

Fc . cos θ –3
f c = 271,36.10
fc = .cos 45°- = 16,71 MPa
-----------------------------------------------
bp .a v 0,40.0,0287

fc >< σ Rd , max fc = 16, 71 MPa ≈ 16, 7 MPa = σ Rd , max O.K.


• sur la facette « horizontale » :
a h = a.sin θ ah = 0,0406. sin 45° = 0,0287 m

Fc .sin θ –3
f c = 271,36.10 .sin 45°- = 16,71 MPa
fc = ----------------------------------------------
bp .a h 0,40.0,0287

fc >< σ Rd , max fc = 16, 71 MPa ≈ 16, 7 MPa = σ Rd , max O.K.

Conclusion
Pour pouvoir satisfaire la vérification du béton sur le prisme à base triangulaire
en pied de la bielle de béton comprimé, il faut augmenter l’épaisseur du poteau
(et éventuellement celle de la console). En partant de la plus grande contrainte fc
(ici, θ = 45˚ et les contraintes sur les côtés de l’angle droit du prisme à base
triangulaire sont égales) :

Fc .sin θ Fc .sin θ
fc = ≤ σ Rd , max ⇒ bp ≥
bp .a h a h .σ Rd , max
–3
271,36.10 .sin 45°
b p ≥ ----------------------------------------------- = 0,4003 m
0,0287.16,7

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Corbeaux 293

⇒ bp = 45 cm

3. Armatures
3.1 Armatures supérieures tendues
Section :
fyk 500
fs ≤ fyd = fs = = 435 MPa
γs 1, 15

ac ⎛ a ⎞ 0, 25 ⎛ 0, 02 ⎞
Fs = FEd + H Ed ⎜ 1 + H ⎟ Fs = 189 + 36 ⎜ 1 + = 203,73 kN
z0 ⎝ z0 ⎠ 0, 286 ⎝ 0, 286 ⎟⎠

Fs 203, 73.10 −3 4
A s, main = A s, main = 10 = 4, 68 cm 2
fyd 435

⇒ 2 boucles φ 14 HA :
A s, main = 2.2.1,54 = 6,16 cm2

1 U ∅ 14 HA

1 U ∅ 14 HA

Ancrages aux deux extrémités : pour mémoire.

3.2 Armatures horizontales de répartition


Cadres fermés horizontaux :
a c >< 0, 5.h c a c = 0, 25 m > 0, 175 m = 0, 5.0, 35 = 0, 5.h c
⇒ pas d’armatures horizontales de répar-
tition requises. Néanmoins, nous garderons
par sécurité, la section minimale requise :
k1 = 0, 25 , valeur recommandée
et à utiliser par l’Annexe
nationale française : k1 = 0, 25

∑ As, ink = k1.As, main ∑ As, ink = 0, 25.6,16 = 1, 54 cm 2


⇒ 2.2 boucles φ 6 HA :

A s, ink = 2.2.0, 28 = 1, 12 cm 2

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294

∑ As, ink = 2.1,12 = 2,24 cm2

1 U ∅ 6 HA

1 U ∅ 6 HA

1 U ∅ 6 HA

1 U ∅ 6 HA

3.3 Armatures verticales

a c >< 0, 5.h c a c = 0, 25 m > 0, 175 m = 0, 5.0, 35 = 0, 5.h c

⇒ nécessité de comparer FEd à VRd , c.


Effort tranchant résistant de calcul d’un élément sans armatures d’effort
tranchant :

A sl = aire de l’armature longitudinale tendue dans la section distante de d + l bd


de celle étudiée : A sl = 2.2.1, 54 = 6, 16 cm 2 (2 boucles supérieures).

A sl 6, 16
ρl = >/ 2% ρl = = 0, 0049 < 2 %
bw .d 40.31, 5

N Ed = effort normal N Ed = 0 (flexion)

N Ed
σ cp = σ cp = 0
Ac

⎧ ⎡ CRd , c .k. 3 100.ρl .fck + k1 .σ cp ⎤ bw .d = VRd , c1


⎪⎣ ⎦
VRd , c = Max ⎨
⎪ ⎡⎣ v min + k1 .σ cp ⎤⎦ bw .d = VRd , c 2

avec :

0, 18 0, 18
CRd , c = CRd , c = = 0, 12
γc 1, 5

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Corbeaux 295

⎧ 200 mm ⎧ 200
⎪1 + ⎪1 + = 1, 8
k = Min ⎨ d k = 1, 8 = Min ⎨ 315
⎪2 ⎪2
⎩ ⎩

k1 = 0, 15 k1 = 0, 15

3 3
v min = 0, 035.k 2 . fck v min = 0, 035.1, 8 2. 25 = 0, 423

⎡ 4, 9 ⎤
VRd , c1 = ⎢ 0, 12.1, 8 3 100 25 + 0, 15.0 ⎥ 0, 40.0, 315 = 0, 063 MN
⎣ 1 000 ⎦

VRd , c 2 = ( 0, 423 + 0, 15.0 ) 0, 40.0, 315 = 0, 053 MN

⎧⎪ 0, 063 MN = VRd , c1
VRd , c = 0, 063 MN = Max ⎨
⎪⎩ 0, 053 MN = VRd , c 2

Nécessité d’armatures verticales :

FEd >< VRd , c FEd = 0, 189 MN > 0, 063 MN = VRd , c

⇒ nécessité d’armatures verticales.

Armatures verticales :

k 2 = 0, 5, valeur recommandée
et à utiliser par l’Annexe
nationale française : k 2 = 0, 5

FEd 189.10 −3 4
∑ As, ink = k 2 fyd
∑ As, ink = 0, 50 435
10 = 2, 17 cm 2

⇒ 2.2 cadres φ 6 HA :

∑ As, ink = 2.2.2.0,28 = 2,24 cm2


1 cadre
∅ 6 HA
1 cadre
∅ 6 HA

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296

4. Schéma de ferraillage

40 cm

2 U ∅ 14 HA
horizontaux

40 2 U ∅ 6 HA
cm
horizontaux
35 cm
2.2 cadres ∅6 HA
2 U∅ 6 HA
horizontaux

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7 État limite ultime de fatigue

I. RAPPELS THÉORIQUES
1. Introduction
Il convient d’effectuer une vérification à la fatigue pour les structures et les
éléments de structure soumis à des cycles de chargement réguliers comme par
exemple1 :
• les chemins de roulement des grues ;
• les ponts soumis à des charges de trafic élevées.
L’Annexe nationale française exclut de la vérification à la fatigue les ouvrages
suivants2 :
• bâtiments ;
• fondations et murs de soutènement ;
• structures enterrées avec une couverture minimale de 1,00 m de terre ;
• piles et poteaux non rigidement reliés aux superstructures ;
• culées de voûtes et ponts à l’exception des culées creuses.
Pour les ponts, la liste précédente est complétée par3 :
• les passerelles, à l’exception des éléments de structure très sensibles au vent ;
• les structures enterrées avec couverture de terre minimale de 1,50 m pour les
ouvrages ferroviaires ;
• les piles et poteaux non rigidement liés au tablier.
La vérification à la fatigue est effectuée séparément pour le béton et pour
l’acier4.

2. Combinaisons d’actions
Les actions cycliques potentiellement génératrices de fatigue dans les structures
sont définies par :

1. EC 2 – 6.8.1 (2)
2. EC 2 – voir AN
3. EC 2 – 6.8.1 (102)
4. EC 2 – 6.8.1 (1)P

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298

• une intensité maximale ;


• une intensité minimale ;
• un nombre de cycles (occurrences) pendant lequels elles agissent, sur une
période donnée (un an en général pour les charges routières par exemple).

Pour le calcul des étendues de contrainte, on doit faire la distinction entre5 :


• les actions non cycliques ;
• et les actions cycliques génératrices de fatigue.

2.1 Combinaison de base


Cette combinaison d’action ne prend en compte que les actions non cycliques.
Symboliquement, elle se formule de la façon suivante (c’est une combinaison
fréquente à l’ELS telle que définie au § 1.3.4, chapitre 3 : « Béton armé –
Généralités », Pratique de l’eurocode 2, J. Roux, Éditions Eyrolles) :

∑ G k , j + ψ1, 1.Q k , 1 + ∑ ψ 2, i .Q k , i (6.67)


j ≥1 i >1

avec :

Q k , 1 et Q k , i actions non cycliques et non permanentes.

Bien que la combinaison d’actions précédente corresponde aux ELS, la fatigue


est considérée comme un ELU.

2.2 Combinaison de base plus action cyclique


Cette combinaison d’actions prend en compte toutes les actions (cycliques et
non cycliques). Symboliquement, elle se formule de la façon suivante :

∑ G k , j + ψ1, 1.Q k , 1 + ∑ ψ 2, i .Q k , i + Q fat (6.69)


j ≥1 i >1

avec :

Q fat = charge de fatigue considérée (charge de trafic telle que définie dans
l’EN 1991 par exemple, ou tout autre charge cyclique6).

5. EC 2 – 6.8.3
6. EN 1991

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État limite ultime de fatique 299

3. Calcul des contraintes


Le calcul des contraintes doit être conduit dans l’hypothèse des sections
fissurées7 (voir § 8.3, chapitre 7 : « Flexion simple », Pratique de l’eurocode 2,
J. Roux, Éditions Eyrolles, et § 2.4.3, 3.4 et 4.2.2, chapitre 11 : « Flexion
composée », Pratique de l’eurocode 2, J. Roux, Éditions Eyrolles).
On appelle étendue de contrainte, la différence de contrainte, dans l’acier ou le
béton, entre les contraintes calculées sous les deux combinaisons d’actions
définies au § 2.

