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UNIVERSITE SIDI MOHAMED BEN ABDELAH


FACULTE DES SCIENCES JURIDIQUES, 
ECONOMIQUES ET SOCIALES-FES

Master : finance, contrôle et audit

Les marchés finaciers


internationaux

Réalisé par
Bouchra RHANDOR

Encadré par
M.HMIOUI

Année universitaire 2021-2022

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Sommaire

INTRODUCTION :

A.les marchés financiers internationaux :


I. Définition

II. Historique

III. rôles :

IV. L’intégration financière internationale :

B. Organisation et fonctionnement des marchés

financiers :
I L’organisation des marchés financiers :

1- Les types des marchés financiers :

2- la structure de marché financier:

II Le fonctionnement des marchés financiers internationaux :

1- Les acteurs des marchés financiers internationaux :

2- les instruments des marchés financiers internationaux :

Conclusion :

2
Introduction :

Au cours des deux dernières décennies et avec la dérégulation et la


libéralisation des mouvements internationaux de capitaux, les
marchés financiers se sont développés d'une manière spectaculaire.
De nouvelles opportunités se sont offertes aux prêteurs et
emprunteurs avec l'intégration des marchés financiers et l'apparition
de l’innovation financière, on assiste alors à une évolution rapide des
flux internationaux de capitaux, de plus en plus dominés par des
investissements en portefeuille. Mais parallèlement à cette
expansion rapide du marché financier international, une fragilité
sous-jacente des systèmes financiers s’est peu à peu développée,
suscitant des scénarios de crises et de récession économique. Le
bouleversement profond auquel est soumis à ce sujet le système
financier international est due à la globalisation financière et aux
mutations qu’a connu le monde ces dernières années. L'analyse des
crises financières constitue un champ de recherche particulièrement
nourri et ancien.

Depuis lors, le concept majeur de la finance internationale est


l’intégration financière, attirant l’attention sur la connexion toujours

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plus poussée des marchés financiers nationaux, la restructuration et
l’essor des différents marchés internationaux de capitaux désormais
très ouverts aux innovations financières, on assiste à l’émergence
d’un marché financier mondial dont l’imbrication des compartiments
ne cesse de se complexifier, et qui est le théâtre d’une circulation
intense des flux d’épargne.

Le développement des échanges commerciaux a nécessité la mise en


place de structure financière permettant leur règlement, mais sous
l’impulsion des euromarchés et des mutations financière des années
80, ce système s’est fortement intégré. Le système financier
international est donc un élément central du fonctionnement de
l’économie mondiale. Il établit un cadre qui facilite l’échange de
biens, de services et de capitaux, et qui soutient une saine croissance
économique.

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A. les marchés financiers internationaux :
I. Définition

Les marchés financiers internationaux sont des marchés ou se créent,

s’échangent, circulent et s’effacent des créances et des actifs monétaires et

financiers liés à des opérations de transactions ou de circulation internationale

de flux financiers.

Les marchés financiers permettent la confrontation de l'offre et de la demande

de capitaux. Il s'agit donc d’un lieu où s'échangent les instruments financiers.

Ces derniers sont représentatifs :

- de propriétés : les actions.

- de créances : les obligations.

- de liquidités (marché monétaire) et de devises (marchés des changes).

- de produits conditionnels : les options.

- de contrats à terme : les futures.

II. L’historique
 Avant le 18ème siècle :

La notion de marché financier, ou de bourse, est connue depuis l'Antiquité.


L'Encyclopédie fait remonter l'origine de la bourse à la Rome Antique qui vit se
développer les premières sociétés de capitaux formées par les Chevaliers puis
par les Publicains. Les parts de ces sociétés étaient diffusées par l'intermédiaire
des « Argentarii » sous la Collegia mercatorum. D'après Braudel (1979), la
bourse est née dès le 14ème siècle sous l'impulsion des italiens. Ces
derniers ont redécouvert le principe de la mise en commun des capitaux. Dès
1075, des contrats de «Societas Maris » apparaissent à Venise. Ces contrats
impliquent que l'associé qui reste à Venise apporte les deux tiers du capital
nécessaire à l'expédition tandis que celui qui commerce n'en fournit que le
tiers en plus de son activité hautement risquée à l'époque. A l'issue de
l'expédition, la société est dissoute et les gains sont partagés. Par la suite, on
voit apparaître des « loca » qui correspondent à des parts de bateaux.

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Au 13ème siècle, la ville de Gènes émet des emprunts gagés sur les ressources
de l'impôt sur le sel. Une étape décisive est réellement franchie au début du
15ème siècle avec la reconnaissance aux associés du droit de ne plus être
responsables que pour une somme égale à celle qu'ils ont investie dans la «
compagnie ». C'est en quelque sorte l'ancêtre de la SARL.

