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Distillation

Chapitre. I. Rappels et définitions

I.1. La distillation

La distillation est une opération de séparation d’un mélange liquide binaire homogène en ses deux
composants par vaporisation basée sur la différence entre leurs points d’ébullition (ou leurs
pressions de vapeur { l’état pur).

Exemple de mélanges miscibles : (L’eau et l’acide acétique, le benzène et le toluène, l’éthanol et


l’eau) I.2. La solution idéale

Une solution est dite idéale s’il n’existe pas de forces ou d’interactions entre ses molécules, ou si elle
obéit à la loi de Raoult.

Loi de Raoult :

Une solution est dite idéale si la pression partielle de chacun de ses constituants dans la phase
vapeur est donnée en fonction de sa fraction molaire dans le mélange liquide et de sa pression de
vapeur { l’état pur par la relation :

𝑷𝒊=𝒙𝒊.𝑷𝒊𝒐 (I.1)

𝑷𝒊 : étant la pression partielle

𝑷𝒊 : étant la pression partielle du constituant (i) dans la phase vapeur.

𝑷𝒊𝒐 : étant la pression de vapeur du constituant (i) lorsqu’il est seul ({ l’état pur).

𝒙𝒊 : La fraction molaire du constituant (i) dans le mélange liquide.

Soit un mélange liquide idéal de deux constituants (A) et (B) totalement miscibles sans réaction
chimique (Fig.I.1), en supposant que le constituant (A) est plus volatil que le constituant (B), en
d’autre terme, on peut écrire :

𝑷𝑨𝒐>𝑷𝑩𝒐 Ou bien encore : (𝒆𝒃)𝑨<𝑻(𝒆𝒃)𝑩

I.3. La loi de Dalton

La pression totale dans la phase vapeur au dessus d’un mélange liquide quelconque est la
somme des pressions partielles de ses constituants :
𝑷𝑻= 𝑷𝒊𝒏𝒊=𝟏 (I.2)
Puisque la pression partielle (𝑷𝒊) constitue une fraction de la pression totale(𝑷 𝑻), alors il
vient :
Pi
𝒀𝒊= P T (I.3)

𝒀𝒊 : étant la fraction molaire du constituant (i) dans la phase vapeur. En appliquant


l’équation (I.4) et (I.5) pour le mélange précédent, on peut écrire :
𝑷𝑻=𝑷𝑨+𝑷𝑩 (I.4)

Et puisque : 𝒀𝑨+𝒀𝑩=𝟏 (I.7) et 𝒙𝑨+𝒙𝑩=𝟏 (I.5)

En combinant les relations (I.2),(I.3),(I.6) et (I.8) on tire aisément la relation entre la pression
totale (𝑷𝑻) et la fraction molaire(𝒙𝑨) dans la phase liquide du constituant le plus volatil (A):
𝑷𝑻=𝒙𝑨(𝑷𝑨°−𝑷𝑩°) +𝑷𝑩° (I.6)

xAP ° A
𝒚𝑨 = xA(PA °−PB ° )+ PB ° (I.7)

En divisant l’équation (I.13) numérateur et dénominateur par 𝑷 𝑩𝒐) et en définissant le


coefficient de volatilité relative () par la relation:
PA °
(𝛼)= PB ° >1 (I.8)

La courbe d’équilibre de Mc Cabre et Theile devient :



𝒚𝑨 = x(α −1)+1 yA
I.4. La solution non idéale (réelle)

Une solution est dite réelle si elle présente des forces ou des interactions intermoléculaires,
dans ce cas la loi de Raoult n’est pas applicable. Certaines de ces solutions présentent pour
des fractions données des points dits : points azéotropiques pour lesquels le mélange se
comporte comme un corps pur. Ce mélange est inséparable par une distillation simple car en
ces points le coefficient de volatilité est égal à un (𝜶=𝟏) ou autrement dit : (𝑷𝑨𝒐=𝑷𝑩𝒐).

Dans ce cas, les courbes d’ébullition, de rosée et d’équilibre sont tracées d’une façon
expérimentale.

