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Capteur/Capteur de
température
< Capteur

Au départ la température a un lien avec la sensation de chaud et de froid. Par ailleurs les
premiers, thermoscopes étaient gradués en très chaud, chaud, tempéré, froid, très froid. Mais
très vite nous pouvons voir les limites de cette notion. En effet si vous plongez la main dans
de l'eau froide puis dans de l'eau tiède, celle-ci vous paraitra chaude maintenant plongez la
main dans de l'eau chaude et remettez-la dans la même eau tiède celle-ci vous paraitra plus
froide qu'après.
Cette notion n'étant ni précise,ni fidèle, les scientifiques ont voulu trouver un
autre moyen de définir et de mesurer la température.
La physique statistique définit la
température comme un degré d'agitation des atomes et/ou des molécules. Un peu plus tard
viendra la notion de désordre avec l'entropie.
La thermodynamique apporte une énorme
contribution dans la définition de la température. En effet celle-ci est introduite par Sadi
Carnot en 1824 dans la notion de machine thermique parfaite décrite par un cycle. Dans
cette notion le rapport de températures est défini par un rapport d'énergies.
La température
est une grandeur intensive, c'est-à-dire qu'elle traduit un "état" du système étudié au même
titre qu'une tension électrique, une altitude ou un potentiel chimique, etc. On peut comparer
les valeurs d'une grandeur intensive de deux systèmes, mais on ne peut pas en faire la
somme.
Une grandeur intensive est un potentiel d'où dérive un champ.
À une grandeur
intensive est associée une grandeur extensive. En thermique, la grandeur extensive associé à
la température est l'entropie. Afin de mesurer la température il est nécessaire que le capteur
mesure une grandeur physique qui dépend de la température de l'élément à mesurer. C'est-à-
dire qu’il existe une relation mathématique qui relie la grandeur G à la température :
Enfin de mesurer la température de manière indirecte, il a fallu mettre en place une échelle de
température puis ensuite fabriquer des capteurs mesurant la température à partir de
grandeur telle la résistivité, le potentiel, etc.

Échelles des températures

Pour réaliser une mesure, il faut définir une échelle de température ayant un caractère
universel et donc il faut qu'elle soit basée uniquement sur des lois de la thermodynamique.

Échelles thermodynamiques ou absolues

La température thermodynamique est la température définie uniquement à partir du premier


et second principe de la thermodynamique. Elle ne dépend donc pas des thermomètres
utilisés pour mesurer la température et possède ainsi une définition universelle.

Échelle de Kelvin :

L'unité est le Kelvin (K). Cette échelle se base sur la valeur de la température du point triple
de l'eau étant fixé à 273,16.
Le point triple de l'eau est la température d'équilibre entre la
phase solide, liquide et vapeur.

Échelle de Rankin :

L'unité est le degré Rankin (°R) qui est égal à 9/5 de kelvin; la température du point triple de
l'eau est donc de 491,69 °R.

Échelles dérivées

Échelle de Celsius :

L'unité est le degré Celsius (°C). Cette échelle se base sur l'échelle absolue de Kelvin :

Échelle de Fahrenheit  :

L'unité est le degré Fahrenheit (°F). Cette échelle s'obtient par décalage de l'échelle absolue
de Rankin :

Conversion entre échelle de Celsius et de Fahrenheit  :

Tableau de correspondance  :

températures Échelles thermométriques

Kelvin (K) Celsius (°C) Rankin (°R) Fahrenheit (°F)

Zéro absolu 0 - 273,15 0 - 459,67

Mélange eau-glace sous p.a.n 273,15 0 491,67 32

Point triple de l'eau 273,16 0,01 491,69 32,018

Ébullition de l'eau sous p.a.n 373,15 100 671,67 212

p.a.n : pression atmosphérique normale (=101 325 Pascals)

Échelles Internationale de Température (EIT 90)