La première bourse en tant que lieu physique réservé aux transactions portant
sur des titres est créée par les italiens à Anvers en 1460. Dans ce centre
d'affaire, ce sont tous les commerçants qui s'y rencontrent afin de négocier des
effets de commerce, des lettres de change, ou encore des engagements de
livraison de marchandises. La bourse d'Anvers est devenue le centre financier
le plus important en Europe jusqu'à la fin du 16ème siècle. Le premier bâtiment
date de 1518 tandis qu'un nouveau bâtiment dédié exclusivement aux
marchés financiers fut construit en 1531. La première cote imprimée date de
1592. La bourse porte à son fronton l'inscription « Ad usum mercatorum
cujusque gentis ac linguae » (à l'usage des marchands de tous les pays et de
toutes les langues).
ème
La fin du 16 siècle marque un transfert des richesses en Europe. Les marchés
anglais et hollandais en particulier vont prendre un essor considérable grâce à
leur puissance maritime. La compagnie hollandaise des Indes Orientales (1602)
fut ainsi la première société financée par la vente d'actions au public,
échangées entre particuliers avec un cours déterminé par l'offre et la demande.
À l'époque, on investissait car on « flairait » la bonne affaire. Les notions de
coût du capital et le financement de l'entreprise n'étaient pas évoqués.

Dans la première partie du 17ème siècle les bulbes de tulipes, importés de


Turquie, constituent des produits facilement négociables et très prometteurs.
Dans les années 1636-1637 un véritable vent de folie va s'emparer des
investisseurs qui surenchérissent pour acheter des bulbes de tulipes dont les
cours vont atteindre des sommets avant de s'effondrer, créant ainsi la ruine de
nombreux particuliers qui y avaient investi leur fortune. C'est le premier Krach
boursier.

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 Après le 18ème siècle :

Dès le début du 18ème siècle les gouvernements utilisent le marché boursier


pour contracter des dettes auprès du public au moyen de rentes, ce qui leur
revient moins cher que de le faire auprès des banques. Ces rentes sont les
ancêtres des actuelles obligations. En 1773, à Londres, les agents de changes
(brokers, comme ils se nomment) inscrivent sur la porte du bâtiment dans
lequel ils se réunissent le nom de leur activité : Stock Exchange. En 1792 se crée
à Manhattan la bourse de New York, le New York Stock Exchange, plus connue
sous le nom de Wall Street.

Pendant le 19ème siècle, les bourses, emmenées par la révolution


industrielle, sont caractérisées par une forte croissance. Les premières grandes
sociétés à rentrer en Bourse sont les sociétés de chemin de fer, les entreprises
de construction de canaux, la sidérurgie, les banques, puis le pétrole, la chimie,
en fonction de l'évolution de la révolution industrielle. Le milieu du 19 ème siècle
voit également la naissance des premiers marchés à terme de marchandises
(CBOT: Chicago Board of Trade) en 1848, CME: Chicago Mercantile Exchange en
1874). À la charnière du 20ème siècle, les rentes perpétuelles émises par l'État
connaissent un peu partout dans le monde une popularité très forte. Cette
popularité diminuera en raison de l'inflation galopante qui arrivera avec la
première guerre mondiale.

La première guerre mondiale s'achève grâce au soutien logistique et en


armement des États-Unis et marque ainsi le passage du leadership anglais à
celui américain. À Wall Street, la fin des années 20 est marquée par l'envolée
des cours, néanmoins les prémisses d'un retournement se font sentir. On
constate que la majorité des nouveaux titres introduits sur le marché sont
destinés à racheter d'autres titres. Les entreprises n'augmentent plus leur
capital pour se développer mais pour acquérir d'autres titres tandis que les
taux d'intérêt ne cessent de progresser Et le jeudi 24 octobre 1929, ce qui
devait arriver arriva : les cours s'effondrent (-12,8%). A la clôture de ce black
Thursday, 13 millions de titres ont été échangés. Ce volume record sera battu
le mardi 29 avec

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16 millions de titres négociés. Au 1 janvier 1930, les principaux titres ont
perdu 25% de leur valeur. Les économies américaine et mondiale mettront de
nombreuses années pour s'en relever.

Après la seconde guerre mondiale, New York et Tokyo (Kabuto Cho)


sont les principaux centres boursiers de la planète. La vie des marchés est
notamment marquée par l'effondrement du système de change de Bretton
Woods et l'augmentation du cours du pétrole. Les principaux marchés
financiers progressent pour atteindre des nouveaux sommets en 1987. Les
années 80 sont devenues synonymes de l'argent facile, des golden boys et du
surendettement. Et ce qui devait arriva... Le lundi 19 octobre 1987, un
deuxième krach surgit à l'annonce du commerce extérieur américain supérieur
à celui prévu et d'une remontée des taux d'intérêt. Le principal indice boursier
de Wall Street, le Dow Jones Industrial Average, s'effondre de 22,6% entraînant
toutes les places financières de la planète dans sa chute. La chute fut
spectaculaire mais contrairement à 1929, cette crise boursière ne s'est pas
transformée en crise économique. Les banques centrales sont intervenues
pour éviter une asphyxie de l'économie par un manque de liquidités. Les
pertes enregistrées en ce lundi noir ont été effacées en moins de deux ans.

