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Evolution du football féminin

- Histoire du football féminin

- Chi res clés en France

- Ballon d’or

- L’évolution dans la société

Histoire du football féminin

1 : Les femmes jouent au football depuis la fin du xixe siècle en Angleterre et en Écosse1. Le 9 mai
1881, une rencontre qualifiée d'« internationale » par la presse oppose l'Angleterre à l'Écosse
à Easter Road, Édimbourg2, et de nombreux matchs dont certains attirent de 4 000 à
5 000 spectateurs sont recensés la même année. Lors de deux d'entre eux, le terrain est envahi
après une heure de jeu pour des raisons inconnues, ce qui oblige les joueuses à cesser le match
Le 30 septembre 1917, se tient le premier match de football féminin disputé en France. Ce match
met aux prises deux équipes du Fémina Sport (club omnisports féminin fondé à Paris en 1912). Un
France - Angleterre attire 12 000 spectateurs au stade Pershing en 19204. Les clubs parisiens
mettent en place le premier championnat juste après la Première Guerre mondiale5. Cette
compétition s'ouvre aux clubs de province à partir de la saison 1920-1921. Les recettes sont telles,
que les joueuses sont rémunérées via la pratique de l'amateurisme marron6. Le premier match
international entre une formation anglaise de Preston, les Dick-Kerr's Ladies, et une sélection des
meilleures joueuses françaises a lieu le 29 avril 1920. Ce match déplace plus de 25 000
spectateurs à Deepdale. L'Angleterre gagne 2-07. Les Anglaises se déplacent en France
en octobre 1920 avant de jouer un match devant 53 000 spectateurs à Goodison Park, le 26
décembre 1920.

Le championnat de France de football féminin où brilla notamment le Fémina Sport, s'arrête


en 1933. Pourtant favorable au sport féminin, le Régime de Vichy « interdit rigoureusement » la
pratique en 1941. Le football est jugé « nocif pour les femmes ». La pratique du football par des
femmes perdure après la Seconde Guerre mondiale mais il faut attendre la seconde moitié
des années 1960 pour assister au renouveau du football féminin : en 1969-1970, les
fédérations anglaise, française et allemande reconnaissent le football féminin13. On recense 2170
licenciées à la FFF pour la saison 1970-71, puis 4900 la saison suivante

La première compétition de football féminin fut le championnat de France qui fut mis en place
entre 1919 et 1932. Au niveau international, la première rencontre officielle entre l'Angleterre et la
France a lieu en 1921, à Deepdale, attirant 25 000 spectateurs7. Une première « Coupe
d'Europe » est organisée en 1969. Elle met aux prises l'Angleterre, le Danemark, la France et
l'Italie. Le football féminin n'étant pas reconnu officiellement par la FIFA et l'UEFA, cette
compétition est « non officielle ». Au niveau mondial, la première Coupe du monde est jouée dès
juillet 1970. C'est encore une compétition « non officielle ». Après de multiples organisations de ce
type, l'UEFA (1984) puis la FIFA (1991) conviennent qu'il faut mettre en place des compétitions
plus « officielles ».

Affluences : Le record absolu d'affluence pour un match de football féminin a été établi le 10 juillet
1999, lors de la finale de Coupe du monde féminine de football 1999 opposant les États-Unis à
la Chine. Ce jour-là, le stade Rose Bowl de Pasadena en Californie avait attiré 90 185 spectateurs.
Le record d'affluence pour un match entre clubs de football féminin est détenu par le Wanda
Metropolitano, lors de la rencontre du 17 mars 2019 opposant l'Atlético Madrid au FC Barcelone,
réunissant 60 739 spectateurs

2018: premier Ballon d’Or pour une joueuse de football féminin


Créé en 1956 par le magazine France Football, le Ballon d’Or est la récompense internationale la
plus prestigieuse qu’un joueur de football puisse recevoir à titre individuel. Il a été attribué à des
légendes du football masculin telles que Michel Platini (qui l’a reçu trois fois), Cristiano Ronaldo (à
5 reprises) et Lionel Messi (5 titres également). Seulement voilà, jusqu’en 2018, aucune femme ne
s’était vu remettre le trophée. C’est désormais chose faite, puisque le 3 décembre 2018, Ada
Hegerberg, joueuse norvégienne évoluant au sein de l’OL, a été désignée lauréate du tout premier
Ballon d’Or féminin, une décision à forte portée symbolique. La sportive a d’ailleurs décidé de
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boycotter le Mondial en signe de protestation contre l’inégalité salariale persistante (on estime que
les joueuses françaises de Ligue 1 sont en moyenne dix fois moins payées que leurs homologues
masculins).

