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I.

Addition

TS spé Opérations sur les matrices 1°) Définition

A et B sont deux matrices de dimension m  p.


La somme de A et B est la matrice de dimension m  p, notée A + B, obtenue en additionnant deux à deux les
coefficients situés à la même place.

Condition importante sur les formats : Pour additionner deux matrices, il faut qu’elles aient le même
format.
Plan du chapitre :
2°) Exemple
I. Addition
1 2 3  7 8 9 
II. Multiplication par un réel A   et B   
 4 5 6 10 11 12 
III. Multiplication de deux matrices (1) : produit d’un vecteur-ligne par un vecteur-colonne
 8 10 12 
IV. Multiplication de deux matrices (2) : cas général AB 
14 16 18 
V. Inverse d’une matrice carrée
3°) Propriétés
VI. Utilisation de la calculatrice
On retrouve les mêmes propriétés que pour l’addition des réels.
VII. Une application en géométrie
A, B, C sont des matrices rectangulaires de même format.
VIII. Matrices en Python A  B  B  A (commutativité de l’addition des matrices)
 A  B  C  A   B  C   A  B  C (associativité de l’addition des matrices)
IX. Complément : formules donnant les coefficients pour les opérations

X. Matrices diagonales 4°) Soustraction

A et B sont des matrices rectangulaires de même format.


L’objectif du chapitre est de définir les opérations sur les matrices (addition de deux matrices, multiplication On pose A  B  A    B  .
d’une matrice par un réel, multiplication de deux matrices) et d’étudier les propriétés algébriques.

La soustraction de deux matrices s’effectue exactement de la même manière que l’addition, en effectuant
coefficient par coefficient.

On notera que, pour toute matrice A, A  A est égale à la matrice nulle de même format, c’est-à-dire la matrice
dont tous les coefficients sont égaux à 0.

5°) Équivalence fondamentale

A, B, X sont des matrices rectangulaires de même format.


A  X  B Û X  B A
Démonstration : III. Multiplication de deux matrices (1) : produit d’un vecteur-ligne par un vecteur-colonne

Passage de gauche à droite : 1°) Définition


On ajoute – A aux deux membres de l’égalité.
 b1 
Passage de droite à gauche :  
 
b2
On ajoute A aux deux membres de l’égalité. On appelle produit du vecteur-ligne a1 a2 ... a p par le vecteur-colonne   le nombre égal à
 
II. Multiplication par un réel  
 bp 
1°) Définition a1b1  a2b2  ...  a p bp .

A est une matrice de dimension m  p et k un réel.  b1 


 
Le produit de la matrice A par le réel k est la matrice de dimension m  p, notée kA, obtenue en b2
multipliant par k chaque coefficient de A.  a1 a2 
... a p    a1b1  a2b2  ...  a p bp
 
 
 bp 
2°) Exemple
nombre de coefficients du vecteur-ligne = nombre de coefficients du vecteur-colonne
1 2 3 
A  
 4 5 6 On notera que pour que le calcul d’un produit d’un vecteur-ligne par un vecteur-colonne soit possible dans cet
ordre (vecteur-ligne  vecteur-colonne), il faut que le nombre de colonnes du vecteur-ligne soit égal au nombre
2 4 6  de lignes du vecteur-colonne.
2A   
 8 10 12 
2°) Exemple
3°) Propriétés
 2
 2 4 6  3   2  2  3  4  6 1  22
A et B sont deux matrices de dimension m  p, k et k ' sont deux réels. 1
On a :  
 k  A  B   kA  kB
3°) Remarque
  k  k '  A  kA  k ' A
 k  k ' A   kk ' A Le nombre de colonnes du vecteur-ligne doit être égal au nombre de lignes du vecteur-colonne.

