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MACHINES ÉLECTRIQUES
2

Machine en mode moteur :


courant électrique → couple mécanique

Machine en mode génératrice :


Couple mécanique → courant électrique
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Les machines électriques peuvent être classées en trois principales catégories :

n Machines à courant continu (DC) synchrone,


– Shunt : contrôle de vitesse
– Aimant Permanent : Efficace
n MAIS : utilisation de balais/bagues : usure !

n MAIS : aimant permanent : Lourd !

n Machines à courant alternatif (AC) synchrone : vitesse constante


n MAIS : utilisation d’aimants : Lourd et couteux !

n Machines AC à Induction ou asynchrone :


– La machine asynchrone, ou à induction, est la plus utilisée car :
n plus simple à entretenir et très résistante (les bagues des électroaimants

des moteurs synchrones sont difficiles à entretenir)


n Moins volumineuse (et moins lourde) que la machine synchrone.

n Elle propose un très grand choix d’application : on peut pratiquement tout


faire avec un moteur asynchrone. La plupart des machines industrielles
peuvent être entraînées grâce à un moteur asynchrone et la variation de
vitesse est très facile à mettre en place.
4

Les machines se composent d’un stator (partie fixe) et d’un rotor (partie mobile).

La différence entre machines synchrones et asynchrones vient du rotor :

• Le rotor des machines synchrones se compose d’un aimant ou électroaimant alors


que celui des machines asynchrones est constitué d’anneaux (qui forment ce que
l’on appelle la cage à écureuil).

• Dans le cas d’une machine synchrone,

• Le moteur tourne à la même vitesse que le champ magnétique (le rotor


tourne à la vitesse de synchronisme).

• Si c’est un générateur synchrone :

• Un courant dc est appliqué au rotor pour produire un champ magnétique.


Cela induit une tension triphasée au stator.

• Si c’est un moteur synchrone :

• Un courant triphasé est appliquée au stator pour produire un champ


magnétique obligeant celui du rotor à s’aligner avec lui. Le champ du
rotor est produit par un courant dc.
5

• Dans le cas d’une machine asynchrone, il y a un décalage entre la vitesse de


rotation de l’arbre et le champ magnétique (le rotor tourne moins vite et n’atteint
jamais la vitesse de synchronisme).
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Type de Bobinage Type de Emplaceme Courant


machine bobinage nt
CC Entrée et sortie Armature Rotor AC (à enroulement)
DC (à balais)
Magnétisant Champ Stator DC (à balais)
Synchrone Entrée et sortie Armature Stator AC
Magnétisant Champ Rotor DC
Induction Entrée Primaire Stator AC
Sortie Secondaire Rotor AC

· Machines à courant continu : DC dans le stator et le rotor


· Machines synchrones : AC dans un enroulement, DC dans l'autre
· Machines à induction : AC dans les deux
7

STATOR ? ROTOR ?
8
Axe de sortie Broches
électriques

Un moteur électrique c’est un actionneur.


Il crée un mouvement de rotation à partir d’énergie
électrique.

Énergie Énergie
Moteur électrique
électrique mécanique
Corps-bâti

Ils ont tous une forme cylindrique


avec un axe qui tourne.

Si on regarde à l’intérieur :
9

Il y a deux ensembles cinématiques :

Le rotor :

Qui tourne et transmet le mouvement.


Le stator :

Qui est fixé au bâti.


10

Le rotor (ensemble tournant):

On distingue :

Un collecteur qui reçoit l’électricité


provenant des balais.

Des bobines
11
Un peu de physique

• Il faut générer un champ magnétique:


– C’est le rôle du STATOR (appelé aussi inducteur) qui est la partie
fixe du moteur.

• Il faut un cadre mobile (en rotation) traversé par un courant électrique:


– C’est le rôle du ROTOR (appelé aussi induit) qui est la partie
mobile du moteur.
12

Lorsqu'on alimente les bobines


du stator, un champ
magnétique sera créé.

Par phénomène d'induction


magnétique, un courant induit
va se créer dans le rotor.

La loi de Lenz explique que ce


courant induit s'oppose à la
cause qui lui à donné naissance,
c'est à dire au champ tournant
dans le stator.

Le rotor en essayant de fuir ce


champ va donc tourner.
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Quelques notions

Le couple pour une bobine avec N spires est :

T = kBI a sin α

Ia = courant d’armature ou courant inducteur (celui qui crée Φ).


