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CHAPITRE - 2

2- LES PHÉNOMÈNES CAPILLAIRES


2-1 La mouillabilité

La mouillabilité correspond à la capacité d'un liquide à mouiller une surface. Le mouillage est un des
phénomènes importants intervenant dans les écoulements polyphasiques dans les milieux poreux

De façon générale, lorsqu'un liquide est mis en contact avec la surface d'un solide, il se forme un
angle de raccordement du premier sur le second. Lorsque le mouillage est parfait, l'angle de
raccordement devient nul. Dans ce cas l'énergie d'adhésion est maximum.

La mouillabilité des roche-réservoirs joue un rôle essentiel lors des écoulements


polyphasiques dans le milieu poreux. En effet l’inversion de la mouillabilité des parois
des capillaires du milieu poreux, conduit à un écoulement des effluents selon un
chemin préférentiel dans le réservoir. Ce chemin d’écoulement entrainera une
limitation des indices de productivité par une réduction des perméabilités relatives à
l’huile.
Suite à la déplétion naturelle et au terme de la récupération primaire, la chute de
pression de gisement à partir du point AOP ( Asphalten Onset Pressure) conduit
inévitablement à la coagulation et précipitation des asphaltènes.
La déstabilisation des asphaltènes provoque la formation de film oléophile sur les
parois des capillaires conduisant au piégeage des huiles dans les réservoirs.
2-1-1 L’angle de contact

Lorsqu'un liquide est déposé sur la surface d'un solide, il se forme un angle de raccordement du
premier sur le second.

Pour un système liquide-solide donné, le mouillage dépend de la pression et de la


température; alors 4 cas peuvent se présenter

Pour un angle θ= 0 on parlera d’étalement du liquide sur le solide.


Remarque : On choisit toujours l’angle de contact du côté de l’eau pour une
interface huile / eau et une interface gaz / eau.
Pour une interface huile / gaz, l’angle de contact est choisi du côté de l’huile.
Le terme mouillabilité est utilisé uniquement pour les liquides qui mouillent une
surface solide. Ce terme n’est pas appliqué aux gaz.
La mouillabilité nécessite la présence de 3 phases : 1 solide et 2 fluides en
compétition.

Equation de Young - Dupré γSG = γSL + γLG cos θ


L’angle de contacte dépend de l’affinité entre le liquide et le solide. Cette affinité
est liée aux forces intermoléculaires de Van Der Waals.
Il y a compétition entre les deux fluides pour occuper la surface du solide.
Dans le processus de mouillage d’une surface les travaux d’adhésion et de
cohésion joue le rôle essentiel.
2-1-2 Le travail d’adhésion et de cohésion

(a) Le travail de cohésion correspond au travail requis pour créer deux interfaces
liquide-vapeur d'une unité de surface dans une phase homogène.
Wc=2γLv
(b) Le travail d'adhésion, , qui représente le travail nécessaire pour séparer une unité
de surface de l'interface entre les deux phases pour former deux interfaces liquide-
vapeur.
Wa = γL1V+γL2V - γL1L2

γLG = γLV et selon l’équation de Young – Dupré on obtient

Wa = γLV ( 1 + cos θ)

2-1-3 Le critère d’étalement

Le critère d’étalement
f = Wa – Wc
f = γLV ( 1 + cos θ) – 2 γLV
Condition d’étalement f ≥0
Si f ≥ 0, étalement et angle de contact θ = 0.
Si f < 0, formation d’une goutte et angle de contact de goutte θ.
Pour qu’un liquide s’étale sur une surface il est nécessaire qu’il possède un faible
travail de cohésion Wc ou une faible tension superficielle. C’est le cas de certains
composés organiques ayant une faible tension superficielle θ < 40 mN/m tels que
l’octane ou l’éthanol pour lequel γ = 22 mN/m.

Quelques valeurs de l’angle de contact :


2-2 Méthodes de mesures de l’angle de contacte

Le goniomètre de poche PG-X es t un appareil compact utilisé pour mesurer l'angle de contact s ur presque toutes les surfaces, comme par exemple le plate aux de table, des to its o u des pare-chocs de voiture, des bou teilles en verre ou des boîtes métalliq ues

Installation pour la mesure Gonomètre de poche pour


de l’angle de contact la mesure de l’angle de contact
Le goniomètre de poche PG-X es t un appareil compact utilisé pour mesurer l'angle de contact s ur presque toutes les surfaces, comme par exemple le plate aux de table, des to its o u des pare-chocs de voiture, des bou teilles en verre ou des boîtes métalliq ues
Le goniomètre de poche PG-X es t un appareil compact utilisé pour mesurer l'angle de contact s ur presque toutes les surfaces, comme par exemple le plate aux de table, des to its o u des pare-chocs de voiture, des bou teilles en verre ou des boîtes métalliq ues
Mesure l'angle de contact entièrement automatiques po ur déterminer la tension de surfa