IV. Multiplication de deux matrices (2) : cas général


4°) Équivalence fondamentale
1°) Définition
A et B sont deux matrices de même format.
k est un réel non nul.
1 On appelle produit d’une matrice A de format (n, p) (n lignes et p colonnes) par une matrice B de format (p, q)
kA  B Û A  B (p lignes et q colonnes) la matrice notée AB, de format (n, q), définie de la manière suivante :
k
le coefficient de AB situé sur la ligne i et dans la colonne j est obtenu en effectuant le produit de la ligne i de la
matrice A par la colonne j de la matrice B.
Démonstration :

Passage de gauche à droite : 2°) Exemple de produit pour deux matrices carrées d’ordre 2
1
On multiplie les deux membres de l’égalité par .
k  a1, 1 a1, 2  b1, 1 b1, 2   c1, 1 c1, 2 
   
 a2, 1 a2, 2  b2, 1 b2, 2   c2, 1 c2, 2 
Passage de droite à gauche :     
On multiplie les deux membres de l’égalité par k.
Coefficient de la 1ère ligne - 1ère colonne : c1, 1  a1, 1b1, 1  a1, 2 b2, 1 (1ère ligne fois 1ère colonne) · Le produit d’une matrice de format  n, p  par une matrice de format  q, r  dans cet ordre n’est possible que
Coefficient de la 1 ère
ligne - 2 colonne : c1, 2  a1, 1b1, 2  a1, 2b2, 2
e
(1ère ligne fois 2e colonne) si p  q . On obtient alors une matrice de format  n, q  .
Coefficient de la 2e ligne - 1ère colonne : c2, 1  a2,1b1,1  a2, 2 b2,1 (2e ligne fois 1ère colonne)
Coefficient de la 2e ligne - 2e colonne : c2, 2  a2, 1b1, 2  a2, 2 b2, 2 (2e ligne fois 2e colonne) On retiendra sous forme symbolique qu’un produit du type «  n, p    q, r  » n’est possible que si p  q .
Par voie de conséquence, un produit du type «  n, p    q, r  » avec p  q est impossible.
Les coefficients sont des sommes de produits.
· Soit A une matrice de format (n, p) et B une matrice de format (q, m).
3°) Une disposition pratique sur un exemple Les produits AB et BA existent si et seulement si p  q et n  m .
Dans ce cas, AB est une matrice carrée de taille n et BA est une matrice carrée de taille p.
5 0 3 
 0 4  2   Cas de matrices carrées :
A   B  1 4  7
 1 3 0  1
 7 2 
· Il est important de retenir que si A et B sont deux matrices carrées d’ordre n, alors les produits AB et BA sont
possibles et donnent des matrices carrée d’ordre n). En général, ces deux produits sont différents.
Effectuer le produit AB.

La matrice A a pour format (2 ; 3). · Lorsque AB  BA , on dit que A et B commutent (pour la multiplication des matrices).
La matrice B a pour format (3 ; 3).
5°) Propriétés
Le nombre de colonnes de A est égal au nombre de lignes de B. Il est donc possible de calculer le produit AB.
La matrice AB a pour format (2 ; 3).
A, B et C sont trois matrices permettant les calculs indiqués et k est un réel. On a :
On peut noter au brouillon sous forme symbolique «  2, 3   3, 3    2, 3  ».
Cela fait un peu une relation de Chasles. · A  BC    AB  C  ABC
On peut adopter la disposition suivante pour effectuer les calculs au brouillon (disposition pratique au brouillon
· A  B  C   AB  AC
uniquement).
·  A  B  C  AC  BC
5 3 
0
·  kA  B  k  AB   A  kB   kAB
 
1 4  7
1 2 
 7
 0 4  2  2 2  32  Commentaires :
   
 1 3 0    2 12  24 
La propriété correspondant à l’égalité A  BC    AB  C  ABC s’appelle l’associativité de la multiplication
Pour obtenir le coefficient sur la 1 ère
ligne et dans la 1 ère
colonne, on calcule : 0  5  4  1    2  1  2 . matricielle.

On notera que dans notre exemple, les formats des matrices A et B ne permettent pas de calculer le produit BA. La propriété correspondant à l’égalité A  B  C   AB  AC et  A  B  C  AC  BC s’appelle la distributivité
de la multiplication à gauche ou à droite sur l’addition.
Exemple très important :
Conséquence :
 a b  x   ax  by 
     
 c d  y   cx  dy  A et B sont deux matrices telles que le nombre de lignes de B soit égal au nombre de colonnes de A.
 et  sont deux réels.
On a :  A   B      AB .
4°) Remarques

· AB n’est défini que si le nombre de colonnes de A est égal au nombre de lignes de B.

