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Université d’Ottawa

MCG 2761- Mécanique des matériaux

Rapport de laboratoire # 3 :

Rupture dans les polymères thermoplastiques

Groupe #4

Nom Numéro d'étudiant Signature

Mohamed ali kinani 8898491

KAYA VAMBA GEDEON 300089112

FRÉDÉRIC-LOUIS
KHALID-LEROUX

Etudiant superviseur : mohamed ali kinani

dimanche , le 22 Mars 2020


Résumé :

Le premier objectif de ce laboratoire est de pouvoir quantifier et comparer les valeurs de la


déformation à l'écoulement, la contrainte à l'écoulement, la déformation à la rupture et la
contrainte à la rupture. Le deuxième objectif est de pouvoir commenter sur la rupture des
échantillons, la relation au point d'écoulement, la réduction de section. Pour ce faire, nous avons
eu à faire des essais de traction sur 3 matériaux polymères différents. Dans notre analyse,
l’accent sera mis sur le taux (vitesse) de déformation sur la rupture de ces matériaux. L’analyse
nous a permis de savoir que la vitesse de déformation a une influence sur le comportement
mécanique des polymères. Une augmentation de la vitesse de déformation a pour consequence de
reduire la ductilité du matériau.
Tables de matière :

I. Introduction​………………………………………………………….…page

II. Méthodologie​…………………………………………………………..page

III. Résultats​………………………………………………………………page

IV. Discussion​……………………………………………………………..page

V. Conclusion​……………………………………………………...……..page

VI. Références​………………………………………………………...….page

VII. Annexe​…………………………………………………………...….page
Liste des tableaux et figures :
I. Introduction :

Le but du laboratoire 2 était l'étude du comportement mécanique des matériaux polymères du


point de vue température et température de fusion.Pour ce laboratoire nous nous axons sur le
taux ( vitesse) de déformation des ,matériaux polymères. Pour ce faire, nous procédons à un test
de traction sur trois matériaux notamment l’ABS ( Acrylonitrile Butadiène Styrène), le PMMA
(​Polyméthacrylate de méthyle​)et le PEHD (Polyéthylène Haute Densité).
La résistance à la rupture des matériaux polymères est plus faible que celle des métaux et des
céramique. Le processus de rupture est lié à la formation de fissures dans les régions où se trouve
une concentration de contraintes . En d’autres termes il s’agit de microvides interconnectés aux
zones de rupture.

Nous avons deux types de rupture possible: fragile ou ductile.


De manière théorique plus la vitesse de déformation est grande plus le matériau tend à avoir un
comportement fragile. De meme plus la temperature chute plus on a un comportement fragile.

Pour notre laboratoire nous utilisons le même appareil ( la machine Instron ) avec laquelle nous
appliquons une force sur les différents matériaux donnée ( test de traction). Lorsque la charge de
traction appliquée atteint une certaines ampleur, ces fibrilles s'allongent et se rompent
provoquant la croissance et la coalescence des microcavités.Un autres aspect aussi peut
influencer la rupture; il s’agit de l’épaisseur.
La charge (F) et la contrainte (σ) sont relié par l'équation:

Et la deformation (ε) est calculé a partir de l'élongation (ΔL):

Le module sécant a 1% est calculé à partir de cette équation:

Les données recueillis nous permettront de tracer les courbes contrainte-déformation et de


pouvoir connaître la limite avant rupture. Ces courbes de déformations devront être analysées; la
limite d'élasticité sera déterminée;des comparaisons de la contrainte et de la déformation aux
points limites avec les différents taux de déformations seront effectués. Des comparaisons des
modules sécants (E) a 1% seront effectués. Nous pourrons à la suite de cela faire une conclusion
sur l’effet de la vitesse de déformation dans la rupture des matériaux polymères.
II. Méthodologie :

Pour la réalisation de cette expérience, il y aura recours aux outils suivants :

1-règle.

2- Machine d’essais universelle Instron équipée avec appareillage pour essais de traction (3

goupilles, 1 accouplement flexible universel et 2 pinces Universelles).

3- 3 échantillons de PMMA

4- 3 échantillons de PEHD

5- 3 échantillons d’ABS

Pour chaque échantillon, les essais s’effectuent comme suit :

Étape 1 : ​Mesurer la largeur et l'épaisseur de l’échantillon à l’aide de la règle.

Étape 2 : ​Placer l’échantillon entre les deux pinces de la machine d’essais, mesurer la distance

entre les attaches.

Étape 3 : ​Mettre une plaque en plastique pour la protection.

Étape 4 : ​Activer la machine et commencer l’essai de traction.

