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Table des matières

I- Introduction....................................................................................................................................2

II- Le trafic poids lourd........................................................................................................................2

III- Le sol support.............................................................................................................................3

IV- Vérification de la structure de chaussée.....................................................................................3

IV-1- Vérification selon le catalogue du CEBTP...................................................................................3

IV-2- Vérification selon la méthode rationnelle..................................................................................4

i) La couche de surface..............................................................................................................4

ii) Définition et vérification des couches bitumineuses..............................................................5

iii) Les couches de GNT................................................................................................................6

V- Conclusion......................................................................................................................................6

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I- Introduction
On se propose dans cette note de présenter les calculs qui ont été menés dans le cadre de la
vérification de la structure de chaussée relevant des travaux d’aménagement et bitumage de la
route Nikki-Kalalé-Ségbana Au Benin. La structure proposée en APS est du type souple. La
couche de roulement est en béton bitumineux (5cm), la couche de base en grave concassée
(20cm) et la couche de fondation en graveleux latéritiques (30cm). Les hypothèses retenues
dans le dossier d’APS, en l’occurrence le trafic équivalent, la portance du sol support et la
durée de calcul initial ont été étudiées. Les modules des matériaux et les autres paramètres de
dimensionnement ont été révisés compte tenu des guides techniques et des normes en vigueur.

II- Le trafic poids lourd


Le trafic cumulé adopté dans le rapport d’APS concerne la section Nikki Ségbana. La
moyenne journalière annuelle qui a été considérée est de 50 PL/j/sens avec un coefficient
d’agressivité de 1,2.

Le nombre d’essieux de référence de treize tonnes considérés sur une période de calcul initial
de 15 et 20 ans est de :

NE = 867 000 E13t pour 20 ans et 546 000 E13t pour 15 ans.

Cette valeur a été considérée dans ce qui suit.

Au sens du catalogue de dimensionnement de chaussée dans les pays tropicaux du CEBTP, ce


trafic correspond à la classe T2. Selon le même auteur, ce trafic correspond à la classe T3 de
la classification LCPC en France adoptée dans la méthode rationnelle.

Figure 1 : Equivalence entre les classes de trafic LCPC-CEBTP

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III- Le sol support
Pour le sol support, le rapport d’APS recommande l’adoption d’une portance décrite par un
CBR de 20. Un module de Young de 100 MPa a été retenu dans le calcul de la structure. Le
sol rencontré qui a été investigué dans la phase d’APS a été classé dans la plupart des sections
en graveleux. Après examen on conclut dans cette note que :

- Pour la plateforme existante, le pourcentage de passant à 8 microns dépasse dans


beaucoup de sondage les 35%. Le comportement de ce type de sol est régi par la
fraction fine. D’autre part, l’indice de plasticité varie entre 8 et 19. De ce fait ces sols
sont de classe A1 et A2 selon la classification GTR.
- Pour les gites investigués, les sols sont plutôt graveleux avec un passant à 2mm
inférieur à 70%.

Face à ces constatations, on estime que le module du sol support adopté est surestimé. En
effet, pour parvenir à 100 MPa, le sol devra être traité à la chaux ou au ciment et devra être
impérativement investigué à l’essai à la plaque pour vérifier si on aboutit effectivement à un
EV2>120 MPa, et ce selon les recommandations du guide technique de 1994, «conception et
dimensionnement des structure des chaussées neuves » du SETRA.

Dans ce qui suit, nous estimons qu’au meilleur des cas, les sols A1 et A2 auront un module de
50 MPa après adoption de dispositifs de drainage et d’imperméabilisation de la partie
supérieur des terrassements (PST). Les sols des gites pourront avoir un comportement
meilleur en cas de remblai. Par précaution, on prendra ici un module du sol support :

Esol = 50 MPA et un CBR de 20.

On attire l’attention ici, que la formule Esol=5.CBR n’est pas très fiable pour les sols fins et
qu’elle surestime la portance du sol. Nous adoptons ainsi les valeurs soulignées.

IV- Vérification de la structure de chaussée


IV-1- Vérification selon le catalogue du CEBTP
Compte tenu des hypothèses retenues plus haut, le catalogue du CEBTP recommande la
structure suivante :

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5 enrobé
15 cm de grave concassée
20 cm de graveleux
latéritique
Sol S4

Ceci est donné dans la fiche du catalogue correspondante :

Figure 2 : structure de chaussée proposée dans le catalogue du CENTP

On conclut ainsi que la structure de chaussée proposée en APS est satisfaisante selon le
catalogue.

IV-2- Vérification selon la méthode rationnelle


i) La couche de surface
Dans sa démarche, la méthode rationnelle (NF P98-086) décrit l’épaisseur de la couche de
surface pour les faibles trafics selon le tableau suivant :

Figure 3 : épaisseur de la couche de surface en fonction du trafic équivalent inférieur à 10 6 E13t

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On remarque ainsi que l’épaisseur de la couche de roulement est sous-estimée. En effet, pour
la période de calcul de 15ans, l’épaisseur serait de 10cm contre 12cm pour la période de 20
ans.

ii) Définition et vérification des couches bitumineuses


Compte tenu de l’épaisseur de béton bitumineux (10cm), qui est excessivement élevée
relativement au climat de la zone (risque de dégradation prématurée par orniérage), il a été
conclu qu’une couche de grave bitume devra être interposée. Le choix a été fait pour une
épaisseur de 7cm de grave bitume du type 2.

Pour le calcul des sollicitations à la base de la grave bitume2, on a gardé le coefficient


d’agressivité moyen proposé en APS ; soit NE=546 000 E13t.

La température équivalente étant de 30°C, soit un module de la grave bitume de 2700 MPa.

Le calcul des déformations admissibles pour une grave bitume2 est mené selon l’équation :

NE b E (10° )
ɛ t , adm =ɛ 6 ( 10 ° , 25 Hz ) .(
106
).
√E(θéq)
. Kc . Kr . Ks

Le coefficient du risque est pris égal à 25% pour un trafic T3 (classification méthode rationnelle du
guide de 1994)

Kr=0.906

Kc=1.3 pour la grave bitume

Ks=1 : module de la couche sous-jacente supérieur à 200 MPa

La déformation admissible calculée est alors :

ɛ t , adm =227 μdéf

Le calcul des sollicitations réelles selon le modèle ALIZE est comme suit :

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Figure 4 : sollicitation réelles dans la structure proposée

La déformation à la base de la grave bitume est bien inférieure à l’admissible. L’épaisseur ne


peut pas être réduite technologiquement. On conclut que 7cm de grave bitume est largement
satisfaisante.

iii) Les couches de GNT


Pour la vérification des couches de GNT, le critère de vérification étant la déformation
admissible verticale au sol support. Le calcul de cette déformation est mené pour le trafic
équivalent de 546 000 E13t sur 15 ans.

ɛzadm=639 micro def

La valeur présentée dans l’APS est correcte.

La sollicitation calculée sur ALIZE LCPC est inférieure à la valeur admissible.

V- Conclusion
Selon les vérifications menées, on recommande d’adopter les deux variantes de structure de
chaussée suivantes

Variante 1 : valide uniquement selon le catalogue du CEBTP 

5 cm de béton bitumineux
20 cm de grave concassée
30 cm de graveleux
latéritique
Sol de classe S4 (CBR de20)

Variante 2 : vérifiée avec la méthode rationnelle

5 cm de béton bitumineux
7 cm de grave bitume 2
20 cm de grave concassée
20 cm de graveleux
latéritique
Sol de module 50 MPa

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