Afin de pouvoir mesurer une température qui ait du sens, nous avons vu qu’il fallait que cette
mesure soit une mesure de températures absolues. La seule possibilité est de réaliser des
mesures sur des machines thermiques réversible (Carnot) ou sur des gaz parfaits. Or les gaz
parfaits n'existant pas, cette mesure s'avère difficile. Mais par interpolation aux très basses
pression, il est possible d'assimiler les caractéristiques d'un gaz parfait au caractéristiques
d'un gaz réel.
Ainsi il est possible en interpolant de fabriquer un thermomètre à gaz capable
de mesurer des températures absolues. Cependant ces thermomètre à gaz sont énormes
donc encombrant et sa manipulation doit être faite de manière délicate.
Ces thermomètre
ont été utilisé dans certains laboratoires de métrologie afin de déterminer à partir de certains
phénomènes comme le changement d'état des étalons dit primaire ou points fixes.
Substance Type de point* T(K) T(°C)

Hydrogène Tr 13,8033 - 259,3467

Néon Tr 24,5561 - 248,5939

Oxygène Tr 54,3584 -218,7916

Argon Tr 83,8058 - 189,3442

Mercure Tr 234,3156 - 38,8344

Eau Tr 273,16 0,01

Gallium F 302,9146 29,7646

Indium C 429,7485 156,5985

Etain C 505,078 231,928

Zinc C 629,677 419,527

Aluminium C 933,473 660,323

Argent C 1234,93 961,78

Or C 1337,33 1064,18

Cuivre C 1357,77 1084,62

Tr : point triple

C : point de congélation sous p.a.n

F : point de fusion sous p.a.n

Étalonnage d'un capteur

Nous avons vu précédemment qu’il existait un certain nombre de points fixes qui nous
serviront d'étalons comme le point triple de l'eau, le point de fusion du Gallium ou encore le
point de congélation du cuivre. Mais comment vérifier si un capteur est bien étalonné ?
Il
existe différentes manières d'étalonner un capteur en fonction du point fixe avec lequel nous
effectuons l'étalonnage.
Par exemple pour le point triple de l'eau l'étalonnage se fait de cette
manière :

De nombreuses autres méthodes existent pour étalonner des capteurs, pour en savoir plus
aller voir le site référencé dans la bibliographie dans la rubrique étalonnage.

Nous pouvons partager la mesure de la température en deux grandes catégories :


Si le
capteur est en contact direct avec la surface, il s'agira d'une méthode par contact et si le
capteur est très éloigné de la surface alors on aura affaire à une méthode à distance.

Mesure de la température par contact

Comme écrit au chapitre 1, il existe trois grandes familles de capteurs : Les capteurs passifs,
les capteurs actifs et les capteurs intégrés.
La thermométrie par contact utilise ces trois
familles de capteurs qui possèdent donc des caractéristiques différentes et permettent ainsi
d’avoir une multitude de capteurs pour des applications variées.
La thermométrie par
résistance utilise des capteurs passifs alors que les thermocouples sont des capteurs actifs
et bien évidemment la thermométrie par diode et transistor utilise des capteurs intégrés.

Thermométrie par résistance


Généralité

La thermométrie par résistance utilise, comme son nom l'indique, la variation de la résistance
d'un matériau en fonction de la température. Cette variation de résistance peut être faite
aussi bien avec un métal (dans ce cas-là nous parlerons de résistance métallique) mais aussi
avec des oxydes (dans ce cas-là nous parlerons de thermistances).

Résistance Métallique

Dans le cas des métaux, la résistance varie avec la température suivant la loi suivante :
Tous les métaux voient leur résistance varier avec la
température mais seulement quelques uns sont utilisés comme capteur. En effet un bon
capteur doit avoir une bonne sensibilité, être le plus fidèle possible, être le moins encombrant
possible, linéaire même si ce n’est pas obligatoire, avoir un temps de réponse convenable et
une étendue de mesure suffisante.
Les 4 plus utilisés sont le platine, le tungstène, le nickel et
le cuivre.
Le tableau suivant énumère pour chaque métal ces caractéristiques ainsi que son
étendue de mesure :
Métal Caractéristiques Étendue de mesure

Précis, stable, durable


Platine -200 °C , 600 °C
Coût important : 30 €

S tungstène > S platine

Moins Stable que platine


Tungstène -100 °C , 1 400 °C
Meilleure linéarité en haute température

Sensibilité la plus élevée

Résistivité élevé

Nickel -60 °C , 180 °C


Faible linéarité

Peu stable

Linéaire

Résistivité faible donc encombrement


Cuivre -190 °C , 150 °C
Peu stable

Photographie d'une Pt100


Le nickel serait le meilleur capteur s'il était linéaire sur une plus grande étendue. Le plus
utilisé reste tout de même le platine et plus précisément la Pt 100 qui a comme particularité
de valoir 100 Ohm à 0 °C.
La Pt 100 peut se trouver sur plusieurs formes, l'une d'elle étant la
Pt 100 surmoulée qui permet d'accroître son étendue de mesure mais qui augmente son
temps de réponse.
Si l'étendue de mesure est satisfaisant, il est possible d’utiliser la Pt 100
sur couche mince permettant d’avoir un bon contact entre l’objet dont on souhaite connaître
la température et le capteur et aussi d’avoir un bon temps de réponse.