Le goniomètre de poche PG-X est un appareil compact entièrement


automatique, utilisé pour mesurer l'angle de contact sur presque toutes
les surfaces, comme par exemple les plateaux de table, des toits ou des
pare-chocs de voiture, des bouteilles en verre ou des boîtes métalliques.
La mesure de l'angle de contact permet de déterminer la tension de
surface.
2- 3- Altération de la mouillabilité de la roche réservoir
2-3-1- Altération par les émulsifiants des fluides de forage
Inversion de la mouillabilité suite à l’adsorption de l’émulsifiant et de l’agent
mouillant des fluides de forage, sur la surface des capillaires de la matrice.
( α phase émulsion fluide de forage et β phase de la roche matricielle )
2-3-2 – Dépôts des asphaltènes, résines, paraffines et cires.

Formation de film hydrophobe ( oléophile ), particulièrement par adsorption


des asphaltènes et des résines qui sont des macromolécules amphiphiles.
2-3-3- Après une stimulation par acidification

Lors de l’acidification, les tensioactifs utilisés pour prévenir la formation des sludges ou d’émulsion
peuvent altérer la mouillabilité de la roche, la formation devient donc mouillable à l’huile ce qui
diminue la perméabilité relative à l’huile.
Des agents tensioactifs sont ajoutés comme additifs pour favoriser la mouillabilité de la roche par l’acide et la dispersion
des solides. Ces agents peuvent être à l’origine de l’altération de la mouillabilité de la roche-réservoir.

2- 2 Méthode d’AMOTT – IFP


Il est important de connaitre l’affinité de la roche-réservoir envers les différentes phases des effluents
huile et eau afin d’expliquer les phénomènes d’écoulements, les perméabilités relatives et les
saturations dans le milieu poreux.
La mouillabilité a une influence primordiale sur le piégeage des hydrocarbures dans les réservoirs
pétroliers et sur les indices de productivité des puits.
Les roches-réservoirs étant initialement fortement mouillables à l’eau voient leur mouillabilité
s’altérer lors de la migration des hydrocarbures et de leur vieillissement. Le degré de cette altération
va dépendre de :

L’huile brute et ses composants polaires


Le pétrole brut est constitué de quatre familles de composants : les hydrocarbures saturés
(composés apolaires tels que les n-alcanes, les iso-alcanes, etc.), les composés aromatiques
(hydrocarbures mono et poly-aromatiques, les composés thiophéniques et naphténo-aromatiques),
les résines et les asphaltènes.

Exemple de formule développée topologique d’une macromolécule d’asphaltène


Les asphaltènes sont des porphyrines qui constituent la fraction la plus polaire et la plus lourde des
bruts. Ces macromolécules possèdent des groupemenst fonctionnels acido-basiques (à cause de la
présence d’hétéroatomes tels que le soufre, l’oxygène, l’azote, etc.) et sont responsables de
l’altération de la mouillabilité dans les réservoirs pétroliers, de par leur capacité à floculer et à
s’adsorber sur les surfaces minérales. EIls sont notamment susceptibles de modifier les liaisons π,
les liaisons hydrogènes, les structures aromatiques, qui constituent de fortes interactions
énergétiques.

La méthode Amott – IFP est pratique car elle permet simplement de déterminer la mouillabilité des
systèmes dispersés comme les roches- réservoirs.

Le principe de la mesure par la méthode Amott est le suivant :


- Saturation totale du milieu poreux avec la saumure: Sw = 100%

- Déplacement forcé (Drainage primaire) de la saumure avec l’huile choisie pour la


mesure (brute ou minérale) jusqu’au Swi (saturation irréductible en la saumure).
- Imbibition spontanée de l’échantillon par la saumure et mesure du volume d’huile
déplacée (volume Vo1).
- Imbibition forcée de l’échantillon par la saumure jusqu'à la saturation résiduelle en
huile (Sor) et mesure de la quantité d’huile déplacée (Vo2)
- Déplacement spontané de la saumure par l’huile dans l’échantillon (Drainage
spontané) et mesure du volume d’eau récupéré (Vw1).
- Drainage forcé de la saumure jusqu’au Swi et mesure du volume de saumure
déplacé (Vw2)

On définit des indices de mouillabilité à l’eau (Iw) et à l’huile (Io) :


