Vous êtes sur la page 1sur 58

Audit Interne: Méthodologie, Outils

et Evaluation
Les fondamentaux de l’audit interne

Version Evoluée 1
MISSIONS, POUVOIRS ET
RESPONSABILITÉS
Audit interne

• L'Audit Interne est une activité indépendante et objective qui


donne à une organisation une assurance sur le degré de
maîtrise de ses opérations, lui apporte ses conseils pour les
améliorer et contribue à créer de la valeur ajoutée.
• Il aide cette organisation à atteindre ses objectifs en évaluant,
par une approche systématique et méthodique, ses processus
de management des risques, de contrôle et de gouvernement
d'entreprise et en faisant des propositions pour renforcer leur
efficacité.
Charte de l’audit interne
• La charte d’audit interne est un document officiel qui précise
la mission, les pouvoirs et les responsabilités de l’audit interne.
• La charte définit le positionnement de l’audit interne dans
l’organisation y compris la nature du rattachement
fonctionnel du responsable de l’audit interne au Conseil ;
• La charte autorise l’accès aux données, aux personnes et aux
biens nécessaires à la réalisation des missions ;
• La charte définit le périmètre de l’audit interne.
• L’approbation finale de la charte d’audit interne relève de la
responsabilité du Conseil.
Charte de l’audit interne
• Les normes de qualification, d'indépendance et de suivi soulignent que la Charte doit:
• Définir les objectifs de l'Audit l'Interne ou la mission de l'Audit Interne (scope of work);
• Définir les pouvoirs et responsabilités;
• Définir la position du service d'Audit Interne dans l'organisation. La composition et le
fonctionnement d'un éventuel Comité d'Audit sont parfois décrits dans la Charte;
• Définir la nature et l'étendue des missions d'Audit (mission d'assurance et missions de
conseils internes et externes à l'organisation);
• Préciser le déroulement d'une mission d'Audit en se référant au recueil méthodologique de
l'Audit Interne;
• Définir par écrit la responsabilité du suivi des rapports pour s'assurer que des actions
appropriées sont entreprises;
• Autoriser l'accès aux documents, aux personnes et aux biens, nécessaires à la bonne
exécution des Audits;
• Affirmer les règles de déontologie que doivent respecter les auditeurs; préciser l'interaction
de l'Audit Interne avec les autres services spécifiques de Contrôle Interne;
• Préciser le type de relation entretenue entre l'Audit de la maison mère et l'Audit local
(reporting, accès aux informations, contenu des liens fonctionnels).
Pouvoirs
• Pouvoir d’exiger l’information,
• Pouvoir de l’entretien avec les personnes choisis,
• Pouvoir du choix (sujet et domaine d’audit),
• Pouvoir de la conclusion (conclusion de l’audit),
• Pouvoir de la mobilisation des ressources,
• Pouvoir de la diffusion post validation,
• Pouvoir de déclencher, après validation, une procédure
judiciaire sur la base des résultats de l’audit,
• Pouvoir de la recommandation de la mesure disciplinaire sur
la base des résultats de l’audit,
• Pouvoir de l’évaluation des audités,
Charte de l’audit interne
• La nature des missions d’assurance doit être définie dans la
charte d’audit interne. S’il est prévu d’effectuer des missions
d’assurance à l’extérieur de l’organisation, leur nature doit
être également définie dans la charte d’audit interne.
• La nature des missions de conseil doit être définie dans la
charte d’audit interne.
Responsabilités
• La bonne application de la charte d’audit,
• Elaboration du programme annuel des audits,
• Planification et préparation des missions d’audit,
• Collecte des informations utiles et nécessaires à la mission d’audit,
• Exploitation des informations associées aux risques dans les activités auditées,
• Constitution de la base des connaissances de l’audit interne,
• Rédaction des rapports d’audit,
• La sélection, et la qualification (développement des compétences) des auditeurs,
• Le développement d’une culture de l’audit interne axée sur la transparence,
l’amélioration, l’independance et l’objectivité,
• L’élaboration des méthodes et outils efficaces,
• Le choix des moyens nécessaires pour mener efficacement les missions d’audit,
• Développement des modèles, questionnaires,
• Suivi des plans d’action post-audits,
• Controler l’efficacité des actions correctives et d’amélioration,
Responsabilités
