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INTRODUCTION GENERALE

La Gestion des Ressources Humaines est l’ensemble des activités permettant à une
organisation de disposer des ressources humaines à ses besoins en quantité et en
qualité. Ses principales activités sont le recrutement, la sélection, la gestion des
compétences, la rémunération, l’appréciation, la mobilité et la gestion des carrières,
la gestion du personnel, la formation et la négociation collective etc.

Ceux-ci afin d’ouvrir aux entreprises une main stable et satisfaisante. L’objectif
assigné par les dirigeants et les responsables opérationnels à la Gestion des Ressources
Humaines est souvent résumée dans la formule « Avoir les hommes qu’il faut, là où il
faut et les motiver » 1

Historiquement, la Gestion des Ressources Humaines est une discipline inconnue dans
les écoles classiques, ignorée dans les entreprises par les dirigeants. Connue sous le
nom de gestion du personnel, elle s’est progressivement développée pour devenir vers,
les années 1980, la Gestion des Ressources Humaines et elle est présente aujourd’hui
dans toutes les organisations depuis, les très petites entreprises, jusqu’à aux grandes
firmes multinationales. Elle englobe un ensemble croissant de domaines et de
missions. Elle est de plus en plus partagée entre les responsables hiérarchiques et les
services de ressources humaines.

Ainsi, l’importance d’une organisation est manifeste tant pour le travailleur que pour
l’employeur qui vise à permettre à l’employeur d’atteindre ses objectifs.

Pour notre part, nous avons choisi de porter notre étude sur « La gestion organisationnelle
d’une circonscription administrative au Tchad : cas de la sous-préfecture de Daboua

(province du Lac Tchad) », afin de répondre à la problématique suivante : Quels


rapports la sous-préfecture de Daboua entretient-elle avec les autres structures de la
sous-préfecture de Daboua ?

Le choix de ce thème s’inscrit aussi, dans une perspective de compléter nos


connaissances théoriques acquises au cours de notre formation à l’Institut Prive des

1
Jean Marie Peretti, Gestion des Ressources Humaines, Editions Dunod, Paris, 2012, page 7

1
- la fonction de comptabilité : inventaire, bilan ;

- la fonction administrative : prévoir, organiser, commander, coordonner. L’efficacité


de la fonction administrative dépend de l’application de certain nombre de principe.
Ces principes au nombre de 14, sont souples et susceptible de s’adapter à la condition
de l’entreprise de son activité et de son personnel. Les 14 principes sont :

-la division du travail : elle a pour conséquences la spécialisation des fonctions et la


séparation des pouvoir, elle permet aussi le développement des compétences et
l’amélioration des rendements ;

-l’autorité et la responsabilité : elle implique de prendre ses responsabilités notamment


en matière de sanction ;

-la discipline : le management est un rôle essentiel dans le maintien de l’ordre et de la


discipline ;

-l’unité de direction : qui est un facteur essentiel pour canalisé les efforts et rendre
cohérent les actions ;

-l’unicité de commandement : moyen efficace pour stabiliser une organisation ;

-la subordination de l’intérêt particulier à l’intérêt général ;

-rémunération du personnel ;

-La centralisation : les décisions et les planifications sont centraliser et prise par la
haute direction ;

-la hiérarchie : elle est constituée par des séries de dirigeant allant du sommet jusqu’au
agent inferieur ;

-l’ordre : il est à la fois moral et sociale ;

- l’équité : est la somme de la justice et la bienveillance ;

-la stabilité du personnel : synonyme de motivation, elle permet l’employé de bien


remplir ses fonctions ;

6
-l’initiative : est la possibilité de concevoir, d’exécuter et la liberté de proposer ;

- l’union du personnel : obtenu grâce à l’unité de commandement.

1.1.2.1.3. Bureaucratie wébérienne

M. Weber trace le chemin menant à la rationalisation des organisations, caractériser


par une logique obéissant au calcul, à la prévision, à l’évaluation et à la volante
d’efficacité. Il montre ainsi le pire des dominations légale est la domination par le
moyen de la direction administrative bureaucratique garante d’une utilisation efficace
des ressources organisationnelles. En effet Weber affirmait que l’existence des règles à
suivre bien définies et respecter à la lettre profiterais tant au nombre d’une
organisation qu’à ses clients. Ainsi il a contribué à l’élaboration des règles visant à
éliminer les sources d’inefficacité organisationnelle6. A cet égard, M. Weber propose
l’application des principes suivants :

-division du travail : le poste, les taches et les responsabilités de chacun doivent être
clairement définis ;

-structure hiérarchique : la relation entre un patron et ses subordonnées doit être


définis d’une manière explicite et les limites de l’autorité de chacun, établi avec
précision ;

-sélection du personnel : le choix d’un nouvel employé doit être fondé sur sa formation
et ses connaissances techniques, que l’on aura vérifiées à l’aide de test ;

-Règle et règlement normalisé : des règles et des règlements et de nature an éviter tout
conflit de personnalité ;

-caractère impersonnel des relations : la relation entre les diffèrent membres de


l’organisation doit être impersonnelle ;

-avancement : les employés doivent recevoir un salaire à taux fixe et obtenir de


l’avancement d’après leur compétence et leur ancienneté ;

6
CADIN GUERIN, Pratiques et Eléments de Théories GRH, Dunod, Paris, 2009

7
La mise en place de l’administration bureaucratique, est selon Weber une puisant
manifestation de la relation. Elle témoigne de la progression de la domination légale
ou rationnelle au détriment de la légitimité charismatique ou traditionnel qui présent
est dans les structure d’autres fois. Weber distingue trois types de domination
légitime :

-la légitimité charismatique : elle est fondée sur la reconnaissance du charisme


du leader ;

-la légitimité traditionnelle : elle repose sur les croyances en la sainteté des
traditions valable de tous temps et en la légitimité de ceux qui sont appelé à
exercer l’autorité par ces moyens ;

-la légitimité rationnelle légale : la validité de la légitimité de ce type de


domination provient de son caractère rationnel ;

1.1.2.2. Ecole des relations humaines

L’école des relations humaines s’est développer en réaction aux excès du taylorisme
qui dans sa recherche de la productivité a engendres des comportements contraires à
ses objectifs initiaux.7

1.1.2.2.1 Elton Mayo : relation sociale au sein du groupe

Elton Mayo s’est intéressé aux conditions matérielles de travail et leur impact sur la
productivité dans une entreprise ou il réalisa plusieurs expériences dont il tire la
conclusion que la quantité de travail accomplie par les individus n’est pas déterminé
par sa capacité sociale, c’est-à-dire son intégration à un groupe. Au-delà de
l’organisation formelle, il existe donc une organisation informelle qui obéit à une
logique de sentiment et d’appartenance.8

7
CADIN GUERIN, Pratiques et Eléments de Théories GRH, Dunod, Paris, 2009
8
CADIN GUERIN, Pratiques et Eléments de Théories GRH, Dunod, Paris, 2009

8
1.1.2.2.2 Théorie des deux facteurs de Herzberg

Selon Herzberg il existe un certain nombre de facteur qui peuvent réduire


l’insatisfaction de l’homme au travail. Ces facteurs qualifiés de facteur d’hygiène ne
sont pas une source de motivation pour l’individu, mais leur prise en considération
peut empêcher l’insatisfaction au travail. L’organisation du travail doit par conséquent
apporter une réponse satisfaisante aux deux séries de besoin pour, d’une part éviter le
mécontentement et d’autre part développer la satisfaction.

