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Université Ibn Zohr ‫ﻛﺎ‬

‫ﺃ‬ ‫ﺑﻦ ﺯﻫﺮ ـ‬


‫ﺔﺍ‬
‫جامعة ابن زهر‬
‫الكلية متعددة التخصصات‬

‫ﺩﻳﺮ‬

‫ﺎ ﻣﻌ‬
‫ﺟ‬
Faculté Polydisciplinaire
‫ المغرب‬،‫ورزازات‬

UN

IR
AD
IV
Ouarzazate, Maroc RS

G
ITÉ -A
IBN ZOHR

Correction des
Travaux Dirigés de Physique Quantique∗
Proposés par : Prof. Hassan Chaib
Filière : SMP, Semestre : 5, Année : 2018/2019, Série : 05

Exercice 1
1. En tant que composantes d’un moment cinétique, les observables ŝx , ŝy et ŝz vérifient,
par définition, les relations de commutation suivantes :
[ŝx , ŝy ] = iℏŝz [ŝy , ŝz ] = iℏŝx et [ŝz , ŝx ] = iℏŝy (1)
.
2. On a ŝ2 = ŝ2x + ŝ2y + ŝ2z , alors :
[ 2 ] [ 2 ] [ 2 ] [ 2 ]
ŝ , ŝx = ŝx , ŝx + ŝy , ŝx + ŝz , ŝx (2)
[ ] [ ]
Sachant que [ŝ2x , ŝx ] = 0 et en appliquant l’identité âb̂, ĉ = â b̂, ĉ + [â, ĉ] b̂ pour
les deux autres commutateurs, il vient :
[ 2 ]
ŝ , ŝx = ŝy [ŝy , ŝx ] + [ŝy , ŝx ] ŝy + ŝz [ŝz , ŝx ] + [ŝz , ŝx ] ŝz (3)
soit, en utilisant les relations de commutation de la question précédente :
[ 2 ]
ŝ , ŝx = −iℏŝy ŝz − iℏŝz ŝy + iℏŝz ŝy + iℏŝy ŝz = 0 (4)
Par un raisonnement similaire, on trouve [ŝ2 , ŝy ] = 0 et [ŝ2 , ŝz ] = 0.
3. Dans le cas d’une particule de spin s = 21 , il y a seulement deux états de spin
distincts : l’état |↑⟩ caractérisé par ms = 12 et l’état |↓⟩ caractérisé par ms = − 12 .
Alors l’action des opérateurs ŝ2 et ŝz sur ces deux états donne :

 3 1
ŝ2 |↑⟩ = ℏ2 |↑⟩ et ŝz |↑⟩ = + ℏ |↑⟩
4 2 (5)

ŝ |↓⟩ = ℏ |↓⟩ et ŝz |↓⟩ = − 1 ℏ |↓⟩
2 3 2
4 2
4. La représentation matricielle d’un opérateur  dans la base formé par les vecteurs
propres |↑⟩ et |↓⟩ s’écrit :
( )
⟨↑ |Â| ↑⟩ ⟨↑ |Â| ↓⟩
A= (6)
⟨↓ |Â| ↑⟩ ⟨↓ |Â| ↓⟩
Alors, les matrices correspondantes aux opérateurs ŝ2 et ŝz sont :
( ) ( )
3 2 1 0 1 1 0
s = ℏ
2
et sz = ℏ (7)
4 0 1 2 0 −1

La version électronique de ces travaux dirigés et des épreuves relatives à la même matière sont dispo-
nibles, avec leurs corrections, sur le site Web : http://www.fpo.ma/chaib/teaching/.

