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Département des Sciences Chimiques

TRAVEAUX PRATIQUES

Prof. Mohamed WAQIF & Ahmed BELFKIRA


FSTG - Marrakech
THERMODYNAMIQUE

Licence des Sciences et Techniques


« Physico-Chimie des Matériaux »
Filière d’Ingénierie
Génie des Matériaux & Procédés

Responsable : L. SAADI
M. WAQIF

Année Universitaire 2021-2022

1
TABLE DE MATIERE

Manipulation 1

ETUDE DES EQUILIBRES ENTRE PHASE LIQUIDE


SYSTEMES TERNAIRES

Manipulation 2

GRANDEURS MOLAIRES PARTIELLES

CAS DU VOLUME DANS UNE SOLUTION BINAIRE

2
RECOMMANDATIONS IMPORTANTES

Pour votre sécurité et celle des autres et pour la bonne marche des T.P. observez les
consignes données à ce sujet :
Pendant la séance :
- Réfléchissez avant d'agir
- Portez une blouse
- Il est interdit de fumer ou de manger dans une salle de travaux pratiques.
- un silence relatif est exigé.
- Manipulez avec délicatesse en respectant les consignes relatives à chaque manipulation.
- Ne manipulez pas les produits inflammables à proximité d'une flamme ou d'un solide
incandescent.
- Ne jetez jamais les produits insolubles dans les éviers.
- Des flacons de récupération de produits chimiques sont mis à votre disposition.
- Il est interdit de déplacer le matériel et les flacons de produits chimiques d'une paillasse à
une autre.
Avant de quitter la salle de T.P :
- Laissez la paillasse ainsi que la verrerie en parfaite état de propreté.
- Rangez le matériel.
- Fermez les robinets d'eau et de gaz.
En outre :
- Il est indispensable de préparer la manipulation que vous aurez à effectuer avant de
venir en salle de T.P.
- La façon de travailler est très importante et une note sera attribuée à chaque étudiant.
- Toute absence non justifiée sera sanctionnée.

CONSEILS POUR LA REDACTION DES COMPTE - RENDUS

Une très grande importance est attachée au compte-rendu et à sa présentation. Sans qu'il soit
une copie du polycopié ; il doit être aussi clair que possible et comprendre les rubriques suivantes :
- But de la manipulation
- Exposé de la théorie : Il s'agit d'exposer à la fois la théorie nécessaire à la compréhension
au principe de la mesure et celle nécessaire à l'interprétation des résultats obtenus.
- Résumé du mode opératoire : il faut donner brièvement les indications nécessaires qui
dérivent la méthode utilisée (parfois un schéma clair vaut mieux qu'un long discours).
- Résultats des mesures : Il est préférables que les résultats soient donnés sous forme de
tableaux et de courbes.
* Les différentes colonnes des tableaux doivent porter les indications adéquates pour que la
signification des nombres soit claire. Les graphiques servent à mettre en évidence les relations qui
existent entre les variables. Les points expérimentaux doivent être mis en évidence que le
graphique (entourés d'un cercle ou représentés par une croix).
Il faut choisir une échelle simple qui donne une courbe occupant la plus grande partie du
graphique.
* Les calculs doivent être exposés clairement et les résultats demandés mis en évidence.
* Quand cela est possibles, l'erreur estimée sur le résultat devra être donnée.
- Interprétation des résultats
- Conclusion :

3
* Discuter de la précision des mesures, des résultats, des causes d'erreurs de manipulation et
des difficultés rencontrées.
* Suggérer des améliorations possibles.

