Vous êtes sur la page 1sur 7

Analyse 

Pestel de l'industrie 
du prêt­à­porter 
I. Le secteur du prêt­à­porter

L’industrie   de   la   mode   et   du   textile   n’a   fait   qu’accroître   et   se   développer   depuis


plusieurs années.  Parmi   les plus grandes marques de  prêt­à­porter,  apparaissent
entre autres Zara, Uniqlo et H&M. Toutes trois ont emprunté un chemin différent,
mais sont toutes parvenues à un franc succès, surtout pour Zara et H&M, devenues
les marques références sur le marché du vêtement. Mais, ce ne sont pas les seules
à s’être démarquées. À l’international, les marques Gap, Benetton, Forever 21, Pull
&   Bear,   Bershka,   River   Island   et   bien   d’autres   sont   elles   aussi   devenues   des
marques « actrices » du marché du textile. 

Le   marché   international   du   prêt­à­porter   a   augmenté   le   TCAC   au   cours   des


années 2005   à   2016   et   les   prévisions   indiqueraient   une   forte   hausse   d’ici   les
années 2020. Selon les études, l’industrie du vêtement continuerait d’évoluer de 5 à
6 % chaque année et à un rythme régulier. En parallèle, le marché continuera lui
aussi   d’augmenter   notamment   grâce   à   l’arrivée   des   nouvelles   technologies,   des
nouvelles générations et des nouvelles économies émergentes comme l’Asie. 

L’industrie du textile devrait faire un puissant comeback dans les prochaines années.
Depuis 10 ans, cette industrie est restée l’une des plus rentables et croissantes au
monde. Cette branche s’est accrue d’environ 5,5 % au cours de ces années et selon
le repère McKinsey Fashion, son poids économique serait d’environ 2 400 milliards
de dollars. Si l’industrie de l’habillement était intégrée dans les classements avec les
plus   grandes   économies   mondiales,   elle   serait   à   la   septième   place.   De   plus,   les
tendances   consommatrices   des   clients   ont   elles   aussi   évolué   et   ceux­ci   sont
devenus plus pointilleux.

La   technologie   incarne   une   place   primordiale   pour   influencer   les   choix   des
consommateurs. La branche industrielle du textile et de la mode a montré une forte
croissance  et c’est  entre  autres grâce  aux marques  de  luxe  proposées à  un  prix
décent.   Le   client   éprouve   un   certain   intérêt   pour   ces   marques   qui   vendent   des
articles de qualité à un prix réduit. 

Toutefois, le marché mondial est confronté à de nombreux défis et que ce soit de
grandes  marques  reconnues  ou   de   petites   marques,  elles  doivent   tout  mettre   en
œuvre pour conserver leur place dans le monde des affaires. 

II. Analyse PESTEL 

Cette   analyse   PESTEL   aura   pour   objectif   de   démontrer   comment   les   facteurs
politiques,   économiques,   sociaux,   technologiques,   environnementaux   et   légaux
impactent l’industrie de l’habillement. 

A. Analyse politique
Les changements politiques peuvent créer de nombreux imprévus pour l’industrie du
prêt­à­porter.   Plusieurs   évènements   politiques   à   travers   le   monde   restent   des
questions sans réponses pour la mode et même si plusieurs bouleversements ont
impacté   l’industrie,   en   2016­2017,   les   choses   ont   bien   changé.   Toutefois,   cette
menace   pèse   toujours   et   l’instabilité   causée   par   les   facteurs   politiques   n’est   pas
encore dissipée. 

Selon l’analyse McKinsey sur l’industrie de l’habillement, les changements politiques,
le terrorisme, le Brexit et le blocage des accords commerciaux entre pays ne vont
faire qu’augmenter ce sentiment d’instabilité dans le monde économique. (McK­BOF,
rapport 20171)

Comme expliqué précédemment, durant les dernières années, de nombreux défis se
sont accumulés et ont sévèrement ralenti l’acheminement de l’industrie du textile, et
parmi   ces   défis   nous   pouvons   citer   les   attentats   terroristes   contre   la   France   par
exemple, le Brexit ou même les politiques monétaires protectionnistes arrivées aux
États­Unis après l’élection de Donald Trump. 