Étape 5 : ​Arrêter la machine quand il y a une rupture de l’échantillon ou que la machine arrive

au maximum de l'élongation qu’elle peut produire.

Les échantillons de ABS et de PMMA sont testés aux taux de déformation de

5 mm/min, 20 mm/min et 50 mm/min tandis que le HDPE est testé à des taux de

20mm/min, 50mm/min et 100 mm/min. Le HDPE étant très ductile est laissé en traction jusqu’à

ce que la machine atteigne les limites en haut et avec des taux de déformation plus importants

que pour les deux autres matériaux.


L’échantillon ABS est testé par notre groupe. Les autres échantillons sont testés par les autres

groupes donc notre discussion sera basée sur des résultats donnés.

III. Résultats :

A. Graphes et tableaux:

B. Exemple de calcul:
IV. Discussion :

L’ABS se comporte comme un matériau ductile. Ce comportement ductile est dû à la

composition de l’ABS qui a une matrice formée de copolymère dans laquelle des nodules

d’élastomère sont noyé. Cela explique la souplesse de ce matériau (ductilité). En effet, les

chaînes possèdent une mobilité relative qui permette à l’ABS de tolérer une certaine déformation

et leur enchevêtrement lui confère une rigidité relative. Aussi quand les chaînes sont alignées

(point d’écoulement) la résistance du matériau est à son maximum.​ ​La contrainte ultime de

l’ABS est de ?? MPa sa contrainte au point d’écoulement es entre ?? et ?? MPa. L’allure des

courbes de contrainte en fonction de la déformation pour les différentes vitesses est la même :

celle d’un matériau ductile. Cependant en fonction des vitesses les valeurs des propriétés

mécaniques changent.​ ​Quand l’essai est effectué au taux de 5 mm/min le matériau possède un

module sécant à ??% de MPa, une contrainte au point d’écoulement de ?? Mpa pour une

élongation de ?? %. Sa contrainte ultime est de ?? Mpa pour une élongation de ??? %.​ ​Quand

l’essai est effectué au taux de 20 mm/min le matériau possède un module sécant à ??% de ??

MPa, une contrainte au point d’écoulement de ?? Mpa pour une élongation de ?? %. Sa

contrainte ultime est de ?? Mpa pour une élongation de ???%.​ ​Quand l’essai est effectué au taux

de 50 mm/min le matériau possède un module sécant à ?? % de ?? MPa, une contrainte au point

d’écoulement de ??? Mpa pour une élongation de ?? %. Sa contrainte ultime est de ?? Mpa pour

une élongation de ?? %.
Le HDPE se comporte comme un matériau ductile. Le temps alloué pour l’expérience ne

suffit pas pour observer la rupture des échantillons. Cela est dû à la structure de ce polymère

thermoplastique semi-cristallin. La partie cristalline confère une bonne rigidité au HDPE en

renforçant les liaisons secondaires. La grande tolérance à la déformation et à la contrainte du

matériau est surtout dû à la présence de branchement en faible nombre. Ces derniers servent

d’attache entre les chaînes et accroît ainsi la rigidité du polymère. Aussi, les chaînes sont

enchevêtrées ce qui permet une mobilité des chaînes les unes par rapport aux autres. la contrainte

ultime du HDPE est entre ?? MPa contrainte au point d’écoulement est de ?? MPa .IL possède un

module sécant à ??% de ?? Gpa. L’allure des courbes de contrainte en fonction de la déformation

pour les différentes vitesses est la même : celle d’un matériau ductile. Cependant en fonction des

vitesses les valeurs des propriétés mécaniques changent.​ ​Quand l’essai est effectué au taux de 20

mm/min le matériau possède un module sécant à ?? % de ?? MPa, une contrainte au point

d’écoulement de ?? Mpa pour une élongation de ?? %.​ ​Quand l’essai est effectué au taux de 50

mm/min le matériau possède un module sécant à ?? % de ?? MPa, une contrainte au point

d’écoulement de ?? Mpa pour une élongation de ?? %. Quand l’essai est effectué au taux de 100

mm/min le matériau possède un module sécant à ?? % de ??? MPa, une contrainte au point

d’écoulement de ?? Mpa pour une élongation de ?? %.