• Vérifier la conformité des activités par rapports aux références applicables
(réglementations, procédures, …),
• Conduire les entretiens d’audit,
• Demander et vérifier les preuves,
• Réaliser les analyses et contrôles suffisants,
• Mener les investigations nécessaire pour une mission d’audit interne,
• Formulation des recommandations et conclusions,
Comité d’audit
• Arbitrage en cas de contestation,
• Proposer et valider les orientations et axes d’audit,
• Validation des programmes annuels d’audit,
• (Evaluation périodique de l’efficacité des activité d’audit),
Périmètre d’audit
• Précise l’envergure des activités d’audit,
• Exemple:
– L’audit interne concernera l’ensemble des activités nécessaires pour le fonctionnement de
l’institution, incluant les activités supports, les activités opérationnelles et les activités de pilotage y
compris les activités externalisées et sous la responsabilité de l’institution.
– L’audit interne concernera également les projets et programmes initiés par l’institution
Independence et objectivité
• L’audit interne doit être indépendant et les auditeurs internes
doivent effectuer leurs travaux avec objectivité.
Independence
• L’indépendance est la capacité de l’audit interne à exercer,
sans biais, ses responsabilités.
• Afin d’atteindre le niveau d’indépendance nécessaire à
l’exercice efficace de ses responsabilités, le responsable de
l’audit interne doit avoir un accès direct et non restreint à la
direction générale et au Conseil. Cet objectif peut être atteint
grâce à un double rattachement.
• Les atteintes à l’indépendance doivent être appréhendées au
niveau :
– de l’auditeur interne ;
– de la mission ;
– de la fonction d’audit interne et de son positionnement dans
l’organisation.
Objectivité
• L’objectivité est un état d’esprit non biaisé qui permet aux
auditeurs internes d’accomplir leurs missions de telle sorte
qu’ils soient confiants en la qualité de leurs travaux menés
sans compromis.
• L’objectivité nécessite que les auditeurs internes ne
subordonnent pas leur jugement professionnel à celui d’autres
personnes.
• Les atteintes à l’objectivité doivent être appréhendées au
niveau :
– de l’auditeur interne ;
– de la mission ;
– de la fonction d’audit interne et de son positionnement dans
l’organisation.
TYPES DE D’AUDIT INTERNE
Les 3 types de contrôle des
finances publiques
• Audit financier,
• Audit de la performance,
• Audit des conformités
L’audit financier
• L’audit financier vise essentiellement à déterminer si les
informations financières d’une entité sont présentées
conformément au référentiel d’information financière et au
cadre réglementaire applicables.
• Pour ce faire, l’auditeur doit obtenir des éléments probants
suffisants et appropriés pour être en mesure de formuler une
opinion indiquant si les informations financières ne
comportent pas d’anomalies significatives qui résultent de
fraudes ou d’erreurs.
Audit de la performance
• L’audit de la performance vise essentiellement à déterminer si
les interventions, les programmes et les institutions
fonctionnent conformément aux principes d’économie,
d’efficience et d’efficacité et si des améliorations sont
possibles.
• La performance est examinée en fonction de critères
appropriés.
• En outre, les causes des écarts par rapport à ces critères ou
d’autres problèmes sont analysés.
• Le but est de répondre aux principales questions d’audit et de
recommander des améliorations.
Audits de la conformité
• Les audits de conformité visent essentiellement à déterminer
si un sujet donné est conforme aux textes législatifs,
réglementaires et procédures qui servent de critères.
• Pour réaliser un audit de conformité, l’auditeur vérifie si les
activités, les transactions financières et les informations sont,
dans tous leurs aspects significatifs, conformes aux textes
législatifs, réglementaires et procédures qui régissent l’entité
auditée.
• Ces textes de référence peuvent comporter les règles, les lois
et les règlements, les résolutions budgétaires, les politiques,
les codes existants, les termes convenus ou les principes
généraux qui régissent la bonne gestion d’une activité.
LES INTERVENANTS DANS L’AUDIT
INTERNE
Les 3 intervenants dans l’AI
• Auditeur,
• Partie responsable,
• Utilisateurs présumés
Auditeur
• Le rôle de l’auditeur est rempli par le plus haut responsable de
