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Faculté de Médecine de Monastir

Laboratoire de Biophysique

Année universitaire 2009-2010


1ère année Médecine

Biophysique de la Vision

Dr K CHATTI
kaouthar.chatti@fmm.rnu.tn

09/03/2010 1
Biophysique de la vision … ce que perçoit l’œil…

Une science vieille de 2000 ans…


 Grecs:
 Aristote (384-322 av JC) : pas de vide
 Euclide (325-265 av JC) : rayon lumineux, loi de la réflexion
 Ptolémée (100-170) : étude de la réfraction
 Arabes:
 Ibn Al-Haytham (965-1039) : concept d’image, formation des images /l’œil
 13ème siècle: miroirs, arc-en-ciel
 17ème siècle : débat sur la nature ondulatoire/corpusculaire de la lumière
 1637 : lois Dioptrique de Descartes
 20ème siècle : complémentarité :
optique physique_mécanique quantique_électromagnétisme

09/03/2010 2
Sommaire
I. Notions d’optique géométrique

II. Dioptrique oculaire

III. Anomalie de la réfraction

IV. Vision de couleur

V. Champ visuel

VI. Exploration fonctionnelle de la vision

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I. Notions d’optique géométrique

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La lumière visible

Lumière lumière de l’ultraviolet à l’infrarouge Lumière λ


Ultraviolette Infrarouge

υ
W = hυ = h c/λ

• La bande de fréquence des radiations électromagnétiques


correspondant à la lumière visible occupe un très petit espace,
compris entre les domaines de l’ultra-violet et de l’infrarouge (400
et 780nm).
• Dans un milieu homogène et isotrope la lumière se propage en
ligne droite. Le chemin optique a le temps de parcours le plus
court.
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L’optique géométrique est une approximation

Ce que l’on suppose


 λ petit par rapport aux instruments de mesure
 propagation rectiligne dans milieu homogène

 ∃ des rayons lumineux indépendants les uns des autres

 Dans un milieu homogène, transparent et isotrope, les rayons lumineux


sont des lignes droites.

 A la surface de séparation de deux milieux, les rayons lumineux obéissent


aux lois de Snell-Descartes.

 Principe du retour inverse de la lumière

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Dioptre
• On appelle dioptre toute surface séparant deux milieux
transparents et homogènes d’indice de réfraction différents. Il dévie
donc tout rayon qui ne le frappe pas perpendiculairement.

• Système optique (S.O.): ensemble d’un certain nombre de milieux


séparés par des dioptres. C’est un dispositif assurant une
correspondance entre un objet et son image.

• Axe optique: axe de symétrie d’un système optique

S.O
. Axe optique
Objet image
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Les trois lois de Snell-Descartes

• 1ère loi : • 3ème loi :


Les rayons réfléchi et réfracté Pour un rayon lumineux
sont dans le plan d’incidence. monochromatique:

• 2ème loi : n1 sin α1 = n2 sin α2


Les angles d’incidence et de
réflexion : α1 et – α1

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Dioptre Stigmatique

• Un dioptre est stigmatique, s’il donne d’un objet ponctuel une


image ponctuelle.

À tout point de l’espace objet P,


correspond de façon unique un point
de l’espace image I.

En vertu du principe du retour inverse


de la lumière, à tout objet situé en I ,
correspond une image située en P.

Les points I et P, sont dits conjugués l’un de l’autre

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Dioptre Sphérique
• Un dioptre sphérique n’est pas stigmatique. Toutefois il peut
être considérée comme approximativement stigmatique dans
le cas où le faisceau lumineux incident est :

– Étroit,
– Peu incliné sur le diamètre du dioptre,
– Peu éloigné de l’axe optique

Approximation de Gauss

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Convergence et Divergence

Dioptre convexe Dioptre concave

Les rayons provenant de l’infini Les rayons provenant de l’infini


Convergent en un point situé sur Divergent. Le prolongement des
L’axe optique : foyer image Fi rayons réfractés donne le foyer
image Fi virtuel.

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Puissance d’un dioptre sphérique

n1 et n2 : indices de réfraction des milieux


en arrière et en avant du dioptre.
nair = 1, neau = 1,33; nverre = 1,5
r : rayon de courbure du dioptre, en
valeur algébrique (m).

• Selon les valeurs de n1, n2 et r, des dioptres convexes ou


concaves peuvent être convergent ou divergents.

