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INTRODUCTION

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INTRODUCTION :

Les réformes engagées en Algérie depuis 1988 conduisaient ainsi à des


transformations profondes dans les différents secteurs économiques et
financiers et marquées essentiellement par l’adoption de plusieurs textes
réglementaires dont :

- Le Décret Législatif N° 88-01 du 12.01.1988 portant la loi d’orientation


des entreprises publiques économiques (E.P.E) par lequel l’entreprise
change de statut et devient société par actions (S.P.A).

- La Loi 90-10 du 14.01.1990 relative à la monnaie et au crédit, conçue et


mise en place, pour réorienter le système financier Algérien aux objectifs
de transition vers l’économie de marché.

- Ordonnance relative à la concurrence et la privatisation des entreprises.

Les réformes économiques engagées visaient à rendre l’économie Algérienne


plus souple, plus efficace avec une croissance soutenue. C’est à cette fin que
furent introduits à partir de 1990, dans le cadre des différents programmes
d’ajustement signés par le pays avec les institutions internationales
multilatérales, le F.M.I et la Banque Mondiale, des textes qui prennent en
considération d’une manière globale les problèmes de l’économie, relatifs
notamment à :

- La monnaie et le crédit qui libère les mouvements de capitaux entre


l’Algérie et
le reste du monde, les taux d’intérêt et les opérations de commerce
extérieur et
de change.

- La Loi sur la concurrence qui libère les prix en créant de nouveaux


rapports entre entreprises.

- La révision du code de commerce.

- La révision du code des douanes dans le sens de l’allégement des tarifs ;

- La révision du code civil pour permettre aux entreprises publiques


d’accepter l’arbitrage international.

- La révision de la Loi sur le travail qui abroge la loi sur la gestion


socialiste des entreprises qui régissait les relations de travail entre
l’employeur et l’employé, y compris le statut général des travailleurs.

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- L’abrogation du monopole de l’Etat sur les assurances ;

- Les Ordonnances relatives à la privatisation et à la gestion des capitaux


marchands de l’Etat…

Le marché de capitaux, qui était limité aux opérations du marché monétaire


s’est vu s’enrichir par le segment long représenté par la Bourse des Valeurs qui
fût créée pour prendre en charge, dans un premier temps, les échanges de
portefeuille des actions des entreprises publiques uniquement.

Cependant, la faiblesse structurelle des entreprises publiques va s’aggraver


davantage avec la libéralisation du commerce extérieur et, notamment, des
importations en 1991 et les dévaluations opérées dans le cadre des programmes
suscités : la production industrielle a baissé de 18% entre 1991 et 1996 et ce,
malgré les opérations de restructurations financières et de dotations en fonds
propres des entreprises du secteur public opérées à partir de 1992.

C’est aussi dans ce contexte que la privatisation a été instituée comme


solution à l’impasse des entreprises publiques. Cependant, le dispositif
juridique mis en place en 1995 s’est avéré complexe et rigide.

Cette réglementation en 1997 pour prendre en considération les faiblesses


soulignées lors des différents forums sur l’investissement tenus en Algérie et
ailleurs. Les amendements portent notamment sur l’introduction du paiement à
tempérament, l’octroi d’avantages spécifiques ainsi que sur l’élargissement des
modalités de privatisation aux travailleurs.

L’introduction en bourse constitue une étape majeure dans la vie de toute


entreprise. C’est un acte de première importance, quasiment irréversible, qui
marque le passage d’une société fermée à une société ouverte au large public
avec toutes les opportunités et les inconvénients que cela représente.

Elle offre divers avantages à la société et à ses actionnaires d’origine.

Pour l’entreprise, elle permet d’améliorer son dynamisme notamment sa


notoriété, accroître les possibilités de financement, en particulier et renforcer
ses fonds propres, élargir et renouveler son actionnariat, favoriser les
opérations de croissance externe.

Pour les actionnaires, la bourse offre la possibilité de diversifier leur


fortune qui souvent et jusqu’à ce jour a été intégralement investie et réinvestie
dans le développement de la société.

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Par ailleurs, ces avantages sont appelés à subir des contraintes. En fait,
une fois l’entreprise est introduite en bourse, elle doit par conséquent faire face
notamment au risque de perte du contrôle du capital de la société suite à une
ouverture ou augmentation du capital.

Le marché boursier intéresse, aussi, l’ensemble des professionnels ( les


intermédiaires, les Banques, Les Etablissements Financiers, Conseiller, les
Gestionnaires de portefeuille) qui vont protéger par leurs conseils l’entreprise
jusqu’à son introduction et au-delà ; elle concerne en particulier l’autorité de
tutelle de marché, en l’occurrence, la Commission de l’Organisation et de
Surveillance des Opérations de Bourse (COSOB) qui prononce la décision
d’introduction des entreprises en bourse et s’assure, de ce fait, que les
entreprises en question satisfassent à un certain nombre d’exigences en matière
d’information, dans un souci de protection de l’épargnant.

A cet effet, on constate que le marché boursier met en valeur trois


catégories d’acteurs : les actionnaires d’origine (émetteurs), les professionnels
financiers et les investisseurs qui cherchent à acquérir des titres dans un souci
de diversification de leur portefeuille.

Aujourd’hui en Algérie, il n’ y a que trois entreprises qui ont osé se coter en


bourse : Eriad-Sétif, Saïdal et l’hôtel Aurassi, et la plupart des entreprises
proposées à la cession totale de leurs actifs n’ont pas trouvé d’acquéreurs alors
que les entreprises cédées aux travailleurs éprouvent beaucoup de difficultés
pour fonctionner quand elles ont pu redémarrer.

Plusieurs raisons à cet échec peuvent être avancées :

- L’absence d’une politique économique claire, en général, et de stratégie


de restructuration et notamment le volet privatisation des entreprises
publiques ;
- La surévaluation des entreprises proposées à la privatisation ;
- La défaillance de l’architecture du système financier en particulier et
absence d’institutions financières spécialisées à même de prendre en
charge les privatisations ;
- Les contraintes imposées par la réglementation relative à la
privatisation et notamment le maintien des travailleurs pendant une
période précise.

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Quant aux entreprises privées qui représentent 95% du nombre total
d’entreprises en Algérie, elles sont handicapées par leurs statuts juridiques :
elles sont à 90% des entreprises individuelles, des sociétés en nom collectif, des
sociétés à responsabilité limitée ou des entreprises unipersonnelles, c'est-à-dire
des entités qui ne sont pas éligibles à la cotation boursière.

Beaucoup de personnes s’interrogent Qu’est ce qu’une bourse des valeurs


mobilières ? Pourquoi crée- t- on une Bourse des Valeurs ? Quel est son apport à
l’économie ? Comment fonctionne t-elle ? et quelles sont les conditions de son
évolution et de son développement dans un contexte tel que celui de pays ?.

Quelles sont les faiblesses qui freinent l’évolution de la bourse des valeurs
mobilières en Algérie ? Et quelles sont alors, les mesures appropriées que
pourra t- on prendre pour redynamiser la Bourse d’Alger ?

Notre travail de recherche va donc être axer sur l’examen dans le détail de
la bourse des valeurs, son activité, son apport à l’économie, son fonctionnement,
l’importance de son évolution et son développement, les contraintes qui gênent
son évolution et enfin le mode de fonctionnement de la Bourse d’Alger.

Ce travail de recherche a pour but de montrer l’importance de la bourse


des valeurs mobilières au niveau des pays développé, la nécessité de la
développer en Algérie pour pouvoir financer les investissements futurs ainsi
que l’analyse approfondie sur la situation du marché financier algérien, et ce,
pour pouvoir identifier les faiblesses et les raisons du dysfonctionnement et le
plan de relance approprié pour qu’un tel marché puisse se développer et va
contribuer à apporter les réponses à toutes ces questions.

Pour ce faire, nous avons jugé utile de scinder cette étude en 02 parties et
de dérouler l’ensemble de ces points à travers un développement consacré dans
une première partie à l’étude de quelques notions de base relatives à la bourse
des valeurs mobilières et scindée en trois chapitres.

Le premier chapitre traite le marché financier, ses compartiments, les


acteurs qui interviennent en son sein et ses instruments (valeurs mobilières).
Concernant ces derniers, nous avons constaté que le code de commerce n’évoque
pas tous les titres. Aussi, nous avons, de ce fait, fait un rappel des autres titres
financiers existants.

Le second chapitre traite le rôle qui est dévolu à la bourse sur la sphère
économique et présente les organismes qui composent le marché boursier.

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Quant au troisième chapitre, il servira pour connaître les différents
mécanismes boursiers universellement utilisés au sein de la bourse à travers.
Le traitement des segmentations du marché boursier et l’examen des
différentes techniques boursières y afférentes.

Nous allons aborder, également les aspects particuliers du fonctionnement


d’une bourse, et pour clore ce chapitre nous avons évoqué les conditions de la
mise en place d’un marché boursier efficace.

Quant à la seconde partie, elle est consacrée à l’étude de cas pratique de


notre mémoire à savoir la bourse d’Alger. Cette partie est divisée en deux
chapitres.
Le premier chapitre présente la bourse des valeurs mobilières en Algérie
selon la description du décret législatif relatif a la bourse, en l’occurrence le
décret n° 93-10 et le code de commerce modifié par le décret législatif N°93-08.
Ce chapitre porte sur la présentation des conditions de démarrage du
marché boursier Algérien, son organisation ainsi que son fonctionnement.

Dans le deuxième chapitre nous exposerons les facteurs de développement du


marché financier Algérien avec l’analyse de la situation du marché Boursier
Algérien, son évolution, ses faiblesses et les mesures nécessaires pour sa
redynamisation.

Il est utile de signaler que la nécessité de la création d’une bourse des


valeurs mobilières apparaît dans le rôle qu’elle remplie à savoir le fait qu’ elle
établie la relation entre les agents économiques qui ont des capacités de
financement (excédents de capitaux) et cherchent à les placer et à les
rentabiliser, et les agents économiques qui ont besoin de ces capitaux afin de
financer leur expansion ou leur déficit (financement à long terme des
investissements de L'Etat ou entreprises pour couvrir les dépenses).

Concernant notre pays, un marché boursier serait très salutaire à


l’économie nationale dans la mesure ou cette institution si elle est
convenablement organisée, permettrait de remplacer l’économie d’endettement
et offrirait aux investisseurs la possibilité d’accéder directement à la source de
financement représentée par l’épargne.

Ce marché représente, donc, une nécessité capitale qui permet le


financement de la relance économique et du développement.

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A ce titre, nous avons retenu les hypothèses ci-après quant la nécessité pour
notre pays de se doter d’une Bourse de Valeurs :

- Le développement économique des pays industrialisés s’est fait-il en


parallèle et au diapason du développement de leurs marchés financiers.

- La création d’une bourse des valeurs mobilières dans un pays tel que le
notre et qui désire atteindre ses objectifs de développement socio-
économiques devrait t-il d’abord assurer:

- L’acceptabilité de cet instrument de financement supplémentaire par la


société tout en prenant en considération les spécificités de la communauté
nationale (facteur de résistance au changement).

- L’implantation d’une culture boursière dans les milieux des agents


économiques.

- L’implantation d’une culture managériale chez l’agent économique


« l’entreprise ».

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1ere Partie

PRESENTATION DU
MARCHE FINANCIER

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1ère Partie

PRESENTATION DU MARCHE FINANCIER

Cette partie introductive est consacrée essentiellement à l’étude du marché


financier de façon générale. Il sera question d’abord de définir le marché
financier, ensuite de rappeler ses fonctions économiques principales, puis
d’étudier les différents compartiments que permet la segmentation de ce
marché et enfin de s’étaler un peu sur les valeurs mobilières objet de
transaction sur le marché financier.

Le système financier représente, donc, l’ensemble des possibilités pour une


entreprise de trouver ou de placer des capitaux que ce soit par l’intermédiaire
d’un Etablissement Financier ou sans intermédiation.

Chapitre 1 : Définition du marché financier

Le passage d’une économie d’endettement à un marché financier nécessite,


outre une base institutionnelle adéquate qui permet aux différents opérateurs
d’agir librement et dans les respects des lois et textes réglementaires en
vigueur, une prise de conscience et un nouvel état d’esprit de la part des
entreprises qui veulent maintenir ou renforcer leur compétitivité et s’imposer
dans une économie de marché naissante.

Le financement par le crédit est un moyen de financement devenu trop


coûteux, incite l’entreprise, d’une part, à faire un effort de gestion pour dégager
une marge d’autofinancement suffisante, d’autre part, à rechercher d’autres
moyens de financement qui lui permettent de tirer profit des opportunités de
placement si elle se trouve en situation excédentaire, ou des opportunités de
financement aux meilleures conditions dans le cas contraire.

Ce double objectif nécessite une refonte de l’entreprise et une réelle volonté


de s’inscrire dans le mouvement dynamique de remodelage du contexte
économique actuel ainsi que la privatisation des entreprises publiques et
l’ introduction du marché financier, qui doit se traduire par une aptitude à la
transparence.

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Section 1 – Définition, fonction et compartiments du Marché Financier :

1.1 – Définition :

Le marché financier est par excellence le lien de rencontre de l’offre et de la


demande de capitaux en principe à long terme, ce qui le différencie du marché
monétaire ou du crédit.

C’est aussi, un moyen pour les investisseurs de faire fructifier leur argent,
et pour les entreprises à la recherche d’un financement de trouver les fonds
nécessaires pour réaliser leur programme d’investissement et ce, grâce à
l’existence d’un cadre organisé de déroulement des opérations d’achats ventes
de valeurs mobilières. C’est une nécessité imposée par la vie économique et
financière des pays modernes.

On entend par le marché financier un lieu d’émission et de négociation de


valeurs mobilières permettant un financement direct et à long terme de
l’économie par la confrontation de l’offre et la demande de capitaux.

La demande de capitaux provient des entreprises, pour financer leurs besoins


d’investissements, ainsi que l’Etat, soit pour financer, lui aussi, ses propres
investissements, soit encore, pour combler à son déficit budgétaire.

L’offre de capitaux, par contre, provient de l’épargne des ménages et les


entreprises ayant un surplus de liquidité.
De ce qui suit, nous allons reprendre quelques définitions du marché financier,
des définitions édictées par de nombreux auteurs :

Pour G. DEPALLENS : « Le marché financier constitue un marché des


capitaux de longue durée et représente l’ensemble des offres et des demandes de
capitaux pour des souscriptions au capital social des entreprises et des
placements à long terme ».

Pour D. DAUSTREME : « Le marché financier est le marché des capitaux


longs que procure l’appel public à l’épargne ».

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Pour P. BERGER : « Les transferts de capitaux qui s’effectuent directement
entre emprunteurs et prêteurs concernent surtout les émissions de valeurs
mobilières qui permettent aux entreprises de recevoir des épargnants les fonds
nécessaires à la réalisation de leur programme d’investissement. L’ensemble de
ces opérations constituent le marché financier ».

Enfin pour R. RUPPERT : « Le capitalisme industriel a pris appui sur la


société anonyme grâce à l’émission de valeurs mobilières (actions, obligations)
bénéficient plus aisément de ressources immenses de l’épargne individuelle.
Cette épargne collectée et distribuée aux utilisateurs par un système financier
de plus en plus complexe doit pouvoir être mobilisé par les apporteurs sans pour
autant gêner les utilisateurs ; d’où l’apparition d’un marché qui n’est autre
qu’un des rouages de ce système ».

1.2 – Les fonctions économiques du Marché Financier :

Les fonctions économiques du Marché Financier peuvent être résumées


comme suit :

a) Un circuit de financement de par sa fonction première qui est de drainer


l’épargne en vue de contribuer au financement de l’économie nationale, il
facilite la croissance des sociétés et confèrent à l’Etat des moyens
supplémentaires pour mener à bien sa politique dans le domaine économique et
social.

En outre, si le marché financier algérien est loin d’être exclusif, si sa


contribution est négligeable au regard du système bancaire, il ne saurait être
tenu pour tel lorsqu’il sera puissant et attrayant.

Le recours au marché financier est sans nul doute une des conditions
évidentes d’un financement équilibré de la croissance.

b) Un moyen d’organiser la liquidité de l’épargne investie à long terme, dès lors


que les titres sont émis et placés, ils doivent pouvoir circuler, c’est-à-dire être
négociés et cédés continuellement, c’est cela la liquidité d’un titre, liquidité qui
constitue l’intérêt axial de la bourse.

c) Un instrument de mesure de la valeur des actifs ; en affichant à chaque


séance de bourse un cours, pour une action donnée, le marché financier est un
instrument de mesure irremplaçable de la valeur d’une entreprise ayant atteint
une certaine dimension.

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L’information donnée, par le marché financier, aux investisseurs présente
de nombreux avantages ; elle est régulière, publique et largement diffusée dans
les médias spécialisés ou non spécialisés.

L’information en question, s’inscrit dans un contexte boursier très sensible


à l’évolution de l’environnement politique, économique, social et international.

d) Un outil concourant à la mutation des structures industrielles et


commerciales qui en donnant aux sociétés la possibilité de régler, au moyen de
leurs titres, l’acquisition d’autres affaires, le marché financier facilite le
regroupement d’entreprises.

L’auteur Y. FLONOREY affirme, à cet effet, que : « c’est surtout par la


possibilité que la bourse offre aux sociétés cotées, de battre leur propre
monnaie, qu’elle concoure activement au financement du haut du bilan, c’est-
à-dire lorsque l’achat de filiales ou la simple prise de participation, au lieu
d’être payé en argent liquide, l’est par remise d’actions de la société acheteuse
ou absorbante ».

e) Un lieu de négociation du risque, c’est-à-dire l’innovation boursière, rendre


possible par la déréglementation des produits dits « dérivés » au cours de la
décennie 80, a mis en évidence le rôle que joue le marché des capitaux et en
particulier le marché financier dans la gestion, par les agents économiques, de
leurs risques.

1.3/ - Les compartiments du Marché Financier :

Le marché financier est subdivisé en deux compartiments essentiels :

- le marché des émissions appelé Marché Primaire


- le marché boursier appelé Marché Secondaire.

1.3.1/ - Le Marché Primaire :

Le marché primaire a pour fonction de drainer les capitaux à long terme


pour participer au financement de l’économie nationale. C’est en quelque sorte
le marché du neuf, assurant la collecte des ressources :

- soit sous forme d’émissions d’actions et titres destinés à renforcer les


fonds propres des sociétés ;
- soit par un emprunt obligataire.

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Il s’agit donc, de titres n’ayant pas d’existence préalable ni par conséquent
de cotation quelconque.

Ainsi, les actions créées lors d’une augmentation de capital ou bien même
d’un emprunt obligataire nouveau ; vont être placés auprès du public par le
système bancaire à ses guichets.

De ce fait, nous constatons que certains agents ont un besoin de financement,


tandis que d’autres à l’inverse, dégagent une épargne supérieure à leur
investissement, il s’agit de :

- demandeurs de capitaux à long terme (les entreprises, l’Etat et les


Collectivités Publiques).

- Offreurs de capitaux à long terme (les épargnants particuliers, les


investisseurs institutionnels et les Banques).