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5. Les opérateurs ŝ+ et ŝ− ne sont pas hermitiens car :

+ = ŝx − iŝy = ŝx − iŝy = ŝ− ̸= ŝ+


ŝ+ + +
(8)
et
− = ŝx + iŝy = ŝx + iŝy = ŝ+ ̸= ŝ−
ŝ+ + +
(9)

6. En utilisant l’expression ŝ± |s, ms ⟩ = ℏ s(s + 1) − ms (ms ± 1) |s, ms ± 1⟩, on ob-
tient : {
ŝ+ |↑⟩ = | ⟩ et ŝ+ |↓⟩ = ℏ |↑⟩
(10)
ŝ− |↑⟩ = ℏ |↓⟩ et ŝ− |↓⟩ = | ⟩
7. Les matrices correspondantes aux opérateurs ŝ+ et ŝ− s’écrivent donc :
( ) ( )
0 1 0 0
s+ = ℏ et s− = ℏ (11)
0 0 1 0

8. Puisque ŝx = 12 (ŝ+ + ŝ− ) et ŝy = 2i1 (ŝ+ − ŝ− ), alors :


( ) ( )
1 0 1 1 0 −i
sx = ℏ et sy = ℏ (12)
2 1 0 2 i 0

9. D’après ce qui se précède, les matrices de Pauli s’écrivent :


( ) ( ) ( )
0 1 0 −i 1 0
σx = , σy = et σz = (13)
1 0 i 0 0 −1
alors : ( )( ) ( )
0 1 0 1 1 0
σx2
= = =1 (14)
1 0 1 0 0 1
( )( ) ( )
0 −i 0 −i 1 0
2
σy = = =1 (15)
i 0 i 0 0 1
et ( )( ) ( )
1 0 1 0 1 0
σz2 = = =1 (16)
0 −1 0 −1 0 1
10. On a : ( )
2i 0
[σx , σy ] = σx σy − σy σx = = 2iσz (17)
0 −2i
( )
0 2i
[σy , σz ] = σy σz − σz σy = = 2iσx (18)
2i 0
et ( )
0 2
[σz , σx ] = σz σx − σx σz = = 2iσy (19)
−2 0
11. On a : ( )
0 0
{σx , σy } = σx σy + σy σx = (20)
0 0
( )
0 0
{σy , σz } = σy σz + σz σy = (21)
0 0
et ( )
0 0
{σz , σx } = σz σx + σx σz = (22)
0 0
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12. On distingue deux cas :


• Le cas où n est un nombre pair, c.-à-d. n = 2p où p ∈ N, alors :
( )p
σxn = σx2p = σx2 = (1)p = 1 (23)

Par le même raisonnement, on trouve σyn = 1 et σzn = 1.


• Le cas où n est un nombre impair, c.-à-d. n = 2p + 1 où p ∈ N, alors :

σxn = σx2p+1 = σx2p σx = 1σx = σx (24)

Par le même raisonnement, on trouve σyn = σy et σzn = σz .


13. L’exponentiel d’une matrice carrée A est défini par la série :
∑∞
1 k
eA = A (25)
k=0
k!

Il est très difficile de trouver une méthode fiable et précise pour calculer l’exponentiel
d’une matrice. Cependant, l’exponentiel d’une matrice diagonale peut être obtenu
en faisant l’exponentiation de ses éléments diagonaux. En effet :

∑ ( )k ∑ ( )
1 k ∑ 1 a11 0
∞ ∞ ∞
A 1 ak11 0
e = A = =
k! k! 0 a22 k! 0 ak22
(∑∞ 1 k
k=0 k=0
) ( a k=0
) (26)
a
k=0 k! 11 ∑ 0 e 11
0
= ∞ 1 k =
0 k=0 k! a22 0 ea22

Alors : ( 1 )
σz e 0
e = (27)
0 e−1

Exercice 2
⃗ˆ est défini par L
1. L’opérateur moment cinétique orbital L ⃗ˆ = ⃗rˆ ∧ p⃗ˆ. Ses composantes
s’écrivent donc :