Bien sûr, le terrorisme n’est pas le seul bouleversement à avoir impacté le monde et
son économie, il y a de nombreuses sortes de tensions politiques différentes ayant
inquiété l’industrie du prêt­à­porter. En prenant exemple sur la Russie, le pétrole à
prix réduit et les tensions avec les pays occidentaux l’ont aussi touchée au point
qu’aujourd’hui   encore   leurs   industries   du   vêtement   en   souffrent   toujours   et   pour
combler cette inquiétude, avec cette chute des capacités économiques, les clients
russes ont peu à peu perdu confiance dans les entreprises. 

De   l’autre   côté   du   globe,   aux   États­Unis   et   au   Royaume­Uni,   les   balancements


politiques   actuels   ont   aussi   retenti   sur   la   branche   de   la   mode,   et   les   dernières
élections présidentielles américaines n’ont pas arrangé ce déficit, au contraire. De
nombreuses questions sont toujours en suspens et entretiendront l’inquiétude durant
les prochaines années. Ces évènements affectent également les entreprises situées
dans les pays du Moyen­Orient, territoire où le régime politique et la paix sont en
instabilité constante. C’est donc pour cela que les problèmes liés à la gestion et aux
gouvernements politiques apportent de nombreuses inquiétudes aux usines, surtout
quand ceux­ci sont omniprésents. 

B. Économique

Après les facteurs politiques, il est nécessaire de s’intéresser à l’économie, puisque
celle­ci   aussi   influence   l’industrie   du   vêtement.   La   branche,   étant   l’une   des   plus
grandes sources de revenus du monde, n’échappe pas aux transitions économiques
et   cela   peut   affecter   la   vente   et   les   bénéfices.   À   elle   seule,   l’industrie   du   textile
pourrait être la septième économie au monde puisqu’elle détient une place majeure

1https://www.mckinsey.com/~/media/McKinsey/Industries/Retail/Our%20Insights/The%20state
%20of%20fashion/The-state-of-fashion-2017-McK-BoF-report.ashx
dans le classement des plus gros PIB. En Chine, la chute du marché économique
avait lourdement affecté l’industrie du prêt­à­porter notamment dans d’autres pays
comme la Russie ou l’Inde avec ses problèmes de démonétisation, mais malgré cela,
la branche industrielle regagne de la puissance, car malgré une frayeur due  à la
régression de l’économie chinoise en 2016, la situation s’est améliorée depuis. 

Lors de la  fin  de  la  récession,  les disponibilités en  termes d’emplois  à travers le


monde   ont   repris   de   l’importance.   Les   consommateurs   ont   retrouvé   un   pouvoir
d’achat conséquent, ce qui pour les entreprises, est une excellente nouvelle. D’un
autre côté, le monde de la mode et du textile offre un nombre important d’emplois et
rapporte ainsi énormément à l’économie mondiale ce qui fait que l’industrie du textile
est à la fois actrice de l’économie, mais aussi victime. Finalement, la concurrence
reste toujours l’un des facteurs les plus impactants sur les profits des entreprises de
prêt­à­porter, surtout quand les grandes marques récoltent le plus. 

Le monde continue à se remettre de la crise économique de 2008, mais aujourd’hui,
nombreuses   sont   les   personnes   qui   réussissent   à   réunir   assez   d’argent   pour
dépenser dans la mode ce qui n’est pas forcément le cas de tous comme ceux, plus
retirés dans des régions moins habitées ou faiblement payées, voire même pas du
tout, qui privilégient les achats alimentaires et les factures. 

