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Lycée Fauriel Saint-Etienne

Colles de mathématiques

al
nti
de
nfi
Co

Pierre-Louis Cayrel
www.cayrel.net/Kholles
Co
nfi
de
nti
al
TABLE DES MATIÈRES

1 Continuité et dérivabilité 5

al
2 Fonctions de plusieurs variables 9

3 Développements limités 13

nti
4 Suites 15

5 Séries 19

6 Suites et séries de fonctions 27

7 Dénombrement et proba. discrètes 31


de
8 Var. aléatoires discrètes 35

9 Variables discrètes usuelles 41

10 Couples de variables discrètes 43


nfi

11 Algèbre linéaire 47

12 Algèbre générale 57

13 Matrices et déterminants 59

14 Diagonalisation 63
Co

15 Espace vectoriel normé 71

16 Intégration 75

17 Équations différentielles 81

18 Var. à densité 83

19 Conv., approx. et estimation 87

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COLLES DE MATHÉMATIQUES

20 Complexes 91

21 Topologie 97

al
Remerciements :

nti
– toutes les personnes mettant en ligne leurs exercices et/ou corrigés.
– les exercices de Mme Laversanne, Mr Granet et Mr Boutte.
– le site d’Arnaud Bodin. ∗
– le site de Mme Tournesac. †
– la cpge Dupuy de Lôme pour les nombreuses sources d’exercices et de corrections. ‡
de
nfi

♦♦ représente un exercice simple


♦ représente un exercice de difficulté moyenne
 représente un exercice difficile
Co

∗. http://exo7.emath.fr/
†. http://mathstournesac.free.fr/index.html
‡. http://mp.cpgedupuydelome.fr/

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1 CONTINUITÉ ET DÉRIVABILITÉ

Énoncés

al
♦♦ Exercice 1
n
Soit n ∈ N et x 7→ f n (x) = x 2 (x 2 + 1)−k pour x 6= 0.
X
k=0

nti
1. Pour x fixé, déterminer lim f n (x).
n→+∞
2. Pour n fixé, déterminer lim f n (x).
x→+∞
³ ´ ³ ´
3. A-t-on lim lim f n (x) = lim lim f n (x) .
n→+∞ x→0 x→0 n→+∞

♦♦ Exercice 2
de
Soit f définie par : 

 x <0⇒ f (x) = 0

0Éx <1⇒ f (x) = x






 1Éx <3⇒ f (x) = 1



x
3Éx <6⇒ f (x) =


 3
 x
nfi

6 É x < 12 ⇒ f (x) = 4 −






 3
12 É x ⇒ f (x) = 0

1. f est-elle continue sur R ? f est-elle dérivable sur R ?


2. Pour y ∈ R+ , on note S(y) l’ensemble des solutions de l’inéquation d’inconnue x : f (x) > y.
Montrer que S(y) est soit vide soit un intervalle du type ]a(y), b(y)[.
(
S(y) 6= ; ⇒ g (y) = b(y) − a(y)
Co

3. On définit la fonction g par


S(y) = ; ⇒ g (y) = 0
Représenter la fonction g .

♦♦ Exercice 3
Soit f définie sur R par :
f (x) = e x
(
x <0⇒
0Éx ⇒ f (x) = ax 2 + bx + c
Déterminer a, b et c pour que f soit de classe C 2 au moins sur R. Quelle est alors la classe de f ?

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CONTINUITÉ ET
DÉRIVABILITÉ COLLES DE MATHÉMATIQUES

♦♦ Exercice 4
Soient 3 réels a, b et c tels que a < b < c et 3 réels strictement positifs α, β et γ. f est la fonction
définie par
α2 β2 γ2
f (x) = + + .
x −a x −b x −c
1. Montrer que l’équation d’inconnue x : f (x) = 0 admet deux solutions x 1 et x 2 avec x 1 < x 2 .
2. Pour t 6= 0, on note E t l’équation d’inconnue x : f (x) = 1t .

al
Montrer que E t admet trois solutions : λ1 (t ) < λ2 (t ) < λ3 (t ).
Déterminer lim λ1 (t ).
t →0
Montrer que λ1 est dérivable en 0 et donner λ01 (0).
Étudier les variations de λ1 .
3. Donner la représentation graphique de λ1 lorsque a = −2, b = 0, c = 2, α = β = γ = 1.

nti
♦♦ Exercice 5
Soit E l’ensemble des fonctions f de R dans R continues en 0 et vérifiant
f (x + y) = f (x) + f (y) + f (x) f (y).
de
1. Montrer que si f ∈ E et f (0) 6= 0, f est constante sur R.
2. Montrer que s’il existe x 0 tel que f (x 0 ) = −1, f est constante sur R.
On suppose dans la suite que f est non constante.
3. Montrer que f est continue sur R.
4. Montrer que f (x) + 1 > 0 ∀x ∈ R.
¤n
5. Montrer que ∀x ∈ R et ∀n ∈ N, on a : f (nx) = f (x) − 1 − 1.
£
nfi

♦♦ Exercice 6
x
Soit E l’ensemble des fonctions f de classe C 1 sur R vérifiant ( f ◦ f )(x) = +3 ∀x ∈ R. Soit f ∈ E .
2
³x ´f (x)
1. Montrer que f +3 = + 3 ∀x ∈ R.
2 µ2
Co

0 x
µ ¶¶
0 1
2. En déduire que f (x) = f + 6 1 − n ∀x ∈ R, n ∈ N.
2n 2
3. Montrer que f est constante sur R.
0

4. Déterminer E .

♦♦ Exercice 7
p
Soit f la fonction définie par f (x) = 1 + x 2 .
Montrer qu’il existe une fonction θ tel que ∀x ∈ R, f (x) = f (0)+x f 0 (xθ(x)) et déterminer lim θ(x).
x→0

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CONTINUITÉ ET
COLLES DE MATHÉMATIQUES

DÉRIVABILITÉ
♦♦ Exercice 8

Soit n un entier Ê 2. Déterminer la dérivée n i ème de la fonction x 7→ x n−1 ln(x).

♦♦ Exercice 9
Soit α un réel strictement positif. Montrer que pour tout x réel strictement positif, il existe un

al
réel noté f (x) tel que f (x)e f (x) = x α . Étudier la dérivabilité de f et le cas échéant, calculer f 0 (x) en
fonction de x, α et f (x).

♦♦ Exercice 10

nti
En utilisant un argument de convexité, montrer que :

πi 2
h
1. Pour tout x de 0, , x É sin x.
2 π
2. Si n est un entier naturel 6= 0 et (x 1 , x 2 , . . . , x n ) ∈ (R∗+ )n ,
p
n
x1 + x2 + . . . + xn
x1 × x2 × . . . × xn É .
n
de
♦♦ Exercice 11
Soit x un réel non nul. Pour n ∈ N, on pose

xn Xn
u n (x) = et S n (x) = u k (x).
nfi

n! k=0

1. Montrer que pour tout n ∈ N, |e x − S n (x)| É |u n+1 (x)|e |x| .


2. Montrer que (|u n+1 (x)|) est décroissante à partir d’un certain rang et converge vers 0.
3. En déduire que e x = lim S n (x).
n→+∞

♦♦ Exercice 12
Co

Calculer les dérivées des fonctions (on donnera les domaines de définition) :
¡1¢
p exp x +1 x4
f (x) = 1 + (x cos x)2 , g (x) = ¡1¢ , h(x) = ln(tan x), k(x) = .
exp x −1 (1 + x)4

♦♦ Exercice 13
Soit n ∈ N∗ . Calculer la fonction dérivée d’ordre n de f (x) = sin x .

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CONTINUITÉ ET
DÉRIVABILITÉ COLLES DE MATHÉMATIQUES

♦♦ Exercice 14
1. Calculer la dérivée de x 7→ (x 2 + 1) sin x
2. Montrer que l’équation (x 2 + 1) cos x + 2x sin x = 0 admet au moins une solution dans [0, π].

♦♦ Exercice 15

al
Montrer les encadrements suivants :
x 2 |x|
1. ∀x ∈ R, 1 + x É ex É 1 + x + e .
2
x2 x2 x3
2. ∀x > 0, x− < ln(1 + x) < x − + .

nti
2 2 3

♦♦ Exercice 16
1 1
Soit n ∈ N et S n = 1 + + · · · + .
2 n
1 1
1. Montrer que pour tout x > 0 on a : < ln(x + 1) − ln(x) < .
x +1 x
de
2. En déduire que pour tout entier n Ê 1 on a : ln(n + 1) < S n < 1 + ln(n).
3. Que vaut lim S n ?
n→+∞

♦♦ Exercice 17
nfi

Étudier les limites en (0, 0) des fonctions suivantes :

xy x2 + x y + y 2
a) f (x, y) = b) f (x, y) =
x + y2
2 x2 + y 2
x2 y x2 y 2
c) f (x, y) = 2 d) f (x, y) = 2
x + y2 x + y2
Co

♦♦ Exercice 18
Étudier les limites en (0, 0) des fonctions suivantes :

x3 x + 2y x2 + y 2
a) f (x, y) = b) f (x, y) = c) f (x, y) =
x2 − y 2
¯ ¯
y |x| + ¯ y ¯

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2 FONCTIONS DE PLUSIEURS VARIABLES

Énoncés

al
♦♦ Exercice 1
Représenter les ensembles de définition des fonctions suivantes :
p
f 1 (x, y) = ln(2x + y − 2) f 2 (x, y) = 1−xy

nti
ln(y−x) 1
p
f 3 (x, y) = x f 4 (x, y) = p + 4 − x 2 − y 2.
x 2 +y 2 −1

♦♦ Exercice 2
Représenter les lignes de niveau (c’est-à-dire les solutions (x, y) de l’équation f (x, y) = k ) pour :
x4 + y 4
f 1 (x, y) = y 2 , avec k = −1 et k = 1 f 2 (x, y) = avec k = 2.
de
8 − x2 y 2

♦♦ Exercice 3
1. Montrer que si x et y sont des réels, on a :

2|x y| É x 2 + y 2
nfi

2. Soit f l’application de A = R2 \{(0, 0)} dans R définie par


3x 2 + x y
f (x, y) = p .
x2 + y 2

Montrer que, pour tout (x, y) de A , on a :

| f (x, y)| É 4k(x, y)k2 ,


Co

p
où k(x, y)k2 = x 2 + y 2 . En déduire que f admet une limite en (0, 0).

♦♦ Exercice 4
Soit f la fonction définie sur R2 par
xy
f (x, y) = si (x, y) 6= (0, 0) et f (0, 0) = 0.
x2 + y 2

La fonction f est-elle continue en 0 ?

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♦♦ Exercice 5

Les fonctions suivantes ont-elles une limite en (0, 0) ?


µ ¶
1
PLUSIEURS VARIABLES

1. f (x, y) = (x + y) sin 2
x + y2
FONCTIONS DE

x2 − y 2
2. f (x, y) =
x2 + y 2

al
|x + y|
3. f (x, y) =
x2 + y 2
à !
x2 + y 2 − 1 sin(x 2 ) + sin(y 2 )
4. f (x, y) = sin x, p
x x2 + y 2

nti
♦♦ Exercice 6

Justifier l’existence des dérivées partielles des fonctions suivantes, et les calculer.

1. f (x, y) = e x cos y.
2. f (x, y) = (x 2 + y 2 ) cos(x y).
de
p
3. f (x, y) = 1 + x 2 y 2.

♦♦ Exercice 7

Montrer que l’application f : R2 → R définie par


nfi

x2 y 3
f (x, y) = si (x, y) 6= (0, 0) et f (0, 0) = 0
x2 + y 2

est de classe C 1 .
Co

♦♦ Exercice 8

Soit f une application de classe C 1 sur R2 . Calculer les dérivées (éventuellement partielles) des
fonctions suivantes :

1. g (x, y) = f (y, x).


2. g (x) = f (x, x).
3. g (x, y) = f (y, f (x, x)).
4. g (x) = f (x, f (x, x)).

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♦♦ Exercice 9

Etant données deux fonctions g 0 et g 1 d’une variable réelle, de classe C 2 sur R, on définit la
fonction f sur R∗+ × R par

PLUSIEURS VARIABLES
³y´ ³y´
f (x, y) = g 0 + xg 1 .

FONCTIONS DE
x x
Justifier que f est de classe C 2 , puis prouver que

al
∂2 f ∂2 f 2∂ f
2
x2 (x, y) + 2x y (x, y) + y (x, y) = 0.
∂x 2 ∂x∂y ∂y 2

♦♦ Exercice 10

nti
On considère le plan muni d’un repère orthonormal. Représenter graphiquement les ensembles
de points suivant :
1. (x, y) ∈ R2 /x Ê 0 et y Ê x
© ª

2. (x, y) ∈ R2 /x Ê 1 et y Ê 0 et y + x − 3 É 0
© ª

3. (x, y) ∈ R2 /x 2 + y 2 É 4
© ª

4. (x, y) ∈ R2 /y Ê 0 et x 2 + y 2 Ê 1
© ª
de
5. (x, y) ∈ R2 /x Ê 0 et y Ê 0 et 3y + x − 12 É 0 et 3x + y − 12 É 0
© ª

♦♦ Exercice 11

1. La fonction f définie sur R2 par


xy
nfi

f (x, y) = p si (x, y) 6= (0, 0) et f (0, 0) = 0 est-elle continue en (0, 0) ?


x2 + y 2
2. La fonction f définie sur R2 par
x+y
f (x, y) = p si (x, y) 6= (0, 0) et f (0, 0) = 0 est-elle continue en (0, 0) ?
x2 + y 2

♦♦ Exercice 12
Co

Déterminer les domaines de définition respectifs des fonctions suivantes, puis déterminer les
dérivées partielles d’ordre 1 de ces fonctions.

x3 y + y 2x x
µ ¶
1. f (x, y) = 2. g (x, y) = ln 1 +
x+y y

ln(x) x y
3. h(x, y) = 4. k(x, y) = +
x + y2 − 9
2 y x

p
5. l (x, y) = x y (on précisera où a lieu l’existence des dérivées partielles)

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♦♦ Exercice 13
x3 y
On considère la fonction f définie sur R2 par f (x, y) = si (x, y) 6= (0, 0) et f (0, 0) = 0.
x2 + y 2
PLUSIEURS VARIABLES

1. Montrer que f est continue sur R2 .


FONCTIONS DE

2. Montrer que f admet deux dérivées partielles d’ordre 1 continues sur R2 .


3. étudier l’existence et, le cas échéant calculer, les dérivées partielles d’ordre 2 en (0, 0).

al
♦♦ Exercice 14
Soit f définie sur R2 par f (x, y) = 5x 2 − 6x y + 2x + 2y 2 − 2y + 1
∂f ∂f

nti
1. Calculer et .
∂x ∂y
2. Déterminer le point critique de f et prouver que f atteint un minimum en ce point.

♦♦ Exercice 15
Déterminer les extremums de la fonction f définie sur R2 par f (x, y) = x y(x + y − 1).
de
♦♦ Exercice 16
Soit la fonction f définie par f (x, y) = x (ln(x))2 + y 2 .
¡ ¢

Déterminer le domaine de définition de f puis ses extremums locaux.


nfi

♦♦ Exercice 17
2
+y 2 )
Soit f définie sur R2 par f (x, y) = x ye −(x
∂f ∂f
1. Calculer et
∂x ∂y
Co

2. Déterminer les points critiques de f .


3. Indiquer si ces points correspondent à un minimum ou un maximum.

♦♦ Exercice 18
µ ¶
1 1 1
On considère, sur R +∗
×R
+∗
, la fonction g définie par : g (x, y) = + (1 + x)(1 + y)
2 x y
1. Calculer les dérivées partielles d’ordre 1 et 2 de g sur R+∗ × R+∗ .
2. Montrer que g admet un extremum local sur R+∗ × R+∗ dont on précisera la nature.

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3 DÉVELOPPEMENTS LIMITÉS

Énoncés

al
♦♦ Exercice 1
1 + x − e 2+x
¡p ¢
Donner le développement limité en 0 (à l’ordre 3) de la fonction : x 7→ ln

nti
♦♦ Exercice 2
cos(x)
Donner le développement limité en 0 (à l’ordre 4) de la fonction : x 7→
2+x

♦♦ Exercice 3
de
sin(ax)
Donner le développement limité en 0 (à l’ordre 2) de la fonction : x 7→ avec a, b ∈ R∗
sin(bx)

♦♦ Exercice 4
Donner le développement limité en 0 (à l’ordre 4) de la fonction : x 7→ e cos(x)
nfi

♦♦ Exercice 5
Donner le D.L. à l’ordre 5 de arcsin x :
• en utilisant un D.L. de la dérivée de arcsin
• en utilisant un D.L. de sin x.
Co

♦♦ Exercice 6
x3
Déterminer un équivalent simple, puis la limite de : ¡ ¢ en 0.
ln 1 + x 2 − x sin x

♦♦ Exercice 7
1 1
Déterminer un équivalent simple, puis la limite de : − en 0.
x sin x

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♦♦ Exercice 8
p
3
3x − 2
Montrer à l’aide d’un D.L. que la fonction x 7→ admet un maximum en 1.
1 + ln x

♦♦ Exercice 9

al
r
1+x
Étudier la branche infinie en +∞ de la fonction f : x 7→ (x − 1) .
4x − 1

♦♦ Exercice 10
DÉVELOPPEMENTS

nti
x
LIMITÉS

Étudier la branche infinie en +∞ de la fonction f : x 7→ 3x 2 + 2x ln


¡ ¢
.
x +1

♦♦ Exercice 11
Comparer les fonctions suivantes :
de
2
1. e −1/x et x 3 au voisinage de 0 3. x 3 et 3x au voisinage de +∞

2. ln(x) ln(1+ x) et ln(x 2 ) ln(x +e 1/x ) au voisi- 4. x ln x et (ln x)x au voisinage de +∞


x
nage de 0+ 5. (x x )x et x x au voisinage de +∞

♦♦ Exercice 12
nfi

Calculer, à l’aide des équivalents, les limites suivantes :

(e x − 1)2 3. limx→0 (1 + x)1/x


1. limx→0
x ln(1 + x)
x
1+x
µ ¶ µ ¶
2 1 x−1
2. limx→+∞ x ln 1 + 4. limx→1
x 2
Co

♦♦ Exercice 13
Déterminer le développement limité à l’ordre donné au voisinage de 0 des fonctions suivantes :
p 1
1. f : x → ln(1 + x) + e x à l’ordre 3 ; 5. k : x → (1 + 1 + x) 2 à l’ordre 2 ;
1
2. g : x → e x ln(1 + x) à l’ordre 3 ; 6. l : x → (1 + 2x) 1+x à l’ordre 3 ;
p
3. h : x → ln(1 + x + x 2 ) à l’ordre 3 ; 7. m : x → ln(1 + x + 1 + x) à l’ordre 2 ;
x x +1
4. j : x → à l’ordre 3 ; 8. n : x → à l’ordre 2 ;
ln(1 + x) x2 + x + 2

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4 SUITES

Énoncés

al
♦♦ Exercice 1
Z π
4
On définit la suite (I n ) par I n = tann xd x
0

nti
1. Étudier la monotonie de (I n ). En déduire que (I n ) converge.
2. Calculer I n + I n+2 et en déduire la limite de (I n ).
3. Soit u n = (−1)n I 2n . Calculer u n − u n−1 pour n Ê 1.
" #
π Xn (−1)k−1 (−1)k−1
∗ n
4. Montrer que ∀n ∈ N , I 2n = (−1) − et déterminer lim .
4 k=1 2k − 1 n→+∞ 2k − 1
de
♦♦ Exercice 2

On définit la suite (u n ) par u 0 = a et pour n Ê 0, u n+1 = −u n2 + 2u n .


Étudier, selon les valeurs de a, la convergence de (u n ) et déterminer sa limite.
nfi

♦♦ Exercice 3
p
un
On définit la suite (u n ) par u 0 ∈]0; 1[ et pour n Ê 0, u n+1 = p p .
un + 1 − un

1. Montrer que (u n ) est bien définie.


Co

un
2. On pose v n = . Montrer que (v n ) est bien définie et exprimer v n+1 en fonction de v n .
1 − un
3. Montrer que (u n ) converge et déterminer sa limite.