l’autorité de contrôle et par les personnes à qui est déléguée
la réalisation des audits.
• La responsabilité globale de l’audit interne reste celle définie
dans le mandat.
Partie responsable
• Les parties responsables peuvent être chargées de la
production des informations afférentes au sujet considéré, de
la gestion de celui-ci ou de la formulation de
recommandations.
• Les parties responsables peuvent être des personnes ou des
organisations..
Utilisateurs présumés
• Les personnes, les organisations ou les catégories de
personnes ou d’organisations pour lesquelles l’auditeur établit
le rapport d’audit.
• Les utilisateurs présumés peuvent être des organes législatifs,
des organismes de surveillance, les personnes responsables
de la gouvernance ou le grand public.
SUJET CONSIDÉRÉ, CRITÈRES ET
INFORMATIONS
Sujet considéré
• Le sujet considéré désigne l’information, la condition ou
l’activité qui est mesurée ou évaluée en fonction de certains
critères.
• Il peut prendre différentes formes et avoir diverses
caractéristiques, selon l’objectif d’audit.
• Pour être approprié, un sujet considéré doit:
– pouvoir être défini.
– Pouvoir être évalué ou mesuré de façon cohérente en fonction de
critères.
Sujet considéré vs Audit financier
• Audit financier – Les sujets considérés lors d’un audit financier
sont la situation financière, la performance, les flux de
trésorerie ou d’autres éléments qui sont comptabilisés,
mesurés et présentés dans les états financiers.
Sujet considéré vs Audit de
conformité
• Le sujet considéré lors d’un audit de conformité est défini par
l’étendue de ce dernier.
• Il peut s’agir d’activités, de transactions financières ou
d’informations.
Sujet considéré vs Audit de
performance
• Le sujet considéré lors d’un audit de performance peut être la
désignation du programme ou un de ses aspects.
Critères associés au sujet considéré
• Les critères sont les éléments de référence utilisés pour
évaluer le sujet considéré.
• Pour chaque audit, il faut disposer de critères adaptés aux
circonstances.
• Pour déterminer le caractère approprié des critères, l’auditeur
examine s’ils sont pertinents et compréhensibles pour les
utilisateurs présumés.
Les informations associées au sujet
considéré
• Les informations afférentes au sujet considéré constituent le
résultat de l’évaluation ou de la mesure de ce dernier en
fonction des critères.
• Elles peuvent prendre plusieurs formes et présenter des
caractéristiques diverses en fonction de l’objectif et de
l’étendue de l’audit.
TYPES DE MISSION DE L’AUDIT
INTERNE
Mission d’attestation
• Lors des missions d’attestation, la partie responsable mesure
le sujet considéré en fonction des critères et présente les
informations afférentes à ce sujet.
• L’auditeur collecte ensuite des éléments probants suffisants et
appropriés sur ces informations, afin de formuler une
conclusion raisonnablement étayée
Mission d’appréciation directe
• Lors des missions d’appréciation directe, c’est l’auditeur qui
mesure ou évalue le sujet considéré en fonction des critères.
• L’auditeur sélectionne le sujet considéré et les critères en
tenant compte du risque et du caractère significatif.
• Le résultat de la mesure du sujet considéré en fonction des
critères est présenté dans le rapport d’audit sous la forme de
constatations, de conclusions, de recommandations ou d’une
opinion.
• L’audit du sujet considéré peut également permettre de
fournir de nouvelles informations, analyses ou indications.
Les types de mission vs types de
contrôle
• Les audits financiers sont toujours des missions d’attestation,
étant donné qu’ils sont fondés sur des informations
financières présentées par la partie responsable.
• Les audits de la performance sont normalement des missions
d’appréciation directe.
• Les audits de conformité peuvent être des missions
d’attestation ou des missions d’appréciation directe, ou les
deux à la fois.
CONFIANCE ET ASSURANCE
Besoin de confiance
• Les utilisateurs présumés veulent être certains de la fiabilité
et de la pertinence des informations sur lesquelles ils fondent
leurs décisions.
• C’est pourquoi les audits doivent fournir des informations qui
reposent sur des éléments probants suffisants et appropriés
et les auditeurs doivent mettre en œuvre des procédures pour
réduire ou gérer le risque d’aboutir à des conclusions
inappropriées.