4. Vérification pour les armatures


4.1 Vérification explicite de l’endommagement
4.1.1 Principe de la vérification
Le principe de la vérification pour les armatures consiste à comparer l’étendue
de contraintes agissante (entre les combinaisons de base et de base plus action
cyclique) à une étendue de contraintes résistante correspondant au type de
barres utilisées.
L’étendue de contraintes résistante est obtenue pour un nombre N* de cycles
défini à partir d’une courbe caractéristique de résistance en fatigue8 (aussi
appelée courbe S-N) :

log ΔσRsk

A : armatures à la limite d’élasticité

A b = k1
1
b = k2
1

log N
N*

Pour cette courbe :


N* = nombre de cycles de référence,
Δσ Rsk = étendue de contraintes résistante,

7. EC 2 – 6.8.2 (1)P
8. EC 2 – 6.8.4 (1)

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300

b = k1 ou b = k 2 caractérisent les pentes des segments inclinés de la courbe,


A correspond au cas des armatures soumises à la limite élastique sous la
combinaison de base plus action cyclique.
Les valeurs recommandées et à utiliser par l’Annexe nationale française des
paramètres de la courbe S-N des armatures de béton armé sont données dans le
tableau ci-dessous :
Exposant de la contrainte DsRsk(MPa)
Type d’armatures N*
k1 k2 Pour N* cycles

Barres droites et barres pliées1 106 5 9 162,52


Barres soudées et treillis soudé 107 3 5 58,5
Dispositifs de couplage 107 3 5 35
Note 1
Pour les barres pliées, il convient de multiplier Δσ Rsk par le coefficient de réduction :

D
ξ = 0, 35 + 0, 026
φ
avec :
D = diamètre du mandrin de cintrage,
φ = diamètre de la barre.
Note 2
L’Annexe nationale française préconise :

⎧ 160 MPa : φ ≥ 40 mm
Δσ Rsk = ⎨
⎩ 210 MPa : φ ≤ 16 mm

avec interpolation linéaire pour 16 mm < φ < 40 mm

4.1.2 Caractéristiques de la courbe S-N


Notations : log ΔσRsk A : armatures à la limite d’élasticité
Δσ A = fyk − σ sb = ordonnée
de A , A B
log ΔσA b = k1
avec :
1
σ sb = contrainte des arma- log Δσ* b = k2
tures sous combinaison Rsk 1
de base,
N B = nombre de cycles log N
correspondant au point log NB log N*
B,
Δσ *Rsk = étendue de
contrainte résistante
correspondant à
N* cycles,
N = nombre de cycles de
l’action cyclique consi-
dérée.

Ordonnée du point A correspondant à la limite d’élasticité des armatures :


(
log Δσ A = log fyk − σ sb )

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État limite ultime de fatique 301

Abscisse du point B :
k1
log N* − log N B k N* ⎛ Δσ A ⎞
= 1 ⇒ = ⇒
log Δσ A − log Δσ *Rsk 1 N B ⎜⎝ Δσ *Rsk ⎟⎠
k1
⎛ Δσ * ⎞
N B = N ⎜ Rsk ⎟
*
⎝ Δσ ⎠ A

Étendues de contraintes résistantes :


1/ N ≤ N B ⇒ Δσ Rsk = Δσ A
1
k1
⎛ Δσ * ⎞ ⎛ N * ⎞ k1
2/ N B < N ≤ N* ⇒ N = N* ⎜ Rsk ⎟ ⇒ Δσ Rsk = Δσ *Rsk ⎜
⎝ Δσ ⎠ Rsk ⎝ N ⎟⎠

log N − log N* k
3/ N > N* ⇒ = 2 ⇒
log Δσ *Rsk − log Δσ Rsk 1

1
k2
N ⎛ Δσ *Rsk ⎞ ⎛ N* ⎞ k 2
= ⇒ Δσ Rsk = Δσ *Rsk
N* ⎜⎝ Δσ Rsk ⎟⎠ ⎜⎝ N ⎟⎠

4.1.3 Processus de vérification


La vérification à la fatigue pour l’acier est réalisée de la façon suivante :
1/ déterminer les caractéristiques géométriques de la section la plus sollicitée
considérée comme étant fissurée ;
2/ établir la combinaison de base et en déduire les contraintes σ sb des
armatures ;
3/ établir la combinaison de base plus action cyclique et en déduire les
contraintes σ sc des armatures ;
4/ en déduire, par différence, l’étendue de contraintes appliquée dans les arma-
tures Δσ s = γ F , fat .σ sc − σ sb9
avec :
γ F , fat = 1,0 valeur recommandée et à utiliser pour l’Annexe nationale
française10 ;
5/ déterminer les caractéristiques de la courbe S-N correspondant aux aciers
utilisés ( k1, k 2, N* et Δσ *Rsk correspondant à N*) dans le tableau du § 4.1.1
et tracer la courbe S-N avec :

9. EC 2 – 6.8.4 (1)
10. EC 2 – voir AN

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302

Δσ A = fyk − σ sb

k
⎛ Δσ * ⎞ 1
N B = N* ⎜ Rsk ⎟ ;
⎝ Δσ A ⎠

6/ en déduire sur cette courbe l’étendue de la contrainte résistante Δσ Rsk cor-


respondant au nombre N de cycles de l’action cyclique appliquée :
N ≤ NB ⇒ Δσ Rsk = Δσ A
1
⎛ N * ⎞ k1
N B < N ≤ N* ⇒ Δσ Rsk = Δσ *Rsk ⎜
⎝ N ⎟⎠
1
⎛ N* ⎞ k 2
N>N *
⇒ Δσ Rsk = Δσ *Rsk ⎜⎝ N ⎟⎠

Δσ Rsk
7/ vérifier11 : Δσ s ≤
γ s, fat

avec :
γ s, fat = 1,15 valeur recommandée et à utiliser pour l’Annexe nationale
française12.
8/ On appelle endommagement des armatures dû à la fatigue, le rapport :
N
D Ed =
N*

Il faut vérifier de plus13 :

N
D Ed = ≤1
N*

4.1.4 Remarque

Pour évaluer la durée de vie résiduelle de structures existantes ou la nécessité


d’un renforcement une fois la corrosion amorcée, l’étendue de contrainte peut
être déterminée en réduisant l’exposant k 2 pour des barres droites ou pliées14 :

11. EC 2 – 6.8.4 (1)


12. EC 2 – 2.4.2.4 (1) note et voir AN
13. EC 2 – 6.8.4 (2)
14. EC 2 – 6.8.4 (5)

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État limite ultime de fatique 303

k 2 = 5 valeur recommandée et à utiliser pour l’Annexe nationale française15.

4.2 Cas de cycles multiples d’étendue variable


L’endommagement total des armatures dû à la fatigue est calculé en appliquant
la règle de cumul de Palmgren-Miner et doit vérifier16 :
n ( Δσ i )
D Ed = ∑ ≤1 (6.70)
i N* ( Δσ i )
avec pour l’étendue de contrainte ( Δσ i ) appliquée :
n ( Δσ i ) = nombre de cycles,
N* ( Δσ i ) = nombre de cycles à la rupture.

4.3 Méthode de l’étendue de contrainte équivalente


La résistance en fatigue est satisfaisante si l’on vérifie17 :

Δσ Rsk N*( )
( )
γ F , fat .Δσ s, equ N* ≤
γ s, fat
(6.71)

avec :
( )
Δσ Rsk N* = étendue de contraintes pour N* cycles, donnée par les courbes S-
N (voir § 4.1),
( )
Δσ s, equ N* = étendue de contraintes équivalente pour N* cycles, donnée par
les procédures de l’EN 1992-2 pour les ponts routiers et ferro-
viaires18,
( )
Δσ s, equ N = σ s, max = étendue de contraintes équivalente pour N* cycles,
*

pour les bâtiments sous les combinaisons de charge


appropriées.

4.4 Cas particuliers


La résistance en fatigue des barres d’armatures non soudées tendues est satisfai-
sante si19 :
Δσ s ≤ k1

15. EC 2 – voir AN
16. EC 2 – 6.8.4 (2)
17. EC 2 – 6.8.5 (3)
18. EN 1992-2
19. EC 2 – 6.8.6 (1)

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304

avec :
k1 = 70 MPa valeur recommandée et k1 = 100 MPa valeurs à utiliser pour
l’Annexe nationale française20,
Δσ s = étendue de contrainte sous une charge cyclique fréquente.
La résistance en fatigue des barres d’armatures soudées tendues est satisfaisante
si21 :
Δσ s ≤ k 2
avec :
k 2 = 35 MPa valeur recommandée et à utiliser pour l’Annexe nationale
française22,
Δσ s = étendue de contrainte sous une charge cyclique fréquente.