· La règle concernant les dimensions peut être schématisée de la façon suivante :


 n, p    p , q    n, q 
6°) Remarques  A et B sont des matrices carrées d’ordre n.
· Si A est une matrice carrée, la matrice A A est notée A 2 , A A A est notée A 3 ...  A  B
2
  A  B    A  B   A  A  A  B  B  A  B  B  A 2  AB  BA  B2
On a A  A  A  A  A .
3 2 2

On notera que les matrices A et A 2 commutent. De manière générale, pour tout couple  k ; l  d’entiers Si AB  BA ,  A  B   A 2  2AB  B2 .
2

l k
naturels, on a A  A  A  A  A
k l l k
.
 A et B sont des matrices carrées d’ordre n.
· En général AB  BA (la multiplication n’est pas commutative).
 A  B    A  B   A 2  AB  BA  B2
7°) Propriété fondamentale du produit d’une matrice par la matrice identité (démonstration facile)

Propriété : Si AB  BA ,  A  B    A  B   A 2  B2 .

A est une matrice carrée d’ordre n et I n la matrice identité d’ordre n. La propriété de distributivité permet de factoriser des expressions matricielles.
On a : A  I n  I n  A  A .
Exemples de factorisation :

Vocabulaire :  A, B, C sont des matrices carrées d’ordre n.


On dit que la matrice I n est élément neutre à gauche et à droite pour la multiplication des matrices. AB  AC  A  B  C 
AC  BC   A  B  C
On notera l’analogie avec le nombre 1 dans l’ensemble des réels.
Attention si l’on factorise « par la gauche » ou « par la droite ».
Généralisation :
L’expression AB  CA n’est pas factorisable.
· Si X est une matrice avec n lignes, alors I n X  X .
 A et B sont des matrices carrées d’ordre n.
· Si X est une matrice avec n colonnes, alors XI n  X .
· Factorisation de A  AB :
8°) Utilisation des propriétés
A  AB  AI n  AB  A  I n  B  (l’étape « AI n  AB » permet d’effectuer la factorisation)
La propriété A  BC    AB  C  ABC permet de faire le produit de 3 matrices (avec les conditions correctes
sur les formats).
Pour effectuer le produit de 3 matrices, on commence par faire le produit de deux matrices puis on multiplie le Attention, pour pouvoir factoriser le membre de gauche, on écrit bien AI n et non I n A .
résultat par la dernière matrice. Il y a vraiment un ordre.

La propriété de distributivité permet de développer des expressions matricielles.

Exemples de développements : identités remarquables · Factorisation de A  A 2 :

 A et B sont des matrices carrées d’ordre n. A  A 2  A  I n  A  A  A  In  A  (factorisation de l’expression par A à gauche)

 A  B   A  B    A  B   A  A  A  B  B  A  B  B  A 2  AB  BA  B2
2
A  A 2  In  A  A  A   In  A  A (factorisation de l’expression par A à droite)

Si AB  BA ,  A  B    A  B    A  B   A 2  2AB  B2 .
2
Il s’agit d’exemples fondamentaux.

 A  B   A  B    A  B   A  A  A  B  B  A  B  B  A 2  AB  BA  B2
2

Si AB  BA ,  A  B   A 2  2AB  B2 ;
2
9°) Produit par la matrice nulle 2°) Remarques

Définition [matrice nulle, rappel] : · Nous admettrons cette année sans démonstration que la condition " AB  I n " est équivalente à la condition
" BA  I n ".
(De façon générale, on n’a pas AB  BA .)
On appelle matrice nulle une matrice rectangulaire dont tous les coefficients sont nuls.
Le 26-11-2021

Propriété : On démontre que AB  I n Þ BA  I n .

· Soit A une matrice de format  n, p  et B la matrice nulle de format  p, q  . · Si la matrice B est l’inverse de la matrice A, alors la matrice A est l’inverse de la matrice B.
La matrice AB est la matrice nulle de format  n, q  .
On dit que les matrices A et B sont inverses l’une de l’autre.

· Soit A une matrice de format  n, p  et B la matrice nulle de format  q, n  . · On a : AA – 1  A – 1A  I n .