• Il faut communiquer de façon transparente le niveau
d’assurance qui peut être fourni à l’utilisateur présumé.
• Compte tenu des limites qui lui sont inhérentes, un audit ne
permet cependant jamais de fournir une assurance absolue.
Fourniture de l’assurance
• En fonction de l’audit et des besoins des utilisateurs,
l’auditeur peut fournir l’assurance de deux manières:
– En formulant des opinions et des conclusions qui mentionnent
explicitement le niveau d’assurance.
– Cela vaut pour toutes les missions d’attestation et pour certaines
missions d’appréciation directe;
– En utilisant d’autres moyens: lors de certaines missions d’appréciation
directe, l’auditeur ne formule pas de déclaration d’assurance explicite
sur le sujet considéré. En l’occurrence, l’auditeur fournit aux
utilisateurs le degré de confiance nécessaire en décrivant de manière
explicite comment il a établi les constatations, les critères et les
conclusions d’une façon équilibrée et argumentée. Il explique
également pourquoi les constatations associées aux critères lui
permettent d’aboutir à une conclusion ou recommandation globale
spécifique.
Niveaux de l’assurance
• Assurance raisonnable: La conclusion d’audit est exprimée
sous une forme positive: le sujet considéré est ou n’est pas
conforme, dans tous ses aspects significatifs, aux critères
applicables, ou, le cas échéant, que les informations
afférentes au sujet considéré donnent une image fidèle de la
situation, conformément aux critères applicables.
PLANIFICATION DE L’AUDIT
Définition des termes de la mission
• Audits requis par la législation,
• Audits demandés par un organe législatif ou un organisme de surveillance, ou
réalisés en vertu d’un simple accord avec l’entité auditée.
• Audit initié par un acteur interne,
• Audit planifié sur la base des états des activités,
• Un accord formel sur les termes de la mission d’audit, Parmi les informations
importantes peuvent figurer:
– le sujet,
– l’étendue et les objectifs de l’audit,
– l’accès aux données,
– le rapport qui résultera de l’audit,
– le processus d’audit,
– les personnes de contact,
– ainsi que les rôles et responsabilités des différents intervenants au cours de la mission.
Connaissance du l’entité et du
programme de contrôle
• L’auditeur doit connaître:
– les objectifs,
– les opérations,
– l’environnement réglementaire,
– les contrôles internes,
– les systèmes financiers et autres,
– les processus opérationnels,
– ainsi que rechercher les sources potentielles d’éléments probants.
• L’auditeur peut aussi consulter des experts et examiner des
documents (y compris les études antérieures et d’autres
sources) afin d’acquérir une ample connaissance du sujet à
contrôler et de son contexte.
Evaluation des risques
• La nature des risques décelés variera en fonction de l’objectif
d’audit.
• L’auditeur doit prendre en considération et évaluer le risque
de survenance des différents types de déficiences, d’écarts ou
d’anomalies susceptibles d’affecter le sujet considéré.
• L’auditeur doit évaluer la réaction de la direction aux risques
décelés, y compris lorsque cette dernière met en œuvre et
conçoit des contrôles internes pour y faire face.
• Lorsqu’il analyse un problème, l’auditeur doit tenir compte
des indications concrètes révélatrices de problèmes ou
d’écarts par rapport à la situation souhaitée ou attendue.
Evaluation des risques de fraude
• Les auditeurs doivent mener des enquêtes et mettre en
œuvre des procédures pour déceler les risques de fraude
pertinents pour les objectifs d’audit, ainsi que pour y faire
face.
• Ils doivent garder un esprit critique et être attentifs aux
possibilités de fraude pendant tout le processus d’audit.
Programmation des travaux de
l’audit (1)
• Définir l’étendue, les objectifs et l’approche de l’audit.
• Les objectifs font état de ce que l’audit doit permettre de
réaliser.
• L’étendue concerne le sujet considéré et les critères que les
auditeurs utiliseront pour évaluer le sujet considéré et faire
rapport sur celui-ci.
• L’étendue est directement liée aux objectifs.
• L’approche décrira la nature et l’étendue des procédures à
appliquer pour collecter les éléments probants.
• L’audit doit être planifié de façon à réduire le risque d’audit à
un niveau suffisamment faible pour être acceptable.
Exemple Objectifs de l’audit
Sujet considéré: « Maîtrise des acquisitions informatiques »