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Exemple

Soit un dioptre de rayon r = 10 mm,


séparant deux milieux d’indices respectifs 1
et 1,33.
la puissance vaut

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Conventions

• L’espace objet est situé en avant du dioptre,


• L’espace image est situé en arrière du dioptre,
• L’axe optique est orienté dans le sens de propagation de la lumière, de
gauche à droite.
• Les distances sont notées algébriquement.

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Puissance d’un Dioptre

S CI
n −1 n −1
D= =
r sc

Dioptre Convergent : sc > 0 ⇒ D > 0

Dioptre Divergent : sc < 0 ⇒ D < 0 CI S

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Proximité

f = SFi
n -1 1
D= =
r f
Dioptre Convergent : f > 0 ⇒ D > 0
Dioptre Divergent : f<0⇒D<0
La proximité d’un point est exprimée par l’inverse de la distance
le séparant du sommet . Elle s’exprime en m-1 ou dioptrie (δ).
Proximité de P = 1/p < 0
Proximité de Fi = 1/f > 0
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Variation de Puissance

La diminution de la proximité du conjugué de Fi est égale à


l’augmentation de la puissance du dioptre.

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Les lentilles minces
• Une lentille est un milieu transparent limitée par deux surfaces dont
l’une au moins est sphérique
• Une lentille est dite mince si son épaisseur e est faible devant son
diamètre D.

Les lentilles à bords minces Les lentilles à bords épais


sont convergentes sont divergentes.
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Classification des lentilles minces

Lentilles à bords minces

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Lentilles à bords épais 19
Points et rayons particuliers1

 Centre optique : Un rayon passant par le


centre optique n’est pas dévié

 Foyer principal objet


o Tout rayon incident passant par le foyer
principal objet F d'une lentille
convergente émerge parallèlement à l'axe
principal de cette lentille.
o Tout rayon incident semblant passer par le
foyer principal objet F d'une lentille
divergente émerge parallèlement à l'axe
principal de cette lentille.
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Points et rayons particuliers2

 Foyer principal image :


• Tout rayon incident parallèle à l'axe
principal d'une lentille
convergente émerge en passant par le
foyer principal image F'.
• Tout rayon incident parallèle à l'axe
principal d'une lentille
divergente émerge en semblant provenir
du foyer principal image F'.

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Vergence

 Distances focales
On appelle distance focale image :
Si f'>0, la lentille est convergente.
Si f'<0, la lentille est divergente.
 Vergence

On appelle vergence C d'une lentille l'inverse de


sa distance focale

La vergence s'exprime en dioptries (δ)

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Construction de l’image d'un objet

On peut tracer 3 rayons


particuliers. (En fait, 2 rayons
suffisent) pour déterminer le
point de convergence de la
lumière issue du point objet A.

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Équations de conjugaison d’une lentille mince

1 1 1 1
− ==
OA ' OA OF ' f'

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Lentille Convergente & Lentille Divergente ……> en résumé

Lentille convergente Lentille divergente

>0 <0

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Association de lentilles minces accolées

Théorème des vergences :

Dtot = D1 + D2 + D3 +…

1 système de N lentilles minces accolées


~ 1 lentille mince unique

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II. Dioptrique oculaire

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Les différents constituants de l’œil

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Milieux transparents et dioptres de l’œil

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Dioptres sphériques de l’œil

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Œil réduit de Listing

L’œil est représenté par un dioptre sphérique


unique (la cornée) séparant l’air (n=1) de
l’humeur (n=1,336) dont le rayon de courbure F
O C F'

est d’environ 5,5 mm.


L’image est formée sur la rétine placée à une
distance SF’ du sommet du dioptre sphérique.
Pour un objet à l’infini, l’œil au repos, on a : 16,5mm 5,5mm 16,5mm

F O F'

= 60δ

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Conditions Dioptriques de Vision Normale

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Emmétropie
 Un œil emmétrope (ou normal) est un œil sans défaut visuel
 L’émmétropie est assurée par les valeurs harmonieuses de la puissance
dioptrique basale (60δ) et de son diamètre antéro-postérieur (22mm) et on a:
 Un objet ponctuel doit donner une image ponctuelle sur la rétine. Ce
stigmatisme (dans le cadre de l’approximation de Gauss) est assuré par la
symétrie de révolution des dioptres oculaires, en particulier du dioptre cornéen
antérieur.
 Le conjugué de la rétine doit se trouver à l’infini,
il est appelé Ponctum Remotum: Pr = ∝,
la rétine et l’infini sont le conjugué l’un de l’autre.