1.1.2.2.3 Maslow et la hiérarchie des besoins

Maslow a élaboré une théorie des motivations qui repose sur la hiérarchie des besoins
humains : un individu cherche d’abord à s’satisfaire le besoin qui lui semble vital. Dès
que ces besoins se satisfont, l’individu cherche à satisfaire le besoin le plus important.
Ainsi dès qu’un besoin est satisfait il cesse d’être important et un autre besoin apparait
alors qui sera persistant aussi longtemps qu’il n’est pas satisfait.

En reconnaissant cette théorie le gestionnaire peut réaliser les objectifs de leur


organisation simplement en éliminant les obstacles qui empêche les individus d’être
heureux.9

En effet les théoriciens de ces deux écoles nous décrit comment doit être structure une
organisation ainsi que la manière qu’elle doit être.

1.2. Démarche de l’étude

Dans le cadre de cette étude, notre démarche de travail est conçue en trois étapes qui
sont : La recherche documentaire, l’observation au cours de notre stage et l’entretien.

1.2.1. Recherche documentaire

La recherche documentaire est un ensemble d’actions et de méthodes qui ont pour


objectif d’extraire des informations à partir d’un ensemble de documents.

9
CADIN GUERIN, Pratiques et Eléments de Théories GRH, Dunod, Paris, 2009

9
Le but d’une recherche documentaire est d’apporter une réponse à une question posée
ou d’approfondir nos connaissances sur un domaine précis, qui est dans ce cas la
gestion organisationnelle.

Nous avons commencé cette étude avec la collectes des informations au niveau de la
bibliothèque centrale de Université Abdou Moumouni de Niamey, ainsi celle de
IPHEC à travers la lecture des différents mémoires et rapports de stage , la lecture des
ouvrages et articles se rapportant à notre thème, ont fait aussi l’objet d’une attention
particulière.

Cette étude est utile car elle permet d’asseoir étude sur des basses fiables des données,
de faire l’inventaire dès information et de faire ressortir les renseignements utiles au
développement du thème

Ainsi nous aurons une vue d’ensemble sur la question, une meilleure compréhension et
connaissance des enjeux que représentent le thème

1.2.2. Observation

L’observation est un travail de terrain, une étape essentielle dans toute recherche en
science sociale.

Pour recueillir des informations essentielles, nous avons aussi procédé à l’observation,
lors des réunions administratives, des jugements civils, des visites sur le terrain , sur
les sites des déplacés, des refugies, retournés.

Ce qui nous a permis d’obtenir plus d’informations et d’acquérir les nouvelles


connaissances sur notre thème.

Aussi, lors de notre stage nous avons eu à observer et assister le Sous-préfet dans ses
tâches administratives, pour mieux comprendre le processus de la gestion
organisationnelle de la sous-préfecture de Daboua dans la province du lac Tchad.

1.2.3. Entretien

La présentation de la sous-préfecture que nous avons dans ce document est le fruit de


plusieurs entretiens directs avec le sous-préfet de Daboua et le représentant du chef de

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canton de Liwa à Daboua pour avoir l’historique de la sous-préfecture de Daboua, ses
missions, ses objectifs et ses activités

Dans ce chapitre nous avons traité de la définition des concepts clés, de la revue de la
littérature et de la démarche de notre étude. Le chapitre suivant traitera de la
présentation de la sous-préfecture de Daboua et à faire ressortir structure dans laquelle
nous avons passé notre stage.

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CHAPITRE 2 : PRESENTATION DE LA SOUS-PREFECTURE DE DABOUA

La présentation du lieu de stage est l’une d’importance capitale dans l’élaboration d’un
rapport de stage. Cette présentation permettra de mieux connaitre l’institution qui
nous a servi de cadre d’accueil.

En effet, dans cette partie nous allons présenter la Sous-Préfecture de Daboua, à


travers son historique, son cadre juridique, ses objectifs, ses missions et son structure
organisationnelle.

2.1. Historique et situation géographique de la Sous-préfecture de Daboua

La sous-préfecture de Daboua est située à 110 km dans la partie Nord-ouest du


département de Fouli, ainsi que 65 km de N’Guigmi au (Niger), au Nord par la
province du Kanem (sous-préfecture de Rig–Rig dans le Département du Kanem et
une partie du Niger), à l’Est par la sous-préfecture de Liwa, à l’Ouest par le Niger et
le Nigeria, au sud-ouest par le Nigeria et la sous-préfecture de Liwa.

Par ailleurs, historiquement, la création de la sous-préfecture de Daboua a fait l’objet


de plusieurs demandes et des démarches par les autochtones de la localité, depuis
longtemps auprès des autorités administratives successives du Lac Tchad.

Malheureusement ces demandes ne sont jamais parvenues à destination, plus


précisément au ministère de l’administration territoriale et des collectivités
décentralisées pour la création de la sous-préfecture de Daboua.

Ce n’est qu’avec l’avènement de la liberté d’expression, la démocratie, la justice et la


décentralisation du pouvoir politique sont devenues effectives au Tchad en 1990, que
les revendications des populations autochtones (les boudouma, kanuri, peulhs ainsi que
les Toubou) pour la création de la sous-préfecture de Daboua ont atteint le Ministre de
l’Administration Territoriale et des Collectivités décentralisées du Tchad. Les raisons
avancées par ces populations est qu’ils ne profitaient pas des retombées des taxes et
impôts qu’ils versaient à la sous-préfecture de Liwa. Le village de Daboua était sans
centre de santé, ni école ni marché hebdomadaire.

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C’est ainsi que, les autorités saisie ont décidé de se référer aux textes au décret N°354 /
PR/ MISD/ 99 du 1 septembre 1999 portant la création des unités administratives du
canton de Nguelea et Bol chef-lieu de la province du Lac Tchad pour créer le
département de Liwa et la Sous-Préfecture de Daboua.

Apres la création, la question de la délimitation posée des problème et a engendré des


conflits communautaires. Pour mettre un terme à ces conflits communautaires, le
gouverneur de la province du Lac Tchad a convoqué une réunion qui a vu la
participation des 25 autorités des localités venant des différentes sous-préfectures, des
villages cantonaux et deux députes de la province du lac Tchad. La réunion était
présidée par le Secrétaire General du gouvernorat. A cette réunion les participants se
sont séparés en queue de poisson car le Chef de canton de Liwa refusa de céder le
village de Kanerom situé à 20 km de Daboua.