♦♦ Exercice 4
p p
q q
Soit u 0 > 0 et v 0 > 0. On définit les suites (u n ) et (v n ) par u n+1 = u n v n et v n+1 = v n un
Montrer, en utilisant la fonction ln, que (u n ) et (v n ) convergent et déterminer leurs limites.

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♦♦ Exercice 5

Soit n ∈ N∗ .

1 π
¤ £
1. Montrer que l’équation d’inconnue x : tan(nx) = 2x admet une solution x n sur 0, 2n .
2. Déterminer a = lim nxn .
n→+∞

2
³ a´
3. Déterminer lim n xn − .

al
n→+∞ n

♦♦ Exercice 6

nti
Soit λ tel que 0 < λ < 1 et 0 < u 0 < u 1 . On pose, pour n Ê 0, u n+2 = u n+1 + λn u n .
1. Étudier la monotonie de (u n ).
2. Montrer que u n+2 É u n+1 (1 + λn ) ∀n.
n 1−λn−1
3. Montrer que u n+2 É u n+1 e λ et que n Ê 1 ⇒ u n É u 1 e 1−λ .
4. En déduire que (u n ) converge.
de
SUITES

♦♦ Exercice 7
1 + un
Soit 0 < u 0 É u 1 . On pose u n+2 = u n+1 .
1 + u n+1
1. Montrer que (u n ) est bien définie.
nfi

2. Étudier, selon la parité de n, les signes de u n+1 − u n et de u n+2 − u n .


3. En déduire la monotonie des suites (u 2p ) et (u 2p+1 ).
4. Montrer que la suite (u n ) converge.

♦♦ Exercice 8
Co

Soient u 0 > 0 et v 0 > 0.


un + v n 2u n v n
On définit les deux suites (u n ) et (v n ) par u n+1 = et v n+1 = .
2 un + v n
1. Montrer que les suites (u n ) et (v n ) sont bien définies.
2. Calculer u n+1 − v n+1 en fonction de u n − v n et u n + v n .
3. En déduire que (u n ) est décroissante et que (v n ) est croissante.
4. Montrer que (u n ) et (v n ) convergent vers la même limite.
5. Calculer cette limite en fonction de u 0 et de v 0 .

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♦♦ Exercice 9
Soit un entier n Ê 3.
1. Montrer que l’équation e x = x n admet sur ]0; +∞[ deux solutions u n et v n telles que 1 < u n <
e < vn .
2. Montrer que (u n ) converge et déterminer sa limite.
3. Déterminer lim v n .
n→+∞
4. Montrer que v n ≈ n ln n.

al
♦♦ Exercice 10
Soit f une fonction de classe C 2 sur [0; 1] et n ∈ N∗ .

nti
Étudier la convergence et la limite de la suite (u n ) définie par
n−1
X
· µ
2k + 1

k
µ ¶¸
un = f −f .
k=0 2n n

♦♦ Exercice 11
de

SUITES
2n
X k +1
On pose u n = 2
.
k=n kn + n

1X n 1+ i 1 X n 1
n
1. Montrer que u n = i
+ 2
.
n i =0 2 + n i =0 2 + i
n n
2. Montrer que la suite (u n ) converge et déterminer sa limite.
nfi

♦♦ Exercice 12
Démontrer par récurrence les résultats suivants :
n+1
1. ∀n ∈ N, k2k−1 = n2n+1 + 1
X
k=1
n−1
2. ∀n ∈ N∗ , (2k + 1) = n 2
X
Co

k=0
3. Soit a ∈ R fixé, ∀n ∈ N, (1 + a)n Ê 1 + na
+

4. ∀n Ê 3, n! Ê 2 × 3n−2

♦♦ Exercice 13
un
On considère la suite u définie par u 1 = 1 et ∀n Ê 1, u n+1 = .
un + 1
À l’aide du calcul des premiers termes, conjecturer l’expression de u n en fonction de n puis dé-
montrer cette formule.

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COLLES DE MATHÉMATIQUES

♦♦ Exercice 14
Reconnaitre puis calculer le terme général des suites suivantes :

1. ∀k > 0, ak+1 = −2ak et a1 = 3 6. ∀n ∈ N, 2 f n+2 + f n+1 − f n = 0 et f 0 = f 1 = 1


2. ∀n Ê 2, 2bn = bn−1 et b1 = 3
7. ∀p ∈ N, h p+2 = 2h p et h0 = 1 et h1 = 0
3. ∀k > 0, c k+1 − c k = 3 et c 1 = 10
d n−1 8. ∀n ∈ N, u n+2 = 3u n+1 − 2u n et u 0 = u 1 = 1
4. ∀n > 0, dn = + 4 et d 0 = 1

al
3
5. ∀ j ∈ N, 3e j +1 − 2e j = 1 et e 0 = 2 9. ∀p ∈ N, g p+2 = −g p+1 − 2 et g 1 = 2

♦♦ Exercice 15

nti
Soit u la suite définie par u 0 = 0 et pour tout entier n ∈ N, u n+1 = 2u n + 3n . On introduit la suite
un
auxiliaire v n = n .
3
Montrer que (v n )n∈N est une suite arithmético-géométrique. En déduire le terme général de u .

♦♦ Exercice 16
de
SUITES

Soit u la suite définie par u 0 = 2 et pour tout entier n ∈ N, u n+1 = (u n )3 . On introduit la suite
auxiliaire v n = ln(u n ).

1. Montrer que pour tout n ∈ N, u n > 0.


2. Justifier que la suite (v n )n∈N est bien définie puis montrer que c’est une suite remarquable.
3. En déduire le terme général de la suite (u n )n∈N .
nfi

♦♦ Exercice 17
1 1
Soient u et v les suites définies pour tout n ∈ N, par u n+1 = (2u n + v n ) et v n+1 = (u n + 2v n ).
3 3
1. On pose t n = u n − v n et s n = u n + v n . Montrer que t et s sont deux suites géométriques.
2. Exprimer t n en fonction de n et t 0 et s n en fonction de n et s 0 .
Co

3. En déduire l’expression de u n et v n en fonction de n , u 0 et v 0 .

♦♦ Exercice 18
n(n + 2)
Soit la suite numérique u définie pour tout n ∈ N∗ par u n =
(n + 1)2
1. Montrer que pour tout entier naturel n non nul, 0 < u n < 1.
2. étudier le sens de variation de u .
3. Montrer que la suite u converge et calculer la limite de u n lorsque n tend vers +∞.

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5 SÉRIES

Énoncés

al
♦♦ Exercice 1
n 1
Pour tout n ∈ N∗ , on pose : s n =
X
k=1 k(k + 1)

nti
1. Étudier les variations de la suite (s n ).
1
2. Montrer par récurrence que, pour tout n ∈ N∗ : s n = 1 −
n +1
1 a b
3. Montrer qu’il existe deux réels a et b tels que : ∀k ∈ N∗ , = +
k(k + 1) k k + 1
4. Retrouver alors le résultat de la question 2 sans raisonner par récurrence.
de
♦♦ Exercice 2

n3
µ ¶
Montrer la convergence et calculer la somme de la série de terme général u n = ln .
(n + 2)(n − 1)2
nfi

♦♦ Exercice 3
1
Montrer la convergence et calculer la somme de la série de terme général u n = .
(n + 1)(n + 2)(n + 3)

♦♦ Exercice 4
Co

n
(−1)k u k .
X
Soit (u n ) une suite positive, décroissante et de limite nulle. On pose S n =
k=0

1. Étudier la monotonie des suites (S 2n ) et (S 2n+1 ).


(−1)n u n converge.
X
2. En déduire que
nÊ0
X (−1)n
3. Montrer que la série converge.
nÊ0 2n + 1

4. Cette série est-elle absolument convergente ?

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COLLES DE MATHÉMATIQUES

♦♦ Exercice 5

u n2 converge. La réciproque est-elle vraie ?


X X
Soit u n Ê 0 tel que u n converge. Montrer que

♦ Exercice 6

al
n 2n+2
1 k 2k n+1 x
X
1. Soit 0 É x É 1. Montrer que = (−1) x + (−1) .
1 + x 2 k=0 1 + x2
1 x 2n+2 1
Z
2. Montrer que 0 É d x É .
0 1 + x2 2n + 3
X (−1)n

nti
3. En déduire que la série converge et calculer sa somme.
nÊ0 2n + 1

♦♦ Exercice 7
X 1
1. Montrer que converge et calculer sa somme.
nÊ2 n(n − 1)(n + 1)
de
X 1 +∞
X 1 Xn 1 +∞
X 1
2. En déduire que 3
converge. On note : S = 3
, S n = 3
et R n = 3
.
nÊ1 n k=1 k k=1 k k=n+1 k
+∞
X 1 +∞
X 1
3. Comparer, pour n 6= 0, R n = et . En déduire
k=n+1 k(k − 1)(k + 1) k=n+1 k(k + 1)(k + 2)
lim n 2 R n .
n→+∞
nfi
SÉRIES

♦♦ Exercice 8

Étudier selon les valeurs de x, la convergence et le cas échéant la somme des séries de terme
général u n :

2n 2 + n + 1 n n3 n
Co

1. u n = (n 2 − 3n)x n .
2. u n = x . 3. u n = x .
n +1 n!

♦♦ Exercice 9
X X
Soient u n et v n deux séries à termes strictement positifs convergentes. Montrer que les
suivantes sont aussi convergentes
X Xp X un v n
max(u n , v n ), u n v n et
un + v n

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♦♦ Exercice 10
X
Soit u n une série à termes positifs convergente.
Xp
Montrer que u n u n+1 est aussi convergente

♦♦ Exercice 11

al
Soit a une suite de réels positifs. Comparer les assertions
(i) la série de terme général an converge ;
p
(ii) la série de terme général an an+1 converge.

nti
♦♦ Exercice 12
X
Soit u n une série à termes positifs. On suppose que
p
n
u n → ` ∈ R+

a) Montrer que si ` > 1 alors X u n est divergente.


X

b) Montrer que si ` < 1 alors u n est convergente.


de
c) Observer que, lorsque ` = 1, on ne peut rien conclure.

♦♦ Exercice 13
+∞
X 1 +∞
X 1 1
Montrer la convergence de puis la majoration du reste É
k=0 k! k=n+1 k! n.n!
nfi

SÉRIES
♦♦ Exercice 14
+∞
X 1 +∞
X 1 π2
Après en avoir justifié l’existence, calculer 2
sachant 2
=
n=0 (2n + 1) n=1 n 6
Co

♦♦ Exercice 15
X 1
Nature puis somme de :
nÊ1 n(n + 1)(n + 2)

♦♦ Exercice 16
+∞
X 1 π2 +∞
X 1
On donne 2
= . Calculer 2 2
après en avoir justifier l’existence.
k=1 k 6 k=1 k (k + 1)

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♦♦ Exercice 17
+∞
µ
X 1

Existence et calcul de ln 1 − 2
n=2 n

♦♦ Exercice 18

al
+∞
X 1 +∞
X n +1 X n2 − 2
+∞
Sachant = e, calculer et
n=0 n! n=0 n! n=0 n!

nti
♦♦ Exercice 19
+∞
X xn
Calculer pour x ∈ ]−1, 1[ n n+1 )
n=1 (1 − x )(1 − x

♦♦ Exercice 20
de
Z 1
On pose u n = x n sin(πx) dx.
0
X Z π sin t
Montrer que la série u n converge et que sa somme vaut dt
0 t
nfi
SÉRIES

♦♦ Exercice 21
+∞
kx k .
X
Soit x ∈ ]−1, 1[. Calculer
k=0
Co

Séries entières

♦♦ Exercice 22

Déterminer le rayon de convergence des séries entières :

X n2 + 1 n 2 X ln n 2n X n n 3n
e−n z n
X
a) n
z b) c) 2
z d) z
nÊ0 3 nÊ0 nÊ1 n nÊ0 n!

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♦♦ Exercice 23
Déterminer le rayon de convergence de :

à !
n
X 2n X (3n)! n p
X ³ n+1 p ´
zn n + 1 − n n zn
X
a) n!z b) c) 3
z d)
nÊ0 nÊ0 n nÊ0 (n!) nÊ0

al
♦♦ Exercice 24
Déterminer le rayon de convergence des séries entières :

nti
2 X sin(n) n
zn sin(n)z n
X X
a) b) c) 2
z
nÊ0 nÊ0 nÊ1 n

♦♦ Exercice 25
Soit ( f n ) la suite des fonctions donnée par
de
∀n Ê 2, ∀x ∈ R, f n (x) = (−1)n ln(n)x n
X
a) Déterminer le rayon de convergence de la série entière f n .
On note S sa somme.
b) Montrer que µ +∞ µ ¶ ¶
1 X n+1 1 n+1
∀x ∈ ]−1, 1[ , S(x) = (−1) ln 1 + x
1 + x n=1 n
c) En déduire que S admet une limite en 1− et que
nfi

SÉRIES
1 +∞
µ µ ¶¶
X n+1 1
lim S(x) = (−1) ln 1 +
x→1− 2 n=1 n

d) Calculer la limite ci-dessus en utilisant la formule de Wallis


1 × 3 × · · · × (2n − 1) p 1
lim n=p
n→+∞ 2 × 4 × · · · × (2n) π
Co

♦♦ Exercice 26
Pour x réel, on pose
+∞
X xn
f (x) = p
n=1 n

a) Déterminer le rayon de convergence R de la série entière définissant f .


b) Etudier la convergence de la série entière en 1 et en −1.
c) Etablir la continuité de f en −1.
d) Déterminer la limite de f en 1.

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♦♦ Exercice 27
Montrer que la fonction p
f : x 7→ x2 + x + 1
admet un développement en série entière de rayon de convergence R Ê 1.

♦♦ Exercice 28

al
Pour t ∈ ]0, π[, former le développement en série entière en 0 de la fonction

1 − x2
x 7→
1 − 2x cos t + x 2

nti
♦♦ Exercice 29
a) Pour quel réel x , l’intégrale suivante existe-t-elle
Z +∞ dt
?
0 x + et
de
b) Donner alors sa valeur.
c) Montrer que Z +∞ dt
f (x) =
0 x + et
est développable en série entière et exprimer ce développement.

♦♦ Exercice 30
nfi
SÉRIES

1. Donner un exemple de série entière de rayon de convergence π.


a n z n et (−1)n a n z n ?
X X
2. Quel est le lien entre le rayon de convergence des séries entières
nÊ0 nÊ0

♦♦ Exercice 31
Co

Déterminer les fonctions (et le rayon de convergence) définies par les séries entières suivantes :
+∞ zk +∞ z 2k
(−1)k
X X
1. 4.
k=0 2k k=0 9k
+∞ zk +∞
(−1)k z 2k
(−1)k
X X
2. 5.
k=0 k! k=0 (2k + 1)!
+∞
X zk +∞
X (−1)k 22k z 2k
3. 6.
k=1 (k − 1)! k=1 (2k)!

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♦♦ Exercice 32
Montrer que pour |t | < 1, on a
+∞ t
kt k =
X
k=0 (1 − t )2
+∞
X k
En déduire la somme k
.
k=0 2

al
♦♦ Exercice 33
Ãr ! Z x
1+x dt
Développer en série entière les fonctions f : x 7→ ln et g : x 7→ 2
.
1−x 0 1−t

nti
En déduire que pour tout x ∈] − 1; 1[, on a f (x) = g (x).

♦♦ Exercice 34
X xn
Soit la série entière .
nÊ2 n(n − 1)
1. Justifier que le rayon de convergence de cette série entière est R = 1.
de
xn +∞
X
2. Pour x ∈] − 1; 1[, on pose f (t ) =
n=2 n(n − 1)
(a) Déterminer f "(x) pour tout x ∈] − 1; 1[.
(b) En déduire f (x) pour tout x ∈] − 1; 1[.

♦♦ Exercice 35
nfi

SÉRIES
On veut résoudre l’équation différentielle :
x 2 y 00 + x(x + 1)y 0 − y = 0
½
y(0) = 0
avec les conditions initiales .
y 0 (0) = 12
+∞
a k x k où les coefficients réels a k ∈ R
X
On cherche la solution sous forme de série entière y(x) =
Co

k=0
et le rayon de convergence R > 0 sont à déterminer.
1. Démontrer que les coefficients ak vérifient la relation de récurrence, pour tout k Ê 2,
(k + 1)a k + a k−1 = 0
En déduire la valeur de R .
2. Après avoir calculé a2 , a3 , a4 , donner, sans autre justification, l’expression de ak en fonction
de k .
3. Montrer que la solution recherchée s’écrit
e −x + x − 1
y=
x

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♦♦ Exercice 36
00 0
½ pour l’exercice précédent, l’équation différentielle : x y + 2y + x y = 0 avec la
Résoudre, comme
y(0) = 1
condition initiale
y 0 (0) = 0

♦♦ Exercice 37

al
Déterminer toutes les fonctions développables en série entière au voisinage de 0 qui sont solu-
tion de l’équation différentielle : x 2 (1 − x)y 00 − x(1 + x)y 0 + y = 0.

♦♦ Exercice 38

nti
En calculant les sommes partielles, déterminer si les séries de terme général suivant (pour n Ê 2)
sont convergentes. Le cas échéant calculer leur somme :
1
¡ n+1 ¢ µ ¶
ln 1
un = n v n = ln 1 − wn =
ln(n) ln(n + 1) n n(n − 1)
de
♦♦ Exercice 39
n
X 1
1. Déterminer la valeur de .
k=1 k(k + 1)(k + 3)
X 1
2. En déduire la nature et la somme de la série : .
nÊ1 n(n + 1)(n + 3)
nfi
SÉRIES

♦♦ Exercice 40
Soit u 0 ∈]0; 1[, ∀n ∈ N on pose u n+1 = u n − u n2 .
1. Montrer que pour tout n ∈ N, 0 < u n < 1, puis que u n converge vers 0.
2. Montrer que la série de terme général u n2 converge et calculer sa somme.
Co

♦♦ Exercice 41
Déterminer la nature des séries de terme général :
1 ln n
¶ µ
1 4. u n = 22n−1 e −n
1. u n = p 2. u n = exp 2 3. u n =
n(n + 1) n n
µ ¶ µ ¶ µ ¶
1 1 1
5. u n = (e 1/n − 1) ln 1 + 6. u n = (−1)n ln 1 + 2 7. u n = ln 1 − p
n n n3 + 1

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6 SUITES ET SÉRIES DE FONCTIONS

Énoncés

al
♦♦ Exercice 1
Soient f : R → R une fonction continue et (P n ) une suite de fonctions polynomiales convergeant
uniformément vers f .
a) Justifier qu’il existe un entier naturel N tel que pour tout n supérieur ou égal à N , on ait pour

nti
tout réel x , |P n (x) − P N (x)| É 1.
Que peut-on en déduire quant au degré des fonctions polynômes P n − P N lorsque n Ê N ?
b) Conclure que f est nécessairement une fonction polynomiale.

♦♦ Exercice 2
a) Montrer que la suite de fonctions f n (x) = x(1 + n α e−nx ) définies sur R+ pour α ∈ R et n ∈ N?
de
converge simplement vers une fonction f à déterminer.
b) Déterminer les valeurs de α pour lesquelles il y a convergence uniforme.
c) Calculer Z 1 p
lim x(1 + ne−nx )dx
n→+∞ 0
nfi

♦♦ Exercice 3
On note E l’ensemble des fonctions f : [0, 1] → R+ continues.
On pose Z xq
Φ( f )(x) = f (t ) dt
0
pour toute f ∈ E .
Co

On pose f 0 = 1 puis f n+1 = Φ( f n ) pour tout n ∈ N.


a) Etudier la suite ( f n ).
b) Soit f = lim( f n ).
Trouvez une équation différentielle dont f est solution.
Y a-t-il unicité de la solution nulle en 0 ?