B= densité de flux magnétique provoquée par le champ de l’armature
k= constante fonction de la géométrie de la bobine
α= angle entre B et la normale n au plan de la bobine

Loi de Lenz (fcem) :


FCEM = k ⋅ B ⋅ ω f
14

Un conducteur dans un champ magnétique est sujet à une force.


f ' = il × B
C’est la force de Laplace générée par un courant :

Loi Bli (ou « BILL »)

Cette force externe est convertie en une force électromotrice (fem) : e = Bl u

Loi Blu (ou « BULL »)


15
Si nous supposons qu’une machine est rigidement connecté à une force d'inertie
avec un moment d'inertie J et que les pertes par frottement dans la charge sont
représentées par un coefficient de frottement visqueux, b, le couple développé par la
machine (en mode de fonctionnement moteur) peut être défini comme suit :

n Équation mécanique d’un moteur (en


(à vide):
charge)

dω m (t ) + T
T (t ) = TL + bω m (t ) + J c
dt
16

Puissance d’un moteur

n Puissance électrique: 1 hp = 746 W


– Produit du courant et de la tension.
hp : horse-power : cheval
n Puissance mécanique: vapeur

Pu = Tu ⋅ ωm = 2π
60
⋅ Tu ⋅ N
60
N ( tr / min) = ωm

60
pN ( tr / min) = p ωm

p : nombre de pôles (pour


créer le champ magnétique)

[ Note : ωm en rad/s ]
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Les charges entraînées

n Types de charge
– Couple résistant parabolique;
– Couple résistant hyperbolique;
– Couple résistant constant;
– Couple résistant linéaire.
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Couple résistant parabolique


Tm ∝ ωm2
Exemple: ventilateurs.
Pa ∝ ω
n 3
20
m
18

16

14
Tm (Newtons/mètre)

12

10

0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
ωm (radians/seconde)
19

Couple résistant hyperbolique

Tm ∝ ωm−1
n Exemple: enrouleurs de tôle.
20

18
Pa ∝ cte
16

14
Tm (Newtons/mètre)

12

10

0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
ωm (radians/seconde)
20

Couple résistant constant


Tm ∝ cte
Exemple: ascenseurs.
Pa ∝ ωm
n
22

20

18

16
T (Newtons/mètre)

14

12

10

8
m

0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
ωm (radians/seconde)
21

Couple résistant linéaire


Tm ∝ ωm
Exemple: polisseuses.
Pa ∝ ωm2
n
20

18

16

14
T (Newtons/mètre)

12

10

8
m

0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
ωm (radians/seconde)
22

Point de fonctionnement

n Intersection des caractéristiques du moteur et de la charge.

25
Moteur #1
Moteur #2
Charge
20
Tm (Newtons/mètre)

15
Point de fonctionnement stable

10

0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
ω (radians/seconde)
m
23

Point de fonctionnement

n Moteur #1 n’est pas en mesure de démarrer.


25
Moteur #1
Moteur #2
Charge
20
Tm (Newtons/mètre)

15
Point de fonctionnement stable

10

0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
ωm (radians/seconde)
24

Point de fonctionnement

n Moteur #2 peut démarrer et accélérer la charge.


25
Moteur #1
Moteur #2
Charge
20
Tm (Newtons/mètre)

15
Point de fonctionnement stable

10

0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
ωm (radians/seconde)
25

Rendement d’un moteur

n Rapport de la puissance mécanique utile vs la puissance électrique consommée:

Pu
η
= <1
Pa

La rotation des conducteurs dans le champ généré provoque une fcem, Eb, dans une
direction qui s'oppose à la rotation de l'induit :

Eb = k a φ ω m

La tension Eb représente une tension s'opposant à l'excitation DC dans le cas


d'un moteur ou une tension générée dans le cas d’une génératrice.
26

Bilan des puissances

Puissance électrique absorbée : Pa = 3UI cosϕ


3 2
Pertes par effet Joule au stator : PJs = RI
2
Pertes par effet Joule au rotor : PJr ≈ gPtr
Puissance utile = puissance absorbée - pertes
27

Représentation schématique du bilan de puissance

PJ

Pertes fer + Pertes mécaniques = Pertes collectives


= constante pour tout point de fonctionnement
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Quand un champ d’excitation est établi, un flux magnétique Φ est généré par le courant
de champ If. On obtient alors l'expression du couple (en N-m) dans une machine CC :

φ = kf If T = kT φ I a pour γ = 90o

où Ia est le courant d’armature (c-a-d le courant au stator, celui qui crée le champ :
le courant inducteur). C'est celui qui fixe le flux Φ et kT une constante dépendante
de la géométrie et des dimensions du rotor, du nombre de tours de l’armature.