L̂x = ŷ p̂z − ẑ p̂y L̂y = ẑ p̂x − x̂p̂z et L̂z = x̂p̂y − ŷ p̂x (28)

où p̂x = −iℏ ∂x

, p̂y = −iℏ ∂y

et p̂z = −iℏ ∂z

.
2. On a : [ ]
L̂y , L̂z = L̂y L̂z − L̂z L̂y (29)
c.-à-d.:
[ ]
L̂y , L̂z = (ẑ p̂x − x̂p̂z ) (x̂p̂y − ŷ p̂x ) − (x̂p̂y − ŷ p̂x ) (ẑ p̂x − x̂p̂z )
= (ẑ p̂x x̂p̂y − ẑ p̂x ŷ p̂x − x̂p̂z x̂p̂y + x̂p̂z ŷ p̂x ) (30)
− (x̂p̂y ẑ p̂x − x̂p̂y x̂p̂z − ŷ p̂x ẑ p̂x + ŷ p̂x x̂p̂z )
= ẑ p̂y (p̂x x̂ − x̂p̂x ) + p̂z ŷ (x̂p̂x − p̂x x̂)

soit : [ ]
L̂y , L̂z = ẑ p̂y [p̂x , x̂] + p̂z ŷ [x̂, p̂x ] = [x̂, p̂x ] (ŷ p̂z − ẑ p̂y ) (31)
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or [x̂, p̂x ] = iℏ et (ŷ p̂z − ẑ p̂y ) = L̂x , alors :


[ ]
L̂y , L̂z = iℏL̂x (32)

Par un raisonnement similaire, on trouve :


[ ]
L̂z , L̂x = iℏL̂y (33)

3. Les expressions usuelles des coordonnées cartésiennes x, y et z en fonction des coor-


données sphériques r, θ et φ s’écrivent :
 

 x = r sin θ cos φ r ⩾ 0

y = r sin θ sin φ où 0⩽θ⩽π (34)

 

z = r cos θ 0 ⩽ φ ⩽ 2π
z

θ
r

O y
φ
x
Les différentielles totales dx, dy et dz ont pour expressions :

 dx = sin θ cos φ dr + r cos θ cos φ dθ − r sin θ sin φ dφ

dy = sin θ sin φ dr + r cos θ sin φ dθ + r sin θ cos φ dφ (35)

 dz = cos θ dr − r sin θ dθ

4. D’après la dernière question on peut écrire :


    
dx sin θ cos φ cos θ cos φ − sin φ dr
dy  =  sin θ sin φ cos θ sin φ cos φ   r dθ  (36)
dz cos θ − sin θ 0 r sin θ dφ
5. La transformation inverse s’obtient en déterminant la matrice inverse de la matrice
A.1 Alors :
    
dr sin θ cos φ sin θ sin φ cos θ dx
 r dθ  = cos θ cos φ cos θ sin φ − sin θ dy  (38)
r sin θ dφ − sin φ cos φ 0 dz
1
On rappelle que l’inverse de la matrice A est la transposée de sa comatrice divisée par son déterminant ;
c.-à-d.:  t
C11 C12 C13
1 
A−1 = C21 C22 C23  (37)
det A
C31 C32 C33
où Cij est le cofacteur correspondant à l’élément aij de A défini à partir du mineur Mij par la relation
Cij = (−1)i+j Mij . Le mineur Mij est le déterminant de la matrice obtenue en éliminant la ième ligne
et la j ème colonne de la matrice A.
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6. A partir de la transformation inverse précédente, on peut écrire :




 dr = sin θ cos φ dx + sin θ sin φ dy + cos θ dz


 cos θ cos φ cos θ sin φ sin θ
dθ = dx + dy − dz (39)
 r r r


 dφ = − sin φ dx + cos φ dy

r sin θ r sin θ
Ces formes différentielles nous permettent d’obtenir les expressions des dérivées par-
tielles des coordonnées sphériques par rapport aux celles cartésiennes (par exemple
∂r
∂x
= sin θ cos φ). Alors :