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COLLES DE MATHÉMATIQUES

♦♦ Exercice 4
[Théorème de Dini]
Soient des fonctions f n : [a, b] → R continues telles que la suite de fonctions ( f n ) converge simple-
ment vers la fonction nulle.
On suppose que pour tout x ∈ [a, b], la suite réelle ( f n (x)) est décroissante.
On désire montrer que la convergence de la suite ( f n ) est uniforme.
a) Justifier l’existence de

al
° °
lim ° f n °∞
n→+∞

b) Justifier que pour tout n ∈ N, il existe x n ∈ [a, b] tel que ° f n °∞ = f n (x n ).


° °

c) En observant que pour tout p É n ,

f n (x n ) É f p (x n )

nti
° °
montrer que ° f n °∞ → 0 et conclure.

♦♦ Exercice 5
On définit (u n ) suite de fonctions de [0, 1] vers R par
x
de
Z
u 0 (x) = 1 et ∀n ∈ N, u n+1 (x) = 1 + u n (t − t 2 ) dt
0

a) Montrer que pour tout x ∈ [0, 1],

x n+1
0 É u n+1 (x) − u n (x) É
(n + 1)!

b) En déduire que pour n, p ∈ N,


nfi

° ° +∞
X 1
°u n+p − u n ° É

k=n+1 k!

♦♦ Exercice 6
SUITES ET SÉRIES DE

Co

Soit E une algèbre de dimension finie munie d’une norme k . k vérifiant ∀a, b ∈ E , kabk É kak kbk
FONCTIONS

a) Soit a ∈ E vérifiant kak < 1. Montrer que 1E − a est inversible et exprimer son inverse comme
la somme d’une série.
b) Montrer que l’application x ∈ U (E ) 7→ x −1 est continue en 1E .
c) Montrer que l’application x ∈ U (E ) 7→ x −1 est continue.

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COLLES DE MATHÉMATIQUES

♦♦ Exercice 7
On suppose Mn (K) muni d’une norme k . k vérifiant

∀A, B ∈ Mn (K), kAB k É kAk kB k

Soit A ∈ Mn (K).
Pour |t | < 1/kAk on pose
+∞

al
t k Ak
X
f (t ) =
k=0

a) Montrer que f est bien définie et que f (t ) = (I − t A)−1 .


b) Justifier que f est de classe C 1 et que f 0 (t ) = A(I − t A)−2 .

nti
♦♦ Exercice 8
On suppose Mn (K) muni d’une norme notée k . kvérifiant

∀A, B ∈ Mn (K), kAB k É kAk kB k

Soit A ∈ Mn (K). Pour |t | < 1/kAk on pose


de
+∞
X 1 k k
f (t ) = t A
k=1 k

a) Montrer que f est bien définie.


b) Justifier que f est de classe C 1 et que

(I − t A) f 0 (t ) = A
nfi

♦♦ Exercice 9
Soit u un endomorphisme nilpotent d’un K-espace vectoriel E de dimension finie. Etablir
SUITES ET SÉRIES DE
ker eu − IdE = ker u et Im eu − IdE = Imu
¡ ¢ ¡ ¢
Co

FONCTIONS

♦♦ Exercice 10

Si A ∈ Mn (C), montrer que det e A = etrA .

♦♦ Exercice 11

Soit A ∈ Mn (R). Montrer que e A ∈ R [A].

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COLLES DE MATHÉMATIQUES

♦♦ Exercice 12
¢n
Soit A ∈ Mp (K). Établir que lim I + nA
¡
= exp(A)
n→+∞

Familles sommables

 Exercice 13

al
1. Calculer
+∞
X 1
n=0 2n+1
2. Soit (u n )n∈N une suite d’éléments de [0; 1]. Montrer

nti
n ·
1 1
¸
∀n ∈ N, [0; 1] \
[
u k − k+2 ; u k + k+2 6= ;
k=0 2 2

3. On peut alors construire une suite (x n )n∈N d’éléments de [0; 1] vérifiant


·n 1 1
¸
∀n ∈ N, x n ∉
[
u k − k+2 ; u k + k+2
k=0 2 2
de
Justifier qu’on peut extraire la suite (x n )n∈N une suite convergeant vers un élément ` de [0; 1].
4. Exploiter les idées précédentes pour établir que [0; 1] n’est pas dénombrable.

♦ Exercice 14
Déterminer selon α ∈ R la nature de la somme
nfi

X 1
α
m,nÊ1 (m + n)

♦ Exercice 15
SUITES ET SÉRIES DE

établir que pour x ∈] − 1; 1[,


+∞ xn +∞
d (n)x n
Co

X X
FONCTIONS

n
=
n=1 1 − x n=1
en notant d (n) le nombre de diviseurs positifs de n .

 Exercice 16
Convergence et calcul, pour z complexe tel que |z| < 1, de
n
+∞
X z2
2n+1
n=0 1 − z

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7 DÉNOMBREMENT ET PROBABILITÉS DISCRÈTES

Énoncés

al
 Exercice 1
à !
X n 2n + 1
Soit n un entier naturel. Calculer .
i =0 i

nti
 Exercice 2
à !
X n 2n
Soit n un entier naturel. Calculer .
i =0 i

♦♦ Exercice 3
de
! Ã Ã
! Ã ! Ã !
n +1 n n s n
Soient p, q et s ∈ N. En appliquant la formule
X
= + , calculer .
p +1 p +1 p n=q p

♦♦ Exercice 4
nfi

Soit E un ensemble de cardinal n.


X
1. Calculer S 1 = Card(A).
A⊂E

2Card(A) .
X
2. Calculer S 2 =
A⊂E

2Card(A) .
X
3. Calculer, pour x ∈ E S 3 =
Co

A⊂E ;x∈A

♦♦ Exercice 5
Un code est composé de n symboles successifs appartenant à {0; 1}.
On note C n l’ensemble des codes ne contennt pas deux 1 consécutifs et u n le cardinal de C n .
1. Calculer u 1 , u 2 et u 3 .
2. Montrer que pour tout n ∈ N, n Ê 3, u n = u n−1 + u n−2 .
3. En déduire u n en fonction de n.

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DÉNOMBREMENT ET
PROBA. DISCRÈTES COLLES DE MATHÉMATIQUES

♦♦ Exercice 6
Soient E p un ensemble à p éléments et Fn un ensemble à n éléments. On note S p (n) le nombre
de surjections de E p dans Fn .
1. Calculer S p (n) pour 1 É p É n + 1.
2. Pour 1 É k É n, calculer le nombre d’applications f de E p dans Fn telles que Card b f (E p )c = k.
à !
Xn n
3. En déduire S p (k).

al
k=1 k

♦♦ Exercice 7

nti
Soient E p un ensemble à p éléments et Fn un ensemble à n éléments. On note S p (n) le nombre
de surjections de E p dans Fn .
1. Si f est une surjection de E p dans Fn et x un élément de E p , considérer la restiction de f à
E p − {x} pour trouver une relation entre S p (n), S p−1 (n − 1) et S p−1 (n).
2. Donner sous forme de tableau les valeurs de S p (n) pour 1 É p É 5 et 1 É n É 5.
3. On dispose de trois couleurs pour colorier le dessin suivant :
de
Combien y-a-t-il de coloriages possibles ?
4. Combien y-a-t-il de coloriages utilisant les trois couleurs ?

♦♦ Exercice 8
nfi

On dispose de n urnes numérotées de 1 à n. L’urne numéro k contient k boules blanches et n −k


boules noires. On tire au hasard une boule dans une urne choisie au hasard. Elle est noire. Quelle
est la probabilité qu’elle provienne de l’urne numéro k ?

♦♦ Exercice 9
Co

On dispose de n urnes, n Ê 2, numérotées de 1 à n. Chaque urne contient N boules blanches et


1
noires. N est un multiple de 2n . La proportion de boules blanches dans l’urne numéro k est . On
2k
tire une boule de l’urne numéro 1 et on la met dans l’urne numéro 2. On tire une boule de l’urne
numéro 2 et on la met dans l’urne numéro 3 et ainsi de suite. Pour finir, on tire une boule de l’urne
numéro n.
1. Quel est le nombre de boules blanches dans l’urne numéro k avant le début des tirages ?
2. Soit p k la probabilité que la boule tirée de l’urne numéro k soit blanche.
Donner une relation entre p k et p k−1 pour k Ê 2.
3. Calculer p n et lim p n . Pouvait-on prévoir ce résultat ?
N →+∞

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DÉNOMBREMENT ET
PROBA. DISCRÈTES
COLLES DE MATHÉMATIQUES

♦♦ Exercice 10
Deux joueurs A et B jouent avec un dé équilibré chacun leur tour. A commence. Le joueur gagne
s’il obtient le 6 et le jeu s’arrête. Quelle est la probabilité que A gagne ?

♦♦ Exercice 11

al
N et n sont des entiers naturels non nuls. On dispose de N +1 urnes numérotées de 0 à N . L’urne
numéro k contient k boules rouges et N − k boules noires. On choisit une boule au hasard dans
une urne choisie au hasard. Les tirages se font toujours dans l’urne choisie au départ. On note la
couleur de la boule et on la remet dans l’urne choisie.
1. Calculer la probabilité p N ,n que les n premiers tirages soient rouges.
2. Déterminer les deux limites suivantes : lim p N ,n et lim p N ,n .

nti
n→+∞ N →+∞

♦♦ Exercice 12
On considère des événements A , B , C d’un espace probabilisable (Ω, A ).
écrire à l’aide des opérations d’ensembles les événements suivants :
1. Les événements A et B sont réalisés mais pas C .
de
2. L’un au moins des événements A , B , C est réalisé.
3. Un et un seul des événements A , B , C est réalisé.
4. L’un au plus des événements A , B , C est réalisé.

♦♦ Exercice 13
nfi

On compose un numéro de téléphone à 10 chiffres.


1. Quelle est la probabilité que tous les chiffres soient distincts ?
2. Quelle est la probabilité qu’il commence par 01 ?
3. Quelle est la probabilité que ses chiffres forment une suite strictement croissante ?

♦♦ Exercice 14
Co

On tire 8 cartes simultanément et au hasard dans un jeu de 32 cartes. Quelle est la probabilité
pour que figurent (exactement) 2 as parmi ces 8 cartes ? 3 piques ? 2 as et 3 piques ? 2 as ou 3
piques ?

♦♦ Exercice 15
2n garçons et 2n filles se sont inscrits en prépa EC E dans un lycée comptant deux classes EC E .
On les répartit au hasard dans les deux classes. Quelle est la probabilité que chaque classe com-
porte autant de filles que de garçons si l’on suppose que les deux classes ont le même effectif ?

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DÉNOMBREMENT ET
PROBA. DISCRÈTES COLLES DE MATHÉMATIQUES

♦♦ Exercice 16
1 1
d’une population a été vacciné. Parmi les vaccinés, on compte de malades. Parmi les ma-
4 12
lades, il y 4 non vaccinés pour un vacciné. Quelle est la probabilité pour un non vacciné de tomber
malade ?
(On notera V l’événement « être vacciné » et M l’événement « être malade ».)

al
♦♦ Exercice 17
Quatre urnes contiennent des boules :
• l’urne 1 contient 3 boules rouges, 2 boules blanches, 3 boules noires ;

nti
• l’urne 2 contient 4 boules rouges, 3 boules blanches, 1 boule noire ;
• l’urne 3 contient 2 boules rouges, 1 boule blanche, 1 boule noire ;
• l’urne 4 contient 1 boule rouge, 6 boules blanches, 2 boules noires.
On choisit au hasard une urne et de celle-ci l’on tire une boule au hasard.
1. A l’aide de la formule des probabilités totales, calculer la probabilité que cette boule ne soit
pas blanche.
de
2. Si la boule est rouge, quelle est la probabilité qu’elle ait été tirée de l’urne 3 ?

♦♦ Exercice 18
Pour se rendre au lycée, un élève a le choix entre 4 itinéraires A , B , C et D . La probabilité qu’il
1 1 1
a de choisir A (resp. B , C ) est (resp. , ). La probabilité d’arriver en retard en empruntant A
nfi

3 4 12
1 1 1
(resp. B , C ) est (resp. , ). En empruntant l’itinéraire D , l’élève n’arrive jamais en retard.
20 10 5
1. Quelle est la probabilité que l’élève choisisse le chemin D ?
2. L’élève arrive en retard. Quelle est la probabilité qu’il ait emprunté l’itinéraire C ?
Co

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8 VARIABLES ALÉATOIRES DISCRÈTES

Énoncés

al
♦♦ Exercice 1
Une urne contient une boule blanche et une boule noire.
On effectue des tirages successifs avec remise selon la règle suivante : si la boule obtenue est

nti
blanche, on rajoute une boule blanche.
X est le nombre de tirages nécessaires pour obtenir la boule noire.

1. Déterminer la loi de X . X admet-elle une espérance ?


2. Si X prend une valeur paire, un joueur gagne X et si X prend une valeur impaire, ce joueur
perd X e. On appelle G le gain du joueur.
(a) Exprimer G en fonction de X .
de
(b) G admet-il une espérance ?

♦♦ Exercice 2
Soit X une variable aléatoire à valeurs dans N telle que pour tout n, p n = p(X = n) vérifie

4p n+2 = 5p n+1 − p n .
nfi

Calculer p n en fonction de n. Montrer que X admet une espérance et la calculer.

♦♦ Exercice 3
On place au hasard n boules dans N tiroirs, n et N étant des entiers naturels non nuls.
Co

Soient X le nombre de boules placées dans le premier tiroir, Y le nombre de boules placées dans
les deux premiers tiroirs et Z le nombre de tiroirs vides.

1. Déterminer la loi, l’espérance et la variance de X et de Y .


2. Calculer E(Z ).

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COLLES DE MATHÉMATIQUES

 Exercice 4
Une urne contient N jetons numérotés de 1 à N . On effectue n tirages avec remise.
X est la variable aléatoire égale au plus petit des numéros obtenus au cours des n tirages.
VAR. ALÉATOIRES

1. Déterminer la loi de X .
DISCRÈTES

2. Exprimer E(X ) sous forme d’une somme.


3. Pour N fixé, déterminer lim E(X ).
n→+∞

al
E(X )
4. Pour n fixé, déterminer lim .
N →+∞ N

 Exercice 5

nti
Modèle d’Ehrenfest
On dispose de n (n Ê 2) boules numérotées de 1 à n et de deux urnes U1 et U2 .
On place au hasard m boules dans U1 et les n − m autres dans U2 (m est fixé).
On choisit au hasard un nombre entier j entre 1 et n et on déplace la boule numéro j de l’urne
dans laquelle elle se trouve dans l’autre urne. On répète plusieurs fois cette expérience et on note
X k le nombre de boules contenues dans U1 à l’issue de la k -ième expérience.
de
1. Donner la loi de X 1 et calculer son espérance.
2. Donner, pour k Ê 0, une relation entre les lois de X k+1 et X k .
3. On note G k la fonction génératrice de X k c’est-à-dire la fonction définie par :
n
p(X k = i )t i .
X
G k (t ) =
i =0
nfi

³ ´
1−t 2
Montrer que : G k+1 (t ) = tG k (t ) + n
G k0 (t ).
¡ n−2 ¢
4. En déduire que : E(X k+1 ) = n E(X k ) + 1.
5. Calculer E(X k ) et lim E(X k ).
k→+∞

♦♦ Exercice 6
Co

Une urne contient a boules blanches numérotées de 1 à a et b boules noires.


On pose N = a + b. On effectue n tirages sans remise avec n É N . Yk est la variable aléatoire qui
vaut 1 si la boule blanche numéro k a été obtenue au cours des n tirages et 0 sinon.
Y est le nombre de boules blanches obtenues au cours des n tirages.
1. Donner les lois de Yk et de Y .
2. Calculer E(Yk ), V(Yk ) et Cov(Yi , Y j ) pour I 6= j.
3. Exprimer Y en fonction des Yk .
4. En déduire E(Y ) et V(Y ).

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♦♦ Exercice 7
Une urne contient n boules numérotées de 1 à n. On effectue n tirages successifs avec remise
d’une boule. Soit X le nombre de numéros distincts obtenus à l’issue des n tirages. X i est la va-
riable aléatoire qui vaut 1 si la boule numéro I est obtenue et 0 sinon.

VAR. ALÉATOIRES
1. Donner la loi de X i .

DISCRÈTES
n
−(n−1)n
2. Montrer que E(X ) = n n n−1
.
3. Donner un équivalent simple de E(X ) quand n tend vers +∞.

al
♦♦ Exercice 8
On joue à pile ou face. La probabilité d’obtenir pile est p avec 0 < p < 1. On pose q = 1 − p.

nti
X r est le nombre de lancers nécessaires pour obtenir r piles, r ∈ N*.
1. Déterminer la loi de X r .
2. On note Tr = X r +1 − X r . Déterminer la loi de Tr .
3. En déduire E(X r ).

♦♦ Exercice 9
de
1. X est une variable aléatoire discrète admettant une variance. Soit a un nombre réel. Montrer
que la fonction
f : a 7→ f (a) = E((X − a)2 )
admet un minimum pour une certaine valeur de a que l’on précisera .
Donner la valeur de ce minimum.
nfi

1
¡ ¢k
2. Soit g la fonction définie par g (a) = +∞ (k − a)2 . Pour quelle valeur de a, la fonction g
P
k=1 2
est-elle minimale ? Quelle est la valeur du minimum ?

♦♦ Exercice 10
On lance une pièce telle que la probabilité d’avoir pile est p (0 < p < 1). On note q = 1 − p la
Co

probabilité d’avoir face.


Pour tout k entier non nul, on désigne par A k l’événement :

« on obtient pour la première fois pile suivi de face aux lancers k et k + 1 »

1. Calculer p(A 1 ) et p(A 2 ).


2. Montrer que pour tout k Ê 2, p(A k ) = q p(A k−1 ) + p k q.
p(A k )
3. On pose u k = . Calculer u k puis p(A k ).
qk
4. Montrer qu’il existe une variable aléatoire X telle que : ∀k Ê 1, p(X = k) = p(A k ).

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♦♦ Exercice 11

Soit X une variable aléatoire discrète à valeurs dans [a, b].


a) Montrer que X admet une espérance m et que celle-ci est élément de [a, b].
La variable X admet aussi une variance σ2 que l’on se propose de majorer.
VAR. ALÉATOIRES

On introduit la variable aléatoire Y = X − m et les quantités


DISCRÈTES

y 2 P (Y = y) et u = P (Y Ê 0)
X X
t= yP (Y = y), s =

al
yÊ0 yÊ0

b) Vérifier t 2 É su
c) Calculer espérance et variance de Y . En déduire t 2 É (σ2 − s)(1 − u)
d) En exploitant les deux majorations précédentes, obtenir t 2 É σ2 /4

nti
e) Conclure σ2 É (b − a)2 /4

♦♦ Exercice 12

Soit X une variable aléatoire à valeurs dans N.


de
X
Montrer que X admet une espérance si, et seulement si, la série P (X > n) converge et qu’alors

+∞
X
E (X ) = P (X > n)
n=0

♦♦ Exercice 13
nfi

On dit qu’une variable aléatoire X suit une loi binomiale négative de paramètres n et p si
à !
k −1
X (Ω) = {n, n + 1, . . .} et P (X = k) = p n (1 − p)k−n
n −1

a) Soit X 1 , . . . , X n des variables aléatoires indépendantes suivant toutes une loi géométrique de
Co

paramètre p .
Montrer que X 1 + · · · + X n suit une loi binomiale négatives de paramètres n et p .
b) En déduire espérance et variance d’un loi binomiale négatives de paramètres n et p .

♦♦ Exercice 14

Une urne contient 2 boules blanches et 4 boules noires. On tire les boules une à une sans les
remettre jusqu’à ce qu’il ne reste que des boules d’une seule couleur dans l’urne.
Soit X le nombre de tirages nécessaires. Quelle est la loi de X ?

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♦♦ Exercice 15
On considère un dé cubique, dont les faces sont numérotées de 1 à 6, truqué de sorte que la
probabilité d’obtenir la face numéro k soit proportionnelle à k , avec pour coefficient de propor-
tionnalité le réel p .

VAR. ALÉATOIRES
On lance une fois le dé et on note X le numéro de la face obtenue.