Depuis les marchés ont connu des cycles de croissance plus ou moins
régulière. De nombreuses entreprises se sont introduites en bourse. Les
volumes de transaction ont augmenté de manière exponentielle. La fin des
années quatre-vingt-dix a été marquée par la montée des valeurs issues des
secteurs des nouvelles technologies. Ceci a conduit à l'apparition d'une
bulle spéculative, dite bulle Internet, qui s'est rapidement dégonflée en 2000 et
2001.
ème
Sur le plan de l'organisation des marchés, la fin du 20 siècle fut
marquée par la dématérialisation des titres. Les marchés à la criée ont peu à
peu cédé leur place aux marchés électroniques. Cette mutation des marchés
financiers trouve son origine d'une part dans la saturation du traitement
manuel des transactions et d'autre part dans la diversification
internationale des portefeuilles.

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III. Roles:

Les marchés financiers internationaux assurent l’extension à l’échelle


internationale des fonctions assumées par les marchés financiers sur le plan
domestique, au plan macroéconomique, des agents à capacité de financement
dont les ressources courantes dépassent leurs plans de dépenses, à un horizon
donné, et que des agents à besoin de financement se trouvent dans la situation
inverse, alors s’exprime la nécessité d’ajuster et de coordonner ces deux types
de situations. La justification première des marchés financiers, et plus encore
des intermédiaires qui en assurent le fonctionnement, est donc de remplir
cette fonction. Il ne s’agit pas seulement d’organiser le transfert des fonds
prêtables, mais aussi de rendre compatibles les motivations qui s’expriment
aux deux pôles du circuit financier.

Les cas d’interventions-clés des marchés financiers sont :

a-Accompagnement les investisseurs institutionnels dans leurs

placements :Les caisses de retraite, par exemple, déterminent leurs

engagements à long terme et calculent les montants de retraite qu’elles


devront verser dans 20, 30 ou 40 ans à partir de l’utilisation de moyens
statistiques (prévision d’évolution de la population, etc.). Elles placent ensuite
leurs actifs suivant des exigences définies, par exemple garantir à terme le
pouvoir d’achat de leurs adhérents en indexant les revenus de leur portefeuille
sur l’inflation.

b-Élaboration des solutions de financement à long terme : D’autres clients

institutionnels de la banque ont besoin, à l’inverse, d’une solution de


financement à long terme, par exemple pour mener de grands travaux
d’infrastructures : construction de réseaux de communication ou ferroviaires,

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de gazoducs… Ils font alors appel aux salles de marchés, notamment dans le
cadre de leurs émissions obligataires.

c-Faire le lien entre émetteurs et investisseurs :

Généralement, ces émetteurs ont une signature de très bonne qualité, et


garantissent des revenus futurs indexés sur l’inflation : précisément ce que
recherchent les investisseurs à long terme comme les caisses de retraite. Les
chargés de clientèle des émetteurs et des investisseurs vont donc permettre la
rencontre entre leurs besoins mutuels. Et si les salles de marchés sont parfois
animées, c’est parce que chacun défend avec ardeur les intérêts de ses clients !

d-Assurer les risques des entreprises : les opérations de couverture de

risque de taux ou de change :

Les entreprises qui vendent ou achètent en devises étrangères sont


notamment confrontées à des problématiques de variation des taux et/ou des
changes. C’est le cas, par exemple, d’un fabricant de navires, qui va vendre des
équipements à long terme en devises étrangères. Son métier est de construire
des bateaux. En revanche, il ne maîtrise pas nécessairement toute la
complexité des marchés des changes, appliquée sur des échéances à long
terme et un calendrier industriel susceptible d’évoluer. L’entreprise sollicite
donc son chargé de clientèle en salle de marchés afin qu’il lui propose une
solution de couverture adaptée.

