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Le 8 mai 1945 à travers l'histoire

Pour mémoire...
Le 8 mai 1945 se clôt en Europe un conflit de dimension mondiale commencé au mois de septembre 1939. Les
Alliés contraignent les derniers dirigeants allemands à signer la capitulation sans condition. La France se
retrouve au cur de cet événement. En tant que territoire, elle accueille à Reims l'une des deux signatures allemandes
de la reddition. En tant qu'Etat elle participe à l'événement par la présence de militaires représentant le Gouvernement
provisoire de la République à la surprise même des Allemands. Dès lors la commémoration annuelle devient une
évidence cependant longue à se mettre en place telle que nous la connaissons aujourd'hui.

Les signatures de la reddition allemande


Après la prise de Berlin par les armées soviétiques le 2 mai 1945, la guerre n'est pas terminée. Des forces
allemandes sous le commandement de l'amiral Doenitz, successeur désigné par Hitler, tiennent encore des zones du
nord de l'Allemagne et des poches ici et là en Europe, comme à La Rochelle ou Lorient en France. Le 5 mai les
troupes de la division Leclerc, une des participations françaises à la fin de la guerre, s'emparent du « nid d'aigle » de
Berchtesgaden.

Doenitz aurait préféré signer des capitulations locales et partielles pour faire durer le conflit non dans l'illusion d'un
retournement de situation mais pour permettre aux soldats et aux civils allemands de gagner des territoires occupés par
les armées occidentales. Contraint par la situation militaire, il envoie Jodl au quartier général d'Eisenhower à Reims,
muni des pleins pouvoirs pour signer la reddition générale des forces allemandes. Jodl ne peut obtenir de négocier, il
doit accepter un texte du commandement allié représenté par le général américain Walter Bedell Smith. La
capitulation est signée le 7 mai à 2 heures 41 du matin, dans une salle du lycée technique de la ville devenu quartier
général du SHAEF (Supreme Headquarter Allied Expedionary Force). L'article principal déclare : « Nous, ... au nom
du haut commandement allemand, déclarons remettre au commandant en chef du corps expéditionnaire allié ainsi
qu'au haut commandement soviétique la reddition sans condition de toutes les forces terrestres, aériennes et
maritimes encore sous l'autorité allemande... ». Les combats doivent cesser le lendemain à 23 H 01'. Le 8 mai, une
réunion interalliée confirme la capitulation. Par convention, l'acte ayant été signé au quartier général du
commandement occidental, la ratification doit aussi avoir lieu au Quartier Général des Soviétiques. La cérémonie de
capitulation est répétée à Berlin le 9 mai car Staline exige que le document soit signé devant des autorités militaires
soviétiques à Berlin-Karlhorst. La délégation allemande conduite par Keitel ne fut appelée que pour signer. Une
signature le 7 mai, une le 9 et une fin de guerre pour le 8.

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La présence française
La présence française à ces deux signatures ne s'imposait pas de façon évidente. La surprise de Keitel lors de la
cérémonie de Berlin « quoi ? les Français aussi ! » rappelle que le pays vaincu en 1940 a du lutter pour trouver une
place parmi les vainqueurs. Le général de Gaulle, chef du gouvernement provisoire de la République, agit de façon à
ce que le général Sevez soit présent lors de la signature de Reims puis par télégramme intime l'ordre à de Lattre de
Tassigny de participer à celle de Berlin. Dans l'incapacité d'exiger d'être signataire contractant, comme auraient pu
aussi le revendiquer d'autres pays actifs dans la lutte contre le nazisme, de Gaulle obsédé par la nécessité d'être présent
accepte une signature française au titre de témoin. Puissance occupante en Allemagne avec sa propre armée
reconstruite depuis l'automne 1944, la France place la signature de l'un des siens auprès de celles des représentants
anglais, américains et soviétiques. Elle participe de même à la reddition japonaise du 2 septembre 1945.

Le 8 mai vers 15 heures, en même temps que Churchill et Truman dans leur pays, le général de Gaulle dans
une allocution radiodiffusée annonce la fin du conflit.

« La guerre est gagnée ! Voici la victoire ! C'est la victoire des Nations Unies et c'est la victoire de la France !