DISCRÈTES
1. Déterminer la loi de X (en fonction de p ).
2. Déterminer la valeur de p .

al
3. Calculer E(X )
1
4. On pose Y = . Déterminer la loi de Y et E(Y ).
X

♦♦ Exercice 16

nti
Une urne contient 2 boules blanches et n − 2 boules rouges.
On effectue des tirages sans remise dans cette urne. On appelle X le rang de sortie de la première
boule blanche et Y le nombre de boules rouges restant à ce moment dans l’urne.
1. Déterminer la loi de X et E(X ).
2. Exprimer Y en fonction de X et calculer E(Y ).
de
♦♦ Exercice 17
1. Soit X une VAR discrète prenant les valeurs 1, 2, 3, 4, 5, 6 avec les probabilités respectives
0,1 ; 0,2 ; 0,1 ; 0,3 ; 0,1 ; 0,2. Calculer l’espérance et la variance de X .
2. Soit Y une VAR discrète prenant les valeurs 3,4,5,6.
nfi

Déterminer la loi de Y sachant que :


1 1
P (Y < 5) = , P (Y > 5) = , P (Y = 3) = P (Y = 4)
3 2
Calculer E(Y ) et V (Y ).

♦♦ Exercice 18
Co

Une urne contient initialement une boule blanche et une boule rouge.
On effectue des tirages successifs d’une boule dans l’urne suivant le protocole suivant : après
chaque tirage, la boule tirée est remise dans l’urne et on rajoute dans l’urne, avant le tirage suivant,
une boule de la couleur de la boule qui vient d’être tirée.
Pour tout entier naturel n non nul, on note X n le nombre de boules blanches obtenues au cours
des n premiers tirages.
1. Déterminer la loi de X 1 .
2. Déterminer la loi de X 2 .
3. Conjecturer la loi de X n et démontrer ce résultat par récurrence sur n .

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♦♦ Exercice 19
On dispose d’un jeu usuel de 2n cartes (n = 16 ou 26) qui contient donc 2 rois rouges. On envisage
deux jeux d’argent régis par les protocoles suivants.
I. Premier protocole
VAR. ALÉATOIRES
DISCRÈTES

Les cartes sont alignés sur une table de façon aléatoire. Le joueur découvre les cartes, de gauche
à droite jusqu’à obtenir le premier roi rouge. A chaque fois que le joueur découvre une carte, il paie
1 euro et lorsqu’il découvre le premier roi rouge il gagne a euros (où a ∈ N∗ ).

al
On note X la variable aléatoire égale au rang d’apparition du premier roi rouge et G 1 la variable
aléatoire égale au gain algébrique du joueur.

1. Déterminer la loi de X .
à !
p
2n + 1 p(p + 1)(2p + 1)

nti
2
2. Montrer que E(X ) =
X
. Rappel : k =
3 k=1 6
3. Exprimer G 1 en fonction de X et en déduire E(G 1 )

II. Deuxième protocole


Les 2n cartes du même jeu sont alignés sur une table de façon aléatoire, mais cette fois-ci, le
joueur peut découvrir au maximum n cartes.
Le joueur paie un euro à chaque fois qu’il découvre une carte et gagne a euros losqu’il obtient
de
le premier roi rouge.
X désigne toujours le rang d’apparition du premier roi rouge et on note G 2 la variable aléatoire
égale au gain algébrique du joueur.

1. Pour tout entier k ∈ {1, ..., n} , déterminer P (G 2 = a − k) .


n −1
2. Vérifier : P (G 2 = −n) = .
2 (2n − 1)
nfi

3 (3n − 1) a − 7n 2 − 1
¡ ¢
3. Montrer : E (G 2 ) = .
6 (2n − 1)

III. Comparaison des deux protocoles


On suppose le jeu constitué de 32 cartes (n = 16).
Déterminer, selon les valeurs de a , le protocole le plus favorable au joueur. Justifier la réponse.
Co

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9 VARIABLES DISCRÈTES USUELLES

Énoncés

al
♦♦ Exercice 1
Soit X une variable aléatoire suivant une loi binomiale de paramètres n et p .
Montrer que l’espérance vérifie : E(X ) = np.

nti
♦♦ Exercice 2
Trouver la loi de probabilité d’une variable aléatoire X à valeurs dans N telle que :
4
p(X = k) = p(X = k − 1)
k
de
♦♦ Exercice 3
Soit p un nombre réel tel que 0 < p < 1.
p n+1
Déterminer c > 0 t.q. : f : n 7→ soit la loi d’une variable aléatoire X à valeurs dans N.
(n + 1)c
nfi

♦♦ Exercice 4
On lance 2n fois une pièce de monnaie.
La probabilité d’obtenir pile est p avec 0 < p < 1 et la probabilité d’obtenir face est q = 1 − p.
On note X le nombre total de pile obtenus, Y le nombre de pile obtenus au cours des lancers
pairs et Z le nombre de face obtenus au cours des lancers impairs.
Co

a) Déterminer les lois des variables X , Y et Z .


b) Calculer la probabilité p n = p(Y = Z ).
p
c) On admet la formule de Stirling : n! ≈ e −n n n 2πn quand n tend vers +∞.
Donner, si elle existe la limite de p n quand n tend vers +∞.

♦♦ Exercice 5
Soit un nombre entier n Ê 1. On lance un dé équilibré n fois de suite.
Soit X le plus grand numéro obtenu.

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COLLES DE MATHÉMATIQUES

a) Pour 1 É k É 6, calculer p(X É k).


b) En déduire la loi de X.

♦♦ Exercice 6
Soit un nombre entier n Ê 1. Une urne contient n boules numérotées de 1 à n. On effectue des
tirages successifs avec remise, et pour tout j ∈ N∗ , on note N j le numéro de la j -ième boule tirée.

al
On note X le numéro j du tirage où pour la première fois on obtient N j +1 Ê N j .
a) Pour tout j ∈ N∗ , calculer p(X Ê j ) puis p(X = j ).
b) En utilisant la formule de Stirling (cf exercice 8.3), calculer lim p(X = j ).
n→+∞
DISCRÈTES USUELLES

nti
VARIABLES

♦♦ Exercice 7
Soit q un nombre réel tel que 0 < q < 1. Déterminer la loi de la variable aléatoire X à valeurs
dans N∗ et telle que pour tout n de N∗ , p(X = n) = q.p(X Ê n).

♦♦ Exercice 8
de
Soit n ∈ N∗ . On tire n boules sans remise dans une urne contenant n boules blanches et n boules
noires. On numérote les boules blanches de 1 à n.
Pour tout k de {1, 2, ..., n}, on note X k la variable aléatoire de Bernoulli qui prend la valeur 1 si la
boule numéro k est obtenue lors des n tirages, et la valeur 0 sinon.
a) Donner le paramètre de X k .
b) On appelle Y la variable aléatoire égale au nombre de points obtenus en ajoutant les numé-
nfi

ros portés par les boules blanches obtenues lors de cette épreuve.
Exprimer Y en fonction de X 1 , X 2 , . . . , X n et en déduire l’espérance de Y .

♦♦ Exercice 9
Soit n un nombre entier tel que n Ê 1. On dispose de n boules numérotées de 1 à n. On en tire
une au hasard et on lance un dé honnête autant de fois que le numéro indiqué sur la boule. Soit X
Co

le nombre de 6 obtenus.
a) Si N est le numéro de la boule tirée, reconnaître la loi X N −k pour 1 É k É n.
b) Calculer E(X ) sans chercher la loi de X .

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10 COUPLES DE VARIABLES DISCRÈTES

Énoncés

al
♦♦ Exercice 1
Calculer les sommes doubles suivantes :
à ! à !
n n n n
a i a j ; (a i , a j ) ∈ R2 .
X X X X

nti
1. S 1 = max(i , j ) . 3. S 3 =
i =1 j =1 i =1 j =1

a i b j ; a 6= 1, b 6= 1 et ab 6= 1.
X X
2. S 2 = i j. 4. S 4 =
0Éi < j Én 0Éi < j Én

♦♦ Exercice 2
de
On lance un dé honnête. On note X le numéro obtenu. On relance X fois le dé. On note Y le
nombre d’as obtenus.
1. Déterminer la loi conjointe du couple (X , Y ).
2. X et Y sont-elle indépendantes ?
3. Calculer E(Y ).
nfi

♦♦ Exercice 3
Soient p ∈]0; 1[ et λ > 0. X suit une loi de Poisson de paramètre λ, Y est une variable aléatoire
définie de la façon suivante : Si X = 0, Y = 0 et pour k ∈ N∗ , Y(X −k) suit une loi binomiale de para-
mètres k et p.
1. Déterminer la loi de (X , Y ).
Co

2. Déterminer la loi de Y .

♦♦ Exercice 4
Une urne contient n jetons numérotés de 1 à n. On tire au hasard 2 jetons avec remise. On note
U le plus petit numéro et V le plus grand.
1. Déterminer les lois de (U ,V ), de U et de V.
2. Z est un nombre choisi au hasard entre U et V. Calculer E(Z ) en fonction de E(U ) et de E(V ).
3. Calculer E(Z ) en fonction de n.

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COLLES DE MATHÉMATIQUES

♦♦ Exercice 5
p est un réel tel que 0 < p < 1 et q = 1−p. Soient X et Y deux variables aléatoires indépendantes
et suivant la même loi géonmétrique de paramètre p sur N :
p(X = k) = p(Y = k) = pq k ∀k ∈ N.
On pose D = X − Y et m = min(X , Y ).
1. Calculer l’espérance et la variance de X .
2. Déterminer la loi du couple (D, m)

al
3. En déduire les lois de D et de m.
4. Vérifier que m est géométrique sur N et calculer E(m) et V(m).

♦♦ Exercice 6

nti
Soit (X n ) une suite de variables aléatoires mutuellement indépendantes et suivant toutes la
même loi de Bernoulli de paramètre p tel que 0 < p < 1. On pose Yn = X n X n+1 .
1. Déterminer la loi de Yn .
2. Calculer Cov(Yi , Y j ) pour j Ê i + 1.
Y1 + Y2 + . . . + Yn
VARIABLES DISCRÈTES

3. En déduire la variance de S n = .
n
COUPLES DE

de
♦♦ Exercice 7
X suit une loi de Poisson de paramètre λ > 0. Si X prend la valeur n, on effectue n épreuves de
Bernoulli indépendantes de paramètre p. S est le nombre de succès et E est le nombre d’échecs.
1. Déterminer les lois conjointes des couples (X , S) et (X , E ).
2. En déduire les lois de S et de E .
nfi

3. S et E sont-elle indépendantes ?

♦♦ Exercice 8
Soient X et Y indépendantes et de même loi uniforme sur {1, . . . , n}. On pose Z = max(X , Y ) et
X
T= .
Z
Co

1. Déterminer la loi et l’espérance de Z .


2. Déterminer l’espérance de T.

♦♦ Exercice 9
Soit p tel que 0 < p < 1. On pose q = 1 − p.
X est une variable aléatoire suivant une loi géométrique sur N de paramètre p.
On a donc p(X = k) = pq k ∀k ∈ N.
On définit Y par Y = 0 si X est pair et Y = 1 si X est impair. Calculer Cov(X , Y )

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COLLES DE MATHÉMATIQUES

♦♦ Exercice 10

On joue à pile ou face. La probabilité d’obtenir pile est p avec 0 < p < 1. On pose q = 1 − p. On
note P n le nombre de pile obtenus au cours des n premières épreuves et Fn le nombre de face. On
pose ∆n = P n − Fn .
1. Déterminer la loi de ∆n , son espérance et sa variance.
2. Calculer Cov(P n , P m ).

al
On pourra utiliser les variables de Bernoulli B i qui prennent la valeur 1 lorsque le tirage I
donne pile.
3. En déduire le coefficient de corrélation de (∆n , ∆m ).

nti
♦♦ Exercice 11

On dispose de r boules B 1 , B 2 , . . . , B r et de n tiroirs T1 , T2 , . . . , Tn . On distribue au hasard toutes


les boules dans les tiroirs. On note X le nombre de boules dans T1 et Z le nombre de tiroirs vides.
On considère les variables de Bernoulli X i et Y j définies par X i = 1 si B i est dans T1 et 0 sinon,

VARIABLES DISCRÈTES
Y j = 1 si T j est vide et 0 sinon.

COUPLES DE
¡ ¢
1. Calculer p ((X i = 1) ∩ (Y1 = 1) et p (X i = 1) ∩ (Y j = 1 si j > 1.
de
2. En déduire Cov(X i , Y j ) puis Cov(X , Z ).
3. Calculer p(X = 1) et p(Z = n − 1). Les variables X et Z sont-elles indépendantes ?

♦♦ Exercice 12
nfi

Une urne contient n − 2 boules blanches et 2 noires. On tire les boules une à une avec remise.
On note Y le nombre de boules blanches obtenues entre les deux premières boules noires.
1. Déterminer la loi de Y .
2. Montrer que Y + 1 suit une loi géométrique.
3. En déduire l’espérance et la variance de Y .
Co

♦♦ Exercice 13

Une urne contient 2 boules blanches et n − 2 boules rouges. On effectue n tirages sans remise
de cette urne. On appelle X le rang de sortie de la première boule blanche et Z le rang de sortie de
la deuxième boule blanche.

1. Déterminer la loi du couple (X , Z ).


2. En déduire la loi de Z .

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COLLES DE MATHÉMATIQUES

♦♦ Exercice 14
Soit un dé équilibré comprenant 1 face blanche et 5 faces rouges. On lance ce dé indéfiniment et
on s’intéresse aux longueurs des séries successives de B ou R : par exemple si les lancers donnent
les résultats B B RRRRRRB B B RR . . . alors la première série (B B ) est de longueur 2 et la deuxième
(RRRRRR ) est de longueur 6.
Soient X 1 et X 2 les variables aléatoires égales aux longueurs de la première et deuxième série.
1. Déterminer la loi de X 1 . Montrer que X 1 admet une espérance et la calculer.

al
2. Déterminer la loi du couple (X 1 , X 2 ).
3. En déduire la loi de X 2 .
4. En considérant P ([X 1 = 1] ∩ [X 2 = 1]) montrer que X 1 et X 2 ne sont pas indépendantes.

nti
♦♦ Exercice 15
On dispose de n boîtes numérotées de 1 à n . La boîte k contient k boules numérotées de 1 à k .
On choisit au hasard une boîte puis une boule dans cette boîte.
VARIABLES DISCRÈTES

Soit X le numéro de la boîte et Y le numéro de la boule.


COUPLES DE

1. Déterminer la loi du couple (X , Y )


de
2. Calculer P (X = Y )
3. Déterminer la loi de Y et E(Y ).

♦♦ Exercice 16
Un individu joue avec une pièce truquée, pour laquelle la probabilité d’obtenir pile est p ∈]0; 1[,
nfi

de la façon suivante :
- Il lance la pièce jusqu’à obtenir pile pour la première fois. On note N la variable aléatoire égale
au nombre de lancers nécessaires.
- Si n lancers ont été nécessaires pour obtenir pour la première fois pile alors il relance n fois sa
pièce. On appelle alors X le nombre de pile obtenu au cours de ces n lancers.
+∞ xk
µ ¶
X n n
On admet que x = et on pourra noter q = 1 − p .
Co

n=k
k (1 − x)k+1
1. Déterminer la loi de N .
2. Pour tout n ∈ N∗ déterminer la loi conditionnelle à [N = n] de X .
3. En déduire la loi de X .
4. On considère B et G deux VAR indépendantes suivant respectivement une loi de Bernouilli
B(1, p 0 ) et une loi géométrique G (p 0 ).
(a) Déterminer la loi de la VAR BG .
(b) Montrer qu’il existe p 0 (à déterminer) tel que X a la même loi que la variable BG .
(c) En déduire E(X ).

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11 ALGÈBRE LINÉAIRE

Énoncés

al
♦♦ Exercice 1
Soient A et B deux sous-espaces vectoriels d’un même espace vectoriel E . Montrer que les trois
propriétés suivantes sont équivalentes :

nti
1. A ∪ B = A + B
2. A ∪ B est un sous-espace vectoriel de E .
3. A ⊂ B ou B ⊂ A.

♦♦ Exercice 2
Soit E = R4 .
de
Montrer que : F = {(x, y, z, t ) ∈ E /x + y + z + t = 0 et x − y + z − t = 0} est un sous-espace vectoriel
de E .
Donner une base de F et sa dimension.

♦♦ Exercice 3
nfi

Soit E l’espace vectoriel des fonctions de classe C 2 sur R.


Montrer que F = { f ∈ E / f 00 = 0} est un sous-espace vectoriel de E . Donner une base de F et sa
dimension.

♦♦ Exercice 4
Co

Soit E l’espace vectoriel des suites réelles.


Montrer que F = {(u n ) ∈ E /∀n ∈ N, u n+2 = 2u n+1 − u n } est un sous-espace vectoriel de E .
Donner une base de F et sa dimension.

♦♦ Exercice 5
Soit E = R4 [X ]. Montrer que : F = {P ∈ E /P (1) = P (2) = 0} est un sous-espace vectoriel de E .
Donner une base de F et sa dimension.

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♦♦ Exercice 6
Soit E = R4 [X ]. F = {P ∈ E /P (1) = 0} et G = {P ∈ E /P (X ) = (X 2 + 1)Q(X )}.

1. Montrer que F et G sont des sous-espaces vectoriels de E .


Donner des bases de F et de G et leurs dimensions.
2. Donner la dimension et une base de F ∩G.
3. Comparer F +G et E .

al
♦♦ Exercice 7
Soit E l’espace vectoriel des applications de C dans C.

nti
p
1 3
Soit j = − + i . Pour k ∈ {0, 1, 2}, on note : F k = { f ∈ E /∀z ∈ C, f ( j z) = j k f (z)}.
2 2
On admet que Fk est un sous-espace vectoriel de E .

1. Calculer 1 + j + j 2 .
2. Montrer que F0 ⊕ F1 ⊕ F2 = E .
de
♦♦ Exercice 8
Soit E = R3 . F = {(x, y, z) ∈ E /x + y = z} et G = {(a, a, a)/a ∈ R)}.

1. Montrer que F et G sont des sous-espaces vectoriels de E et que F ⊕G = E .


2. Soit p le projecteur sur F de direction G. Calculer p((x, y, z)).
ALGÈBRE LINÉAIRE

nfi

♦♦ Exercice 9
Soit n un entier Ê 2 et E = Rn [X ]. Soit f l’application définie sur E par f (P )(X ) = P (X +1)+P (X −
1) − 2P (X ).
1. Montrer que f est linéaire.
2. Déterminer ker f et Im f .
Co

♦♦ Exercice 10
Soit E un espace vectoriel. f et g sont deux endomorphismes de E tels que :
(
f + g = IE
(11.1)
Im f ⊕ Im g = E

1. Montrer que f ◦ g = g ◦ f .
2. Montrer que f et g sont des projecteurs.

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♦♦ Exercice 11
Soient f et g deux endomorphismes de E , espace vectoriel de dimension finie tels que f ◦g ◦ f =
f et g ◦ f ◦ g = g .
1. Montrer que E = ker f ⊕ Im g .
2. Montrer que f et g ont le même rang.

al
♦♦ Exercice 12
Soit E un espace vectoriel de dimension n, f et g deux endomorphismes de E .
1. Comparer au sens de l’inclusion, Im( f +g ) et Im f +Im g d’une part et ker( f +g ) et ker f ∩ker g

nti
d’autre part.
2. Montrer que | rg( f ) − rg(g )| É rg( f + g ) É rg( f ) + rg(g ) où rg( f ) désigne le rang de f .