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B. Organisation et fonctionnement des
marchés financiers :
I. L’organisation des marchés financiers :

1. Les types des marchés financiers :

Selon SCANNAVINO, les marchés financiers internationaux sont trois

types à savoir ; le marché des Eurodevises, les marchés des Eurocrédits et les

marchés des obligations internationales.

a- le marché des Eurodevises :

les Eurodevises désignent, depuis les années 50, des capitaux déposés

dans des banques implantées hors du pays d’émission de la monnaie dans laquelle

ces avoirs sont libellés. Ces institutions, expertes dans la gestion de tels dépôts,

sont appelées Eurobanque. En effet, pour des raisons liées, d’une part à

l’évolution du système monétaire international et au déficit de la balance des

paiements américaines et, d’autre part, à l’évolution de l’internationalisation des

banques et aux restrictions réglementaires existant aux Etats-Unis des volumes

de plus en plus importants de dollars ont quitté les Etats- Unis à partir des

années 1960. Leur destination première a été l’Europe d’ou le nom, Eurodollars

qui leur fut donné. On les a retrouvés sous formes de dépôts d’abord auprès des

filiales des banques américaines, puis auprès d’autres banques, de toutes

nationalités établies principalement à Londres. Si ces fonds délocalisés ont

toujours été majoritairement des dollars, plusieurs devises se sont ajoutées à la

monnaie américaine, d’autres centres financiers que Londres.

C’est la raison pour laquelle on parle d’eurodevises pour décrire de façon

générique tous ces dépôts en monnaie convertibles effectués dans des banques

situées à l’extérieur du système monétaire de la devise considérée.

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D’un point de vue pratique, les termes eurodollars et eurodevises sont

employés pour décrire la même réalité. Le préfixe « euro » rappelle simplement

qu’à l’origine ces dépôts étaient principalement localisés en Europe. En utilisant

l’appellation générique « eurodollar », le marché des eurodevises se caractérise

par la domination du dollar, ce qui explique aussi l’utilisation du terme marché des

eurodollars pour désigner le marché des eurodevises.

b- Le marché des Eurocrédits :

Selon la définition que nous avons donné de l’eurodevise, il s’agit

essentiellement d’une source de fonds. La contrepartie, ce sont les utilisations

qui ont été longtemps limités à des crédits bancaires. Les banques font des

avances libellées en eurodevises aux emprunteurs ; on parle alors d’eurocrédit.

Jusqu’aux années 1970, les investisseurs se finançaient sur les euromarchés à

partir des obligations mais suite à une hausse du taux d’intérêt les investisseurs

furent obligés de réaliser et remplacer leur financement par des eurocrédits à

moyen et long terme au taux variables.

c- Les marchés des obligations internationales :

On s’attachera ici aux marchés des obligations étrangères et aux marchés

des Euro-obligations ; les premiers sont des titres émis par un emprunteur non

résident sur une place financière ou ils seront donc ensuite cotés ; ils sont

libellés dans la devise du pays ou se fait l’émission.

Une entreprise française qui choisit de lancer un emprunt (en dollars) à New

York, par exemple, émet des obligations étrangères. L’émission de ces titres

organisée par un syndicat de banques et d’institutions financiers du pays ou

s’effectue le placement ; elle jouit de certains avantages fiscaux, tout en étant

soumise aux réglementations locales.

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Alors que les deuxièmes désignent des titres de créance émis dans plusieurs

pays (l’absence de lieu unique d’émission en fait un vrai placement international)

par un syndicat de banques internationales ; elles sont libellées dans une devise

pouvant être celle du pays de l’emprunteur ou une autre monnaie (on désigne les

euro-obligations lancées en dollars, par exemple,).

2. la structure de marché financier:

Le marché financier repose sur l'activité de deux compartiments dont les

fonctions sont différentes et complémentaires : le marché primaire et le

marché secondaire.

b- Le marché primaire :

Est le marché du "neuf", celui des émissions de titres. Les épargnants

peuvent acquérir, au moment de leur création, des titres par l'intermédiaire des

banques ou des sociétés de bourse.

Le marché primaire assure deux fonctions essentielles dans une économie : le

financement des agents économiques et l'allocation des ressources :

-Le financement des agents: le marché primaire remplit une fonction de

financement de l'économie. Il permet de concilier les besoins des prêteurs et

des emprunteurs. Trois catégories d'émetteurs de titres (emprunteurs) opèrent

sur le marché primaire: les entreprises, l'Etat et les collectivités locales ainsi

que les institutions financières :

Les entreprises : le marché primaire permet aux entreprises d'obtenir les

capitaux qui leur manquent pour financer un investissement. En contrepartie des

capitaux recueillis, les entreprises émettent des titres en recourant à trois

modalités : l'introduction en bourse, l'augmentation du capital et l'émission

d'obligations

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La première modalité consiste, pour une société qui souhaite accéder au marché

boursier, à vendre aux investisseurs une partie des actions composant le capital

social. L'introduction s'effectue par l'intermédiaire d'une offre publique de

vente (OPV) et s'accompagne donc d'une ouverture du capital de la société au

public.

La deuxième modalité consiste pour une société, à accroître le montant de son

capital social par des apports nouveaux. Pour cela, la société émet des actions

nouvelles, vendues à des investisseurs.

Pour la 3eme modalité : seules les grandes sociétés peuvent émettre des

obligations en bourse. Elles doivent offrir des taux plus élevés que les États. Les

taux sont d'autant plus élevés que la "notation" donnée par les agences de

notation est plus basse.