L'ennemi allemand vient de capituler devant les armées alliées de l'ouest et de l'est. Le commandement français était
présent et partie à l'acte de capitulation. Dans l'état de désorganisation où se trouvent les pouvoirs publics et le
commandement militaire allemand, il est possible que certains groupes ennemis veuillent, çà et là, prolonger pour
leur propre compte une résistance sans issue. Mais l'Allemagne est abattue et elle a signé son désastre ! Tandis que

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les rayons de la gloire font, une fois de plus, resplendir nos drapeaux, la patrie porte sa pensée et son amour, d'abord
vers ceux qui sont morts pour elle, ensuite vers ceux qui ont, pour son service, tant combattu et tant souffert ! Pas un
effort de ses soldats, de ses marins, de ses aviateurs, pas un acte de courage ou d'abnégation de ses fils et de ses filles,
pas une souffrance de ses hommes et de ses femmes prisonniers, pas un deuil, pas un sacrifice, pas une larme n'auront
donc été perdus !

Dans la joie de la fierté nationale, le peuple français adresse son fraternel salut à ses vaillants alliés, qui, comme lui,
pour la même cause que lui, ont durement, longuement, prodigué leurs peines, à leurs héroïques armées et aux chefs
qui les commandent, à tous ces hommes et à toutes ces femmes, qui, dans le monde, ont lutté, pâti, travaillé, pour que
l'emportent, à la fin des fins !, la justice et la liberté.

Honneur ! Honneur pour toujours ! A nos armées et à leurs chefs ! Honneur à notre peuple, que des épreuves
terribles n'ont pu réduire, ni fléchir ! Honneur aux Nations Unies qui ont mêlé leur sang à notre sang, leurs peines à
nos peines, leur espérance à notre espérance et qui, aujourd'hui, triomphent avec nous !

Ah ! Vive la France ! »

Débarquées le juin 1944, près d'un an plus tôt, les troupes alliées occidentales ont libéré le territoire de la
France à la fin de cette même année. Le chef de la France libre, lui-même présent sur le sol de France depuis
juin 1944, commande aux destinées du pays à travers le gouvernement provisoire de la République.

Quelques grandes manifestations ont scandé la reconquête dont la descente des Champs Elysées dans un Paris libéré à
la fin du mois d'août 1944. La guerre n'est cependant à cette date pas terminée. Aussi l'allocution radiodiffusée
prononcée dans l'après-midi du 8 mai 1945 annonce-t-elle à la Nation la fin des combats. Ce qui matérialise la fin du
conflit est la reconnaissance de sa défaite par l'Allemagne : la signature de Reims le 7 mai, la préparation de la
signature de Berlin, sont des actes officiels qui mettent fin au conflit. Le général insiste sur l'état dans lequel se trouve
l'ennemi (destruction, décomposition). Il ne présente pas un armistice. Il insiste logiquement dans sa démarche et dans
le cadre de l'allocution sur le rôle et la place de la France en cette journée du 8 mai 1945. Etre rangée parmi les
vainqueurs, chose inespérée en 1940 n'a été possible que grâce à la mobilisation de la Résistance, au sens du sacrifice
qui renvoie à la « France éternelle » du discours de la libération de Paris d'août 1944. La victoire est collective,
comme la guerre pressentie dans l'appel du 18 juin est une guerre mondiale, le terme de cette guerre ne peut passer
sous silence le caractère international des acteurs, peuples martyrisés, peuples des soldats libérateurs. Ensuite, le
général se rend à l'Etoile, déjà bondée, se recueille devant la tombe du soldat inconnu. Dans ses Mémoires, de Gaulle
estime la foule « grave et contenue ». Manifestation mi spontanée, mi organisée (cortège, salves d'artillerie, son des
cloches, les discours officiels...).

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Le 8 mai 1945, le général de Gaulle salue la tombe du soldat inconnu, puis défile sur les Champs Elysées.
Source : Photographe Keystone

Le 8 mai journée commémorative


La fin de la guerre est vécue en 1945 dans une liesse populaire forte, différente de celle du 11 novembre 1918.
Le 8 mai 1945, les populations sont préparées à la fin du conflit dans une grande partie des Etats européens
progressivement libérés par les Alliés Occidentaux et Soviétiques. Elles ont été libérées de la présence allemande (en
France dès la fin de l'année 1944, mises à part les poches atlantiques), elles suivent la progression des armées alliées
au fil des lectures de journaux et d'informations radiodiffusées, des nouvelles d'un front mobile dans un territoire sous
domination allemande qui se réduit comme peau de chagrin.

Il semble évident de célébrer la date dès son origine : le 8 et le 9 mai 1945 sont fériés en France pour permettre à la
population de vivre l'événement dans une démarche collective moins perturbée que la Libération de l'été 1944
marquée par des formes d'épuration sauvage. Les rassemblements sur les Champs Elysées par exemple avec le
passage à l'Arc de Triomphe du général de Gaulle ont bien cette dimension festive.