4.5 Cas des armatures d’âme


4.5.1 Inclinaison des armatures d’âme à prendre en compte

L’inclinaison θ des bielles sur la ligne moyenne est choisie de telle sorte que23 :
1 ≤ cotgθ ≤ 2, 5 ⇔ 21, 8° ≤ θ ≤ 45° (6.7N)
ou valeur fixée par l’Annexe nationale24
L’Annexe nationale française préconise :
1 ≤ cotgθ ≤ 2, 5 ⇔ 21, 8° ≤ θ ≤ 45° (flexion simple ou compression), (6.7aNF)

σ ct σ
1+ ≤ cotgθ ≤ 2, 5 1 + ct (traction). (6.7bNF)
fctm fctm

avec : σ ct ( < 0 ) : contrainte de traction au niveau du centre de gravité de la


section.
L’inclinaison θfat des bielles à retenir pour la vérification à la fatigue est telle
que25 :
⎧ tgθ
tgθfat = Min ⎨ . (6.65)
⎩1, 0

20. EC 2 – voir AN
21. EC 2 – 6.8.6 (1)
22. EC 2 – voir AN
23. EC 2 – 6.2.3 (2)
24. EC 2 – voir AN
25. EC 2 – 6.8.2 (3)

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État limite ultime de fatique 305

4.5.2 Vérification
Les armatures d’effort tranchant26 doivent être telles que (voir § 4.4.3,
chapitre 8 : « Effort tranchant », Pratique de l’eurocode 2, J. Roux, Éditions
Eyrolles) :

⎧ A sw VRd , s
⎪ s ≥ z.f ( cotgθ + cotgα ) .sin α
⎪ ywd fat

⎨ VRd , s = VEd , VEd 0 ou V 'Ed 0

⎪z = 0, 9.d
⎪⎩

5. Vérification pour le béton comprimé


5.1 Éléments pour lesquels aucune armature d’âme
n’est requise
On désigne par27 :
VEd, max = valeur de calcul de l’effort tranchant agissant maximal sous la combi-
naison fréquente de charges,
VEd, min = valeur de calcul de l’effort tranchant agissant minimal sous la combi-
naison fréquente de charges,
VRd , c = effort tranchant résistant de calcul d’un élément sans armatures d’effort
tranchant (voir § 3.2.1, chapitre 8 : « Effort tranchant », Pratique de
l’eurocode 2, J. Roux, Éditions Eyrolles) :

VRd , c = ⎡⎣ CRd , c .k. 3 100.ρl .fck + k1 .σ cp ⎤⎦ bw .d (MN, MPa, m) (6.2.a)

Le béton résiste à la fatigue due aux sollicitations d’effort tranchant si :


⎧ VEd , min
⎪ 0, 5 + 0, 45
⎪ VRd , c

VEd , min VEd , max ⎪
pour ≥ 0 on vérifie : ≤ Min ⎨ 0, 9 si fck ≤ 50 MPa (6.78)
VEd , max VRd , c ⎪

⎪ 0, 8 si fck > 50 MPa

26. EC 2 – 6.2.3 (2)


27. EC 2 – 6.8.7 (4)

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306

VEd , min VEd , max VEd , min


pour < 0 on vérifie : ≤ 0, 5 − (6.79)
VEd , max VRd , c VRd , c

Remarque
En général, le second cas correspond aux appuis des poutres continues (pour
lesquelles VEd, min et VEd, max sont de signes contraires), alors que le premier cas
relève des appuis des poutres droites isostatiques (pour lesquelles VEd, max et
VEd, min ont le même signe).

5.2 Éléments comportant des armatures d’âme


On désigne par28 :
σ cd , max, equ = borne supérieure de l’étendue de contraintes pour N cycles,
σ cd , min, equ = borne inférieure de l’étendue de contraintes pour N cycles,
fcd , fat = résistance à la fatigue du béton ( fck en MPa),

fcd , fat = k1 .β cc ( t 0 ) .fcd ⎛ 1 − ck ⎞


f
(6.76)
⎝ 250 ⎠
avec (voir § 2.2.2, chapitre 2 : « Matériaux », Pratique de l’eurocode 2, J. Roux,
Éditions Eyrolles) :
k1 = 0, 85 pour N = 106 cycles, valeurs recommandées et à utiliser pour
l’Annexe nationale française29,
t 0 = date de début du chargement cyclique en jours,
s 1 – 28
------
t0
β cc ( t 0 ) = e (3.2)
où :
⎧ 0,20 : ciment de classe R (CEM 42,5 R, CEM 52,5 N et CEM 52,5 R)

s = ⎨ 0,25 : ciment de classe N (CEM 32,5 R et CEM 42,5 N)

⎩ 0,38 : ciment de classe S (CEM 32,5 N)
fck ⎧1, 2 pour les situations accidentelles, 30
fcd = α cc avec : γ c = ⎨
γc ⎩1, 5 danss les autres cas.
α cc = 1 valeur recommandée et à utiliser pour l’Annexe nationale
française31.

28. EC 2 – 6.8.7 (1) & (2)


29. EC 2 – voir AN
30. EC 2 – 3.1.6 (1)P & 2.4.2.4 (1)
31. EC 2 – voir AN

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État limite ultime de fatique 307

On définit :

σ cd , min, equ
E cd , min, equ = = niveau minimal des contraintes de compression,
fcd , fat

σ cd , max, equ
E cd , max, equ = = niveau maximal des contraintes de compression,
fcd , fat

E cd , min, equ
R equ = = rapport des contraintes.
E cd , max, equ

On peut admettre une résistance en fatigue satisfaisante pour le béton travaillant


en compression si :
1/ pour les contraintes de flexion32 :

E cd , max, equ + 0, 43 1 − R equ ≤ 1 (6.72)

2/ pour les contraintes de flexion et pour la compression des bielles33 :


⎧ σ c , min
⎪ 0, 5 + 0, 45 f
⎪ cd , fat

σ c , max ⎪⎪
≤ Min ⎨ 0, 9 si fck ≤ 50 MPa (6.77)
fcd , fat ⎪

⎪ 0, 8 si fck > 50 MPa
⎪⎩
où, dans la même fibre, sous la combinaison fréquente de charges :
σ c, max = contrainte de compression maximale,
σ c, min = contrainte minimale (prise comme nulle s’il s’agit d’une traction),

⎪⎧ fcd , fat : contraintes de flexion,


fcd , fat = ⎨ 34
⎩⎪ ν.fcd , fat : compression des bielles.
avec comme valeur recommandée et à utiliser pour l’Annexe nationale
française35 :

ν = 0, 6 ⎛ 1 − ck ⎞ où fck en MPa,
f
(6.6N)
⎝ 250 ⎠

32. EC 2 – 6.8.7 (1)


33. EC 2 – 6.8.7 (2) & (3)
34. EC 2 – 6.8.7 (3)
35. EC 2 – voir AN

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308

Pour les ponts, la première vérification précédente est remplacée par36 :


m
n
∑ Ni ≤1 (6.105)
i =1 i

avec :
m = nombre d’intervalles d’amplitude constante,
⎛ E cd , max, i ⎞
14 ⎜ 1 − ⎟
⎝ 1− R i ⎠
N i = 10 (6.106)
n i = nombre réel de cycles d’amplitude constante dans l’intervalle i,
où :
E cd , min, i
Ri = = rapport des contraintes, (6.107)
E cd , max, i

σ cd , min, i
E cd , min, i = = niveau minimal des contraintes de compression,
fcd , fat

σ cd , max, i
E cd , max, i = = niveau maximal des contraintes de compression,
fcd , fat

σ cd , max, i = contrainte maximale pour un cycle,


σ cd , min, i = contrainte minimale pour un cycle,
fcd , fat = résistance de calcul à la fatigue du béton
(formule (6.76) ci-devant).
Pour les ponts routiers et ferroviaires, une méthode simplifiée, basée sur des
abaques, figure en annexe des Règles EC 2, partie 237.

36. EC 2 – 6.8.7 (101)


37. EC 2 – 6.8.7 (101) + annexe NN

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État limite ultime de fatique 309

II. APPLICATION

Application : section rectangulaire sans aciers


comprimés
–Énoncé–
leff Q COUPE AA
2 3 ∅ 12 HA (montage)
A
g, q 3 cm

60 cm
leff = 6,85 m A
5 cm
1 ∅ 20 HA
2 ∅ 25 HA
18 cm

Actions uniformément réparties :

• permanentes : g1 = 15,40 kN/m (hors poids propre) ;

• variables : q = 3 kN/m avec ψ1, 1 = 0, 77 et ψ 2, 1 = 0, 77 ;

• cycliques : 0 ≤ Q fat ≤ 20 kN avec N = 105 cycles, ψ 2, i = 0, 77 et t 0 = 28


jours,

Es
αe = = 15.
E c , eff

La poutre considérée comporte des armatures d’âme.

Matériaux :

• béton : fck = 40 MPa, ciment de classe N, ε cu 2 = ε cu 3 = 3, 5 ‰ ;

• aciers : S 500 A.

On se propose, pour la vérification à la fatigue :


1/ de déterminer les sollicitations dans la section médiane ;
2/ de vérifier la résistance des armatures longitudinales ;
3/ de vérifier la résistance du béton comprimé.

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310

–Corrigé–
1. Sollicitations de flexion pour la vérification à la fatigue dans la section
médiane
1.1 Combinaison de base
Actions au ml :
ϖ = poids volumique du béton armé ϖ = 25 kN/m3
g = g1 + ϖ.bw .h g = 15,40 + 25.0,18.0,60 = 18,10 kN/m
p b = g + ψ1, 1 .q p b = 18,10 + 0,77.3
p b = 20,41 kN/m
Moment fléchissant maximal :

l 2eff 6, 852
Mb = pb M b = 20, 41
8 8
M b = 119,71 mkN

1.2 Combinaison de base plus action cyclique


Actions :
pc = g + ψ1, 1 .q pc = 18,10 + 0,77.3

pc = 20,41 kN/m

Q fat Q fat = 20 kN
Moment fléchissant maximal :
2
 eff  eff 6, 852 6, 85
M c = p c ------- + Q fat ------- Mc = 20, 41 + 20
8 4 8 4

Mc = 153,96 mkN

2. Vérification de la résistance à la fatigue des armatures tendues


2.1 Caractéristiques géométriques de la section droite fissurée

2.1.1 Position de l’axe neutre

Pour la section d’armatures en place : A s1 = 12, 96 cm 2 = 2.4, 91 + 3, 14

bw .x12
+ α e A s1 .x1 − α e .A s1 .d = 0
2

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État limite ultime de fatique 311