Ces deux agents économiques sont mis en relation dans le marché par des
personnes habilitées appelées : les Intermédiaires qui sont des agents
spécialisés qui ont l’exclusivité de négocier, pour le compte d’autrui ou pour leur
propre compte, toutes les valeurs mobilières.

C’est une profession réglementée et contrôlée pour garantir la sécurité des


transactions.

1.3.2 le marché secondaire

Le marché secondaire appelé aussi « le marché d’occasion » ou encore « la


bourse » est un lieu d’échange, par excellence, des valeurs mobilières. C’est le
marché sur lequel se négocient les titres qui sont déjà en circulation.

Il met, ainsi, en présence les propriétaires de titres, acquis sur le marché


primaire, qui désirent disposer de liquidités, et les investisseurs souhaitant
acquérir ces titres dans le but de prendre part dans la gestion de l’entreprise à
travers le contrôle de la majorité des titres émis ou la réalisation de la plus
value en s’adonnant à la spéculation.

Par ailleurs, les marchés boursiers peuvent être distingués en plusieurs


compartiments qui sont complémentaires puisqu’ils permettent d’attirer vers la
bourse un large éventail d’émetteurs de toute tailles et constituent, à cet égard,
des étapes successives possibles dans la carrière boursière d’un titre.

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On comprend donc, que le marché boursier est un marché réglementé. Il est
étroitement lié au marché primaire, secondaire, dépendra le bon
fonctionnement du marché primaire.

En définitif, une bonne tenue quotidienne de la bourse (marché secondaire)


crée un environnement favorable pour la collecte d’une épargne supplémentaire
(marché primaire).

Dans de nombreux pays, le marché boursier est composé de plusieurs


bourses régionales telles la bourse de NEW-YORK, de LONDRES, de
CHICAGO, etc………

Dans notre pays, le segment du marché boursier compétent est désigné par
la bourse des valeurs mobilières.

SECTION 2 : Les instruments du marché financier

Les instruments du marché financier sont des valeurs mobilières ou des


titres immobilisant l’épargne des investisseurs ; conférant à leur détenteur un
droit de propriété ou de créance sur l’émetteur qui peut être l’Etat, les
collectivités locales, les sociétés par actions publiques ou privées ; et négociables
sur le marché secondaire (la bourse)

Les valeurs mobilières peuvent être matérialisées en se traduisant par la


remise, par la société émettrice, d’un titre physique à l’épargnant, ou
dématérialisée en faisant l’objet d’une inscription en compte tenu par l’Agent de
transfert (émetteur ou intermédiaire)

Ou distingue, deux grandes catégories de valeurs mobilières : les Actions


(valeurs à revenu variable) et les obligations (valeurs à revenu fixe).

Il y’a aussi des titre hydrides que tiennent compte des combinaisons de
certaines caractéristiques des actions et des obligations

2.1 Les actions

L’action est un titre de propriété négociable en bourse émis par une société
par action en représentation d’une fraction de son capital social.

L’action représente la contrepartie des biens meubles ou immeubles,


corporels ou incorporels mis à la disposition de la société.

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C’est ainsi que lors de la constitution d’une société, les actionnaires peuvent
effectuer des apports en numéraire ou en nature et en échange ils obtiennent
des actions correspondant à leurs apports.

L’action en tant que valeur mobilière a double nature : elle représente une
source de financement pour son émetteur et constitue un titre de placement
pour son acquéreur.

2.1.1 Caractéristiques de l’action

Les actionnaires sont associés à l’entreprise qui a émis les titres et


détiennent de ce fait, tous les droits liés à une propriété partagée à savoir.

a) le droit de vote (ou droit à la gestion) :

Le droit de vote est un droit qui s’exerce lors des réunions des Assemblées
Générales des Actionnaires et qui a pour effet de statuer sur la gestion des
affaires de la société, notamment de procéder à la désignation des organes de
gestion, d’approuver les comptes sociaux et la répartition des bénéfices ou
d’autoriser une modification du capital.

En principe, chaque action donne droit à une voix et la plupart des actions
ordinaires bénéficient de ce droit.

b) le droit pécuniaire (ou droit au bénéfice ou au dividende) :

L’assemblée, sur proposition du conseil d’administration, décide de la


répartition des bénéfices et de la part qui doit être distribuée aux actionnaires
sous forme de dividendes.

Le dividende est distribué à tous les actionnaires proportionnellement à


leur participation dans la société sous réserve de l’incidence de l’existence de
droits préférentiels. Aussi, au sein d’une même société, des actionnaires
détenant le même nombre d’actions doivent recevoir le même montant.

A conditions qu’il ait des résultats distribuables, le dividende est


normalement payé en numéraires.

Toutefois, il peut être payé en actions ou autre droit.

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c) Le droit à l’Information :

Chaque actionnaire peut prendre connaissance, à tout moment, des


informations publiées par la société à travers ses rapports annuels, notamment
ceux touchant à sa situation financière et patrimoniales et à son résultats
(bilan, compte de résultat, etc …………)
Les informations permettent à l’actionnaire d’analyser l’évolution du risque de
ces opérations de placements.

d) Le droit préférentiel de souscription :

Les actionnaires ont un droit sous l’ensemble du patrimoine de la société.


Ce droit d’exerce notamment lors des augmentation de capital puisque les
actionnaires bénéficient d’un droit préférentiel matérialisé par un droit de
souscription (en cas d’émission d’actions en numéraire) ou par un droit
d’attribution (en cas démission d’actions gratuites).

Toutefois, le droit de souscription peut être supprimé par décision de


l’Assemblée Générale qui a décidé l’augmentation du capital.

e) Le droit d’Attribution :

L’Augmentation du capital de la société par incorporation des réserves


peut faire bénéficier les anciens actionnaires d’un droit d’attribution gratuit
correspondant à cette augmentation.

Cette augmentation peut être réalisée soit par majoration de la valeur


nominale des anciennes actions, soit par la création d’actions nouvelles qui
seront distribuées gratuitement aux anciens actionnaires proportionnellement
au nombre d’actions détenues.

f) Le doit au boni de liquidation :

Dans le cas où la société viendrait à cesser définitivement son activité,


l’actionnaire bénéficie alors d’un boni de liquidation une fois le passif est apuré,
c'est-à-dire une fois que les créanciers de la société auraient été payés.

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2.1.2 Typologie des actions

Différents types d’actions plus avantageuses pour les épargnants ont été
crées et émises selon les besoins de l’entreprise, nous citons :

a) Actions Ordinaires :

Les actions ordinaires sont des titres émis par une société en
représentation des souscriptions et libération d’une fraction de capital. Elles
bénéficient principalement d’un droit de vote et d’un droit de perception des
dividendes les actions ordinaires nominatives se divisent en deux (02)
catégories d’actions à savoir, les actions de numéraire dont le montant est libéré
par un rapport en espèces, et les actions qui sont attribuées aux actionnaires en
contreparties d’un apport en nature fait de leur part.

b) Actions de propriétés ou privilégiées :

L’Action privilégiée est simplement une action normale à laquelle on donne


des droits supplémentaires. Ces droits ne sont pas forcément des droits
Financiers. Dans certains cas, il s’agira de donner à leur titulaire une place
spécifique dans la société afin de les associer partiellement au processus de
décisions. Les avantages liés à ce type d’action sont souvent des droits d’ordre
Financiers et en particulier le droit à un dividende prioritaire.

c) Actions à dividende prioritaire sans droit de vote (ADPSV) :

Les actions à dividende prioritaires sont apparues pour permettre à des


actionnaires de garder le contrôle de l’entreprise tout en faisant entrer de
nouveaux partenaires. L’intérêt pour une entreprise d’émettre les actions est de
renforces les capitaux propres sans modifier la structure du pouvoir au sein de
l’Actionnariat.

Cependant l’émission de ces actions, se révèle plus coûteuse que celles des
actions ordinaires puisque les détenteurs d’action à dividendes prioritaires sans
droit de vote bénéficient d’avantages financiers exceptionnels.

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d) Actions d’apport :

Elles ne sont pas souscrite contre espèces mais attribuées aux personnes
ou sociétés qui ont des apport matériels, mobiliers ou industriels susceptibles de
servir à l’exploitation de la société.

e) Actions numéraires :

Les actions en numéraire sont celles dont le montant de la souscription


est libéré en espèces ou par compensation. Elles sont émises par suite d’une
incorporation au capital de réserves, bénéfices ou prime d’émission.

Elles sont, aussi, celles dont le montant résulte pour partie d’une
incorporation de réserves bénéfices ou prime d’émission et pour partie d’une
libération en espèces. Celles-ci doivent être intégralement libérées lors de la
souscription.

f) Actions de jouissance :

Les actions de jouissance sont des titres dont le montant nominal a été
remboursé à l’actionnaire détenteur par voie d’amortissement du capital. Ce
remboursement constitué un versement anticipé sur la liquidation future de la
société.

g) Actions à bon de souscription d’actions (ABSA) :

Les actions à bon de souscription d’actions sont des titres qui sont émis
avec le droit et non l’obligation de pouvoir souscrire à une période de temps
déterminée et pour des conditions de prix fixées à de nouvelles actions. Ce droit
est matérialisé par un bon, qui fera l’objet d’une cotation en bourse pour les
sociétés cotées.

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2.2 Les obligations :

Les obligations sont des titres d’emprunt représentant une créance, sur
l’émetteur du titre. Ce dernier s’engage en vertu d’un contrat d’emprunt, à
payer une rémunération garantie (appelée intérêt ou coupon) pendant une
période déterminée et de rembourser le prix à l’échéance.

L’obligation constitue un moyen de financement approprié pour l’émetteur


désirant collecter un montant important.

Le souscripteur ou l’obligataire a des droits attachés à sa qualité de


créancier particulier à savoir :

- Droit de percevoir un intérêt régulier à un taux défini d’avance,


exprimé en pourcentage de la valeur nominale ;

- Droit au remboursement du montant souscrit à échéance ;

- Droit de céder ses titres, quand il le désire, à un autre épargnant.

- Droit de participer aux assemblées générales des obligataires dans le


but de défendre ses droits, car en sa qualité de créancier, il ne peut
pas intervenir dans la gestion de l’entreprise.

2.2.1 Caractéristiques de l’obligation :

Les obligations émises lors d’un emprunt déterminé donnent à leur


porteur des droits de créances identiques fixés dans le contrat d’émission.

Les obligations ne participent pas à la gestion des affaires de la société


comme c’est le cas de actionnaires mais ils peuvent se constituer en masse
d’obligataires pour défendre leur intérêts les obligataires se réunissent en
assemblée générales, à toute période, représentés par des mandataires désignés
en Assemblée Générales extraordinaires. Ou distingué les caractéristiques ci-
après :

 Signature de l’émetteur :

Par signature, il est entendu la qualité de l’émetteur. Le risque encouru


par un porteur d’obligations est l’insolvabilité de l’émetteur.

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La signature de l’émetteur déterminé le niveau de rémunération du titre.
A cet effet, les emprunts de l’Etat offrent le niveau de rémunération le plus
faible. Une prime de risque en sus de la rémunération accordée, est exigée aux
autres types d’émetteurs.

 l’encours de l’emprunt et le nominal du titre :

L’encours est le montant qui est emprunté par l’émetteur, il donne une
indication de la liquidité du titre.

L’admission d’une émission obligataire à la cotation du marché est


subordonnée par le règlement général du parquet à un encours minimum.

Le nominal ou la valeur nominale est le prix de référence du titre. Il est


obtenu en divisant l’encours de l’emprunt par le nombre d’obligations et sert de
base à l’expression des cours qui seront donnés en pourcentage du nominal.

Lorsque l’émetteur vent ses obligations à un prix inférieur à la valeur


nominale, la différence entre le prix d’émission et la valeur nominale constitué
la prime d’émission. Lorsque l’emprunt est remboursé à un prix supérieur ou
nominal, on parle de prime de remboursement.

 Délais de souscription :

Le délai de souscription est laissé à l’appréciation de l’émetteur qui peut


clore la souscription par anticipation.

 Mode d’Amortissement :

L’Amortissement d’un emprunt peut se faire comme suit :

- Les titres sont remboursés en même temps à l’échéance.


- L’Emprunt est amorti par annuités constantes.
- Chaque année un nombre constant d’obligations est remboursé.

D’autres variantes de remboursement peuvent être proposées pour les


émetteurs (Amortissement anticipé, différé d’amortissement, rachat en bourse).

20
 Rémunération de l’emprunt :

L’obligation est rémunérée à un taux d’intérêt nominal.


L’obligation reçoit sa rémunération sous forme de coupons.
La rémunération peut être fixé, variable ou indexée selon les différents types
d’obligations.

En principe, les obligations sont moins risquées que les actions.


L’investisseur est certain de retrouver sa mise initiale, il percevra des intérêts
bien déterminés. Toutefois, deux risques particuliers concernent le détenteur
d’obligation, il y a risque de défaillance et risque de taux d’intérêts.

2.2.2 Typologie des obligations :

La croissance des besoins financiers de l’Etat, des collectivités et des


Entreprises a permis le développement d’un nombre important de type
d’obligations qui varient en fonction de la nature du taux et du titre.

1 – Classement en fonction du taux :

Dans cette catégorie, on distingue deux (02) obligations à taux fixe et à


taux variables ou révisables.

a) Les obligations à taux fixe :

Ce sont des obligations dont le taux d’intérêt est fixé tout au long de la
maturité du titre. Ces obligations sont très demandées en période de baisse des
taux d’intérêts étant donné que le taux offert est supérieur à tous les taux
d’émissions récentes.

d) Les obligations à taux variables :

Dont le taux d’intérêts varie en fonction des taux pratiqués sur le marché
au cours d’une période de référence donnée précédant l’échéance du titre.

21
2 – Classement en fonction de la nature du titre :

Dans cette catégorie, on distingue diverses obligations.

a) Les obligations indexées :

Dont le capital et/ou le coupon sont indexés sur une valeur de référence
(exemple l’or) dans le but de protéger les souscripteurs contre la dépréciation de
leurs créances liées notamment à l’inflation.

b) Les obligations à coupon zéro :

Les obligations se caractérisent par le fait que l’émetteur ne verse pas le


coupon durant la durée de l’emprunt. Le souscripteur reçoit en une seule fois sa
rémunération (capital + intérêts) au moment du remboursement du prêt.

c) Les obligations à bon de souscription d’obligation (OBSO) :

Obligations sont assorties d’un bon (warrant) qui constitue en lui-même


une valeur mobilière cotée séparément. Les titres donnent au souscripteur le
droit d’acheter, plus tard, d’autres obligations à de conditions fixées à
l’émission.

d) Les obligations prorogeables :

Ce sont des obligations qui peuvent être prorogées à un taux et pour une
durée prévue lors de leur émission, au-delà de la date normale de
remboursement.

2.3 Les autres titres :

Aux deux catégories de titres (actions et obligations), il existe d’autres


titres dont les caractéristiques sont assez particulières, ils sont appelés titres
hybrides.

Un titre est dit hydride lorsque alors qu’il est classé dans l’une des
catégories étudiées, il va puiser dans l’autre une ou plusieurs caractéristiques
et présenter, donc tantôt les attributs de la première, tantôt ceux de la seconde

22
On distingue :

1) – Les Titres participatifs :

Les titres participatifs constituent un type de valeurs mobilières


négociables, intermédiaire entre l’action et l’obligation. Le but d’émettre ces
titres est de renforcer les fonds propres sans pour autant entraîner un partage
de pouvoir ou une augmentation des apports des émetteurs.

2) – Le Certificat d’investissement :

Les certificats d’investissement résultent du démembrement des actions


existantes ou à créer en deux parties : Les certificats d’investissement qui sont
représentatifs des droits pécuniaires liés aux actions et les certificats de vote
qui, eux, sont représentatifs des droits de participation à la prise de décision.

3) – Les obligations convertibles en actions (O.C.A) :

Ce sont des obligations qui peuvent être transformées en actions sur la


demande de leur porteur.

Lors de leur conversion, les obligations convertibles en actions se


traduisent par une augmentation du capital et transforment le droit de
créance en droit d’associé.

4) Les obligations à bon de souscription d’action (OBSA) :

Ces obligations sont des titres auxquels sont attachés un ou plusieurs


bons donnant le droit de souscrire, pendant un délai fixé, à des actions à
émettre.

Ces obligations permettent, donc, à leur détenteur de devenir actionnaire


tout en restant obligataire.

5) les actions à dividende prioritaire (ADP) :

Ces actions ne confèrent pas à leurs détenteurs le droit de vote, mais


garantissant en contrepartie de cette concession une priorité en matière de
versement de dividende qui doit être versé avant toute affectation du bénéfice
distribuable.

23
Chapitre II :

Rôle et organisation de la bourse des valeurs mobilières

Nous essayerons dans de chapitre d’expliquer l’importance du marché


boursier dans un cadre strictement économique tout en traitant l’étude générale
de son rôle dans le monde de financement des entreprise.

Pour qu’il puisse assurer son bon fonctionnement, le marché financier est
doté d’une organisation spécifique qui est chargée d’une mission bien définie
que nous allons essayer de présenter dans les points ci-après :

Section 1 : Rôle de la bourse des valeurs mobilières :

La bourse des valeurs mobilières joue un rôle essentiel pour la collecte de


l’épargne des particuliers par les entreprises en vue d’assurer un financement
adéquat à leur croissance.

Le marché boursier est plus important pour l’économie dans la mesure où


il permet aux entreprises qui le fréquentent de créer des actions ou des
obligations afin d’augmenter leur capital ou de financer leurs investissements
et à l’Etat de lancer des emprunts.

Ce marché est indispensable à une économie parce qu’il organise la


rencontre entre ceux qui disposent de fonds, les épargnants, et ceux qui en
recherchent notamment les entreprises, l’Etat, les organismes publics.

En drainant l’épargne disponible que ses détenteurs désirent valoriser, la


bourse rend possible l’émission de crédits et de capitaux pour les entreprises qui
cherchent à se développer et à investir.

La bourse réunit une multitude de marchés ne proposant pas les mêmes


produits aux mêmes intervenants, mais tous reliés entre eux (car les
entreprises et les investisseurs institutionnels peuvent se porter sur tel ou tel
en procédant à des arbitrages). Le marché officiel représente l’essentiel de
l’activité boursière à travers la cotation des actions et des obligations de
certaines sociétés admises sous certaines conditions très restrictives.

En général, les fonctions de la bourse des valeurs mobilières se


déterminent dans les points ci-après :

24
1.1 Le financement de l’économie :

La bourse des valeurs mobilières est considérée source de financement de


l’économie. Elle sert à financer les entreprises cotées et à faciliter
l’investissement.

a) – le Financement des Entreprises :

La bourse permet aux entreprises de trouver les capitaux nécessaires à


leur développement économique. L’Etat émet quant à lui des titres (obligations
et emprunts) pour financer ses dépenses d’investissement et de fonctionnement.

b) – Facilitation de l’investissement :

La bourse permet aux investisseurs (particuliers ou institutionnels) de


placer une partie de leur épargne dans des titres (valeurs mobilières) pour
percevoir es revenus ou valorise leur capital.