4
Manipulation 1

ETUDE DES EQUILIBRES ENTRE PHASE LIQUIDE


SYSTEMES TERNAIRES

I. GENERALITE ET BUT DE LA MANIPULATION

1°) Représentations graphiques dans le cas des systèmes ternaires


La composition d'un mélange de trois constituants A, B et C peut être définie soit par les
concentrations, soit par les titres (molaires ou massiques) de chacun des constituants. On choisira
pour l'étude qui suit, les titres massiques que l'on exprimera par le nombre de grammes de l'un des
constituant dans 100 g du mélange.
Si le titre en deux des constituants est fixé, le titre du troisième l'est aussi : pour représenter
la composition d'un mélange ternaire, il suffit donc d'un système de deux axes. On conviendra
d'utiliser deux axes faisant entre eux un angle de 60 °, les coordonnées d'un point étant définie par
la distance de ce point à chacun des axes, il en résulte que tout mélange réel (homogène ou non) est
représenté par un point situé à l'intérieur d'un triangle équilatérale de hauteur 100 (fig.1)
Théorème : la somme des trois perpendiculaire abaissées d'un point quelconques intérieur au
triangle équilatéral sur les trois côté est égale à la hauteur de ce triangle équilatérale (fig. 2)
N.B : pour avoir la composition en gramme pour 100 g, il suffit de prendre la hauteur égale à 100.