C. Social

Pour la branche du prêt­à­porter, les facteurs politiques et économiques ne sont pas
les seuls à influencer l’évolution de l’industrie. À parts égales, le social a beaucoup
fluctué   depuis   dix   ans   et   a   modifié   les   tendances   des   consommateurs   et   leurs
demandes.  La   génération  Y  devient  très vite   l’intérêt  principal  des  entreprises de
mode, mais leurs goûts et choix vestimentaires sont relativement différents de leurs
prédécesseurs. 

Ces glissements sociaux affectent la façon dont les gens décident de leurs achats de
marque ou non et de leurs déplacements en magasins. Cette génération ne veut pas
se contenter de la facilité, mais aussi d’un achat de bonne qualité à prix bas. 

De   plus,   les   différences   entre   démographies   de   la   population   mondiale   sont


remarquables depuis quelques années, laissant le marketing face à de nombreuses
nouvelles opportunités et défis à relever. Désormais, l’industrie du textile ne doit pas
seulement s’attarder sur la vente de ses produits, mais elle doit  également donner
envie et fidéliser de nouveaux clients. 

L’industrie  de  l’habillement  a bien  compris que  l’arrivée  et la  popularisation de  la


mode en sont une preuve irréfutable. Les grandes marques déjà reconnues comme
Zara ont su proposer des produits de mode à prix réduit tout en assurant une bonne
qualité au consommateur ce qui fait qu’aujourd’hui, la mode haut de gamme n’est
plus une priorité pour les clients, car elle est devenue plus atteignable grâce aux
nouvelles technologies. Même si la qualité du vêtement n’est pas comparable à celle
des   articles   de   luxe,   elle   s’en   rapproche   et   pour   le   style   et   la   conception,   ces
entreprises sont très bien positionnées. 

De  toutes  ces transformations résultent  un  attroupement de  consommateurs pour


dépenser   dans  la   mode   et  les   vêtements.   En   plus   de  leurs  goûts   pour  la   mode,
d’autres choses ont elles aussi changé. Les clients sont devenus plus méfiants et ont
pris   l’habitude   de   s’informer   avant   de   se   rendre   dans   un   point   de   vente.   Ils
s’attendent à des retours de la part des entreprises au lieu de la publicité ou les
campagnes   et  à   cause   de   ces   nouvelles  habitudes,  la   vente   du   prêt­à­porter  est
devenue plus compliquée. 
D. Technologique

La majeure partie de l’évolution du secteur de la mode au 21 e siècle est à accorder
aux   évolutions   technologiques   qui   ont   eu   lieu.   La   mondialisation,   la   répartition
d’Internet, les nouveaux smartphones et le libre accès à l’information coïncident avec
le choix des produits mis en vente, les achats des consommateurs et les nouvelles
publicités des entreprises. 

Aujourd’hui, les consommateurs se renseignent longuement avant de se décider à
acheter   un   produit   de   mode.   Ils   partagent   leurs   préférences   et   leurs   doutes   et
mettent   du   temps   à   se   décider.   Les   nouvelles   générations   apprécient
particulièrement de valider leurs achats par le biais d’internet et aiment que leurs
préférences soient mises en valeur. 

L’apparition   de   la   technologie   a   bousculé   bien   des   choses   et   en   dehors   de


l’amélioration   et   du   perfectionnement   de   la   production   et   de   la   chaîne
d’approvisionnement, elle a permis à la vente et au marketing de la mode d’exploser.
Également,   pour   ce   qui   est   de   l’étalement   des   entreprises   à   l’international,   la
technologie en est l’un des acteurs notamment grâce au commerce en ligne pour
attirer plus d’utilisateurs d’internet. 

Le commerce en ligne est l’idéal pour beaucoup de consommateurs. Tout en restant
chez eux, ils peuvent faire défiler les articles, décider d’une taille et recevoir l’article
sous quelques jours au lieu de s’amasser dans des boutiques. 