A cet effet, les valeurs émises par l’Etat et les collectivités correspondant à
une dette à moyen et long terme. L’avantage offert par les valeurs mobilières
est leur négociabilité et de permettre, aussi, aux investisseurs de récupérer à
tout moment l’investissement effectué sans que la stabilité de l’entreprise ne
soit mise en cause notamment en matière de stabilité de ses ressources
financières.

c) La mobilisation de l’épargne :

La bourse des valeurs mobilières devrait assurer l’intermédiation entre


ceux qui font appel public à l’épargne et les investisseurs potentiels en assurant
une diversification des risques tout en remplissant la fonction de réserve de
valeur qui n’est plus remplie par la monnaie.

Il s’agit la d’un préalable au succès d’un marché des capitaux pour attirer
de manière continue les placements des épargnants. La hausse des indices
boursiers sur les marchés qualifiés d’émergents exprime d’ailleurs cette
tendance confirmée par un ratio ou le rapport du cours de l’action aux
dividendes distribués particulièrement élevé.

25
La démarche est auto-entretenue par les perspectives de gaines des plus
values sur les valeurs mobilières pour assurer cette fonction essentielle, le
marché devrait permettre l’allocation des ressources des emplois performants
dans la sphère réelle la santé financière de l’entreprise, la qualité de son
management, ses projections et sa capacité d’adaptation aux contraintes de
l’environnement deviennent des paramètres essentiels pour autoriser les
entreprises à faire un appel public à l’épargne.

En effet, c’est en assurant la négociabilité permanente des titres que la


bourse intéresse et attire le grand public épargnant. Ces derniers n’iront
investir dans une valeur que s’ils sont rassurés de pouvoir, dés qu’ils auront
besoins de revendre cette valeur et la transformer, donc, en moyens de
paiements.

En assurant, aussi, la liquidité des titres, la bourse met l’entreprise


émettrice à l’abri d’un risque, celui de désengagement de ses actionnaires.
Celle-ci est, en effet, assurée de pouvoir fonctionner de manière pérenne, tout
actionnaire désirant la quitter pouvant le faire en vendant ses actions en
bourse.

1.2 L’entreprise et la bourse des valeurs mobilières :

En économie de marché le financement externe des entreprises


d’effectuent, essentiellement par deux moyens : l’emprunt bancaire et l’émission
des valeurs mobilières.

L’entreprise n’est pas la à recourir à l’émission de valeurs mobilières,


l’Etat et mes collectivités font également recours à ce moyens de mobilisation de
l’épargne destinée à couvrir leurs différents besoins.

Pour assurer son développement et accroître ses investissements, une


entreprise a besoin de ressources à long terme, organe telles que les banque,
l’Etat, les collectivités publiques, etc.

La fonction principale de la bourse des valeurs mobilières est de permettre


aux entreprises cotées de modifier leur structure financière, c'est-à-dire de
transformer la répartition de leur capital entre les divers actionnaires.

Les entreprises ont une vie et doivent s’adapter au mieux aux


changements de leur environnement économique en développant notamment
des stratégies de rapprochement avec d’autres entreprises, allant de l’alliance à
la fusion en passant par le rachat. L’offre public d’achat (OPA) est une

26
procédure boursière très réglementée dont le but est de prendre le contrôle sur
une entreprise. Elle consiste à faire connaître publiquement aux actionnaires
d’une entreprise cotée qu’une personne initiatrice de l’offre est disposée à
acheter les actions qu’ils détiennent.

1.3 L’Etat et la bourse des valeurs mobilières :

Les valeurs émises par l’Etat et les collectivités correspondent à une dette
à moyens et long terme.

L’Etat peut utiliser la bourse des valeurs mobilières en émettant des


emprunts obligataires pour compléter les ressources ordinaires (fiscalités
ordinaires) et faire face aux insuffisances de ces dernières.
L’Etat et les collectivités publiques doivent faire face à deux grandes catégories
de dépenses.

- les dépenses courantes ou de fonctionnement qui assurent le


traitement des fonctionnaires, les fournitures diverses, carburant et
autres.

- Les dépenses d’investissement qui assurent le financement


d’équipements publics (construction d’école, hôpitaux, routes, etc.) et
l’aide aux entreprises (par le biais de la banque).

Le recours à la bourse des valeurs mobilières leur fournit les moyens


financiers indispensables à la concrétisation des projets d’investissement et à la
régulation des finances publiques.

Pour ce qui de la politique désengagement de l’Etat de la sphère


économique, le marché financer constitue, par excellence, une véritable
technique de privatisation du secteur public qui s’inscrit dans le cadre des
réformes économiques amorcées par l’Etat.

Section 2 : Organisation de la bourse des valeurs mobilières :

La bourse des valeurs mobilières est le cadre d’organisation et de


déroulement des opérations sur valeurs mobilières émises par l’Etat, les autres
personnes morales de droit public ainsi que les sociétés par actions.

Le marché boursier doit inspirer confiance à l’épargne dans un domaine où


le vol et la malversation seraient aisés.

27
Cette condition suppose une organisation très rigoureuse et la mise en
place d’organismes de contrôle capables de veiller à la régularité et au bon
fonctionnement des bourses des valeurs.

La bourse des valeurs mobilières est conçue comme un marché centralisé


et règlementé ou se déroulent les négociations sur les valeurs mobilières
inscrites à la cote officielle.

Dans un marché bien organisé, la multiplication des opérations est rendue


possible grâce à la dématérialisation des titres. Les transactions ont lieu dans
les puissants ordinateurs des entreprises de marché. La vocation de ces sociétés
est de gérer et d’assurer la bonne organisation du marché, ainsi que la garante
collective des opérations vis-à-vis des investisseurs.

En matières d’organisation, ou distingue deux (02) organes :

- organes à pouvoirs de réglementation et de contrôle.


- Organes d’exécution ou opérateurs directs.

2.1 Les organes a pouvoirs de réglementation et de contrôle :

Pour se prémunir, les sociétés de bourse ont mis en place un système de


chambre de réglementation boursière sous forme d’organismes de contrôle
chargés de garantir une bonne organisation tout en respectant les règles
générales concernant notamment :

a) l’Agrément et les règles professionnelles applicables aux intermédiaires


en opérations de bourse.

b) Les obligations d’information lors d’émission de valeurs mobilières


par appel public à l’épargne.

c) Les conditions d’admission et de négociation des valeurs mobilières


en bourse.

d) La gestion de portefeuille des valeurs mobilières.

e) Les offres publiques de vente ou d’achat des valeurs mobilières.

28
Parmi les organes, on peut citer ce qui suit :

- l’Autorité de Marché Financier (AMF) en France.


- Le Sécurités Exchange Commission (SEC) aux USA.
- Le Sécurités and Exchange Law (SEL) au Japon.
- La Commission d’Organisation et de Surveillance des Opérations de
Bourse (COSOB) en Algérie.

Ces commissions sont instituées par leurs ministères de finance ou de


l’économie pour une mission bien précise, celle d’organiser et de surveiller le
marché des valeurs mobilières en veillant à la protection des investisseurs et au
bon fonctionnement et à la transparence des valeurs mobilières.

Ces commissions, aussi, veiller à ce que les sociétés respectent les


obligations qui leur incombent en matière de publication et d’information.

2.2. Les organes d’exécution ou opérateurs directs :

Toute négociation portant sur des valeurs mobilières admises en bourse ne


peut intervenir qu’au sein de celle-ci et par l’entremise d’intermédiaires en
opérations de bourse qui sont habilités à :

- Gérer pour le compte de leur clientèle des portefeuilles de valeurs


mobilières en recevant à cet effet des fonds assortis d’un mandat de
gestion.

- Se porter contrepartie dans les opérations sur valeurs mobilières.


Cette faculté ne peut être exercée à l’égard de leurs clients.

En outre, les intermédiaires en opérations de bourse doivent s’assurer que


les capitaux confiés par leurs clients pour la réalisation d’opérations en bourse
proviennent de revenus régulièrement déclarés.

Les intermédiaires en opérations de bourse doivent présenter des


garanties suffisantes notamment en ce qui concerne la composition et le
montant de leur capital, leur organisation, leurs moyens techniques et
financiers, les garanties et cautions à présenter, l’honorabilité et l’expérience de
leurs dirigeants et de leurs agents ainsi que la sécurité des opérations de leur
clientèle.

29
En France, ces négociations transiteront par des sociétés de bourse,
organismes remplaçant les agents de change.

a) – Les Agents de change :

Ils ont la qualité de commerçant et sont chargés de l’exécution des ordres


sur les transactions de la bourse des valeurs mobilières, ils détiennent le
monopole de négociation de ces dernières.

Les agents de change sont classés officiers ministériels nommés par arrêté
par du Ministère de l’Economie et des Finances.

b)- Les Sociétés de Bourse :

il s’agit d’anciens Agents de change renforcées par l’entrée de nouveaux


associés les sociétés de bourse sont responsables vis-à-vis de leurs donneurs
d’ordre, des livraisons et des paiement des titres vendus ou achetées.

Le rôle de ces sociétés est de négocier les valeurs mobilières de gérer les
portefeuilles et d’apporter leur concours au placement des titres.

Chapitre lll : Fonctionnement de la bourse des valeurs mobilières :

La bourse des valeurs mobilières s’inscrit dans le cadre de la stratégie de


développement économique et social du pays en vue de permettre de drainer
l’épargne publique via des titres de capital et de créances, pour la mettre à la
disposition des agents économiques.

C’est donc une source de financement direct de l’investissement des agents


économiques par voie d’appel public à l’épargne. Ce qui permet de toucher un
maximum de souscripteurs aux valeurs mobilières émises par le marché sous
forme de titres de capital ou de titres de créances.

En France les acheteurs et les vendeurs passent leurs ordre de bourse par
biais d’un intermédiaire financier (banque, société de gestion, conseiller
financier,….) qui transmet ceux-ci à un membre officiel de la bourse (dénommé
courtier, agent de change, société de bourse, entreprise d’investissement).

30
L’enjeu de la mise en œuvre de la bourse des valeurs mobilières se situe à
trois (03) niveaux :

- Concrétiser l’objectif de privatisation des entreprises publique,

- Assurer un financement direct de l’investissement des entreprises par


appel public à l’épargne,

- Permettre un ancrage durable et favorable de l’économie nationale


dans l’économie mondiale, caractérisée de plus en plus par la
globalisation.

- Concernant la gestion de la bourse des valeurs mobilières le


déroulement des transactions sur les valeurs mobilières admises aux
négociations en bourse est confiée à la société gérante qui a pour
mission d’assurer l’organisation pratique de l’introduction en bourse
des valeurs mobilières admises, d’assurer l’organisation matérielle
des séances de négociation, d’assurer l’enregistrement des
négociations, d’assurer l’organisation des opérations de compensation
des transactions sur valeurs mobilières, d’assurer la publication
d’informations relatives aux transactions et, enfin, d’assurer l’édition
d’un bulletin officiel de la cote.

Section 1 : Segmentation du marché :

A Ce titre est consacré à l’étude d’une présentation des différents


segments du marché boursier et les conditions de base de la performance
boursière.

1.1 Segmentation selon l’importance des Entreprises :

Le marché boursier est un marché dirigé par les ordres, ou distingue trois
(03) catégories de marchés appelés marché officiel, le second marché et le
marché hors-cote.

Le mode de cotation est au cours d’équilibre ou « fixing ».

Une valeur ne peut être coté que sur un seul marché

31
1.1.1 Le marché officiel :

C’est un marché qui couvre les grandes entreprises remplissant certain


nombre de conditions dont :

- Réalisation des bénéfices et distribution des dividendes.

- Mettre 25 % de son capital à la disposition du marché lors de


l’introduction.

- Respect de la réglementation en vigueur instituée par la tutelle du


marché (commission de bourse)

Le marché officiel n’admet comme libres que ceux émis par les entreprises
performantes. En contrepartie, les entreprises admises au marché officiel
bénéficient.

- D’un prestige et d’une publicité.


- D’un crédibilité lui permettant de se procurer des fonds plus
facilement.

1.1.2 Les Second marché :

C’est un marché dont la création est opérée par les petites et moyens
entreprises qui ne pourraient pas faire partie du marché officiel.

Le second marché permet à l’entreprise elle-même d’informer


régulièrement le public sur ses résultats et sur son activité.

Pour assurer le liquidité du marché et le nombre de transaction,


l’entreprise doit diffuser au moins 10 % de ses titres au public. Il peut
augmenter à raison de 25 % de son capital après 3 ans, ce qui lui permet de
prétendre son passage au marché officiel.

1.1.3 Le marché hors-cote :

C’est un marché qui accepte les valeurs mobilières non admises au marché
officiel et le second marché.

Le marché hors cote est plus souple et plus actif que les autres marchés.

32
Les entreprises doivent soumettre en matière d’information au même
titre que celle qui sont cotées dans les autres marchés et ce, pour protéger les
épargnants et les investisseurs contre tout dérapage.

La différence qui existe entre les trois marchés est d’ordre règlementaire
et gestionnaire telles les règles d’introduction, l’important des transactions
l’importance des sociétés cotées et la fiabilité des comptes sociaux.

1.2 Segmentation liée au terme :

Ce circuit permet aux opérateurs de procéder à l’acquisition ou à la cession


des valeurs mobilières soit dans l’immédiat soit à des termes mensuels.

1.2.1 Le marché au comptant ou à règlement immédiat :

C’est un marché dont l’opération de livraison et règlement doit être opérée


immédiatement. Le donneur d’ordre doit remettre à l’intermédiaire en bourse
soit les capitaux correspondant à l’achat soit les titres destinés à la vente.

Les opérations au comptant ne peuvent faire l’objet d’une spéculation vu


l’importance des fonds exigés à être liquidés.

1.2.2 Le marché à terme ou règlement mensuel :

C’est un marché dont le contrat est parfait dés le moment de sa


concrétisation. La qualité des titres échangés et le cours d’exécution sont définis
sans ambiguïté.

Les opérateurs à règlement mensuel ne peut s’effectuer que sur une


quantité minimale de titres à échanger (10 à 50 titres) ou sur un multiple de
cette quantité. Ce nombre est appelé « quotité ».

Section 2 : Technique de négociation :

Parmi les opérations financières qui feront date dans la vie d’une société,
l’introduction en bourse est une étape décisive. Son utilité dépend des finalités
exprimées par les dirigeant de l’entreprise.

33
La plupart du temps, il s’agit du premier contact de l’entreprise avec le
marché financier, l’admission de ses valeurs mobilières aux négociations en
bourse revêt plus d’avantage.

2.1 Les aspects de Fonctionnement de la bourse :

La procédure d’introduction en bourse consiste à inscrire une catégorie de


titres dans une bourse et aux porteurs existants de vendre une partie de leurs
titres au public pour permettre une première cotation.

Les offres et les demandes sont exprimées à travers les ordres donnés par
les clients aux intermédiaires s’appelle « cours ».

Cette confrontation s’opère selon différentes procédures appelées


« méthode de cotation ».

2.2. Les ordres de bourse :

Les ordres de bourse, d’achat ou de vente, sont présentés en bourse par


des professionnels (sociétés de bourse, et banques) pour le compte de leurs
clients particuliers et institutionnels.

Les achats et ventes et leur paiement ont lieu traditionnellement au


comptant (marché au comptant) mais certaines bourses ont fortement
développé des activités de (marché à terme) et de contrats dérivés sur valeurs,
devises ou marchandises.

Il existe différents types d’ordre :

- Ordre à cours limité.


- Ordre à seuil de déclenchement.
- Ordre à la meilleure limité.

L’ordre à cours limité c’est le type d’ordre qui utilisé le banquier pour
réaliser les opérations demandées. Il présente une bonne sécurité car il est
assorti d’une prix maximal en cas d’achat ou un prix minimal en cas de vente.

Cet ordre offre ainsi une très bonne stabilité l’ordre à seuil de
déclenchement fonctionne à l’inverse de l’ordre à cours limité. Il ne devient
valable que si le cours d’une valeur franchit le niveau déterminé dans l’ordre.

34
Pour ce type d’ordre le cours spécifié doit être supérieur au dernier cours
de la veille pour un achat, ou inférieur au dernier cours de la veille pour une
vente.

L’ordre à la meilleure limite très peu sécurisant ne se justifie que pour des
valeurs très liquides que l’on vent acquérir ou vendre rapidement. Cet ordre
sera exécuté au mieux de l’offre ou de la demande du marché. C'est-à-dire qu’il
n’offre aucune garantie sur le prix.

2.3 Le Système de cotation :

L’établissement des cours résulte de la confrontation pendant la séance de


bourse de l’ensemble des ordres d’achat et de vente présentés sur le marché par
les négociateurs.

La bourse étant avant tout un marché, c’est la confrontation de l’offre et


de la demande de capitaux qui déterminera le cours.

Le code de cotation est au cours d’équilibre. Le cours coté est le cours qui,
après confrontation de tous les ordres d’achat et les ordres de vente, permet de
satisfaire le maximum de transactions.

Le système de cotation est donc, essentiellement, une organisation de


cette de cette confrontation dans le but de garantir ses pleins effets.

2.3.1 La détermination des cours en bourse :

L’Etablissement d’un cours de bourse découle de la confrontation, à un


même moment, des ordres d’achat et de vente sur ne même valeur.

Le cours est ce point de fonction de l’offre avec la demande. C’est le prix


auquel le maximum de titres seront échangés.

A ce prix, on pourra satisfaire, en effet :

a) – les offres dont la limité de prix est égale ou inférieure à ce cours.


b) - les demandes dont la limité de prix est égale ou supérieure à ce
cours.

35
2.3.2. Les méthodes de cotation :

La cotation est la fixation d’un prix d’équilibre pour une valeur donné en
fonction de l’offre et de la demande.

On distingue diverses méthodes de cotation qui participent à la


détermination du cours d’une valeur.

Il s’agit de :

- La cotation périodique.
- La cotation continue.

a) La cotation périodique :

C’est une technique qui assure une transparence des transactions, elle est
pratiquée dans les pays développés. La confrontation des ordres d’achats et de
ventes se fait par écrit. Chaque émetteur de titres cotés en bourse désigne un
intermédiaire comme spécialiste pour assure la cotation.

Cette technique vise l’optimisation des échanges.

b) La cotation continue :

Cette technique consiste à téterminer non pas un seul cours d’équilibre,


mais une succession de cours cotés tout au long de la journée au fur et à mesure
que les demandes et les offres se manifestent.

Sa mise en œuvre est venue pour pallier les insuffisances dues aux
nombres élevés de titres traités à chaque séance et les difficultés liées à leur
ordre de passage.

Le seul inconvénient enregistré se trouve dans son inadaptation aux petits


porteurs qui se trouvent désarçonnés par les changements des cours et des
tendances au cours d’une même séance.

Section 3 : Conditions de Fonctionnement :

La réglementation est différente d’une bourse à une autre. Le


fonctionnement du marché boursier exige la nécessité de satisfaire un
maximum d’opérateurs pour un maximum de transactions.

36
Il existe des éléments d’appréciation d’une bourse qui permet de mesurer
son importance tels que les indices boursiers et autres opérations particulières.

3.1 Indices boursier :

L’indice boursier est un indicateur de l’activité boursière. Il est calculé


quotidiennement et permet de suivre l’évolution boursière des titres.