2°) Phénomène de démixtion


Soit le système particulier constitué par les trois liquides : eau - chloroforme - acide
acétique. L'eau et le chloroforme ne sont pas miscibles, le mélange des deux donne deux phases.
Ajoutons à un mélange eau - chloroforme de composition connue de l'acide. L'acide étant soluble à
la fois dans l'eau et dans le chloroforme, va se partager entre les deux couches, mais en plus ce
troisième constituant provoque la miscibilité partielle du mélange eau - chloroforme. En ajoutant
ainsi peu à peu de l'acide acétique, il arrivera que mélange ainsi réalisé ne constitue qu'une phase
vapeur.
Si on réalise la même opération pour toute une séries de mélanges eau - chloroforme de
composition différente et que l'on représente sur le graphique pour chaque mélange la composition
349
7100
[1
1]d
à partir 2gs126de Ct
172
5500
3860
3340
3460
7180 dL
38806 0quelle
la 41
[42240
3880
1100
2880
2780
Ct 7100
5396I 2880 40
2on
1980
5460
3460
2880
3300
4520
7020 2180
Ct80 gr2580
20
3880]
3920]
2880]
2580]
3860]
2780]
2240]
observe 2end Ar
20DSt chemdict
7100
plus [6qu'une
980
I 4520 begin
7100 2240
seule SP
2160 DSt
phase, 2 Ar gron gs/bs[[1 bW 1sl3840
obtient [3une I 3460 1100
courbe 2880
1980 régulière DSt
3860] gr indiquant
[0 I 1980 3860 DSt [1
la limite
%w
userdict/chemdict
L/gr/grestore
L/tr/transform
xl
lpp
SA
RA}{6
-1
st}b/OrA{py
-8
py
np
gs
oefill
a5cp
wy
0dp
6xIn02-2
cw
1py
g-1
bW
dp/cY
dpp8sc
cm
fill de
ChemDraw
CopyRight
0pp}{sqrt
pA
-1
m2
gr
oix
21dv
pDA}{cw
rl-9.6
2lt{1
-2
180
pmv
m
ssc
-1
px
cm miscibilité
oexec}{al
2a}b/PT{8
0sm
gr}{pp}{gs
dp
dv
s{dp
mgmv
HA}{dL
odv
dp
rO
-.6
xsc
py
12
exec
-1
WI
0sm
b2
xl
CA
neg
st
lp
np
0mv
wF
LB
npy
p1.2
sc
p7bd
gr
-9.6
at
neg
a}{ex
epst
1mv
L/gs/gsave
5px
OA}{1
larcn
-1
1986,
clip}b/Ct{bs
L/xl/translate
pnneg}if/py
2Laser
aL
gs
lnp
0cp
mpp
mv
mpgr
OB 0s8ltotale
st}b/HA{lW
ex
lpm
oat
r16.8
10mv
2.25
px
wy
145
sl
1gs
90
filllp
12
ac
st}{0
py
ncounttomark{bs
ro
np
n/ex
bW
sg
eaR
3.375
ix
11987,
py
Prep
dp
0.3
0.6
bd
ac
wx
ro
gr
87OB/bL
-1
px
cv
dict
sc
rad
SA
fill
1aL
0-1
p0DLB
m1 de mélange
xnend}b/Db{bs{dp
sc
L/ie/ifelse
eq{DD}{DS}ie
x1-9.6
01.2
dp
at
py
8lpy
ne{bW
ey
pgr
0DA}{dL
rput
SA
m
dp
sc
pCambridge
bd
px
-1
120
mt
rot
sL/S{sf
m
l}for
rad
mrO
pcm
mv
n/ey
2180
xe021.6
m/w
-1
01pchemdict
DA}{cw
b1
ro
lpy
gdv
5bW
0CA
lt{-1
ac
-.6
180
0p-1
0sm
bs
-1
12
tr/dy
st
a}ie}b/WW{gs
a}ie}b/BW{wD
aA
2x0dp
lpy
-8
px geau
8xL/ix/index
sc
m}b/dA{[3
2.2
cp
dv}{bd}ie
0rot
dx
eOA}{1
rpgr}{gs
py
1.5
st}{Asc
60np
s1m
dv
24.6
ne{bW
p3py
DLB
-1
cm
360
Scientific
16
x/dx
180
n/dx
sc
gplp
2l-1 -sm chloroforme
abegin/version
SA
05neg
px
mv
gs
r4sqrt
50ac
neg}if/px
m
type[]type
r-4.8
sarc
gi
-1
12
1DA}{dL
gs
pxsopy
-1
0180
sl
e0.6
LB
2ac
st}{0
3mv
0dp
al
L/l/lineto
CB
dy
rO
rpy
gs
50.5
OB
0wF
sc
2.25
25.8
pdv/bd
S]}b/dL{dA
1lW
2pp
16
-1
Computing,
2.2
6cw
gs
rev{neg}if
ln/dy
1rac
w
lp
90
eq{DB}{DS}ie
wD
CB
px
sg
begin
-1
m
e1ro2sg
0rO
0.5
x2py
SA
px
cv
-2
psdv
CA
sc
eq{dp
cX
dv
r16
cW
1fill
0x}if
np[{py
m
124
begin
xfill
elspdv
-1.6
lp
SA dans
0pL/mt/matrix
np
sg
cm
neg
setgray
DA}{cw
0lx
wy
dp
arc
1ne
bs
OA}{1
gr
mv
def/b{bind
0lagr
ac
0rlineto
np
1cp
fill
ly
bW
1DA}{2.25
0sm
cm
poe27
0egs
wx
bs
ac
cm l'acide
sc}b/Ov{OrA
px
dp
0Inc.
orO
pg/wb
0lcm
cY
mv
16
gsc
gr
py
w
st
n01.6
cm
lsm
e02clippath
lp
0at
sm
WI
ac
neg
gs
pdiv
ne{bW
gne
-1
sm
gr}b/OB{/bS
cp
p21eq{gs
3px
5mt
spp}{2
sm
lst}{Asc
27
2xmv
m
0st
lW
cm acétique.
L/mv/moveto
m
sc
or{4
10pfill}b/SA{aF
def}bind
edup
st}{px
4bs
py
0pro
w
epgr
4.8
lst
st}]e
sl
neg
SA
270
gi
bL
0lm
sm
cp
pmv
edp
tr
fill
rO
p0gr
1.5
ZLB
2py
2al
14lg/bb
25.8
put
lwy
fill
OA}{1.5
bd
0dv/bd
ecp
AA}{1
st
S
r1gi
cpt
rad
pp
0ac
px
gs
39
lW
rO
pxl}{xl
SA
40.4
lt{pp
ggr
setgray
40cm
end
al
gs
a/py Cette
def/L{load
ap
px
1-1
xo0cv
es1xw
m
setdash}d/cR
ac
2np
pp
DA}{270
r}if
at
gwb
opx
sc
0.5
eq{dL}if
x}if
mv courbe
3sm}b/CB{np[{[{CS}{CS}
-1
py
dv
L/m/mul
p8m
gr}b/In{px
dv
cp
exec
xl
2ro}ie}b/AA{np
x-1
-0.4
ix
DT}]o
pp
0l24.6
py
sc
lW
4SA
pp
px
sg
S}if/lp
awx
1rad
4round
st}{1.0
Bd
031sc
g/cX
lW
pp}ifelse
ZLB
0-1
lp
1ix
gr}ie}b/Cr{0
-0.4
fill
pp
0m/aL
OA}{1
180
a/px
p9.6
w
gr}b/wD
0nH
def}b/d/def
ac
rrO
xl
-2
06ap
L/n/neg
o/cX
CA
gr
3360
n2xgs
xpx
sc p1est
g4321.6
AA}{1
dv
Ac}{0.5
ac
-112
xoldx
wb
cm
lp
ggi
-1
e1DA}{180
LB
ls{nH
gs
py
oaL
arc
rpx
p1exec}b/CS{
w
xSA
0nd/wF
ne{py
sg
al
rs/wx
lt{e}if
sm
59.6
mv
1dp/cY
cX
pe18
2s1gs
20L/np/new
cm
pp
rad
g/cY
fill
SnOA}{1
3dv
mv
aR
m
0-1
st}{0
dv
16.8
360
L/a/add
rO
dict
1cY
Ac}{1
0dv
1DS
1.5
x0sm
0gr
w
dy
px
sc
sg
0srpp
dp
xs/w
rO
rad
dp
xl
em
CA
npnp
d/W
cm
0d/
12
gs
gr
cv
bb
fi
solp
0scbpan
appelé courbe binodale. Tout mélange représenté par un point situé dans l'aire délimitée par la
binodale et la base du triangle, se séparera en deux couches et tout mélange représenté par un pont
extérieur à cette aire formera seulement une couche liquide (Fig. 3).
Acide
oc