La puissance mécanique générée (ou absorbée) est égale au produit du couple et de


la vitesse mécanique de rotation, ωm (en rad/s) et est donc donnée par

Pm = ω m T = ω kT φ I a
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Les pertes électriques varient en fonction des conditions de fonctionnement. La différence
entre les pertes R*I2 nominales et réelles est habituellement regroupée sous la catégorie "pertes
de charge parasites (stray-load losses)". Dans les machines à courant continu, il est également
nécessaire de tenir compte des pertes de contact associées aux balais des collecteurs et aux
commutateurs.

Commutateurs

Collecteur
Balais
30
La caractéristique couple-vitesse ressemble aux caractéristiques i-v utilisées pour représenter le
comportement de sources électriques.

Néanmoins, le moteur n'est pas une source idéale de couple : On peut facilement voir, par
exemple, que le moteur représenté par les courbes de la Figure produirait un couple maximal
dans la gamme de vitesses comprises entre environ 800 et 1 400 tr/min.

Ce qui détermine la vitesse réelle du moteur (et donc son couple et sa puissance) est la
caractéristique couple-vitesse lorsque la charge est connectée.

La courbe couple-vitesse d'une charge est représentée par la ligne pointillée : le point de
fonctionnement du couple moteur-charge est déterminé par l'intersection des deux courbes.
31

Une autre observation est que le moteur développe un couple non nul à la vitesse zéro. Ce fait
implique que dès que la source électrique est branchée au moteur, ce dernier est capable de fournir un
certain couple. Ce couple à zéro-vitesse est appelé couple de démarrage.

Le rendement d'un moteur électrique est habituellement décrit par un tracé d'isolignes de la valeur du
rendement (un nombre entre 0 et 1) dans le plan couple-vitesse. Cette représentation permet une
détermination du rendement du moteur en fonction de ses performances et des conditions de
fonctionnement.

Notons que le rendement maximum peut être aussi élevé que 0.95 (95 %) mais qu’il s’éloigne
rapidement du point optimal (environ 3500 tr/min et 45 N-m) jusqu’à des valeurs aussi faibles que 0.65.
32

Le moyen le plus sûr de transmettre l'information au sujet des machines électriques est la plaque
signalétique. Elle renferme typiquement les informations suivantes :

• Type (p. ex. alternateur moteur, moteur CC, …),


• référence du fabricant,
• fréquence nominale,
• tension nominale,
• puissances nominales en VA et en cheval-vapeur (horse-power),
• courant nominal,
• vitesse nominale.

La tension nominale est la tension pour laquelle la machine a été conçue et qui offrira le flux
magnétique désiré. Le fonctionnement à des tensions plus élevées augmentera les pertes du noyau
magnétique (saturation). Le courant nominal et la puissance nominale sont une indication du courant
typique et des niveaux de puissance qui n'entraînent pas une surchauffe excessive en raison de pertes
cuivre (I2R) dans les enroulements.

Une autre caractéristique importante des machines électriques est la régulation de la vitesse de la
machine ou de la tension (selon qu'il est utilisé comme moteur ou génératrice).
33

Un peu de physique

n Un cadre traversé par un courant dans un champ magnétique subit une


force qui se traduit en un couple de rotation.
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DEUX VERSIONS DE MOTEURS :

Le champ magnétique a une direction constante.

Le champ magnétique change de direction.


35
Première version possible de moteur

Le champ magnétique peut avoir une direction constante.


– Toutefois, en tournant:
n A 0°, un couple fait tourner le cadre.

n Après 90°, le couple est nul : le cadre s’arrête !


36

Le rotor (ensemble tournant):

Forces générées

Courant
électrique Loi de Laplace :
Un fil conducteur
Globalement on a und’électricité
couple qui
baigne dans un champ
moteur
magnétique est alors soumis à
une force.

Les forces font tourner le rotor.


Champ
magnétique
37

La solution est d’inverser le sens du courant à chaque fois que le couple


devient nul.
38

n Solution : utiliser des balais (au stator) et des collecteurs (au rotor).

Balais ?
collecteurs ?
39

Le stator (ensemble fixe):

On distingue :

Deux aimants : 2 pôles

Des balais
Distribuant
Champ l’électricité au
magnétique rotor.
40

MOTEUR À COURANT
CONTINU
41

2 pôles !