Il est à signaler que dans le marché boursier, il existe une infinité


d’indices boursiers. Toute place boursière dispose de son propre indice qui sert à
informer sur l’évolution des cours tel que le CAC 40 (Cotation Assistée en
Continu) qui est établi à partir des cours d’un échantillon de 40 valeurs
françaises et le DOW-JONES qui concerne les valeurs Américaines et qui donne
un aperçu sur l’évolution.

Sur le marché boursier où s’opèrent parfois des opérations de fusion et de


regroupement de sociétés on y enregistre une société qui en absorbe une autre à
travers les procédure des offres publiques qui se différent selon leurs fonctions
habituelles telles que les offres publiques d’achat (OPA), les offres publiques de
vente (OPA) et offres publiques d’échange (OPE).

3.2. Les conditions de base de performance :

La confiance de l’épargne en l’économie de son pays est la première


condition qui fait qu’il ira ou non placer ses fonds en valeurs mobilières. Une
stabilité économique est donc nécessaire en vue d’une bonne gestion. Les titres
négociés au sein du marché boursier, doivent présenter certaines
caractéristiques plus rentables et plus rémunératrices.

3.2.1 Principes exogènes :

Les valeurs mobilières doivent présenter un niveau de fongibilité


acceptable par valeur, sans aucune des crimination entre elles (actions et
obligations) ce critère de fongibilité impose qu’à l’émission, les valeurs
considérées revêtent toutes les mêmes caractéristiques, les mêmes avantages,
les mêmes droits aux détenteurs.

L’absence de fongibilité entre les valeurs provoque la méfiance des


épargnants.

37
La rentabilité des titres signifie que les valeurs doivent être suffisamment
rentables afin d’attirer les épargnants ce qui favorise leur rendement
caractérisé soit par le taux d’intérêt, soit par le dividende.

L’épargnant vise généralement un taux de rendement positif, supérieur au


taux d’inflation afin de se procurer une couverture efficace contre la
dépréciation monétaire.

3.2.2 Principes endogènes :

Les principes essentiels qui permettent au marché boursier un


fonctionnement d’une vitesse optimale sont les suivantes :

- l’Atomicité qui est une condition qui exige que le marché doit
comporter un nombre suffisant d’intervenants (Acheteur et Vendeurs)
pour assurer la concurrence entre le marché des émissions et le
marché de transaction.

- La fluidité qui constitue la condition nécessaire pour assurer le bon


fonctionnement et développement du marché boursier.
Cette condition est réalisable en procédant à la mise en œuvre d’un
nombre de principes généraux tels, la hiérarchisation des normes
d’accès / sortie, la liberté d’investir et la mobilité du capital.

- La transparence qui implique que l’ensemble des données relatives


au marché boursier doivent être mises à la disposition des opérateurs
sans aucune discrimination. On distingue 02 systèmes d’information
économique qui assurent la transparence.
Le système général d’information économique et le système
d’information spécifique au marché boursier.

38
ème
2 PARTIE

La Bourse en Algérie

39
2ème Partie

La Bourse en Algérie :

Chapitre 1 : Présentation du marché boursier algérien :

Section 1 : Les conditions de démarrage de la bourse des valeurs Mobilières en


Algérie :

Le marché financier algérien s’inscrit dans le cadre de la politique de


libéralisation et des réformes et de l’ouverture de l’économie Algérienne sur
l’extérieur.

Pour qu’il puise assurer son bon fonctionnement, le marché financier


algérien est doté d’une organisation spécifique qui sera développée dans la suite
de ce mémoire.

1.1 – Historique de la Bourse en Algérie :

L’Algérie s’est dotée d’un marché financier dans le cadre des réformes
économiques entamées à la fin des années 80. Le besoin des autorités pour ce
marché était axé sur certaines préoccupations majeures à savoir :

1.1.1 L’environnement économique et financier :

a) Promotion de l’épargne et son orientation vers investissement productif :

Le marché financier présente une autre alternative dans la recherche


d’une source de financement, à long terme, aussi bien pour l’entreprise que pour
l’Etat.

Il permet de drainer l’épargne en vue de son investissement direct dans


les différents domaines d’activité. Il met ainsi, en relation directe les agents
économiques à excédents monétaires et les agents économiques à déficit
monétaires.

40
b) Financement du budget d’Etat :

L’Etat peut utiliser le marché financier en émettant des emprunts


obligataires pour compléter les ressources ordinaires (fiscalités ordinaires) et
faire face aux insuffisances de ces dernières.

c) Ouverture du capital des Entreprises publiques à l’actionnariat privé et le


désengagement de l’Etat :

les entreprises publiques algériennes peuvent recourir au marché


financier pour lever les fonds nécessaires à leur développement et avoir une
structure financière plus stable plutôt que de recourir à l’endettement bancaire.
Pour ce qui est de la politique de désengagement de l’Etat de la sphère
économique, le marché financier constitué, par excellence, une véritable
technique de privatisation du secteur public qui s’inscrit dans le cadre des
réformes économiques amorcées par le gouvernement Algérien.

d) Rétablissement de l’équilibre macro-économique :

Le financement de l’économie Algérienne par voir de crédits bancaires a


montré ses limites et générés des situations déstabilisantes (déficit, important,
accroissement de la dette public, inflation, etc……) ; ce qui donne à l’économie
algérienne la caractéristique d’une économie d’endettement.

L’existence d’un marché financier organisé permet donc, le redressement


de l’économie nationale et le rétablissement des équilibres macro-économiques
et ce, par l’action sur le taux d’inflation, le taux d’intérêts, le taux de change
ainsi que par la restructuration des entreprises publiques et leur privatisation.

1.1.2 Historique :

L’idée de la constitution de la bourse des valeurs mobilières en Algérie est


apparue en 1990 dans le cadre des réformes économiques engagées dés 1988.

En effet, ces réformes économiques, qui prévoient une transition vers


l’économie de marché, portent exclusivement sur la mise en place d’une bourse
des valeurs mobilières dotée d’une technique efficace en mesure de mobiliser
l’épargne et d’affecter directement au financement du développement.

41
Par conséquent, le code de commerce d’avant 1988 stipulant dans son
article 688 que les entreprises publiques socialistes sont des sociétés dont la
propriété revenait à l’Etat et ne sont en aucun cas cessibles.

En Janvier 1988, un amendement du code de commerce suivi de plusieurs


lois ont été promulgués.

 La loi N°88-01 portant loi d’orientation des entreprise publiques


économiques est venue constater le désengagement de l’Etat de la gestion,
des EPE, l’Etat ne devait plus s’immiscer dans leur gestion, depuis les
EPE sont devenues des entités juridiques autonomes sous forme de SPA.

 La loi 88-03 portant création de huit (08) fonds de participation


(actuellement sociétés de gestion des participation de l’Etat –SGPE-) qui
sont :

- F1 – le fond agro-alimentaire.
- F2 – le fond mines- hydrocarbures- hydrauliques.
- F3 – le fond bien d’équipement.
- F4 – le fond construction.
- F5 – le fond chimie – pétrochimie – pharmacie.
- F6 – le fond télécommunication - électronique – informatique.
- F7 – le fond industries diverses.
- F8 – le fond services.

 la loi 88-04 modifiant et complétant l’ordonnance n°75-59 du 26.09.1975


portant code de commerce et fixant les règles particulières applicables
aux EPE.

Cependant, ces lois ont donné la faculté de la cessibilité des actions entre
fonds de participation et entreprises publiques économiques (voir articles 22 de
la loi 88-04).

En Décembre 1990, un société de valeurs mobilières (S.V.M) sous la forme


juridique de société par actions (SPA) à capitaux publics a été créée et ce, dans
le cadre de la préparation des conditions matérielles à la mise en place et au
fonctionnement de la bourse d’Alger. Décision émanant d’un organe
représentant les pouvoirs publics, à savoir l’assemblée générale des fonds de
participation.

La S.V.M est dirigée par un Directeur Général sous l’autorité d’un conseil
d’Administration composé de huit (08) membres dont chacun représente un fond
de participation, actionnaire de cette même société.

42
Le capital social était de 320.000 DA avant de passer à 9.320.000 DA en
1992 et modification de la raison sociale qui est devenue la bourse des valeurs
mobilières (B.V.M).

Toutefois, et en l’absence de textes législatifs régissant l’existence et le


fonctionnement du marché financier, cette société n’a pu être opérationnelle.

De ce fait, et malgré l’effort de donner une nouvelle configuration au


marché boursier avec la promulgation de trois décrets législatifs :

 Le décret n° 91.169 du 28.05.1991 portant organisation des transactions


sur les valeurs mobilières.

 Le décret n° 91-170 portant détermination des variétés et formes de


valeurs mobilières ainsi que les conditions d’émission par les sociétés de
capitaux.

 Le décret n° 91-171 portant à la commission de bourse.

La promulgation de ces trois (03) décrets a été remise en cause, du fait que
leur publication n’a pas respecté la hiérarchie des textes juridiques et
législatifs.

Ainsi, ce n’est qui au cours de l’année 1993 qu’a en la promulgation de


deux (02) textes législatifs relatifs au marché boursier, l’un modifiant l’ancien
code de commerce et l’autre consacrant la création d’une bourse de valeur
mobilières :

 Décret n° 93.08 du 25.04.1993 modifiant et complétant l’ordonnance n°


75-59 du 26.09.1975 portant code de commerce :

- Introduction de la possibilité de constitution de SPA avec appel public


à l’épargne.

- Définition des valeurs mobilières que les sociétés par actions cotées
en bourse ou susceptibles de l’être, peuvent émettre.

 Décret n°93-10 du 23.05.1993 portant institution de la bourse des valeurs


mobilières, sa définition et les organismes composants (COSOB – SGBV –
IOB).

43
1.2 Les Actions d’Accompagnement liées au démarrage de la Bourse :

Les actions de soutien et d’accompagnement à l’ouverture de la bourse en


Algérie sont à entreprendre en direction des sociétés (publiques et privées)
organisées en SPA, de la société de gestion de la bourse des valeurs, des
intermédiaires en opérations de bourse et d’autres professionnels du marché.

a) - Les entreprises publiques autorisées par leur propriétaire à ouvrir


leur capital social par le biais de la bourse des valeurs sont : SAIDAL,
ERIAD/SETIF et EL AURASSI. Ces entreprises sont déjà engagées dans la
préparation du dossier d’admission.

Il est important que les entreprises intégrant la dimension marché dans le


travail d’évaluation. Cette dimension marché ne peut venir que d’un sondage
d’intention des investisseurs avant d’arrêter un prix et d’introduire le titre à la
cote.

Les entreprise publiques privatisables (partiellement ou totalement) et


éligibles à l’admission en bourse doivent être désignées pour entamer le
processus de préparations du dossier d’admission qui pourrait nécessiter des
délais importants.

Les principaux objectifs de cette démarche seraient :

- pour l’entreprise, de faire connaissance avec le dispositif technique


règlementaire et administratif de la bourse.

- pour la bourse, de disposer d’un gisement de titres d’entreprises.

- Pour le marché, de créer des effets d’entraînement et de concurrence.

- Pour l’environnement, de mobiliser un potentiel d’évaluateurs,


d’analystes et de conseillers afin d’animer et de développer
l’environnement de la bourse par des professionnels.

Quant aux entreprises privées, elles doivent se préparer et s’organiser afin


de réaliser des offres publiques de vente au même titre que les entreprises
publiques.

Pour cela, tous les intervenants au marché des capitaux (COSOB, SGBV,
IOB) doivent se mobiliser pour les sensibiliser à ouvrir leur capital social afin
de disposer de ressources longues et liquides pour couvrir les investissements.

44
b) La mise en conformité des statuts de la SGBV découle des dispositions
importantes intervenues pendant l’année 1998 suite au regroupement des
actionnaires initiaux (I.O.B) sous forme de SPA. Le nombre d’IOB,
actionnaires fondateurs de la SGBV, agrée par la COSOB passe de 12 à 5
I.O.B organisés en SPA depuis le 23.05.1998 (date de l’expiration de
l’agrément initial).

Il est donc nécessaire de revoir le statut de la S.G.B.V pour se conformer


aux nouvelles dispositions relatives à l’organisation des I.O.B.

En fait, c’est l’égalité des participations de ces derniers au capital de la


S.G.B.V qui doit être respecté et porté dans les statuts de la société.

La formule à retenir devrait allier deux impératifs :

- d’une part, et compte tenu des délais nécessaires avant de pouvoir


assurer l’équilibre du bilan de la société par des ressources provenant
de son activité, la réduction du niveau des fonds mis à sa disposition
doit être écarté.

- d’autre part, la participation des I.O.B au capital de la société ne doit


pas être fixée à un niveau qui découragerait la création de sociétés
d’intermédiation, notamment dans la phase actuelle de démarrage de
l’industrie boursière.

Le travail réalisé à ce jour avec une assistance technique étrangère a


permis de mettre en place l’ensemble du dispositif réglementaire d’organisation
et de fonction.

Cette première phase de l’assistance ne sera terminée qu’avec l’appui à


l’ouverture effective de la bourse.

c) L’I.O.B est un acteur principal dans le fonctionnement et le


développement de l’activité boursière du marché de capitaux. Il dispose du
monopole des négociations et de la compensation/règlement à la bourse. Celle-ci
est gérée par la S.G.B.V dont il est actionnaire.

Dans cette phase de démarrage de la bourse des valeurs mobilières. Il est


important de soutenir et d’encourager les I.O.B.

- En arrêtant définitivement la convention type des I.O.B avec la


banque de règlement (C.P.A).

45
- en assurant le financement de l’assistance à la mise en place de la
société et à la formation de son personnel.

- En développant et en clarifiant leurs missions et les différents canaux


de communication avec les acteurs du marché (interlocuteurs).

- En encourageant et en provocant la création de nouveaux I.O.B par


les banques et les Etablissements financiers nouvellement installés
en algérie.

d) Le dispositif règlementaire relatif aux organismes de placement collectif


des valeurs mobilières vient d’être complété par l’instruction COSOB n° 97-02
du 30.11.1997.

Cette instruction précise la composition du dossier d’agrément et la notice


d’information pour la société d’investissement à capital variable (SICAV) et le
fond commun de placement (FCP).

Depuis, le marché des capitaux en Algérie à enregistré la création d’une


SICAV par un ensemble d’Etablissements financiers publics.

Il y a lieu d’approfondir la réflexion sur l’importance des fonds


d’investissements dans la collecte de l’épargne et le développement des
placements en valeurs mobilières. Les avantages qu’offrent les OPCVM sont
multiples. Le renforcement de la liquidité, du fait du rachat continuel des titres
(droit de rétrocession) de leurs clients (épargnants), est à souligner parmi ces
avantages.

Cette réflexion doit viser et éclairer les futurs fondateurs sur :

- La politique de placement à favoriser.


- Le mode de gestion du fonds à retenir.
- La surveillance du portefeuille.
- L’évaluation de l’encaisse nécessaire au fonds.

Enfin, il est important de noter l’intérêt et les attentes des fonds


d’investissement non résidents qui souhaitent souscrire à des titres émis en
Algérie.

46
Section 2 : L’organisation de la bourse des valeurs mobilières en Algérie :

Dans cette section, nous allons mettre le point essentiellement sur la


structuration de la bourse des valeurs mobilières d’Alger avant et après 2003
tout en relatant les rôles assumés par chaque organe boursier.

2.1 Structuration de la bourse de 1999 à 2003 :

Le cadre juridique du marché financier à été défini par le décret législatif


n° 93-10 du 23.05.1993 qui précise sa configuration.

Ce décret législatif relatif à la bourse des valeurs mobilières a institué


deux (02) organismes à savoir :

- La commission d’organisation et de surveillance des opérations de


bourse « COSOB » qui est l’autorité du marché des valeurs mobilières.

- La société de gestion de la bourse des valeurs « SGBV » qui est


chargée d’assurer le déroulement des transactions sur les valeurs
mobilières admises en bourse.

Le marché financier fait, aussi, intervenir d’autres intervenants tels que


les intermédiaires en opérations de bourse « I.O.B » et les organismes de
placement collectifs en valeurs mobilières « OPCVM ».

2.1.1. La commission d’organisation et de surveillance des Opérations de bourse


« COSOB » :

La COSOB a été instituée par le décret législatif N° 93.10 du 23 Mai 1993 relatif à la Bourse des
valeurs mobilières. Elle est dotée de l’autonomie administrative et financière. Elle a été installée en
Février 1996.

La COSOB a pour mission d’organiser et de surveiller et de promouvoir le


marché des valeurs mobilières en veillant notamment :

- A la protection des investisseurs en valeurs mobilières ;


- Au bon fonctionnement et à la transparence du marché des valeurs
mobilières.

La COSOB est composée d’un Président exerçant ses fonctions à terme et


de Six (06) autres membres non permanents :

47
- Un Magistrat du Ministère de la Justice ;
- Un membre du Ministère des Finances ;
- Un professeur d’université proposé par le Ministère de l’Enseignement
Supérieur ;
- Un membre de la Banque d’Algérie ;
- Un membre choisi parmi les dirigeants des personnes morales émettrices
des valeurs mobilières ;
- Un membre proposé par l’Ordre National des Experts Comptables,
Commissaires aux Comptes.

Le président est nommé par décret présidentiel pour un mandat d’une


durée de Quatre (04) ans au même titre que les membres de la Commission.

La COSOB veille à la protection des épargnants par la délivrance d’un


visa sur la notice d’information établie par tout émetteur qui fait appel public à
l’épargne suite à une émission de valeurs mobilières, d’une introduction en
bourse ou d’une opération d’offre public.

Elle veille, aussi, à la surveillance et la sécurité du marché des valeurs


mobilières par le biais du contrôle des activités des intermédiaires en
opérations de bourse.

La COSOB a été crée pour remplir Trois (03) fonctions importantes, il


s’agit de :

a) La fonction réglementaire :

La Commission réglemente le fonctionnement du marché des valeurs


mobilières en édictant les règlements concernant notamment :

- L’agrément et les règles professionnelles applicables aux intermédiaires


en opérations de bourse « IOB » ;
- Les obligations d’information lors d’émission de valeurs mobilières par
appel public à l’épargne ;
- Les conditions d’admission et de négociation des valeurs mobilières en
bourse ;
- La gestion de portefeuille de valeurs mobilières ;
- Les offres publiques de vente « OPV » ou d’achat « OPA » de valeurs
mobilières ;
- L’admission aux négociations de valeurs mobilières leur radiation et la
suspension des cotations ;

48
- L’organisation des opérations de compensation.

Les règlements édictés par la COSOB sont soumis à l’approbation du


Ministère des Finances et sont publiés au Journal Officiel.

b) La fonction de surveillance et de contrôle :

La Commission s’assure en particulier :

- Du respect des dispositions réglementaires par les IOB ;


- Que les sociétés faisant appel public à l’épargne se conforment aux
obligations d’information auxquelles sont soumises ;
- Que les correctifs ont été apportés en cas d’irrégularités constatées.