Ceci a conduit le Gouverneur de la province du Lac Tchad a convoqué encore, une


autre réunion, cette fois présidé par lui-même pour essayer de trouver une solution
entre les deux sous-préfectures.

Ainsi, en ouvrant la séance du 13 Juin 2004, il a tout d’abord salué la présence des
autorités lors de la journée précédente la création de la sous-préfecture de Daboua,
tout en demandant aux autorités de Liwa et Daboua, ainsi que les responsables
politiques de leur aider de manière objective à définir la limite de la sous-préfecture de
Daboua.

Après plusieurs interventions, le Chef de Canton de Liwa a accepté de céder la partie


de son canton englobée sans la sous-préfecture de Daboua au profit de cette dernière.
Après la concertation, la partie à céder en faveur de la nouvelle sous-préfecture
commence à partir du village Kanerom et Borora située vers le Sud de Daboua.

A la fin des travaux suivis de commentaires des députés sur la délimitation des
circonscriptions respectives, le Gouverneur a pris la parole pour donner les
conclusions en ces termes : « malgré la délicatesse de la mission et divergences
rencontrées, nous sommes arrivées au résultat escompte. » Puis, remerciant
sincèrement les présences de tous à la séance.

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La sous-préfecture de Daboua compte (45) villages, avec une population de 18000
environs et plusieurs sites des déplacés retournés et des refugies. Et il faut rappeler
que depuis la création de la sous-préfecture de Daboua a connu sept (7) sous-préfet qui
ont pris fonction à Daboua.

2.2. Cadre juridique

La Sous-Préfecture de Daboua est une Administration Publique, placée sous l’autorité


du Ministre de l’Administration Territoriale et des Collectivités décentralisées du
Tchad. Elle est régie par les actes règlementaires suivants : - Décret N°354 / PR /
MISD / 99 du 1 septembre 1999 portant création des unités administratives,

décret N° 1469/PR/PM/MATGL/2017, portant nomination des chefs des unités


administratives territoriales.
la loi organique N° 019 / PR/ 2010 du 19 octobre 2010, déterminant les
principes fondamentaux de l’organisation administratif du territoire de la
République du Tchad.
décret N° 051 / PR / PM /2017 du 05 février 2017 portant remaniement du
gouvernement ;
décret N° 1116 / PR/ PM/ 2017 du 31 juillet 2017, portant nomination d’un
membre du gouvernement ;
décret N° 055 / PR/PM /2017 du 10 février portant structure générale du
gouvernement et attribution de ses membres ;
décret N° 1248 /PR/ PM /MATSP/ 2014 du 13 octobre 2014, portant
organigramme du ministre de l’administration du territoire et la sécurité
publique.

2.3. Objectifs

La sous-préfecture de Daboua a pour objectif le maintien de la paix et de la sécurité


des biens et des personnes.

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Elle a pour objectif principal pour la collecte des recettes budgétaire de l’Etat pour
contribuer au développement durable sollicité par les plus hautes autorités du
gouvernement.

2.4. Missions

La mission principale de la Sous-Préfecture de Daboua est de coordonner l’action des


services de l’Etat pour la mise en œuvre des politiques nationales et communautaires,
notamment en matière d’aménagement du territoire et de développement local.

A cet effet, le Sous-Préfet, participe à l’exercice du contrôle administratif et au conseil


des collectivités locales décentralisées.

La sous-Préfecture de Daboua est chargée de suivre la vie institutionnelle locale, de


conduire le dialogue avec les élus, de porter les projets de développement territorial et
durable, sollicités par les plus hautes autorités dans la politique du gouvernement.

2.5. Structure organisationnelle

Au Tchad, l’ordonnance portant création des unités l’administratives et des


collectivités autonomes est signée le 07 aout 2018, par le président de la république,
chef de l’Etat Idriss Deby Itno.

Désormais, les unités administratives et collectives autonomes sont subdivisées en 23


provinces, 95 départements, 365 communes.

La constitution de la 4éme République accorde l’autonomie administrative et


financière aux collectivités dans leur ressort territorial.

Dans les conditions fixées par la loi, ils disposent librement de leurs ressources.

Dans la structure organisationnelle de la sous-préfecture de Daboua le Gouverneur est


placée au centre de la province, le préfet dans le département, le sous-préfet dans le
commun.

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3.4.1. Sous-Préfet de Daboua

Le sous-préfet est un haut fonctionnaire de l’Etat qui obéit aux ordres du Préfet de
Liwa. Il est nommé par décret N° 055 /PR/PM/ 2017 du 10 février portant statut
général du Gouvernement et attribution de ses membres, signé par le Président de la
République et sur proposition du Ministre de l’administration territoriale et de
collectivités décentralisée. Il est donc sous l’autorité du Gouverneur de la province du
Lac Tchad et du Préfet de Liwa pour la mise en œuvre des politiques
interministérielles à savoir : Les lois, les arrêtés, les notes de services, les décrets, pour
la coordination des services décentralisés de l’Etat.

Sa mission officielle est de garantir la sécurité des biens et de personnes, sensibiliser


les couches sociales pour l’éducation des futures générations, instaurer la cohabitation
pacifique de vivre ensemble entre les différentes classes de la communauté locale, de
collecter les recettes des budgets alloués pour assurer les plans du développement
durable et l’action du Chef l’Etat de la République.

Il exerce en plus, dans certains cas, la tutelle pour les établissements publics ou
parapublics en assurant leur gestion en matière économique, technique et des
ressources humaines.

Il est au plus près des préoccupations quotidiennes des citoyens, tel que la population
locale, les déplacés, les retournés, les réfugiés, pour identifier des personnes
vulnérables ou d’autres besoins nécessaires, pour faire des demandes d’urgence de
plaidoyer en vers les plus hautes autorités, le préfet, le gouverneur et les ONG
humanitaires installées dans la province du lac, pour avoir des assistances à ces
dernières.

En plus, chaque fin du mois, il collecte tous les rapports manuels dans les différents
postes administratifs pour connaitre la situation des recettes et les événements les plus
marquants, à savoir : les doléances des manquements sollicités par les personnels, ainsi
pour informer les plus hautes hiérarchies.

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Il dispose du monopole sur toutes les unités administratives qui sont sous son
commandement direct pour piloter le personnel administratif, contrôler la présence
effective dès leur prise de service.

En cas de nécessité de service qui exige un voyage, ils doivent prendre une
autorisation d’absence, un ordre de mission ou un laissez-passer de voyage
administratif, avec un délai de 15 jours, signé et cacheté par le Sous-Préfet Daboua.

En cas de problème intercommunautaire , le sous-préfet Daboua représente le juge de


paix , il traiter les conflits avec les chefs coutumiers, s’il y’a un manque de
compétence pour la résolution du problème communautaire , ils font un soit- transmis
au Juge de Grande Instance de la République, pour la compétence à Bol , dans le
chef-lieu .