4 pôles !

3 pôles !
42
Types de moteurs à CC

n Moteur à excitation indépendante (a);


– Le plus flexible en terme de contrôle.
n Moteur « shunt » (b);
n Moteur série (c);
n Moteur « compound » (d) et (e).
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Au niveau électrique

Circuit du champ

Nf
φ= If = kf If
R
dI f (t )
V f (t ) − I f (t ) R f − L f =0
dt
Circuit de l’armature

Lorsque Va > Eb, la machine agit comme un moteur (Ia entre dans la machine).

Lorsque Va < Eb, la machine agit comme une génératrice (Ia sort de la machine).

(action moteur)
(action génératrice)
dI a (t )
Va (t ) − I a (t ) Ra − La − Eb (t ) = 0 dI a (t )
dt Va (t ) + I a (t ) Ra − La − Eb (t ) = 0
dt
44

Au niveau électrique

V f (t ) − I f (t ) R f = 0

En régime permanent

(action moteur)
(action génératrice)
Va (t ) − I a (t ) Ra − Eb (t ) = 0
Va (t ) + I a (t ) Ra − Eb (t ) = 0
45

Moteur à excitation « shunt »

Moteur à excitation « série »


46

Moteur à excitation « compound »


47

Caractéristiques du moteur “compound”


n Deux stratégies de cablâge d’un moteur “coumpound”:
– Compound additif:
n Flux émis par i2 dans le même sens que i1.

– Compound soustractif:
n Flux émis par i2 dans le sens opposé à i1.

n Inversion du bobinage série.


48

Caractéristiques couple-vitesse des moteurs CC


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Bilan (“Compound” additif)


n S’emballe à vide (comme le moteur série).
n La vitesse diminue plus que celle d’un “shunt” quand la charge augmente.
n Le couple-moteur est supérieur au moteur “shunt” au démarrage.

Bilan (“Compound” soustractif)


n La vitesse est constante quelle que soit l’intensité dans l’induit.
n Si le flux de l’excitation série devient prédominant, le moteur risque de changer de
sens de rotation.
50

Rapport de régulation de tension

Un moyen pratique de comparer le comportement en tension de deux générateurs


différents est de comparer leur “tension de régulation (VR)”. La VR d’un
générateur synchrone pour une charge donnée, une vitesse nominale donnée et
un facteur de puissance donné est :

où Vfl est la tension en pleine charge et Vnl (égale à Ef) est la tension à vide
(tension interne) c.-à-d. en enlevant la charge mais en maintenant le même
champ.

Pour un facteur de puissance arrière : VR > 0

Pour un facteur de puissance avant : VR < 0


51

Bilan global

Type de Caractéristiques Domaines d’emploi


moteur
Excitation - Grande souplesse de -Machines-outils
indépendante commande (Moteur de broche,
- Large gamme de vitesse moteur d’axe).
- Utilisé en milieu
industriel associé avec un - Machines spéciales.
variateur électronique de
vitesse et surtout sous la
forme d’un moteur
d’asservissement
52

Bilan global

Type de Caractéristiques Domaines d’emploi


moteur
Excitation - Vitesse constante quelle -Machines-outils
« shunt » que soit la charge.
- Appareils de levage
(ascenceurs).

Excitation - Démarrage fréquents avec - Engins de levage


« série » couple élevé. (grues, palans,
- Couple diminuant avec la ponts roulants)
vitesse.
- Ventilateurs
- Pompes centrifuges
- Traction
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Bilan global

Type de Caractéristiques Domaines d’emploi


moteur
Excitation - Couple très variable avec -Petits moteurs à
« compound » la vitesse. démarrage direct.
- additif - Entraînement de grandes - Ventilateurs
inerties - Pompes

- soustractif - Très peu utilisé - Machines de


laminoirs
- Volants d’inertie
- Trains de laminoir.
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GÉNÉRATRICE A COURANT
CONTINU
55

Pour analyser les performances d'une génératrice CC, il serait utile d'obtenir une
caractéristique à vide capable de prédire la tension générée lorsque la machine est
entraînée par un moteur à une vitesse constante ωm.

Le fonctionnement usuel est d’amener la génératrice à sa vitesse nominale au


moyen d'une motrice (ou moteur électrique).

Puis, on mesure la tension de l’armature à vide lorsque le courant augmente de


zéro à une valeur suffisante pour produire une tension d’armature supérieure à la
tension nominale.