Pour exécuter sa mission de surveillance et de contrôle, la COSOB est


habilitée à effectuer des enquêtes auprès de Sociétés, d’Institutions Financières
ou de personnes concernées par une opération sur valeurs mobilières.

c) La fonction disciplinaire et arbitrale :

Il est institué au sein de la COSOB une chambre disciplinaire et

arbitrale. Elle est composée de : Président de la COSOB ;

- Deux membres élus parmi les membres de la COSOB ;


- Deux Magistrats désignés par le Ministère de la Justice.

En matière arbitrale, la chambre est compétente pour instruire tout litige


technique résultant de l’interprétation des lois et règlements régissant le
fonctionnement de la bourse et intervient :

- Entre IOB ( Intermédiaires en Opérations de Bourse ) ;


- Entre IOB et la SGBV ;
- Entre IOB et les Sociétés émettrices ;
- Entre IOB et leurs clients.

En matière disciplinaire, la chambre est compétente pour instruire tout


manquement aux obligations professionnelles et déontologiques des
intermédiaires en opérations de bourse ainsi que toute infraction aux
dispositions législatives et réglementaires qui leurs sont applicables.

49
La chambre disciplinaire et arbitrale peut être saisie sur plainte de tout
clients d’un intermédiaire en opérations de bourse.

2.1.2 LA SOCIETE DE GESTION DE LA BOURSE DES VALEURS (S.G.B.V)

La S.G.B.V est une Société par action prévue par le décret législatif N° 93-
10 du 25 Mai 1993 et constituée le 25 Mai 1997. Elle constitue un cadre public
et organisé au service des IOB en tant que professionnels pour leur permettre
d’exercer leurs missions conformément aux lois et règlement en vigueur.
La SGBV exerce ses missions sous le contrôle de la COSOB.

Les principales fonctions confiées à la SGBV sont :

a) Fonction de Gestion du Marché :

La SGBV est appelée à :

- Faciliter les transactions entre IOB, par l’élaboration des règles et normes
régissant leur déroulement d’une part, et par la mise en place d’un
système d’arbitrage et de résolution des conflits ;
- Promouvoir le commerce des titres, en développant le marché et en se
faisant connaître par le public comme une institution digne de confiance.

b) Fonction d’information du public :

Dan le souci de transparence du marché, la SGBV a pour rôle d’informer


tout les investisseurs de cotes de chaque titre, des montants transigés, ainsi que
toutes informations susceptible d’aider l’épargne à suivre l’évolution du marché.

c) Fonction organisation des séances de cotation :

La SGBV fixe le calendrier des séances de cotation pour l’année civile. Les
heures d’ouverture et de clôture de séances de cotation sont également fixées
par elle.

50
D’une manière générale, la SGBV a la charge d’assurer le processus de
cotation ainsi que les modes de transmission des ordres ainsi que leur nature.

Le règlement COSOB N° 97-03 du 18 Novembre 1997 relatif au règlement


général de la bourse des valeurs mobilières et notamment son chapitre traite en
détail de cette fonction.

d) Fonction organisation du système de compensation :

La SGBV est chargée de l’organisation et de la supervision des opérations


de compensation des transactions effectuées en bourse, Article 128 Chapitre 05
du règlement sus-visé.

La fonction compensation est très importante dans l’organisation d’un


marché. Elle permet ainsi d’assurer le payement au vendeur et la livraison des
titres à l’acheteur.

2.1.3 LES INTERMEDIAIRES EN OPERATIONS DE BOURSE « IOB »

Le marché financier en Algérie est animé par des spécialistes dans


l’intermédiation boursière dénommés les I.O.B.

Le décret législatif N° 93-10 du 23 Mai 1993 relatif à la bourse des valeurs


mobilières confère le monopole de la négociation des titres admis en bourse aux
seuls intermédiaires en opérations de bourse (IOB).

Les I.O.B sont des sociétés par actions ou des personnes physiques agrées
par la COSOB.

En outre, pour prétendre à l’activité d’intermédiaire en opérations de


bourse, il faudrait au préalable, présenter des garanties suffisantes à savoir :

- Un capital minimum défini par la COSOB ;


- Disposer de moyens humains, matériels et financiers ;
- Avoir une formation en adéquation avec la nature de l’activité appuyée
par une expérience professionnelle ;
- Jouir de droits civiques et d’une bonne moralité ;
- S’engager à respecter les règles prudentielles de gestion, de déontologie et
de discipline édictées par la Commission.

51
Les IOB agrées sont chargés d’exercer une prestation d’investissement
financier défini par le décret législatif sus-indiqué, notamment :

- négociation des valeurs mobilières sur le marché pour le compte de ses


clients ;
- gestion, en vertu d’un mandat, d’un portefeuille de titres ;
- négociations des valeurs mobilières pour son propre compte ( activité de
contrepartie) ;
- placement des valeurs mobilières ou produits financiers pour le compte
d’un émetteur.

Ces activités peuvent être exercées par des personnes physiques ou par
des sociétés par actions constituées à titre exclusif pour cet objet. Ces personnes
doivent être soumises à un agrément délivré par la COSOB.

L’agrément peut être accordé pour une activité limitée ou élargie dans un
cadre réglementé, surveillé et contrôlé pour garantir la sécurité des
transactions et protéger les épargnants.

Donc, en matière d’activité, on peut distinguer deux (02) catégories d’IOB :

a) I.O.B de pleine activité qui peut exercer toutes les activités décrites
précédemment ;
b) I.O.B d’activité limitée qui intervient uniquement pour la négociation des
valeurs mobilières.

Les IOB actionnaires de la SGBV, exerçant leur activité depuis le 15


Juillet 1998 suivant les textes législatifs de 1993 sont en nombre de Cinq (05).
Ils sont constitués principalement par des Banques et des Compagnies
d’Assurance et dotés chacun d’un capital social minimum de 1.000.000 DA. Ces
IOB sont :

- La Société « ERRACHED EL MALI », créée par BEA, CCR et CNMA ;


- La Société Financière en conseil et placement « SOFICOP », créée par
BNA, BDL et SAA ;
- La Société Générale Financière « SDGEFI », créée par CAAT, CNEP et
CPA ;
- La Société de Placement en Valeurs Mobilières « SPVM », crée par BADR
et CAAR ;
- Union de Brokerage, créée par Union Bank.

En matière d’obligation, les IOB sont tenus au secret professionnel et


doivent présenter des garanties suffisantes (financières et matérielles).

52
2.2 La réorganisation du marché après 2003 :

La promulgation de la loi N° 03-04 du 17 Février 2003 modifiant et


complétant le décret législatif N° 93-10 du 23 Mai 1993 modifié et complété par
l’Ordonnance N° 96-10 du 10 Janvier 1996 relatif à la Bourse des valeurs
Mobilières, novatrice par nombre de ses aspects, cette loi annonciatrice de
changements importants dans le fonctionnement de la bourse d’Alger
notamment dans ses opérations, sa configuration et son mode de gestion.

Ces changements portent essentiellement sur des dispositions nouvelles


telles que par exemple les Banques et les Etablissements Financiers qui auront
le droit directement d’exercer en leur qualité d’intermédiaires en opérations de
bourse, la fonction de négociation.

La COSOB, en sa qualité d’autorité chargée de l’organisation du marché


peut créer de nouveaux compartiments à la bourse d’Alger, dédié aux
PME/PMI.

Il y a, aussi, l’institution du dépositaire central des titres dénommé


« ALGERIE CLEARING », véritable pièce maîtresse du marché financier
Algérien. Cet organisme implantera une plus grande sécurité dans le
déroulement des opérations sur titres, une plus grande célérité dans le
dénouement des transactions ainsi qu’une gestion professionnelle des titres,
tout en modernisant les systèmes de compensation et de cotation.

2.2.1 Le Dépositaire central « Algérie Clearing »

Algérie Clearing est une société par actions créée par les Banques et les
Sociétés cotées en bourse en date du 19 novembre 2001 pour exercer les
missions de dépositaire central des titres en Algérie par le biais d’un système de
règlement livraison automatisé et intégré au service de tous les professionnels
de la place.

Les Banques actionnaires sont : BADR, BNA, BEA, CPA et CNEP


Banque.

Les sociétés actionnaires sont : ERIAD SETIF, GROUPE SAIDAL et E.G.


HOTEL EL AURASSI.

53
Le capital social initial est de 65.000.000 DA détenus par les Cinq Banques et
les Trois sociétés émettrices citées ci-dessus. Son capital est exclusivement
ouvert aux émetteurs banques et la SGBV (Bourse).
La Banque d’Algérie et le Trésor Public sont des actionnaires de droit.

1. Les missions du dépositaire central des titres :

La mission essentielle du dépositaire central des titres se repose sur la


gestion du système de règlement-livraison des transactions sur titres
concrétisant l’échange simultané des espèces et des titres entre les
intermédiaires.

Donc, le dépositaire central administre les comptes de titre au nom des


intermédiaires avec la collaboration de la Banque de Règlement (Banque
d’Algérie). Il assure donc Trois (03) fonctions principales :

a) Fonction de conservation des titres :

Le dépositaire central des titres tient les comptes ouverts au nom des
professionnels. Si l’intermédiaire financier tient le compte de l’investisseur, le
dépositaire central tient le compte de l’intermédiaire financier.

b) Fonction de circulation des titres :

La bourse, les sociétés émettrices et les négociateurs envoient des


instructions de livraison des titres par virement de compte à compte. Le
dépositaire central pour sa part, contrôle ces instructions et organise l’accord
des parties à la négociation.

c) Fonction d’administration des titres :

Le dépositaire central des titres permet aux professionnels d’exercer les


droits attachés aux titres ( mise en paiement, augmentation de capital) selon les
instructions reçues des propriétaires.

2. les prestations assurées par le Dépositaire central

Le dépositaire central des titre assure les prestations essentielles ci-


après :

54
- Enregistre dans un compte spécifique l’intégralité des titres composant
chaque émission qu’il admet à ses opérations ;
- Ouvre des comptes courants de titres aux établissements dont il a accepté
l’adhésion ( sociétés émettrices, intermédiaires financiers et teneurs de
comptes conservateurs) ;
- Garantit que le montant de chaque émission admise à ses opérations est
égal à la somme des titres enregistrés aux comptes de ses adhésions ;
- Assurer la circulation des titres par virement de compte à compte et
organise et gère le système de règlement et de livraison des titres ;
- Prendre toutes dispositions pour permettre l’exercice des droits attachés
aux titres enregistrés en comptes courants ;
- Transmet les informations relatives aux titulaires de titres entre ses
adhérents et les sociétés émettrices de titres.

3. les titres admis aux opérations du Dépositaire central

Les titres susceptibles d’être traité par le dépositaire central comprennent


toutes les valeurs mobilières classiques ( actions, obligations, actions à bons de
souscription), les titres participatifs, les bons du trésor, les titres de créances
négociables, les warrants, etc.

2.2.2 La tenue de compte conservation des titres

L’activité de la tenue de comptes conservation de titres est liée à l’activité du


dépositaire central des titres à travers les fonctions de :

- Conservation des titres qui consiste à la prise en charge comptable de


chaque émission de titres et la tenue des comptes courants de titres
ouverts aux clients ;
- Circulation normalisée des titres en appliquant le règlement-livraison en
relation avec les transactions opérées sur le marché monétaire et
financier ;
- Administration des titre simplifiés à travers l’identification des
actionnaires et le traitement des opérations sur titres.

L’activité de tenue de compte conservation de titres consiste à inscrire en


compte les titres au nom de leur titulaire et reconnaître au titulaire ses droits

55
sur les titres et conserver les avoirs titres correspondants chez le dépositaire
central.

L’exercice de l’activité de tenue de compte conservation est soumis à


l’habilitation de la COSOB qui en fixe les conditions.

Toutefois, la tenue de compte conservation de titres peut être une


opportunité pour fournir d’autres services à forte valeur ajoutée. Il convient de
mentionner en particulier : l’information et l’analyse financière, le conseil en
investissement, la gestion de portefeuille, etc.

2.2.3 L’intermédiation directe des institutions financières

La promulgation de la loi N° 03-04 du 17 Février 2003 modifiant et


complétant le décret législatif N° 93-10 du 23 Mai 1993, modifié et complété par
l’Ordonnance N° 96-10 du 10 Janvier 1996 relatif à la bourse des valeurs
mobilières dans son article N° 06 stipule que les Banques et les Etablissements
Financiers sont autorisés à exercer directement l’activité d’IOB.

Actuellement, les sociétés de bourse qui assuraient l’intermédiation sont


en liquidation et sont remplacés par les IOB.

SECTION 3 : Le fonctionnement de la bourse des valeurs mobilières en Algérie

Après plusieurs tentatives de création, la bourse d’Alger voit le jour en


1993, mais n’entre pratiquement en fonction qu’en 1997.

Pour que le titre d’une société donnée soit éligible aux négociations de la
Banque d’Alger, le règlement COSOB N° 97-03 du 18 Novembre 1997 relatif au
règlement général de la bourse des valeurs mobilières précise que le titre ainsi
que la société en question puissent répondre aux conditions d’admission en
bourse.

56
A cet effet, et à travers ce règlement, la COSOB a édicté des règles portant
sur :

- Les conditions d’admission des valeurs mobilières aux négociations en


bourse ;
- Les conditions de négociation en bourse des valeurs mobilières ;
- L’organisation des opérations de compensation.

Le schéma de fonctionnement opérationnel adopté par la Société de


Gestion de la Bourse des Valeurs Mobilières (SGBV) est le résultat de choix
conceptuels de base en relation avec :

- les objectifs attendus de la mise en ouvre de la bourse des valeurs


mobilières ;
- les références étrangères pour connaître les alternatives qui s’offrent à la
bourse d’Alger ;
- le contexte local, institutionnel et administratif.

Il s’agit de mettre en œuvre un mode de financement alternatif et direct


au service de l’investissement en vue de recycler le portefeuille public dans
bonnes conditions de marché.

En effet, le principal objectif est de contribuer à réaliser l’ambitieux


programme de privatisation des entreprises décidé par les pouvoirs publics.

L’enjeu reste la concrétisation de cet objectif de privatisation et du


financement direct de l’investissement par la bourse dans un contexte local
marqué par l’absence de tradition de gestion boursière. Ce qui limite l’impact
des références étrangères et les alternatives dans les choix conceptuels de base.

Le schéma de fonctionnement tient compte de trois aspects :

a) la faisabilité et la comptabilité avec le niveau actuel de gestion des


affaires et le niveau actuel de gestion des affaires et le niveau du
commerce des valeurs mobilières en Algérie.

b) La cohérence de l’ensemble des instruments et mécanismes avec le cadre


général constitué par le règlement général et l’ensemble des textes
réglementaires.

57
c) La sécurité et la transparence des transactions sur les valeurs mobilières
à travers trois niveaux de protection :

- le contrôle préventif dans la définition des choix conceptuels de base ( un


IOB doit veiller à ce que tous ses ordres soient couverts en titres et en
fonds).
- Le contrôle détectif dans la définition des règles prudentielles de gestion
des I.O.B et la prise ferme ( éviter la position à découvert).
- Le contrôle sélectif par la mise en place d’un fonds de garantie ou d’une
ligne de crédit.

Les caractéristiques du marché boursier en Algérie reflètent les principes


de base examinés dans le schéma de fonctionnement.

 un marché centralisé et régi par les ordres et non pas par les prix ;
 une cote officielle assurée en marché unique pour tous les titres ;
 il n’y a pas de marché hors cote pour les entreprises faisant appel
public à l’épargne et non admise à la cote.

Il y a seulement un marché secondaire en dehors de la bourse, réservé


spécialement aux valeurs du trésor.

L’admission d’un titre à la négociation nécessite le dépôt auprès de la


commission d’une notice d’information pour soutenir l’opération d’appel public à
l’épargne et d’une demande d’admission qui autorise la négociation du titre à la
bourse.

L’introduction du titre à la cote est décidée par la SGBV, l’émetteur et son


IOB. Un avis contenant l’ensemble des informations sur les caractéristiques du
titre est publié par la SGBV avant l’introduction à la cote du titre.

La négociation du titre à la bourse peut se faire en fixing ou en continu. La


SGBV régit les séances de négociations ainsi que la conduite, sur le parquet, du
personnel négociateur des IOB, assurant ainsi la police du marché.

Le superviseur de la COSOB veille au respect des dispositions du


règlement général pendant les séances de négociation.

3.1 Admission des titres en bourse

Les critères d’admission des valeurs mobilières aux négociations en


bourse, conformément au règlement général sont comme suit :

58
- La société doit avoir publié les états financiers certifiés des trois derniers
exercices ;
- Présenter un rapport d’évaluation de ses actifs établi par un expert
comptable indépendant ;
- Les actions de la société doivent être entièrement libérées ;
- Le dernier exercice devra être bénéficiaire.

Les conditions d’admission des titres différent selon le titre admis et sont
comme suit :

a) Admission d’action

La société doit avoir un capital minimum de 100.000.000 DA; diffuser au


moins 20 % du capital dans le public ; avoir un minimum de 300 actionnaires, le
jour de l’introduction.
b) Admission d’obligations :

L’encours de l’emprunt doit être au moins égal à 100.000.000 DA ; le


nombre de détenteurs d’obligations doit être de 100 au moins, le jour de
l’introduction.

La société doit mettre en place une structure d’audit interne et assurer un


service convenable de transfert de titres.

3.1.1 Les procédures d’introduction :

Le règlement général définit trois types de procédures d’introduction en


bourse à savoir :

59
a) la procédure ordinaire :

elle est appliquée pour les titres assimilables à des titres déjà cotés ainsi
que pour les obligations.

Elle permet à la SGBV, lorsque le capital de la société concernée est


suffisamment diffusé dans le public, de procéder à l’inscription directe de la
valeur à la cote pour y être négociée dans les conditions de cotation pratiquées
sur le marché, à partir d’un cours d’introduction validé par la SGBV, sur la base
de conditions de marché.

b) La procédure d’offre publique de vente à prix fixe :

Elle consiste à mettre à la disposition du public, le jour de l’introduction,


un nombre déterminé des titres à un prix ferme prédéterminé.

c) La procédure d’offre publique de vente à prix minimal :

Elle consiste à mettre à la disposition du public, le jour de l’introduction, un


nombre déterminé de titres à un prix minimal auquel les introducteurs sont
disposés à les céder.

60
3.1.2 Les opérations d’introduction des entreprises réalisées a la bourse d’Alger

(M) Millions d’actions


TITRE DE CAPITAL

Procédure Offre % du capital Prix Office Demande NB


Titre
(M) Social (DA) d’actionnaire

A.P.E 20%
EriadSétif (prix 1 (augmentation 2.300 1 5.200
ferme) de capital)
Groupe O.P.V (prix 20%(ouverture
2 800 2,8 20.000
SAIDAL fixe) de capital)
EGH EL O.P.V 20%(ouverture
1,2 400 2,1 10.000
AURASSI (prix fixe) de capital)

L’émission de titre de Créance: Obligation SONATRACH

 Encours : 12,126 Milliards de DA.