c ob 100
b M
oa

Chloroforme Eau
a

5
oa : teneur en acide
ob : teneur en eau
oc : teneur en chloroforme

Figure I

Acide
c

b
M
a

Chloroforme Eau
a : teneur en acide
b : teneur en eau
c : teneur en chloroforme

Figure II

Acide

une phase
Courbe binodale

Ligne de conjugaison
deux phases
Chloroforme Eau

Figure III

3°) But de la manipulation


Le but de la manipulation est de tracer la courbe binodale du système eau - chloroforme -
acide acétique, d'appliquer la règle des phases au divers mélange et de vérifier les théorèmes des
points alignés et des moments chimiques après les avoir démontrés.

II - COURBES BINODALES

Les opération à effectuer sont résumées dans le tableau suivant :

Echantillons 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Acide (cm3) 0 5 10 20 30 25 25 20 15 0

6
Chloroforme (cm3) 5 10 10 10 10
Eau (cm 3) 25 30 30 50 50

Selon le tableau, on part d'abord de mélanges chloroforme + acide dans les proportions
indiqués et on ajoute à la burette x cm3 d'eau de façon à obtenir un trouble persistant après une
agitation et traduisant l'apparition d'une deuxième phase.
Puis on part de mélange acide + eau dans les propositions indiquées et on ajoute à la burette
3
x cm de chloroforme de façon à obtenir de même une louche persistant.
Nota = Opérer avec précaution pour les échantillons 1, 9 et 10 car il faut une très faible quantité de
x pour avoir le louche. Le trouble pour les mélanges 9 et 10 se traduit par l'apparition de
gouttelettes non miscibles qui tombent au fond.
La connaissance de la densité d'une part, et du volume de chaque constituant d'autre part,
permet de calculer simplement les titres massiques de chaque mélange. En portant sur le
diagramme triangulaire les points expérimentaux correspondant au titre de chaque mélange, on
obtient la courbe binodale

III - LIGNES DE CONJUGAISON.