Dressons maintenant une liste afin d'observer certaines caractéristiques qui font de ce genre
de capteur un bon capteur et d'autres qui mettent un bémol sur son utilisation.
Donc ce
capteur est simple en mettre en œuvre, linéaire ou du moins peut être approché par une loi
linéaire, stable, possède une bonne reproductibilité et interchangeabilité et une précision de
l’ordre de 0,2%.
Le problème des capteurs à résistance métallique est qu’il est sensible à
l'auto-échauffement et à la résistance des fils de connexion, qu’il possède un temps de
réponse assez long (entre 1 et 5 s) surtout s'il est surmoulé (de 3 à 10 s) et puis il ne
convient pas à un milieu humide ou corrosif.

Thermistances

Pour les thermistances , le matériau dont on observe la résistance est un agglomérat


d'oxydes métalliques rendus compacts par haute pression exercée à température élevée.
Il
existe trois grandes sortes de thermistances : les Coefficients de Température Négatif (CTN),
les Coefficients de Température Positif (CTP) et les Critical Variation Resistor qui sont des
CTN à variation brusque de résistance.
Les CTN ont la particularité de voir leur résistance
diminuer de façon uniforme quand la température augmente, ce qui en fait une des
thermistances les plus utilisés.
Les CTN peuvent se trouver sous diverses formes : perles de
verre, disques, barreaux, pastilles, rondelles, puces etc.

Voici deux exemples de CTN, celle de gauche est une CTN disque bleu et celle de droite est
une CTN miniature.
Photographie de Thermistances CTN

L'avantage de ces thermistances est leur faible encombrement, leur temps de réponse rapide
(de l’ordre de 1 à 2s), leur prix (de l’ordre de 5€) ainsi que leur précision qui est meilleure que
les résistances métalliques (de l’ordre de 0.1 %).
Mais tout comme les résistances
métalliques, les thermistances sont sensible à l'auto-échauffement et à la résistance des fils
de connexion. Leur non-linéarité peut parfois être un frein à son utilisation ainsi que son
étendue réduite ( de -110 °C à 250 °C) et sa faible interchangeabilité.

Thermométrie par thermocouple

Généralité

Les thermocouples sont des capteurs actifs qui délivrent une fém lorsque ceux-ci sont
soumis à une modification de la température. Le principe de fonctionnement est basé sur
l'effet Seebeck qui lorsque deux conducteurs métalliques sont reliés par deux jonctions
soumises à des températures différentes, crée une différence de potentiel aux bornes du
circuit.
Une fois que l’on a la fém pour pouvoir remonter à la valeur de la température, il faut
connaître l'une des deux jonctions et surtout sa température. Celle-ci se nommera jonction
de référence.
La nature des matériaux conducteurs utilisés définit le type du thermocouple. Il
existe beaucoup de type de thermocouple qui sont pour la plupart repérée par une lettre ainsi
un thermocouple de type J est constitué d'une jonction en fer et d'une jonction en
constantan.
Le tableau suivant indique les thermocouples les plus utilisés :
Lettre Conducteur positif Conducteur négatif

T Cuivre Nickel-Cuivre (Constantan)

J Fer Constantan

E Nickel-Chrome (Chromel) Constantan

K Chromel Nickel-Aluminium (Alumel)

S Platine-10 % Rhodium Platine-6 % Rhodium

R Platine-13 % Rhodium Platine

B Platine-30 % Rhodium Platine-6 % Rhodium

N Nickel-Chrome-Silicium (Nicrosil) Nickel-Chrome-Magnésium (Nisil)

U Cuivre Constantan

G Tungstène Tungstène-26 % Rhénium

C Tungstène-5 % Rhénium Tungstène-26 % Rhénium

D Tungstène-3 % Rhénium Tungstène-25 % Rhénium

Couple non normalisé Platine Or

Exemple du thermocouple de type K

L'image suivante montre en haut une photographie d'un thermocouple de type K et juste en
dessous la schématisation de ce thermocouple avec notamment la jonction qui sert de
mesure en bout et la jonction de référence au milieu.
Celui-ci doit être mis en contact avec l’objet à analyser et un voltmètre nous donnera la valeur
de la fém ainsi crée ensuite il suffira de convertir la fém pour avoir la température de l’objet
étudié.