L'Etat et les collectivités locales : les États émettent des obligations à long

terme (au-delà de cinq ans) pour combler leurs déficits budgétaires. Ce sont les

obligations assimilables du trésor (OAT). De plus, les États émettent des

obligations courtes, les bons du trésor, pour financer leurs besoins de trésorerie

dus au décalage entre leurs recettes et leurs dépenses. Les emprunts des États

sont considérés comme les titres les plus sûrs du marché.

Les intermédiaires financiers : pour se procurer des ressources, les

intermédiaires financiers ont recours aux marchés de capitaux. Ils peuvent

émettre sur le marché financier des obligations, des actions ou des titres

hybrides (mélange d'actions et d'obligations). Pour cela, ils recourent aux mêmes

modalités que les entreprises.

-L'allocation des ressources : le marché primaire permet l'allocation des

ressources entre les activités et entre les espaces régionaux et nationaux. Il

permet de mobiliser plus facilement l'épargne nationale et étrangère des agents

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à capacité de financement, comme il facilite le financement des investissements

et de l'innovation nécessaires à la croissance économique.

b- le Marché secondaire :

Le marché secondaire est le "marché de l'occasion", celui où les

transactions s'opèrent entre ceux qui souhaitent vendre des titres déjà émis et

ceux qui désirent les acquérir. C'est sur ce marché que les titres anciens sont

cotés. Il est organisé sous la forme de Bourses de valeurs. Les échanges qui s'y

déroulent ne concernent pas les émetteurs de titres et ne contribuent pas

directement à leur financement.

Le marché secondaire assure trois fonctions essentielles : la fixation du cours

des titres, la liquidité des titres et les restructurations du capital des

entreprises cotées :

-La fixation du cours des titres : Sur le marché secondaire, les transactions

s'effectuent après confrontation d'un grand nombre d'offres et de demandes

pour établir le cours (le prix) des titres qui se fixe selon la loi de l’offre et de la

demande. Si le titre est plus demandé qu'offert, son cours s'élève; s'il est plus

offert que demandé, son cours régresse. Par la fixation du cours, le marché

financier contribue à déterminer la valeur des entreprises, c'est-à-dire leur

capitalisation boursière (capitalisation boursière = cours de l'action x nombre

d'actions).

Le cours reflète les anticipations des investisseurs sur l'avenir et les résultats

des sociétés cotées. Si les investisseurs anticipent une augmentation du résultat

d'une société, ils se portent acquéreurs de ses actions, ce qui accroît la demande

et fait monter le cours. A l'inverse, si les investisseurs anticipent une baisse des

résultats d'une société, ils procèdent à des ventes de ses actions, ce qui accroît

l'offre et fait baisser le cours. Cependant les anticipations des investisseurs

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sont parfois irrationnelles, ce qui engendre des bulles spéculatives et une

déconnection entre les cours et les résultats des entreprises.

-La liquidité des titres : la liquidité est la caractéristique d'un titre qui peut

être acheté et vendu rapidement, sans frais excessifs et sans décote sur le

capital. La possibilité, pour les investisseurs, de vendre facilement leurs titres

est un élément déterminant pour les inciter à souscrire lors des émissions de

nouveaux titres. C'est le marché secondaire qui assure la liquidité des titres,

actions et obligations. Un marché est réputé d'autant plus liquide qu'il accueille

un grand nombre de transactions et d'opérateurs.

-Les restructurations du capital des entreprises cotées : le marché

secondaire permet la croissance externe des entreprises par l'acquisition de

paquets d'actions, pour prendre des participations dans d'autres firmes ou

fusionner avec elles. Le marché secondaire offre à tout investisseur qui désire

prendre le contrôle d'une société cotée trois instruments : le ramassage

boursier, l'OPA et l'OPE.

Le ramassage boursier : les transactions en bourse étant libres, il suffit pour

prendre le contrôle d'une société cotée, d'acheter la moitié des actions plus une.

Cette méthode est longue et coûteuse. Elle est visible, ce qui laisse aux

dirigeants de l'entreprise cible le temps de s'organise.

L'offre publique d'achat (OPA) : est une opération financière permettant à une

entreprise de prendre le contrôle d'une autre, avec ou sans l'accord de ses

dirigeants, en proposant aux actionnaires de la société cible de racheter leurs

titres à un prix supérieur au cours constaté sur le marché. Cette procédure est

sévèrement réglementée par l'autorité des marchés financiers (AMF)

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L'offre publique d'échange (OPE) : est proche de l'OPA mais il est proposé aux

actionnaires un règlement sous forme de titres, généralement ceux de

l'entreprise réalisant l'opération.