L’indice global de mouillabilité est défini comme la différence des deux indices:

Iw-o = Iw - Io
Le milieu est considéré comme franchement mouillable à l’eau quand Iw-o = 1 et
franchement mouillable à l’huile, quand la valeur de l’indice global Iw-o = - 1.
Interprétation du test Amott-IFP
A l’aide des valeurs des trois indices, il est possible de qualifier l’état de mouillabilité de l’échantillon
étudié. Lorsqu’une roche est franchement mouillable à l’eau, I est nul ou très faible et I est d’autant
plus proche de l’unité que l’affinité pour l’eau est forte. Lorsqu’une roche est franchement mouillable
à l’huile, les valeurs des deux rapports sont inversées.
L’indice de mouillabilité se trouve donc compris entre les valeurs −1 pour un milieu franchement
mouillable à l’huile et +1pour un milieu franchement mouillable à l’eau. Les valeurs intermédiaires
caractérisent les mouillabilités intermédiaires, fractionnaires ou mixtes.

2-3- La pression capillaire – Loi de Laplace


La loi de Laplace est une loi donnant la différence de pression entre deux milieux dont la surface de
séparation est incurvée.
Dans le ca

La pression capillaire, est la différence de pression entre les deux côtés d'une interface courbe séparant deux milieux
fluides. Bulle d’air, gouttelette d’eau ou d’huile.

Pi – Po = 2γ / R
Pi : pression à l’intérieur de la gouttelette
Po : pression à l’extérieur de la gouttelette
γ : la tension superficielle du liquide
R : rayon de la gouttelette
De part et d’autre d’une interface courbée pouvant former un
ménisque, on distingue une partie concave à l’intérieur du ménisque et une partie
convexe è l’extérieur du ménisque.
La pression dans la partie concave est toujours supérieure à la pression dans la partie
convexe.

Concave (a) and convex (b) capillary bridges between two parallel plates. P1 and P2 denote the pressures inside and
outside the capillary bridge, r0 is the radius of its section with the midplane; rc is the radius of the three-phase contact
lines.

2-4- La montée capillaire : Loi de Jurin.


• h est la hauteur du liquide ;
• γ est la tension superficielle du liquide ;
• θ est l'angle de contact entre le liquide et la paroi du tube, aussi appelé angle
de raccordement ;
• ρ est la masse volumique du liquide ;
• r est le rayon du tube ;
• g est l'accélération de la pesanteur.

Selon les deux cas pour un liquide qui mouille ou qui ne mouille pas la surface
on aura :

Illustration de la capillarité. Tubes plongés dans un


liquide

Les conditions de validité sont les suivantes : il faut que le diamètre du tube
soit petit devant la longueur capillaire, qui vaut typiquement deux millimètres
pour de l'eau à température et pression ambiantes.

Exemple 1 : l’ascension de l’eau dans des capillaires de différents rayons avec ρ = 1g/ cm3, ү =
73 erg/ cm2 , g = 981 cm / s2 et θ = 0.

Rayon du capillaire r Ascension h


1 mm 1,5 cm
1μm 15 m
0,1 μm 150 m
1 nm 15 km
Exemple 2 : Détermination des rayons et de la distribution des pores.
Le rayon des pores d’une roche d’un réservoir pétrolier peut être aussi évalué
par porosimètrie au Mercure. Le volume du mercure pénétrant le pore de rayon
r est fonction de la pression exercée P. La loi de Jurin établit la relation entre ces
deux grandeurs, soit :

Avec, θ étant l’angle de contacte du Mercure (proche de140 o)

Micromeritics: AutoPore IV
La série AutoPore IV 9500 de Micromeritics permet de caractériser la porosité d’un matériau par application
de différents niveaux de pression à un échantillon immergé dans du mercure. La pression nécessaire pour que
le mercure pénètre dans les pores de l’échantillon est inversement proportionnelle à la taille des pores. Cette
méthode s’appelle la porosimétrie à mercure ou encore « injection de mercure ».
2-5- Déplacements multiphasiques et Piégeage des phases
dans le milieu poreux.