Exp : (Benzène-Ethanol), (Eau-Acide acétique),


I.5. La rectification

Lors de la séparation d’un mélange binaire par vaporisation, on suppose que chaque
constituant ait une pression de vapeur { l’état pur différente de celle de l’autre constituant.
C’est une distillation simple ou { un seul étage (fig.I.8). Dans ce type de distillation il est
impossible de faire une séparation complète des deux constituants, pour améliorer ceci on fera
appelle à la rectification qui est une distillation répétée ou une distillation dans une colonne à
plusieurs étages. Cette colonne à rectifier est divisée par le plateau d’alimentation en deux
sections : une section de rectification (enrichissement) en haut, et une section d’épuisement
(appauvrissement) en bas (Fig.I.9).

I.6. Le plateau théorique

Le plateau ou l’étage théorique est un étage idéal d’efficacité 100%, par contre l’étage réel ou
pratique présente une efficacité <100%.
L’échange de chaleur et de matière sont d’autant plus rapide et plus importants que les contacts et
le degré de liberté et de turbulence est grand.
Un étage théorique doit avoir les caractéristiques suivantes :
 Les deux phases, liquide et vapeur doivent être homogènes (il n’existe pas de gradient de
concentration).

 La phase vapeur et la phase liquide sont en équilibre.

 La vapeur n’entraine pas le liquide.

Chapitre. II
Calcul d’une colonne à rectifier selon Mc Cabe et Theile
II.1-Le régime est continu .
II.1.1. La section de rectification
La section rectificative dite aussi section d’enrichissement en constituant volatil, est la partie
supérieure de la colonne ou tète de colonne. Elle comprend un condenseur (K) qui condense
les vapeurs (𝑁𝐺𝑉∗) et les transforme en liquide. Une partie du liquide retourne dans la
colonne sous forme d’un reflux (𝑁𝐿𝑉∗) qui aide à améliorer la qualité de la séparation, tandis
que l’autre partie constitue le distillat (𝑁𝐷∗) avec une pureté (𝑥𝐷),.
II.1.1.1 Le bilan de matière global
Pour établir le bilan du débit molaire global, il faut établir la balance suivante : (Débit de matière
entrant = débit de matière sortant).
𝑵𝑮𝑽∗=𝑵𝑳𝑽∗+𝑵𝑫∗ (II.1)
𝑵𝑮𝑽∗ : est le débit molaire en (mol/h) des vapeurs ascendants vers le condenseur.
𝑵𝑳𝑽∗ : est le débit molaire en (mol/h) du liquide de reflux.
𝑵𝑫∗ : est le débit molaire en (mol/h) du distillat liquide.
Pour trouver le bilan de matière global du constituant le plus volatil, on multiplie chaque terme de
l’équation (II.1) par la fraction molaire correspondante du même constituant, il vient :
𝒚𝑽.𝑵𝑮𝑽∗=𝒙𝑽.𝑵𝑳𝑽∗+𝒙𝑫.𝑵𝑫∗ (II.2)
II.1.1.2 Le bilan énergétique global
Pour établir le bilan d’énergie, on multiplie les termes de l’équation (II.1) par les enthalpies
molaires correspondantes puisque ici l’énergie est véhiculée par la matière (convection) sans
oublier d’ajouter à droit le débit calorifique absorbé par le condenseur (K). Alors il vient :
𝑯𝑽′′.𝑵𝑮𝑽∗=𝑯𝑽′.𝑵𝑳𝑽∗+𝑯𝑫′.𝑵𝑫∗+𝑸𝑲∗ (II.3)
Avec : 𝑯𝑽′′ ,𝑯𝑽′ 𝑒𝑡 𝑯𝑫′ respectivement, les enthalpies molaires des phases vapeur, liquide et
distillat.
II.1.1.3 Le débit énergétique du condenseur
Le débit calorifique (𝑸𝑲∗) du condenseur (K), représente la quantité de chaleur par unité de temps
absorbée par le fluide réfrigérant (eau ou air).
A partir de l’équation (II.1) on tire :
𝑵𝑳𝑽∗=𝑵𝑮𝑽∗−𝑵𝑫∗ (II.4)
En prenant : 𝑯𝑽′≅𝑯𝑫′ et Δ𝑯𝑽=𝑯𝑽′′−𝑯𝑽′ et en remplaçant (II.4) dans (II.3), on aboutit à :
𝑸𝑲∗=𝑵𝑮𝑽∗.Δ𝑯𝑽 (II.5)
Remarque :
Généralement dans les calculs, une valeur moyenne de l’enthalpie molaire de vaporisation
(Δ𝑯𝑽 ) est donnée. En cas où la moyenne n’est pas donnée, on calcule l’enthalpie moyenne
de vaporisation en tète de colonne par :
(Δ𝑯𝑽)𝐷=𝑥𝐷.(Δ𝑯𝑽)(𝐴)+(1−𝑥𝐷).(Δ𝑯𝑽)(𝐵) Avec : (A) et (B) désignant respectivement, le
constituant volatil et le moins volatil.
II.1.1.4 L’équation de la droite de rectification