La matrice BA est la matrice nulle de format  q, p  . · Une matrice carrée n’admet pas forcément d’inverse. Dans ce cas, on dit qu’elle n’est pas inversible.
Il existe des matrices carrées non inversibles.
On retiendra la propriété :
· Si une matrice est inversible, alors l’inverse est unique.
Le produit à gauche ou à droite par la matrice nulle est la matrice nulle.
· La matrice I n est inversible et I n  1  I n .
La matrice nulle est un élément absorbant à gauche et à droite pour la multiplication.
3°) Exemple
Attention, dans l’ensemble des matrices, AB  0 n’entraîne pas A  0 ou B  0 .
4 7  2  7
On pose A    et B   .
 1 2  1 4 
V. Inverse d’une matrice carrée Démontrer que A et B sont inverses l’une de l’autre.

Rappel de définition :
On calcule le produit AB.

On dit que deux réels x et y sont inverses l’un de l’autre pour exprimer que xy  1 .  1 0
AB     I2
 0 1
On dit que deux réels sont inverses l’un de l’autre pour exprimer que leur produit est égal à 1. On calcule le produit BA.
Tous les réels ont un inverse sauf 0 (0 n’a pas d’inverse).
1 0
BA     I2
On va adapter cette définition aux matrices carrées d’ordre n où n est un entier naturel non nul.  0 1
Le nombre 1 est remplacé par la matrice identité I n d’ordre n. c’est-à-dire la matrice qui comporte des 1 sur la
diagonale et des 0 partout ailleurs. AB  BA  I 2 donc A est inversible et l’inverse de A est B.

1°) Définition On écrit : A  1  B (l’inverse de A est égale à B) ou B 1  A (l’inverse de B est égale à A).

On aurait pu se contenter de vérifier uniquement que AB  I 2 puisque l’on sait alors qu’automatiquement
A est une matrice carrée d’ordre n.
On dit que A est inversible s’il existe une matrice B carrée d’ordre n telle que AB  BA  I n où I n désigne BA  I 2 .
la matrice identité d’ordre n.
Dans ce cas, la matrice B est unique et s’appelle l’inverse de A. Attention, certaines matrices carrées ne possèdent pas d’inverse.
L’inverse de A est notée A – 1 .
Par exemple, la matrice carrée d’ordre n nulle ne possède pas d’inverse (démonstration par l’absurde très facile
à faire).
Une matrice qui admet un inverse est dite inversible.
Il existe des matrices carrées non nulles qui ne possèdent pas d’inverse, comme on va le voir dans le paragraphe 2e cas : det A  0
suivant.
 0 0
4°) Cas particulier : inverse d’une matrice carrée d’ordre 2 On a alors AB  0  I 2   .
 0 0
Propriété admise sans démonstration
Raisonnons par l’absurde et supposons que A soit inversible.
 0 0 0 0 0 0
On aurait alors B  A  1     ce qui donnerait a  b  c  d  0 et donc A   .
a b   0 0   0 0  0 0
On considère une matrice A    où a, b, c, d sont des réels quelconques.
c d  Or, la matrice nulle d’ordre 2 n’est pas inversible.
On aboutit donc à une contradiction.
a b
On pose : det A  ad  bc (déterminant de A). Ce déterminant s’écrit aussi . L’hypothèse de départ est donc fausse et, par conséquent, A n’est pas inversible.
c d
Exemples d’applications :
A est inversible si et seulement si det A  0 .
1  d  b  2 1
Dans ce cas, A  1   .  A   . La matrice A est-elle inversible ? Si oui, quel est son inverse ?
det A   c a    4 3

det A  10
Attention, le déterminant d’une matrice carrée d’ordre 3 peut être défini mais la formule est beaucoup plus 1  3  1
compliquée. Comme det A  0 , on en déduit que A est inversible et A  1   .
10  4 2 
On ne donne pas de formule pour l’inverse d’une matrice carrée d’ordre 3 en Terminale.