Lorsque l'on a deux phases en équilibre, leurs compositions ne sont pas indépendantes
(règle de phases) si bien que sur la courbe binodale chaque point est conjugué d'un autre et la droite
qui les joint s'appelle ligne de conjugaison (d'ou le nom de la courbe binodale).
On préparera le mélange a (voir tableau ci-après) des trois constituants dont la composition
correspond à des points situés en dessous de la courbe binodale et donnant naissance à deux phases
dont on déterminera la composition de la manière suivante :
- les deux phases de chaque échantillon sont séparées à l'aide d'une ampoule à décanter.
- Chaque phase est placée dans une éprouvette graduée, on mesure son volume et par pesée,
on détermine sa masse. Il suffit alors de mesurer la quantité d'acide dans chaque phase pour
connaître sa composition. Pour ce faire, on fait des prises de 2 ml et on dose l'acidité par la soude
1N en présence de phénolphtaleine.

Echantillon (a) Pour chaque phase


Acide (cm3) 35 Phase 1 Phase 2
Chloroforme (cm3) 25 Volume = Volume =
Eau (cm 3) 25 masse = masse =

IV - COMPTE RENDU

1°) Remplir le tableau de calcul suivant :


Echan- Volume en cm3 Masse en g Masse % en poids
tillon Acide CHCl3 Eau Acide CHCl3 Eau Totale Acide CHCl3 Eau
1

10

2°) Représentation graphique des système ternaires


- Montrer que tout mélange réel est figuré par un point à l'intérieur du triangle équilatéral
- Que représente un sommet du triangle
un point figuratif se déplaçant sur un côté

7
un point parallèle à l'un des côté
Une hauteur.

3°) La règle des phases


a- Rappeler sa signification (on définira soigneusement les termes employés et les symboles
utilisées)
b- l'appliquer dans les cas suivants
* Système binaire comportant une seule phase
* Système binaire comportant deux phases
* Système ternaire comportant une seule phase
* Système ternaire comportant deux phases
c- Justifier ainsi les phénomène observés et la représentation envisagée
4°) Tracer la courbe binodale du système eau - acide - chloroforme, ainsi que la ligne de
conjugaison dans le cas du mélange (a).
5°) On convient de représenter par x et y les compositions massiques en deux des constituants X et
Y de divers mélanges ternaires homogène ou non. Soit M(x,y) le point représentatif du mélange M
contenant en tout m gramme pour l'ensemble de ses constituants, et à partir de M formons deux
mélanges M1 et M1. Soient M(x1, y1) et M2(x2, y2) les points représentatifs des mélanges M1 et
M2 contenant au total m1 et m2 grammes pour l'ensemble des constituants. Il existe une relation
très simple entre les titres x ou y de l'un des constituants dans chacun des mélanges et les masses de
ces derniers m, m1, m2. Quelle est cette relation ?
En déduire :
a - Que les points M, M1 et M2 sont alignés
b - le théorème des moments chimiques m1 M1M = m2 MM2
c - Vérifier les théorème des points alignés et des moments chimique dans le cas du
mélange a.

Données
Densité de l'acide acétique = 1,06
chloroforme = 1,498
eau =1

8
Manipulation 2

GRANDEURS MOLAIRES PARTIELLES

CAS DU VOLUME DANS UNE SOLUTION BINAIRE

I. INTRODUCTION

La valeur d'une propriété extensive dans un système homogène telle que le volume,
l'enthalpie, l'entropie ou l'enthalpie libre est déterminée par l'état du système et par la quantité de
substance en présence.
Si J représente une grandeur extensive elle peut s'écrire sous la forme
J = i(T, P, n1, n2,....., ni,.......)
ni représente le nombre de mole du constituant I du système
Par différentiation, il vient :
J J J
dJ = ( )
T P , n i
dT + ( )
P T , n i
dP +  (
 n
) dn i
i i P , T, nj

J
La dérivée partielle ( ) représente la grandeur molaire partielle du constituant i.
n i T , P, nj
C'est une grandeur intensive que l'on note : Ji.
Si on se place dans des conditions de température et de pression constantes la différentielle
se simplifie et s'écrit :
dJ = J1 d n 1 + J2 d n 2 +......Ji d n i +.....
soit pour une composition donnée :
J = J 1 n 1 + J 2 n 2 +.....+J i n i +.....
Une grandeur molaire partielle qui se prête bien à une détermination expérimentale au laboratoire
est la volume molaire partiel.

