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Analyse PESTEL 

: Secteur du bâtiment et des travaux publics


Le secteur du bâtiment et travaux publics offre un réel potentiel de développement. Les
multiples projets d’infrastructure ainsi que la lutte contre l’habitat insalubre sont autant de
signaux forts montrant l’engagement des pouvoirs publics dans la mise en place de
structures supportant le développement économique et social du pays. A titre d’exemple, les
19 conventions signées entre le Premier Ministre et les opérateurs privés et publics dans le
secteur de l’habitat en décembre 2005 représentent un montant supérieur à 29 Md. Dh. Dès
lors, l’ensemble des filières du secteur du bâtiment et travaux publics est concerné par ce
regain de dynamisme. A un niveau plus microéconomique, les entreprises opérant dans ce
secteur, et plus particulièrement les firmes des travaux publics, sont capitalistiques et
requièrent des investissements importants. Mais la réticence des banques à financer un
secteur encore sinistré limite les possibilités d’endettement des entreprises. Cette situation
évolue progressivement avec la nette amélioration des délais de paiement de l’Etat,
favorisant ainsi une meilleure gestion de la trésorerie des firmes soumissionnaires de projets
publics. 

L’environnement Politique :
La distribution de matériels de BTP intègre généralement tous les engins lourds et semi
lourds utilisés pour les activités de terrassement, de construction de route, de bâtiments et
de béton. Les principaux fabricants sont localisés aux Etats-Unis (CATERPILLAR), en Europe
(LIEBHERR, BOMAG, VOLVO) et en Asie (KOMATSU, HITACHI) et produisent une gamme
complète d’engins destinés au secteur du Bâtiment et des Travaux Publics. Ces fabricants
commercialisent généralement leurs engins par l’intermédiaire d’un réseau d’importateurs
installés dans les principaux pays de consommation. Les ventes de matériels de BTP sont
estimées à près de 80 milliards d’Euros en 2005 contre près de 50 milliards d’Euros en 2014 .
Les ventes de matériels au niveau mondial ont connu des niveaux historiques ces dernières
années grâce à la bonne tenue de l’activité de BTP et à la croissance économique importante
de la zone Asie Pacifique.

L’environnement Economique :
Pour peu que l’on s’intéresse au tissu économique national, il est assez simple de remarquer
que l’Etat constitue un acteur de premier ordre en matière d’investissement, facteur-clef de
la croissance. Cela dit, la première question qui mérite d’être posée est de savoir si
l’enveloppe prévue par la Loi de Finances 2018 en termes d’investissements publics (195
Mds de DH) est de nature à booster l’activité du secteur du bâtiment et des travaux publics
(BTP), qui au cours des 6 dernières années a du plomb dans l’aile.

L’environnement Social :
Parallèlement à sa forte participation au renforcement de l’économie marocaine, le secteur
des BTP a un impact social certain. Sa contribution à la promotion du tissu social se fait
directement, à travers l’atténuation de certains problèmes sociaux, tels que le chômage et la
propagation des habitats insalubres. Une telle tâche se réalise moyennant la création de
l’emploi, l’amélioration des conditions de l’habitat et la réduction du déficit en logement.

L’amélioration des conditions de l’habitat Sur la liste des droits sociaux, les plus exigibles
pour la vie quotidienne des citoyens, figure le droit au logement. Ce dernier ne doit pas se
limiter à la simple fonction d’abri, mais il doit répondre à un certain nombre d’exigences
physiologiques et psychologiques, comme il doit satisfaire des besoins en matière de
sécurité et de protection contre la contagion.

La lutte contre l’habitat insalubre et les bidonvilles Posséder un logement digne de la vie
humaine est un besoin fondamental pour chaque citoyen. Outre la fonction de sécurité,
l’habitat doit également fournir le minimum requis pour le confort des personnes qui
l’occupent. Or, le terrain montre l’existence de grandes inégalités en matière d’habitat :
certains ménages habitent des villas, d’autres résident dans des appartements, et d’autres
habitent dans des logements insalubres.

A travers l’implication de ses différentes composantes, le secteur des BTP contribue


significativement à la réduction du déficit en logement au Maroc. Ainsi, plusieurs problèmes
sociaux liés à l’offre de logement et touchant la vie des milliers de ménages, sont plus ou
moins résolus.

L’environnement Technologique :
Des nouveaux objets, technologies, matériaux arrivent en permanence sur le marché. Il ne se
passe pas six mois sans qu’il y ait une nouveauté.

Le génie climatique aussi est impacté par l’arrivée de la haute technologie, de la


programmation informatique, qui permet de réduire l’impact de la production du chaud et
du froid sur l’environnement. Les chauffagistes y sont formés.

L’ensemble des métiers liés à l’enveloppe du bâtiment voient également arriver des
nouveaux matériaux qui permettent de supprimer des ponts thermiques et améliorent
l’isolement. Leur usage nécessite des connaissances en calculs et conception, donc une
formation à l’intégralité du circuit de vie du bâtiment.

L’environnement Ecologique :
Promouvoir l’économie d’énergie et l’utilisation de techniques de construction dans le
bâtiment et travaux publics (BTP) qui soient moins énergivores est devenu, ces dernières
années, un souci constant aussi bien pour les responsables publics que pour les
professionnels du privé. Mais entre la réflexion ou les bonnes intentions et la réalité sur le
terrain, le gap est considérable. Le débat sur l’efficacité énergétique n’est pas nouveau.
Depuis la fin des années quatre-vingt-dix, le Maroc a introduit cette notion dans certains
grands projets, particulièrement dans les provinces Sahariennes par exemple. Aussi, force
est de constater que le Maroc accuse un retard patent en matière d’efficacité énergétique.
Les professionnels sont aujourd’hui conscients que le temps n’est plus en leur faveur. Dans
un avenir très proche, tout plan de construction, quelque soit le type de bâtiment (standing,
hôtels, édifices publics ou écoles), devra prévoir un bilan de performance thermique.
L’entrée en vigueur imminente du nouveau code d’efficacité énergétique impose aux
architectes un effort de formation afin de pouvoir manier le bilan thermique, autrement on
fera appel à des cabinets étrangers

L’environnement Légal :
Le secteur de la vente de matériels de BTP n’est pas réglementé. Néanmoins, il dépend du
ministère du commerce et de l’industrie, qui est chargé de veiller au bon fonctionnement du
secteur. Les entreprises se doivent donc de respecter la législation marocaine relative aux
droits de douane à l’importation. Ceux-ci dépendent du pays d’origine et varient de 0%
(matériel importé de l’Union Européenne) à 2,5% (matériel importé d’autres régions). Les
droits de douane appliqués aux PDR destinées à ce matériel varient quant à eux de 0% à 35
% en fonction du type de pièces et du lieu de production. Dans les années avenir, les droits
de douane évolueront à la baisse pour les PDR, et demeureront inchangés pour les
machines, sauf pour celles en provenance des Etats-Unis qui devraient passer à 0%. Ces
baisses sont programmées dans les accords de libre échange signés par le Maroc avec
l’Union Européenne et les Etats-Unis. Le secteur de la distribution de matériels de
manutention n’est soumis à aucune réglementation particulière. La seule réglementation
que les entreprises se doivent de respecter concerne les droits de douane à l’importation. En
effet, l’importation de matériels de manutention est soumise à des droits de douane variant
de 0% à 35 % en fonction de son origine de production. Le matériel importé de l’Union
Européenne n’est ainsi soumis à aucun droit de douane tandis que celui provenant des
autres pays connaît des droits de douane pouvant aller jusqu’à 35%.

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