II. Le fonctionnement des marchés financiers internationaux :


1 Les acteurs des marchés financiers internationaux :

On peut repérer cinq grandes catégories d’intervenants sur les marchés

financiers :

Les banques, les courtiers, les entreprises industrielles et commerciales, les

banques centrales, les investisseurs institutionnels.

a-Les banques et les coutiers :

Principaux animateurs de ces marchés Les banques interviennent pour leur

propre compte ou pour celui de leurs clients. Et il faut noter que ce ne soit pas

toutes les banques qui sont actives sur ces marchés ; pour bon nombre d’entre

elles, de taille moyenne, cette activité et secondaire et elles s’en remettent aux

banques plus importantes.

La situation à cet égard diffère sensiblement aux Etats-Unis d’Amérique et en

Europe : la majorité des activités des banques américaines de taille moyenne est

concentré au niveau domestique et les activités financières ne sont

qu’occasionnels alors que la plupart des banques Européennes de taille moyenne

on des clients actifs sur plusieurs marchés et se doivent de fournir à ce service

financier adéquat.

En fait, il y a lieu de distinguer les banques qui jouent un rôle de mainteneurs de

marchés (market-maker) de celles qui n’en sont que les utilisateurs. Seules les

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banques qui, continuellement, achètent et vendent des devises et qui, en tout

temps, sont en position de coter un taux acheteur et un taux vendeur pour les

devises les plus importantes sont considérées comme des marker-maker.

Comme on le sait une importante partie de volumes des opérations financières se

fait directement entre les banques ; cependant, certains utilisateurs préfèrent

ou doivent recourir à des courtiers (brockers). Les courtiers sont des

intérimaires qui, contre rémunération s’efforcent de trouver dans le marché des

offreurs et des demandeurs ayant des besoins opposés.

Contrairement aux banques, en règle générale les courtiers ne transigent par

pour leur propre compte et ne prennent pas des positions de change. A l’opposé

des mainteneurs de marchés, ils ne sont pas obligés d’être présent

simultanément des deux côtes de marchés ; en effet, leur fonction

d’intermédiaires leur permet de regrouper des positions de clients et d’assurer

l’anonymat des transactions évitant ainsi aux intervenants de faire connaitre leur

position. Pour leur service, les courtiers reçoivent une commission dont le taux

varie avec l’importance et la liquidité du marché de la devise transigée. À New

York, par exemple, la commission est payée par la banque qui vend la monnaie

étrangère et est généralement inferieurs à 0.01%.

b- Les entreprises industrielles et commerciales :

Cette catégorie d’acteurs offre ou demande des services en contrepartie

d’opérations d’importations et utilisent les marchés de capitaux pour financer

leurs opérations à l’étranger, en particulier cela permet à ces entreprises une

assurance concernant la circulation des fonds entre la maison mère et les filiales

des entreprises transnationales ; et cela leur offre des possibilités de

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couverture pour parer au risque de change. Enfin, les entreprises offrent ou

demandent des devises consécutives à des opérations de financement sur les

marchés étrangers.

Dans la majorité des cas, les entreprises industrielles et commerciales

n’interviennent pas directement sur les marchés financiers internationaux, elles

passent par les banques commerciales et des courtiers néanmoins centaines

entreprises transnationales effectuent un volume d’opérations considérables qui

leur donne un accès au marché et justifie la mise en place d’une équipe de

cambistes.

c- Les banques centrales :

Ils interviennent sur le marché pour rétablir des déséquilibres

temporaires afin d’atteindre des objectifs de parité pour la monnaie nationale ou

dans le cadre de la gestion de leurs réserves officielles. Depuis l’instauration du

système des taux de change flottants ces interventions sont beaucoup plus

sporadiques. Les intervenants sur le marché craignent néanmoins ces

interventions, surtout lorsqu’elles sont simultanées.

d-Les investisseurs institutionnels :

Ils constituent le dernier groupe identifiable d’acteurs majeurs des

marchés financiers internationaux. Les compagnies d’assurance, les fonds de

pension et les gestionnaires de fonds de placement sont devenus, au cours des

années, des utilisateurs de plus en plus importants de ce marché, en raison d’une

part de l’internationalisation de leurs activités ; mais aussi en raison de la

tendance généralisée à la diversification des produits de placement.

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2 les instruments des marchés financiers internationaux :

On appelle "instruments" ou "produits" financiers les contrats permettant de

financer les activités internationales. On peut distinguer plusieurs catégories

d’instruments financiers internationaux qu’on peut les classer en deux types.

a- les valeurs mobilières :

-les obligations : la distinction est déjà faite entre les deux grandes catégories

d’obligation (au niveau de l’organisation), qui sont : les obligations étrangères ; et

les euro-obligations. On peut donc ajouter leurs caractéristiques :

Les obligations étrangères : sont soumises à la réglementation nationale du pays

à l’origine de l’émission sur les valeurs mobilières nationales. Ainsi, leurs

caractéristiques sont proches de celles émises sur les marchés nationaux. dans

ce contexte, trois principales caractéristiques de ces obligations :

- que ce soit directement ou indirectement, il n’y a pas de retenue à la

source sur les revenus versés par les emprunteurs.