Étant donné la géométrie complexe des milieux poreux naturels, il se produit durant l’écoulement
une immobilisation d’une certaine fraction des phases présentes. Cette immobilisation est
caractérisée par la saturation irréductible et la saturation résiduelle qui sont définies ci-dessous :
La saturation irréductible représente la saturation minimale de la phase mouillante qu’un milieu
poreux (de perméabilité et porosité définies) peut retenir durant l’écoulement de la phase non
mouillante. Lors de la migration des hydrocarbures, cette eau irréductible se met en place et est
maintenue sous l’effet des forces capillaires. A l’échelle du pore, elle se retrouve sous forme de films
d’eau sur les parois des pores.
La saturation résiduelle est la saturation minimale de la phase non mouillante obtenue après
imbibition forcée de la phase mouillante dans le milieu poreux. La conception du piégeage de cette
phase est différente de celle de la phase mouillante. Étant non mouillante, elle est repoussée par la
surface des parois. Les mécanismes de piégeage des phases non mouillantes qui interviennent sont
à l’origine des hystérésis observées sur les propriétés d’écoulement.

2-5-1- Effet Jamin

Schéma 1 Schéma 2
Si la gouttelette d’eau mouille les parois des pores ayant une forme conique, alors cette gouttelette
aura tendance à s’engouffrer spontanément dans les capillaires de petits diamètres. Schéma 1
Si la gouttelette d’eau ne mouille pas les parois des pores ayant une forme conique, alors cette
gouttelette aura tendance à s’engager spontanément dans les capillaires de grands diamètres.
Schéma 2
Ce comportement aura une incidence sur les perméabilités relatives Kro et Krw, les saturations Sor
et Swi ainsi que sur les indices de productivité des réservoirs pétroliers.

Selon le schéma 1 : Kro Sor Krw Swi Water Cut

Selon le schéma 2 : Kro Sor Krw Swi Water Cut

2-5-2- Effet du Water Bypass des capillaires hydrophobes


Il s’agit de l’effet de contournement des capillaires contenant de l’huile par l’eau lors du drainage ou
des déplacements multiphasique
2-5-3- Effet du Snap Off
Le phénomène Snap off apparait lorsqu’une gouttelette de grand diamètre se trouve
dans un capillaire ou dans un goulot d’étranglement de plus petit diamètre.
Dans le capillaire la gouttelette prend une forme allongée, et s’efforce de devenir
sphérique en exerçant une pression sur les paroi du capillaire. Cela conduit à un
blocage du passage.
2-5-4- Chemin préférentiel des écoulement polyphasique dans le
milieu poreux.
Lors des écoulements polypasiques dans le milieu poreux, les effluents empruntent des chemins
préférentiels de sorte que les gradients de pression soient élevés avec de faibles pertes de
charge.

Les pertes de charge peuvent être causées par :


- Rétrécissement des diamètres des capillaires, goulot d’étranglement.
- Capillaire avec des parois à mouillabilité inversée lyophobe
- Rencontre d’un fluide visqueux dans un capillaire sur un chemin (
émulsion, ou matière en suspension, asphaltène, paraffine).
- Présence d’un obstacle tels qu’un Snap Off , émulsion

Chemin préférentiel des écoulements des fleuves et cours d’eau.


2-5-5- Le nombre capillaire NCA
Le nombre capillaire est un facteur empirique qui permet de déterminer les conditions optimales pour
effectuer un déplacement du maximum d’huile dans un milieu poreux. Plus sa valeur est élevée et
plus l’indice de productivité est grand.

Les fluides empruntent un chemin préférentiel selon le parcours.


Effet de la mouillabilité Effet de la viscosité Effet des diamètres
des capillaires ou Snap Off

NCA = νη / γ
ν : vitesse de déplacement de la solution de drainage
η : la viscosité de la solution de drainage
γ : la tension interfaciale huile / solution de drainage
La récupération assistée tertiaire repose principalement sur l’application du nombre capillaire en vue
d’une extraction optimale de l’huile à partir des réservoirs pétroliers.

Surfactant-Polymer injection Process.

2-6- Condensation capillaire : Équation de Kelvin


L'équation de Kelvin est basée sur la formule de la pression de Laplace et s'applique à un fluide
en équilibre avec sa vapeur. Si on suppose que l'interface liquide-vapeur a un rayon de courbure r,
elle permet de relier la pression de vapeur Pg avec ce rayon r.

La pression de vapeur saturée Pg au-dessus d’une gouttelette est supérieure à la pression de vapeur
saturée au-dessus d’une surface plane. Par conséquent un liquide à l’état de gouttelettes (
pulvérisation ) va s’évaporer beaucoup plus vite qu’un liquide ayant une surface plane.

ln Pg/Ps = 2үVm/ rRT


Pg – Pression de vapeur saturée au-dessus de la gouttelette ou surface courbée
Ps – Pression de vapeur saturée au-dessus d’une surface plane
Vm – volume molaire
Ү- tension interfaciale
R – constante des gaz parfaits
T- température ambiante
r- rayon de la gouttelette ou de la courbure de la surface.
Selon la forme des ménisques d’un liquide dans les pores ou dans les capillaires on observe soit
une avance soit un retard de la condensation dans les capillaires. Un effet contraire est constaté lors
de l’évaporation.
Cette relation permet de déterminer le rayon des pores des roches-réservoirs connaissant la
pression de vapeur saturée au-dessus des liquides contenus dans ces pores.