Étant donné que les bornes de la charge sont à circuit ouvert, Ia = 0 et Eb = Va.
Comme { ka f = Eb/ωm }, la courbe de magnétisation permet de déterminer la valeur
de kaf correspondant à un courant If donné.
56

Le fonctionnement d'une génératrice CC peut être facilement expliqué en se


référant à la courbe de magnétisation.

Dès que l'armature est connectée au circuit de dérivation consistant en l'inducteur et


le rhéostat, un courant s'écoulera à travers l'enroulement, et ce sera à son tour d’agir
pour accroître la fem dans l'ensemble de l'armature.

Ce processus continue jusqu'à ce que les deux courbes se croisent, c'est-à-dire


jusqu'à ce que le courant traversant l'inducteur soit exactement celui qui est
nécessaire pour induire la fem. En modifiant le paramètre de rhéostat, le point de
fonctionnement à l'intersection des deux courbes peut être déplacé.
57

Pertes dans les génératrices CC


58
Seconde version possible de moteur

n Le champ magnétique tourne.


– Cela désigne un moteur à courant alternatif (CA).
– Comment avoir un champ magnétique tournant ?
59

MOTEUR À COURANT
ALTERNATIF
60

Principe de base

Une spire mobile en court-circuit soumise à un


champ d’induction tournant de l’induit est le siège
d’une force contre-électromotrice (loi de Lenz):

FCEM = k ⋅ B ⋅ ω f

n La spire mobile est traversée par un courant i


et est soumise à un champ magnétique
tournant B.

n Une force F fait tourner la spire


61

Principe de base

n Puisque la spire tourne à une vitesse ωm, alors la vitesse apparente est
inférieure à ωf.

n Ainsi, la force électromotrice diminue car elle dépend de la vitesse


apparente:

(
FCEM = k ⋅ B ⋅ ω f − ω m )
62

Principe de base

n La force F diminue puisque la force contre-électromotrice diminue,


faisant diminuer le courant i.

n L’équilibre se produira lorsque cette force F sera celle du frottement.


63

Un autre petit problème

n Donc, la spire ne peut aller à la même vitesse que le champ tournant.

n D’où le mot asynchrone pour désigner ces moteurs.

n On vit bien ce problème puisque ces moteurs sont les plus répandus !!!
64

Solution du problème

• Puisque la force contre-électromotrice dépendait de la vitesse apparente du


champ tournant, éliminons cette dépendance en faisant l’une ou l’autre des
modifications suivantes:

– Ajout d’une alimentation à CC au rotor;


– Mettre un aimant permanent au rotor.

• Ce qui donne le moteur synchrone.


65

Comment avoir un champ tournant ?

n On utilise une alimentation alternative polyphasée.

n Théorème de Ferraris:
– Des enroulements polyphasés parcourus par des courants
polyphasés équilibrés créent un champ tournant.
66

Comment avoir un champ tournant ?

( )
v1 = a ⋅ cos ω p t
 2π 
v2 = a ⋅ cos ω p t − 
 3
 4π 
v3 = a ⋅ cos ω p t −
 
 3
67
68

Théorème de Ferraris

n La vitesse du champ tournant dépend du nombre de paires


d’enroulement et de la vitesse du champ tournant:

ωp
ωf = n
69

Description technologique : moteur à rotor bobiné

69
70

MOTEUR À COURANT
ALTERNATIF ASYNCHRONE
71

Description technologique : moteur à cage

71
72

Le stator (inducteur)

n Le stator contient les conducteurs qui créeront le champ tournant.


73

Le stator (inducteur)

n Les phases du stator peuvent être montées en delta ou en étoile.


– Ex: enroulement de 220 Vac.
n Branché en delta sur un réseau 127/220V

n Branché en étoile sur un réseau 220/380V


74

Le stator (inducteur)

n Un bornier est parfois accessible pour configurer le stator.


75

Le rotor (induit)

n Il contient les conducteurs câblés en court-circuit (moteur asynchrone).