♦♦ Exercice 13
Soit E = F ⊕G et p le projecteur sur F de direction G.
de
Soit H un sous-espace vectoriel de E . Montrer l’équivalence suivante :
H stable par p ⇔ H = (H ∩ F ) ⊕ (H ∩G)

♦♦ Exercice 14

ALGÈBRE LINÉAIRE
nfi

Soit E un espace vectoriel de dimension finie n et f un automorphisme de E . Soit f un sous-


espace vectoriel de E stable par f 2 et par f 3 .
1. Montrer que pour tout k, k Ê 2, F est stable par f k .
2. On admet que dim(L (E )) = n 2 . Montrer qu’il existe au moins un polynôme P de R[X ] tel que
P ( f ) = 0.
3. En déduire que F est stable par f .
Co

♦♦ Exercice 15
Soient E , F et G trois espaces vectoriels. F est de dimension finie n. Soit f une application li-
néaire de E dans F et g une application linéaire de F dans G.
1. On note ḡ la restriction de g à Im f .
Exprimer ker ḡ à l’aide de Im f et de ker g ainsi que Im ḡ en fonction de Im(g ◦ f ).
2. En appliquant le théorème du rang à g et à ḡ montrer que rg( f ) + rg(g ) − n É rg(g ◦ f ) É
min(rg( f ), rg(g )).

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♦♦ Exercice 16

Soient u un endomorphisme d’un K-espace vectoriel E et F un sous-espace vectoriel de E .


a) Montrer que u −1 (u(F )) = F + ker u .
b) Montrer que u(u −1 (F )) = F ∩ Im u .
c) A quelle condition a-t-on u(u −1 (F )) = u −1 (u(F )) ?

al
♦♦ Exercice 17

Soient f , g ∈ L (E ) tels que :g ◦ f ◦ g = f et f ◦ g ◦ f = g


a) Montrer que ker f = ker g et Im f = Img .
On pose :F = ker f = ker g et G = Im f = Img b) Montrer que :E = F ⊕G

nti
♦♦ Exercice 18

Soient f , g ∈ L (E ) tels que :g ◦ f ◦ g = g et f ◦ g ◦ f = f


a) Montrer que :Im f ⊕ ker g = E
de
b) Justifier que : f (Img ) = Im f

♦♦ Exercice 19

Soit E l’ensemble des applications f : [−1, 1] → R continues telles que les restrictions f |[−1,0] et
ALGÈBRE LINÉAIRE

f |[0,1] soient affines.


nfi

a) Montrer que E est un R-espace vectoriel.


b) Donner une base de E .

♦♦ Exercice 20

Pour p ∈ N et a ∈ R\ {0, 1}, on note S p l’ensemble des suites (u n ) vérifiant


Co

∃P ∈ Rp [X ] , ∀n ∈ N, u n+1 = au n + P (n)

a) Montrer que si u ∈ S p , P est unique ; on le notera P u .


b) Montrer que S p est un R-espace vectoriel.
c) Montrer que φ, qui à u associe P u , est linéaire et donner une base de son noyau.
Que représente son image ?
d) Donner une base de S p (on pourra utiliser R k (X ) = (X + 1)k − a X k pour k ∈ 0, p ).
££ ¤¤

e) Application : déterminer la suite (u n ) définie par

u 0 = −2 et u n+1 = 2u n − 2n + 7

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♦♦ Exercice 21
Soient E un R-espace vectoriel de dimension finie n ∈ N∗ et f un endomorphisme de E tel qu’il
existe un vecteur x 0 ∈ E pour lequel la famille (x 0 , f (x 0 ), . . . , f n−1 (x 0 )) soit une base de E .
On note :
C = {g ∈ L (E ) | g ◦ f = f ◦ g }

1. Montrer que C est un sous-espace vectoriel de L (E ).

al
2. Observer que
C = a 0 IdE + a 1 f + · · · + a n−1 f n−1 | a 0 , . . . , a n−1 ∈ R
© ª

3. Déterminer la dimension de C .

nti
♦♦ Exercice 22
Soient f et g deux endomorphismes d’un K-espace vectoriel E de dimension finie.
a) Montrer
rg(g ◦ f ) = rgg ⇔ E = Im f + ker g

b) Montrer
de
rg(g ◦ f ) = rg f ⇔ Im f ∩ ker g = {0}

♦♦ Exercice 23

Soit f ∈ L (R6 ) tel que rg f 2 = 3. Quels sont les rangs possibles pour f ?

ALGÈBRE LINÉAIRE
nfi

♦♦ Exercice 24

1. Dans R3 , le vecteur (−6, −17, 17) est-il une combinaison linéaire des vecteurs ((2, 1, 3), (3, 5, −2)) ?
       
4 0 2 2
2. Dans M3,1 (R), le vecteur  −1  est-il une combinaison linéaire des vecteurs 1  ,  0  , 1 ?

1 1 −1 1
Co

3. ¡Dans R[X ], le polynôme P = X 3 + X 2 − 2X est-il une combinaison linéaire des polynômes


X 2 (X − 1), X (X − 1)2 ?
¢

♦♦ Exercice 25
Soit A une matrice fixée de Mn (R), où n est un entier naturel non nul.
On considère l’ensemble E = {M ∈ Mn (R)/AM = M A}.
Montrer que E est un espace vectoriel.

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♦♦ Exercice 26
Montrer que les ensembles suivants sont des espaces vectoriels :
½µ ¶ ¾
a + 2b a − b
1. E = /(a, b) ∈ R 2
3b 2a
2. F = {(x + y, x − y, 2y)/(x, y) ∈ R2 }
3. G = {(x, y, z) ∈ R3 /x + 2y − 3z = 0}

al
4. H = {(x, y, z) ∈ R3 /x + y + z = 0 et 2x − y + z = 0}
  
 x 
5. I =  y ∈ M3,1 (R)/ − x + 2y = y + 6z et y + 3z = −2x

z
 

nti
♦♦ Exercice 27
Pour chaque espace vectoriel, déterminer une famille génératrice :
1. A = {(x − y, x + y, 2x − 3y)/(x, y) ∈ R2 }
2. B = {(x, y, z) ∈ R3 /x = y = z}
3. C = {(x, y, z, t ) ∈ R4 /2x − y + 2z − t = 0 et y + z − t = 0}
de
4. D = {P ∈ R3 [X ]/P (0) = P 0 (0) = 0}
½µ ¶ ¾
x 2x − y
5. E = /(x, y) ∈ R2
y x + 2y

♦♦ Exercice 28
ALGÈBRE LINÉAIRE

nfi

Montrer que la famille B = ((1, 6, 9), (1, 4, 6), (3, 6, 2)) est une famille génératrice de R3 .

♦♦ Exercice 29
Les familles suivantes sont-elles libres ou liées ?
1. B1 = ((1, 1, 1, 1), (1, 2, 3, 4), (1, 2, 8, 16)) dans R4
Co

2. B2 = (X 3 , X 2 (X − 2), X (X − 2)2 , (X − 2)3 ) dans R[X ]


µµ ¶ µ ¶¶
1 −2 −3 6
3. B3 = , dans M2 (R)
0 1 0 −3

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♦♦ Exercice 30
Déterminer une base des espaces vectoriels suivants :
  
 x y z 
1. A =  y x +y +z y  /(x, y, z) ∈ R3
z y x
 

2. B = {P ∈ R[X ]/P = a X 2 + (b − 2a)X + a − b + c où (a, b, c) ∈ R3 }


3. C = {(x − y + z, 3x + 6z, −2x + 4y)/(x, y, z) ∈ R3 }

al
4. D = {(x, y, z) ∈ R3 /2x = y et y = 3z}

♦♦ Exercice 31

nti
Déterminer une base et la dimension des sous-espaces vectoriels de R3 suivants :

1. E 1 = {(x, y, z) ∈ R3 /2x + y − z = 0}
2. E 2 = {(x, y, z) ∈ R3 /2x = 0 et 3y − z = 0}
3. E 3 = {(x, y, z) ∈ R3 /x − z = 0 et 3y − z = 0}
4. E 4 = {(x, y, z) ∈ R3 / − x − y + z = 0 et 2x + y − 5z = 0}
de
5. E 5 = {(x, y, z) ∈ R3 /2x − 3z = 4y − 5x}
6. E 6 = {(x, y, z) ∈ R3 / − x + 2y = y + 6z = 3z − 2x}

♦♦ Exercice 32

ALGÈBRE LINÉAIRE
Déterminer si la famille donnée est une base de l’espace donné :
nfi

1. B1 = ((1, 0, −2, 5), (7, −4, 3, 1), (0, 1, −1, 0), (1, −3, 0, 2)) dans R4
2. B2 = ((1, 2, 3), (4, 5, 6)) dans R3
3. B3 = (3X 2 + X + 2, 3X 2 + X + 1, 2X 2 + X + 1) dans R2 [X ]
µµ ¶ µ ¶ µ ¶¶
2 5 −1 1 −2 4 1 −1 1
4. B4 = , , dans M2,3 (R)
1 −2 3 −3 2 −1 −1 1 −1
Co

♦♦ Exercice 33
     
0 2 2
Dans M3,1 (R) on considère les vecteurs : →

u = 1, →

v =  0 , et →

w = 1.
1 −1 1
1. Montrer que (→

u ,→

v ,→

w ) est une base de M (R). 3,1
 
4
2. Quelles sont, dans cette base, les coordonnées de −1 ?
1

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♦♦ Exercice 34
¶ µµµ ¶ µ ¶ µ ¶¶
1 0 1 0 0 1 0 −1
1. Montrer que la famille , , , est une base de M2 (R).
0 1 0 −1 1 0 1 0
µ ¶
3 0
2. Déterminer les coordonnées de dans cette base.
7 0

al
♦♦ Exercice 35

Soit (e 1 , e 2 , e 3 ) la base canonique de R3 .

1. Montrer que la famille (→



u ,→

v ,→

nti
w ) = ((1, 1, 1), (1, −1, 0), (−1, 1, −1)) est une base de R3 .
2. Déterminer les coordonnées de e 1 , e 2 , e 3 dans cette nouvelle base.

♦♦ Exercice 36

Dans l’espace vectoriel M2 (R) on considère les matrices :


de
µ ¶ µ ¶ µ ¶ µ ¶
2 −1 1 −2 3 0 5 −7
A1 = B1 = A2 = B2 =
3 0 −1 0 7 0 0 0

Montrer que (A 1 , B 1 ) = (A 2 , B 2 ).
ALGÈBRE LINÉAIRE

nfi

♦♦ Exercice 37

Montrer que F = {(u n )n∈N ; ∀n ∈ N u n+2 = 3u n+1 + 4u n } est un sous-espace vectoriel de RN .

♦♦ Exercice 38
Co

Soit E un espace vectoriel et F et G deux sous-espaces vectoriels. Montrer que si F ∪ G est un


sous-espace de E alors F ⊂ G ou G ⊂ F .

♦♦ Exercice 39

Soit a un réel et soient →



x = (1, 1, a), →
−y = (1, a, 1) et →
−z = (a, 1, 1) trois vecteurs de R3 .

Déterminer la dimension de l’espace vectoriel (→



x ,→
−y , →
−z ).

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♦♦ Exercice 40

1. Montrer que les trois ensembles suivants sont des sous-espaces de R4 et donner une base
de chacun d’eux :

F = {(x, y, z, t ) ∈ R4 ; 2x + y = 0} G = {(x, y, z, t ) ∈ R4 ; x + 2y + 3z + t = 0}

H = {(x, y, z, t ) ∈ R4 ; t = −x + 2z}

al
2. Déterminer une base et la dimension de F ∩G .
3. Même question pour G ∩ H .

♦♦ Exercice 41

nti
1. Dans E = R+∗ × R on définit une loi + par (x, y) + (x 0 , y 0 ) = (xx 0 , y + y 0 ) et une loi externe à
coefficients dans R par λ(x, y) = (x λ , λy). Vérifier que (E , +, ·) est un R-espace vectoriel.
2. R2 muni de la loi + usuelle et de la loi externe définie par λ(x, y) = (λx, 0) est-il un R-espace
vectoriel ?
de
♦♦ Exercice 42
Les applications suivantes sont-elles linéaires ?
f1 : R3 → R2
1.
(x 1 , x 2 , x 3 ) → (2x 1 + x 2 , x 2 − x 3 )

ALGÈBRE LINÉAIRE
R3 → R2
nfi

f2 :
2.
(x 1 , x 2 , x 3 ) → (x 12 − x 2 , x 2 + x 3 )
f3 : R3 → R2
3.
(x 1 , x 2 , x 3 ) → (2x 1 x 3 , x 1 − x 2 )
f4 : R3 → R
4.
(x 1 , x 2 , x 3 ) → 2x 1 + 3x 2 + x 3 + 5
Co

♦♦ Exercice 43
Soit f ∈ L (E ) où E est de dimension n Ê 1. On suppose que f est nilpotent, c’est-à-dire qu’il
existe un entier k > 1 tel que f k = 0.
1. Montrer que f n’est pas bijective.
2. Soit p le plus petit entier tel que f p = 0 et x 0 ∈ E tel que f p−1 (x 0 ) 6= 0.
(a) Montrer que x 0 , f (x 0 ), · · · , f p−1 (x 0 ) est une famille libre.
¡ ¢

(b) En déduire que p É n .

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♦♦ Exercice 44
Soit l’espace vectoriel E = M2,1 (R) et B = (e 1 , e 2 ) une base de E . On considère l’endomorphisme
½
g (e 1 ) = e 1 + 2e 2
g de E défini par .
g (e 2 ) = e 1 − e 2

1. Montrer que g est bien définie, et ce de manière unique, et déterminer entièrement g .


µµ ¶¶
x
2. Si (e 1 , e 2 ) est la base canonique de E exprimer g en fonction de x et y .

al
y

♦♦ Exercice 45
Les applications linéaires suivantes sont-elles injectives ? Si non, déterminer une base du noyau

nti
de l’application.
f1 : R3 → R3
1.
(x 1 , x 2 , x 3 ) → (2x 1 + 5x 2 − 2x 3 , −3x 1 + x 2 , x 1 + 4x 2 + 4x 3 )
f2 : R3 → R2
2.
(x 1 , x 2 , x 3 ) → (2x 1 + x 2 , x 2 − x 3 )
f3 : M2 (R) → R2
µ ¶
3. a b
de
M= → (a + 2b + 4c − 3d , 2a − b + 2c − 5d )
c d
f 4 : C 1 (R) → C 1 (R)
4.
g → g0

♦♦ Exercice 46
ALGÈBRE LINÉAIRE

nfi

Soient a1 , a2 , a3 des éléments de R distincts deux à deux. Soit f l’application définie par :

R2 [x] → R3
½

P → (P (a 1 ), P (a 2 ), P (a 3 ))

1. Montrer que f est linéaire.


2. Montrer que f est injective.
Co

3. Montrer que f est bijective.


4. Soit (e 1 , e 2 , e 3 ) la base canonique de R3 . Déterminer f −1 (e 1 ), f −1 (e 2 ) et f −1 (e 3 ).

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12 ALGÈBRE GÉNÉRALE

Énoncés

al
♦♦ Exercice 1

Soient H et K deux sous-groupes d’un groupe (G, ?).


À quelle condition l’ensemble H ∪ K est-il un sous-groupe de (G, ?) ?

nti
♦♦ Exercice 2

Soient a et b deux éléments d’ordre respectifs p et q d’un groupe abélien (G, ?).
a) On suppose dans cette question seulement que p et q sont premiers entre eux.
Montrer que l’élément ab est d’ordre pq .
de
b) Supposons maintenant que p et q ne sont pas premiers entre eux. ab est-il nécessairement
d’ordre ppcm(p, q) ?

♦♦ Exercice 3

Soit
nfi

 
0 1 (0)
 ... ... 
 ∈ Mn (C)
 
M =

 (0) .. 
. 1 
1 (0) 0

a) Calculer le polynôme caractéristique de M .

© M
La matrice est-elle
ª diagonalisable ? Est-elle inversible ?
Co

k
b) Soit G = M /k ∈ Z . Montrer que G est une groupe cyclique et préciser son cardinal.

♦♦ Exercice 4

Pour d ∈ N, on note A d = (x, y) ∈ Z2 /d divise (y − x)


© ª

a) Montrer que A d est un sous anneau (Z2 , +, ×).


b) Inversement, soit A un sous anneau de (Z2 , +, ×).
Montrer que H = {x ∈ Z/(x, 0) ∈ A} est un sous groupe de (Z, +).
c) En déduire qu’il existe d ∈ N tel que H = d Z et A = A d .

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♦♦ Exercice 5
p
Soit P ∈ Z [X ] et a, b deux
p entiers relatifs avec b > 0 et b irrationnel.
a) Exemple : montrer que 6 est irrationnel. p p
b) Montrer qu’il existepαn ∈ Z et βn ∈ Z tels que (ap + b)n = αn + βn b ?
c) Montrer que si a + bpest racine de P alors a − b aussi.
d) On suppose que a + b est racine double de P .
Montrer que P = RQ 2 avec R et Q dans Z [X ].

al
♦♦ Exercice 6
On note P l’ensemble des nombres premiers. Pour tout entier n > 0, on note v p (n) l’exposant

nti
de p dans la décomposition de n en facteurs premiers. On note bxc la partie entière de x . On note
π(x) le nombre de nombres premiers au plus égaux à x .
∞ j k
P n
a) Montrer que v p (n!) = pk
.
à ! k=1
2n
j k
Q ln(2n)
b) Montrer que divise p ln p
.
n p∈P ;pÉ2n
à !
2n
c) Montrer que É (2n)π(2n) .
n
de
x
d) Montrer que ln x
= O(π(x)) quand x → +∞

♦♦ Exercice 7
On note d (n) le nombre de diviseurs positifs de n ∈ N? .
Déterminer un équivalent de
nfi

1 Xn
d (k)
n k=1
représentant la moyenne du nombre de diviseurs positifs des entiers inférieurs à n .

♦♦ Exercice 8
ALGÈBRE GÉNÉRALE

Co

[Théorème d’Aubry]
Soit N un entier strictement positif.
On suppose que le cercle d’équation x 2 + y 2 = N possède un point rationnel (x 0 , y 0 ).
On introduit (x 00 , y 00 ) un point entier obtenu par arrondi de (x 0 , y 0 ).
En étudiant l’intersection du cercle avec la droite joignant (x 0 , y 0 ) et (x 00 , y 00 ), montrer que le cercle
contient un point entier (x 1 , y 1 ).

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13 MATRICES ET DÉTERMINANTS

Énoncés

al
♦♦ Exercice 1
Soit a ∈ R et A la matrice suivante  
1 0 a
A = 0 a 1

nti
a 1 0

1. Calculer le déterminant de A et déterminer pour quelles valeurs de a la matrice est inversible.


2. Calculer A −1 lorsque A est inversible.

♦♦ Exercice 2
de
Écrire le système suivant sous la forme matricielle :

 2x + y = z +1
−x + 2y = −3
−x + y = −2 − 2z

Le résoudre. Vérifier par le calcul matriciel (montrer le travail) que le vecteur X à coordonnées
{x, y, z} que vous avez trouvé est en effet une solution de l’équation AX = B correspondant.
nfi

♦♦ Exercice 3
On donne les matrices suivantes :
   
1 −3 6 1 0 0
A = 6 −8 12 et I = 0 1 0
Co

3 −3 4 0 0 1

1. Calculer A 2 et montrer qu’il existe deux réels a et b que l’on déterminera, tels que :

A 2 = a A + bI .

2. En déduire que A est inversible et, sans effectuer le calcul direct d’inversion de matrice, dé-
terminer A −1 en fonction de A et de I .

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DÉTERMINANTS COLLES DE MATHÉMATIQUES
MATRICES ET

♦♦ Exercice 4
Trois bouteilles contiennent chacune une certaine quantité d’eau.
• Si l’on verse 37 cl d’eau de la bouteille A à la bouteille B, B a alors 2 fois plus d’eau que A.
• Si l’on verse 30 cl d’eau de la bouteille B à la bouteille C , C a alors 4 fois plus d’eau que B.
• Si l’on verse 144 cl d’eau de la bouteille C à la bouteille A, A a autant d’eau que C .
On cherche à calculer le volume d’eau initial dans chaque bouteille.

al
1. Mettre en équation les indications de l’énoncé sous forme d’un système de trois équations.
On notera V A ,VB et VC les volumes d’eau initiaux respectifs dans les trois bouteilles, en cen-
tilitres.
2. (a) Montrer que le système que vous avez écrit revient à l’expression matricielle suivante :

nti
     
2 −1 0 VA 111

− → − →
− →

A V = B où A = 0 −4 1  , V = VB  et B = −150
1 0 −1 VC −288

(b) Résoudre le problème par calcul de matrice inverse.