2-7- Méthodes de détermination de la tension


interfaciale.
2-7-1 Montée capillaire – Loi de Jurin
• Voir ci-dessus les détails de cette formule.
2-7-2- Méthode stalagmométrique – Loi de TATE
Loi de Tate. La loi de Tate est une loi qui permet de calculer la masse d'une goutte
sortant d'un compte-goutte. Lorsque le liquide s'écoule lentement et verticalement, une
goutte se forme puis se détache.
W=2ΠRү
- W est le poids de la goutte ; W = m g ( m : la masse et g l’accélération de la pesanteur) ;
- ү est la tension superficielle du liquide ;
- R est le rayon de l'orifice du compte-goutte ;

-
-
;
2-7-3- Méthode d’arrachement de l’anneau- Méthode de Le Comte de
Nouy :
La figure ci-dessous illustre une méthode de mesure de la tension superficielle ү d’un
liquide par le biais d’une mesure de force. Un anneau métallique en platine de rayon R
est suspendu à un dynamomètre et est plongé dans le liquide. On tire alors doucement et
délicatement sur l’ensemble pour le remonter petit à petit. L’anneau ressort du liquide et
entraîne avec lui un film cylindrique de liquide. Avant que le film ne se rompe, la lecture
du dynamomètre indique la force totale exercée : poids de l’anneau et tension de surface
due au film de liquide.
F = 2 Π ( r i + re ) ү
F : force nécessaire pour retirer l’anneau de la surface du liquide.
ri : rayon intérieur de l’anneau
re : rayon extérieur de l’anneau
ү : la tension interfaciale
2-7-4- Méthode de la lame mince – Méthode de Wilhelmy
Le tensiomètre à plaque de Wilhelmy est un appareil de mesure de la tension
superficielle d'un liquide à l'équilibre dont la particularité est d'utiliser une fine plaque reliée
à une balance de précision. Cette plaque est perpendiculaire à l'interface air-liquide ou
liquide-liquide à étudier et l'on mesure la force exercée sur cette plaque.

Ү = tension interfaciale
2-7-5- Méthode de la pression maximale de formation de la bulle ( ou
goutte )

Cette méthode consiste à souffler un gaz inerte dans un liquide par l’intermédiaire d’un capillaire
de rayon R. Le rayon de courbure de la bulle diminue jusqu’à atteindre un minimum correspondant
au rayon du capillaire. Ce rayon minimal correspond au maximum de la pression de Laplace.

Figure montrant la formation d’une bulle


(1)

La pression à l’intérieur du capillaire est mesurée par rapport à la pression atmosphérique,


à l’aide d’un manomètre.
on mesure la pression dans des bulles qu'on éjecte d'un capillaire plongé dans un liquide.
À la pression maximale, une relation simple permet de calculer la tension de surface entre
le liquide et l'air.

Si la bulle est formée à une profondeur h dans le liquide, on obtient pour la pression l’expression suivante :

(2)

On pourra donc en déduire la Tension Interfaciale Dynamique par la relation :

(3

2-7-6- Méthode de la goutte tournante.


Méthode de la goutte tournante : on fait tourner un liquide 1 dans un liquide 2 de telle manière
à avoir une géométrie de cylindre de longueur supérieure à quatre fois le rayon. Dans ce
cas-là, la tension de surface est liée à la vitesse de rotation, au rayon du cylindre intérieur
et à la différence de densité entre les deux liquides. Cette méthode est adaptée aux faibles
tensions interfaciales 10-4 mN / m. On mesure la tension de surface entre deux liquides
dans ce cas-là. La goutte a la forme d’un cylindre.
Ү = Δρω2R3 / 4
Δρ : différence des masses volumiques des deux liquides
ω : vitesse angulaire
R: rayon du cylindre- goutte

Cette méthode est particulièrement utilisée pour l’étude expérimentale des


microémulsions appliquées en récupération assistée tertiaire. Les tensions interfaciales
sont extrêmement basses et nécessitent un équipement sensible pouvant mesurer de très
basses tensions interfaciales de l’ordre de 10-3 mN/m..

------------------------------------- FIN CHAPITRE 2 ----------------------------------------------------

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