Démonstration :  9  3
 A  . La matrice A est-elle inversible ? Si oui, quel est son inverse ?
 6 2 

a b   d  b det A  0
Lemme : On pose A    et B   .
 c d   c a  On en déduit que A n’est pas inversible.
On a AB  BA   det A  I 2 .
5°) Égalité fondamentale

Soit n un entier naturel non nul.


 a b  d  b   ad  bc 0   1 0 1 0
AB    =    ad  bc      det A    =  det A  I 2
 c d   c a   0 ad  bc   0 1  0 1
A est une matrice carrée d’ordre n.
On suppose que A est inversible.
 d  b  a b   ad  bc 0   1 0 1 0
BA    =    ad  bc      det A    =  det A  I 2 On a AA – 1  I n et A – 1A  I n .
  c a  c d   0 ad  bc   0 1  0 1

Reprise de la démonstration : 6°) Équivalences fondamentales (1er groupe)

1er cas : det A  0 Soit n et p deux entiers naturels non nuls.

 AB   I2 d’où A  
1 1
On a AB   det A  I 2 donc B  I2 . A est une matrice carrée d’ordre n (donc de dimension n  n ) inversible.
det A  det A 
B et C sont des matrices de dimension n  p .
 1 
De même,  B  A  I2 . AB  AC Û B  C
 det A 
 1   1  1
On a donc A  B   B  A  I 2 ce qui permet d’affirmer que A est inversible et A  1  B.
 det A   det A  det A Il s’agit d’une simplification par A à gauche .
Démonstration : Propriété 2 :

Passage de gauche à droite : Énoncé :


On multiplie les deux membres de l’égalité par la matrice A  1 à gauche .
A est une matrice carrée d’ordre n (donc de dimension n  n ) inversible.
Passage de droite à gauche :
B et C sont des matrices de dimension p  n .
On multiplie les deux membres de l’égalité par la matrice A à gauche .
BA  C Û B  CA 1

A est une matrice carrée d’ordre n (donc de dimension n  n ) inversible.


B et C sont des matrices de dimension p  n . Démonstration :
BA  CA Û B  C
Passage de gauche à droite :
On multiplie les deux membres de l’égalité par la matrice A  1 à droite .
Il s’agit d’une simplification par A à droite .
Passage de droite à gauche :
Démonstration : On multiplie les deux membres de l’égalité par la matrice A à droite .

Passage de gauche à droite : 8°) Propriété (inverse d’un produit)


On multiplie les deux membres de l’égalité par la matrice A  1 à droite .
Soit n un entier naturel non nul.
Passage de droite à gauche :
On multiplie les deux membres de l’égalité par la matrice A à droite . Énoncé :

7°) Équivalences fondamentales (2e groupe) Soit A et B deux matrices carrées de taille n.
Si A et B sont inversibles, alors la matrice AB est inversible et  AB   B 1A  1 .
1

Soit n et p deux entiers naturels non nuls.

Propriété 1 : Démonstration :

Énoncé :
 
On a AB B 1A  1  AI n A  1  AA  1  I n .

A est une matrice carrée d’ordre n (donc de dimension n  n ) inversible.


B et C sont des matrices de dimension n  p .
 
On a B 1A  1 AB  B 1A  1AB  B 1I n B  B 1B  In .

AB  C Û B  A  1C
Les deux égalités montent que la matrice AB est inversible et  AB   B 1A  1 .
1

Démonstration : 9°) Inverse d’une matrice diagonale

Passage de gauche à droite : Voir chapitre sur les puissances de matrices.


On multiplie les deux membres de l’égalité par la matrice A  1 à gauche .
VI. Utilisation de la calculatrice (modèle TI-83 Premium CE)
Passage de droite à gauche :
On multiplie les deux membres de l’égalité par la matrice A à gauche . 1°) Quelques généralités

La calculatrice permet d’effectuer des opérations sur les matrices.

Elle fournit notamment l’inverse d’une matrice carrée inversible.

Attention, tout ce qui suit ne fonctionne que pour des matrices à coefficients réels.
2°) Différents moyens de rentrer une matrice et d’effectuer des calculs 3°) Une précision pour les matrices à coefficients entiers

· 1er moyen Pour une matrice carrée inversible dont tous les coefficients sont des entiers relatifs, les coefficients de la
matrice inverse sont des nombres rationnels.
alpha fenêtre choix « MATR » Pour obtenir les coefficients sous forme de fractions, on taper sur la touche math puis MATH 1 : Frac.