Ensuite, en cas de mesures d’urgence pour la mise en œuvre d’une loi politique
interministérielle, le ministère de l’administration territoriale et des collectivités
décentralisées envoie un message ou une note circulaire au gouverneur de la province.

Il est chargé de contrôler toutes les activités à réaliser par les ONG humanitaires
pour le développement local dans la Sous-Préfecture de Daboua, enfin de faire une
évaluation pour informer les plus hautes autorités du gouvernement.

3.4.2. Secrétariat Général de Daboua

Le secrétaire général de la Sous-Préfecture Daboua est le premier collaborateur du


Sous- Préfet de la Commune de Daboua, qu'il assiste dans l'exercice de ses missions
générales. Sous l'autorité de ce dernier, il a la charge de la conduite des politiques
interministérielles, de la gestion des grands dossiers communaux et de l'impulsion
donnée aux actions de l'État dans la commune. Il bénéficie d'une large délégation de
signature. Il est chargé des relations avec les agents de la Sous-Préfecture Daboua
pour gère le budget et le patrimoine de la Sous-Préfecture Daboua.

Le secrétaire général de la Sous-Préfecture remplace le Sous-Préfet, en cas d'absence


ou de vacance de celui-ci.

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Il est assisté par les services administratifs de la sous-préfecture Daboua, regroupés en
un certain nombre de directions, dont l'intitulé varie selon les sous-préfectures. Il a
sous ses ordres un contrôleur de gestion chargé du contrôle de gestion et de
l’évaluation.

3.5. Ressources

Il s’agit principalement des ressources humaines, matérielles et financières.

3.5.1. Ressources humaines


Les ressources humaines de la Sous-Préfecture de Daboua sont composées du
personnel permanent et des stagiaires. Le personnel est essentiellement constitué de
nationalité tchadienne dans le poste administrative suivant :
- Poste de Police d’immigration et Police de la Sécurité Territoriale de contrôle
des passages nationaux et internationaux composé des 16 agents ;
- Poste de la section mobile, la gendarmerie nationale 10 agents ;
- Poste de l’Agence Nationale pour la Sécurité 5 agents ;
- Poste des militaires en opération mixte 230 agents ;
- Poste de Douane mobile et commerciale 16 agents ;
- Centre de santé 7 agents ;
- Ecole primaires 9 agents ;
- C’est qui fait au total 293 agents.
3.5.2. Ressources financières
Ces moyens sont constitués de la rémunération des prestations de services assurés par
la sous-préfecture de Daboua et des taxes permettant l’établissement d’un budget
propre. Les moyens sont essentiellement composés des ressources propres, de la
fiscalité rétrocédée et de la subvention de l’Etat.
3.5.3. Ressources matérielles
Il s’agit de l’octroi par l’Etat de moyens patrimoniaux mobiliers et immobiliers à la
sous-préfecture. Ces moyens s’avèrent nécessaires pour le bon fonctionnement de la
sous-préfecture. Il s’agit principalement de :
• Locaux (un bureau et quelque hagard)

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• Moyens roulants (14 véhicules et une moto pour toutes les unités)
• Fournitures de bureau (les Bic, bloc note, les chemises, les feuillets rampes, les
chaises bureautique,) ;
• Moyens logistiques et autres pour le fonctionnement des collectivités locales.

Ce chapitre 2 de notre travail a présenté la sous-préfecture de Daboua (notre structure


d’accueil) dans son ensemble. Le chapitre suivant abordera la description de la gestion
organisationnelle de la sous-préfecture de Daboua et les activités effectues notre
stage.

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CHAPITRE 3 : DESCRIPTION DE LA GESTION ORGANISATIONNELLE
DE LA SOUS-PREFECTURE DE DABOUA ET ACTIVITES EFFECTUEES.

Ce chapitre a pour but de faire ressortir les différentes activités que nous avons eu à
effectuer durant notre stage et l’apport du stage, bien sûr après avoir décrit la gestion
organisationnelle de la sous-préfecture de Daboua.

3.1. Description de la gestion organisationnelle de la Sous-Préfecture de Daboua

La sous-préfecture est une circonscription administrative dirigée par un représentant


du gouvernement appelé sous-préfet. Son autorité s’étend sur trois cantons et tous les
services publics déconcentrés au niveau de son entité territorial parmi lesquels nous
avons : un centre de santé, les services des sécurités, de l’enseignement, de l’élevage et
de l’agriculture, ainsi que la relation diplomatique avec la Niger.

Ces différents, de l’administration civile et militaire sont sous le contrôle du Sous-


Préfet de Daboua.

Daboua est l’une des troisièmes sous-préfectures qui composent le département de


Fouli dans la Province du Lac.

Nous allons décrire ici les différentes relations entre la sous-préfecture avec les autres
circonscriptions administratives et services publics déconcentrés.

3.1.1. Rapports entre le Gouverneur de la province du lac Tchad et la sous-


préfecture de Daboua

Le gouverneur représente l’administration centrale au niveau des provinces. Il assiste


également les présidents des Conseils Provinciaux dans la mise en œuvre des plans et
des programmes de développement. Il est placé au centre de la province du Lac Tchad,
avec comme chef-lieu. Il est assisté par un secrétaire général.

Il a pour mission d’appuyer les autorités de la localité, ainsi que, de contrôler tous les
fonctionnaires affectés dans les postes des unités administratives pour servir
loyalement les populations.

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C’est pourquoi, le gouverneur de la province du lac Tchad est en contact directe avec
le sous-préfet de Daboua, pour savoir tout ce qui se passe à la frontière Nigéro-
Tchadienne tel que les mouvements de la population, les incursions terroristes dont la
zone fait l’objet, les mouvements des ONG dans leurs zones d’intervention.

En cas des arrestations des groupes de Boko Haram, ou des bandits des grands
chemins, le gouverneur ordonne le sous-préfet leur transfert rapide à Bol pour être
pris en charge par la justice.

3.1.2. Rapports entre le Préfet du département de Fouli et la sous-préfecture de


Daboua

Le préfet est le représentant de l’Etat dans la circonscription départementale. A ce


titre, il a pour rôle d’orienter les activités de développement de la vie économique et
sociale, en partenariat avec l’ensemble des acteurs locaux.

Il est le responsable de la mise en œuvre de mesures de sécurité civile. Il est le délégué


du gouvernement et le représentant du premier ministre et de chaque ministre dans le
département de Fouli de la province du lac Tchad.

Par ailleurs, il faut rappeler que le préfet du département de Fouli à Liwa a trois sous-
préfectures à sa charge:( Liwa, Daboua, Kaiga-Kindjiria).

Le sous-préfet de Daboua, obéit aux ordres directs donnés par le préfet du département
de Fouli. Le préfet peut ordonner le sous-préfet à tout moment pour une application
d’une nouvelle mesure la loi, arrêté ou de décision prise par le Chef de l’Etat ou
chaque ministre.

