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I.

La fiscalité des établissements stables

Définition : installation fixe d’affaires par l’intermédiaire de laquelle une entreprise exerce
tout ou partie de son activité :

 Installation fixe d’affaires : locaux ; bureaux ; machines ou outillage. Fixe c à d un lieu


précis avec un certain degré de permanence dans l’activité
 Un agent indépendant : s’il agit en son nom propre sans subordination avec
l’entreprise qui l’emploie : courtier…

Un établissement stable au Maroc

 Un siège de direction ou d'exploitation ;


 Une succursale, une agence, un magasin de vente ;
 Un chantier de construction ou de montage ;
 Un bureau ou comptoir d'achats exploité au Maroc par une société non résidente qui
y procède à l'achat de marchandises en vue de leur revente en l’état.

Voir la convention pour plus de détails !

II. L’exil fiscal

Définition : le fait pour un contribuable de quitter son pays d’origine ou de résidence pour
des motifs liés à la fiscalité : alléger le charge fiscale ; évite un impôt spécifique…

Différence entre exil, fraude, optimisation et évasion

Exil : départ d’une personne ou d’un foyer et la majeure partie de son patrimoine vers un
autre pays en vertu du droit de libre circulation des personnes. S’il est avéré = légal.

Evasion fiscale : déplacement de tout ou partie d’un patrimoine ou d’une activité vers un
autre pays (souvent un paradis fiscal) sans l’expatriation du citoyen concerné.

Fraude fiscale : soustraction illégale à la législation de tout ou partie de la matière imposable


d’un contribuable en ayant recours à des moyens illégaux.

Optimisation fiscale : mécanisme d’évitement d’impôt respectant la légalité (exploitation


des failles : niches fiscales, régimes dérogatoires…)

Causes de l’exil fiscal

La pression fiscale ; l’instabilité fiscale ; le rôle néfaste de certains impôts (ISF)

Conséquence de l’exil fiscal

Exil de patrimoine ; de talent ; délocalisation des managers ; chômage


III. Le contrôle des opérations internationales

La notion de la dépendance

 Dépendance directe : SM et Filiales


 Dépendance juridique : part détenue = pouvoir décisionnel
 Dépendance de fait : liaison par contrat (fournisseur unique par exemple)
 Dépendance indirecte : filiales ; participations réciproques ; participations circulaires

Nature des transactions :

 d’activité (vente & achat), incorporels (BMD), financement (dividendes & prêts…)

Transfert de bénéfices

Maj ou Min des prix d’achat/vente, taux d’intérêts, frais de gestion ; abandon de créances ;
renoncer à des recettes ; pratique de rémunérations excessives…

Le prix de transfert 

Définition : « prix auxquels une entreprise transfère des biens corporels, des actifs
incorporels, ou rend des services à des entreprises associées »

Principe de pleine concurrence  : le prix pratiqué entre les entreprises dépendantes = prix
pratiqué entre entreprises indépendantes

Les méthodes classiques

 Méthodes des prix comparables : transact° comparables Eses indépendantes ;


 Méthode du prix de revente : prix de vente final – une marge bénéf appropriée ;
 Prix de revient majoré : coût de vente + une marge bénéficiaire appropriée

Les méthodes transactionnelles 

Méthode transactionnelle de la marge nette : application du taux de marge à la structure de


charges afin de déterminer la marge nette (résultat net / CA)

Méthode de répartition des bénéfices : déterminer le montant global des bénéfices et


partager entre entités

IV. L’évasion fiscale


V. Les paradis fiscaux
Chapitre 1 : le droit fiscal international

Définition : recouvre l’ensemble des règles qui déterminent où et comment, dans un


contexte transfrontalier, un revenu spécifique d’un contribuable peut être imposable

 La mobilité : déplacement, mondialisation


 La segmentation : plusieurs juridictions
 La captation des produits : richesses

TVA : impersonnelle → tout le monde la paye (appliquée sur le territoire)

Emergence du droit fiscal international

 Impôt réel : lié au bien (en nom de l’entreprise)


 Impôt personnel : lié à la personne qui le possède

La mondialisation des échanges ; la souveraineté des Etats ; la souveraineté fiscale

 Souveraineté législative : décréter les impôts


 Souveraineté administrative: Percevoir l’impôt
 Souveraineté sur le produit : disposer du produit de l’impôt

La double imposition

Pas celle qui se produit à l’intérieur du pays par législation nationale

Pas celle lorsque 2 personnes différentes sont chacune imposées au titre du même revenu

Une même matière imposable, imputable au même contribuable au titre de la même


période, imposée par 2 ou plusieurs législations fiscales

La territorialité de l’impôt (article 5)

Les sociétés qu’elles aient ou non un siège au Maroc sont imposables à raison des : produits,
bénéfices, revenus

 Liés aux bien possédés ; activités réalisées ; op lucratives au Maroc même si


occasionnelles
 Le droit d’imposition est attribué au Maroc en vertu de convention de NDI en matière
d’IR

Entité territoriale : jouir de la souveraineté fiscale quand elle dispose d’un système fiscal

Société non résidente (pas de siège au Maroc) → imposables sur les travaux exécutés &
services rendus : propres aux succursales/établissements au Maroc OU autres personnes
physiques/morales domiciliées ou exerçant une activité au Maroc (voir schéma Abla)
Si y’a pas intervention du siège étranger → rémunérations entrent dans le résultat fiscal de
la succursale ou établissement (donc imposé comme société de droit marocain

Assujetties à l’IR

 Personnes physiques dont le domicile fiscal est au Maroc : source Maroc / étranger
 Domicile fiscal hors Maroc : Source Marocaine
 Domicile fiscal au Maroc ou hors : dont le droit d’imposition est attribué dans la CNDI

Domicile fiscal : au Maroc quand le foyer d’habitation permanent, le centre de ses intérêts
économiques ou lorsque la durée continue ou discontinue de ses séjours au Maroc dépasse
183 jours sur 365 (critères par ordre d’importance)

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