Lorsque ces conditions ne sont pas réalisées on parle d’amétropie

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Accommodation
 Lorsque l’œil est au repos, c’est-à-dire lorsque les muscles ciliaires sont au
repos, le point le plus éloigné pouvant être vu distinctement est appelé
Punctum Remotum (PR) de proximité R.
 Si l’objet qui était à l’infini, son image peut toujours se trouver sur la rétine. La
distance focale image ne change pas mais la distance focale objet est modifiée
par action des muscles ciliaires sur la courbure du cristallin: on dit que l’œil
accommode.

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Besoin d’Accommodation
• Un objet ponctuel proche de l’œil émet des rayons lumineux divergents,
• Si la puissance de l’œil était fixe, l’image ponctuelle de cet objet se
formerait en arrière de la rétine et l’image rétinienne serait floue : tache
de diffusion.

L’œil réduit représenté par son dioptre sphérique possède une


distance focale variable pour permettre le changement de la puissance
du dioptre qui accompagne le phénomène d’accommodation)

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Punctum Proximum : PP

Lorsque l’œil accommode, il existe une limite en-deça de laquelle l’œil


ne peut plus former une image distincte. On appelle ce point le Punctum
Proximum (Pp) de proximité P. Chez l’enfant très jeune, la distance de la
cornée au Pp est d’environ 10 cm puis cette distance augmente avec
l’âge (distance moyenne à l’âge adulte environ 20 à 25 cm).

PP = 25 cm
PR = ∝

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Variation de l’Accommodation avec l’Age

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Acuité Visuelle

 L’AV représente le pouvoir


séparateur (le minimum séparable
ou la résolution spatiale de l’œil) :
c’est la plus petite distance d
séparant 2 objets ponctuels dont les
images sont séparées distinctes

On appelle territoire indépendant de la rétine l'ensemble des récepteurs


visuels qui convergent fonctionnellement vers une même cellule
ganglionnaire c'est à dire une même "ligne" de transmission.

Deux points objets A et B ne pourraient être perçus distinctement que si


leur image A’ et B’ impressionnent deux territoires indépendants distincts.

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Diamètre apparent de l’objet

 Un objet AB donne une


image renversée de petite
dimension A’B’,

on a:

 Comme A’C est constante pour un œil donné, la dimension A’B’ de l’image
ne dépend que de l’angle α, sous lequel AB est vu depuis le centre optique,
appelé le diamètre apparent de l’objet.
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Facteurs physiologiques de variation de l’AV1

Conditions d’éclairement :
-Diurne (photopique) : AV=10/10éme 
cônes
-Nocturne (scotopique) : AV = 2/10ème
 bâtonnets
 Topographie de l’image rétinienne:
-Rétine centrale (cônes), fovéa, AV =
10/10ème décroit vers la périphérie
-Rétine périphérique (bâtonnets), : AV =
3/10ème , décroit vers la fovéa.
-Tache aveugle (papille) AV=0
 âge: à partir de dix ans, discrète
diminution de l’AV
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Facteurs physiologiques de variation de l’AV2

Théorie de la dualité cônes-bâtonnets:


Cônes : vision fine (regarder), « active », chromatique (colorées)
Bâtonnets: vision grossière (voir), achromatique
On voit avec la rétine périphérique, on regarde avec la fovéa

A.V
10/10

A.V des cônes


A.V des bâtonnets

1/10

θ°
10 5 0 5 10 20

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Vision Binoculaire
• Dans la vision binoculaire, une image se forme sur chaque rétine.
Mais la perception dans le cas d'une vision normale est unique.
Cette fusion des deux images se fait grâce à un mécanisme cérébral.
Mais il est nécessaire que les deux images du même objet se
forment sur deux points correspondants des deux rétines (les
centres des fovéas sont des points correspondants). Si l’image d’un
objet ne forme sur deux points non correspondants des deux
rétines on dit qu’il y a disparité et le sujet perçoit une mage
double : c’est la diplopie.