II. RAPPELS THEORIQUES

Considérant un système à deux constituants A et B non réagissants entre eux.


Lorsqu'on ajoute une mole du premier constituant sur un grand volume du deuxième
constituant pur, on constate que l'augmentation du volume est généralement différente du volume
molaire du premier constituant.
Exemple : le volume d'une mole d'eau est de 18 cm 3 . Lorsqu'on ajoute une mole d'eau sur
un vaste volume d'éthanol pur, la volume global n'augmente que de 14 cm 3 au lieu de 18 cm3. La
raison est que les molécules des espèces ne s'agglomèrent pas de la même manière dans le mélange.
La quantité 14 cm3 représente le "volume molaire partiel" de l'eau dans l'éthanol pur.
L'augmentation de volume observée due à l'ajout d'une quantité dnA est :
dV = VA (xA, xB ) dnA
où VA (xA, xB ) est le volume molaire partiel de A lorsque la composition de la solution est
définie par les fractions molaires xA et xB .
De même lorsqu'on ajoute dnB mole de B, l'augmentation globale devient :

9
dV = VA dnA + VB dnB 1
Les volumes molaires partiels permettent d'atteindre le volume total d'un mélange de
composition arbitraire (xA, xB) :
V = VA nA + VB nB 2
V est une fonction d'état qui dépend de la température, de la pression et des quantités des
espèces présentes; dV est donc une différentielle totale exacte qu'on peut écrire à T et P constantes :
dV = ( V )P, T, nB dnA+ ( V )P, T, nA dnB 3
nA nB
Les volumes molaires partiels sont des variables intensives définis en identifiant les
équations [1] et [3] par :
VA = ( V ) T, P, nB et VB = ( V ) T, P, nB 4
nA nB
D'après l'équation [2] on peut s'attendre à une variation du volume total due à une variation
de ni et de Vi . L'expression algébrique de la variation globale de V s'écrit :
dV = nAdVA + VAdnA+ nBdVB + VB dnB [5]
En identifiant les équations [1] et [5] à température et pression constantes, il s'avère :
nAdVA + nBdVB = 0
Cela veut dire que les volumes molaires partiels ne peuvent pas varier indépendamment les
uns des autres : l'augmentation du volumes molaires partiel d'un constituant s'accompagne
fidèlement de la diminution de celui de l'autre et vice versa.
Remarque : les définitions précédentes et leur interprétation peuvent être étendue à toute
grandeur extensive (H, S, G, .......etc).

III. PRINCIPE

La manière la plus simple de déterminer le volume molaire partiel d'un soluté serait de
porter la variation du volume de la solution correspondant à divers concentrations en soluté en
fonction de la molarité et de déterminer la pente (dV/dV i)P,T,nj.
Cette méthode ne sera pas retenue car nous ne pouvons pas déterminer la valeur du volume
de la solution avec précision convenable.
cette méthode ne sera pas retenue car nous ne pouvons pas déterminer la valeur de la
solution avec précision convenable.
Pour pallier cette difficulté, on aura recours aux volumes molaires apparents du soluté et du
solvant. Le volume de la solution s'écrira :
V = n1V°1 + n2  [6]
V°1 étant le volume molaire du solvant pur de masse volumique .
 étant le volume molaire apparent du soluté.
Il s'ensuit les relations suivantes :
0 0
* pour le solvant M =  V1  V1 = M/ [7]
V  n1V1
* pour le soluté  = [8]
n2

V 
On en déduit donc : V2 = ( )T, P, n2 =  + n2 ( ) T, P, n1 [9]
n1 n 2
V  n 2V 2 1 2 j
V1 = = [n1 V10 - n 2 ( ) T, P, n1]
n1 n1 n 2