En 2019 beaucoup de record, le football féminin pèse plus lourd que jamais en termes financiers et
publicitaires. Ainsi, d’après les chiffres du Parisien , les droits payés par TF1 pour la diffusion du
Mondial 2019 oscillent entre 10 et 12 millions d’euros, quand W9 n’avait déboursé «que» 850 000
euros pour l’édition de 2015. Les primes des joueuses, elles, sont en constante augmentation
également: évaluées à 3 500, 7 000 et 15 000 euros en 2011 (respectivement en cas de
qualification en demi-finale, finale et victoire), elles sont de 20 000, 30 000 et 40 000 euros cette
année. Dernier indicateur économique: le prix des spots publicitaires au cours des matchs. Ainsi,
pour s’offrir 30 secondes de publicité à la mi-temps de la finale de cette édition, il faudra débourser
125.000 euros. Un tarif record, quoique plus de deux fois inférieur aux 280.000 euros facturés pour
la finale des hommes en 2018.

Chiffre clés en France :

2 : Depuis la mise en place du plan de féminisation en 2012, la présence des femmes dans le
football n’a cessé de progresser. Le nombre de licenciées a bondi de moins de 90 000 en
2010-2011 à plus de 200 000 en 2020. Une progression importante sur le plan des pratiquantes
mais également dans les fonctions de dirigeantes ou d’encadrantes (éducatrices, arbitres, élues)
au sein des instances dirigeantes du football ou des 15 000 clubs amateurs où les femmes jouent
un rôle grandissant dans la gestion et le développement de la pratique du football, qu’il soit
féminin ou non.

33570 dirigeantes : soit une augmentation de +25,62% par rapport à 2011-2012. Avant d’engager
le plan de développement du football féminin en 2012, la FFF comptait 26 723 dirigeantes
licenciées. 

966 arbitres féminines : soit une augmentation de +25% par rapport à 2011-2012 (679). Parmi ces
arbitres, gurent notamment Stéphanie Frappart, première arbitre centrale à o cier en Ligue 1, ou
Manuela Nicolosi, arbitre assistante. 

1590 éducatrices : Un total multiplié par deux depuis 2011-2012 (751, soit +111,72%
d’augmentation). 

3ème mondial : Le rang de l’Équipe de France féminine dans le classement mondial de la FIFA.
Elle a décroché n 2020 son billet pour participer à l’Euro 2022 (du 6 au 31 juillet en Angleterre).
En dehors des Bleues, la FFF gère six sélections de jeunes féminines (U16, U17, U18, U19, U20
et U23). 

7 LDC : L’Olympique Lyonnais détient le record de victoires en Ligue des champions. Les
Rhodaniennes l’ont soulevée en 2011, 2012, 2016, 2017, 2018, 2019 et 2020. Le 30 août 2020, en
battant le WfL Wolfsburg (3-1), elles ont aligné un cinquième succès d’a lée dans l’épreuve,
égalant le Real Madrid de Di Stefano, quintuple vainqueur entre 1956 et 1960. 

Chaque saison, la FFF forme près de 180 joueuses (U16 à U18) de haut niveau dans l’un des 8
Pôles Espoirs féminins répartis en France : Blagnac, Vincennes (INSEP), Liévin, Lyon, Mérignac,
Rennes, Strasbourg et Tours.

3 : ballon d’or féminin

La milieu o ensive espagnole du Barça Alexia Putellas a remporté ce lundi soir le Ballon d'Or
féminin 2021.

2018 : Ada Hegerberg (Norvège).

2019 : Megan Rapinoe (États-Unis).

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2021 : Alexia Putellas (Espagne).

Di érence avec le football masculin / médiatisation.

Journaliste qui connait même pas son nom.

4 : évolution dans la société :

Dans les années 1960-1970, ce sont les mêmes griefs qui ressurgissent. Le football est accusé de
viriliser les femmes, de les enlaidir… On a critiqué les « garçonnes » pendant la première phase et
les « garçons manqués » dans la seconde.

Il y a encore quelques années, le premier problème était le faible nombre de clubs. Cela explique
notamment que de nombreuses footballeuses ont débuté ce sport assez tard, après avoir pratiqué
l’athlétisme par exemple. Mais il existe une autre cause, à un niveau plus profond : des réticences,
voire des interdits familiaux, font que spontanément les filles ne s’inscrivent pas au foot. Elles vont
plus facilement vers le basket, l’athlétisme ou même le hand-ball. C’est probablement un peu
moins vrai aujourd’hui avec la multiplication des clubs.
Par ailleurs, il existe des sections sport-études acceptant de jeunes footballeuses. La première a
été créée en 1991 et d’autres ont suivi à partir de 2000 dans le cadre du plan de développement
du foot féminin lancé par la fédération.

La société évolue. Les critiques contre les « garçons manqués » que vous avez évoquées, je les ai
entendues moi aussi mais, de plus en plus, le foot est aussi perçu comme un sport pour les filles.
Auparavant, une fille devait se battre pour pratiquer un sport, s’affirmer en accentuant peut-être
des traits masculins ; à présent, n’importe quelle fille peut pratiquer sans se poser ces questions.
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