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Préparer sa prise de paroles

On ne devient pas un bon orateur du jour au lendemain. Cela demande un minimum


d'entrainement. Notamment lorsque la timidité est l'un de nos traits de caractère.

Pour que votre message passe véritablement, vous devez travailler certains aspects
de la prise de parole en public - que l'on pourrait qualifier de prérequis - bien avant le
jour J afin de les maîtriser parfaitement. 

Développer sa confiance en soi


C'est le fondement d'une certaine aisance relationnelle et plus généralement d'une
communication interpersonnelle épanouie.

Pour être à l'aise avec autrui, il faut avant tout être à l'aise avec vous-
même.  Pour cela, il est nécessaire de savoir vous détacher du regard des autres
et regagner votre propre confiance .

Travailler votre affirmation de soi : quels sont vos points forts ? Quelles sont les
qualités sur lesquelles vous pouvez vous appuyer sans hésiter ? Listez vos petites et
grandes réussites : elles sont autant d'appuis qui vous aideront à regagner confiance
en vous. Laissez-vous le droit à l'erreur : c'est ainsi que l'on apprend. Commencez
par oser prendre la parole lorsque vous vous sentez à l'aise avec vos interlocuteurs.
Procédez par petites touches. Vous apprécierez de plus ne plus le challenge et vous
lancerez de plus gros défis oratoires.

Si vous souffrez du syndrome de l’imposteur , affranchissez-vous de ce poids et


explorez tout votre potentiel !

Apprendre à mieux gérer son stress


A la fois ennemi redouté et meilleur allié des comédiens et autres orateurs, le trac
généré par une prise de parole en public est l’expression d’une appréhension, d’une
peur de décevoir. Cela dénote donc un certain respect des personnes à qui l’on doit
s’adresser. En d’autres termes : appréhender une présentation en public est plutôt
bon signe !

Néanmoins, il est essentiel d' apprivoiser ses peurs afin de ne conserver que le


"bon" stress, celui qui agit comme un moteur et non comme un frein.

Identifiez les causes de votre anxiété, prenez du recul, organisez-vous dans votre


travail , osez dire non , apprenez à déléguer , etc.
Par ailleurs, il existe quelques techniques qui, si vous apprenez à les maîtriser et les
pratiquez régulièrement, vous aideront à faire rapidement retomber la pression,
comme les exercices de respiration, la relaxation ou encore la visualisation .

Travailler son langage non verbal


La gestuelle, les attitudes, l'intonation, les regards et autres sont tout aussi
importants que les mots employés dans un discours. Il est donc essentiel de savoir
travailler votre communication non verbale avant de vous jeter dans la fosse aux
lions !

Vous veillerez notamment, lors de votre intervention à :

  garder les 2 pieds bien ancrés au sol : évitez de vous reposer sur une
seule jambe, cela évoque inconsciemment à vos interlocuteurs une certaine
fragilité, un manque de confiance en soi - et donc une crédibilité diminuée.

  rester libre et confiant dans votre posture : si vous parlez devant un


pupitre, évitez de vous accrocher à ce dernier, pour les mêmes raisons que
cité ci-dessus,

  regardez l'ensemble de votre public : tout en accrochant quelques regards


que vous sentez "captés et bienveillants". Balayez régulièrement l'assemblée
du regard afin que chacun se sente important et concerné par votre message.

  enlever les mains de vos poches : si ce réflexe s’avère relativement


courant lorsque l'on est mal à l'aise devant un public, il reste toutefois pour
l'auditoire un signe de "faiblesse" et induit rapidement - et tout aussi
inconsciemment - un doute quant à la crédibilité de l'orateur.

  parler clairement et suffisamment fort pour être entendu de tous : cette


évidence demande parfois de gros efforts de la part du communicateur.

Parfaire son expression orale


Maintenant que vous maîtrisez le langage non verbal, il est temps de vous pencher
sur votre communication verbale : diction, vocabulaire, tournures de phrases ,
etc.

Cela commence par une excellente élocution : faites quelques exercices afin de


parfaire votre diction, apprenez à poser votre voix, bannir les mots parasites (euh,
donc, alors, voilà, etc.). Apprivoisez les silences et faites-en une véritable arme de
persuasion !

Utilisez un vocabulaire adapté à vos interlocuteurs. Parlez chiffres à des financiers,


technique à des ingénieurs, adoptez le storytelling pour faire passer un message à
vos clients, etc. Préférez les phrases courtes aux phrases à rallonges dont on perd
rapidement le sens.

Donnez du rythme et de la vie à votre intervention : un vocabulaire riche et


varié, des mots en adéquation avec le ton employé, le sujet abordé et le contexte du
message.

Apprendre à convaincre
Développez votre pouvoir de persuasion afin de faire entendre et écouter vos
messages naturellement. Pour cela, il est essentiel de travailler votre charisme . 

Anticipez les attentes et éventuelles réticences de votre auditoire face au


message que vous devez faire passer. Vous adapterez ainsi votre intervention de
manière à convaincre les plus hésitants.

Veillez à toucher vos interlocuteurs en "jouant" la carte émotionnelle.

Soyez à l'écoute de votre public (attitudes, regards, expressions sur leurs visages,


etc.) de manière à repérer le moindre signe de décrochage ou non compréhension et
rectifier le tir rapidement.

Comment structurer son discours ?


Cela peut paraître évident, mais une allocution qui part dans tous les sens ou mal
adaptée en termes de durée, de fond et de forme, n'aura que peu de chances
d'aboutir à une adhésion du public quant au message qui lui est délivré.