Cependant la mémoire collective est ici confrontée à un processus d'éclatement lié à la diversité des façons dont le
conflit a été traversé. Quel unanimisme créer parmi des populations encore en attente de retours : prisonniers, déportés
raciaux, déportés politiques, déportés du STO ?

Après 1946, le chemin fut long vers la journée fériée. La célébration du 8 mai 1945 a considérablement changé.
Annoncée par le général de Gaulle à la radio, soutenue par les cloches, la paix est bien fêtée le 8 mai 1945, puis le 9
mai lors de grandes manifestations publiques. Les commémorations de la Grande Guerre tenant encore une place
principale dans l'univers mémoriel français, le 11 novembre 1945 a donné lieu à des cérémonies importantes. La ville
d'Orléans a fêté dans un même élan le 8 mai 1945 la fin de la guerre et la libération de la ville par Jeanne d'Arc en
1429. La concurrence de Jeanne reparaît chaque année car à partir de 1946, le 8 mai est fêté le dimanche s'il y a
coïncidence de dates ou bien le dimanche suivant qui est aussi celui de la fête de la Sainte.

L'argument de la reconstruction qu'il ne faut pas ralentir par un jour férié supplémentaire est aussi avancé. En 1948, le
ministre des anciens combattants, François Mitterrand confirme le caractère non férié du 8 mai.

En 1951, les autorités nationales commémorent alors que le 8 mai n'est pas un dimanche. Cependant la guerre
1939-1945 est féconde en dates à commémorer. Des groupes identifiés par leur rapport à la guerre organisent leur
mémoire du conflit : pour les résistants de la France libre, le général de Gaulle en tête, le 18 juin est commémoré de
façon systématique, d'autant plus que cette mémoire se donne également un lieu propre, le Mont Valérien, théâtre
d'exécutions puis d'inhumations de résistants. Cela pousse des associations de résistants et de déportés à demander une
célébration particulière de la victoire. En 1953, l'assemblée de la quatrième République vote une loi rendant le 8 mai
férié. La date s'impose alors comme référence de la guerre. Quand il met en place la cinquième République, le général
de Gaulle décide que le 8 mai ne sera plus férié mais commémoré le deuxième dimanche du mois au grand dam des
anciens combattants. Pour le vingtième anniversaire de la victoire, le gouvernement Pompidou rétablit
exceptionnellement le caractère férié pour cette seule occasion puis en 1968, la célébration est programmée en fin de
journée.

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Le rapprochement franco-allemand sous l'égide de Valéry Giscard d'Estaing et d'Helmut Schmidt conduit le
président français à ne pas commémorer le trentième anniversaire, à proposer une journée de l'Europe et à
imaginer le transfert des commémorations nationales sur le seul onze novembre. Cette décision provoque de
vives réactions. Le président socialiste en 1981 fait voter le 23 septembre une loi qui fait du 8 mai un jour
commémoratif férié, ce qu'il est toujours depuis.

Le 8 mai 1995, cinquantième anniversaire de la victoire, le président Mitterrand est accompagné du nouvel élu,
Jacques Chirac, alors que la passation de pouvoir n'a pas encore eu lieu. Mais ce jour, François Mitterrand rejoint
Helmut Kohl dans une commémoration franco-allemande. La dimension européenne de la commémoration devient
primordiale au nom de la victoire sur la barbarie, de la libération des peuples européens opprimés et de la construction
d'un continent uni. Comme pour le onze novembre, le souci d'associer l'ensemble des morts de la guerre dans la
démarche commémorative l'emporte désormais. Ils furent tous combattants d'une même guerre. Le 8 mai est leur
journée, celle d'un conflit fondateur. Les soldats allemands ne furent-ils pas d'une certaine façon victimes eux aussi
d'une barbarie qui les a conduits à la mort ? Cette approche n'a de sens que si le 8 mai se transforme en jour privilégié
d'une autre construction. Il fallut faire tomber les ambitions nationales, mettre un terme au temps de l'Etat-nation
dominant pour faire naître un nouveau continent, dont l'extinction du fait guerrier devint l'objectif des Etats unis. Lors
de la célébration à Paris du 8 mai en 2005, l'hymne européen domina et les drapeaux allemands flottèrent aux côtés
d'autres drapeaux plus communément admis en ce jour.

Cérémonie le 8 mai 2005 à l'Arc de Triomphe - Drapeaux internationaux portés par des jeunes. Source : SGA/DMPA
- Jacques Robert

En savoir plus: le site cheminsdememoire.gouv.fr

Les célébrations du 8 mai de 1945 à nos jours


Jusqu'au milieu des années 1950, les commémorations de la Première Guerre mondiale restent les plus
importantes. Dès 1945, le général de Gaulle insiste en effet sur le caractère indissociable des deux conflits mondiaux
et considère qu'il convient ainsi de célébrer la fin des deux conflits à la même date. Le 11 novembre est ainsi choisi
pour porter la mémoire des deux guerres mondiales.