 Coupures : 3 coupures de valeurs nominales 10.000, 50.000 et 100.000
DA.
 Prix de l’Obligation : 97,50 DA
 Prime d’émission : 2,5 % de la valeur nominale.
 Taux d’intérêt annuel fixe : 13 %.
 Durée de l’emprunt : 05 ans à partir du 04 Janvier 1998

Les Caractéristiques de l’Opération OPV SAIDAL

 Dénomination : GROUPE Industriel SAIDAL


 Initiateur : Holding Public Chimie Pharmacie
 Capital Social : 2.500.000.000DA soit 10.000.000 actions d’une valeur
nominale de 250 DA
 Quantité Offerte : 2.000.000 actions soit 20% du Capital Social
 Prix de l’Offre : 800 DA
 Période de l’Offre: du 15 Février 1999 au 15 Mars 1999
 IOB Accompagnateur: SOGEFI
 IOB chargés de collecter les ordres d’achat : ERRACHED EL MALI,
SOGEFI, SOFICOP et SPDM

61
Les Caractéristiques de l’Opération OPV EL AURASSI

• Dénomination : E.G.H El Aurassi


• Initiateur : Holding Public Services
• Capital Social : 1.500.000.000DA soit 6.000.000 actions d’une valeur
nominale de 250 DA
• Quantité Offerte : 1.200.000 actions soit 20% du Capital Social
• Prix de l’Offre : 400 DA
• Période de l’Offre : du 15 Juin 1999 au 15 Juillet 1999
• IOB Accompagnateur : Errached El Mali
• IOB chargés de collecter les ordres d’achat : Errached El Mali, SOGEFI,
SOFICOP et SPDM

3.2 Les modalités pratiques de fonctionnement des opérations en bourse

La négociation comporte un certain nombre de données plus au moins


simple. Ces données sont les ordres d’acheteurs et/ou de vendeurs qui sont
transmis par les intermédiaire en opération de bourse ( I O B )à la bourse
d’Alger.

3.2.1 Les ordres de Bourse :

Pour acheter ou vendre un titre, il faut donner un ordre de bourse à un


opérateur ( banque, société de gestion de portefeuille) ; chaque ordre de bourse
doit contenir les éléments suivants :

 Sens de l’ordre, soit vente, soit achat ;


 Nom de la société et son code valeur ;
 La quantité des valeurs mobilières

Les ordres acceptés en bourse d’Alger sont :

 L’ordre « au prix du marché » qui est appliqué dans le cas d’une


cotation en continu.
 L’ordre à « cours limité ».
 L’ordre « au mieux » appliqué dans le cas d’une cotation au fixing.

Le règlement général définit les indications que doit contenir tout ordre de
bourse pour éviter tout litige sur l’interprétation de l’ordre entre le client et
l’IOB.

62
Le routage des ordres consiste au traitement des instructions données par
la clientèle sous forme d’ordres d’achat et de vente écrits à charge de l’IOB
d’exécuter en Bourse ces instructions. Aussi, l’acheminement d’un ordre fait
intervenir l’agence, le TCC, et l’IOB.

Les étapes de traitement d’un ordre d’achat ou de vente de titre en bourse


se traduisent par la formulation de l’ordre au niveau de l’Agence et TCC puis la
négociation au niveau de l’IOB suivis du traitement des résultats au niveau de
l’IOB et du TCC, enfin, la communication de l’information au client au niveau
de l’Agence.

3.2.2 Le système de cotation des titres :

Le prix des actifs échangés est une information clef de la décision


économique sur le marché financier.

L’établissement des prix est réalisé par des systèmes de cotations faisant
largement appel à l’information.

La bourse d’Alger est en phase de démarrage, de ce fait, les titres


introduits sont négociés dans un marché officiel unique.

La méthode de cotation retenue par la société de gestion en bourse des


valeurs (SGBV) est celle du fixing. Ce mode de cotation consiste en l’application
d’un cours unique à l’ensemble des transactions conclues pour chaque titre lors
d’une séance donnée de négociation de bourse.

Il résulte de la confrontation de tous les ordres d’achat et de vente


présentée par les intermédiaires en opérations de bourse. Ce cours permet de
maximiser le volume des transactions.

Après détermination du cours d’équilibre, les représentants de la société


de gestion de la bourse des valeurs (SGBV) procèdent à l’allocation des titres
qui ont fait l’objet de transaction. Chaque négociateur recevra un état indiquant
le résultat des ordres soumis, c’est à dire ceux qui ont été satisfaits avec le prix
et la quantité de titres attribuée.

3.2.3 Le règlement des transactions:

Le marché des valeurs mobilières est un marché au comptant, c’est à dire


l’acheteur est prié de verser dans l’immédiat les sommes relatives à l’ordre
d’achat qu’il a passé, pour sa part, le vendeur est appelé à déposer les titres
correspondant à l’ordre de vente qu’il a transmis.

63
Le transfert de propriété des titres se fera à la date de règlement/livraison
de l’ordre exécuté. Le règlement espèces et la livraison des titres s’effectueront
simultanément selon le délai de règlement/livraison défini par la COSOB et ce,
trois jours après négociation.

Le dépositaire central des titres est seul habilité à assurer le dénouement


des opérations en négociation avec bien sûr l’échange simultané des titres et
espèces qui se fait sur la base des positions de chaque TCC chargé de régler et
livrer pour le compte des clients donneurs d’ordre.

S’agissant des titres, le transfert de propriété s’effectue par le biais


d’écritures qui doivent être passées au niveau du système du dépositaire
central des titres sur les comptes des intermédiaires d’une part et le teneur de
compte d’autre part.

L’Algérie clearing et en tenant compte des transactions réalisées et


confirmées entre les donneurs d’ordre et le TCC, procède au débit ou au crédit,
des comptes des teneurs de comptes selon qu’il s’agit d’achat ou de vente en
contrepartie des écritures à passer sur le compte émission de la société
émettrice concernée ( le registre des actionnaires de la société est remplacé par
un compte global appelé compte d’émission et mouvementé au fur et à mesure
des transferts de propriétés effectués après chaque transaction.

Concernant le volet espèces, Algérie Clearing reçoit de chaque banque en


état débitrice assurant la tenue des compte conservation titres, un fax de
blocage de provision à hauteur du montant total des transactions à dénouer.

Le dénouement des transactions espèces par la Banque d’Algérie se fait


par la position solde de chaque banque TCC pour l’ensemble des montants
transigés sur les valeurs durant la journée boursière.

Les opérations de règlement contre livraison sont effectuées


simultanément car chaque transaction confirmée au niveau du dépositaire
engendre un mouvement appelé Livraison Contre Paiement (LCP) à dénouer
dans les délais standard afin de garder l’équilibre des positions de chaque
partie.

Avec la capacité de traitement installé, Algérie Clearing peur admettre à


ses opérations toutes les valeurs négociables de gré à gré ou sur les marchés
réglementaires.

64
La confirmation des opérations effectuées dans un premier temps dans les
locaux d’Algérie clearing peut être à cour terme délocalisée chez les
intermédiaires qui pourront assurer l’intégrité du système.

Le développement de ses capacités peut être envisagé dans le cas d’une


généralisation du régime de l’inscription en compte des titres dans notre pays,
une fois bien sûr décidée par les pouvoirs publics.

3.2.4 Les modalités pratiques de déroulement d’une séance de Bourse au


niveau de la SGBV et les procédures de négociation :

 Les procédures de négociation :

Les procédures de négociation, telles que reprises dans la décision SGBV n°

02/98, sont conçues et mises en œuvre à la Bourse d’Alger sur la base d’un

marché centralisé dirigé par les ordres.

 Marché centralisé : circonscrit dans un lieu précis, salle de parquet où


doivent se réunir les I.O.B pour soumettre leurs ordres.
 Dirigé par les ordres : le cours côté, qui s’applique aux transactions résulte
de la confrontation de tous les ordres d’achat et de vente présentés. Ce cours
est unique.

Le rôle de la SGBV (Société de Gestion de la Bourse des Valeurs) est


d’encadrer les séances de négociation, de conduire le processus menant à la
définition du cours d’équilibre, l’allocation des ordres et leur exécution.

La méthode de cotation retenue est le fixing qui consiste en l’application


d’un seul cours côté à l’ensemble des transactions conclues pour chaque titre
lors d’une séance de bourse. Ce cours côté permet de maximiser le volume de
transactions suivant la composition des ordres présentés par les I.O.B.

Le processus de négociation se déroule selon les étapes suivantes :

a. Ouverture de la séance :

Les I.O.B se présentent à la bourse pour la séance de négociation en


transmettant leurs ordres d’achat et de vente retranscrits sur des registres
d’ordres normalisés dans une option manuelle, ou pour les saisir sur leur poste
de travail dans une option automatisée. Après vérification de la conformité des
ordres par rapport aux règles définies par la SGBV (écarts par rapport aux
cours de référence, pas de cotation, taille des lots …), les ordres sont acceptés.
Après cette phase d’ouverture, toute réception ou modification des ordres est
interdite.
65
b. Détermination du cours :

La cotation s’effectue au fixing et, selon le cas, la cote est calculée avec les
ordres clients ou avec les ordres clients et non – clients (livres combinés).
Les négociations, conduites selon la méthode de cotation au fixing,
consistent en l’application d’un seul cours côté à l’ensemble des transactions
conclues pour chaque titre. Ce cours côté permet de maximiser le volume des
transactions.
Le cours côté pour une séance de bourse désigne le prix auquel se négocie
une valeur sur une base unitaire. Il est établi au début d’une séance si la
confrontation des ordres clients le permet. A défaut, on procède à une deuxième
confrontation avec l’ensemble des ordres clients et non – clients.
Le cours côté d’une valeur est unique pour une séance de bourse donnée. Il est
valide pour toute la durée de la séance et s’applique à toutes les transactions se
déroulant pendant celle – ci.
La cotation d’un cours au fixing n’est pas permise dans les cas suivants :

 Le niveau d’ordre annoncé est inférieur à 50 unités ;


 Le volume d’ordre d’achat au mieux est supérieur au volume total des
ordres de vente ;
 Le volume d’ordre de vente au mieux est supérieur au volume total des
ordres d’achat ;
 Les écarts maximaux entre les cours ne sont pas respectés ;
 Le cours limité le plus élevé des ordres d’achat est inférieur au cours
limité le plus bas des ordres de vente.

c. Allocation des ordres :

Après avoir déterminé le volume des titres à allouer, les I.O.B sont servis
selon un cours unique. Si on est en situation de déséquilibre, un ou deux ratios
d’allocation partielle sont calculés.

66
d. Documentation des transactions :

Les I.O.B reçoivent des états récapitulant leurs ordres et les allocations
auxquels seront annexés des billets de transactions (un billet par transaction)
qui serviront de support à la compensation

e. Les transactions de bloc :

On définit les transactions de blocs comme des transactions dont le


volume des titres de capital est supérieur à 5000 titres ou dont la valeur des
titres de créance est supérieure à
3 000 000,00 DA

Les transactions de bloc ont lieu à la fin de la séance au dernier cours réalisé à
+/- 1%.

f. Clôture de la séance de négociation :

 Annonce des résultats


 Remise des registres d’ordres et des billets de transactions aux I.O.B
 Diffusion des supports d’information : BOC, rapport de transactions,
sommaire de transactions…

g. Le déroulement de la séance de négociation en bourse :

La séance de négociation s’effectue une fois par semaine. Les agents


autorisés des I.O.B soumettent leurs carnets d’ordres chaque lundi à 9h30 au
parquet de la bourse.
Au vu des données du marché, la SGBV peut suspendre ou arrêter les
négociations : elle peut suspendre momentanément la négociation d’un titre si
elle estime que des informations importantes le concernant n’ont pas été
divulguées aux investisseurs, ou qu’une information importante est sur le point
d’être divulguée ou qu’une situation est susceptible de rendre les conditions de
marché inéquitables.

67
h. Admission au parquet :
L’accès au parquet n’est possible qu’aux personnes dûment autorisées. Les
personnes concernées sont : le personnel négociateur, les employés de la SGBV,
le superviseur de la COSOB et les visiteurs accompagnés d’un officiel de
parquet ainsi que les responsables I.O.B.

 Privilèges des agents autorisés


 Accès au parquet pendant la séance de négociation,
 Libre circulation sur le parquet,
 Relation avec le comité de négociation, intervention lors des séances de
négociation,
 Dépôt de plaintes.

 Inscription du Négociateur chez la S.G.B.V :

Conformément à l’instruction COSOB n° 99/03 du 16 juin 1999, les


intermédiaires en opérations de bourse sont tenus de demander l’inscription,
auprès de la commission d’organisation et de surveillance des opérations de
bourse, des agents habilités à effectuer sous leur autorité des négociations en
bourse des valeurs mobilières.

L’exercice de la fonction de négociateur est soumis à la délivrance de la


carte professionnelle prévue par le règlement COSOB n°97/02 du 18 Novembre
1997.

Le formulaire d’inscription dûment rempli, est signé par le dirigeant de


l’Intermédiaire en Opérations de Bourse pour le compte duquel exerce le
négociateur. Il est accompagné du dossier du candidat composé des documents
suivants :

- Un (01) extrait d’acte de naissance,


- un (01) extrait du casier judiciaire n° 03,
- les copies certifiées conformes des diplômes requis,
- les copies certifiées conformes des certificats et des attestations de stages dans
le domaine des valeurs mobilières, et
- quatre (04) photos d’identité récentes.

68
La délivrance de la carte professionnelle est soumise au résultat favorable
à un examen d’aptitude professionnelle, sauf dérogation prévue par la dite
instruction. L’organisation de l’examen d’aptitude professionnelle est confiée à
un comité désigné par le Président de la Commission et porte essentiellement
sur le système de cotation.

Le comité statue sur les aptitudes du candidat et soumet à la Commission


les résultats de l’examen.

La carte professionnelle est délivrée de droit au dirigeant assumant la


responsabilité directe de l’Intermédiaire en Opérations de Bourse répondant
aux conditions de qualification prévues à l’article 5 du règlement n° 96/03 du 03
Juillet 1996.

L’inscription des détenteurs de la carte professionnelle sur le registre tenu


par la Société de Gestion de la Bourse des Valeurs vaut autorisation de
l’exercice de la fonction de négociateur sur le parquet de la bourse. En cas de
perte ou de vol de la carte professionnelle, l’Intermédiaire en Opérations de
Bourse concerné en informe immédiatement la Commission.

i. Encadrement d’une séance de négociation :


 Fonctionnement :
L’encadrement d’une séance de négociation est principalement assuré par
le comité de négociation. Ce dernier est composé d’au moins trois membres,
sinon un nombre impair parmi les I.O.B et les employés de la SGBV.

Les membres du comité portent le titre d’«officiels de parquet», ils ont la


fonction de régir les séances de négociation et la conduite des I.O.B. Ils ont
aussi la possibilité de faire des recommandations au Conseil d’Administration
de la SGBV concernant les procédures de négociation.

Les officiels de parquet ont également le pouvoir d’interpréter et de régler


les différends de négociation et d’expulser du parquet, ainsi que des lieux
adjacents, toute personne dont la conduite nuit au bon déroulement des
opérations des opérations de marché.

Le superviseur de la COSOB peut intervenir pour résoudre des litiges


ponctuels résultant de l’interprétation des dispositions réglementaires régissant
le fonctionnement du marché. Il peut également, après consultation du comité
de négociation, suspendre la cotation d’un ou de plusieurs titres s’il constate un
mauvais fonctionnement de marché qui met l’intérêt de l’épargnant en danger.

69
 Infractions et Sanctions :

Le Comité de négociation peut imposer à un auteur d’infraction à la


réglementation de la SGBV des sanctions (amende, interdiction d’accès au
parquet, expulsion du parquet).

 Enquêtes sur événements :

Le Comité de négociation ou un officiel de parquet transmet à la COSOB


l’information portant sur un événement dans lequel est impliqué un I.O.B et
nécessitant une enquête. La COSOB est responsable de la conduite de l’enquête
et de la résolution de l’événement.

 les ordres de bourse :

L’introduction des ordres s’effectue par le moyen d’un registre d’ordre où


l’I.O.B inscrit les ordres d’achat et de vente. Sur ces registres figurent :
 le nom ou le symbole du titre ;
 la mention achat ou vente ;
 le nombre de titres ;
 la mention client ou non – client ;
 le cours d’exécution ;
 la durée de validité.
 références du donneur d’ordre (facultatif).

Ordres clients et non – clients

Un compte dans lequel un I.O.B agissant pour son propre compte détient
un intérêt direct ou indirect est dit «compte professionnel». Un ordre de bourse
effectué pour un tel compte est un ordre «non – client».

Un ordre «client» est un ordre placé pour une tierce partie représentée par
un I.O.B en tant qu’agent pour fins de transaction en bourse.

70
Tout ordre de bourse doit porter la mention de client ou non – client, selon
le cas. Tout ordre de bourse effectué pour un compte dans lequel un I.O.B
détient un intérêt direct ou indirect, «compte professionnel», est considéré
comme un ordre non – client.

Les ordres de bourse sont classés selon deux critères : le critère de cours
(prix) et le critère de validité (durée).

Selon le critère de cours, un ordre peut être «au mieux» ou «à cours limité».
Le critère de validité différencie les ordres en ordre «de jour», «révocable»,

«à durée limitée» ou «à exécution».

Données pertinentes de la négociation :

- Cours de référence : c’est le dernier cours côté lors d’une séance de bourse.
- Ecarts maximaux :

Titres de capital : écart de cours maximal permis de 5% par rapport au cours


de référence ;
Titres de créance : écart de cours maximal permis de 1% par rapport au
cours de référence.
- Modulation des écarts maximaux : la SGBV est habilitée à modifier pour un
titre particulier les écarts de cours maximaux par rapport au cours de
référence.
Exemple : la succession de séances infructueuses sur un titre nécessite une

révision, à la hausse, des écarts maximaux tolérés.

- Pas de cotation : intervalle minimale entre deux niveaux de cours : 5 DA


pour les titres de capital et 0.1% de la valeur nominale pour les titres de
créance.
- Quotité de négociation : lots réguliers (titres de capital : 50 titres, titres de
créance : 100 000 DA. Tout lot ne respectant pas cette quotité est dit
irrégulier.
- La SGBV peut prescrire une quotité de négociation spéciale pour un titre
particulier.
- les ordres clients ont la priorité d’exécution sur les ordres non – clients.
- Le seul ordre retenu actuellement par la SGBV pour les opérations d’achats
et de ventes des titres est l’ordre «au cours limité ». L’ordre « au cours
limité »indique :
71
 le prix maximum au dessus duquel le client acheteur ne veut pas
acheter,
 le prix minimum en dessous duquel le client vendeur ne veut pas
vendre.

Pour ce qui est de la validité de l’ordre de bourse, la SGBV retient les cas
suivants :

- l’ordre « Jour » est valide uniquement pour la séance de bourse qui suit la
date de sa transmission ;

- L’ordre « à durée limitée » est assorti d’une date limite de validité d’une
durée de 30 jours maximum à compter de la date de l’établissement de l’ordre
au niveau de l’agence.

Important : si l’ordre ne comporte pas de renseignements sur la validité, il est


considéré comme un ordre d’une durée de validité « Jours ».

72
Chapitre 2 – Activités de la Bourse d’Alger examen et analyse

L’ouverture de l’Algérie à l’économie de marché imposa l’introduction des


valeurs mobilières et leur réglementation dans un cadre juridique,
institutionnel et organisationnel plus cohérent et avantageux.