Par ailleurs, si vous ne structurez pas convenablement votre discours, vous risquez
d'en perdre le fil à un moment ou à un autre et aurez du mal à capter de nouveau
l'attention de votre auditoire. Architecturer votre intervention logiquement vous
permettra de dérouler naturellement votre message et convaincre vos
interlocuteurs.

Les grandes phases d'une prise de parole en public sont les suivantes : 

  Capter l’attention de son public : c'est l'accroche du discours. Percutante,


elle doit d'emblée susciter l'intérêt de vos interlocuteurs. 
  Proposer : entrez dans le vif du sujet. Rappelez clairement et brièvement le
pourquoi de votre intervention.

  Balayer quelques objections : vous capterez à nouveau ainsi l'attention des


éventuelles brebis égarées ou de tout autre interlocuteur convaincu du non
fondé de votre message, prompt à vous jeter la première pierre.

  Argumenter : soyez enthousiaste et dynamique pour présenter votre projet


ou défendre votre idée. Il s'agit d'embarquer l'assistance avec vous.

  Reformuler l’objet de votre intervention afin de vous assurer que tout le


monde a bien entendu et intégré votre message.

  Conclure en mentionnant un élément clé. Les dernières secondes d'une


allocution sont bien souvent - tout comme les toutes premières secondes - le
peu de choses que l'assistance retiendra. Elles véhiculeront également le
ressenti général du public quant à votre prise de parole. Il est donc essentiel
de bien travailler ce moment.

Trucs et astuces pour une prise de parole en


public réussie 

Capter l'attention de son auditoire 


Cela sous-entend qu'il faut bien connaître son public : qui sont les personnes à qui
vous allez vous adresser ? Qu'attendent-elles de cette intervention ? Quel
vocabulaire emploient-elles ?... Tout ceci vous permet, à vous, narrateur, de capter
l'attention de votre auditoire en utilisant les bons mots, des anecdotes qui parlent à
votre public, en usant d'une gestuelle adéquate... 

Regarder loin pour être entendu


La voix se porte où le regard se porte. Si vous ne regardez que le premier rang, il y a
de fortes chances pour que les milieux et fond de salle ne pipent pas un mot de votre
discours. Décrochage assuré. Flop inévitable. Pire : impression négative
retenue. Votre voix se doit d'être suffisamment haute pour être audible de tous.
Répétez votre discours à voix haute pour prendre cette habitude du parler haut et
fort.
S’entraîner encore et encore
Répétez votre discours devant un miroir, quelques proches qui pourront vous donner
un feedback  constructif ou bien encore filmez-vous. Cela vous permettra de repérer
certains tics de langage ou de postures liés au stress. Vous pourrez ainsi
les travailler et parfaire votre éloquence.

Visualisez mentalement votre intervention, notamment la veille. Cela aide vous


aidera à vous sentir plus à l'aise le jour J. Visualisez si possible le lieu, la salle dans
laquelle vous ferez votre discours, votre tenue, les personnes présentes, etc. Vivez
littéralement intérieurement votre intervention dans les moindres détails afin
d'en maîtriser tous les aspects. Le trac du jour J vous servira ainsi de moteur.

Réagir aux aléas d'une intervention en public


Bafouillage, trou de mémoire, tremblote, lapsus... Nul n'est à l'abri d'un petit - ou
grand - moment de panique devant un auditoire. Il est important d'apprendre à
réagir en de telles circonstances. 

Vos mains tremblent au moment de votre prise de parole ? Apprenez que ce


n'est pas systématiquement visible par l'assemblée. Une astuce si vous souhaitez
toutefois garder un aide-mémoire en main et redoutez la tremblote : utilisez du papier
cartonné. Le tremblement sera moins perceptible. 

Vous avez peur d'avoir un trou de mémoire ? Notez les grandes lignes de votre
intervention sur une fiche cartonnée. Pas de phrases. Uniquement des mots clés qui
sauront instantanément vous redonner le fil de votre message. Vous n'avez pas de
fiche ? Soyez suffisamment à l'aise pour demander l'aide de votre assistance. Cela
aura même parfois pour effet de captiver à nouveau certains auditeurs perdus !

Vous bafouillez ? Venez de faire un lapsus embarrassant ? Soyez spontané.


L'humour, notamment l'autodérision, est bien souvent efficace, car cela permet de
détendre l'atmosphère.

Un interlocuteur s'immisce de manière impromptue, vous coupe la parole,


vous prend à partie ? Ne vous laissez pas emporter par les émotions. Restez
maître de votre intervention. Rappelez posément les règles de la bienséance ainsi
que l'ordre du jour, le cas échéant. Faites savoir à cette personne que vous êtes
ouvert à un échange ultérieur sur la question. Soyez poli, posé, mais ferme.

Apprivoiser son public


Lors d'une intervention devant un parterre de personnes inconnues (comme lors
d'une conférence, par exemple), il est opportun de saluer à l'entrée de la salle, par
exemple, les auditeurs qui arrivent. Cela permet de vous familiariser avec les
visages qui vont vous scruter pendant de longues minutes. Les comédiens ou
autres artistes se produisant sur scène le font de manière plus discrète : ils
observent leur public cachés derrière un rideau ou bien depuis les coulisses ou le
fond de la salle. 

Par ailleurs, vous pourrez également déjà repérer quelques "alliés" dont vous


ressentez les bonnes ondes - et à l'inverse, les individus dont vous ressentez
inconsciemment la non-adhésion à votre cause. Ces derniers sont à ce propos
d'excellents moteurs. Considérez-les comme un challenge : ce sont précisément ces
personnes qu'il vous faut convaincre. Pendant votre allocution, gardez-les en point
de mire et observez leurs réactions : c'est ainsi que vous pourrez percevoir l'effet de
votre prise de parole sur votre public.

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