• A l’issue de l’audit, répondre aux questions suivantes:


– Est-ce que les acquisitions informatiques respectent nos procédures?
– Est-ce que les acquisitions informatiques sont justifiées (pertinentes)?
– Est-ce que les acquisitions informatiques sont planifiées?
– Est-ce que les acquisitions informatiques sont performantes?
– Est-ce que les procédures d’acquisition informatiques prennent en
charge des risques significatifs?
Exemple Objectifs de l’audit
Sujet considéré: « Maîtrise des acquisitions informatiques »

• A l’issue de l’audit, fixer les objectifs suivants:


– Evaluation de la conformité vs procédures
– Evaluation de la pertinence des acquisitions informatiques
– Appréciation de la planification des acquisitions informatiques
– Evaluation de la performance des acquisitions informatiques
– Appréciation des risques significatifs durant les acquisitions
informatiques
Définition d’un périmètre (étendu)
de l’audit interne
• Combinaison de paramètres du périmètre:
– Géographie (lieux),
– Découpage des activités, programmes, projets,
– Catégorisation des partenaires (acteurs) ou autres,
– Temps (période),
– Textes de référence
Programmation des travaux de
l’audit (2)
• Etablissement d’un calendrier pour l’audit et la définition de la
nature, du calendrier et de l’étendue des procédures d’audit.
• Attribution des tâches aux membres de l’équipe d’audit et
détermination des autres ressources qui peuvent s’avérer
nécessaires, comme des experts sur le sujet concerné.
RÉALISATION DE L’AUDIT
Collecte des éléments probants
• Les éléments probants sont toutes les informations utilisées
par l’auditeur pour déterminer si le sujet considéré respecte
les critères applicables.
• Ces éléments peuvent prendre plusieurs formes,
– des dossiers sous format électronique et
– sur support papier reprenant les transactions,
– des communications écrites et par voie électronique avec des
personnes extérieures,
– des observations formulées par l’auditeur,
– des témoignages oraux et écrits de l’entité auditée.
Collecte des éléments probants
• Les méthodes utilisées pour collecter les éléments probants
comportent l’inspection, l’observation, la demande
l’informations, la demande de confirmation, le contrôle
arithmétique, la réexécution, les procédures analytiques
et/ou d’autres techniques de recherche.
• Les éléments probants doivent être suffisants (en quantité)
pour persuader une personne informée que les constatations
sont raisonnables.
Collecte des éléments probants
• Ils doivent également être appropriés (sur le plan de la
qualité), à savoir pertinents, valables et fiables. L’évaluation,
par l’auditeur, des éléments probants doit être objective, juste
et équilibrée.
• Les constatations préliminaires doivent être communiquées à
l’entité auditée et discutées avec celle-ci pour en confirmer la
validité.
• L’auditeur doit respecter toutes les exigences en matière de
confidentialité.
Evaluation des éléments probants
• Après avoir terminé les procédures d’audit, l’auditeur revoit la
documentation d’audit afin de déterminer si le sujet considéré
a été contrôlé de manière suffisante et appropriée.
• Avant de tirer ses conclusions, l’auditeur réexamine
l’évaluation initiale du risque et du caractère significatif à la
lumière des éléments probants collectés et détermine si
d’autres procédures d’audit doivent être mises en œuvre.
Evaluation des éléments probants
• L’auditeur doit évaluer les éléments probants afin d’aboutir à
des constatations d’audit.
• Lorsqu’il évalue les éléments probants et qu’il apprécie le
caractère significatif des constatations, l’auditeur doit tenir
compte de facteurs quantitatifs et qualitatifs.
• Sur la base des constatations, l’auditeur doit exercer son
jugement professionnel afin d’aboutir à une conclusion sur le
sujet considéré ou sur les informations y afférentes.
RAPPORT ET SUIVI DE L’AUDIT
Etablissement du rapport d’audit
• Les rapports doivent être faciles à comprendre et exhaustifs; leur contenu
ne doit être ni vague ni ambigu.
• Ils doivent être objectifs et équitables, comporter uniquement des
informations étayées par des éléments probants suffisants et appropriés
et être établis de manière à ce que les constatations soient mises en
perspective et placées dans leur contexte.
• Les rapports «longs» exposent généralement en détail l’étendue, les
constatations et les conclusions de l’audit, y compris les conséquences
potentielles et les recommandations constructives afin de permettre la
mise en œuvre de mesures correctrices.
• Les rapports «courts» sont plus succincts et leur format est souvent plus
normalisé.
Suivi de l’audit
• Le suivi vise essentiellement à déterminer si l’entité auditée a dûment
traité les problèmes mis au jour, y compris d’éventuelles implications
d’une portée plus large.
• Si les mesures prises par l’entité auditée ne sont ni suffisantes ni
satisfaisantes, l’entité en charge des contrôle pourrait être amenée à
établir un autre rapport.

Vous aimerez peut-être aussi