Ce chapitre pratique est consacré justement à l’analyse de la situation de


la Bourse d’Alger de façon générale puis à l’étude du développement et
perspectives de la bourse.

Section 1 Situation de l’activité de la Bourse d’Alger

1.1 Situation de la Bourse et Analyse comparative des exercices 2004/2005

L’analyse de la situation de la bourse permet la mise au point de l’état des


lieux du marché financier algérien tout en relatant les raisons des faiblesses
constatées.

En effet, et en l’absence des statistiques détaillés concernant l’exercice


2006 (non encore actualisés à ce jour), l’examen de la situation de la Bourse
d’Alger sera axé sur l’activité boursière des exercices 2004 et 2005 à travers
l’analyse et la comparaison des chiffres et statistiques de ces deux exercices.

1.1.1 Evolution de l’activité boursière durant les exercices 2004 et 2005

L’évolution de la situation de l’activité boursière en matière de volume


(nombre titres, nombre d’ordre ) durant les deux exercices, en ce qui concerne
les actions et les obligations s’établit comme suit :

73
A) Le marché des titres de participation « Actions » :

a) Activité par titre pour l’exercice 2004 et 2005

année 2004 :

Volume Volume Valeur Nbre Nbre


Titres
ordres transigé transigée ordres transactions
EGH El 4 743
Aurassi 316 907 17 444 175,00 198 92
3 072
ERIAD 15 442 2 958 950,00 89 18
SAIDAL 79 727 1 781 616 490,00 539 31
8 432
TOTAL
412 076 22 183 615,00 826 141

2005

Volume Volume Valeur Nbre Nbre


Titres
ordres transigé transigée ordres transactions
EGH El 2 358
Aurassi 189 785 8 242 995,00 111 32
ERIAD 5 004 0 0,00 6 0
1 829
SAIDAL 34 580 5 245 205,00 109 32
4 188
TOTAL
229 369 13 487 200,00 226 64

Après vérification des deux situations établies, on s’aperçoit qu’en phase finale,
que seulement trois valeurs ont fait l’objet de cotation en bourse d’Alger, ces
titres sont :

 ERIAD SETIF « Secteur Agro-Alimentaire »


 EGH EL AURASSI « Secteur hôtellerie »
 SAIDAL « Secteur Pharmaceutique »

74
b) Les ordres présentés sur le marché :

Le constat final de la situation de l’exercice 2005 nous donne un aperçu


sur le nombre total d’ordres qui ont été présentés au marché et qui sont au
nombre de 226 ordres ( tous titres confondus).

Etant donné que le nombre d’ordres de vente présentés sur le marché a été
plus prolifique que celui des achats (136 ordres contre 90 ordres).

Il y a lieu de signaler que ce marché est plutôt vendeur qu’acheteur,


comme le détermine le tableau de répartition ci-après :

Titre NBRES D’ORDRES


Achat Vente
ERIAD SETIF 5 1
SAIDAL 19 90
EL AURASSI 66 45
TOTAL 90 136

Pour rappel, il faut signaler que l’exercice 2005 a enregistré une baisse
conséquente d’ordres par rapport à l’année 2004 où le total d’ordres présenté
sur le marché à atteint les 826 soit une différence de 73 %.

c) Volume de l’offre et de la demande :

Il est vrai que, pour l’instant sur le marché, on remarque que le volume de
l’offre est moins que celui de la demande globale concernant bien sût les trois
titres de capital sus-indiqué.

Le volume total de la demande représente 200 378 actions contre 307.273


actions en 2004, soit une diminution de 35 %.

Quant au volume de l’offre pour les trois titres de capital, on découvre


aussi que la différence constatée entre les deux exercices et plus nette par
rapport au volume de la demande.

Les statistiques indiquent une diminution de 72 % soit 28.991 actions en 2005


pour 104 481 actions en 2004.

75
Une analyse spécifique entre l’offre et la demande sur le plan de
volume, nous indique que le marché a un caractère de demandeur.

En suivant le tableau ci-après, on constate les répartitions par titres


présentés sur le marché.

Titre NBRES D’ACTIONS


Achat Vente
ERIAD SETIF 5 000 4
SAIDAL 17 373 17 207
EL AURASSI 178 005 11 780
TOTAL 90 28 991

Quant au volume échangé, le marché n’a pu absorber que 13 487 actions,


ce qui représente 6,73 % de la demande et 46,52 % de l’offre présentée en 2005.

d) Evolution des cours

L’analyse de l’évolution des cours est faite à partir de deux indicateurs


principaux à savoir :

 Le niveau des cours par rapport au cours d’introduction ;


 La volatilité des cours.

- Le niveau des cours :


au terme de l’année 2005, les cours des titres SAIDAL et EL AURASSI ont
varié dans les fourchettes suivantes :

2004 2005

ERIAD SETIF 1000-1050 -


SAIDAL 345-365 345-360
EL AURASSI 260-280 265-300

76
Quant au titre de capital « ERIAD SETIF », comme le montre le tableau
ci-dessus, aucun cours n’a été coté durant l’année 2005.

Les fourchettes indiquées ci-dessus montrent une variation des cours à la


baisse de 57 % pour le titre « SAIDAL » et de 34 % pour le titre « EL AURASSI »
par rapport aux cours d’introduction qui étaient respectivement de 800 DA et
400 DA.

La moyenne annuelle des cours enregistrée durant l’année 2005 est de 290
DA 349 DA, respectivement pour les titres de capital EL AURASSI et SAIDAL.

- La volatilité des cours :

La volatilité qui mesure l’amplitude de la variation des cours cotés durant


l’année est arrêtée comme suit :

 0 séances pour l’action ERIAD Sétif (contre 10 séances en 2004) ;


 15 séances pour l’action SAIDAL (contre 10 séances en 2004) ;
 20 séances pour l’action EGH El Aurassi Sétif (contre 37 séances en
2004) ;
Il y a donc lieu de noter que le nombre de séances infructueuses a été
dominant pendant l’année 2005 et ce, pour les trois titres cotés, le nombre de
séances fructueuses a baissé de :

 100 % pour le titre « ERIAD SETIF »


 45,94 % pour le titre « EL AURASSI »

Il a, par contre, enregistré une hausse de 50 % pour le titre SAIDAL.

- Les transactions réalisées :

Le volume de titres échangés sur le marché a atteint 13 487 actions sur un total
de 200 378 actions présentées à l’achat et 28 991 actions présentées à la vente.

Ce volume échangé est très faible comparé à celui de l’année 2004 qui a
enregistré un volume échangé de 22 183 actions sur un volume total de 104 481
titres offerts.

77
A noter que le volume échangé pour chaque titre correspond à :

 0 titres pour les actions « ERIAD SETIF »


 5245 titres pour les actions « SAIDAL », ce qui représente
38.88 % du total échangé ;
 8242 titres pour les actions « EL AURASSI », ce qui
représente 61.11% du total échangé.

B. Le Marché obligataire :

Le marché obligataire a connu d’importantes émissions durant l’année


2005.

C’est ainsi que sept emprunts obligataires ont été émis au cours de l’année
2005.

Un montant de 62.72 milliards de dinars a été levé en 2005 contre un


montant de 44,89 milliards de dinars en 2004, soit une évolution de 40 %.

Cette importante évolution traduit le recours croissant des grandes


entreprises au financement par le marché obligataire.

Ainsi, ce dernier commence à devenir une réalité dans le système financier


Algérien.

L’état ci-dessous reprend les emprunts obligataires émis en 2005 avec


l’ensemble des caractéristiques liées à chaque émission.

78
Etat des Emprunts obligataires émis durant l’année 2005

Date et type Émetteu Montant Garanties Échéanc Coupon Rende


d’émission r (milliards) e ment
31/03/2005 Pas de 6,74 ans
Sonelgaz 1,8 garantie – 3,50% 3,09%
Institutionnel spécifique In Fine
31/03/2005 Pas de 9 ans –
Institutionnel Sonelgaz 3,3 garantie In Fine 4,00% 4,11%
spécifique
31/03/2005 Pas de 11 ans –
Institutionnel Sonelgaz 4,9 garantie In Fine 4,20% 4,59%
spécifique
18/05/2005 6 ans
encaiss
Institutionnel Hypothèqu ables
Air
12,32 es des par 4,00% 4,21%
Algérie
avions anticipa
tion à 3
ans
Mai- juin 2005 Progres
Pas de
6 ans sif
Sonelgaz 15,9 garantie 4,51%
Public in fine 3,50% à
spécifique
7,00%
juil-05 Caution 5 ans –
ENTP 5 SONATRA 2,75% 2,28%
Institutionnel CH In Fine
/11/2005 Pas de 2 ans –
Algérie
3,4 garantie 2,75% 2,79%
Institutionnel Télécom In Fine
spécifique
/11/2005 Pas de 3 ans –
Algérie
1,2 garantie 3,00% 3,09%
Institutionnel Télécom spécifique In Fine
déc-05 Caution 5 ans –
ENAFO
4,1 SONATRA 3,00% 2,98%
Institutionnel R In Fine
CH
déc-05 Caution 6 ans –
ENAFO
3,9 SONATRA 3,50% 3,48%
Institutionnel R In Fine
CH

79
Les opérations réalisées :

Emprunts obligataires de SONALGAZ :

Les obligations de SONELGAZ sont levées par Appel Public à l’Epargne


ont atteint 15,9 milliards de dinars tandis que les fonds levés pour les autres
emprunts ont atteint 33,32 milliards de dinars.

1)- Emprunt obligataire SONELGAZ :

La société SONELGAZ a émis un premier emprunt obligataire en date du


23/12/2004, la réussite de cette première opération a amené la société à émettre
pour une deuxième fois sur le marché obligataire un emprunt pour un montant
de 10 milliards de dinars, destiné à financer des projets d’investissements
portant sur l’extension de ses capacités de production.
Cet emprunt comportait trois tranches :
 Tranche de 07 ans d’un montant nominal de 2 milliards DA minimum :
 maturité : 6,74 ans ;
 coupon : 3,50% l’an ;
 Echéance : 27 décembre 2011 ;
 Date de règlement – livraison : 31 mars 2005 ;
 Forme de titres : au porteur dématérialisé

 Tranche de 09 ans d’un montant nominal de 2 milliards DA minimum :


 maturité : 9 ans ;
 coupon : 4,00 % l’an ;
 Echéance : 31 mars 2014 ;
 Date de règlement – livraison : 31 mars 2005 ;
 Forme de titres : au porteur dématérialisé

 Tranche de 11 ans d’un montant nominal de 2 milliards DA minimum :


o maturité : 11 ans ;
o coupon : 4,20 % l’an ;
o Echéance : 31 mars 2016 ;
o Date de règlement – livraison : 31 mars 2005 ;
o Forme de titres : au porteur dématérialisé

80
2) Emprunt obligataire Air Algérie :
La compagnie Air Algérie est revenue sur le marché financier en 2005
avec l’émission d’un emprunt obligataire d’un montant de 12,32 milliards de
dinars, destiné à l’acquisition de nouveaux appareils.

Les caractéristiques de l’obligation avec option de remboursement par


anticipation se résument comme suit :

 maturité : 6 ans avec option de remboursement par anticipation au


gré du détenteur au terme de la troisième année ;
 coupon : 4,00% l’an ;
 Echéance : 18 mai 2011 ;
 Jouissance et règlement – livraison : 18 mai 2005 ;
 Taxe : exonéré d’imposition pour un détenteur qui les gardent
pendant 6 ans mais si le privilège de remboursement par
anticipation est exercé les titres seront taxés (l’échéance devient 3
ans)

3) Emprunt obligataire ENTP:


Entreprise Nationale des Travaux aux Puits a émis un emprunt
obligataire de 5 milliards de dinars, qui servira au financement du programme
d’investissement de la société qui se résume en l’acquisition des appareils et des
équipements de forage prévus dans le cadre du plan de développement de cette
entreprise.
Les caractéristiques de l’obligation se résument comme suit :
o maturité : 5 ans;
o coupon : 2,75% l’an ;
o Echéance : 20 juillet 2010 ;
o Jouissance et règlement – livraison : 20 juillet 2005 ;
o Taxe : exonéré d’imposition.

4) Emprunt obligataire Algérie Télécom :

Algérie Télécom a émis un emprunt obligataire de 6 milliards de dinars,


destiné à la concrétisation des objectifs fixés par le gouvernement. Il peut être
cité notamment :
o un parc d’équipements fixe pour 6 718 000 abonnés,
o un parc potentiel d’abonnés fixe pour 6 000 000 d’abonnés,
o un parc ADSL pour 3 000 000 d’abonnés,
o un parc de 3 000 000 d’internautes,
o un parc GMPCS de 20 000 abonnés,
o un parc de téléphonie mobile de 8 000 000 d’abonnés,

81
Les caractéristiques de cet emprunt se résument comme suit :

Le montant de l’emprunt est fractionné en deux lignes distinctes :

 Tranche de 02 ans d’un montant nominal de 3 milliards DA minimum :


o maturité : 2 ans ;
o coupon : 2,75% l’an ;
o Echéance : 13 novembre 2007 ;
o Date de règlement – livraison : 13 novembre 2007 ;
o Forme de titres : au porteur dématérialisé
o Taxe : soumis à l’imposition.

 Tranche de 03 ans d’un montant nominal de 3 milliards DA minimum :


o maturité : 3 ans ;
o coupon : 3,00 % l’an ;
o Echéance : 13 novembre 2008 ;
o Date de règlement – livraison : 13 novembre 2008 ;
o Forme de titres : au porteur dématérialisé
o Taxe : soumis à l’imposition.

3) Emprunt obligataire ENAFOR:


Entreprise Nationale de Forage « ENAFOR » a émis un emprunt
obligataire de 8 milliards de dinars, qui servira au financement du programme
d’investissement de la société notamment l’acquisition des appareils et autres
équipements de forage prévus dans le cadre du plan de développement de cette
entreprise.
Les caractéristiques de l’obligation se résument comme suit :

 Tranche de 05 ans d’un montant nominal de 4,1 milliards DA minimum :

 maturité : 5 ans;
 coupon : 3,00% l’an ;
 Echéance : 11 décembre 2010 ;
 Jouissance et règlement – livraison : 11 décembre 2005 ;
 Taxe : exonéré d’imposition.

82
 Tranche de 06 ans d’un montant nominal de 3,9 milliards DA minimum :

- maturité : 6 ans;
- coupon : 3,50% l’an ;
- Echéance : 11 décembre 2011 ;
- Jouissance et règlement – livraison : 11 décembre 2005 ;
- Taxe : exonéré d’imposition.

Les titres correspondant aux emprunts obligataires ci-dessus indiqués ont


été émis sous forme dématérialisée par inscription en compte auprès des
intermédiaires habilités par la COSOB.

L’agrément des Banques en qualité d’Intermédiaire en Opérations de


Bourse et leurs habilitation en qualité de teneurs de compte conservation de
titres, la mise en place d’Algérie Clearing et l’appui technique apporté par la
coopération internationale ont certainement contribué à la relance du marché
obligataire.

Pour l’exercice 2006, la Bourse d’Alger a été marquée par la radiation de


la cote officielle de la bourse de l’action ERIAD SETIF et ce, suite à l’opération
de l’Offre Publique de Retrait (O.P.R) qui s’est déroulée le 18 Septembre au
31 Octobre 2006.

Par cette opération, l’Entreprise « ERIAD SETI F » a racheté ses titres


auprès de ses actionnaires.

Sur le plan pratique, l’opération a été réalisée grâce à la participation des


intermédiaires agrées représentants les Six Banques publiques :

 LA BADR
 LA BEA
 LA BNA
 LA BDL
 LA CNEP
 LE CPA

A cet effet, l’Entreprise « ERIAD SETIF » a signé une convention avec


l’ensemble des Banques qui a permis de mettre le réseau de ses banques à la
disposition des actionnaires vendeurs pour collecter les ordres de vente pendant
la période fixée.

83
Sur le plan des résultats, l’offre publique de retrait (OPR) a donné lieu aux
résultats suivants :

Nombre de titres à retirer : 4.491.620 actions réparties comme suit :

- Titres matérialisés ( certificat d’action physique ) : 1.962.425 actions ;


- Titres dématérialisés ( inscrit en compte ) : 2.529.555 actions.

Globalement, le taux de réalisation est de 94,28 % soit un nombre d’action


non encore vendue représentant 5,72 % du total.

La répartition des ordres de vente validés :

La valeur des ordres de vente acheminés au niveau du parquet de la


Bourse d’Alger pendant la période d’office publique de retrait et validés par les
représentants d’ERIAD SETIF s’élève à 1.347.486.000 DA celle ci, est répartie
principalement entre les Six IOB de la place financière selon que les titres
soient matérialisés ou dématérialisés comme suit :

IOB Valeur des ordres matérialisés % Volume


validés DA
BADR 479.596.500,00 81,46% 319.731
BEA 10.089.000,00 1,71% 6.726
BNA 39.729.000,00 6,75% 26.486
BDL 20.502.000,00 3,48% 13.668
CNEP 3.028.500,00 0,51% 2.019
CPA 35.779.500,00. 6,08% 23.853
Totaux 588.724.500,00 100 % 392.483

IOB Valeur des ordres dématérialisés % Volume


validés DA
BADR 7.219.500,00 0,95% 24.065
BEA 293.323.500,00 38,66% 977.745
BNA 193.023.000,00 25,44% 643.410
BDL 26.659.500,00 3,51% 88.865
CNEP 34.360.500,00 4,53% 114.535
CPA 204.175.500,00 26,91% 680.585
Totaux 758.761.500,00 100% 2.529.205

NB:
Pour les titres matérialisés, l’action ERIAD SETIF a été fractionnée en 05
actions (1 = 5), soit 392.483 x 5 = 1.962.415 actions
84
L’année 2006 a été marquée également par l’inscription à la cote officielle
de deux obligations à savoir :

- SONALGAZ : le 29 Mai 2006 au cours de 101,10 %


- ALGERIE TELECOM : le 22 Novembre 2006 au cours de 100,70 %

Avec ses inscriptions en bourse, la Bourse d’Alger fonctionne à fin 2006


avec 04 titres soit 02 actions et 02 obligations.

S’agissant de l’activité sur le marché secondaire (achat et vente en bourse) en


2006, les chiffres dont nous disposons se présentent comme suit :

Activité par titre pour l’année 2006

Titre Volume Volume Valeur Nbre Nb transact.


ordres Transigé transigée Ordres
Air .Algérie 18919 2550 25678500,00 60 12
EGH El Aurassi 511964 49285 18121870,00 421 89
Eriad Sétif 5220 10 1600,00 6 1
Saidal 136418 14266 5633480,00 264 54
Sonelgaz. 95122 9899 99956460,00 484 78
TOTAL 767643 76010 149391910,0 1235 234

A titre d’exemple, l’activité réalisée par le CPA en Bourse en 2006 se présente


suivant la situation ci après :

Quote part CPA sur les opérations réalisées en Bourse durant l’exercice 2006.