♦♦ Exercice 5
de
µ ¶
a b
Soient a et b des réels non nuls, et A = .
0 a
Trouver toutes les matrices B ∈ M2 (R) qui commutent avec A, c’est-à-dire telles que AB = B A.

♦♦ Exercice 6
nfi

   
1 1 0 1 0 0
Soit A = 0 1 1 , I 3 = 0 1 0 et B = A − I 3 . Calculer B n pour tout n ∈ N. En déduire A n .
0 0 1 0 0 1

♦♦ Exercice 7
Co

 
−1 1 1
1. Soit A =  1 −1 1  . Montrer que A 2 = 2I 3 − A, en déduire A −1 .
1 1 −1
 
1 0 2
2. Soit A = 0 −1 1 . Calculer A 3 − A. En déduire A −1 .
1 −2 0
 
0 1 −1
3. Soit A = −1 2 −1 . Calculer A 2 − 3A + 2I 3 . En déduire A −1 .
1 −1 2

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COLLES DE MATHÉMATIQUES

DÉTERMINANTS
MATRICES ET
♦♦ Exercice 8
 
1 1 1
On considère la matrice : A =  0 1 1  et on pose B = A − I .
0 0 1
Calculer B pour n ∈ N et en déduire l’expression de A n .
n

♦♦ Exercice 9

al
Montrer, sans le calculer, que le déterminant suivant est divisible par 13 :
¯ ¯
¯ 5 2 1 ¯
¯ ¯
¯ 4 7 6 ¯.

nti
¯ ¯
¯ 6 3 9 ¯

Indication : 546,273, 169 sont divisibles par 13.

♦♦ Exercice 10
∞ p
de
a n x n le développement en série entière de x 7→
P
Soit S(x) = 1 + x.
n=0
N +∞
a) Pour N ∈ N, on pose S N = a n x n et R N = an x n
X X
n=0 n=N +1
2
Montrer que (S N (x)) −1−x est un polynôme dont la plus petite puissance de x est de degré Ê N +1.
b) Soit A ∈ Mn (C) nilpotente. Justifier l’existence d’une matrice B ∈ Mn (C) telle que B 2 = I + A .
nfi

♦♦ Exercice 11
Soit H ∈ Mn (C) une matrice de rang 1.
a) Montrer qu’il existe des matrices U ,V ∈ Mn,1 (K) telles que H = U t V .
b) En déduire H 2 = tr(H )H
1
c) On suppose trH 6= −1. Montrer que I n + H est inversible et (I n + H )−1 = I n − H
1 + trH
d) Soient A ∈ GLn (K) telle que tr(H A −1 ) 6= −1. Montrer que A + H est inversible et
Co

1
(A + H )−1 = A −1 − −1
A −1 H A −1
1 + tr(H A )

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DÉTERMINANTS COLLES DE MATHÉMATIQUES
MATRICES ET

♦♦ Exercice 12
Soit E un espace vectoriel réel de dimension finie n Ê 2.
a) Donner des endomorphismes de E dont la représentation matricielle est la même dans toutes
les bases de E .
b) Soit (e 1 , . . . , e n ) une base de E . Montrer que pour tout I ∈ {2, . . . , n}, la famille (e 1 + e i , e 2 , . . . , e n )
est une base de E .
c) Déterminer tous les endomorphismes de E dont la représentation matricielle est diagonale dans
toutes les bases de E .

al
d) Quels sont les endomorphismes de E dont la représentation matricielle est la même dans toutes
les bases de E ?

♦♦ Exercice 13

nti
Soient A, B ∈ Mn (K) des matrices vérifiant AB − B A = A. Calculer tr (A p ) pour p ∈ N? .

♦♦ Exercice 14
 
a b c d
de
d a b c 
 
On note V l’ensemble des matrices à coefficients entiers du type   et G l’en-

 c d a b 
b c d a
semble des M ∈ V inversibles dans M4 (R) et dont l’inverse est dans V .
a) Quelle est la structure de G ?
b) Soit M ∈ V . Montrer que M ∈ G si, et seulement si, det M = ±1.
c) Montrer que G est isomorphe à Z/2Z × Z/4Z.
nfi

♦♦ Exercice 15
Montrer ¯ ¯
¯ 1
¯ n n − 1 . . . 2 ¯
¯
¯
¯ 2 .. ¯
1 . 3 ¯
n−1
. . .. ¯¯ = (−1)n+1 (n + 1)n
¯ ¯
¯ .. .. ..
Dn = ¯ . . . . . ¯
Co

¯ 2
¯
¯ n −1 . .. ¯
¯ 1 n ¯ ¯
¯ n n −1 ... 2 1 ¯

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14 DIAGONALISATION

Énoncés

al
♦♦ Exercice 1
µ ¶ µ ¶

− → − →− 1 →
− 3
Considérons la base orthonormée ( i , j ). Soient A = et B = dans cette base.
1 2
−→

nti
On souhaite avoir pour nouvelle base orthonormée un vecteur colinéaire à AB et un vecteur
orthogonal direct.

− →

Note : Orthogonale directe signifie que →

u ∧→

v et i ∧ j sont de même sens.

1. Définir la nouvelle base →



u ,→

v.

− →

2. Construire la matrice de passage de →

u ,→

v vers i , j .

− →

3. Calculer la matrice de passage de i , j vers →

u ,→

v.
de
♦♦ Exercice 2
 
1 2 0 0
0 1 2 0
 
Soit A =  . Expliquer sans calcul pourquoi la matrice A n’est pas diagonalisable.
0 0 1 2
nfi

0 0 0 1

♦♦ Exercice 3
Soit a ∈ R, notons A la matrice suivante
µ ¶
0 1
A= .
Co

−a 1 + a

On définit une suite (u n )n∈N , par la donnée de u 0 et u 1 et la relation de récurrence, pour n ∈ N

u n+2 = (1 + a)u n+1 − au n

1. Pour quelles valeurs de a la matrice A est-elle diagonalisable ?


2. Lorsque A est diagonalisable, calculer A n pour n ∈ N.
¶µ
un
3. On suppose A diagonalisable. On note Un le vecteur Un = , exprimer Un+1 en fonction
u n+1
de Un et de A , puis Un en fonction de U0 et de A .

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COLLES DE MATHÉMATIQUES

♦♦ Exercice 4
 
1 3 0
Soit la matrice A =  2 1 2 .
−1 −2 0
DIAGONALISATION

1. (a) Déterminer les valeurs propres de la matrice A (au moins une des racines du polynôme
de degré 3 posé lors de la recherche est considérée comme évidente).

al
(b) Déterminer les vecteurs propres associés à ces valeurs propres.

→−→ −

2. L’énoncé notera λ1 , λ2 etλ3 les valeurs propres citées dans l’ordre croissant et V1 , V2 et V3
trois exemples de vecteurs propres qui leur sont associés, de coordonnées entières (que vous
choisirez, donc).

nti
(a) Deux de ces vecteurs sont-ils colinéaires ?

→ −

(b) Calculer V1 ∧ V2 .


(c) Ce produit vectoriel est-il orthogonal à V3 ?

→−→ −

(d) Conclure : les vecteurs V1 , V2 et V3 sont-ils coplanaires ?
→ − →
− → −
3. La matrice A est celle d’un endomorphisme f , exprimée dans une base ( i , j , k ) de l’espace

→− →− →
à trois dimensions. Le système (V1 , V2 , V3 ) forme une nouvelle base de cet espace.
de
(a) Quelle est la matrice B de l’endomorphisme f dans cette nouvelle base ?


(b) En travaillant dans cette nouvelle base, déterminer l’image par f de V3 .

♦♦ Exercice 5
nfi
   
1 2

− → − → − →
−   →
−   −
→ →− →−
Soit, une base orthonormée ( i , j , k ), et U = 1 , V = −1 , W =U ∧V .
1 −1

1. Définir la base orthonormée (→



u ,→

v ,→

w ) colinéaire aux trois vecteurs décrits ci-dessus.
→ − →
− → −
2. établir les matrices de passage entre les bases ( i , j , k ) et (→

u ,→

v ,→

w ).
Co

♦♦ Exercice 6
Soit a ∈ R et A la matrice suivante
 
1 a 0
A = a 0 1  .
0 1 a

1. Calculer le déterminant de A et déterminer pour quelles valeurs de a la matrice est inversible.


2. Calculer A −1 lorsque A est inversible.

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COLLES DE MATHÉMATIQUES

♦♦ Exercice 7
Soit θ ∈ R, on considère l’endomorphisme f de R3 dont la matrice dans la base canonique est la
suivante
cos θ − sin θ 0
 

DIAGONALISATION
A =  sin θ cos θ 0 .
0 0 1
1. Quelle est la nature géométrique de cet endomorphisme ?

al
2. Démontrer que, pour tout θ ∈ R \ πZ, la matrice A admet une unique valeur propre réelle.
Quel est le sous-espace propre associé ? Que se passe-t-il si θ ∈ πZ ?

♦♦ Exercice 8

nti
Soit u l’endomorphisme de R3 dont la matrice dans la base canonique est
 
−4 −2 −2
A= 2 0 2 .
3 3 1

1. Déterminer et factoriser le polynôme caractéristique de A .


de
2. Démontrer que les valeurs propres de A sont 1 et −2. Déterminer les sous-espaces propres
associés.
3. Démontrer que A est diagonalisable et donner une base de R3 dans laquelle la matrice de u
est diagonale.
4. Trouver une matrice P telle que P −1 AP soit diagonale.
nfi

♦♦ Exercice 9
Soit u l’endomorphisme de R3 , dont la matrice dans la base canonique est
 
3 2 −2
A = −1 0 1  .
1 1 0
Co

1. Calculer les valeurs propres de A . L’endomorphisme u est-il diagonalisable ? (Justifier).


2. Calculer (A − I )2 . Démontrer que A n = n A + (1 − n)I .

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♦♦ Exercice 10
Soit A la matrice  
1 0 0
A = −1 2 1
DIAGONALISATION

0 0 2

et f l’endomorphisme de R3 associé.
1. Déterminer les valeurs propres de A .

al
2. Déterminer, sans calculs, des vecteurs ~
u et ~
v tels que f (~
u ) = 2~
u et f (~ v +~
v ) = 2~ u.
3. Soit ~ e) = ~
e tel que f (~ e . Démontrer que (~
e ,~ v ) est une base de R3 et écrire la matrice de f
u ,~
dans cette base.
4. La matrice A est-elle diagonalisable ? (Justifier.)

nti
♦♦ Exercice 11
Soit A la matrice  
1 0 0
A =  1 −1 0 
−1 2 −1
de
et f l’endomorphisme de R3 associé.
1. Factoriser le polynôme caractéristique de A .
2. Déterminer les sous-espaces propres et caractéristiques de A .
3. Démontrer qu’il existe une base de R3 dans laquelle la matrice de f est
nfi
 
1 0 0
B = 0 −1 2 
0 0 −1

et trouver une matrice P inversible telle que AP = P B (ou A = P B P −1 ).


4. Ecrire la décomposition de Dunford de B (justifier).
5. Pour t ∈ R, calculer exp t B .
Co

6. Donner les solutions des systèmes différentiels y 0 = B y et x 0 = Ax , où x et y désignent des


fonctions réelles à valeurs dans R3 .

♦♦ Exercice 12
Soient A, B ∈ Mn (K). On suppose qu’il existe un polynôme non constant P ∈ K [X ] vérifiant

AB = P (A) et P (0) 6= 0

Montrer que A est inversible et que A et B commutent.

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♦♦ Exercice 13
Soient A et B dans Mn (R). On suppose que A est nilpotente et qu’il existe P ∈ R [X ] tel que
P (0) = 1 et B = AP (A). Montrer qu’il existe Q ∈ R [X ] tel que Q(0) = 1 et A = BQ(B ).

DIAGONALISATION
♦♦ Exercice 14
a) Soit f un endomorphisme d’un R-espace vectoriel de dimension finie. Si a est valeur propre

al
de f , de multiplicité m , et si E( f , a) est le sous-espace propre attaché, montrer
1 É dim E( f , a) É m

b) Soit  
1 1 1 1

nti
2 2 2 2
 
A=
 
3 3 3 3

 
4 4 4 4
Déterminer simplement les valeurs propres de A .
La matrice A est-elle diagonalisable ?

♦♦ Exercice 15
de
On considère les matrices réelles
µ ¶ µ ¶
1 0 a b
A= et M =
0 2 c d

a) Calculer AM − M A .
b) Déterminer les éléments propres de l’endomorphisme M 7→ AM − M A .
nfi

♦♦ Exercice 16
Déterminer le polynôme caractéristique de la matrice ∗ :
0 ··· 0 1
 
 .. .. .. 
. . . 
 ∈ Mn (R)
Co

A=

 0 ··· 0 1 
1 ··· 1 1

♦♦ Exercice 17
Soit A ∈ Mn (R) inversible de polynôme caractéristique χ A . Établir que pour tout x 6= 0 :
xn
µ ¶
1
χ A −1 (x) = χA
χ A (0) x
∗. On pourra commencer par chercher les valeurs propres et vérifier son calcul pour n = 2.

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♦♦ Exercice 18
Soit E un C-espace vectoriel de dimension finie.
a) Justifier que tout endomorphisme de E possède au moins une valeur propre
b) Observer que l’endomorphisme P (X ) 7→ (X − 1)P (X ) de C [X ] n’a pas de valeurs propres.
DIAGONALISATION

♦♦ Exercice 19

al
cos α − sin α cos α sin α
µ ¶ µ ¶
Soient α ∈ R et A = ∈ M2 (K) et B = ∈ M2 (K)
sin α cos α sin α − cos α
a) On suppose K = C. La matrice A est-elle diagonalisable ?
b) On suppose K = R. La matrice A est-elle diagonalisable ?

nti
c) Mêmes questions avec B .

♦♦ Exercice 20
Soient a, b, c ∈ R. La matrice
 
0 −b c
0 −c  ∈ M3 (R)
de
M = a
−a b 0

est-elle diagonalisable ?

♦♦ Exercice 21
nfi

À l’aide du pivot de Gauss déterminer si les matrices suivantes sont inversibles, et le cas échéant
calculer leur inverse.
   
−1 2 −1 8 4 −16
1. A = −4 5
 −3 3. C = 0 4 −8 
−2 2 −1 4 4 −12
   
1 1 1 1 −1 2
Co

2. B = 2 −1
 1 4. D =  1 −1 −1
1 0 1 −1 2 −1

♦♦ Exercice 22
Discuter, selon les valeurs du paramètre réel λ, l’existence et le nombre de solutions des sys-
tèmes suivants. Dans chaque cas on donnera l’ensemble des solutions du système.

 −(2 + λ)x − 2y − 6z = 0
 
 −λx + y − z = 0
1. x − (1 + λ)y + z = 0 2. x − (2 + λ)y + z = 0
x + 3y + (5 − λ)z = 0 2x − (1 + λ)z = 0
 

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♦♦ Exercice 23
   n 
a 0 0 a 0 0
Soit D =  0 b 0. Montrer par récurrence que pour tout n ∈ N, D n =  0 b n 0 .
0 0 c 0 0 cn

DIAGONALISATION
♦♦ Exercice 24

al
On considère les matrices suivantes :
     
−1 2 2 2 −1 −1 1 1 1
1 1
A =  2 −1 2  P = −1 2 −1 Q = 1 1 1
3 3

nti
2 2 −1 −1 −1 2 1 1 1

1. Calculer P 2 , Q 2 , PQ , QP .
2. Déterminer deux réels a et b tels que A = aP + bQ .
3. Montrer que ∀n ∈ N, A n = a n P + b n Q .

♦♦ Exercice 25
de
   
−4 −6 0 2 1 0
On considère les matrices A =  3 5 0 et P = −1 −1 0.
3 6 5 0 1 1
 
x
1. Déterminer l’ensemble des valeurs de λ pour lesquelles l’équation AX = λX où X = y 
nfi
 
z
admet une infinité de solution. Dans chaque cas on donnera l’ensemble des solutions de
l’équation.
2. Montrer que P est inversible et calculer son inverse.
3. Expliciter la matrice D définie par A = P DP −1 .
4. Montrer que pour tout n ∈ N, A n = P D n P −1 .
Co

5. Expliciter alors A n .

♦♦ Exercice 26
       
2 0 4 −4 4 2
Soit la matrice A =  3 −4 12  et les matrices colonnes X 1 =  3 , X2 =  0  et X 3 = 1.

1 −2 5 2 −1 0
Montrer que les vecteurs X 1 , X 2 et X 3 sont des vecteurs propres de A et déterminer les valeurs
propres associées.

69/98
COLLES DE MATHÉMATIQUES

♦♦ Exercice 27
 
7 3 −9
Soit A = −2 −1 2 .
2 −1 −4
DIAGONALISATION

1. Soit P (X ) = X 3 − 2X 2 − 5X + 6.
(a) Résoudre dans R l’équation P (x) = 0.

al
(b) Calculer P (A).
(c) En déduire que l’ensemble des valeurs propres de A est inclus dans {−2; 1; 3}.
2. Déterminer les valeurs propres de A et pour chaque valeur propre déterminer une base du
sous-espace propre associé.

nti
♦♦ Exercice 28
Déterminer les valeurs propres des matrices suivantes, ainsi qu’une base des sous-espaces
propres associés.
µ ¶    
2 4 1 −1 0 1 −2 2
1. A =
1 −1 2. B = 0 2 −2 3. C = −2 1 2
de
0 0 3 −2 −2 5

♦♦ Exercice 29
 
1 4 6
1. Soit la matrice A = 0
 2 5. A est-elle diagonalisable ? A est-elle inversible ?
0 0 3
nfi

 
1 3 5
2. Soit la matrice B = 0
 0 4. B est-elle diagonalisable ? B est-elle inversible ?
0 0 2

0 1 1

1 2 2
1
3. La matrice D =  2 0 2  est-elle diagonalisable ?
1 1
2 2
0
Co

♦♦ Exercice 30
Les matrices suivantes sont-elles diagonalisables ? Si oui déterminer une matrice diagonale D
et une matrice inversible P telles que A = P DP −1

     
µ ¶ 1 0 1 3 0 1 4 −3 −1
5 −6
1. A = 2. A = 0 1 0 3. A = −1 2 −1 4. A =  4 −3 −2
3 −6
1 1 1 −2 0 0 −1 1 2

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15 ESPACE VECTORIEL NORMÉ

Énoncés

al
♦♦ Exercice 1
Soient N1 , N2 deux normes sur un R-espace vectoriel E .
a) On note B 1 = {x ∈ E /N1 (x) É 1} et B 2 = {x ∈ E /N2 (x) É 1}.
Montrer

nti
B 1 = B 2 ⇒ N1 = N2
b) Même question avec les boules unités ouvertes.

♦♦ Exercice 2
On définit sur E = C 0 ([0, 1] , R) une norme par
de
Z 1¯ ¯
N(f ) = ¯ f (t )¯ dt
0

a) Soient a, b Ê 0 et u, v > 0. Etablir que


p p 1 a b
a+ b=1⇒ É +
u+v u v
b) Soient f , g ∈ E telles que f , g > 0. Montrer
nfi

N ( f )2 N ( f −1 ) + N (g )2 N (g −1 )
N (( f + g )−1 ) É
(N ( f ) + N (g ))2
c) En déduire que
N ( f + g )N (( f + g )−1 ) É max(N ( f )N ( f −1 ), N (g )N (g −1 ))

♦♦ Exercice 3
Co

Soit (E , kk) un espace vectoriel normé sur K (K = R ou C).


a) Montrer que pour tous x, y ∈ E
° ° ©° ° ° °ª
kxk + ° y ° É 2 max °x + y ° , °x − y °

b) Montrer que l’on peut avoir l’égalité avec x 6= 0 et y 6= 0.


Désormais la norme est euclidienne.
c) Montrer que pour tous x, y ∈ E
° ° p ©° ° ° °ª
kxk + ° y ° É 2 max °x + y ° , °x − y °
p
d) Peut-on améliorer la constante 2 ?