0, 18.x12
+ 15.12, 96.10 −4.x1 − 15.12, 96.10 −4.0, 55 = 0
2

0, 09.x12 + 0, 01944.x1 − 0, 01069 = 0

Δ = 0, 01944 2 + 4.0, 09.0, 01069 = 0, 0650 2

−0, 01944 + 0, 0650


x1 = = 0, 253 m
2.0, 09

0, 253
α1 = = 0, 4599
0, 55

2.1.2 Moment d’inertie de la section fissurée

bw .x13
+ α e .A s1 ( d − x1 )
2
I cf =
3

0, 18.0, 2533
I cf = + 15.12, 96.10 −4 ( 0, 55 − 0, 253)2 = 0, 002664 m 4
3

2.2 Contraintes des armatures sous la combinaison de base

Mb 0, 11971
K= K= = 44, 94 MN/m 3
I cf 0, 002664

σ c = K.x1 σ c = 44, 94.0, 253 = 11, 37 MPa

σ sb = α e .K ( d − x1 ) σ sb = 15.44, 94 ( 0, 55 − 0, 253) = 200 MPa

2.3 Contraintes des armatures sous la combinaison de base plus action


cyclique

Mc 0, 15396
K= K= = 57, 79 MN/m 3
I cf 0, 002664

σ c = K.x1 σ c = 57, 79.0, 253 = 14, 62 MPa

σ sc = α e .K ( d − x1 ) σ sc = 15.57, 79 ( 0, 55 − 0, 253) = 257 MPa

2.4 Étendue de contraintes sous l’action cyclique considérée

Δσ s = γ F , fat .σ sc − σ sb

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312

avec :

γ F , fat = 1,0 Δσs = 1.0,257 – 200 = 57 MPa

2.5 Caractéristiques de la courbe S-N correspondant aux aciers utilisés

Δσ A = fyk − σ sb Δσ A = 500 − 200 = 300 MPa

⎧ N* ⎧ N* = 106
⎪ Barres ⎫ ⎪
Armatures⎫ ⎪ k1 ⎪ ⎪ k1 = 5
⎬ ⇒ ⎨ droites ⎬ ⇒ ⎨
utilisées ⎭ ⎪k2 tendues⎪⎭ ⎪k2 = 9
⎪ Δσ * ⎪ Δσ * = 162, 5 MPa
⎩ Rsk ⎩ Rsk
k1
⎛ Δσ * ⎞ 162, 5 ⎞ 5
N B = N* ⎜ Rsk ⎟ N B = 106 ⎛ = 0, 047.106 = 4, 7.10 4
⎝ Δσ A ⎠ ⎝ 300 ⎠

2.6 Étendue de la contrainte résistante DsRsk

N ≤ NB ⇒ Δσ Rsk = Δσ A N = 105 > 4, 7.10 4 = N B

1
⎛ N * ⎞ k1
NB < N ≤ N *
⇒ Δσ Rsk = Δσ *Rsk ⎜⎝ N ⎟⎠

1
⎛ 106 ⎞ 5
N = 10 < 10 = N
5 6 *
⇒ Δσ Rsk = 162, 5 ⎜ 5 ⎟ = 258 MPa
⎝ 10 ⎠

2.7 Vérification
Étendue de contrainte :
Δσ Rsk
Δσ s ≤
γ s, fat

avec :
258- O.K.
γ s, fat = 1,15 Δσ s = 57 MPa ≤ 224 MPa = ---------
1,15
Endommagement des armatures dû à la fatigue :
N 105
D Ed = >< 1 D Ed = = 0, 1 < 1 O.K.
N* 106
⇒ la résistance en fatique des armatures
est satisfaisante.

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État limite ultime de fatique 313

2.8 Remarque

Pour des barres non soudées :


Δσ s >< k1

avec :
k1 = 70 MPa

Δσ s = étendue de contrainte sous une charge cyclique fréquente :


Δσ s = 57 MPa < 70 MPa
et la résistance en fatigue des armatures est
satisfaisante.

2.9 Cas de l’Annexe nationale française

2.9.1 Vérification

* ⎧ 160 MPa : φ ≥ 40 mm
Δσ Rsk = ⎨
⎩ 210 MPa : φ ≤ 16 mm

En prenant par sécurité :


φ = φmax φ = 25 mm
Il vient :
* 25 – 16
Δσ Rsk = 210 – 50 ------------------ = 191,25 MPa
40 – 16
191,25
Δσ Rsk = 258 ---------------- = 303,65 MPa
162,5

Δσ s = 57 MPa < 264 MPa = 303,65


---------------- = O.K.
1,15

2.9.2 Vérification simplifiée


k1 = 100 MPa Δσs = 57 MPa < 100 MPa OK

3. Vérification de la résistance à la fatigue du béton

La poutre considérée comporte des armatures d’âme.

3.1 Première vérification

3.1.1 Caractéristiques des matériaux

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314

⎧ λ, ⎧ λ = 0, 8
fck >< 50 MPa ⇒ ⎨ fck = 40 MPa < 50 MPa ⇒ ⎨
⎩η ⎩η = 1

fck 40
fcd = α cc fcd = 1 = 26,7 MPa
γc 1, 5

fck 40
fcu = η.α cc fcu = 1.1 = 26,7 MPa
γc 1, 5

fcd , fat = k1 .β cc ( t 0 ) .fcd ⎛ 1 − ck ⎞


f
⎝ 250 ⎠

avec :
k1 = 0, 85 valeur recommandée
et à utiliser pour l’Annexe nationale
française : k1 = 0, 85
t 0 = date de début du chargement cyclique en jours : t 0 = 28 jours
28-
s 1 – -----
t0
β cc ( t 0 ) = e

où :

⎧ 0,20 : ciment de classe R (CEM 42,5 R, CEM 52,5 N et CEM 52,5 R)



s = ⎨ 0,25 : ciment de classe N (CEM 32,5 R et CEM 42,5 N)

⎩ 0,38 : ciment de classe S (CEM 32,5 N)
Ciment de classe N ⇒ s = 0,25
⎡ 28 ⎤
0 , 25 ⎢1 − ⎥
β cc ( t 0 ) = ⎣ 28 ⎦
e =1

fcd , fat = 0, 85.1.26, 7 ⎛ 1 −


40 ⎞
= 19,06 MPa
⎝ 250 ⎠

3.1.2 Vérification
Contraintes extrêmes et niveau de contraintes dans le béton comprimé :
σ cd , max, equ = borne supérieure de l’étendue de contraintes :
σ cd , max, equ = 14, 62 MPa (voir § 2.3)
σ cd , min, equ = borne inférieure de l’étendue de contraintes :
σ cd , min, equ = 11, 37 MPa (voir § 2.2)

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État limite ultime de fatique 315

σ cd , max, equ 14, 62


E cd , max, equ = E cd , max, equ = = 0, 77
fcd , fat 19, 06

σ cd , min, equ 11, 37


E cd , min, equ = E cd , min, equ = = 0, 60
fcd , fat 19, 06

E cd , min, equ 0, 60
R equ = R equ = = 0, 78
E cd , max, equ 0, 77

Vérification :

E cd , max, equ + 0, 43 1 − R equ >< 1 0, 77 + 0, 43 1 − 0, 78 = 0, 97 < 1

⇒ résistance à la fatigue satisfaisante.

3.2 Seconde vérification

3.2.1 Contraintes extrêmes de compression du béton


On considère la section de béton fissurée.
3.2.1.1 Contrainte maximale
Moment fléchissant maximal sous la combinaison fréquente :
p b = g + ψ1, 1 .q p b = 18,10 + 0,77.3

p b = 20,41 kN/m
ψ 2, i .Q max ψ 2, i .Q max = 0,77.20 = 15,4 KN

2
 eff  eff 6, 852 6, 85
M b = p b ------- + ψ 2, i .Q max ------- M b = 20, 41 + 15, 4
8 4 8 4
M b = 146,08 mkN
Contrainte maximale sous la combinaison fréquente (voir § 2.2) :

Mb 0, 1461
K= K= = 54, 84 MN/m 3
I cf 0, 002664

σ c , max = K.x1 σ c, max = 54, 84.0, 253 = 13, 87 MPa

3.2.1.2 Contrainte minimale


Moment fléchissant minimal (obtenu sous l’effet du poids propre et des charges
d’exploitation quasi permanentes) :

p b = g + ψ 2, 1 .q p b = 18,10 + 0,77.3

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316

p b = 20,41 kN/m

ψ 2, i .Q min ψ 2, i .Q min = 0,77. 0 = 0 kN


2
 eff  eff 6, 852 6, 85
M b = p b ------- + ψ 2, i .Q min ------- M b = 20, 41 +0
8 4 8 4
M b = 119,71 mkN
Contrainte minimale :

Mb 0, 11971
K= K= = 44, 94 MN/m 3
I cf 0, 002664

σ c, min = K.x1 σ c, min = 44, 94.0, 253 = 11, 37 MPa

3.2.2 Vérification

⎧ σ c , min
⎪ 0, 5 + 0, 45 f
⎪ cd , fat

σ c , max ⎪⎪
>< Min ⎨ 0, 9 si fck ≤ 50 MPa
fcd , fat ⎪

⎪ 0, 8 si fck > 50 MPa
⎪⎩

⎧ 0, 5 + 0, 45 11, 37 = 0, 77
13, 87 ⎪⎪ 19, 06
= 0, 73 < 0, 77 = Min ⎨
19, 06 ⎪ 0, 9
⎪⎩

⇒ résistance à la fatigue satisfaisante.