- le principe d’émission : les obligations étrangères sont réalisées dans

un pays donné et qu’en conséquences elles sont soumises aux

contraintes réglementaires du pays.

Les euro-obligations : (souvent mentionnée sous l’appellation anglaise Euro-bond)

est une obligation libellée dans une monnaie différente de celle du pays de

l'émetteur.

Par exemple, une obligation en dollar émise par une banque basée à Londres1.

on distingue trois grandes catégories :

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-Les obligations classiques (Straight) : appelées également les euro-

obligations à taux fixe. Ce sont des titres négociables à taux d’intérêt fixe.

A ces titres sont attachés des coupons arrivant à échéance avec une

fréquence fixe et à des dates prédéterminées.

-les euro-obligations à taux variables (Floating Rate Notes ou FRNs) : les

notes à taux variables se distinguent des premières par le système de

calcul du coupon. il peut être indexe sur le taux d’intérêt à court terme et

il est généralement paye tous les six mois.

-les obligations convertibles en actions : les obligations convertibles en

actions résultent de la combinaison de deux éléments, d’une part, une

reconnaissance des dettes portant intérêt (fixe ou variable), d’autre part,

un droit de convertir ce titre en actions ordinaires de la compagnie

émettrice.

-Les euros-actions : Ce sont des actions émises simultanément sur les marchés

intérieurs de plusieurs pays. La première fut lancée par Bell Canada en 1983 et

administrée par l’Union des Banques suisses. Actions principalement émises par

des sociétés ayant une bonne cote de crédit. Les compagnies comme Daimler-

Benz, KLM, Nestlé, Fiat, GM, ont déjà recours à ce financement.

b- les produits dérivés :

À l'origine, les produits dérivés ont été créés pour permettre aux

entreprises de se couvrir contre différents types de risques financiers . Il

convient néanmoins de distinguer deux types de produits dérivés bien distincts :

les produits fermes et les produits optionnels :

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-Les produits fermes : on distingue :

Les contrats à terme de type forward et futures : Dans leur principe les

contrats de type forward et futures sont presque identiques.

Le contrat à terme forward constitue un engagement d’acheter ou de vendre une

certaine quantité d’actifs supports ou « actifs sous-jacents » à une date

d’échéance future et à un prix spécifié au moment où le contrat est passé. Si à la

date d’échéance, le prix comptant de l’actif support au contrat est supérieur au

prix spécifié et convenu à l’origination du contrat, l’acheteur du contrat réalise

un profit ; dans le cas contraire, il réalise une perte, et vice versa pour le

vendeur.

Le contrat à terme de type futures est semblable au contrat à terme de type

forward. La langue française n’a d’ailleurs qu’un seul mot pour les deux : contrat à

terme. Aussi, le profil de gains ou de pertes des deux est identique. Mais à

l’inverse du contrat forward, le risque de crédit, c’est-à-dire le risque de défaut

du contractant peut être éliminé dans les contrats futures, grâce à deux

mécanismes spécifiques : le dépôt de garantie et l’appel de marge d’une part,

l’existence d’une chambre de compensation et la standardisation des contrats

d’autre part.

-Les contrats d'échange (aussi appelés « swaps ») :

Le terme Anglo-saxon Swap, signifie échange. Ces produits sont des contrats

d'échange d'actifs ou de flux financiers. Ils portent notamment sur l'échange de

devises ou sur des taux. A l'origine, les swaps furent inventés afin de répondre

au besoin de gérer les risques. Depuis, ils sont largement utilisés pour spéculer

sur les mouvements de taux. Un swap est une transaction financière pour laquelle

deux parties conviennent d’échanger une série de flux de trésorerie, ils sont

également très utilisés lors des échanges de devises afin de contrôler les taux

de changes fluctuant considérablement.


Les types de Swaps :

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- Le swap de devises : Il consiste à contracter simultanément un prêt et un

emprunt portant sur 2 devises différentes et sur des taux fixes ou

variables. L’une des parties va échanger à terme une devise A contre une

devise B, et pendant toute la durée convenue du contrat, les deux parties

vont s’échanger les flux d’intérêts des devises A et B qui sont constitutives

du swap.

- Le swap de taux ou swap d'intérêts : Il consiste à contracter

simultanément un prêt et un emprunt (dont seuls les intérêts seront

échangés) portant sur la même devise mais sur des références de taux

différentes.

- Autres types de swaps :

Swap de taux (fixe contre variable).

Swap de taux (fixe contre variable ou fixe contre fixe)

Swap de taux (variable contre variable)

Swap de différentiel ou swap Quanto Basis swap

particulier.