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COLLES DE MATHÉMATIQUES

 Exercice 4
Soit n ∈ N avec n Ê 2. Existe-t-il une norme k . k sur Mn (C) invariante par conjugaison, c’est-à-dire
telle que :
∀(A, P ) ∈ Mn (C) × GLn (C), kAk = °P −1 AP °
° °

♦♦ Exercice 5

al
Pour A = (ai , j ) ∈ Mn (R) on pose
à !1/2
n
a i2, j
X
kAk =
i , j =1
ESPACE VECTORIEL

Montrer que k . k est une norme matricielle i.e. que c’est une norme sur Mn (R) vérifiant

nti
NORMÉ

∀A, B ∈ Mn (R), kAB k É kAk kB k

♦ Exercice 6
Soient p > 1 et q > 1 tel que 1/p + 1/q = 1.
a) Montrer que pour a, b Ê 0
de
1 p 1 q
ab É a + b
p q
Pour x = (x 1 , . . . , x n ) ∈ Kn et y = (y 1 , . . . , y n ) ∈ Kn , on pose :
!1/p
n ¯ ¯ 1/q
à à !
n
X p
° ° X q
kxkp = |x i | et ° y °q = ¯yi ¯
i =1 i =1

b) Etablir
nfi

¯ ¯ ¯ ¯q
¯x i y i ¯ 1 |x i |p 1 ¯ y i ¯
° ° É p + ° °
kxkp ° y °q p kxkp q ° y °qq

et en déduire
n ¯
X ¯ ° °
¯x i y i ¯ É kxkp ° y °
q
i =1

c) En écrivant ¡ ¯ ¯¢ p ¡ ¯ ¯¢p−1 ¯ ¯ ¡ ¯ ¯¢p−1


|x i | + ¯ y i ¯ = |x i | |x i | + ¯ y i ¯ + ¯ y i ¯ |x i | + ¯ y i ¯
Co

justifier ° ° ° °
°x + y ° É kxkp + ° y °
p p

d) Conclure que k . kp définit une norme sur Kn .

♦♦ Exercice 7
Soient A, B ∈ S n (R). Montrer

(tr(AB + B A))2 É 4tr(A 2 )tr(B 2 )

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♦♦ Exercice 8
Démontrer que la boule unité fermée B d’un espace ° préhilbertien ° réel est strictement convexe
i.e. que pour tout x, y ∈ B différents et tout t ∈ ]0, 1[, °(1 − t )x + t y ° < 1.

♦♦ Exercice 9

al
Soit (e 1 , e 2 , . . . , e n ) une famille de vecteurs unitaires d’un espace préhilbertien réel E telle que
n
∀x ∈ E , kxk2 = (e i | x)2
X
i =1

ESPACE VECTORIEL
Montrer que (e 1 , e 2 , . . . , e n ) constitue une base orthonormée de E .

nti
NORMÉ
♦♦ Exercice 10
Soient E un espace préhilbertien réel et f , g : E → E telles que
∀x, y ∈ E , ( f (x) | y) = (x | g (y))

Montrer que f et g sont linéaires.


de
♦♦ Exercice 11
Soient E un espace préhilbertien réel et f : E → E une application surjective telle que pour tout
x, y ∈ E , on ait
( f (x) | f (y)) = (x | y)
nfi

Montrer que f est un endomorphisme de E .

♦♦ Exercice 12
Soient x, y deux vecteurs non nuls d’un espace préhilbertien réel. Etablir
° ° ° °
° x y ° °x − y °
−° ° °=
Co

° °
° kxk2 ° y °2 ° kxk ° y °
° ° °

♦♦ Exercice 13
On munit E = C ([a, b] , R) du produit scalaire défini par
Z b
(f | g) = f (t )g (t ) dt
a

En exploitant le théorème d’approximation uniforme de Weierstrass, établir que l’orthogonal du


sous-espace vectoriel F de E formé des fonctions polynomiales est réduit à {0}.

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♦♦ Exercice 14
a) Montrer l’existence et l’unicité de A ∈ Rn [X ] tel que
Z 1
∀P ∈ Rn [X ] , P (0) = A(t )P (t ) dt
0

b) Montrer que A est de degré n .

al
♦♦ Exercice 15
Soit E = C 0 ([0; 1], R). On définit les normes ||.||1 , ||.||2 et ||.||∞ par :
ESPACE VECTORIEL

¶1/2

nti
Z 1 µZ 1
2
|| f ||1 = | f (t )|d t , || f ||2 = f (t ) d t et || f ||∞ = sup | f |
NORMÉ

0 0 [0;1]

1. Montrer que ||.||∞ est plus fine que ||.||1 et ||.||2 mais qu’elle n’équivaut ni à l’une, ni à l’autre.
2. Comparer ||.||1 et ||.||2 .

♦♦ Exercice 16
de
Soient l’espace E = { f ∈ C 1 ([0; 1], R) | f (0) = 0} et N l’application définie sur E par

N ( f ) = N∞ (3 f + f 0 )

1. Montrer que (E , N ) est un espace vectoriel normé puis qu’il existe α > 0 tel que :

N∞ ( f ) É αN ( f ).
nfi

2. Les normes N∞ et N sont-elles équivalentes ?

♦♦ Exercice 17
Soient E = C 1 ([0; 1], R) et N : E → R+ définie par
Co

s
Z 1
N(f ) = f 2 (0) + f 02 (t )d t
0

1. Montrer que N définit une norme sur E .


2. Comparer N et ||.||∞ .

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16 INTÉGRATION

Énoncés

al
♦♦ Exercice 1
Z π/2 Z
3
Calculer les intégrales suivantes : a) cos x sin x d x, b) ln(x 2 + 1)d x.
0
Indication : première intégrale s’intègre par un changement de variables adapté (u = sin x), la

nti
deuxième par l’intégration par parties et puis en faisant une division de polynômes.

♦ Exercice 2
En effectuant 2 intégrations par parties, déterminer une primitive de f : x 7→ e x sin(x).
de
♦♦ Exercice 3
1
dx 1
Z
2
Calculer l’intégrale : p on posera u =
0 (1 − x) 1 − x 2 1−x

♦♦ Exercice 4
nfi

Calculer l’intégrale suivante à l’aide du changement de variable proposé :


π
dx
Z
2
avec t = cos x
π sin x
6
Co

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♦♦ Exercice 5
Z x=9 q p
L’objectif est de calculer l’intégrale suivante : I = 1 + xd x
x=0

p p
1. On envisage d’utiliser le changement de variable suivant : t = 1 + x.
dt
(a) Exprimer dx
dérivée de t par rapport à x.
p

al
(b) En exprimant d x et x en fonction de t et d t , montrer que I devient :
Z t2
I =4 t 2 (t 2 − 1)d t .
t1

(c) Déterminer les bornes t 1 et t 2 .

nti
2. Calculer I .

♦ Exercice 6
Soit Z +∞ dt
INTÉGRATION

f : x 7→
1 + x3 + t 3
de
0

a) Montrer que f est définie sur R+ .


b) À l’aide du changement de variable u = 1t , calculer f (0).
c) Montrer que f est continue et décroissante.
d) Déterminer lim f .
+∞

♦♦ Exercice 7
nfi

Soit
2
+∞ e−t x dt
Z
g (x) =
0 1+ t3
a) Calculer g (0) en réalisant le changement de variable t = u1 .
b) Étudier les variations de g sur son domaine de définition.
Co

c) Étudier la limite de g en +∞.

♦♦ Exercice 8
Soit Z π/2 cos t
f : x 7→ dt
0 t +x
a) Montrer que f est définie, continue sur R+? . Etudier les variations de f .
b) Déterminer les limites de f en 0+ et +∞.
c) Déterminer un équivalent de f en 0+ et +∞.

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♦ Exercice 9
a) Justifier que l’intégrale suivante est définie pour tout x > 0
1 t x−1
Z
f (x) = dt
0 1+t
b) Justifier la continuité de f sur son domaine de définition.
c) Calculer f (x) + f (x + 1) pour x > 0.
d) Donner un équivalent de f (x) quand x → 0+ et la limite de f en +∞.

al
♦♦ Exercice 10
Soit f : R+ → R définie par
2
)
e−x(1+t

nti
Z 1
f (x) = dt
1+ t2 0
a) Montrer que f est dérivable sur R et exprimer f 0 (x).
+

b) Calculer f (0) et lim f .


+∞
c) On note g l’application définie par g (x) = f (x 2 ). Montrer que :
¶2
x π
µZ
−t 2
g (x) + e dt =
0 4

INTÉGRATION
de
d) Conclure p
+∞ π
Z
−t 2
e dt =
0 2

♦♦ Exercice 11
Soit f la fonction donnée par
π/2
nfi
Z
f (x) = sinx (t ) dt
0
a) Montrer que f est définie et positive sur ]−1, +∞[.
b) Montrer que f est de classe C 1 et préciser sa monotonie.
c) Former une relation entre f (x + 2) et f (x) pour tout x > −1.
d) On pose pour x > 0,
ϕ(x) = x f (x) f (x − 1)
Montrer que
Co

∀x > 0, ϕ(x + 1) = ϕ(x)


?
Calculer ϕ(n) pour n ∈ N .
e) Déterminer un équivalent à f en −1+ .

♦♦ Exercice 12
Soit f : [0, 1] → R donnée par
f (x) = x 2 cos 1/x 2 si x ∈ ]0, 1] et f (0) = 0
¡ ¢

Montrer que f est dérivable sur [0, 1] mais que sa dérivée f 0 n’est pas intégrable sur ]0, 1].

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♦♦ Exercice 13
Soit f : [0, +∞[ → R une fonction continue par morceaux.
On suppose que f est intégrable. Montrer
Z x+1
f (t ) dt −−−−−→ 0
x x→+∞

al
♦♦ Exercice 14
Soit f : [0, +∞[ → R une fonction continue par morceaux et décroissante.
On suppose que f est intégrable. Montrer

nti
x f (x) −−−−−→ 0
x→+∞

♦♦ Exercice 15
Soit f : [0, +∞[ une fonction continue de carré intégrable. Montrer
Z x
INTÉGRATION

¡p ¢
f (t ) dt = o x
de
0 x→+∞

♦♦ Exercice 16
Z +∞ arctan(2x) − arctan x
Existence et valeur de dx
0 x
nfi

♦♦ Exercice 17
Z ∞ dx
Montrer la convergence et calculer l’intégrale généralisée :
3 x2 − 1
Co

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♦♦ Exercice 18
Calculer les intégrales suivantes :
Z +∞ dt
Z +∞ dt p
1. 6. p on posera u = e t + 1
0 (t + 1)(t + 2) 0 et + 1
Z +∞ dt
Z +∞
dt
2. t
on posera u = e t 7. on posera u = e t
0 (e + 1)(e−t + 1) 1 sht
Z +∞

al
Z +∞ µ
t ln t

1
3. ln 1 + 2 dt on fera une IPP 8. 2 2
dt on posera u = 1t
0 t 0 (t + 1)
Z +∞
Z +∞ p
p dt
4. e− t dt on posera u = t + une IPP 9. p on posera t = sh x
0 1 t 1+ t2
2
Z 1
Z +∞ ln t ln t p
5. dt on posera u = 1t 10. p dt on posera u = t

nti
0 (1 + t )2 0 t

♦♦ Exercice 19
sin3 t +∞ sin3 t
Z Z +∞
1. Justifier l’existence de I = dt Pour x > 0, on pose I (x) = dt
0 t2 x t2

INTÉGRATION
3 3x sin t
Z
3
de
2. On rappelle sin 3a = 3 sin a − 4 sin a . Établir que I (x) = dt
4 x t2
3. En déduire la valeur de I .

♦♦ Exercice 20
Z Z
Soit D le domaine : D = (x, y) ∈ R ; x Ê 0, y Ê 0, x + y É 1 . Calculer
2
© ª
f (x, y)d xd y dans les
nfi

D
cas suivants :
a) f (x, y) = x 2 + y 2 b) f (x, y) = x y(x + y).

Indications : Remettre le domaine en place, puis procéder par intégrations successives.

♦♦ Exercice 21
Co

Z Z
Calculer l’intégrale double suivante f (x, y)d xd y , avec
D
1. f (x, y) = x et D = (x, y) ∈ R2 ; y Ê 0, x − y + 1 Ê 0, x + 2y − 4 É 0 .
© ª

2. f (x, y) = x + y et D = (x, y) ∈ R2 ; 0 É x É 1; x 2 É y É x .
© ª
n πo
3. f (x, y) = cos(x y) et D = (x, y) ∈ R2 ; 1 É x É 2, 0 É x y É .
2
4. f (x, y) = x y et D = (x, y) ∈ R2 ; x Ê 0, y Ê 0, x y + x + y É 1. .
© ª

1 2
3 et D = (x, y) ∈ R ; 1 < x < 3, y > 2, x + y < 5 .
© ª
5. f (x, y) = (x+y)
Indications : Dessiner et exprimer mieux le(s) domaine(s).

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♦♦ Exercice 22
Soit D le domaine :
D = (x, y) ∈ R2 ; −1 É x É 1 et x 2 É y É 4 − x 3 .
© ª

Calculer l’aire de D .

♦♦ Exercice 23

al
Calculer les intégrales suivantes après avoir justifié leur existence :
Z 1 x
Z 1 1 ³ x ´
1. 2
dx 4. ln dx
0 1+x 1 x(1 + x) x +1

nti
2
Z 3
1 x
2. dt Changement de variable u = .
2 t ln(t ) x +1
Z 3 Z 1
3. x 3 ln(x) d x 5. |x 2 − x| d x .
1 −1

♦♦ Exercice 24
INTÉGRATION

de
On considère la fonction f définie sur [0; 3] par :


 x2 si x ∈ [0; 1]


x si x ∈]1; 2[
f (x) =


 0 si x = 2

−2x + 5 si x ∈]2; 3]

nfi

1. Tracer la courbe représentative de f .


Z 3
2. Calculer f (t ) d t .
0

♦♦ Exercice 25
On définit f sur [1; 2] par f (x) = (x − 1)[x 2 ].
Co

1. Montrer que f est continue par morceaux.


Z 2
2. Calculer f (t ) d t .
1

♦♦ Exercice 26
1. Montrer que ∀x Ê 0, 0 É ln(1 + x) É x .
Z 1
2. En déduire que lim ln(1 + x n ) d x = 0.
n→+∞ 0

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17 ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES

Énoncés

al
♦♦ Exercice 1
Résoudre les équations différentielles suivantes :

1. y 0 + y = x 2 + x + 1 1
3. y 0 + y =

nti
1 + ex
4. y 0 sin x − y cos x = 1, x ∈]0, π[
1 + ln x
2. (x ln x)y 0 − y = − 5. 2x y 0 + y = x n
x

♦♦ Exercice 2
Résoudre sur R les équations différentielles suivantes :
de
1. x 2 y 0 = y 2. x 3 y 0 = y

♦♦ Exercice 3
Soit E l’espace vectoriel des fonctions de classe C 1 sur R.
nfi

Z 1
0 −x
On note F l’ensemble des fontions f de E telles que f (x) − f (x) = e f (t )d t .
0
1. Montrer que F est un sous-espace vectoriel de E .
2. Déterminer F.

♦♦ Exercice 4
Co

x2
Déterminer les fonctions de classe C 1 sur R solutions de l’équation différentielle : y 0 = y − .
y
On posera z = y 2 .

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♦♦ Exercice 5
 0
 x = x + 2y − z
On considère le système différentiel : (S) : y 0 = 2x + 4y − 2z où x, y et z sont des fonctions de t .
 0
z = −x − 2y + z
 
1 2 −1
Soit A =  2 4 −2  . Donner ses éléments propres puis résoudre le système (S).
−1 −2 1

al
♦♦ Exercice 6
Résoudre l’équation différentielle : y 0 − y = x + e x avec y(0) = −1

nti
♦♦ Exercice 7
Résoudre l’équation différentielle : y 02 + 2y 0 + 1 − y 2 = 0

♦♦ Exercice 8
de
Résoudre l’équation (1 − x)y 0 − x y = 0 sur ] − ∞, 1[, sur ]1, +∞[ puis sur R.

♦♦ Exercice 9
DIFFÉRENTIELLES

Résoudre les équations différentielles suivantes :


ÉQUATIONS

nfi

1. y 00 − 2y 0 + y = x 2 2. y 00 − 3y 0 − 4y = e 4x + x 3. y 00 + y = cos x

♦♦ Exercice 10
Trouver toutes les fonctions f telles que : f 0 (x) + f (−x) = x 3 + 1 ∀x ∈ R.
Co

♦♦ Exercice 11
Z π
2
00
Soit F l’ensemble des fonctions de classe C sur R telles que ∀x ∈ R, f (x) + f (x) =
2
f (t )d t
0

1. Montrer que F est un espace vectoriel. 2. Déterminer F.

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18 VARIABLES ALÉATOIRES À DENSITÉ

Énoncés

al
♦♦ Exercice 1
Déterminer si les fonctions suivantes sont des densités de probabilité et si oui déterminer la
fonction de répartition de la VAR associée à cette densité.

nti
( 
0 si t < 0 0 si t < 0
1. g (t ) = −2t 2. u(t ) = 3 −t /2 ¡ ¢2
4t e si t Ê 0  e 1 − e −t /2 si t Ê 0
2

0 si t < 0
3. f (t ) = 1 −t On pensera au changement de variable u = e −t .
 e ln(1 + e t ) si t Ê 0
2 ln 2
de
♦♦ Exercice 2

0 si t ∉]1; 2]
Soit f la fonction définie sur R par : f (t ) = a
p si t ∈]1; 2]
t −1
Déterminer a pour que f soit une densité de probabilité
nfi

♦♦ Exercice 3
Déterminer si les fonctions suivantes sont les fonctions de répartition d’une variable à densité.
Si oui, en donner une densité.
1

0 si x < 0 2. ∀x ∈ R, F (x) = 1 −
1. F (x) = x ´2 −x 1 + ex
Co

³
1 − 1 + e si x Ê 0
2

♦♦ Exercice 4
(
0 si x < 0
Soit X une VAR dont la fonction de répartition F est définie par : F (x) = 2
/2
1 − e −x si x Ê 0
Montrer que X est une variable à densité et déterminer une densité de X .

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♦♦ Exercice 5

Calculer, si elle existe, l’espérance de la variable X dont une densité est :


( 
0 si t < 0 0 si t < 1
1. g (t ) = −2t 2. h(t ) = 4 ln t
4t e si t Ê 0  si t Ê 1
t3

al
♦♦ Exercice 6

Reprendre l’exercice 5 et calculer, si elle existe, la variance de la variable aléatoire associée aux
densités données.

nti
♦♦ Exercice 7

Soit X une VAR qui suit une loi uniforme sur [a; b]. Montrer que X admet une variance et la cal-
culer.
de
♦♦ Exercice 8

On suppose que la distance en mètres parcourue par un javelot suit une loi normale. Au cours
d’un entrainement, on constate que :
– 10% des javelots atteignent plus de 75 mètres.
– 25% des javelots parcourent moins de 50 mètres.
nfi

Calculer la longueur moyenne parcourue par un javelot ainsi que l’écart-type de cette longueur.
On donne au dos la table de valeurs de la fonction de répartition de la loi N (0, 1).

♦♦ Exercice 9
VAR. À DENSITÉ

Soit X une variable aléatoire suivant la loi exponentielle E (λ).


Co

p
1. Déterminer la loi de la variable aléatoire Y = X .
2. Déterminer une densité de X 2 .
3. Déterminer une densité de X 3 .

♦♦ Exercice 10

Soit X une variable aléatoire à densité dont la fonction de répartition F est strictement crois-
sante. Déterminer la loi de la variable aléatoire Y = F (X ).

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♦♦ Exercice 11

Soit X une variable aléatoire dont une densité est la fonction f définie sur R par :
(
e −|x| si − ln 2 É x É ln 2
f (x) =
0 sinon

1. Déterminer la fonction de répartition F de X .

al
2. On pose Y = |X |. Déterminer la fonction de répartition G de Y puis montrer que Y est une
variable à densité et donner une densité de Y .

nti
♦♦ Exercice 12

Soit X une VAR admettant une densité f . On suppose que X prends ses valeurs dans R+ . Soit
Y = [X ] (partie entière de X )

1. Déterminer la loi de Y .
2. (a) Montrer que E (Y ) existe si et seulement si E (X ) existe.
de
(b) Montrer que si E (X ) existe alors : E (Y ) É E (X ) É E (Y ) + 1.

