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Le budget 2018 marocain donnera place à de

nouvelles mesures fiscales


Désormais, le budget 2018 marocain a été proclamé. Pour cette fois, de nouvelles
dispositions sont prises en ce qui concerne la fiscalité. La loi des finances prévoit
donc d’apporter quelques changements au niveau l’imposition destinée aux sociétés
progressives. Le but serait d’apporter plus de rendement au taux de croissance du
pays.
Comme chaque année, le gouvernement marocain revoit de près son Budget
général. Pour la saison 2018, il compte apporter quelques améliorations au niveau
de la fiscalité. En effet, des mesures fiscales sont prévues par la loi des finances
pour donner suite aux revendications de la Confédération générale des entreprises
au Maroc.
Celle qui permettra aux entreprises naissantes de bénéficier d’une remise fiscale sur
leurs bénéfices nets. Avec cette mesure, l’exécutif fera d’une pierre, deux coups :
stabiliser le déficit budgétaire de l’État et encourager l’esprit d’innovation
auprès des entreprises. Une mesure qui sera aussi valable pour les entrepreneurs
locaux, qu’étrangers.

Des conditions favorables aux changements


Si l’exécutif marocain est fin prêt à inclure de nouvelles mesures fiscales
favorables aux entreprises, c’est que les conditions sont parfaites pour lui permettre
d’y parvenir.
En effet, pour l’exercice 2018, le Budget général du Maroc connaîtra une hausse
considérable. Elle est passée de 234,91 milliards DH (2017) à 302,91 milliards de
DH. Les dépenses du pays aussi se verront à la baisse.
Ils sont estimés à 68,22 milliards de DH pour les investissements et à 61,84
milliards de DH pour les services de la dette publique. C’est aussi le cas des
besoins résiduels financiers qui connait une diminution de 29,2% par rapport à l’an
dernier puisqu’ils étaient évalués à 25,18 milliards de DH contre 17,82 milliards en
2018.

Loi des finances 2018 au Maroc : quel objectif ?


Par le biais des diverses entreprises, le gouvernement marocain entend développer
encore plus l’économie du territoire.
Pour cela, il compte optimiser sa productivité en se basant sur le cours moyen du
gaz butane qu’il espère maintenir à 380 dollars (la tonne). Il mise aussi sur la
production de céréales qui devrait atteindre les 70 millions de quintaux.
L’État préconise également de satisfaire la revendication du CGEM (Confédération
générale des entreprises du Maroc). Celle qui préconise des réductions sur la
fiscalité selon un tableau amortissement préétabli, soit :
 10% pour le bénéfice net inférieur ou égal à 300.000 DH
 20% pour le bénéfice compris entre 300.001 DH et 1 million de DH
 31% pour le bénéfice au-delà de 1 million de DH
Cette mesure est surtout valable pour les jeunes entreprises innovantes qui donnent
de l’importance aux nouvelles technologies. Les étrangers ayant un domicile fiscal
sur le territoire Marocain aussi profiteront d’une remise de 10% sur leurs avoirs et
liquidités détenus dans d’autres pays.

Aussi, par quoi se caractérise ce budget? Au niveau de la structure du budget de


l’Etat tout d’abord, l’ensemble des charges est fixé à quelque 400 milliards de DH
(contre 393 milliards en 2017). Le budget général (hors amortissement de la dette
publique) accapare 71% de ce montant; le reste est réparti entre les comptes
spéciaux du Trésor à hauteur de 19,6%, l’amortissement de la dette publique à
moyen et long terme à hauteur de 8,7% et les fameux SEGMA pour moins de 1%.
S’agissant des ressources, le montant global prévu est de 382,5 milliards de DH.
59,6% de ce montant est accaparé par le budget général de l’Etat, 21,9% par les
CST et 17,8% par les recettes des emprunts à moyen et long terme.
En résumé, ce budget se caractérise par l’augmentation notable des investissements
publics mais également de la masse salariale, doublée d’un certain nombre de
mesures de promotion de l’investissement privé, avec comme objectif de renforcer
la confiance des investisseurs et d’inciter les entreprises à créer des opportunités
d’emplois pour les jeunes.
Ainsi, un certain nombre de mesures incitatives sur le plan fiscal notamment
consistent à réduire la pression fiscale sur les PME par l’application d’un barème
progressif de l’IS à 3 tranches (10%, 20% et 31%). De même que seront introduites
plusieurs exonérations concernant les droits d’enregistrement des actes constatant
les opérations de constitution et d’augmentation de capital des sociétés.
Les secteurs sociaux, pour leur part, bénéficieront d’une allocation de plus de 130
milliards de DH, soit 50% du budget, avec pour priorités notamment de consolider
la réforme de l’éducation, de rehausser la qualité des services de soins de la santé,
de donner un contenu au Programme royal de lutte contre les disparités territoriales
et sociales et réussir le ciblage des populations pauvres et vulnérables à travers un
certain nombre de programmes dédiés (Ramed, Tayssir, INDH…).

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