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AN N E X E

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A2 Analyse non linéaire –
Diagramme contraintes-
déformations du béton

1. Préambule
1 x x2 x3
 Soit à rechercher les primitives des fonctions : , , et .
a+x a+x a+x a+x
 Nous obtenons :

1
∫ a + x dx = Log (a + x ) + K1
a+x−a a ⎤
dx = ∫ ⎡⎢1 −
x
∫ a + x dx = ∫ dx = x − a.Log ( a + x ) + K 2
a+x ⎣ a + x ⎦⎥
x2 ( a + x )2 − 2.a.x − a 2
∫ a + x dx = ∫ a+x
dx

x2
= a .x + − 2.a [ x − a.Log ( a + x )] − a 2 .Log ( a + x ) + K 3
2
x2
= − a .x + + a 2 .Log ( a + x ) + K 3
2
x3 ( a + x )3 − 3.a 2 .x − 3.a.x 2 − a 3
∫a+x dx = ∫ a+x
dx

⎡ x x2 a3 ⎤
= ∫ ⎢( a + x )2 − 3.a 2 − 3.a − ⎥ dx
⎣ a+x a + x a + x⎦
x 2 x3 ⎡ x2 ⎤
= a 2 .x + 2.a + − 3.a 2 [ x − a.Log ( a + x )] − 3.a ⎢ −a.x + + a 2 .Log ( a + x )⎥
2 3 ⎣ 2 ⎦
− a 3 .Log ( a + x ) + K 4
x3 3
= a 2 .x + a .x 2 + − 3.a 2 .x + 3.a 3 .Log ( a + x ) + 3.a 2 .x − a.x 2 − 3.a 3 .Log ( a + x )
3 2
− a 3 .Log ( a + x ) + K 4
1 x3
= a 2 .x − a .x 2 + − a 3 .Log ( a + x ) + K 4
2 3
6.a 2 .x − 3.a.x 2 + 2.x3
= − a 3 .Log ( a + x ) + K 4
6

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334

2. Diagramme contraintes-déformations
du béton
 Pour le calcul des effets du second ordre et pour des charges de courte durée
d’application, on utilise le diagramme de calcul défini de la manière suivante1 :

σc k.η − η2 σc
= (3.14)
fcm 1 + ( k − 2 ) η fcm
avec :
k.fcm
(k = 0,4)
εc
η= où ε c et ε c1 sont pris
ε c1
en valeur absolue,

ε c1 = 0, 7.fcm
0 , 31
= déformation Arctg Ecm

correspondant au pic de la εc
courbe σ−ε , εcl εcul

E cm . ε c1
k = 1, 05
fcm

Classe C90/105
C50/60

C80/95
C20/25

C25/30

C40/50

C45/55

C60/75
C16/20

C30/37

C70/85

de
C12/15

C55/67
C35/45

résistance
du béton

fck 12 16 20 25 30 35 40 45 50 55 60 70 80 90

fctm 1,6 1,9 2,2 2,6 2,9 3,2 3,5 3,8 4,1 4,2 4,4 4,6 4,8 5,0

fctk 0 , 05 1,1 1,3 1,5 1,8 2,0 2,2 2,5 2,7 2,9 3,0 3,1 3,2 3,4 3,5

fctk 0 ,95 2,0 2,5 2,9 3,3 3,8 4,2 4,6 4,9 5,3 5,5 5,7 6,0 6,3 6,6
εc1 (‰) 1,8 1,9 2,0 2,1 2,2 2,25 2,3 2,4 2,45 2,5 2,6 2,7 2,8 2,8
εcu1 (‰) 3,5 3,2 3,0 2,8 2,8 2,8
εc2 (‰) 2,0 2,2 2,3 2,4 2,5 2,6
εcu2 (‰) 3,5 3,1 2,9 2,7 2,6 2,6
εc3 (‰) 1,75 1,8 1,9 2,0 2,2 2,3
εcu3 (‰) 3,5 3,1 2,9 2,7 2,6 2,6

 L’EC 2 laisse la possibilité d’utiliser un autre diagramme contraintes-


déformations dans la mesure où celui-ci représente bien le comportement du béton2.

1. EC 2 – 3.1.5
2. EC 2 – 5.8.6 (2)P

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Annexe 335

 Pour la méthode générale d’évaluation des effets du second ordre, le


diagramme ci-dessus est modifié comme suit3 :
• fcm est remplacé par fcd ,

E cm 4
• E cm est remplacé par E cd =
γ cE
avec :
γ cE = 1, 2 valeur recommandée et à utiliser pour l’annexe nationale française.

3. Coefficients de remplissage et de centre


de gravité du diagramme contraintes-
déformations du béton (analyse non linéaire)
3.1. Diagramme contraintes-déformations envisagé
 Le diagramme contraintes-déformations du béton pour une analyse non
linéaire et des charges de courte durée d’application est celui figurant au
paragraphe 2.4.2.3. du chapitre 3 : « Béton armé – Généralités »5.
 Dans le cas d’une section rectangulaire, nous avons :

εc δG.xu fcd fcd


xu = αu.d ξ Fc = ψ.Fc0
Fc0
d ξ εcξ = εc
xu σcξ
AN
As1
εs1 σs1 σs1
bw Diagramme Diagramme contraintes
déformations réelles de référence

σ cξ k.η − η2
=
fcd 1 + ( k − 2) η
avec :

3. EC 2 – 5.8.6 (3)
4. EC 2 – 5.8.4 (4)
5. EC 2 – 3.1.5 + 5.8.6 (3)

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336

ε cξ εc ξ
η= = . ,
ε c1 ε c1 x u

ε c1 = 0, 7.fcm
0 , 31
,

E cm . ε c1
k = 1, 05 avec γ cE = 1, 2.
γ cE .fcd

3.2. Coefficient de remplissage


 Résultante des efforts de compression dans le béton :

2
xu xu k.η – η -
Fc = ∫ b .σ .dξ
0 w cξ
= ∫ b .f -----------------------------
0 w cd 1 + ( k – 2 )η
.dξ

εc ξ ⎛ εc ξ ⎞
k. ------. ----- – ------. -----
xu ε c1 x u ⎝ ε c1 x u⎠
= ∫0 b w .f cd ---------------------------------------------- .dξ
εc ξ
1 + ( k – 2 ) ------. -----
ε c1 x u
ξ ε ξ 2
k. ----- – ------c ⎛ -----⎞
x ε ⎝ ⎠
c1 x u ξ
= b w .x u .f cd ∫0u ------------ . ------------------------------------------ .d ⎛ -----⎞
x 1 u
k–2 1 - ------ε ξ ⎝ x ⎠
----------- . c1 + ----- u
k – 2 εc xu





{

a u

1 k u 1 1 ε u2
Fc = bw .x u .fcd ∫ . .du − bw .x u .fcd ∫ . c . .du
0 k−2 a+u 0 k−2 ε
c1 a + u

 Compte tenu des primitives calculées au paragraphe 1, il vient :

k
Fc = bw .x u .fcd
k−2
[ u − a.Log (a + u ) + K 2 ] 10
1
1 ε ⎡ u2 ⎤
− bw .x u .fcd . c ⎢ − a .u + + a 2 .Log ( a + u ) + K 3 ⎥
k − 2 ε c1 ⎣ 2 ⎦0
k
= bw .x u .fcd
k−2
[1 − a.Log (a + 1) + a.Loga ]
ε
. c ⎡⎢ −a + + a 2 .Log ( a + 1) − a 2 .Loga ⎥⎤
1 1
− bw .x u .fcd
k − 2 ε c1 ⎣ 2 ⎦

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Annexe 337

k ⎡ 1 ⎤
Fc = bw .x u .fcd 1 − a.Log ⎛ 1 + ⎞ ⎥
k − 2 ⎢⎣ ⎝ a⎠⎦
ε ⎡1 1 ⎤
. c ⎢ − a + a 2 .Log ⎛ 1 + ⎞ ⎥
1
− bw .x u .fcd
k − 2 ε c1 ⎣ 2 ⎝ a⎠⎦
 D’où le coefficient de remplissage :
Fc = ψ .Fc 0 = ψ .bw .x u .fcd
soit :

k ⎡ 1 ⎤ ε ⎡1 1 ⎤
1 − a.Log ⎛ 1 + ⎞ ⎥ − − a + a 2 .Log ⎛ 1 + ⎞ ⎥
1
ψ= . c
k − 2 ⎢⎣ ⎝ a ⎠ ⎦ k − 2 ε c1 ⎢⎣ 2 ⎝ a⎠⎦
avec :

1 ε c1
a= .
k − 2 εc

3.3. Coefficient de centre de gravité


 Le moment des forces internes, pris par rapport à l’axe neutre, donne :

2
xu xu k.η – η -
( x u – δ G .x u )F c = ∫0 b w .σ cξ .ξ.dξ = ∫0 b w .f cd ----------------------------- .ξ.dξ
1 + ( k – 2 )η
εc ξ ⎛ εc ξ ⎞
k. ------. ----- – ------. -----
xu ε c1 x u ⎝ ε c1 x u⎠
= ∫ b .f ---------------------------------------------
0 w cd εc ξ
- .ξ.dξ
1 + ( k – 2 ) ------. -----
ε c1 x u
ξ ε ξ 2
k. ----- – ------c ⎛ -----⎞
x u ε c1 ⎝ x u⎠ ξ
= b w .x u .f cd ∫0u ------------ . ------------------------------------------ .ξ.d ⎛ -----⎞
x 1
k–2 1 - ------ε ξ ⎝ x ⎠
----------- . c1 + ----- u
k – 2 εc xu





{

a u

1k.x u u 2
1 xu ε u3
= bw .x u .fcd ∫ . .du − bw .x u .fcd ∫ . c . .du
0 k−2 a+u 0 k−2 ε
c1 a + u

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338

 Compte tenu des primitives calculées au paragraphe 1, il vient :


1
k.x u ⎡ u2 ⎤
( x u − δ G .x u ) Fc = bw .x u .fcd ⎢ − a .u + g (a + u ) + K 3 ⎥
+ a 2 .Log
k−2⎣ 2 ⎦0
1
x u ε c ⎡ 6.a 2 .u − 3.a.u 2 + 2.u3 ⎤
− bw .x u .fcd . ⎢ − a 3 .Log ( a + u ) + K 4 ⎥
k − 2 ε c1 ⎣ 6 ⎦0
k.x u ⎡ 1
= bw .x u .fcd − a + a 2 .Log ( a + 1) − a 2 .Loga ⎤⎥
k − 2 ⎢⎣ 2 ⎦
x u ε c ⎡ 6.a 2 − 3.a + 2 ⎤
− bw .x u .fcd . ⎢ g ( a + 1) + a 3 .Loga ⎥
− a 3 .Log
k − 2 ε c1 ⎣ 6 ⎦

k.x 1
= b w .x u .f cd -----------u- --- – a + a .Log ⎛ 1 + ---⎞
2 1
( x u – δ G .x u ) Fc
k–2 2 ⎝ a⎠
{