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Degré d’Accommodation

• Le degrés d’accommodation A = D-D0


•Le conjugué de la rétine est le Pr de proximité R = 1/Pr
•Punctum Proximum Pp de proximité P = 1/Pp
•Am = Dm – D0 = R – P A S C A
R ’
(D= 1/f)

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AV en fonction de α

Minimum séparable AV sans


accommodation

20 mn 1/20ème
10 mn 1/10ème
5 mn 2/10ème
2,5 mn 4/10ème
1,66 mn 6/10ème
1,11 mn 9/10ème

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Les troubles de réfraction

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Troubles de réfraction
• L’œil est dit emmétrope lorsque son ponctum remotum est situé à l’infini.
Cet œil est donc adapté à la vision de loin.
• Le punctum proximum d’un œil emmetrope est situé à environ 12cm en
avant de la cornée pour un adulte de 20 ans.
• Un œil qui n’est pas emmétrope, présente un trouble de réfraction et est
dit amétrope, on distingue
• Amétropie sphérique: Si la coïncidence rétine -plan focal image n'est pas
respectée, mais que la symétrie de révolution est conservée, le dioptre
cornéen reste sphérique.
• Astigmatisme Quand la symétrie de révolution n'est pas réalisée
• Presbytie : insuffisance sénile d’accommodation
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Amétropie sphérique

Éléments cliniques et terminologie


• Amétropies acquises:
– Débutent à l’âge adulte,
– Liées à une pathologie oculaire ou générale,
– Évolue avec le temps.
• Amétropies constitutionnelles:
– Rapport puissance/longueur en cause,
– Plus fréquente et débutent plus tôt,
– Moins évolutives (tendance à la stabilisation).

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Amétropies axiales

60 δ

22 mm

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Amétropies de Puissance

22 mm

• Exp: amétropies d’indice : n du cristallin en cause


– n augmenté : myopie (exp. Cataracte débutante),
– n diminué: hypermétrope (cas extrême; aphakie: absence de cristallin)

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La myopie

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Pourquoi?
• La puissance basale de l’œil est trop forte
– Soit trop puissant pour sa longueur
– Soit trop long pour sa puissance.
• Le foyer image Fi est sur l’axe optique, an avant de la rétine,
• L’image rétinienne de l’infini est une tache de diffusion

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Remotum fini
• Le remotum PR est sur l’axe optique, en avant de l’œil à une
distance finie et non à l’infini.

• Vision de loin floue au-delà du remotum


• Vision de prés : proximum rapproché de l’œil

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La position de PR conditionne le degré de myopie

• Degré de myopie = proximité du remotum


 désigne l’excès de puissance de l’œil par rapport à l’œil normal

Degrés de myopie

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Chute de l’AV en fonction du degré de myopie 1

Il existe une relation approximative entre les dioptries et l'acuité


visuelle au loin du myope en dixièmes sans correction :

- 0.75 5 à 7/10

- 1.50 2 à 4/10

-2,50 1/10

-3 <1/10

-6 <1/20

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Lentille divergente

• Correction avec des lentilles divergentes: le foyer image virtuel de la


lentille coïncide avec le PR de l’œil: celui-ci est rejeté à l’infini et le
foyer image de l’œil est ramené sur la rétine.
• La puissance de la lentille divergente est liée au degré de myopie:
• Exp. Degré de myopie -3 δ  lentilles divergentes de – 3 δ

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Correction

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Hypermétropie

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Pourquoi?

• La puissance basale de l’œil est trop faible :


– Soit insuffisamment puissant pour sa longueur,
– Soit trop court pour sa puissance.
• Soit le foyer image Fi est sur l’axe optique, en arrière de la rétine,
• L’image rétinienne de l’infini est une tache de diffusion.

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Le remotum est virtuel

• Le remotum PR est sur l’axe optique, en arrière de l’œil à une


distance finie, virtuel
• Le remotum PR a tourné au delà de l’infini, pour venir en arrière de
l’œil.

09/03/2010 60
Vision de loin & vision de près
• Vision de loin : remotum ramené à l’infini par accommodation  fatigue
• Vision de près : proximum éloignée de l’œil (gène à la vision de près)

09/03/2010 61
Le degré d’hypermétropie

• La position de PR conditionne le degré de l’hypermétropie

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Lentille Convergente

• Correction avec des lentilles convergentes : le foyer image réel de la


lentille coïncide avec le PR de l’œil; celui-ci est rejeté à l’infini et le
foyer image de l’œil est ramené sur la rétine.
• La puissance de la lentille convergente est liée au degré de myopie :
• Ex. Degré d’hypermétropie de + 2 δ  lentilles convergentes de 2 δ

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Correction

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En résumé: Amétropie sphérique