76
77

Vitesse d’un moteur asynchrone

n La vitesse dite synchrone est:


ωp
– En radians/sec: ωf =
n
fp ωp
– En RPM: = = 60
N f 60
n 2π n
– Cette vitesse n’est jamais atteinte par un moteur à induction
(toutefois, c’est la vitesse exacte d’un moteur synchrone).
78

Vitesse d’un moteur asynchrone

n Le glissement est la différence entre la vitesse du rotor et la vitesse synchrone:

ω f − ωm N f − N m
=S =
ωf Nf

– Exemple:
n Si Nf = 3000 RPM et que le glissement est de 5 %, alors Nm = 2850 RPM.
79

Modèle d’un moteur asynchrone triphasé

n Topologie du circuit équivalent (1/3 du moteur):


80

n Les éléments du moteur (stator) sont :


– Rf = résistance du bobinage du stator
– Lf = inductance du bobinage du stator
– Rc = résistance représentant les pertes fer
n Courant de Foucault

n Les éléments du moteur (rotor) sont :


– Lc = inductance de magnétisation
– Rr = résistance du bobinage du rotor
– Lr = inductance du bobinage du rotor
– S = rapport entre tension rotor vs stator
81

Modèle d’un moteur asynchrone triphasé

n Le rotor est traversé par un courant ir que l’on calcule comme suit:
Sv v
ir = =
( R + jSω L ) ( R
r p r r S + jω p Lr )
n ou S représente le glissement:
ω f − ω m ω p − nω m
S= =
ωf ωp
82

Caractéristique mécanique du moteur


83

Couple du moteur à induction

n Domaine de fonctionnement normal dans la zone linéaire.


84

Rendement d’un moteur asynchrone

n Le rendement du moteur η est le produit du rendement du rotor ηR par


le rendement du stator ηS:

η = ηR ⋅ ηS
ηR = 1− S
η = (1 − S ) ⋅ η S

n D’où l’intérêt de garder un glissement faible.


n Pertes Joules et pertes fer dans ηS.
85

Facteur de puissance du moteur asynchrone

n Le facteur de puissance diminue avec la diminution de la charge.


– Éviter d’installer un moteur trop puissant.

n Souvent un moteur trop puissant est choisi. Il fonctionne alors avec un


facteur de puissance non optimal.
86

Correction du facteur de puissance

n Reprenons l’exemple en ajoutant un condensateur dans le circuit:

v
( )
2∠45° ( −2∠ − 90° )
Ω×i
( )
2∠45° + ( −2∠ − 90° )
= 2∠0°Ω × i

Facteur de puissance unitaire


87

Exemple de courbes pour un moteur à cage


88

MAIS … surintensité de courant…

n … au démarrage d’un moteur à cage:


– Courant nominal = 2 A.
20

15

10
Courants (Ampères)

-5

-10

-15

-20
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2
Temps (secondes)
89

Bilan pour le moteur à cage

n Gamme de vitesse restreinte au dessus de 1000 RPM;


n Forte intensité électrique au démarrage;
– id jusqu’à 8 x in
n Ne supporte pas les démarrages de longue durée;
– Durée maximale de 5 sec.
n Faible couple au démarrage.

n Robustesse de leur construction;


n Facilité de branchement;
n Simplicité du changement de sens de rotation;
n Facteur de puissance élevé (cos φ > 0.8);
n Rendement élevé à la charge nominale;
n Encombrement réduit;
n Prix le + faible chez les moteurs à induction
90

Moteurs asynchrones monophasés

n Principe de fonctionnement:
– Le champ magnétique ne tourne pas, son intensité varie de façon
sinusoïdale.
– Donc, l’intensité de ce champ au rotor est: B = Bmax cosω t
n Principe de fonctionnement:
– Mathématiquement, ce champ magnétique est constitué de deux
composantes (en appliquant la formule d’Euler):

B = Bmax cosω t = ( e + e − jωt )


Bmax jωt
2

Champ tournant Champ tournant


dans le sens direct dans le sens inverse
91

Moteurs asynchrones monophasés

n Donc le champ pulsatif du stator équivaut à deux champs tournants


dans le rotor.

n Le couple appliqué sera la résultante des deux couples générés par les
champs tournants.
92

Moteurs asynchrones monophasés

n Caractéristique couple-vitesse d’un moteur asynchrone monophasé:


9393

Moteurs asynchrones monophasés

n Donc le couple au démarrage est nul. Il faut utiliser une des méthodes
suivantes pour démarrer le moteur:
– Bague de déphasage;
– Enroulement auxiliaire de démarrage;
– Moteur à condensateur.
94

Bilan - moteurs asynchrones monophasés

n Puissance massique plus faible;


n Facteur de puissance plus faible;
n Rendement inférieur.

n Limité aux moteurs de moins de 10 kW


95

Moteurs universels

n Structure semblable au moteur DC série:

– Performances faibles.
n Rendement de 20 à 40 %.

– Électroménager.
96

C’est finiiiiiiiiiiiiiiiiii

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