ψ.b w .x u .f cd
x u ε c 6.a 2 – 3.a + 2
- . ------ -------------------------------- – a .Log ⎛ 1 + 1---⎞
3
– b w .x u .f cd -----------
k – 2 ε c1 6 ⎝ a⎠

 D’où le coefficient de centre de gravité :

k.x u ⎡ 1 1 ⎤
ψ ( x u − δ G .x u ) = ⎢ − a + a 2 .Log ⎛ 1 + ⎞ ⎥
k − 2 ⎣2 ⎝ a⎠⎦
x u ε c ⎡ 6.a 2 − 3.a + 2 1 ⎤
− . ⎢ − a 3 .Log ⎛ 1 + ⎞ ⎥
k − 2 ε c1 ⎣ 6 ⎝ a⎠⎦

⎡1 1 ⎤
− a + a 2 .Log ⎛ 1 + ⎞ ⎥
k
δG = 1 − ⎢
ψ ( k − 2) ⎣ 2 ⎝ a⎠⎦
ε ⎡ 6.a 2 − 3.a + 2 1 ⎤
− a 3 .Log ⎛ 1 + ⎞ ⎥
1
+ . c ⎢
ψ ( k − 2 ) ε c1 ⎣ 6 ⎝ a⎠⎦

4. Remarque
Pour les charges de durée d’application quelconque :

• εc est remplacé par ε c (1 + ϕ ef ),

• εc1 est remplacé par ε c1 (1 + ϕ ef ),

E cm . ε c1 (1 + ϕ ef )
• k = 1, 05 avec γ cE = 1, 2,
γ cE .fcd
dans les expressions de ψ et de δ G.

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A1 Calcul numérique
des déformations

1. Pose du problème
Soit à rechercher l’aire limitée :
• par l’axe des abscisses (x),
• par la courbe y = f(x),
• entre les abscisses x 0 et x 0 + 2 Δx.

y = f(x)

y'

y0 y1 y2

x
x0 x0 +  x x0 + 2 x

2. Arc de parabole circonscrit


 En remplaçant la courbe réelle par un arc de parabole :
• d’équation y = a.x 2 + b.x + c,
• passant par les points ( x 0 , y 0 ) ; ( x 0 + Δx, y1 ) et ( x 0 + 2 Δx, y 2 ),
on obtient, en se plaçant dans le repère (x, y’), passant par le point ( x 0 , 0 ) :

⎧ y0 = c

⎨ y1 = a.Δx + b.Δx + c
2


⎩ y 2 = a. ( 2 Δx ) + b.2 Δx + c
2

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320

 D’où les coefficients de l’équation de l’arc de parabole :

y0 0 1
y1 Δx 1
y2 2 Δx 1 y ( Δx − 2 Δx ) − y1 ( −2 Δx ) + y 2 ( − Δx ) y − 2.yy1 + y 2
a= = 0 ⇒ a= 0
0 0 1 2.Δx3 − 4.Δx3 2.Δx 2
( Δx )2 Δx 1
4 ( Δx )2 2 Δx 1

0 y0 1
( Δx ) 2
y1 1

b=
4 ( Δx )2 y2 1
=
( ) ( ) (
− y 0 Δx 2 − 4 Δx 2 + y1 −4 Δx 2 − y 2 − Δx 2 ) ⇒ b=
4.y1 − 3.y 0 − y 2
0 0 1 −2.Δx3 2.Δx
( Δx )2 Δx 1
4 ( Δx ) 2
2 Δx 1

0 0 y0
( Δx ) 2
Δx y1

c=
4 ( Δx ) 2
2 Δx y 2
=
( )
y 0 2 Δx3 − 4 Δx3 − y1 ( 0 ) + y 2 ( 0 )
⇒ c = y0
0 0 1 −2.Δx3
( Δx )2 Δx 1
4 ( Δx ) 2
2 Δx 1

3. Calcul numérique des intégrales


 La primitive de la fonction y = a.x 2 + b.x + c s’écrit dans le repère (x, y’) :

x3 x2
Y = a. + b. + c.x + d avec d = 0
3 2
 D’où, par intégration de y(x) sur l’intervalle [ x 0 , x 0 + Δx ] du plan (x, y) :

x 0 + Δx Δx Δx3 Δx 2
∫x 0
y( x).dx = ∫0 y( x).dx = a.
3
+ b.
2
+ c.Δx

 Soit, en remplaçant les constantes a, b et c par leurs valeurs :

x 0 + Δx y 0 − 2.y1 + y 2 Δx3 4.y1 − 3.y 0 − y 2 Δx 2


∫x 0
y( x).dx =
2.Δx 2
.
3
+
2.Δx
.
2
+ y 0 .Δx

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Annexe 321

x 0 + Δx Δx ⎡ y 0 y 9 3 ⎤
∫x 0
y( x).dx = ⎢
3 ⎣2
− y 1 + 2 + 3.y1 − y 0 − y 2 + 3.y 0 ⎥
2 4 4 ⎦

⎡ ⎤
⎢ ⎥
x 0 + Δx Δx ⎢ ⎛ 1 9 ⎞ ⎛1 3⎞ ⎥
∫ x0 y(x).dx = 3 ⎢ ⎝ 2 − 4 + 3⎠ y 0 + ( −1 + 3) y1 + ⎝ 2 − y2
4 ⎠ ⎥⎥
[1]

⎢ 2 − 9 +12 = 5 ⎥
⎣ 4 4 ⎦
 Et par intégration de y(x) sur l’intervalle [ x 0 , x 0 + 2 Δx ] du plan (x, y) :

x 0 + 2 Δx 2 Δx 8 Δx3 4 Δx 2
∫x 0
y( x).dx = ∫0 y( x).dx = a.
3
+ b.
2
+ c.2 Δx

 Soit, en remplaçant les constantes a, b et c par leurs valeurs :

x 0 + 2 Δx y 0 − 2.y1 + y 2 8 Δx3 4.y1 − 3.y 0 − y 2 4 Δx 2


∫x 0
y( x).dx =
2.Δx 2
.
3
+
2.Δx
.
2
+ y 0 .2 Δx

x 0 + 2 Δx Δx
∫x 0
y( x).dx =
3
[ 4.y 0 − 8.y1 + 4.y 2 + 12.y1 − 9.y0 − 3.y2 + 6.y0 ]
x 0 + 2 Δx Δx
∫x 0
y( x).dx =
3
[( 4 − 9 + 6) y0 + ( −8 + 12) y1 + ( 4 − 3) y2 ]
x 0 + 2 Δx Δx
∫x 0
y( x).dx =
3
[ y 0 + 4.y1 + y 2 ] [2]

Cette formule est appelée « formule des trois niveaux ».


 Pour calculer l’intégrale de y(x) entre y 0 et y 2 n (le nombre d’ordonnées étant
impair ⇔ le nombre d’intervalles étant pair), on considère les arcs de
parabole successifs correspondant à y(x) sur les paires d’intervalles successives.
On obtient ainsi de proche en proche :
y = f(x)

y0 y1 y2 y3 y4 y2n – 2 y2n – 1 y2n

x
I N
II

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322

I y 0 + 4.y1 + y 2

II y 2 + 4.y3 + y 4
... ……
N y 2 n − 2 + 4. y 2 n − 1 + y 2 n

Δx
∫ 0 y ( x ) .dx = 3 [ y 0 + 4.y1 + 2y 2 + 4.y3 + ... + 2y 2n − 2 + 4.y 2n −1 + y 2n ]
2n
Total :

 Remarque : l’intégration de y(x) sur l’intervalle [ x0 + Δx, x0 + 2Δx ]


s’obtient en écrivant :
x 0 + 2 Δx x 0 + Δx x 0 + 2 Δx
∫x 0
y( x).dx = ∫x 0
y( x).dx + ∫
x 0 + Δx
y( x).dx

D’où :
x 0 + 2 Δx x 0 + 2 Δx x 0 + Δx
∫x 0 + Δx
y( x).dx = ∫x 0
y( x).dx − ∫
x0
y( x).dx

x 0 + 2 Δx Δx Δx
∫x 0 + Δx
y( x).dx =
3
[ y 0 + 4.y1 + y 2 ] − 3 [1, 25.y0 + 2.y1 − 0, 25.y2 ]
x 0 + 2 Δx Δx
∫x 0 + Δx
y( x).dx =
3
[ −0, 25.y 0 + 2.y1 + 1, 25.y 2 ]
x 0 + Δx
 Soit une formule « symétrique » de celle relative à ∫x 0
y( x).dx .