Dans le diagramme de Mc Cabre et Theile, l’équation de la droite de rectification (droite


principale), c’est la relation affine déduite en remplaçant l’équation (II.4) dans l’équation
(II.2), d’où :
NLV∗¿ ND∗¿
𝒚𝑽= NGV ∗¿ ¿ ¿∗ 𝒙𝑽+ NGV ∗¿ ¿ ¿ 𝒙𝑫 (II.6)

Elle coupe la diagonale au point:𝐷(𝑥𝐷,𝑥𝐷), (sa pente est :


NLV∗¿
𝑻𝒈(𝜷)= NGV ∗¿ ¿ ¿ ¿1 (II.7)
II.1.1.5 Le taux de reflux (𝝑)
Le taux de reflux en distillation est défini comme étant le rapport entre le débit du reflux
(𝑁𝐿𝑉∗) et le débit du distillat (𝑁𝐷∗), donc il s’écrit :
NLV∗¿
𝝑= ND∗¿ ¿ ¿(II.8)

En combinant entre les équations (II.1), (II.6) et (II.8), on peut écrire l’équation de la droite de
rectification en utilisant le taux de reflux :
ϑ xD
𝒚𝑽= ϑ+1 𝒙𝑽+ ϑ+1 (II.9)

xD
On peut aisément déduire que cette droite passe aussi par le point (0, ¿
ϑ+1
II.1.2. La section d’épuisement
La section d’épuisement dite aussi section d’appauvrissement en constituant volatil, constitue
la partie inférieure de la colonne ou bas de la colonne. Elle comprend un rebouilleur (B) qui
vaporise le liquide descendant (𝑵𝑳𝑨∗) et transforme une partie en vapeurs ascendantes
(𝑵𝑮𝑨∗) tandis que l’autre partie du liquide moins riche en constituant volatil est soutirée
sous forme d’un résidu(𝑵𝑺∗) de fraction molaire (𝒙𝑺),
II.1.2.1 Le bilan de matière global
Pour établir le bilan du débit molaire global, il faut établir la balance suivante : (Entrée=
sortie).
𝑵𝑳𝑨∗=𝑵𝑮𝑨∗+𝑵𝑺∗ (II.10)
𝑵𝑮𝑨∗ : est le débit molaire en (mol/h) des vapeurs ascendantes vers la section rectificative.
𝑵𝑳𝑨∗ : est le débit molaire en (mol/h) du liquide descendant.
𝑵𝑺∗ : est le débit molaire en (mol/h) du résidu liquide soutiré.
Pour trouver le bilan de matière global du constituant le plus volatil, on multiplie chaque
terme de l’équation (II.10) par la fraction molaire correspondante du même constituant, il
vient :
𝒚𝑨.𝑵𝑳𝑨∗=𝒙𝑨.𝑵𝑮𝑨∗+𝒙𝑺.𝑵𝑺∗ (II.11)
Rappelons que l’indice (A) signifie la section d’épuisement.
II.1.2.2 Le bilan énergétique global
Pour établir le bilan d’énergie, et puisque ici l’énergie est véhiculée par la matière
(convection) on multiplie les termes de l’équation (II.10) par les enthalpies molaires
correspondantes sans oublier d’ajouter à gauche (entrée) le débit calorifique cédée par le
bouilleur (B).
𝑯𝑨′.𝑵𝑳𝑨∗+ 𝑸𝑩∗=𝑯𝑨′′.𝑵𝑮𝑨∗+𝑯𝑺′.𝑵𝑺∗ (II.12)
Avec : 𝑯𝑨′′ ,𝑯𝑨′ 𝑒𝑡 𝑯𝑺′ respectivement, les enthalpies molaires des phases vapeur, liquide et du
résidu.
II.1.2.3 Le débit énergétique du rebouilleur
Le débit calorifique (𝑸𝑩∗) du rebouilleur (B), représente la quantité de chaleur par unité de
temps cédée par le rebouilleur pour vaporiser le liquide du bas de la colonne.
A partir de l’équation (II.10) et en remplaçant dans (II.12) et en prenant : 𝑯𝑨′≅𝑯𝑺′ et Δ𝑯𝑽=𝑯𝑨′′
−𝑯𝑨′, on aboutit à :
𝑸𝑩∗=𝑵𝑮𝑨∗.(Δ𝑯𝑽)𝑺