Emmétrope ∞ Pp

Pr Pp
Myope

Hypérope ∞ Pp Pr

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Exemples

• Le PP est à 16,6 cm en avant de l’œil, le PR est


à l’infini.
– Quelle est l’amplitude d’accommodation
•6δ

09/03/2010 66
Exemples
• Un œil myope de 3 dioptries
• L’amplitude d’accommodation vaut 5 dioptries
– À quelle distance existe le PP
• P= - 8δ

• un sujet a une amplitude d’accommodation de 6d. Il


ne peut voir nettement à moins de 50 cm.
– Quel est le type et le degré de son amétropie
• PP = -1/0,5 = - 2 d
• A = 6 = R – P = R – (-2)
• R=4d
– Hyperope de 4 δ
09/03/2010 67
Astigmatisme

09/03/2010 68
Ça se traduit par

• Les rayons de lumière horizontaux ne se focalisent pas au même


endroit que les rayons verticaux:
une vision embrouillée tant de près que de loin.

09/03/2010 69
Pourquoi?

Amétropie non sphérique irrégulière: astigmatisme irrégulier: le


rayon de courbure varie en tout point

Amétropie non sphérique régulière: astigmatisme régulier

 La puissance de l’œil n’est pas la même dans tous les méridiens (plans
passant par l’axe optique)
 La courbure du dioptre passe par un maximum et par un minimum, ceci
pour 2 méridiens dits principaux, généralement perpendiculaires l’un à
l’autre.

09/03/2010 70
Astigmatisme direct et indirect

Ast régulier direct ou "conforme à la règle«


méridien vertical : le plus courbe, le plus
puissant
méridien horizontal : le moins courbe, le moins
puissant
cornée aplatie verticalement : cuillère manche
horizontal, cas le plus fréquent

Ast inverse, indirect, non-conforme à la


règle : plus rare
Deux focales

Il en résulte deux focales perpendiculaires aux méridiens:


-Méridien vertical- focale horizontale: FH
-Méridien Horizontal-focale verticale: FV

09/03/2010 72
Genèse des deux focales
Les surfaces limitant les différents milieux de l’œil ne sont pas de
révolution autour de son axe optique tout en possédant cependant deux
plans de symétrie à 90° passant par cet axe.
Méridien vertical et méridien horizontal.

Un œil astigmate fournit d’un point objet axial non pas une image ponctuelle,
mais deux focales rectangulaires contenues dans des plans de symétrie.
09/03/2010 73
Genèse des deux focales

09/03/2010 74
Genèse des deux focales

Cercle de
Moindre confusion

09/03/2010 75
Degré d’Astigmatisme
• Le rayon du dioptre varie entre deux valeurs : rmin et rmax
à ces deux valeurs correspondent une puissance minimale Dmax
et une puissance maximale Dmin
Dmin = (n-1) / r max
Dmax = (n-1) / r min
D = Dmax – D min
D = ((n-1)/rmin) - ((n-1)/rmax)

Degré d’astigmatisme: différence de puissance dioptrique entre


les deux méridiens principaux.

09/03/2010 76
L’image d’un point --> deux segments de droites

09/03/2010 77
Les divers variétés d’astigmatisme

09/03/2010 78
Astigmatisme simple et composé

09/03/2010 79
Illustration1

09/03/2010 80
Illustration2

09/03/2010 81
Principe de correction

• Restituer une réfraction égale selon


les différents méridiens de la
cornée.
• Fusionner les deux focales en un
point situé sur la rétine.
• Il existe un astigmatisme
physiologique de 0,5 δ à respecter.

09/03/2010 82
correction1
- Lentille sphéro-cylindrique: une face sphérique de rayon R et une face
cylindrique de rayon R'.

- La lentille sphéro-cylindrique
transforme un pinceau axial issu de
M en un pinceau dont les rayons
s'appuient sur deux focales
rectangulaires situées dans les
plans de symétrie.
- La lentille a donc deux
convergences principales et donc
deux foyers objets principaux et
deux foyers images principaux.

09/03/2010 83
Exemple de Correction

Astigmatisme direct mixte corrigé par une lentille sphéro-cylindrique

09/03/2010 84
La presbytie

09/03/2010 85
Variation de l’accommodation avec l’âge

09/03/2010 86
Correction

• On dit qu'il y a presbytie lorsque l'amplitude


d’accommodation devient inférieure à 4 dioptries
valeur moyenne de Am vers 50 ans.
• Les presbytes ont des difficultés à voire de près
(25 à 30 cm environ). On les corrige par des
lentilles sphériques convergentes selon la règle
empirique suivante :
- à 50 ans verre correcteur de + 1 dioptrie
- puis on augmente la puissance de la lentille de +
0.5 dioptrie par 5 année d’âge. .