Année Valeur (Mt)


Volume achat (NB Actions)
2006 20 7 200,00
2006 1130 400 200,00
2006 2232 719 420,00
2006 3562 1 408 870,00
2006 1673 674 630,00
2006 1063 447 520,00
2006 1010 446 220,00
2006 1000 392 380,00
2006 5151 21 353 635,00
TOTAL 16841 25 850 075,00

85
Année Valeur (Montants)
Volume vente (NB Actions)
2006 20 6 000,00
2006 362 130 320,00
2006 471 146 060,00
2006 220 73 100,00
2006 4903 2 468 765,00
2006 1845 1 916 275,00
2006 275 110 000,00
2006 843 326 865,00
2006 4741 18 193 435,00
TOTAL 13680 23 370 820,00

Quote part CPA :

Du point de vue volume = Ensemble Volume A + Ensemble volume V x100


(Nombre titres) 2 volumes transigé

= 16841+13680 x100 = 20,07 %


2 x 76010

Du point de vue valeur = Ensemble Val A + Ensemble Val V x100


(Montants) 2 Valeur transigée

= 49220895 x100 = 16,47 %


2 x 1493991910

86
1.2- Etat des lieux et causes de disfonctionnement :

Après une 7 ans d’existence, la Bourse d’Alger a connu un déclin qui s’explique
par plusieurs facteurs ayant contribués à cette situation.

Aussi les conditions d’évolution (fonctionnement et suivi des opérations), le


mode de gestion actuel des titres algériens et l’environnement économique
global ont été pour beaucoup derrière un disfonctionnement chronique constaté
au file des années concernant la Bourse en Algérie.

Les causes de disfonctionnement se présentent sur multiples aspects et qui


peuvent être résumées dans ce qui suit :

 Les faiblesses de l’intermédiation financière :

Pour IOB (sociétés par actions) existants auparavant


Le manque de moyens humains et matériels et l’insuffisance du capital
expérience dans ce domaine de ces sociétés n’ont pas permis la prise en
charge effective des activités d’intermédiation et son développement.
IOB (Banque) depuis 2004 :

Au niveau des banques agréées depuis 2004, en qualité d’intermédiaire,


en remplacement des IOB (sociétés par actions) existants , il a été
constaté :
 L’insuffisance des moyens à savoir l’absence de réseau entre les agences
locales et le site central d’un établissement;
 Le manque de professionnalisation des agents bancaires versés dans
l’activité (l’offre de service titres est quasiment inexistante).
 Les lenteurs excessives en matière de transfert des fonds (tout
particulièrement s’il faut passer d’une agence à une autre ou d’une
banque à une autre) – il n’est pas rare de devoir attendre 15 jours pour
concrétiser un virement ;
 Les coûts excessifs des transactions (commissions de courtage 1,50% ) ne
favorise pas le développement des opérations ;
 L’absence d’une diversification en matières des produits de placement (
OPCVM -SICAV et FCP) qui ne favorise pas l’épargne publique ;

87
 Les lourdeurs en matière de traitement des opérations liées aux titres

 Lenteur dans l’acheminement des ordres de l’agence bancaire locale


jusqu’au marché, via le site central et l’IOB;

 Difficulté d’exécution en bourse (une seule séance de cotation par


semaine dans un marché étroit) ;
 Des procédures peu sécurisées (pas de fonds de garantie) ;

 Fragilités et insuffisances, imputables pour une bonne partie aux


caractéristiques des titres (certificat physique de titres en
circulation, qui ne favorisent pas l’investissement en valeurs
mobilières et deviendraient vite un lourd handicap dans un marché
plus actif.

 Les faiblesses des offres de titres sur le marché

 L’offre de titres est très réduite : pas d’opérations de privatisation


depuis juin 1999 ; 3 sociétés cotées seulement ; valeurs du trésor
peu accessibles (nominal élevé) ; pas de fonds d’investissement ;

 Les faiblesses liées aux émetteurs

 Ouverture de 20% de capital n’est pas suffisant car il faut en


minimum 40 à 50 % parce que la décision reste toujours entre les
mains de la société, les actionnaires n’influent pas sur la gestion au
sein de la société;
 Absence de la culture managériale des sociétés cotées [faiblesse de
la communication financière, les sociétés se contentent des
obligations légales et réglementaires en matière de communication
financière (établissement des états semestriels et annuels)],
absence de gestion et de suivi des statistiques liés aux titres cotés ;

 L’insuffisance en matière de la formation des acteurs :


 Absence d’établissements de formations spécialisés dans les métiers
de la Bourse ;
 Absence de revues spécialisées et de la presse économiques et
financières ;
 Absence de revendeurs d’informations à l’image de Reuters et
Bloom berg ;
88
 Absence de culture financière en général et d’une culture boursière
en particulier ;

 Les faiblesses au niveau des investisseurs

 Une culture titres à développer


 Pas de tradition d’investissement en valeurs mobilières ;

 Autres faiblesses :

 La fiscalité est orientée vers l’investisseur, une exonération fiscale


devra être envisagée pour favoriser l’introduction des sociétés en
Bourse (exonération de l’IBS pour la partie de capital introduite en
Bourse);

 Absence d’un instrument d’intervention des pouvoirs publiques à


l’image de la Caisse des Dépôts et des Consignations Françaises
(CDG) elle existe au Maroc);

 Absence de marché secondaire organisé ou de gré à gré pour les


émissions obligataires.

 Pour Algérie Clearing les contraintes d’ordre externe sont


directement liées au niveau d’activité du marché, à la cadence de
l’opération de ramassage des titres cotés en Bourse et au calendrier
de l’inscription sur les livres d’Algérie Clearing des valeurs du
trésor.

Section 2- Les facteurs de développement de la Bourse d’Alger

2.1- le plan de relance de la Bourse d’Alger :

La modernisation de la bourse d’Alger fait partie des réformes à engager


après celles déjà lancées en direction du secteur bancaire (moyens de
paiement).

89
Le plan de modernisation de la Bourse d’Alger s’articuler sur deux axes
principaux :

 La mise à niveau technologique et la formation ;


 L’approvisionnement en titres

La modernisation technique a été lancée par le biais de la dématérialisation


des titres rendue obligatoire (les transactions sont réalisées sur la base d’une
dématérialisation préalable des titres mis en négociation et le règlement –
livraison se fait par le biais du système Algérie Clearing).

L’approvisionnement du marché se fera suivant les orientations à axer vers


plus de privatisation (ouverture ou augmentation de capital des sociétés et
introduction en bourse) ainsi que les obligations de sociétés et les valeurs
d’Etat (bons du trésor).

Sur le plan du cadre légal et infrastructure, la bourse d’Alger répond aux


normes et standard internationaux. Reste le volet lié aux acteurs concernés
et notamment les sociétés émettrices susceptibles d’être cotées qui doivent
répondrent aux exigences d’une entrée en bourse (qualifications requises).

Les actions de redynamisation du marché des capitaux en Algérie visent à


donner un élan décisif et rapide à l’activité boursière en Algérie en vue de son
développement en raison du recul constaté après 7 ans d’existence.
Les mesures prises à cet effet, visent à développer les missions de chaque
intervenant à travers la mise en place des différents canaux de
communication entre les intervenants au marché financier dont les objectifs
seraient donc d’approcher la profondeur du marché et notamment par les
actions de :
 L’augmentation de la capitalisation boursière,

 L’amélioration du turn-over à travers l’augmentation du volume des


transactions,

 La mise en œuvre au sein de la place d’Alger de l’ensemble des


infrastructures techniques et administratives nécessaires au
développement d’un environnement favorable.

Les principaux résultats de ces actions de redynamisation devraient être


réalisées grâce à des actions à lancer au niveau de tous les acteurs du marché
pour permettre leur développement respectif dans le respect des exigences de
sécurité, de transparence et de la déontologie.

90
La mise à niveau du marché financier Algérien a commencé par des actions
structurelles telles que :

 la mise en place d’un Dépositaire Central des titres appelé à gérer les
titres de manière moderne, professionnelle et sécurisée,

 La mise en place au sein des banques de l’activité de tenue de compte –


conservation de titres ;

 le projet de modernisation de la Bourse (infrastructure),

 la réforme bancaire à travers notamment La refonte des systèmes de


paiement qui contribuera d’une manière significative à l’amélioration des
conditions de déroulement des opérations de Bourse.

2.2- les actions à mener :


Il faut rappeler que le marché financier Algérien est à ses débuts et qu’il évolue
dans un environnement où la culture boursière est encore très insuffisante et
dans un système financier en pleine mutation.

Par ailleurs, après un démarrage encourageant, l’activité a été réduite (plus


d’introduction en Bourse depuis 2000) ce qui n’a pas manqué d’avoir un effet
négatif sur la perception par les investisseurs des perspectives de
développement du marché financier.
Aussi, Il est clair que le développement du marché financier Algérien dépend de
plusieurs actions de redynamisation à savoir :

2.2.1 l’ animation du marché

L’animation du marché passe par l’approvisionnement systématique du


marché par de nouveaux titres (actions et obligation) qui est devenue plus
qu’indispensable pour permettre d’offrir aux investisseurs un choix en
matière de placement et d’investissement.

Aussi, cette action nécessite l’encouragement du processus de privatisation


via le marché financier (introduction en bourse). Cette privatisation pourra
contribuer à enclencher une vitalité de la bourse (augmentation de la
capitalisation boursière).

91
Le marché obligataire bien qu’il ait connu un regain suite aux différentes
émissions réalisées en 2004, 2005 et 2006 doit être orienté vers la Bourse. Les
émissions réalisées en grande partie de gré à gré n’arrangent à l’amélioration

2.2.2 Les actions de formation

Le manque de la culture financière en Algérie pousse en faveur de la mise


en place d’une stratégie de formation et de communication à même de
sensibiliser le grand public et de démystifier le marché financier pour les
émetteurs et les investisseurs potentiels. Dans ce cadre, une série
d’activités à caractère pédagogique a été initiée par la COSOB autorité du
marché. Ces actions de formations ont été concrétisées à travers
l’organisation de séminaire et de journées d’information et de formation
destinés aussi bien aux professionnels qu’aux employés et au grand public
et qui se résument en ce qui suit :

1) - Organisation d’un séminaire sur la tenue de compte conservation des


titres:

Ce séminaire organisé en novembre 2003 a porté sur la mise en place d’un


dépositaire central des titres et l’exercice de la tenue de compte au sein
des Banques.
L’animation de ce séminaire a été faite par Mr BOMPAIR expert
Euroclear « France » organisme chargé de l’accompagnement à la mise en
place d’Algérie Clearing (dépositaire central des titres en Algérie).
Ce séminaire a été suivi par autre organisé en avril 2004 ayant porté sur
l‘organisation et la mise en œuvre des procédures de prise en charge au
sein des banques des activités de tenue de compte conservation de titres.

2) - Organisation d’un séminaire sur les titres d’emprunt Cet événement


visait à faire connaître aux investisseurs institutionnels, aux
intermédiaires du marché et aux émetteurs, les règles d’émission et de
négociation des titres d’emprunts obligataires cotés ou non cotés.
Le séminaire a été animé par des cadres des institutions du marché ainsi
que par deux experts conseils canadiens.

3) – Journée d’information sur le marché financier en Algérie :


Organisée les 29 et 30 septembre 2004 au Centre de Loisirs Scientifiques
d’Alger (CLS), cette manifestation visait à rendre la Bourse accessible aux
investisseurs et à contribuer à la vulgarisation de son rôle et de son
fonctionnement auprès du grand public.
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Ces journées d’information ont été organisées sous forme d’une exposition
(aménagement de stands d’information) et d’une animation continue
d’ateliers
par les acteurs du marché financier : COSOB, SGBV, Algérie Clearing,
Banques, Sociétés d’Assurances, Sociétés émettrices…..
Des supports documentaires ont été distribués lors de cette manifestation
qui a été particulièrement appréciée par le public.
Les impacts attendus de la mise en œuvre du plan de communication de
la commission sont notamment :
 l’insertion institutionnelle de la COSOB,
 la présentation de la COSOB au public : rôle, missions, pouvoirs ;
 la responsabilisation des acteurs clés du marché financier envers la
dynamisation du marché des valeurs mobilières ;
 le renforcement des compétences des professionnels et des acteurs
du marché ;
 la restauration de la confiance accrue des petits épargnants et du
grand public dans les produits du marché des valeurs mobilières.
Le bilan est largement positif pour une première manifestation du genre
qui a vu la participation d’une quinzaine d’institutions et attiré 1500
visiteurs.
D’autre part, plus de 400 questionnaires ont été renseignés par les
visiteurs. Par ailleurs, il a été enregistré une moyenne de 100 personnes
pour chaque cycle de mini conférences programmées en marge des
journées d’information.
Pour ce qui est de la couverture médiatique, plus d’une quinzaine de
journalistes ont assisté à cet événement pour lequel plus d’une douzaine
d’articles ont été publiés, ceci en plus des dépêches des agences APS t AAI,
ainsi que de la couverture radiophonique.

Edition de supports pédagogiques :


Il s’agit d’un guide des valeurs mobilières et d’une pochette
« institutionnels » comprenant des fiches techniques.

Ces documents ont été distribués à l’occasion de ces journées afin de


vulgariser pour le grand public tous les aspects liés au marché financier
(acteurs, produits, fonctionnement de la bourse). Ils constituent des
supports pédagogiques qui serviront lors de la réédition de ces journées
d’information dans d’autres villes du pays.

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Les relations avec les médias :
Parmi les actions menées par la COSOB sur le plan de la communication
extérieure figure notamment celle de développer les relations avec la
presse nationale écrite et audiovisuelle afin de lui permettre de contribuer
à la diffusion de la culture financière auprès du grand public.

C’est ainsi que les manifestations organisées par la COSOB en 2004 ont
bénéficié d’une large couverture par les médias nationaux.

4) Séminaire organisé du 19 au 21 Novembre 2005 sur l’organisation et le


fonctionnement de la Bourse

Ce séminaire a été animé par Mr DE LA SALLE et Mr

5) Journée de débat organisé le 16 Février 2006 sur les éléments de


réflexions sur le marché obligataire Algérien

Ce séminaire a été animé par deux experts en la matière Mr DELASSAL


et Mr ALBERTIN et l’intervention de Mr SADMI Président Directeur
Général de la COSOB.

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Conclusion

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Conclusion :

Les pouvoirs publics algériens optèrent avec la réforme de 1993 pour deux
valeurs mobilières ordinaires, l’action et l’obligation simple et pour quatre
valeurs mobilières composées, le certificat d’investissement, le titre participatif,
l’obligation convertible en actions et l’obligation avec bon de souscription
d’action.

L’étude de leur réglementation respective a révélé des lacunes et des


insuffisances certaines et une protection des porteurs de ces titres insuffisante
et inefficace. Il suffit pour se faire, de se référer au développent consacré à
chacune de ces valeurs mobilières.

Cependant, on peur dire que notre économie vient d’être corrigé par la mise en
place des instruments d’une économie de marché à caractère libéral basé sur la
loi de l’offre et la demande.

Ce nouveau choix a nécessité des réformes structurelles sur le plan financier


(rééchelonnement, développement, etc.) et sur le plan réglementaire (révision
du code de commerce, code des investisseurs, etc.), permettant le passage d’une
économie d’endettement à une économie de marché.

La bourse des valeurs mobilières joue un rôle économique et financier


important en économie libérale, essentiellement par l’orientation de l’épargne
vers le financement de l’entreprise et/ou pour renforcer les fonds propres et
éviter le coût généralement élevé des emprunts bancaires.

Le souci premier dans la réglementation des valeurs mobilières doit être la


protection des souscriptions potentiels et des porteurs, donc des investisseurs.

Cette protection ne peut être assurée sans une information suffisante et


adéquate, si ce n’est la plus complet possible et sans la reconnaissance de droits
individuels et collectifs aux titulaires des titres pour la défense de leurs
intérêts, notamment pécuniaires.

Le nouveau système financier, doit garantir le transfert des surplus des uns
afin de combler le déficit en capitaux des autres, particulièrement des
entreprise, car elles sont la source de création de richesse.

La bourse des valeurs mobilières devra être le cadre idéal pour mettre en
relation directe les agents économiques (investisseurs, émetteurs).

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Comme chacun le sait, le meilleur moyen de production de richesse n’est autre
que l’investissement.

L’économie Algérienne a grandement besoin d’investissement capable de la


soulager et de la sortir de son malaise, car l’investissement est synonyme de
développement. Seulement, pour réaliser des investissements, il est nécessaire
de trouver des sources de financement plus sûres. Portant les capitaux
nécessaires existent et sont représentés par l’épargne des particuliers déposée
au niveau des Institutions Financières et par des sommes considérables qui
échappent aux circuits bancaires et qui sont détenues par des particuliers.

En créant le marché financier, l’investisseur, qui peut être aussi bien l’Etat, ou
les entreprises publiques ou privées, aura l’occasion et le moyen de rencontrer
l’épargnant qui cherche un placement sûr et rentable.

La réalité, en Algérie, est en déca des attentes du législateur, les émissions de


valeurs mobilières ont été très peu nombreuses depuis leur réglementation par
le décret législatif 93.08 du 25.04.1993 et les textes pris pour son application.

La bourse est donc un marché de revente, il permettra à ces épargnants de


revendre leurs titres en cas de besoin de liquidité. C’est pour sauvegarder cette
garantie de trouver une contrepartie qu’il faut qu’il ait des titres de grandes
valeurs.

Sur le plan macro-économique, l’apport essentiel d’un marché de valeurs


mobilières pour le pays, réside dans la possibilité du financement direct sans
risque d’inflation, ne contribuant pas à augmenter la masse monétaire, bien au
contraire, à terme il peut même l’éponger.

Enfin, et dans le but de redynamiser le marcher boursier en Algérie et relancer


ses activités, nous suggérons, pour notre part, les propositions suivantes :

- Renforcer l’environnement organisationnel, structurel et technique lié à la


bourse et à l’ensemble des acteurs du marché ;

- Enrichir la masse des titres cotés par l’introduction de titres nouveaux en


bourse ;

- Privatiser une grande partie du secteur public après adoption d’un système
d’assainissement financier ;

- Implanter une culture boursière en sensibilisant les différents agents


économiques ;

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- Mettre en place un système d’information économique général fiable pour
assurer la transparence.

Le développement du marché obligataire qui constitue une étape du


développement du marché financier en Algérie, démontre pour la Bourse
d’Alger, considérée comme une bourse émergente, des perspectives
prometteuses. Ces visions peuvent être améliorées et consolidées d’avantage
afin de permettre au marché financier de contribuer de manière significative
dans le financement de l’économie.

L’environnement économique et financier étant favorable avec les améliorations


constatées après la modernisation du système bancaire (mise en place du
nouveau système de paiement) et une meilleure gestion du risque par les
banques, il est nécessaire d’apporter pour le marché financier les améliorations
concernant notamment la liquidité, la transparence des transactions et la
circulation et diffusion de l’information.

Le marché des actions doit être développé par le recours au marché boursier
lors des privatisations des grandes entreprises publiques remplissant les
conditions d’admission en bourse favorisant ainsi le développement de
l’actionnariat public.

Ces actions serviront ainsi à la redynamisation et le développement de la


bourse.

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