Remarque :

Généralement dans les calculs, une valeur moyenne de l’enthalpie molaire de vaporisation
(Δ𝑯𝑽 ) est donnée. En cas où la moyenne n’est pas donnée, on calcule l’enthalpie moyenne de
vaporisation au bas de la colonne par la relation:
(Δ𝑯𝑽)𝑆=𝑥𝑆.(Δ𝑯𝑽)(𝐴)+(1−𝑥𝑆).(Δ𝑯𝑽)(𝐵) Avec : (A) et (B) désignant respectivement, le
constituant volatil et le moins volatil.
II.1.2.4 L’équation de la droite d’épuisement

Dans le diagramme de Mc Cabre et Theile, l’équation de la droite de l’épuisement, c’est la


relation affine déduite en remplaçant l’équation (II.10) dans l’équation (II.11), d’où :
A∗¿ S∗¿
𝒚𝑨= NL NG A∗¿ ¿ ¿ 𝒙𝑨− N N GA ¿ ∗𝒙𝑺 (II.14)

NLA∗¿
Elle coupe la diagonale au point:𝑆(𝑥𝑠,𝑥𝑆), (Fig.II.4) sa pente est : 𝑇𝑔(𝝋)= ¿ >1
NGA∗¿ ¿
(II.15)
La droite de l’épuisement et celle de rectification passent par un point commun 𝑃(𝑥 𝑃,𝑦𝑃) qui
est le point d’alimentation de la colonne. (yA) XS

II.1.2.5 La colonne à plateaux

Différents types de plateaux (étages) existent dans les colonnes, et chaque type de plateau est
différent de l’autre de point de vue construction et efficacité. On distingue { titre d’exemple :
II.1.2.5.1 Les plateaux perforés
Ils étaient les premiers plateaux utilisés dans l’industrie des colonnes à rectifier. Ils sont moins
chers, plus faciles à nettoyer, mais aussi ils sont moins rentables (moins efficaces), et
présentent des risques d’entraînement du liquide par la vapeur ascendante, et en cas de chute
de la pression, ces plateaux pleuvent du liquide (Fig.II.5). Vapeur Liquide
II.1.2.5.2 Les plateaux à calottes
Ils créent une grande surface et un bon contact entre la phase liquide et la phase vapeur, ils ne
présentent pas de problèmes de dégouttement ou d’entrainement car en cas d’une chute de
pression, les calottes se referment. Ils sont donc plus rentables et plus efficaces que les
plateaux perforés, par contre ils sont difficilement nettoyables et plus chers (Fig.II.6)
II.1.2.5.3 L’efficacité des plateaux réels
Un plateau théorique est efficace à 100%, tandis qu’un plateau réel ou pratique a une
efficacité toujours inférieure à 100%, alors en pratique le nombre de plateaux pratiques est
toujours plus grand que le nombre de plateaux théoriques calculé ou dimensionné. Comme on
a vu au paragraphe (I.6), le plateau non théorique (réel) peut présenter des problèmes de
gradient de concentration, d’entrainement du liquide par la vapeur, et/ou de non-atteinte de
l’équilibre entre la phase liquide et la phase vapeur. L’efficacité exprime donc l’écart par
rapport { l’idéalité d’un étage réel. D’après cette figure, l’efficacité (S) est exprimée par un
rapport de segments ou de distances ou bien par le rapport entre le nombre de plateaux
théoriques et le nombre de plateaux pratiques :
yn− yn−1
S = ( yn ) éq− yn−1 (II.16)