09/03/2010 87
Vision des couleurs

09/03/2010 88
Prisme de Couleurs

09/03/2010 89
Trichromatisme

09/03/2010 90
Luminosité_Tonalité_Saturation

09/03/2010 91
Tonalité_Saturation
Définitions:
a) Tonalité: qualité qui fait qu’une lumière est à proprement dit perçue colorée.
• 200 tonalités (entre Rouge 750nm et Bleu 400nm)+100 tonalités pourpres.
b) Saturation: c’est la qualité qui permet la distinction entre un rouge et
un rose un bleu franc et un bleu pastel...
• l’œil humain est capable de distinguer 1700 teintes différentes

09/03/2010 92
Luminance
Définition
La sensation de luminance "L" correspond au fait que toute plage lumineuse
parait plus ou moins brillante indépendamment de sa couleur

Mesure
grandeur visuelle (ou photométrique) non mesurable directement, l'œil ne
pouvant constater que l'égalité ou l’inégalité des luminances.
Lλ = KVλ Bλ, loi d’ABNEY

Unité L s’exprime en nit


 L>10nits: vision diurne ou photopique : (L'éblouissement est obtenu pour L
>104 nits).
 L < 10-3 nits: vision nocturne ou scotopique
 10-3nit<L<10nits: vision crépusculaire ou mésopique :

09/03/2010 93
Synthèse Trichrome:

L'expérience montre que toute sensation colorée, aussi complexe soit-


elle, peut être reproduite par un mélange convenable de trois teintes
pures
L = LR +LV + LB avec :
LR = luminance du rouge à 780nm
LV = luminance du vert à 546nm
LB = luminance du bleu à 436nm

Le Triangle des couleurs:


Triangle imaginé par Maxwell, il traduit géométriquement l’équation
de la trivariance visuelle.

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Triangle des couleurs et luminance

Vert

L1>L2
Rouge
L2

Bleu

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Lumière  Couleurs

• L’œil transforme la lumière en sensation


colorée grâce à la rétine.
• Bâtonnets et Cônes : Récepteurs sensibles à
la lumière et à ses radiations colorées.
 Transformation de l’énergie lumineuse en
petites impulsions nerveuses
Cônes et bâtonnets formant
Le cerveau décode l’information et identifie la rétine de l’œil au
microscope électronique à
l’intensité lumineuse (faible ou forte) et les balayage.
couleurs reçues.

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Les cellules photosensibles de la rétine

09/03/2010 98
Cônes & Bâtonnets

09/03/2010 99
Les cônes

09/03/2010 100
Lumière et couleur

09/03/2010 101
Pathologie de vision des couleurs1

09/03/2010 102
Deutéranopie

• Deutéranopie : absence des cônes « M » de réception du


vert dans la rétine.
• Les personnes affectées sont incapables de faire la
différence entre le rouge et le vert. C'est la forme la plus
commune de

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Protanopie

• Protanopie : absence des cônes « L » de perception du rouge.


Cette couleur devient indétectable par le sujet.

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Tritanopie

• Tritanopie : absence des cônes « S » de perception du bleu.

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Exploration des troubles dioptriques

BUT
• dépister une amétropie,
• préciser sa nature,
• déterminer son degré,
• réaliser sa correction

METHODES
• Subjectives: échelle optométrique de Monoyer,
cadran horaire
• Objectives: skiascopie, kératométrie
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METHODES SUBJECTIVES

L’échelle optométrique de Monoyer

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Boite de verres + monture d’essai

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Cadran de Parent

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Ophtalmomètre de Javal1

• L’ophtalmomètre de Javal est un appareil


d’ophtalmologie utilisé pour :

