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La tension aux bornes d'un condensateur de capacité C = 0,1 µF est U0 = 10 V.

Quelle est la charge q0 d'une armature ?


q0 = CU0 = 0,1 10-6 * 10 = 1 10-6 C = 1 µC.
Sur le schéma ci-dessous, les électrons se déplacent en sens contraire du courant : donc durant
la première décharge du condensateur qA <0 et qB >0.

A l'instant t=0 ce condensateur est branché aux bornes d'une bobine de résistance négligeable
et d'inductance L = 1 H. L'intensité du courant est nulle  à cet instant.
Faire le schéma du montage et établir l'équation différentielle à laquelle obéit la charge
du condensateur.

Additivité des tensions : UAB + UBA = 0 ; qA/C + Ldi/dt = 0 ;


i = dqA/dt ; di/dt = d2qA/dt2.
par suite : qA/C + Ld2qA/dt2= 0 ; d2qA/dt2+ 1/(LC) qA=0.

Calculer la pulsation propre 0 ainsi que la période propre T0.


0 =(1/(LC)½ =1/(0,1 10-6)½= 10½ 103 =3,162 103 ~3,2 103 rad s-1.
T0 = 2  (LC)½ = 2  (10-7)½ =1,986 10-3 ~ 2,0 10-3 s.

Montrer par une étude dimensionnelle que la période a la dimension d'un temps.
énergie magnétique stockée par la bobine Em = ½LI2 ; L est une énergie divisée par une
intensité au carré : [L]= J A-2.
énergie stockée par le condensateur : E= ½Q2/C ; C est une charge au carrée divisée par une
énergie ; une charge est une intensité fois un temps
d'où  [C] = A2T2 J-1 ; par suite [LC] =T2 ; [(LC)½] =T ; ajoutons que 2 est sans dimension.
En utilisant les conditions initiales donner l'expression de la charge q(t) du condensateur
en fonction de t, 0, C et U0 ainsi que l'expression de l'intensité i(t) du courant.
Solution générale de l'équation différentielle : q(t) = A cos(0t+)
A t=0, l'armature B porte la charge +q0 d'où :  q0 = A cos () avec A, amplitude positive : 
=0 et A = q0= CU0. qB(t) = CU0 cos(0t).
i(t) = dqA/dt = -dqB/dt = -CU0 (-0) sin(0t).
i(t) = CU0 (1/LC)½sin(0t).
i(t) = U0 (C/L)½sin(0t).
i(t) = 10(10-7)½sin(0t) = 3,16 10-3 sin(0t).

En déduire l'expression  de la tension UAB(t) aux bornes du condensateur.


UAB(t) = qA/C = - U0 cos(0t).
UBA(t) = qB/C = U0 cos(0t).

On visualise uAB(t) sur l'écran d'un oscilloscope ( 0,5 ms/div et 5 V / div).


Représenter la courbe observée sur l'écran de 8 cm de large.
T = 2 ms ; 8 cm = 8 div = 8*0,5 = 4 ms : on visualise donc 2 périodes.
Donner l'état du condensateur ( charge, tension aux bornes, énergie stockée) ainsi que
l'intensité du courant et l'énergie WL de la bobine aux dates t= 0 ; t1 = 0,25 T0 ; t2 = 0,5
T0 ; t3 = 0,75 T0.
charge qA(µC) tension UAB(V) énergie ½CU2AB(µJ) intensité (mA)
-q0 = -1 -U0 = -10 5 0
0 0 0 3,16
+q0 = 1 U0 = +10 5 0
0 0 0 -3,16

Concours orthoptie Monpellier 2007.


On charge un condensateur de capacité C = 2,0 μF sous une tension E constante. Le
condensateur est ensuite branché aux bornes d’un dipôle.
Ce dipôle est successivement :
- une bobine d’inductance L, de résistance négligeable
- une bobine d’inductance L, de résistance r non négligeable,
- un conducteur ohmique de résistance R.
La tension uc aux bornes du condensateur en fonction du temps obtenue dans chacun cas est
représentée sur l’une des figures 1, 2 ou 3.
A quel dipôle correspond chaque figure ? Justifier votre choix en décrivant le
phénomène observé.

Décharge d'un condensateur chargé à travers un conducteur ohmique : la tension aux


bornes du condensateur décroît de manière exponentielle jusu'à s'annuler.
Décharge oscillante du condensateur à travers une bobine de résistance négligeable :
oscillations sinusoïdales.
Il y a échange d'énergie entre bobine et condensateur : l'énergie du dipôle LC se conserve.

Décharge oscillante du condensateur à travers une bobine de résistance non négligeable :


oscillations  amorties ( régime pseudo-périodique).
Au cours des échanges d'énergie entre bobine et condensateur, une partie de l'énergie est
perdue par effet Joule dans les parties résistives.

A chaque phénomène observé correspond un temps caractéristique.


Définir ce temps et le calculer en utilisant le graphique.
En déduire la valeur de la résistance R du conducteur ohmique, de l’inductance L de la bobine.

La constante de temps du dipôle RC est égale à : RC = 10-3 s avec C = 2,0 10-6 F


R = 10-3 /2,0 10-6 =5,0 102 ohms.
T = 2 p (LC)½ ; L = T2 / (4 2C)=9 10-6 /(4*3,142*2 10-6) =0,114 ~0,11 H.
Figure 3 : la pseudopériode est  pratiquement égale à la période T.
Pour chaque cas faire un schéma du montage constitué du condensateur et du dipôle étudié.

Donner une relation entre les tensions aux bornes des différents composants contenus dans le circuit.
Etablir l’équation différentielle à laquelle obéissent les variations de uc en fonction du temps.

Dans le cas où le condensateur se décharge dans une bobine inductive de résistance


négligeable, quelles sont les énergies mises en jeu ? Calculer ces énergies à t = 0 s ?
Il y a échange d'énergie entre bobine ( énergie magnétique ½Li2) et le condensateur ( énergie
électrostatique ½CU2). L'énergie du dipôle se conserve.
A t =0 le condensateur chargé stocke toute l'énergie du dipôle LC.
½CU2= 0,5 * 2 10-6 *52 =2,5 10-5 J.
Dans le cas où le condensateur se décharge dans une bobine inductive de résistance non
négligeable, quelle est l’énergie perdue pendant la première pseudo-période ? Que
devient cette énergie ?
Au cours des échanges d'énergie entre bobine et condensateur, une partie de l'énergie est
perdue par effet Joule dans les parties résistives.
La tension aux bornes du condensateur à t = T est égale à 4 V ( lecture graphe figure 3)
½CU2= 0,5 * 2 10-6 *42 =1,6 10-5 J.
Energie dissipée par effet Joule : (2,5-1,6) 10-5 = 9,0 10-6 J.

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