Généralement les décisions sont envoyées d’abord au gouverneur, qui les renvoie au
préfet du Département de Fouli par message et ce dernier les transmet à son tour au
sous-préfet de Daboua par note circulaire pour convoquer une réunion administrative
dans sa circonscription pour l’application de loi.

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En cas, de nécessité d’aller en congé ou mission, le sous-préfet de Daboua doit
nécessairement prendre une autorisation d’absence auprès du préfet du département de
Fouli ou l’informer verbalement sur les motifs de son voyage

3.1.3. Rapports entre la sous-préfecture et les trois chefs des cantons

Ce sont les chefs de cantons de Tataverom, Magui, ainsi que le représentant de chef de
canton de Liwa à Daboua, tous sont nommés par décret du Président de la République
en conseil des ministres. Ils sont choisis parmi les familles autochtones ayant droit à la
chefferie.

Les chefs de canton assurent la liaison de collaboration directe entre l’administration


représentée par le sous-préfet et la population de Daboua. Ils sont des auxiliaires de
l’administration avec des compétences traditionnelles telles-que l’application de la
coutume, l’organisation des mariages traditionnels, les jugements en cas des conflits,
les partages des parcelles aux populations en accord avec le Sous-Préfet qui donne
une attestation administrative de la parcelle à l’intéressé.

En cas d’incompétence du chef traditionnel, pour un jugement communautaire, ils


font un soit-transmis au sous-préfet de Daboua, qui à son tour procède à un nouveau
jugement pour trancher le litige.

Par ailleurs, si le sous-préfet est dans l’incapacité de juger les parties, il dresse un
procès-verbal de tous les motifs avec un soit – transmis avec les noms des parties au
litige, pour envoyer au procureur du tribunal de Grande Instance de la République se
trouvant à Bol.

3.1.4. Rapports entre la Gendarmerie Nationale et la sous-préfecture Daboua

La gendarmerie nationale est la section mobile de recherche territoriale qui est


composée de deux chefs et un Officier de la Police Judiciaire ainsi que, quelques
agents, pour assurer la protection des personnes et de leurs biens et le rétablissement
de l’ordre public, le respect des lois et règlements.

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Sous l’autorité du sous-préfet, les agents de la gendarmerie nationale sont chargés de
rechercher des informations sur l’infraction à la loi pénale et de faire des descentes sur
le terrain pour faire des constats en cas d’accident sur la voie publique, d’incendie
dans un village, en cas de vol des bétails ou toutes autres formes des violences
physiques.

La gendarmerie nationale exécute donc, les tâches de police judiciaire et de la police


administrative pour traiter les problèmes intercommunautaire, toujours sous l’autorité
du sous-préfet et s’ils sont incompétents dans la résolution du problème, ils dressent un
soit - transmis au sous-préfet. Et en cas de soulèvement de la population dans le
village, la gendarmerie est tenue d’aller prendre des renseignements sur le motif des
déplacés, pour faire un message radio aux autorités.

Ils sont chargés d’informer le sous-préfet de Daboua chaque jour sur l’évènement ou
le mouvement des personnes.

En plus, chaque fin du mois, ils font un rapport mensuel de tous les évènements
marquants dans le mois et les activités réalisées, ainsi que les manquements des
besoins sollicités par les agents pour le service auprès du sous-préfet de Daboua.

3.1.5. Rapports entre la police de la Sécurité Territoriale et d’Immigration la


Sous-Préfecture Daboua

Sous l’autorité directe du sous-préfet, elle veille à la sécurité de l’Etat.

Ensuite, de veiller au contrôle des pièces d’identité nationale, passeport, laissez passer,
autorisation du voyage de chaque passages internationaux et nationaux à la frontière
Nigéro-Tchad.

Les polices ont pour mission d’accompagner le sous-préfet dans sa circonscription


pour veiller à la tranquillité et à la salubrité publique, de refouler les voyageurs sans
papiers non originaires du Tchad.

Ensuite, d’arrêter des personnes suspectes, pour assurer les libertés et des droits de
l’Homme.

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3.1.6. Rapports entre la sous-préfecture et la Garde Nationale des Nomades

Aussi sous l’autorité du sous-préfet, la Garde Nationale des Nomades, a pour


mission la protection des autorités politiques et administratives.

Ils travaillent pour la protection des édifices publics, ainsi que de veiller sur les
nomades dans la zone rurale et la surveillance des prisonniers dans les 48 heures de
garde à vue, ainsi que de la garde des bétails fraudés ou volés sous l’autorité du sous-
préfet de Daboua. Ils assurent aussi la protection directe du sous-préfet de Daboua.

Pour mener à bien leurs missions, notamment pour visiter les nomades dans les
campements ou village, ils sont tenus de prendre un ordre de mission auprès du sous-
préfet.

Aussi à leur retour de mission, ils font un compte rendu de leurs missions verbalement
au sous-préfet de Daboua.

3.1.7. Rapports entre la sous-préfecture et poste de la Douane commerciale et


mobile

La lutte contre les fraudes et trafics est une mission fondamentale des services de la
douane dans la circonscription administrative de la sous-préfecture de Daboua à la
frontière Nigéro / Tchadienne. Ce service est sous l’autorité du sous-préfet et le
ministre des finances pour garantir l’importateur net des produits et le bétail dans les
pays voisins, comme le Niger et le Nigeria, en collaboration avec le ministère du
commerce pour renforcer le budget de l’Etat.

Les douaniers ne sont pas autorisés de faire le dédouanement des produits et


marchandises, mais les douaniers sont chargés de contrôler tous les produits et les
véhicules provenant du Cotonou au Benin. C’est-à-dire que, dès que les véhicules
rentrent dans la sous-préfecture de Daboua, les chefs de postes de la Douane de
Daboua, doivent donner des laissez passe (LP) au chauffeur de air Cotonou, pour partir
à Bol ou Mao pour faire des dédouanements.

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Mais pour les véhicules gros porteurs, contenant des marchandises, provenant
généralement du Nigeria et Niger, le sous-préfet ordonne aux chefs de poste de la
Douane, de mettre à la disposition de chaque gros porteur un agent de la Douane pour
escorter les produits jusqu’à Gouri, Mao ou Bol pour faire le dédouanement.

Le poste de Douane est sous le contrôle direct, du sous-préfet de Daboua et parfois


lui-même en personne descend sur le terrain pour contrôler les produits autoriser par la
loi d’entrer au Tchad, car certains produits comme la drogue, la cigarette, l’essence,
les produits dont leur date sont expirés etc. Sont interdits d’accès au Tchad.

En cas de violation de la loi, il demande aux chefs de postes de la douane de saisir tous
les produits et de lui faire un rapport d’urgence pour informer le préfet du département
de Fouli à Liwa et le Chef de la circonscription de Douane à Bol.