Dans le prochain paragraphe, nous essayerons de voir quelques caractéristiques


métrologiques mais aussi quel thermocouple utilisé en fonction de l’objet à analyser.

Choix du thermocouple

L'un des premiers éléments pour choisir son capteur est souvent le domaine d’utilisation
mais aussi sa sensibilité. Le tableau suivant donnera les valeurs de ces deux paramètres
pour quelques capteurs.
Lettre Domaine d’utilisation (°C) Sensibilité moyenne ( μV/°C)

T -200 à 370 51

J -40 à 800 55

E -270 à 870 78,5

K -270 à 1270 41

S -50 à 1600 11,4

R -50 à 1600 12.9

B 0 à 1700 10,6

N -270 à 1300 38

G C et D 0 à 2600 20

Pt/Au 0 à 1000 25

Ces thermocouples ont des caractéristiques différentes et par la même occasion ont une
utilisation qui leur sont plus favorable. Par exemple, un thermocouple de type E possède la
plus grande sensibilité mais il est possible qu’il y ait une dérive. Le type J ne doit pas être
utilisé pour de basses températures sinon la jonction risque de casser et le fer de s'oxyder.
Le
thermocouple de type K est le plus commun et aussi le meilleur marché avec un prix aux
alentours de 15€.
Les types R et S sont adaptés aux températures élevées et fournissent une
réponse très rapidement. À l'inverse le thermocouple de type K est adapté aux basses
températures et donc en fait un parfait thermocouple pour toutes les applications
cryogéniques.

Malgré toutes ces différences, on peut arriver à dégager quelques similitudes qui permettront
de voir les points forts et les points faibles de ce type de capteur.
Les points forts de ce
capteur sont que comparés aux résistances métalliques ceux-ci peuvent supporter les
environnement corrosif. Son temps e réponse rapide, sa bonne précision ainsi que sa très
grande étendue de mesure en font un excellent capteur. Rajoutons à tous ceci le fait qu’il n'ait
pas besoin d'alimentation et les thermocouples deviennent un très bon choix de capteur.
Mais les signaux obtenues étant de faible amplitude, il est nécessaire de l'amplifier et donc
d'ajouter une incertitude sur ce dispositif. Enfin par rapport aux autres capteurs que nous
avons vus celui-ci est légèrement plus cher avec une moyenne de l’ordre de 25€.

Thermométrie par diodes et transistors


La tension aux bornes d'un semi-conducteur ainsi que le courant qui le traverse dépendent de
la température.

I=Io.exp(qV /kT)

Ce sont des capteurs dit intégrés et qui ont l'avantage que à courant constant I, la mesure de
V est linéaire en fonction de la température et se présente sous la forme :

V = aT + b avec a qui dépend de l'élément sensible.

Deux exemples de capteur de température peuvent être pris comme le AD590 ou le LM 35


dont vous pouvez voir à droite et à gauche de cette page des photographies ainsi que des
schémas équivalents.

Ce type de capteur utilisant des diodes et des transistors ont l'avantage d’être simple à
fabriquer et à mettre en œuvre, peu coûteux (15€) et très linéaire.
Mais du fait de leur
conception, ils ont une étendue de mesure limité (-50 °C , 150 °C)et sont affectés par un
champs magnétique.

Mesure à distance

Intérêt de la mesure à distance


La mesure à distance peut avoir beaucoup d’applications mais elle est surtout utilisée pour
mesurer ce qu'aucun autre capteur de contact arriverait à mesurer.
C'est généralement le cas
lorsque nous avons des températures trop élevées, lorsqu’il faut mesurer à très grandes
distances comme la température de la lune ou tout autre astre, bien sur lorsque
l'environnement est agressif.
Il est aussi très utile pour mesurer des points chauds et pour
mesurer la température de pièces en mouvements.