4. Méthodes simplifiées pour la double


intégration de la courbure
4.1. Méthode basée sur une variation linéaire de la courbure
4.1.1. Introduction

 Considérons une poutre sur deux appuis simples, de portée , découpée en


deux tronçons de longueur /2 :

x x'

/2 /2
1 2 3

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Annexe 323

 Sur chacune des demi-travées, en supposant que la variation de la courbure


est linéaire, nous pouvons poser :

Demi-travée de gauche Demi-travée de droite

1 1
y" = = a .x + b y" = = α . x '+ β
r r
1 2 1
y' = θ = a.x + b.x + c y' = θ = α.x '2 + β.x '+ γ
2 2
1 1 1 1
y=f= a.x3 + b.x 2 + c.x + d y=f= α.x '3 + β.x '2 + γ .x '+ δ
6 2 6 2

 Les conditions aux limites à respecter s’écrivent :


• pour les courbures :

1
y "( x = 0) = b =
r1

1
y "( x ' = 0) = β =
r3

y” ⎛ x = ---⎞ = y” ⎛ x’ = ---⎞ = ----


1

⎝ 2⎠ ⎝ 2⎠ r2

⎧ 1 a. + 1 = 1 ⎧
⎪ a = --- ⎛⎝ ---- – ----⎞⎠
2 1 1
1 1 1 ⎪⎪ 2 r1 r2 ⎪  r2 r1
a. + b = α. + β = ⇒ ⎨ ⇒ ⎨
2 2 r2 ⎪ 1 α. + 1 = 1 ⎪ α = 2--- ⎛ --- 1-⎞
1- – ---
⎪⎩ 2 r3 r2 ⎪  ⎝ r 2 r 3⎠

• pour les flèches :

y ( x = 0) = d = 0 ⇒ d=0

y ( x ' = 0) = δ = 0 ⇒ δ=0

 
y ⎛ x = ---⎞ = y ⎛ x’ = ---⎞ ⇒
⎝ 2⎠ ⎝ 2⎠
1 1 1 1 1 1
a.3 + b.2 + c. + d = α.3 + β.2 + γ . + δ
48 8 2 48 8 2

2 2 2 2
 1  1  1  1
⇒ ----- ⎛ -1-- – -1-- ⎞ + -- . ---- + -- c.  = ----- ⎛ -1-- – -1-- ⎞ + -- . ---- + -- γ . 
24 ⎝ r 2 r 1⎠ 8 r 1 2 24 ⎝ r 2 r 3⎠ 8 r 3 2

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324

2 2 2 2 2
   1  1
⇒ c.  – γ .  = ----- ⎛ -1-- – -1-- ⎞ + -- ⎛ ---- – ---- ⎞ = – ---- . --- + ---- . --- [α]

12 r 1 r 3 ⎠ ⎝
4 r3 r1 ⎠ 6 r1 6 r3
• pour les rotations :

y’ ⎛ x = ---⎞ = y’ ⎛ x’ = ---⎞
1 2 1 1 1
⇒ a. + b. + c = − α.2 − β. − γ
⎝ 2⎠ ⎝ 2⎠ 8 2 8 2

-- ⎛ 1 1 ⎞ -- -1--   1


⇒ --- – --- + . + c = – -- ⎛ -1-- – -1-- ⎞ – -- . --- – γ
4 ⎝ r 2 r 1⎠ 2 r 1 4 ⎝ r 2 r 3⎠ 2 r 3

 ⎛ -2-- – -1-- – -1-- ⎞ – -- . -1-- – -- . -1---


⇒ c + γ = – --
4 ⎝ r 2 r 3 r 1⎠ 2 r 3 2 r 1

 1  1  1
⇒ c+γ = − . − . − . [β]
2 r2 4 r3 4 r1
• d’où les coefficients c et γ :

2 1 2 1
[ α ] ⇒ c. − γ . = − . + .
6 r1 6 r3

 1  1  1
[β ] ⇒ c+γ = − . − . − .
2 r2 4 r3 4 r1
2 2 2 2
  1 1    1
[ α ] + . [ β ] ⇒ 2.c.  = – ⎛ ---- + ---- ⎞ --- – -- . ---- + ⎛ ---- – ---- ⎞ ---
⎝ 6 4 ⎠ r1 2 r2 ⎝ 6 4 ⎠ r3

5.2 1 2 1 2 1 5. 1  1  1
⇒ 2.c. = − . − . − . ⇒ c=− . − . − .
12 r1 2 r2 12 r3 24 r1 4 r2 24 r3
2 2 2 2 2
  1  1   1
. [ β ] – [ α ] ⇒ 2. γ .  = ⎛ – ---- + ---- ⎞ --- – ---- . --- – ⎛ ---- + ---- ⎞ ---
⎝ 4 6 ⎠ r1 2 r2 ⎝ 6 4 ⎠ r3

2 1 2 1 5.2 1  1  1 5. 1
⇒ 2.γ . = − . − . − . ⇒ γ=− . − . − .
12 r1 2 r2 12 r3 24 r1 4 r2 24 r3

 La flèche à mi-portée s’exprime alors en fonction des courbures par la


relation :


y 2 = y ⎛ ---⎞ = f = ------ a. + --- b. + --- c. + d
1 3 1 2 1
⎝ 2⎠ 48 8 2

5. 1  1  1
y 2 = ------ . --- ⎛ ---
1 2 1 1 ⎞ 3 1--- ---
- – ---- . + . - . + --- ⎛ – -------- . ---- – --- . ---- – ------ . ----⎞ . + 0
1 2 1
48  ⎝ r 2 r 1⎠ 8 r1 2 ⎝ 24 r 1 4 r 2 24 r 3⎠

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Annexe 325

2 1 2 1 2 1 5.2 1 2 1 2 1
y2 = . − . + . − . − . − .
24 r2 24 r1 8 r1 48 r1 8 r2 48 r3

2 2 2 2 2 2
 - – -----⎞ . ---
1- ⎛  1  1
y 2 = ⎛ ----- + – ------ + ----- – 5.
----------⎞ . ---- – ------ . ----
⎝ 24 8 ⎠ r 2 ⎝ 24 8 48 ⎠ r 1 48 r 3

2 1 2 1 2 1
y2 = − . − . − .
12 r2 48 r1 48 r3

2

y 2 = – ------ ⎛ 1. ---- + 4. ---- + 1. ----⎞
1 1 1
48 ⎝ r 1 r2 r 3⎠

sur les appuis extrêmes :

y1 = y3 = 0

 Cette méthode peut être généralisée au cas de poutres dont la portée a été
découpée en n parties égales (avec n pair).
 Remarque : dans le cas d’une poutre découpée en deux tronçons, on retrouve
la formule des trois niveaux (cf. § 3).

4.1.2. Généralisation
1
 Nous pouvons évaluer la flèche à partir de la courbure , sans double
intégration, en utilisant la formule : r

2 n
1
yi = −
N
∑ k i, j r
j =1 j

⎧ i = indice de la section où l’on calcule la flèche,



où ⎨ j = indice de la section dont on connaît la courbure,
⎪ n = nombre (impair) de sections du découpage.

avec :

1 Mser x j
=
( ) et I = I ch ou I cf selon le cas.
rj E c , eff I

Les valeurs de N et k i , j étant donnés ci après.


 Le signe négatif provient du fait que la flèche est considérée comme positive
dans le sens ascendant.

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326

4.1.2.1. Découpage en 2 tronçons

/2 /2
1 2 3

N = 48 ; y1 = 0 , y3 = 0

⎡1 r1 ⎤
y 2 = [1 4 1] . ⎢⎢1 r2 ⎥⎥
⎣⎢1 r3 ⎦⎥

4.1.2.2. Découpage en 4 tronçons

/4 /4 /4 /4


1 2 3 4 5

N = 384 ; y1 = 0, y5 = 0

⎡1 r1 ⎤
⎡ y 2 ⎤ ⎡ 3 14 12 6 1 ⎤ ⎢⎢1 r2 ⎥⎥
⎢ y ⎥ = ⎢ 2 12 20 12 2 ⎥ . ⎢1 r ⎥
⎢ 3⎥ ⎢ ⎥ 3
⎢⎣ y 4 ⎥⎦ ⎢⎣ 1 6 12 14 3 ⎥⎦ ⎢⎢1 r4 ⎥⎥
⎢⎣1 r5 ⎥⎦

4.1.2.3. Découpage en 6 tronçons

/6 /6 /6 /6 /6 /6


1 2 3 4 5 6 7

N = 1 296 ; y1 = 0, y 7 = 0

⎡1 r1 ⎤
⎡ y2 ⎤ ⎡ 5 24 24 18 12 6 1 ⎤ ⎢1 r2 ⎥
⎢ ⎥
⎢ y ⎥ ⎢4 24 42 36 24 12 2 ⎥ ⎢1 r3 ⎥
⎢ 3⎥ ⎢ ⎥⎢ ⎥
⎢ y4 ⎥ = ⎢ 3 18 36 48 36 18 3 ⎥ ⎢1 r4 ⎥
⎢y ⎥ ⎢
⎢ 5 ⎥ ⎢2 12 24 36 42 24 4 ⎥⎥ ⎢1 r5 ⎥
⎢ ⎥
⎢⎣ y6 ⎥⎦ ⎢⎣ 1 6 12 18 24 24 5 ⎥⎦ ⎢1 r6 ⎥
⎣⎢1 r7 ⎥⎦

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Annexe 327

4.1.2.4. Découpage en 8 tronçons

/8 /8 /8 /8 /8 /8 /8 /8


1 2 3 4 5 6 7 8 9

N = 3 072 ; y1 = 0 , y9 = 0

⎡1 r1 ⎤
⎡ y2 ⎤ ⎡ 7 34 36 30 24 18 12 6 1 ⎤ ⎢1 r2 ⎥
⎢ ⎥
⎢ y ⎥ ⎢6 36 64 60 48 36 24 12 2 ⎥ ⎢1 r3 ⎥
⎢ 3⎥ ⎢ ⎥⎢ ⎥
⎢ y4 ⎥ ⎢ 5 30 60 82 72 54 36 18 3 ⎥ ⎢1 r4 ⎥
⎢y ⎥ ⎢
⎢ 5 ⎥ = ⎢4 24 48 72 88 72 48 24 4 ⎥⎥ ⎢1 r5 ⎥
⎢ ⎥
⎢ y6 ⎥ ⎢ 3 18 36 54 72 82 60 30 5 ⎥ ⎢1 r6 ⎥
⎢ ⎥ ⎢ ⎥
⎢ y7 ⎥ ⎢ 2 12 24 36 48 60 64 36 6 ⎥ ⎢1 r7 ⎥
⎢ ⎥
⎢⎣ y8 ⎥⎦ ⎢⎣ 1 6 12 18 24 30 36 34 7 ⎥⎦ ⎢1 r8 ⎥
⎢⎣1 r9 ⎥⎦