-les produits optionnels : et on trouve :

Les contrats d'option : une option confirme à son détenteur le droit, mais pas

l’obligation, d’acheter ou de vendre à un prix fixé un actif financier, et ce pour

une période déterminée, appelée la durée de vie de l’option.

Pour acquérir ce droit, l’acheteur paie une prime au vendeur au moment de la

transaction. Le risque de l’acheteur est donc limité au montant de cette prime

(c’est-à-dire Le vendeur s'engage à respecter les termes du contrat si

l'acheteur décide d'exercer son option, en contrepartie, l'acheteur lui donne de

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l'argent). Si l'option n'est pas exercée, le vendeur a gagné un montant égal au

prix de l'option.

Deux types d’options se transigent : les options d’achat (les calls) et les options

de vente (les put) :

Option d’achat: Donne le droit de l’acheteur d’acheter l’élément sous-jacent au

prix d’exercice jusqu’à l’échéance.

Option de vente: Donne le droit à l’acheteur le droit de vendre l’élément sous-

jacent au prix d’exercice jusqu’à l’échéance.

Et chacune des deux se caractérise par :

- l’instrument sous-jacent : désigne l’actif financier sur lequel porte l’option.

- Le prix d’exercice (strike Price) : est le prix auquel le détenteur peut

exercer son droit.

- La date d’exercice correspond, quant à elle, à la date à laquelle le

détenteur a exercé ce droit. Une option est dite américaine si elle peut

être exercée à tout moment avant l’échéance et elle est européenne si elle

ne peut être exercée qu’à l’exercice prévu.

- la date d’expiration de contrat d’option.

- le mode de cotation : La cotation peut être au cours. Elle est au cours ou à

parité (at-the-money) si le prix d’exercice est égal au prix au comptant du

même titre. Elle est dans le cours ou en dedans du cours (in-the-money) si

le prix d’exercice d’une option d’achat est plus faible que le prix spot ou si

le prix d’exercice d’une option de vente est supérieur au prix spot. Si c’est

l’inverse, l’option est dite hors du cours ou en dehors du cours (out-of-the-

money).

- La prime payée : La prime comprend deux éléments : la valeur intrinsèque

ou valeur de parité et la valeur temps ou valeur spéculative.


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Pour une option d’achat :

Valeur intrinsèque de la prime = prix du titre sous-jacent – prix

d’exercice ;

Valeur temps = prime + prix d’exercice – prix du titre sous-jacent.

Pour une option de vente

Valeur intrinsèque = prix d’exercice – prix du titre sous-jacent ;

Valeur temps = prime – prix d’exercice + prix du titre sous-jacent.

Les warrants : (également appelés bons d’options ou option couvertes) ; sont des

titres qui présentent les caractéristiques à la fois des bons de souscription

d’actions et les options négociables.

En effet, ce sont des bons de souscription d’actions qui ne sont pas émis par la

société concernée, mais par d’autres sociétés, le plus souvent des établissements

de crédit ou des entreprises d’investissement.

De plus, ce sont des options dans la mesure où il existe des calls warrants (donc

des options d’achat de bons de souscription d’action) et des puts warrants (donc

des options de vente de bons de souscription d’action), avec des échéances, des

prix d’exercice et des primes.

Les warrants existent sur des actions, des obligations, des paniers d’actions et

d’obligation, d’indices boursiers, des devises, des titres de créances négociables,

des contrats à terme financiers ou de marchandises, des instruments dérivés

négociés sur les marchés réglementés.

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CONCLUSION :
La mobilité internationale du capital est censée permettre aux

marchés financiers internationaux d’améliorer l’efficacité économique et le bien

être en réalisant les objectifs suivants :

-Une meilleure allocation internationale du capital. Les marchés financiers

permettent de mobiliser l’épargne abondante des pays développés pour l’investir

avec un taux de profit plus élevé dans les pays moins développés où le capital est

rare, ce qui contribue à accélérer la croissance des pays les plus pauvres.

-Une meilleure répartition des risques. La possibilité d’investir à l’étranger

réduit le risque global des portefeuilles financiers en multipliant les possibilités

d’investir dans des entreprises appartenant à des secteurs d’activités

différents. La réduction des risques sera d’autant plus forte que les

conjonctures économiques nationales sont différentes et déconnectées, de sorte

que la baisse sur une place boursière est compensée par la hausse d’une place

boursière d’un autre pays.

-Une incitation à l’adoption de politiques économiques saines. Les marchés

financiers portent des jugements utiles sur les politiques économiques en

soulignant leur caractère irréaliste ou dangereux pour la valeur des actifs

financiers. Les sorties de capitaux sont un signal envoyé aux gouvernements leur

indiquant la nécessité de changer de politique ; les entrées de capitaux

récompensent au contraire les politiques jugées saines, ce qui renforce le

potentiel de croissance des pays qui les pratiquent.

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