Thermographie

Principe physique

La mesure à distance utilise une propriété très utile : la thermographie. Celle-ci stipule que
"tout corps émet spontanément et en permanence un rayonnement électromagnétique dont
le spectre continu à une répartition énergétique en fonction de la température".
Celui-ci peut
être facilement observé sur le graphe suivant :
Température d'un corps noir

Loi du rayonnement thermique du corps noir

Donc en captant le rayonnement émis par un corps noir, il est facile d’en déduire la
température de ce corps. Le problème est que comme vous le savez, le corps noir est un
corps idéal qui n'existe pas mais le corps réel peut s'approcher plus ou moins d'un corps noir
ce qui permet l’utilisation de ces lois pour mesurer la température d'un corps.


Ces lois sont au nombre de 3 : loi de Planck , loi de Wien et loi de Stefan-Boltzmann .

Le corps réel

Un corps réel peut être approximé par un corps noir dans certaines conditions. Si ce n’est pas
le cas une relation existe entre l'émittance spectrale d'un corps réel et l'émittance spectrale
du corps noir :


e( λ ,T) : émissivité du corps réel à la longueur d'onde λ et à la
température T. Elle est égale à son coefficient d'absorption (loi de Kirchhoff). Elle est
inférieure à 1 et dépend de la nature du corps réel et de son état de surface. L'incertitude sur
sa valeur est l'une des principales sources d'erreurs en pyrométrie optique.

Pyrométrie optique

Généralité

L'utilisation de grandeurs spectrale telle l'émissivité à une longueur d'onde donnée ou sur
l’ensemble du spectre donne des résultats qui n'ont pas la même signification.

C'est pour cela qu’il faut distinguer :


Le pyromètre monochromatique à disparition de filament

Le pyromètre polychromatique

Le pyromètre mesurant une énergie

Ces trois pyromètres ont le même principe de base : un dispositif optique forme l'image de la
source à analyser sur un récepteur qui compare ensuite la valeur donnée par ce récepteur
avec une source de référence.

Pyrométrie monochromatique à disparition de filament

Un filament de tungstène sert de référence dans ce montage. L'image de ce filament est


superposée à l'image de la source à analyser.
Le courant de chauffage du filament est
ajustée de manière à ce que les deux images aient la même brillance et donc que les images
se confondent.
Un étalonnage préalable au moyen d'un corps noir permet de déduire la
température de la cible, son émissivité e étant connue.

Pyrométrie bichromatique ou polychromatique

Ce pyromètre est un double pyromètre monochromatique qui exploite deux plages voisines
du rayonnement thermique centrés sur des longueurs d'onde voisines λ1 et λ2 de même
largeur Δ λ
Le rapport des signaux délivré par le détecteur (calculé analogiquement ou par un
logiciel) ne dépend que de la température de la cible. Il est indépendant de l'émissivité de la
cible ce qui est très utile lorsque l’on ne connait pas l'émissivité de la source.

Pyrométrie énergétique

L'ensemble du spectre de rayonnement thermique de la cible (en fait une grande partie) est
reçu par un détecteur à large bande, de type thermique.
La différence de température entre
l'élément thermosensible et la température ambiante est mesurée le plus souvent avec des
thermocouples qui fournit une fém.
Un étalonnage en se servant du corps noir permet de
relier la fém aux températures d'un corps noir. La relation entre la température du corps noir
Tn et la température réelle Tr est :

Caractéristiques

Les pyromètres ont un avantage indéniable sur les autres capteurs, c’est de pouvoir mesurer
des températures à distance. Mais d'autres caractéristiques peuvent être intéressantes à
savoir, comme le fait que ces capteurs ont une grande étendue de mesure (700 à 2 500 °C)
mais aussi une précision allant de 0,5% de la valeur mesurée quand l’on mesure des
températures inférieures à 1 500 °C à 1% de la valeur mesurée si l’on mesure des
températures supérieures à 1 500 °C.
Ces pyromètres ont un temps de réponse très court
(environ 10ms) mais peut être augmenté jusqu'à 10s si on le souhaite. Les pyromètres sont
très utiles

D'autres capteurs de température

Ils existent d'autres capteurs permettant de mesurer la température. Ils sont moins utilisé
que les autres mais s'avèrent quelques fois très utiles.
Nous ne rentrerons pas dans les
détails de ces capteurs mais nous parlerons de leur principe de fonctionnement ainsi que
quelques caractéristiques métrologiques.