Le PMMA se comporte comme en matériau fragile. Le PMMA est un polymère

thermoplastique formé de longue chaîne ayant la plupart du temps une structure atactique. La

longueur des chaînes ainsi que leurs enchevêtrements rendent le PMMA très rigide ce qui lui

confère un module sécant élevé. Cependant la configuration tactique des molécules sur les

chaînes empêche les mouvements relatifs des chaînes les unes par rapport aux autres ce qui
réduit la plasticité du matériau et le rend fragile. La contrainte ultime du PMMA est entre ?? et

?? Mpa sa contrainte au point d’écoulement entre ?? et ?? MPa. IL possède un module sécant à

?? % entre ?? et ?? MPa L’allure des courbes de contrainte en fonction de la déformation pour les

différentes vitesses est la même : celle d’un matériau fragile. Cependant en fonction des vitesses

les valeurs des propriétés mécaniques changent. Quand l’essai est effectué au taux de 5 mm/min

le matériau possède un module sécant à ?? % de ?? MPa, une contrainte à la rupture est de ???

Mpa pour une élongation de ??? %.​ ​Quand l’essai est effectué au taux de 20 mm/min le matériau

possède un module sécant à ?? % de ?? MPa, une contrainte au point de rupture de ??? MPa pour

une élongation de ?? %. Quand l’essai est effectué au taux de 50 mm/min le matériau possède un

module sécant à 1% de ?? MPa, une contrainte au point de rupture de ?? MPa pour une

élongation de ?? %.

Réponses aux questions :

a) Pour le HDPE, le résultat théorique du module sécant à ,, % est de ?? GPa les valeurs

obtenues se situent entre ?? et ?? GPa. La valeur théorique de la contrainte au point

d’écoulement se situe entre ?? et ?? MPa, les valeurs obtenues se situent entre ?? et ??

MPa. Les résultats théoriques sont proches de ceux obtenus. Cependant MatWeb fourni

des résultats pour la contrainte ultime ce phénomène ne se produit pas dans notre

expérience. Les conditions d’essai ont donc été différentes.

Pour l’ABS, le résultat théorique pour le module sécant à ?? % se situe entre ?? et ?? GPa les

valeurs obtenues se situent entre ?? GPa et ?? GPa. La valeur théorique de la contrainte

au point de rupture se situe autour de ?? Mpa, les résultats obtenus varient de ?? à ??

MPa.La valeur théorique de la contrainte au point d’écoulement se situe entre ?? et ??


Mpa, les résultats obtenus varient de ?? à ?? MPa Les résultats théoriques et ceux obtenus

sont sensiblement proche.

De façon générale les résultats obtenus sont conformes à ceux attendus cependant les

expériences dans MATWEB sont réalisées de façon à déterminer toutes les propriétés

mécaniques des matériaux.

Pour le PMMA, le résultat théorique pour le module sécant à ?? % se situe entre ?? et ?? GPa les

valeurs obtenues se situent entre ?? GPa et ?? GPa. La valeur théorique de la contrainte

au point de rupture se situe entre ?? et ?? MPa, les résultats obtenus varient de ?? à ??

MPa. Les résultats théoriques et ceux obtenus sont sensiblement proche. Cependant

MatWeb fourni des résultats pour la contrainte au point d’écoulement. Cette propriété n’a

pas pu être déterminée dans notre expérience. Les conditions d’essai ont dû être

différentes.

De façon générale les résultats obtenus sont conformes à ceux attendus cependant les

expériences dans MATWEB sont réalisées de façon à déterminer toutes les propriétés

mécaniques des matériaux.

b) Les résultats observés montrent que l’augmentation de la vitesse entraîne une

augmentation des valeurs des différentes contraintes et des différentes valeurs des

élongations, cependant elle s’accompagne d’une baisse du module sécant pour l’ABS.

En effet ; plus la vitesse de sollicitation est faible plus le matériau se comporte de façon ductile.

Les chaînes ont plus de temps pour adopter une configuration qui réduit les contraintes

auxquelles le matériau est exposé.


Aussi le processus de ‘crazing’ se déroule plus lentement les chaîne ont donc plus de temps pour

empêcher leur propagation.

On peut donc dire que plus la vitesse augmente plus l’ABS se comporte de façon fragile. Cette

hypothèse peut trouver appuie sur l’observation des surfaces de rupture des échantillons

de ABS : plus la vitesse augmente plus la surface de rupture devient lisse (caractéristique

de rupture de plus en plus fragile).

Les résultats observés montrent que l’augmentation de la vitesse entraîne une augmentation du

module sécant pour le HDPE. Cependant la déformation reste plus ou moins constante à

différente avec les différentes vitesses de sollicitation. Ce comportement du HDPE est dû

à la composition cristalline du polymère. Plus l’échantillon est sollicité vite moins les

chaînes ont le temps de se réarranger. Les liaisons carbone-carbone de la partie cristalline

sont alors sollicitées en majorité ce qui

se caractérise par l’augmentation du module sécant à ?? % ainsi que de la contrainte au point

d’écoulement (confère ​comportement mécanique des polymères​). Plus la vitesse

augmente, plus le comportement du HDPE tend à devenir fragile.