3.1.8. Rapports entre les sous-préfectures et le centre de santé de Daboua

A Daboua, les maladies les plus fréquents sont la diarrhée, les infections respiratoires,
le paludisme, la malnutrition des enfants

Les services du sous-préfet de Daboua sont chargés de sensibiliser la population pour


une vaccination contre les maladies comme la poliomyélite qui menace les enfants
âgés de 0 à 5 ans chaque fin du mois selon la politique du gouvernement.

Le Responsable du centre de sante de Daboua, établir des lettres de doléances en


assistance pour les manquements des médicaments ou d’autres besoins au sous-préfet,
de leur demande une aide auprès des ONG humanitaires comme International Rescue
Commity (I.R.C), Médecin Sans Frontière.

Le personnel du centre de santé de Daboua doit envoyer chaque fin du mois un rapport
mensuel de leurs activités au sous-préfet.

Aussi en cas de nécessité de voyage, ils doivent prendre une autorisation d’absence
auprès du sous-préfet selon leurs motifs du voyage.

3.1.9. Rapports entre la sous-préfecture et le service de l’enseignement

Les services du sous-préfet sont chargés de la mise en œuvre de la politique générale


du gouvernement dans les domaines de l’éducation et la sensibilisation des parents

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d’élèves dans sa circonscription locale, sur les maux qui minent la société et veillent à
l’inscrire des enfants à l’école.

La question de l’éducation des enfants fait partie de la politique majeure du


gouvernement qui a favorise la scolarisation des enfants gratuitement à l’école et
précisément dans la sous-préfecture de Daboua. Le système de l’éducation des enfants
est sous contrôle du sous-préfet de Daboua.

Le sous-préfet demande au directeur de l’école primaire chaque trimestre un rapport


pour savoir le taux de pourcentages des enfants admis, ainsi que, pour savoir leurs
doléances.

Enfin, le sous-préfet a en charge la gestion des enseignants affectés à la sous-


préfecture de Daboua, son autorisation pour toute absence ou déplacement.

3.1.10. Rapports entre la sous-préfecture de Daboua et les ONG humanitaires

Les Organisations Non Gouvernementales (O.N.G) installées dans la province du Lac


Tchad précisément à Bol, ou Baga-Sola dès le début de la crise sécuritaire
provoquée par la secte Boko Haram en 2015 à nos jours.

Les ONG intervenant dans la sous-préfecture de Daboua pour assister les personnes
vulnérables, en les apportant d’une part, des aides financières, des vivres et articles aux
ménages ciblés et d’autre part en les sensibilisant sur toutes les formes de violence afin
que règne la cohésion sociale.

Il renforce la résilience des populations avec la création de l’association locales, la


sensibilisation sur le mariage précoce, la formation des femmes sur la malnutrition des
enfants.

Le sous-préfet a l’obligation de suivre tous les mouvements des ONG et des leurs
projets qui sont en cours de réalisation dans la localité de Daboua.

Aussi, après la réalisation du projet, il fait la réception officielle et signer les factures
du projet.

Parfois, le sous-préfet assiste aux réunions des ONG .

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3.1.11. Rapports entre la sous-préfecture de Daboua et sa Majesté l’honorable
Chef de Canton et le Préfet du Département de N’Guigmi (Niger)

Les autorités de la province du Lac Tchad sont en contact avec les autorités du
Département de N’Guigmi dans le cadre de la relation diplomatique pour assurer la
sécurité des personnes et de leurs biens entre les deux frontières. Ils ont les mêmes
visions sur le contrôle des cartes d’identités, passeports, laissez-passer, autorisation
d’absence etc. à la fois pour les nationaux et les étrangers qui voyagent entre les deux
frontières. Ainsi si la personne n’a pas de pièces citées, ils doivent doit le faire
refouler automatiquement vers son pays d’origine par la police de la sécurité
territoriale ou d’immigration.

Pour renforcer toujours la sécurité dans ladite zone, Ils un poste mixte de contrôle à
Bélabrine pour lutter contre la menace de la secte Boko Haram, et les bandits des
grands chemins qui volent les bétails entre les deux frontières Nigéro-Tchad.

Ensuite, en cas de problème grave le sous-préfet de Daboua se déplace à N’Guigmi


sous l’autorisation du préfet du département de Fouli.

Par ailleurs, rappelons que, en cas d’arrestation d’un suspect, les jugements se font sur
place et à la fin des résolutions des conflits, on fait un rapport pour envoyer
l’information aux autorités concernant soit au Tchad ou au Niger.

3.2. Activités effectuées à la sous-préfecture

Conformément au calendrier du stage de trois (3) mois (du 20 avril au juillet 2020) que
nous avons effectué à la Sous-préfecture de Daboua, nous avons eu à mener plusieurs
activités et surtout au service administratif des agents. Les activités menées pendant
notre stage sont :

3.2.1.1 Activités effectuées

Pendant notre séjour de stage, nous avons eu à établir des autorisations d’absences à la
demande du sous-préfet à certains agents qui sont autorisés d’aller en congé ou en

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mission de patrouille, selon les motifs mentionnés sur leurs demandes manuscrites
adressées au sous-préfet de Daboua.

Pour ce faire, nous partons dans la base de ONG Oxfam pour saisie les l’autorisation
d’absence pour imprimer en plusieurs exemplaires sans remplir les informations sur
les fiches.

Et une fois arriver à la sous-préfecture, on prend un exemplaire pour interroger


l’intéresse pour savoir son nom, sa fonction, motif du voyage, la qualité de son arme et
le numéro, ceux accompagnes, le moyen de déplacement, enfin de remplir tous ceux
information dans son autorisation d’absence ou ordre de mission.
Dès l’expiration du délai, l’intéressé doit obligatoirement rejoindre son poste de
travail. Après le retour du voyage il nous ramener l’autorisation dont la date est
expirée, pour reclasser dans les chemises des archives.

Aussi, lors de notre stage, toujours à la sous-préfecture de Daboua, le sous-préfet nous


ordonne souvent de remplir les actes administratifs comme : actes de naissance,
déclarations de perte, attestations des parcelles, certificats de prise de service … afin
qu’il signer et cacheter, pour donner un exemplaire à l’intéressé par un numéro
d’ordre et on reclasse un exemplaire dans les chemises des archives.

3.1.2.3 établissements des procès-verbaux

Le jugement des conflits communautaires dans la sous-préfecture de Daboua se font


dans les langues locales en (arabe, boudouma, kanuri, Toubou, peulh..) pour faciliter la
compréhension. On fait la traduction dans le même contexte pour celui qui ne
comprend pas la langue de la localité pour faciliter le jugement.

Et après jugement des conflits par le sous-préfet, nous sommes chargés d’établir les
procès-verbaux manuscrits sur les motifs du problème et la décision du jugement. En
bas du PV le sous-préfet et les parties aux conflits signent. En cas d’engagement de
paiement d’une somme d’argent (pour une dépense, vol de bétail, divorce …), au-delà
des signatures de ces derniers les témoignages des deux côtés avec leurs Boulama
vont tous signer.