4.1.2.5. Découpage en 10 tronçons

/10 /10 /10 /10 /10 /10 /10 /10 /10 /10
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11

N = 6 000 ; y1 = 0 , y11 = 0

⎡ 1 r1 ⎤
⎡ y2 ⎤ ⎡9 44 48 42 36 30 24 18 12 6 1 ⎤ ⎢ 1 r2 ⎥
⎢ ⎥
⎢ y ⎥ ⎢8 48 86 84 72 60 48 36 24 122 2 ⎥ ⎢ 1 r3 ⎥
⎢ 3⎥ ⎢ ⎥
⎢ y4 ⎥ ⎢ 7 42 84 116 108 90 72 54 36 18 3 ⎥ ⎢⎢ 1 r4 ⎥⎥
⎢y ⎥ ⎢
⎢ 5 ⎥ ⎢6 36 72 108 134 120 96 72 48 24 4 ⎥⎥ ⎢ 1 r5 ⎥
⎢ ⎥
⎢ y6 ⎥ = ⎢ 5 30 60 90 120 140 120 90 60 30 5 ⎥ ⎢ 1 r6 ⎥
⎢ ⎥ ⎢ ⎥
⎢ y7 ⎥ ⎢4 24 48 72 96 120 1344 108 72 36 6 ⎥ ⎢ 1 r7 ⎥
⎢ ⎥
⎢ y8 ⎥ ⎢ 3 18 36 54 72 90 108 116 84 42 7 ⎥ ⎢ 1 r8 ⎥
⎢ ⎥ ⎢ ⎥
⎢ y9 ⎥ ⎢ 2 12 24 36 48 60 72 84 86 48 8 ⎥ ⎢ 1 r9 ⎥
⎢ ⎥
⎢⎣ y10 ⎥⎦ ⎢⎣ 1 6 12 18 24 30 36 42 48 44 9 ⎥⎦ ⎢1 r10 ⎥
⎢1 r ⎥
⎣ 11 ⎦

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328

4.1.3. Exemples

4.1.3.1. Charge concentrée à mi-portée d’une poutre sur deux appuis


simples

/2 P
x

P dω 1 M ( x ) P
M ( x) = x ⇒ = = = x
2 dx r EI 2EI
 Pour un découpage en quatre tronçons :

1 1 P. 1 P. 1 1 P. 1 1


= 0; = ; = ; = = ; = =0
r1 r2 8.EI r3 4.EI r4 r2 8.EI r5 r1

 D’où la flèche à mi-portée (cf. § 4.1.2.b) :

2 ⎡ 1 1 1 1 1⎤
y3 = ⎢ 2 + 12 + 20 + 12 + 2 ⎥
384 ⎣ r1 r2 r3 r4 r5 ⎦

2 P. ⎡ 1 1 1 ⎤ = 8.P. = P.


3 3
y3 = . 2. 0 + 12 + 20 + 12 + 20
384 EI ⎢⎣ 8 4 8 ⎥⎦ 384.EI 48.EI

4.1.3.2. Charge uniformément répartie sur une poutre sur deux appuis
simples

x 

p.x (  − x ) dω 1 M ( x ) p.x (  − x )
M ( x) = ⇒ = = =
2 dx r EI 2.EI
 Pour un découpage en dix tronçons :

1 1 1 1 p.2 1 1 p.2
= = 0; = = 0, 09 ; = = 0, 16 ;
r1 r11 r2 r10 2.EI r3 r9 2.EI

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Annexe 329

1 1 p.2 1 1 p.2 1 1 p.2


= = 0, 21 ; = = 0, 24 ; = = 0, 21
r4 r8 2.EI r5 r7 2.EI r4 r8 2.EI
 D’où la flèche à mi-portée (cf. § 4.1.2.e) :

2 ⎪⎧ ⎡ 1 1 1 1 1⎤ 1 ⎪⎫
y6 = ⎨ 2 ⎢5 + 30 + 60 + 90 + 120 ⎥ + 140 ⎬ par symétrie.
6 000 ⎩⎪ ⎣ r1 r2 r3 r4 r5 ⎦ r6 ⎭⎪

2 p.2
y6 = . {2 [5.0 + 30.0, 09 + 60.0,16 + 90.0, 21 + 120.0, 24 ] + 140.0, 25}
6 000 2.EI

77, 5 p.4 5.p.4 5.p.4


y6 = . = ≈
6 000 EI 387.EI 384.EI
 Écart :
5 5

Δy6 384 387
= = 8 ‰.
y6 5
384

4.2. Méthode basée sur une variation de la courbure


identique à celle du moment fléchissant
4.2.1. Introduction
 Considérons une poutre sur deux appuis simples, de portée , uniformément
chargée :

p.2
M0 =
8

1 M0
=
r0 EI

4

f = y ⎛ ---⎞ = – ----------------
5.p.
⎝ 2⎠ 384.EI

 On peut donc écrire, en se plaçant à mi-travée :

5.p.4 5 M 1
f=− = − . 0 2 = −0, 104 2
384.EI 48 EI r0

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330

4.2.2. Généralisation
 Nous pouvons évaluer la flèche maximale, à partir de la courbure dans la
section soumise au moment maximal, par la formule :
21
f = – k. ----
r0
avec :
k = coefficient fonction du diagramme des moments,
1
= courbure dans la section la plus sollicitée,
r0
 = portée de la poutre.
 Le signe négatif provient du fait que la flèche est considérée comme positive
dans le sens ascendant.
 Le coefficient k dépend de la forme du diagramme des moments fléchissants.
Il est donné par le tableau ci-après :

Chargement Diagramme du moment fléchissant k

M0
M0 M0
0,125



P
. P Mmax = P(1 – )
3 − 4.α 2
48(1 − α )

si α = 1 : 1
2 12

 
M0

M0
0,0625




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Annexe 331

P.α.l
α.l P/2 P/2 α.l 2

α2
0, 125 −
6

l l

p.l
2

p 8

0,104

l
l

p P.l2
15,6

0 0,102

l
l
Mt
MB ⎛ β⎞
MA p 0, 104 ⎜ 1 − ⎟
⎝ 10 ⎠
avec :

MA MB M + MB
β= A
l l Mt

α.l P P.α.l
α (3 − α )
6

si α = 1 : 1
3
l l

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332

α.l p.α2.l2
2 α (4 – α)
P ---------------------
12

1
si α = 1 :
4
l l
l/2 P MA MB ⎛ β⎞
0, 083 ⎜ 1 − ⎟
⎝ 4⎠
MA MB avec :
M + MB
Mt β= A
l l
Mt

p.l
2

a.l a.l (3 − 4.α2)


24
P
(
1 5 − 4.α
.
2
)2
80 3 − 4.α 2

l
l

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Bibliographie

J.-A. Calgaro et J. Cortade, Applications de l’eurocode 2 : calcul des bâtiments


en béton, Presses des Ponts-et-Chaussées, 2005.
J. Perchat, Le calcul plastique, cours ESTP 1973.
J. Roux, Résistance des matériaux par la pratique, tomes 1 à 4, Éditions
Eyrolles 1995, 1998 et 1999.

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Index

Cette table alphabétique reprend les expressions courantes utilisées en béton


armé en renvoyant à la page dans laquelle elles sont définies ou utilisées la
première fois.

–A–
Actions cycliques.................................................................................... 297
Aire chargée............................................................................................ 247
Aire de contrôle de référence.................................................................. 247
Analyse élastique linéaire ....................................................................... 28
Analyse linéaire avec redistribution limitée ........................................... 29
Analyse non linéaire ............................................................................... 34
Analyse plastique.................................................................................... 30
Applui direct ........................................................................................... 283
Appui indirect ......................................................................................... 283
Armatures de peau .................................................................................. 181
Armatures en chapeau ............................................................................ 35

–B–
Bielle....................................................................................................... 281

–C–
Chapeaux ................................................................................................ 35
Coefficient d’amplification ..................................................................... 71
Condition entièrement fissurée ............................................................... 197
Condition non fissurée ............................................................................ 197
Console courte ........................................................................................ 281
Contour de contrôle de référence............................................................ 247
Contour de contrôle réduit ...................................................................... 261
Contour de contrôle ................................................................................ 247

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336

Corbeau.................................................................................................. 281
Courbe caractéristique de résistance en fatigue ..................................... 299
Courbe S-N ............................................................................................ 299

–D–
Dalles ..................................................................................................... 18

–E–
Endommagement des armatures dû à la fatigue .................................... 302
Étendue de contrainte............................................................................. 299
Étendue de contraintes résistante........................................................... 299
Excentricité du premier ordre ................................................................ 74
Excentricité du second ordre.................................................................. 74

–F–
Fissuration complète .............................................................................. 169
Fissuration non systématique................................................................. 169
Force critique d’Euler ............................................................................ 69

–L–
Longueur de flambement ....................................................................... 70
Longueur efficace................................................................................... 75

–M–
Méthode de l’équilibre........................................................................... 78
Méthode de la courbure ......................................................................... 79
Méthode de la rigidité ............................................................................ 79
Méthode des déformations internes ....................................................... 78
Moment du premier ordre équivalent .................................................... 99

–N–
Nombre de cycles................................................................................... 298

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Index 337

–O–
Ouverture calculée des fissures............................................................... 162, 176

–P–
Paramètre de déformation....................................................................... 208
Portée utile .............................................................................................. 20
Poteaux ................................................................................................... 18
Poutres .................................................................................................... 18
Poutres-cloisons...................................................................................... 18

–R–
Rigidité nominale ................................................................................... 95

–S–
Section de contrôle de référence............................................................. 247

–T–
Tirant....................................................................................................... 281

–V–
Valeur limite de l’ouverture calculée des fissures................................... 162
Voiles ...................................................................................................... 18

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