La   technologie   permet   aux   clients   d’avoir   accès   au   style   qu’il   leur   plaît   tout   en
poussant les designers à concevoir des produits phares de la mode actuelle. 

E. Environnement

Que   ce   soit   pour   l’industrie   du   textile   ou   pour   une   autre,   la   question   de


l’environnement et de la durabilité est tout aussi cruciale. Les plus grandes marques
comme les plus petites sont très assidues à polluer le moins possible et émettre le
moins   de   CO2   possible   pour   pouvoir   se   décrire   comme   respectueuses   de
l’environnement.   Toutes   les   entreprises   dépensent   de   grosses   sommes   dans   la
préservation   de   leur   environnement   industriel   et   cherchent   à   n’utiliser   que   des
matières  premières,   des   emballages   et  des  opérations   respectueux  de   l’écologie.
D’après le système de rapport McKinsey, les grandes marques de prêt­à­porter se
sont rabattues  sur l’idée  de  durabilité ce  qui  implique  de  transformer  la  façon de
concevoir et fabriquer les produits. 

Sur les nouveaux marchés se développant, plus de la moitié des consommateurs
cherchent à acheter des produits intégrés dans cette notion de durabilité. Dans les
marchés déjà établis, nous en sommes qu’à 32 % voire moins. McKinsey démontre
également que la promesse d’une protection écologique permet d’inviter les clients à
se   reporter   sur   d’autres   choix   de   consommation.   Nike   ou   H&M,   de   renommée
mondiale, ont investi dans la durabilité et étudient les questions pour y parvenir. Ces
grandes marques souhaitent d’un côté maximiser la production tout en atténuant la
pollution carbonique. 

La   plupart   des   vêtements   sont   fabriqués   à   partir   de   coton   étranger   auquel   on   a


ajouté différents produits chimiques ce qui implique que les jeans que nous portons
par   exemple   peuvent   être   toxiques.   À   cela   s’ajoute   la   pollution   causée   par   le
transport,   les   avions,   les   voitures,   les   camions,   les   trains   qui   dégagent   de   fortes
doses de CO2 dans l’atmosphère. Toute cette chaîne d’opérations crée une forte
pollution alors qu’il s’agit juste de déplacer des jeans d’une usine au magasin. 

F. Légal

Comme toutes les entreprises, l’industrie de l’habillement se doit de répondre à des
règles juridiques et des lois et pour les respecter, elle doit  être en règle au niveau
des   restrictions   fiscales,   des   restrictions   d’exportations   et   des   coûts   en   lien   avec
l’inflation. 

Les grandes marques doivent également s’engager auprès de leurs employés, mais
cela   devient   plus   compliqué   lorsqu’elles   font   fabriquer   leurs   produits   par   de   la
main­d’œuvre étrangère. Il est d’ailleurs très connu que plusieurs marques de renom
utilisent   la   main­d’œuvre   asiatique   qui   ne   coûte   que   très   peu   d’argent.   Avec
l’évolution   des   générations   et   la   tolérance   qui   diminue,   nombreux   sont   les
consommateurs   qui   ne   sont   plus   d’accord   avec   ces   pratiques   et   boycottent   les
marques. 

C’est le  même  problème   pour les industries qui   vendent  au   détail, l’éthique   et la


conformité sont des questions primordiales pour la satisfaction du client et le respect
des sociétés et les grandes entreprises font tout pour se focaliser sur cela. 

Le secteur du prêt­à­porter représente un grand nombre des emplois autour du globe
et en dehors des lois stipulées précédemment, certaines sont communes à toutes les
industries,   y   compris   celle­ci.   Les   lois   environnementales   sont   obligatoirement
respectées tout comme le sont certaines liées au commerce international. D’ailleurs,
ces respects des lois peuvent permettre aux grandes marques de gagner en chiffre
d’affaires et en clients. 

Vous aimerez peut-être aussi