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Par ailleurs, nous établissons les procès-verbaux en quatre exemplaires dont (2)
originaux sur le support de décalque et (2) autres exemplaires en format copie.
Ensuite, chaque partie doit avoir un exemplaire du procès-verbal et les deux
exemplaires restant seront reclassés dans les chemises des archives des procès-
verbaux.

3.1.2.4. Formation de ciblage avec les ONG

Nous avons assisté à plusieurs formations de ciblages des ménages pour les personnes
vulnérables dans les sites des déplacés, retournés, les réfugiés avec les ONG Oxfam et
Acted.

Les formations sont organisées parfois à (Liwa, Baga-Sola, Bol ou dans la sous-
préfecture de Daboua) avec les villageois communautaires sur les différents thèmes,
(la violence faite aux femmes, la Covid 19, l’association de développement rural, la
malnutrition des enfants etc.)

Ensuite, nous expliquons verbalement ou par un résumé écrit pour informer le sous-
préfet de prendre la connaissance sur le but et l’avantages des activités de la formation.

3.2.2. Collecte des rapports mensuels et les réunions administratives

Il est des missions de la sous-préfecture de Daboua de collecter les rapports mensuels


des différents services administratifs de Daboua pour établir un rapport général des
activités effectuées, des évènements marquants et recenser les besoins de ces dits
services. Ce rapport général sera envoyé au préfet du Département de Fouli, pour
disposition à prendre la nécessite du service public.

Ainsi durant notre stage, à la fin de chaque mois, le sous-préfet nous demande de
procéder à la collecte des rapports mensuels dans chaque poste administratif. Pour ce
faire, avant d’aller collecter les rapports mensuels, nous informons d’abord les chefs
des services verbalement le 25 du mois qui prend fin de nous préparons les rapports
mensuels de leurs activités, et nous passons ensuite de poste en poste, à pied pour la
collecte des rapports mensuels généralement le 30 ou le 31 selon le mois.

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Apres la collecte des rapports mensuels de fin du mois, nous les examinons, le souvent
le 1er du mois suivant pour faire un bilan général de ces rapports et le transmettre au
sous-préfet de Daboua. Ce dernier une fois pris connaissance de l’ensemble de ces
rapports nous ordonne de convoquer une réunion (par le même canal), généralement
le 2 du mois, avec les agents administratifs pour échanger sur le problème de
l’insécurité, de la recette budgétaire de l’Etat, et d’autres décisions à prendre pour
renforcer la sécurité des biens et des personnes de la sous-préfecture de Daboua.

2.1.1.2. Saisie des documents administratifs

Pendant cette période de stage, nous avons eu aussi à saisir divers documents
administratifs à la demande du sous-préfet. La saisie des documents administratifs se
fait sur un logiciel informatisé (Word) sur l’ordinateur des services des Organisations
Non Gouvernementale Oxfam, ONG Acted... Il s’agit notamment des lettres
administratives, les permissions d’absences, les ordres missions, les laissez-passer
administratifs, ainsi que, d’autres documents administratifs soumis à la signature du
sous-préfet

Pour ce faire nous nous rendons au siège de l’une des ONG, minus de notre clé USB
pour faire la saisies des documents dans notre clé sur l’ordinateur de l’ONG. Après la
saisie, nous faisons l’enregistrement sur notre clé USB, puis nous imprimons en
plusieurs exemplaires. Nous prenons le soin avant de quitter de supprimer toutes les
informations dans l’ordinateur, afin de protéger les secrets administratifs.

3.2.2.1 Accueils des visiteurs

Les visiteurs qui veulent s’entretenir avec le sous-préfet de Daboua qui sont
généralement les représentants des Organisations Non Gouvernementales (ONG)
provenant de Bol, Liwa et Baga-Sola passe le plus souvent par nous afin que nous les
introduisions auprès du sous-préfet.
Ces derniers en effet, avant de descendre dans leurs sites d’intervention pour des
Assistances aux déplacés, ainsi que les refugies sont obligés de passer à la résidence
de la sous-préfecture de Daboua pour un bref entretien sur la situation sécuritaire, avec
leur autorisation de voyage ou ordre de mission pour avoir l’avis favorable du sous-

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préfet qui doit apposer sa signature et cachet et marquer la date d’arrivée et date de
retour avant.
Nous servons donc d’intermédiaire entre les visiteurs et le sous-préfet pour leur
orientation.

2.1.1.2. Classement des documents administratifs

Le classement est le rangement méthodique des documents en vue d’une recherche


rapide et aisée ultérieure.

Nous avons eu lors de notre stage, toujours à la demande du sous-préfet à classer les
documents en fonction de leur nature suivant des titres de chaque archive par chemise
pour les stocker dans une grande caisse de la sous-préfecture.

Il s’agit notamment des notes de service, des autorisations d’absences, d’ordre de


mission, laissez passe administrative.

2.3. Apports du Stage

Ce stage effectué à la sous-préfecture de Daboua a été un grand apport, à la fois pour


nous mais aussi pour la sous-préfecture de Daboua.

Au cours de cette période de stage, nous avons acquis des expériences


professionnelles, du savoir-faire et du savoir être. Ce stage à contribuer à
l’amélioration de nos connaissances en matière de rédaction des actes administratifs et
de gestion du personnel.

Ensuite, ce stage nous a permis d’assister à des réunions administratives avec des
ONG et la participation à des jugements communautaires etc.

Ce stage nous a permis de mettre en pratique notre connaissances théorique à la Sous-


Préfecture de Daboua et de faire un rapprochement entre les théories apprises à l’école
et la réalité de c’est qui se passe dans l’administration publique.

A travers ce stage, nous avons mieux compris comment piloter et traiter les dossiers,
ainsi de savoir gérer une circonscription administrative.

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Aussi, ce stage nous a permis de tisser des relations avec plusieurs personnalités au
Tchad, ainsi que au Niger qui peuvent nous être utile dans l’avenir.

2.3.2. Apports pour la Sous-préfecture de Daboua

Notre stage à la Sous-Préfecture de Daboua a été très bénéfique pour cette


circonscription administrative, car nous avons pu effectuer un certain nombre de
tâches qui ont permis à la sous-préfecture l’exécution efficace et normale des activités
des agents administratifs.

Nous avons surtout apporté notre contribution avec notre compétence au sous-préfet
dans ses différentes activités professionnelles telles que : la

- Collecte des rapports mensuels, pour faire un résumé aux chefs hiérarchiques ;
- Etablissement et remplissage des actes administratifs,
- Classement des dossiers dans les chemises des archives,
- La représentation du Sous-Préfet dans les différentes réunions organisées par
les ONG ;
- La rédaction des procès-verbaux etc.