∂ ∂r ∂ ∂θ ∂ ∂φ ∂
= + +
∂x ∂x ∂r ∂x ∂θ ∂x ∂φ
(40)
∂ cos θ cos φ ∂ sin φ ∂
= sin θ cos φ + −
∂r r ∂θ r sin θ ∂φ
∂ ∂r ∂ ∂θ ∂ ∂φ ∂
= + +
∂y ∂y ∂r ∂y ∂θ ∂y ∂φ
(41)
∂ cos θ sin φ ∂ cos φ ∂
= sin θ sin φ + +
∂r r ∂θ r sin θ ∂φ
et
∂ ∂r ∂ ∂θ ∂ ∂φ ∂ ∂ sin θ ∂
= + + = cos θ − (42)
∂z ∂z ∂r ∂z ∂θ ∂z ∂φ ∂r r ∂θ
7. On a : ( )
∂ ∂
L̂x = ŷ p̂z − ẑ p̂y = −iℏ y −z (43)
∂z ∂y
( )
∂ ∂
L̂y = ẑ p̂x − x̂p̂z = −iℏ z −x (44)
∂x ∂z
et ( )
∂ ∂
L̂z = x̂p̂y − ŷ p̂x = −iℏ x −y (45)
∂y ∂x
En tenant compte des relations de la question précédente et des expressions de
l’équation (34), on peut écrire :
( [ ]
∂ sin θ ∂
L̂x = −iℏ r sin θ sin φ cos θ −
∂r r ∂θ
[ ])
∂ cos θ sin φ ∂ cos φ ∂
−r cos θ sin θ sin φ + + (46)
∂r r ∂θ r sin θ ∂φ
( )
∂ ∂
= iℏ sin φ + cot θ cos φ
∂θ ∂φ
( [ ]
∂ cos θ cos φ ∂ sin φ ∂
L̂y = −iℏ r cos θ sin θ cos φ + −
∂r r ∂θ r sin θ ∂φ
[ ])
∂ sin θ ∂
−r sin θ cos φ cos θ − (47)
∂r r ∂θ
( )
∂ ∂
= iℏ − cos φ + cot θ sin φ
∂θ ∂φ
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et ( [ ]
∂ cos θ sin φ ∂ cos φ ∂
L̂z = −iℏ r sin θ cos φ sin θ sin φ + +
∂r r ∂θ r sin θ ∂φ
[ ])
∂ cos θ cos φ ∂ sin φ ∂
−r sin θ sin φ sin θ cos φ + − (48)
∂r r ∂θ r sin θ ∂φ

= −iℏ
∂φ
8. On a : ( )
∂ ∂
L̂x = iℏ sin φ + cot θ cos φ (49)
∂θ ∂φ
( )
∂ ∂
L̂y = iℏ − cos φ + cot θ sin φ (50)
∂θ ∂φ
et

L̂z = −iℏ (51)
∂φ
Par souci de simplicité, on développe les expressions de L̂2x , L̂2y et L̂2z sans effectuer
aucune dérivation et en faisant regrouper, pour chaque terme, les fonctions trigono-
métriques non-concernées par la dérivation. Il vient :
( )( )
∂ ∂ ∂ ∂
L̂x = −ℏ sin φ + cot θ cos φ
2 2
sin φ + cot θ cos φ
∂θ ∂φ ∂θ ∂φ

 2 ∂2 ∂ ∂
= −ℏ2 
sin φ ∂θ2 + sin φ cos φ ∂θ cot θ ∂φ (52)
| {z }
Q
)
∂ ∂ ∂ ∂
+ cot θ cos φ sin φ + cot θ cos φ cot θ cos φ
∂φ ∂θ ∂φ ∂φ
( )( )
∂ ∂ ∂ ∂
L̂y = −ℏ − cos φ + cot θ sin φ
2 2
− cos φ + cot θ sin φ
∂θ ∂φ ∂θ ∂φ

 2 ∂2 ∂ ∂
= −ℏ2 
cos φ ∂θ2 − cos φ sin φ ∂θ cot θ ∂φ (53)
| {z }
Q
)
∂ ∂ ∂ ∂
− cot θ sin φ cos φ + cot θ sin φ cot θ sin φ
∂φ ∂θ ∂φ ∂φ
et
∂2
L̂2z = −ℏ2 (54)
∂φ2
Alors :
( )
∂2 ∂ ∂ ∂ ∂
L̂ = −ℏ sin φ 2 + cot θ cos φ
2 2 2
sin φ + cot θ cos φ cot θ cos φ
∂θ ∂φ ∂θ ∂φ ∂φ
( 2
)
∂ ∂ ∂ ∂ ∂
− ℏ cos φ 2 − cot θ sin φ
2 2
cos φ + cot θ sin φ cot θ sin φ (55)
∂θ ∂φ ∂θ ∂φ ∂φ
2