On entre les coefficients un par un. Une autre méthode consiste à multiplier la matrice obtenue par le déterminant de la matrice que l’on peut
également obtenir avec la calculatrice.
· 2e moyen
4°) Calculatrice Numworks
On appuie sur la touche matrice .
On peut effectuer la division de deux matrices carrées. Ce n’est cependant pas une opération autorisée pour les
matrices. Il s’agit en fait d’une multiplication par l’inverse.
Pour rentrer les coefficients, aller dans ÉDIT.
VII. Une application en géométrie
1 : [A] 11
1°) Expression analytique du produit scalaire de deux vecteurs du plan
On appuie ensuite sur entrer .
 
À l’écran, on a alors MATRICE[A] 11 On munit l’ensemble des vecteurs du plan d’une base orthonormée i, j .
 
 
On rentre le format de la matrice en changeant les chiffres 1. u  x ; y  et v  x ' ; y '  sont deux vecteurs quelconques.

Par exemple, si la matrice A est une matrice carrée d’ordre 3, on tape 3  3.  


u  v  xx'  yy'
On appuie ensuite sur entrer .
   x' 
Ensuite, on rentre les coefficients un par un. Attention à utiliser le petit – (celui qui est entre parenthèses). On peut écrire u  v   x y  .
 y' 
Une fois les coefficients rentrés, faire 2nde mode . Il s’agit d’une matrice 1 ´ 1 que l’ont peut assimiler à un réel.

On appuie ensuite sur la touche matrice . 2°) Expression analytique du produit scalaire de deux vecteurs de l’espace

Sélectionner NOMS et le nom de la matrice sur laquelle on désire faire des calculs.   
On peut calculer les puissances de la matrice.  

On munit l’ensemble des vecteurs de l’espace d’une base orthonormée i, j , k . 
u  x ; y ; z  et v  x ' ; y ' ; z ' sont deux vecteurs quelconques.
Pour calculer l’inverse (lorsque la matrice est carrée et inversible), taper matrice 1 entrer [A] x 1  inverse  
u  v  xx'  yy'  zz'
· 3e moyen (pratique pour des programmes avec des matrices)

 x' 
´    
2nde [ On peut écrire u  v   x y z   y'  .
 z' 
 
2nde ´  a, b [
Il s’agit d’une matrice 1 ´ 1 que l’ont peut assimiler à un réel.

2nde –  a, b  VIII. Matrices en Python


On rentre une deuxième ligne de la même manière  a, b c, d  .
On utilise la bibliothèque numpy.

Matrice ligne :  a , b  Représentation par un tableau numpy (type np.array)

Matrice colonne :  a  b


Le type array du module numpy permet une représentation de tableaux à plusieurs dimensions.
Tous les éléments du tableau sont du même type (tableau homogène).
Exemple : IX. Complément : formules donnant les coefficients pour les opérations

1 2  1°) Somme et différence de deux matrices


On écrit A   .
3 4 A et B sont deux matrices de format (n, p), n et p étant deux entiers naturels non nuls.
On va créer la fonction puissance(n) qui prend pour argument un entier naturel n  1 et qui renvoie en
sortie A n . On pose C  A  B et D  A  B .

On utilisera un calcul itératif de A n . Pour tout couple  i, j  d’entiers naturels tels que 1  i  n et 1  j  p , on note :
ai , j le coefficient de A situé sur la ligne i et dans la colonne j ;
from numpy import matrix bi , j le coefficient de B situé sur la ligne i et dans la colonne j ;
ci , j le coefficient de B situé sur la ligne i et dans la colonne j.
A=matrix([[1, 2],[3, 4]])

def puissance(n): On a ci , j  ai , j  bi , j et d i , j  ai , j  bi , j .
B=A
for k in range(1,n): 2°) Produit d’une matrice par un réel
B=B*A
return B A est une matrice de format (n, p), n et p étant deux entiers naturels non nuls.
k est un réel.
On pose B  kA .

Programme issu d’un DM Pour tout couple  i, j  d’entiers naturels tels que 1 i  n et 1 j  p , on note :
ai , j le coefficient de A situé sur la ligne i et dans la colonne j ;
from numpy import matrix,dot bi , j le coefficient de B situé sur la ligne i et dans la colonne j.