Les résultats observés montrent que l’augmentation de la vitesse entraîne une augmentation du

module sécant pour le PMMA. Cependant la déformation reste plus ou moins constante à

différente avec les différentes vitesses de sollicitation. Ce comportement du PMMA est

dû à la longueur de ses chaînes ainsi que leur configuration atactique. Plus l’échantillon

est sollicité vite moins les chaînes ont le temps de se réarranger. La configuration tactique

des molécules sur les chaînes réduisent leur mobilité ce qui rend le matériau plus rigide.

Les liaisons secondaires qui sont faibles sont sollicité en majorité ce qui se caractérise par
l’augmentation du module sécant à ?? % (confère ​comportements mécaniques des

polymères​), la contrainte à la rupture et le comportement fragile du PMMA. Plus la

vitesse de sollicitation augmente plus le PMMA voit sa fragilité augmenter. Les résultats

observés ci-dessus sont ceux attendus.

c) L’ABS et le HDPE sont des polymères thermoplastiques. Ils ont donc un comportement

élastique et un comportement plastique. Pour des raisons de sécurité lors de la conception

il est préférable d’éviter une rupture fragile du polymère c’est-à-dire éviter une rupture

dans la phase plastique. Pour du design il est donc préférable d’utiliser la déformation à

l’écoulement avec un facteur de sécurité. (Confère ​cours 12 matériaux de l’Ingénieur II.)

Le PMMA est thermoplastique amorphe. À température ambiante il a un comportement fragile.

La rupture a lieu pendant la phase élastique et il n’y a pas de changement de propriété

avant la rupture car il existe une seule phase. Le design sera donc réalisé en fonction de la

déformation ultime du matériau avec un facteur de sécurité.

d) De façon générale les résultats sont ceux attendues. Cependant toutes les valeurs

intermédiaires pour tous les essais (vitesses moyennes) ont les meilleures propriétés

mécaniques. Ces résultats sont inattendus probablement due à des erreurs de

manipulation ou d’interprétations des résultats.

Aussi, la baisse du module sécant à ?? % chez l’ABS avait semblé contre intuitif mais une

interprétation a été fourni dans les sections précédentes.

Les principales sources d’erreurs dans ces laboratoires résultent d’erreurs expérimentales

(mauvaise introduction des échantillons dans la machine). Des erreurs au niveau de la


manipulation des données et du tracé des graphes peuvent également induire des erreurs

dans les données obtenues.

L’expérience pourrait être améliorée à allouant plus de temps pour permettre à toutes les équipes

de réaliser des essais sur tous les échantillons. L’utilisation de l’époxy (utilisé lors de la

précédente expérience) aurait permet de mieux comparer les propriétés mécaniques. Il

aurait aussi été intéressant d’utiliser des vitesses appropriées à chaque échantillon (vitesse

très élevée pour le HDPE dans l’optique de pouvoir déterminer toutes les propriétés

mécaniques).

V. Conclusion :

L’expérience réalisée nous a permis de déterminer l’impact de la vitesse sur les

propriétés mécaniques des différents polymères. Bien que les polymères semi-cristallins ou

amorphes présentes différentes structures et réagisse de différentes façons lorsqu’ils sont

sollicités l’augmentation de la vitesse au même effet sur tous. Plus la vitesse de l’essai augmente

plus les liaisons secondaires sont sollicités ce qui entraîne une baisse de la ductilité du matériau,

son comportement devient plus fragile ce qui s’accompagne par une augmentation des

contraintes auxquels le matériau est soumis. L’ABS voit également sa ductilité baissée avec

l’augmentation de la vitesse mais cela s’accompagne d’une régression du module sécant à ?? %.

De façon générale les résultats obtenus sont en accord avec la théorie. Compte tenu de la

variation des propriétés des polymères en fonction de leur phase il est important de tenir compte

des propriétés au point d’écoulements pour les polymères présentant deux phases.
VI. Référence​ :

-Le cours 12 matériaux de l’ingénieur II​ ; Arnaud Weck ; 2020

-MATWEB, Copyright 1996-2020 ;​http://www.matweb.com/

-Comportement mécanique des polymères​ ; Noëlle Bignon ; 2007.

-​https://en.wikipedia.org/wiki/Acrylonitrile_butadiene_styrene

-​https://en.wikipedia.org/wiki/Acrylonitrile_butadiene_styrene

VII. Annexe :

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