Caméra thermique

La caméra thermique utilise la technologie CCD que vous pouvez voir si vous le souhaitez
dans le chapitre capteur optique.
En effet le rayonnement infrarouge issus du mesurande est
capté par un capteur CCD puis traduit en signal électrique. Ensuite par traitement
informatique on peut obtenir une cartographie thermique en noir et blanc ou en couleur si
l'utilisateur a défini une palette de couleurs.
Tous les avantages et inconvénients de ce
capteur est relatif au capteur CCD donc il ne sera pas traité dans ce chapitre.

Thermométrie par bruit de fond

Principe physique
Une résistance subit des fluctuations d'intensité et de tension due à l'agitation thermique des
porteurs de charge.
Les valeurs instantanées de ces deux grandeurs seront notées
respectivement IbR et EbR et dépendent de la température.
Pour exprimer cette dépendance,
on utilise la valeur efficace qui correspond à la racine carrée de la valeur quadratique
moyenne. Pour la tension, elle sera de la forme :

Et pour l'intensité :

avec

k : constante de Boltzmann = 1,38.10 -23 J.K -1

T : température en K

R : Résistance en Ω

B : Bande passante de l'installation de mesure. Nous pouvons aussi déterminer la puissance
de bruit dans la résistance :

Détermination de la température par la tension de bruit

Cette méthode est une méthode par comparaison en effet une résistance Rc de température
Tc inconnue a pour tension quadratique moyenne de bruit :

Ensuite on place une résistance variable R1 portée à une température T1 que l’on fait varier
jusqu'à ce que le brut qu'elle produit soit égal au bruit produit par Rc. Dans ce cas-là :

Et on trouve que :
Bien sur il faut déterminer au préalable les valeurs de Rc, R1 et T1 et s'assurer que la bande
passante soit identiques lors des deux mesures. Pour en être sur, il faut mettre deux
condensateurs en parallèle avec les résistances et ajuster l'une d'elle.

Détermination de la température par la puissance de bruit

Une autre méthode vise à mesurer la tension de bruit en circuit ouvert puis le courant en
court-circuit et de les multiplier afin d'obtenir la puissance de bruit.

Cette méthode est très intéressante vu qu'elle permet d'obtenir la température sans avoir au
préalable besoin de connaitre certaines valeurs comme la résistance Rc. Du coup même à
haute température, cette méthode fonctionne toujours contrairement à la précédente car
l'altération des paramètres électriques ne posera pas de problème.

Thermométrie par quartz

Un cristal de quartz, SiO 2, a la forme d'un prisme aux extrémités pyramidales et de section
droite hexagonale.
Dans la plupart des cas, les lames de quartz sont utilisées avec une
orientation cristallographique telle que celle-ci minimise les variations thermiques de la
fréquence de l'oscillateur piloté. Ceci lui confère donc une grande stabilité thermique et donc
est très utile dans de nombreuses applications.
Mais ici nous allons nous intéresser
justement à cette variation thermique pour que le quartz qui aura une orientation
cristallographique visant à amplifier les variations thermiques nous donne en fonction de sa
fréquence d'oscillation la valeur de la température.
Pour réaliser ce genre de thermomètre,
une lame de quartz est insérée à l'intérieur d'un boitier d'acier rempli d'hélium afin
d'augmenter sa conductivité. Cette lame est reliée à l'élément actif. Cet oscillateur fournit un
signal électrique en sortie :

avec

et
S étant la sensibilité
Un oscillateur de référence à quartz délivre quant à lui un signal à la
fréquence f0

avec

En appliquant ces deux signaux à un changeur de fréquence et un multiplieur,


on obtient une tension V'0

Un filtre passe-bas éliminant le terme de pulsation supérieur fournit en sortie un signal V0

La température s'obtient grâce à un compteur fréquencemètre qui permet la détermination


de Δ f et connaissant la sensibilité S, on en déduira la température.
Les caractéristiques
métrologiques des capteurs de température à quartz sont :

Étendue de mesure : -80 à 250 °C

Écart de linéarité : ± 0,5 % de l'étendue de mesure

Sensibilité : 1 000 Hz/°C

Erreur d'hystérésis : ± 0,5 °C

Constante de temps : 2,5 s dans l'eau à la vitesse de 2 m/s.