• déterminer l'astigmatisme cornéen et


l'astigmatisme total du globe oculaire,

• mesurer les rayons de courbure de la cornée lors


de l'adaptation de lentilles de contact

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Ophtalmomètre de Javal2

• Une partie optique de forme tubulaire, supportée par


un bras métallique en arc de cercle,
. Deux mires symétriques: elles coulissent sur la partie
optique.
- L’une, de couleur rouge, est un rectangle divisé en deux par une ligne
appelée ligne de foi
- l'autre, de couleur verte, comporte un dessin en escalier également divisé
par une ligne de foi,
. Deux lampes: elles viennent éclairer les deux mires,
. Une mentonnière et un appui-front : ils permettent de maintenir la tête du
patient durant l'examen,
. Deux commandes : elles permettent de régler l’appareil : une manette x,y
permet de déplacer l'appareil dans le plan, un bouton permet de régler sa
hauteur par rapport à la pupille du patient.
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Ophtalmomètre de Javal2

L’examen se déroule ainsi :


1. L’ophtalmologue sort l’oculaire (ou il regarde) au
maximum puis le tourne lentement jusqu’au moment ou la
croix paraît parfaitement nette.
2. Régler la hauteur de la chaise pour que la position
du patient soit confortable au niveau de l’appui-tête.
L’oeil doit être à la même hauteur pour tous les
examens (repère).

3. A l’aide des systèmes de visée latéraux, faire une


mise au point approximative en hauteur et en position
latérale sur l’oeil choisi.

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A’1 A’2 B’1 B’2
Ophtalmomètre de Javal3

l’
l’

4.Demander au patient de garder l’oeil observé bien ouvert en regardant


toujours l’image de son oeil au centre de l’objectif (en cas de forte
amétropie, demander au patient de fixer le centre de l’instrument).
L’ophtalmologue peut alors régler plus finement les images des mires,
de façon à ce qu’elle soient nettes et centrées dans la lunette.
• 5. Le praticien, en regardant par l’oculaire et en affrontant les
mires, lit alors les rayons de courbure de la cornée sur la
graduation de l’appareil et en conclue un diagnostic.

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Vision de prés

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METHODES OBJECTIVES1

Skiascopie
• Étude de l’ombre portée de la pupille (orifice
central de l'oeil) sur la rétine, permettant de
déterminer les caractéristiques optiques de
l’oeil.
• la skiascopie est un examen objectif qui
permet de connaître la réfraction globale
d’un oeil, astigmatisme compris en valeur et
en direction.
• Pour neutraliser l’accommodation qui peut
fausser de façon importante les résultats de
l’examen, on réalise volontiers cette
skiascopie, surtout chez l’enfant, après
cyclopégie (par instillation d’un collyre à
l’atropine qui paralyse l’accommodation).

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METHODES OBJECTIVES2
Réfractomètre automatique :
est un examen ayant pour but de mesurer la
réfraction de la lumière par l'oeil. La réfraction
oculaire est le changement de direction d'un
rayon lumineux qui traverse, dans l'oeil, des
milieux différents. Ce rayon finit par converger
sur la rétine. a réfractométrie automatique
permet entre autres de poser le diagnostic
des troubles de la réfraction. Il peut s'agir de
l'hypermétropie, de la myopie ou de
l'astigmatisme.
Exploration du champ visuel
BUT :
• dépister une anomalie du champ visuel,
• préciser l’étendue de l’amputation du champ visuel,
• déterminer le type d’atteinte optique

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Voies optique

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Champ visuel

Vu par les deux yeux

Vu par OG Vu par OD

Champ temporal G Champ temporal D

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Champ visuel

70° 70° Côté temporal


Côté temporal Côté nasal

110° 60° 60° 110°

90° 90°

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Appareil de Goldman

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Champ visuel Humphrey automatisé
Exploration des dyschromatopsies

BUT :
• dépister une dyschromatopsie,
• préciser sa nature,
METHODES:
• Planches pseudo-isochromatique : test d’Ishihara
• Tests de classement à saturation standard: test FM
100 Hue
• Tests de classement à saturation variable : NCT 2
pions colorés parmi les gris
• Équations colorés : r-v Rayleigh, b-v moreland
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Daltonisme

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Test d’Ishihara

Vision normale: 6
Vision normale: 8 Déficience Rouge Vert: 5
Déficience Rouge Vert: 3

Vision normale: 57
Vision normale: 29 Déficience Rouge Vert: 35
Déficience Rouge Vert: 70
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Test de farnworth munsell

Les tests Panel D15 et Farnsworth-Munsell 100-hue


Le test panel D15 est constitué de 15 jetons de plastique noirs comportant
une pastille de couleur : il consiste à placer les jetons dans un ordre de
couleur qui varie progressivement du rougeâtre au bleuâtre.

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