10
La détermination de  permet donc d'atteindre les volumes molaires partiels du soluté et du
solvant.
En effet,  peut être calculé à partir de la masse volumique r de la solution. Si M1 et M2
représentent respectivement les masses molaires du solvant et du soluté on a d'après [8] :
1 nM n M
 = n [ 1 1 2 2 - n1 V1 ]
0

2 r
Si n2 = m = molarité, donc m représente le nombre de mole de soluté dans 1000 grammes de
solvant on aura d'aprés [6] :
1000 + mM2 = 1000 M1 + m 
 M1 0
Soit donc :
 = 1000 ( 1 - 1 ) + M2
m  0 
Ainsi la détermination expérimentale de la masse volumique de la solution  en fonction de
la molarité permet le calcul du volume molaire apparent du soluté  .
Pour calculer (  / n2 ) T, P, n1 , il faut construire un graphique de la variation du volume
molaire apparent  en fonction de m et en déterminer la pente. Dans le cas des électrolytes, on
admet que le volume molaire apparent croit linéairement avec la racine carrée de la molarité :
 = 0 + a m

où 0 est le volume molaire apparent à dilution infinie et a une constante.
Donc au lieu de déterminer (  / n2 ) T, P, n1 à partir d'un graphique de la variation de
 en fonction de m, on porte  en fonction de m et on obtient :
(  ) T, P, n1 = 1 (  ) T, P, n1 [10]
m 2m m
Les équations [9] s'écrivent :
V2 =  + m ( d )
dm
V1 = V°1 - m 1 2
(m . d )
1000 dm
ou encore
V2 =  0 + 3 ( m . d ) [11]
2 dm
V1 = V°1 - M1 ( m m . d )
1000 2 dm

IV. MANIPULATION

On se propose d'étudier les volumes molaires partiels d'un sel (chlorure de sodium et de
l'eau (solvant en fonction de la composition de la solution à 25°C et à la pression atmosphérique.

1°) Matériel et produits


* 4 pycnomètres d'environ 50 cm3.
* 3 fioles jaugées de 100 cm3 et une de 200 cm3.
* 4 bûchers,
* 1 bain thermorégulé.
* 1 Spatule
* un sel X (NaCl, KCl,.........R,P )

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2°) Préparation et remplissage des pycnomètres.
* Préparer 200 cm3 d'une solution trois fois molaire (3M) de NaCl ; la masse du sel doit
être connue avec précision.
* A partir de cette solution préparer des solutions 1,5M ; 0,75M, 0,3M et 0.15M
* Peser les pycnomètres vides et secs (W0).
* Remplir les pycnomètres de solution jusqu'au trait.
* Les boucher d'un coup sec à l'aide des bouchons rodés surmontés de capillaires : le
liquide doit alors se trouver dans la boule de garde au dessus du trait de repère (il ne doit
pas y avoir de bulles d'air ni dans le pycnomètre ni dans le capillaire).
* Les placer dans le bain thermostaté à 25°C.
* Ajuster le niveau du liquide des pycnomètres à l'aide du papier filtre, après
établissement de l'équilibre thermique dans le bain thermorégulé (environ 15
minutes ).
* Peser les pycnomètres après les avoir essuyés de l'extérieur (W s)
* Pour déterminer le volume exact des pycnomètres on se servira d'un liquide de masse
volumique connue, par exemple : eau, mercure...etc. Procéder de la même manière en
remplissant les pycnomètres avec de l'eau distillée (Ws).

Précautions à prendre :
1 - La masse volumique étant fonction de la température, il est indispensable de remplir les
pycnomètres à température constante . Pour cela on se servira du bain thermorégulé.
2 - Noter bien la densité de l'eau distillée correspondant à la température de la manipulation.

IV. RESULTATS.

* Etablir l'équation du volume molaire apparent en fonction de la molarité c.


* Présenter tous les résultats sous forme de tableau.
*Tracer  en fonction de m et en déduire la pente ainsi que
* Calculer V1 et V2 pour chaque solution et les tracer en fonction de m sur un même
papier millimétré.
* Quelle conclusion pouvez tirer de cette étude.

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