− ℏ2 2
∂φ
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En effectuant les dérivations par rapport à φ, on obtient, après réarrangement :


( 2 )
∂ ∂ ∂2 ∂2
L̂ = −ℏ
2 2
+ cot θ 2
+ cot θ 2 + (56)
∂θ2 ∂θ ∂φ ∂φ2
qui peut se mettre sous la forme :2
( )
1 ∂ ∂ 1 ∂2
L̂ = −ℏ
2 2
sin θ + (59)
sin θ ∂θ ∂θ sin2 θ ∂φ2

9. L’hamiltonien Ĥ du système s’écrit :


ℏ2
Ĥ = − ∆ + V (r) (60)
2m
En coordonnées sphériques, le laplacien ∆ peut s’écrire, en tenant compte de l’ex-
pression de L̂2 établie dans la question précédente :

1 ∂ 2∂ L̂2
∆= r − (61)
r2 ∂r ∂r ℏ2 r2
Alors, les opérateurs Ĥ et L̂2 sont liés par la relation suivante :

ℏ2 1 ∂ 2 ∂ L̂2
Ĥ = − r + + V (r) (62)
2m r2 ∂r ∂r 2mr2
10. En remplaçant L̂2 par L̂2x + L̂2y + L̂2z , on obtient :
[ ] [ ] [ ] [ ]
L̂2 , L̂z = L̂2x , L̂z + L̂2y , L̂z + L̂2z , L̂z (63)
[ ] [ ] [ ]
Sachant que L̂2z , L̂z
= 0 et en appliquant l’identité âb̂, ĉ = â b̂, ĉ + [â, ĉ] b̂ pour
les deux autres commutateurs, il vient :
[ ] [ ] [ ] [ ] [ ]
L̂2 , L̂z = L̂x L̂x , L̂z + L̂x , L̂z L̂x + L̂y L̂y , L̂z + L̂y , L̂z L̂y (64)

soit, en utilisant les relations de commutation établies ci-dessus :


[ ]
L̂ , L̂z = −iℏL̂x L̂y − iℏL̂y L̂x + iℏL̂y L̂x + iℏL̂x L̂y = 0
2
(65)

Maintenant, pour la détermination des deux autres commutateurs, remarquons que,


d’après les expressions établies ci-dessus, l’opérateur L̂2 n’agit que sur les variables θ
et φ et l’opérateur L̂z agit seulement sur la variable φ. Cependant, on peut facilement
constater que : [ ] [ ]
Ĥ, L̂2 = 0 et Ĥ, L̂z = 0 (66)
2
On peut remarquer que :
( ( ) )
∂2 ∂ 1 ∂ ∂ ∂ sin θ ∂
+ cot θ = sin θ + (57)
∂θ2 ∂θ sin θ ∂θ ∂θ ∂θ ∂θ

soit, d’après l’identité ∂


∂θ (f (θ)g(θ)) = f (θ) ∂g(θ) ∂f (θ)
∂θ + g(θ) ∂θ :
( )
∂2 ∂ 1 ∂ ∂
+ cot θ = sin θ (58)
∂θ2 ∂θ sin θ ∂θ ∂θ
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11. La description complète de l’état quantique d’un système à trois degrés de liberté
nécessite trois observables qui commutent deux à deux. Ainsi, les opérateurs Ĥ, L̂2
et L̂z forment un ECOC (Ensemble Complet d’Observables qui Commutent) pour la
particule en question puisqu’il s’agit de trois opérateurs hermitiens qui commutent
deux à deux.
NB : Pour montrer que les opérateur Ĥ, L̂2 et L̂z sont hermitiens, on utilise leurs ex-
pressions en fonction des composantes des opérateurs ⃗rˆ et p⃗ˆ associés, respectivement,
à la position et l’impulsion de la particule.

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