2.4. Difficultés rencontrées

Aucune œuvre humaine ne peut prétendre échapper aux difficultés. Certes notre travail
n’échappe pas à cette réalité. Pour réaliser ce travail, nous avons rencontré les
difficultés suivantes :

- nous avons effectué notre stage dans un l’ état d’urgence (où les libertés
d’aller et revenir sont réduites), décrété par le gouvernement le 15 avril 2020
pour une période de six (6) mois contre la colère de Boma, une attaque causée
par la Secte Boko Haram qui a tué plusieurs éléments de l’armée tchadienne
dans l’ile du lac Tchad le 15 avril à 5 heures du matin ; La coupure des réseaux
sociaux, de la téléphonie mobile, ce qui ne nous a pas permis d’avoir l’accès à
l’internet pour faire des recherches ;
- nous avons eu des difficultés pour faire des entretiens, pour avoir des
informations avec certains agents, à cause de la pandémie du Covid 19 ;

32
- le comportement agressif de certains agents, qui sont majoritairement des
militaires .

Ce chapitre trois de notre travail a décrit la gestion organisationnelle de la sous-


préfecture de Daboua, les activités effectuées, les apports du stage, et les difficultés
rencontrées. Le chapitre suivant abordera notre analyse critique et les
recommandations.

33
CHAPITRE 4 : ANALYSE CRITIQUE ET RECOMMANDATIONS.

Dans ce chapitre, nous allons faire une analyse critique en faisant ressortir les forces et
les faiblesses de la gestion organisationnelle de la Sous-Préfecture de Daboua, et enfin
de faire la recommandation.

4.1. Analyse critique

Nos remarques sont faites sous forme de forces et faiblesses.

4.1.1. Forces

Notre séjour à la Sous-Préfecture de Daboua, nous a permis de relever un certain


nombre de points forts en lien avec sa gestion organisationnelle : Nous relevons ainsi :

- existence des bons rapports : Les sous postes administratifs de Daboua, les
ONG entretiennent des bons rapports avec la sous-préfecture Daboua ;

- la présence des ONG humanitaires dans la sous-préfecture de Daboua fait


partir des forces principales d’assistance communautaires des populations
vivant à Daboua;

- l’

34
- insuffisance des agents administratifs surtout au niveau de la sous-préfecture,
qui ne comporte que deux (2) agents : le sous-préfet et le Secrétaire général.
- Un manque de professionnalisme des agents qui sont majoritairement non
instruit, surtout pour une exécution d’une nouvelle loi, ce qui entraine une
multitude des conflits répétitifs entre les agents ;
- les agents administratifs de la sous-préfecture de Daboua, sont sous la menace
des attaques de la secte Boko Haram, jours et nuits, ce qui empêche ces derniers
de bien s’occuper de leurs activités administratives ;
- la non maitrise de l’outil informatiques (internet, bureautiques…), par la
majorité voire la totalité des agents de ce certains postes administratifs,
- manque des réseaux de communications, et de station de radio locale ;
- le sous-préfet travaille seul, sans un adjoint et à son absence la délégation du
pouvoir pose des problèmes pour la gestion des dossiers administratifs ;
- les taux de scolarisation des enfants à l’école sont très faibles, car de génération
en générations les enfants ne sont pas instruits à l’école à causer des diverses
raisons (la pauvreté des certains parents et attaque des Boko Haram).
4.1.3 Recommandations

En vue de contribuer au bon fonctionnement de la sous-préfecture de Daboua et la


performance de ses activités pour un développement durable, nous proposons les
suggestions suivantes :

doter la sous-préfecture de Daboua et les poste administratifs de Daboua des


agents compétents pour une gestion efficace de cette localité combien
importante ;

- mettre en place des nouveaux outils de travail en qualité et en quantité suffisant


pour permettre aux agents d’exécuter leur travail plus facilement et en un temps
record

- faire une plaque dans les lieux publics pour indiquer la résidence aux étrangers,
ainsi que le tableau des affichages des informations

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- mettre en place des mécanismes de contrôle comme un tableau de bord afin de
ramener les agents à respecter les horaires de travail qui sont fixées par la loi de
7 h 30 mn et pour contrôle des agents irréguliers dans leurs postes ;

- faire un audit pertinent en menant une étude sur ce qui est à la base des conflits
entre les agents, ainsi que, des sensibilisations sur les problèmes réels, afin d’y
remédier rapidement ;

- multiplier plusieurs sessions de formation pour les agents afin d’améliorer


davantage leurs compétences

- construire un local solide pour la sous-préfecture Daboua ;

- assurer la sécurité des biens et des personnes entre les deux frontières Niger /
Tchad ;

- les agents administratifs doivent être sociables avec les stagiaires pour leur
donner des bons encadrements et non d’être agressifs avec eux.

Ce dernier chapitre de notre rapport analytique de stage a traité de l’analyse critique et


de des recommandant pour une meilleure gestion organisationnelle de la sous-
préfecture de Daboua. Nous allons passer a la conclusion générale

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CONCLUSION GENERALE

Au terme de ce travail, nous affirmons que notre stage à la Sous-Préfecture de Daboua


s’est bien déroulé en dépit des difficultés de routine rencontrées. Ce stage a été d'une
importance capitale, car il nous a permis de développer notre esprit de sociabilité et de
collaboration avec les agents administratifs.

Malgré le fait que le temps qui nous a été imparti pour nos activités sur terrain en tant
que stagiaire soit court pour relater en long et en large toutes les opérations de la sous-
préfecture, le stage nous a permis d'une part de nous imprégner de la réalité d’une
institution publique, notamment en matière de formation, de réunion administrative,
des entretiens, ainsi qu’à réaliser certaines activités comme : établissement des
autorisations d’absence, ordre de mission, écrit des procès-verbaux et d'autre part, de
mettre en application nos connaissances acquises pendant la formation.

Aussi, grâce à ce stage, nous avons pu assimiler et comprendre le rapprochement entre


l'enseignement théorique reçu à l'école et la réalité du terrain.

La sous-préfecture de Daboua constitue aujourd’hui une fierté nationale dans la


mesure où elle assure la sécurité, la paix, et la collecte des recettes budgétaires
décentralisées pour renforcer les plans du développement durable au Tchad.

Elle est placée sous la tutelle du Ministère de l’Administration Territoriale et des


Collectivités décentralisées, sous l’autorité directe du gouverneur de la province du
lac Tchad et le Préfet du département de Fouli.

Cette institution est dotée de ressources

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WEBOGRAPHIE

-www.memoire.online.com consulté le 12 juin 2021 à 12 Heures 55, à Niamey

-www.wikipedia.gouv.tchad.org consulté le 14 juin 2021 à 23 Heures 56, à Niamey

-www.digischool.fr consulté le 04 juin 2021 à 17 Heures 58, Niamey

-www.sousprefecture.daboua.com consulté le 12 juin 2021 à 15 Heures 00, à Niamey

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