A=matrix([[1, 2],[3, 4]]) On a bi , j  kai , j .


def seuil(M):
k=1 3°) Produit de deux matrices
B=A
A et B sont deux matrices de formats (n, p) et (p, q), n, p, q étant deux entiers naturels non nuls.
while B.sum()<M:
B=A*B
On pose C  A  B .
k+=1
return k
Pour tout couple  i, j  d’entiers naturels tels que 1  i  n et 1  j  p , on note :
ai , j le coefficient de A situé sur la ligne i et dans la colonne j.
On utilise la bibliothèque numpy. Pour tout couple  i, j  d’entiers naturels tels que 1 i  p et 1 j  q , on note :
bi , j le coefficient de B situé sur la ligne i et dans la colonne j.
· On peut utiliser matrix (uniquement s’il s’agit de matrices carrées d’ordre 2) ou array (valable quelles que
soient les dimensions de la matrice). Pour tout couple  i, j  d’entiers naturels tels que 1 i  n et 1  j  q , on note :
ci , j le coefficient de B situé sur la ligne i et dans la colonne j.
· Avec matrix, le produit de deux matrices s’obtient avec l’opérateur *.
kp


On écrit l’instruction B=A*B ou B=B*A.
On a ci , j  ai , k bk , j .
Avec array, le produit de deux matrices s’obtient avec la fonction dot. k 1
On écrit donc l’instruction B=dot(A,B) ou B=dot(B,A).
On rappelle que p = nombre de colonnes de A = nombre de lignes de B.
4°) Combinaison linéaire de deux matrices On retiendra que la somme, la différence, le produit de deux matrices diagonales sont des matrices diagonales.

A et B sont deux matrices de format (n, p), n et p étant deux entiers naturels non nuls. 2°) Cas des matrices diagonales d’ordre 3
 et  sont deux réels.
On a les mêmes résultats.
On pose C  A  B .
Pour tout couple  i, j  d’entiers naturels tels que 1 i  n et 1 j  p , on note : 3°) Cas des matrices diagonales d’ordre quelconque

ai , j le coefficient de A situé sur la ligne i et dans la colonne j ; Le produit d’une matrice diagonale par un réel est une matrice diagonale.
bi , j le coefficient de B situé sur la ligne i et dans la colonne j ; La somme, la différence, le produit de deux matrices diagonales sont des matrices diagonales.
ci , j le coefficient de B situé sur la ligne i et dans la colonne j.
On retiendra la technique pour effectuer le produit de deux matrices diagonales (propriété de calcul très
importante).
On a ci , j  ai , j   bi , j .

X. Matrices diagonales Appendice : formule du binôme de Newton

On a déjà avait déjà parlé des matrices diagonales. Voir chapitre sur les puissances de matrices

1°) Cas des matrices diagonales d’ordre 2

Exemple :

2 0   3 0
On considère les matrices A    et B   .
 0  1   0 5

On a :

 2 0   3 0  3  2 0  5 0
AB    
 0  1   0 5   0  1  5  0 4 Appendice : formule du binôme de Newton

 2 0   3 0  3  2 0  1 0 
AB    
 0  1  0 5   0  1 5  0  6 

 2 0  3 0   3  2 0  6 0 
AB    

 0  1  0 5   0   1  5  
 0  5

Cas général :

 a 0 c 0
On considère deux matrices A    et B    où a, b, c, d sont des réels ou des complexes.
 0 b  0 d 
On a :
a c 0 
AB 
 0 bd 

ac 0 
AB 
 0 bd

 ac 0 
AB   
 0 bd 
Récapitulatif (fait en octobre 2020 Terminale maths experts)
3 opérations
Addition Multiplication par un réel Multiplication de deux matrices
¯ ¯
Attention, pas de multiplication coefficient par coefficient
addition coefficient par coefficient On multiplie chacun des coefficients de
la matrice par ce réel.
condition : matrices de même format 5 0 3 
 0 4  2  
A  B  1 4  7 résultat AB
1 3 0  1 2 
 7
format 2  3 format 3  3 2 3

opération possible si les deux nombres sont égaux

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