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Les Français célébrent la victoire dans
les rues de Paris le 8 mai 1945 ©ina.fr

En 1946, la loi consacre le dimanche 8 mai, ou le dimanche suivant, pour célébrer la victoire, le même jour que
la fête traditionnelle de Jeanne d'Arc, qui avait délivré Orléans le 8 mai 1429. Cette date permet alors de rassembler
les combattants des deux guerres mondiales tout en exaltant l'esprit de la Résistance.

C'est en 1953 que le 8 mai devient un jour férié et s'impose ainsi comme une date symbolique de la Seconde
Guerre mondiale au même titre que le 11 novembre pour la guerre de 1914-1918. La célébration du 8 mai est
cependant compromise par un certain nombre d'événements, comme la coïncidence avec le désastre de Diên Biên Phu
en 1954 ou encore les divisions engendrées par la guerre d'Algérie dès 1955, en particulier les manifestations des
Français d'Algérie demandant le retour au pouvoir du général de Gaulle le 13 mai 1958.

Après le retour au pouvoir du général De Gaulle, la loi consacre, en 1959, le deuxième dimanche de mai pour
célébrer la victoire. Cette décision suscite de nombreuses protestations parmi les anciens combattants qui continuent
à commémorer la victoire le jour même, à savoir le 8 mai.

En 1965, le 8 mai a été exceptionnellement et ponctuellement rétabli jour férié à l'occasion du 20ème
anniversaire de la victoire alliée. Le décret du 17 janvier 1968 a rétabli la célébration du 8 mai, mais en fin de
journée.

En 1975, le président de la République, Valéry Giscard d'Estaing, déclarant qu'il était « temps d'ouvrir la voie
de l'avenir », a décidé de mettre fin à la célébration de la victoire alliée de 1945, au nom de la réconciliation
franco-allemande. Il ne sera ainsi plus donné un caractère gouvernemental à cette cérémonie : la commémoration
officielle et nationale est supprimée.

Le 1er juin 1981, au lendemain de l'élection de François Mitterrand à la présidence de la République, le


nouveau secrétaire d'État aux anciens combattants annonce qu'une loi devait rétablir le 8 mai comme
commémoration nationale. La loi du 23 septembre 1981 redonne ainsi au 8 mai son caractère férié, qu'il a conservé
depuis.

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Cérémonie du 8 mai : le rôle du Président de la République
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Le Président de la République participe traditionnellement aux célébrations de la fête de la victoire à l'Arc de


triomphe au cours desquelles il :

- remonte les Champs-Élysées en grande escorte de la Garde républicaine jusqu'à la place Charles de Gaulle,

- passe les troupes en revue en véhicule blindé sur la place Charles De Gaulle,

- dépose une gerbe sur la tombe du Soldat inconnu sous l'Arc de triomphe avant de signer le Livre d'or,

- salue les emblèmes des régiments dissous, les anciens combattants présents ainsi que les personnes installées dans
les tribunes.

Le programme de cette célébration a connu quelques modifications au fil du temps et est aujourd'hui
profondément remanié. Voici quelques exemples de ces évolutions :

- Le 8 mai 1977, le Président Valéry Giscard d'Estaing s'est recueilli devant le siège du commandement des Forces
françaises libres à Londres où il participait au Sommet des pays industrialisés.

Le Président Giscard d'Estaing à Londres


le 8 mai 1977 ©Archives nationales

- Le 8 mai 2005, le Président Jacques Chirac a déposé une gerbe au pied de la statue du Général De Gaulle, place
Clémenceau. Ce geste inédit fut repris par le Président Nicolas Sarkozy.

- Le 8 mai 2008, le Président Nicolas Sarkozy s'est déplacé à Caen et Ouistreham (dans le Calvados) pour rendre
hommage aux troupes débarquées en Normandie en 1944.

- Le 8 mai 2009, le Président Nicolas Sarkozy s'est déplacé à Toulon et Sainte-Maxime (Var) afin de rendre hommage
aux troupes débarquées en Provence en 1944.

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Le Président Sarkozy sur la Plage de La Nartelle
à Sainte-Maxime le 8 mai 2009

- Le 8 mai 2010, pour les 65 ans de la capitulation allemande, Nicolas Sarkozy est à Colmar, l'une des dernières
grandes villes françaises à avoir été libérée en 1945 au terme d'âpres combats livrés par l'armée placée sous le
commandement du général de Lattre de Tassigny.

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