Bibliographie

Notions de température

« Cours #6 : Mesure de températures : GPA-668 : Été 2003 » (http://www.wontu.fr/DOCS/kit_


de_survie_mesure_de_temperature.pdf) [archive du 12 octobre 2007 (http://web.archive.or
g/web/20071012163337/http://www.wontu.fr/DOCS/kit_de_survie_mesure_de_temperatur
e.pdf) ] [PDF] (consulté le 29 août 2019)

Etalonnage
http://www.pyro-controle.com/display.asp?9767 (http://www.pyro-controle.com/display.asp?
9767)

toutes sortes de capteurs de températures

« http://cslab.cnu.ac.kr/lecture/pro01/(7)Temperature%20Sensor.ppt » (http://cslab.cnu.ac.k
r/lecture/pro01/(7)Temperature%20Sensor.ppt) (Archive (https://web.archive.org/web/*/http://cslab.cnu.a

c.kr/lecture/pro01/(7)Temperature%20Sensor.ppt) • Wikiwix (https://archive.wikiwix.com/cache/?url=http://cslab.cnu.ac.kr/le

cture/pro01/(7)Temperature%20Sensor.ppt) • Que faire ?)


. Consulté le 2014-09-19

« http://www.mec.etsmtl.ca/cours/mec743/Documents/Acetates/02_Capteurs%20-
%20principes%20et%20performances%20&%20mesure%20de%20température.pdf » (http://w
ww.mec.etsmtl.ca/cours/mec743/Documents/Acetates/02_Capteurs%20-%20principes%20
(Archive (https://web.ar
et%20performances%20&%20mesure%20de%20temp%C3%A9rature.pdf)
chive.org/web/*/http://www.mec.etsmtl.ca/cours/mec743/Documents/Acetates/02_Capteurs%20-%20principes%20et%20perf

ormances%20&%20mesure%20de%20temp%C3%A9rature.pdf) • Wikiwix (https://archive.wikiwix.com/cache/?url=http://www.

mec.etsmtl.ca/cours/mec743/Documents/Acetates/02_Capteurs%20-%20principes%20et%20performances%20&%20mesure%

20de%20temp%C3%A9rature.pdf) • Que faire ?). Consulté le 2014-09-19

Livre "Les capteurs en instrumentation industrielle" de Georges Asch et coll. au édition


Dunod.

http://jflemen.iutlan.univ-rennes1.fr/CMMEST/mestheti.htm (http://jflemen.iutlan.univ-rennes
1.fr/CMMEST/mestheti.htm)

http://pagesperso-orange.fr/michel.hubin/capteurs/instrum.htm (http://pagesperso-orange.f
r/michel.hubin/capteurs/instrum.htm)

Capteur de température par contact

http://ir2008.bepolytech.be/tmp/IR5/ELEC304%20-%20Instrumentation%20-
%20Fondements%20Physiques/SyllabusELEC304_2004%20v2007-
2008/CH07_Temperature.pdf (http://ir2008.bepolytech.be/tmp/IR5/ELEC304%20-%20Instru
mentation%20-%20Fondements%20Physiques/SyllabusELEC304_2004%20v2007-2008/CH0
7_Temperature.pdf)

diode et transistor

http://asi.insa-
rouen.fr/enseignement/siteUV/capteur/site%20uv%20capteur/CM/pdf/cours3_temperature.
pdf (http://asi.insa-rouen.fr/enseignement/siteUV/capteur/site%20uv%20capteur/CM/pdf/co
urs3_temperature.pdf)

Pyrométrie

http://btscira.perso.sfr.fr/page1/page29/page29.html#paragraphe4 (http://btscira.perso.sfr.f
r/page1/page29/page29.html#paragraphe4)

Techniques de l'ingénieur

De nombreux articles sur les capteurs de température.

http://www.techniques-ingenieur.fr/search.html?
_urlType=action&action=performSearch&contentType=ALL&command=capteur+de+températ
ure&search_form_submit=+ (http://www.techniques-ingenieur.fr/search.html?_urlType=actio
n&action=performSearch&contentType=ALL&command=capteur+de+temp%C3%A9rature&se
arch_form_submit=+)

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