η(Théorique)
S= η¿¿ ) (II.17)

II.1.2.5.4 Le nombre de plateaux théoriques

Après le traçage de la courbe d’équilibre et des droites de rectification et d’épuisement,


un plateau théorique est obtenu en traçant une droite verticale commençant du point
𝑆(𝑥𝑠,𝑥𝑆) jusqu’{ la courbe d’équilibre suivie d’une droite horizontale jusqu’{ la coupure
avec la droite d’épuisement (dans la zone de l’épuisement) ou avec la droite de
rectification (dans la zone de rectification), le traçage des plateaux théoriques continu
jusqu’au point 𝐷(𝑥𝐷,𝑥𝐷)
Remarque :
Si le dernier plateau n’atteint pas encore le point (D), un autre plateau (un seul) est
rajouté même si l’on dépassera ce point.

II.1.2.6. Le taux de reflux minimal en rectification

Comme on vient de voir au paragraphe (II.1.1.5), et donné par la relation (II.8), le taux de reflux

est défini comme étant le rapport entre le débit du reflux (𝑁𝐿𝑉∗) et le débit du distillat (𝑁𝐷∗), donc

l’augmentation ou la diminution de l’un des deux débits (𝑁𝐿𝑉∗) ou (𝑁𝐷∗) influe sur la
performance. On peut distinguer trois cas possibles :
 (𝜗→0), la droite de rectification est horizontale.

 (𝜗→∞), la droite de rectification est la diagonale, dans ce cas le reflux est total et le nombre
d’étages est minimal.

 (𝜗→𝜗𝑚𝑖𝑛), le point (p) d’intersection entre la droite de rectification et la droite d’épuisement se


situe sur la courbe d’équilibre, alors le nombre de plateaux théoriques dans ce cas est infini et la
performance est maximale. Donc, il existe un taux de reflux minimal (𝜗𝑚𝑖𝑛) ; la droite de
rectification correspondant ce taux de reflux est dite : droite de reflux minimal. (Fig.II.9).
L’équation de la droite de reflux minimal est déduite de l’équation (II.9) en remplaçant le taux de
reflux (𝜗) par (𝜗𝑚𝑖𝑛) :
ϑ min xD
𝒚𝑽= ϑ min+1 𝒙𝑽+ ϑ min+1 (II.18)

Cette droite coupe la diagonale au point 𝐷(𝑥𝐷,𝑥𝐷), et cou pe aussi la courbe d’équilibre au point
𝐸(𝑥𝐸,𝑦𝐸), d’où en remplaçant les coordonnées du point (E) dans l’équation (II.16), on peut tirer
aisément le taux de reflux minimal :
x D− y E
𝜗𝑚𝑖𝑛= y E−x E

III.1.1 Le bilan de matière global


Le bilan global de la matière se base sur l’égalité : (Débit de matière entrant = débit de
matière sortant), en appliquant cette égalité à la colonne, on trouve :
𝑵𝑭∗=𝑵𝑫∗+𝑵𝑺∗ (III.1)
Pour trouver le bilan de matière global du constituant le plus volatil, on multiplie chaque
terme de l’équation (III.1) par la fraction molaire correspondante du même constituant,
il vient :
𝒙𝑭.𝑵𝑭∗=𝒙𝑫.𝑵𝑫∗+𝒙𝑺.𝑵𝑺∗ (III.2)
En remplaçant l’équation (III.1) dans (III.2), on tire le débit molaire du distillat (𝑁𝐷∗)
qui sera donnée par l’équation :
x F−x S
𝑁𝐷∗= x D−x S 𝑁𝐹∗ (III.3)

Le débit molaire du résidu (𝑁𝑆∗) est déduit de la même façon


x D−x F
𝑁𝑠∗= x D−x S 𝑁𝐹∗ (III.4)

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