♦♦ Exercice 13

Déterminer si les fonctions suivantes sont des densités de probabilité et si oui déterminer la
nfi

fonction de répartition de la VAR associée à cette densité.


( 
0 si t < 0 0 si t < 0
1. g (t ) = 2. u(t ) = 3 −t /2 ¡
4t e −2t si t Ê 0  e 1 − e −t /2
¢2
si t Ê 0
2
 VAR. À DENSITÉ
0 si t < 0
On pensera au changement de variable u = e −t .
Co

3. f (t ) = 1 −t
 e ln(1 + e t ) si t Ê 0
2 ln 2

♦♦ Exercice 14

0 si t ∉]1; 2]
Soit f la fonction définie sur R par : f (t ) = a
p si t ∈]1; 2]
t −1
Déterminer a pour que f soit une densité de probabilité.

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Couples de variables à densité

♦♦ Exercice 15
Théo fait du tir à l’arc sur une cible circulaire de rayon 1. On suppose que Théo est suffisamment
maladroit pour que le point d’impact M de coordonnées (X , Y ) soit uniformément distribué sur la
cible.
On note D = {(x, y) ∈ R2 ; x 2 + y 2 É 1}.

al
1. Quelle est la densité du couple (X , Y ) ?
2. Déterminer les lois marginales de X et de Y .
3. Les variables aléatoires X et Y sont-elles indépendantes ?
Indications : Trouver deux intervalles I et J tels que

nti
P (X ∈ I , Y ∈ J ) 6= P (X ∈ I )P (X ∈ J ).

♦♦ Exercice 16
Soit T l’intérieur d’un triangle du plan délimité par les points O(0, 0), I (1, 0) et J (0, 1) et soit (X , Y )
un couple de variables aléatoires de loi uniforme sur le triangle T .
de
1. Donner la densité du couple (X , Y ).
2. Calculer les lois marginales de X et de Y .
3. Les variables aléatoires X et Y sont-elles indépendantes ?
4. Calculer la covariance du couple (X , Y ). Qu’en pensez-vous ?
Indications : Trouver deux intervalles I et J tels que
nfi

P (X ∈ I , Y ∈ J ) 6= P (X ∈ I )P (X ∈ J ).

♦♦ Exercice 17
Soient X et Y deux variables aléatoires à valeurs dans N∗ , telles que :
VAR. À DENSITÉ

¡ ¢ a
P (X = i ) ∩ (Y = j ) = i + j ,
Co

2
pour tous I , j de N∗ .
1. Calculer a .
2. Déterminer les lois marginales de X et Y .
3. X et Y sont-elles indépendantes ?
¡ ¢
Indications : Comparer P (X = i ) ∩ (Y = j ) et P (X = i ) × P (Y = j ).

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19 CONVERGENCES, APPROXIMATIONS ET ESTIMATION

Énoncés

al
♦♦ Exercice 1
En utilisant l’inégalité de Bienaymé-Tchebychev, montrer que pour tout x > 0
p
µ ¶
1
Z
−t 2 /2
−∞xe d t Ê 2π 1 − 2

nti
2x

♦♦ Exercice 2
Soit (X i )i ∈N une suite de VAR deux à deux indépendantes. On suppose que X i suit une loi de
Bernouilli de paramètre p i . On souhaite démontrer que pour tout ∃,
ï ¯ !
n
de
¯ X +···+ X 1X ¯
¯ 1 n
lim P ¯ − p i ¯ < ∃ = 1.
¯
n→+∞ ¯ n n i =1 ¯

1. A quel résultat de cours cela vous fait-il penser ? Peut-on appliquer ici ce théorème ?
2. En vous inspirant de la démonstration du théorème cité dans la question précédente dé-
montrer le résultat demandé.
nfi

♦♦ Exercice 3
Soit (X n )nÊ1 une suite de VAR définies sur un même espace probabilisé, indépendantes, suivant
une loi uniforme sur [0; 1]. Pour n Ê 1 on définit :

M n = max(X 1 , · · · , X n ) et Yn = n(1 − M n )
Co

On rappelle que pour tout x ∈ R, [Mn É x] = [X 1 É x] ∩ [X 2 É x] ∩ · · · ∩ [X n É x].


1. Déterminer la fonction de répartition de Mn , puis celle de Yn .
2. Montrer que la suite (Yn ) converge en loi vers une variable remarquable.

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CONV., APPROX. ET
ESTIMATION COLLES DE MATHÉMATIQUES

♦♦ Exercice 4
On considère une suite (X n )n∈N∗ de variables de Poisson indépendantes de paramètre 1.
On pose S n = X 1 + · · · + X n .
1. Quelle est la loi de S n ?
2. Exprimer P (S n É n) en fonction de n .
3. En utilisant le théorème de la limite centrée, montrer que :

al
n nk 1
lim e −n
X
=
k=0 k! 2
n→+∞

♦♦ Exercice 5

nti
Soit n un entier supérieur ou égal à 2. On considère n variables aléatoires indépendantes Z1 , · · · ,
Z1 + · · · + Zn
Zn suivant toutes la loi géométrique de paramètre p (p ∈]0; 1[). On pose de plus M n = .
n
1. Déterminer l’espérance m et l’écart type σn de Mn .
Z 1 2
/2
2. Montrer que lim P (0 É Mn − m É σn ) existe et exprimer sa valeur à l’aide de e −x d x.
n→+∞ 0
de
♦♦ Exercice 6
Chaque année, M. Durand effectue deux fois par jour, 5 jours par semaine et pendant 46 se-
maines, un trajet en voiture dont la durée est une VAR X qui suit une loi d’espérance 45 min et
d’écart-type 10 min. On suppose que les durées des trajets sont mutuellement indépendantes.
Quelle est la probabilité pour que M. Durand passe au moins 350 h dans sa voiture au cours de
21000 − 460 × 45
nfi

l’année ? (On donne p ≈ 1, 40)


46000

♦♦ Exercice 7
Un lot de N pots de confiture contient 0, 2% de pots avariés. On cherche à calculer la probabilité
que, parmi 1000 pots, il y ait au plus 4 pots avariés ?
Co

Pour cela on notera X la VAR aléatoire égale au nombre de pots avariés parmi 1000 pots, on re-
connaitra une loi usuelle et on supposera N bien choisi pour pouvoir effectuer des approximations
de loi.

♦♦ Exercice 8
Une entreprise fabrique des jouets électroniques. Après la fabrication de ces jouets, malgré des
contrôles, 0, 6% des jouets restent défectueux : un jouet sortant de l’entreprise a ainsi la probabilité
0, 006 d’être défectueux. On considère un lot de n jouets et parmi ceux-ci on appelle X n le nombre
de jouets défectueux.

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CONV., APPROX. ET
COLLES DE MATHÉMATIQUES

ESTIMATION
1. Quelle est la loi de la variable aléatoire X n ?
2. Pour n = 500, par quelle loi peut-on approcher la loi de la variable aléatoire X n ? En déduire,
pour cette valeur de n , une approximation de la probabilité qu’il y ait au plus deux jouets
défectueux.

♦♦ Exercice 9

al
Une entreprise compte 300 employés. Chacun d’eux téléphone en moyenne 6 minutes par
heure. Quel est le nombre de lignes que l’entreprise doit installer pour que la probabilité que
toutes les lignes soient utilisées au même instant soit au plus égale à 0,025.
On notera N le nombre de lignes installées dans l’entreprise, X la VAR égale au nombre d’em-
ployés qui téléphonent à une instant t fixé, et on commencera au départ par calculer la probabilité

nti
qu’un employé donné soit en train de téléphoner à une instant t .
p
On donne 27 × 1, 96 + 30 ≈ 40, 18.

♦♦ Exercice 10
Un dé régulier est lancé 9 000 fois. On cherche à déterminer la probabilité de l’événement « on
a obtenu 6 entre 1 400 et 1 600 fois ». On note X la VAR égale au nombre de 6 obtenus. On donne
de
100 100, 5
p ≈ 2, 83 et p ≈ 2, 84.
1250 1250

1. Quelle est la loi de X


2. Par quelle loi peut-on approcher la loi de X .
3. Calculer la probabilité demandée dans l’énoncé de deux façon : avec correction de continuité
et sans correction de continuité. Commenter les résultats obtenus.
nfi

4. A l’aide de l’inégalité de Bienaymé-Tchebychev, donner une minoration de la probabilité de-


mandée. Commenter.
Co

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CONV., APPROX. ET
ESTIMATION COLLES DE MATHÉMATIQUES

♦♦ Exercice 11
Dans cet exercice R désigne un réel fixé strictement positif et on considère la fonction f définie
sur R par :

0 si t ∉ [0 ; R]
f (t ) = 2t
 si t ∈ [0 ; R]
R2

al
1. (a) Etudier la continuité de f .
(b) Montrer que f est une densité de probabilité.

On note dans toute la suite X une variable aléatoire réelle de densité f . F X désigne sa fonc-
tion de répartition.

nti
2. (a) Déterminer la valeur F X (x) lorsque x < 0, puis lorsque x > R.
x2
(b) Montrer que pour tout réel x de [0; R], F X (x) = .
R2
2R
3. (a) Montrer que X admet une espérance et que E (X ) = .
3
R2
(b) Montrer que X admet une variance et que V (X ) = .
18
de
Dans toute la suite n désigne un entier naturel non nul et X 1 , X 2 , ..., X n des variables aléa-
toires indépendantes et de même loi que X . On cherche à estimer le réel R à l’aide de
X 1 , X 2 , .., X n .
3 Pn
4. On note Tn = X k et on cherche à estimer R avec Tn .
2n k=1
Montrer que Tn est un estimateur sans biais de R et calculer son risque quadratique noté
r (Tn ) .
nfi

5. On note Mn la variable aléatoire prenant pour valeur le maximum des valeurs prises par les
variables X 1 , X 2 , .., X n , de sorte que pour tout réel x, (Mn É x) = (X 1 É x) ∩ (X 2 É x) ∩ · · · ∩
(X n É x) .
(a) Montrer que pour tout réel x , P (Mn É x) = (F X (x))n . En déduire la fonction de réparti-
tion de Mn , puis montrer que Mn est une variable aléatoire à densité.
(b) Montrer qu’une densité possible de Mn est la fonction g n définie sur R par :
t 2n−1

Co

2n si t ∈ [0; R]

g n (t ) = R 2n
0 si t ∉ [0; R]

(c) Montrer que Mn admet une espérance et une variance, et que :


2n n
E (M n ) = R et V (M n ) = 2
R2
2n + 1 (n + 1) (2n + 1)
(d) On cherche à estimer R avec Mn :
Calculer le biais de Mn , noté b (Mn ), et son risque quadratique noté r (Mn ).
6. (a) Déterminer un équivalent simple lorsque n tend vers +∞ de b (Mn ) et r (Mn ).
(b) Quels sont les avantages et les inconvénients réciproques des estimateurs Tn et Mn ?

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20 COMPLEXES

Énoncés

al
♦♦ Exercice 1
u ,~
On se place dans le plan complexe rapporté au repère orthonormal (O;~ v ), direct.
Soient les points A et B d’affixes respectives : z A = 1et z B = 3 − 2i .

nti
On considère la fonction f de C dans C définie par : f (z) = i z + 1 − i .
−−−→
Pour alléger les écritures, on notera z 0 = f (z) . On associe au vecteur M M 0 l’affixe z 0 − z .

1. Placer A et B sur une figure que l’on complètera au fur et à mesure de l’exercice.
2. Dans cette question, on considère un point M, différent de A, donc d’affixe z 6= 1.
z0 − 1
(a) Déterminer le complexe Z = .
z −1
de
(b) Déterminer |Z | et arg(Z ).
−−−→ −−→ ³−−→ −−−→´
(c) Exprimer l’affixe de AM 0 en fonction de celle de AM . En déduire l’angle AM , AM 0 .
(d) En déduire la nature de la fonction f.
3. (a) Calculer f (z A ). Remarque ?
(b) Calculer f (z B ) et placer sur la figure le point B 0 d’affixe f (z B ).
4. Soit C le point dont l’image par la fonction f est le point C 0 d’affixe zC 0 = −3−3i . Déterminer,
nfi

par le calcul, l’affixe zC du point C . Placer C et C 0 sur la figure.

♦♦ Exercice 2
Les questions 1 et 2 sont indépendantes.
1. Déterminer les racines cubiques complexes du nombre I , en utilisant l’écriture cartésienne.
Co

2. Traiter la question précédente en utilisant la notation exponentielle.


3. Représenter les images du nombre complexe I et de ses racines cubiques sur le cercle trigo-
nométrique. Quelle figure forment-elles ?

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COLLES DE MATHÉMATIQUES

♦♦ Exercice 3

z
Soit la fonction f qui, à tout nombre complexe z non nul, associe le complexe f (z) = .
|z|

1. Dans cette question, on utilisera exclusivement la notation cartésienne des nombres com-
COMPLEXES

plexes.
(a) Soit z = x + i y. Expliciter f (z) en fonction de x et y .

al
¯ ¯
(b) Calculer ¯ f (z)¯.
¡ ¢
(c) Montrer que, quel que soit z , f f (z) + f (z) est un nombre réel.
(d) Déterminer les complexes z tels que f ◦ f (z) = z .

nti
2. Dans C, on considère le sous-ensemble des nombres complexes de la forme z = x + 2i . Ces
nombres sont représentés dans le plan complexe par les points images M d’affixes z (M (z)).
Dans le plan complexe, quel est l’ensemble des points images des complexes f (z) ? On uti-
lisera pour cela la forme complexe appropriée.
3. Représenter sur un même graphique l’ensemble des points images des complexes z ainsi
que l’ensemble demandé en question 2.
de
♦♦ Exercice 4

1. Linéariser, c’est-à-dire, à l’aide de la formule d’Euler, exprimer en fonction de cos 2x et cos 4x ,


l’expression : 4 cos4 x + 4 sin4 x
5
2. En déduire les solutions de l’équation 4 cos4 x + 4 sin4 x =
2
nfi

3. Représenter sur un cercle trigonométrique les différentes familles de solutions.

♦♦ Exercice 5

On considère l’application définie dans l’ensemble des nombres complexes par :


Co

z 7→ f (z) = z 4 − z 3 + z 2 + 2 (20.1)

Dans ce problème, on aura avantage à utiliser la formule de Moivre.

1. Montrer que, si l’équation (20.1) : f (z) = 0 admet pour racine le nombre complexe α, alors
elle admet aussi pour racine le nombre ᾱ (complexe conjugué de α).
p
1 3
2. Montrer que les nombres 1 + i et − + i sont racines de l’équation (20.1).
2 2
3. Donner l’ensemble des solutions de l’équation (20.1). En déduire une factorisation de f (z).
4. Ecrire f (z) comme un produit de deux polynômes du second degré à coefficients réels.

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♦♦ Exercice 6

1. Résoudre, dans C, l’équation d’inconnue z :

z 2 + (8 − i )z − 8i = 0.

COMPLEXES
On pourra vérifier que cette équation admet une racine imaginaire pure.
2. Utiliser le résultat précédent pour résoudre, dans C, l’équation d’inconnue z :

al
z 6 + (8 − i )z 3 − 8i = 0.

Exprimer toutes les solutions sous forme algébrique et sous forme trigonométrique.

nti
♦♦ Exercice 7

À l’aide des formules d’Euler, calculer l’intégrale


Z π
4
F= cos (2t ) . cos (3t ) .dt
π
de
6

♦♦ Exercice 8

Soit deux fonctions f et g d’expressions f (x) = 3cos(x) et g(x) = 4sin(x + π4 ), pour lesquelles la
variable x parcourt l’intervalle [0 ; π].
nfi

π
et enfin x = π.
1. Donner les valeurs exactes de f (x) et g(x) pour x = 0, puis x =
2
π
2. Justifier que f est maximale pour x = 0 et que g est maximale pour x = .
4
(on utilisera les résultats connus sur le sinus et le cosinus, ou alors on pourra dériver f et g et
étudier leurs variations sur [0 ; π]).
3. On crée le nombre complexe z = f (x) + i.g(x). Lorsque x parcourt l’intervalle [0 ; π], les points
Co

images de z dans le plan complexe forment la courbe ci-dessous.


(a) Sur une figure, repérer les résultats demandés ou annoncés aux questions 1 et 2.
(b) Montrer que la dérivée par rapport à x de z 2 (carré du module de z) est :
³ π´
−9 sin(2x) + 16 sin 2x +
2

π
(c) Sachant que sin(a + ) = cosa, dire pour quelle(s) valeur(s) de x cette dérivée s’annule.
2
(d) Repérer sur la figure le(s) point(s) correspondant(s), expliquer.

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COLLES DE MATHÉMATIQUES

♦♦ Exercice 9
On considère l’application f du plan qui à tout point M , d’affixe z distinct de 2i , associe le point
d’affixe :
z +i
z0 =
z − 2i
COMPLEXES

1. Pour z 6= 2i , on pose z = 2i + r e i θ , avec r > 0 et θ ∈ R.


Écrire z 0 − 1 à l’aide de r et θ.

al
Donner le module et l’argument de z 0 − 1.
2. A est le point d’affixe 2i
(a) Déterminer l’ensemble E 1 des points M pour lesquels |z 0 − 1| = 3
π
(b) Déterminer l’ensemble E 2 des points M pour lesquels arg(z 0 − 1) = [2π]
4

nti
(c) Représenter les ensembles E 1 et E 2

♦♦ Exercice 10
Dans le plan complexe rapporté au repère orthonormal direct (O, ~
u ,~
v ) , on donne les points A
d’affixe 2i , B d’affixe 2 et I milieu de [AB ].
de
On considère la fonction f qui, à tout point M distinct de A, d’affixe z , associe le point M 0 d’affixe
z 0 tel que :
2z
z0 =
z − 2i

1. (a) Montrer que f admet comme points invariants le point O et un deuxième point dont on
précisera l’affixe.
(b) Déterminer les images par f des points B et I .
nfi

2. Soit M un point quelconque distinct de A et O.


Établir que :

− −−−→ −−→ −−→

 ( u , OM 0 ) = (M A, MO) + k2π, k ∈ Z

MO
 OM 0 = 2

MA
3. Soit (∆) la médiatrice de [O A].
Montrer que les transformés par f des points de (∆) appartiennent à un cercle (C ) que l’on
Co

précisera.
4. Soit (Γ) le cercle de diamètre [O A], privé du point A. Montrer que les transformés par f des
points de (Γ) appartiennent à une droite (D) que l’on précisera.

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♦♦ Exercice 11

Le plan complexe est rapporté à un repère orthonormal direct (O; →



u ;→

v ).

À un complexe z = x + i y est associé, le point M d’affixe z dont les coordonnées sont (x; y).
p
On considère le point A d’affixe z A = 2 + i et le cercle (C) de centre A et de rayon 2.

COMPLEXES
1. Faire une figure, qui sera complétée tout au long de l’exercice.

al
2. A l’aide de relations vectorielles, déterminer les coordonnées des points d’intersection de
(C) et de l’axe (O; →

u)
3. On désigne par B et C les points d’affixes respectives z B = 1 et zC = 3. Déterminer l’affixe z D
du point D diamétralement opposé au point B sur le cercle (C).

nti
3 6
4. Soit M le point d’affixe z M = + i
5 5
zD − z M
(a) Calculer le nombre complexe et l’exprimer sous forme exponentielle.
zB − z M
zD − z M
(b) Interpréter géométriquement un argument du nombre ; en déduire la nature
zB − z M
du triangle BMD. Montrer que le point M appartient au cercle (C).
π
de
5. On désigne par M’ l’image du point M par la rotation de centre B et d’angle −
2
(a) Exprimer la relation qui lie l’affixe de M’(z M 0 ) à celle de M(z M )
(b) En déduire l’affixe z M 0 .
(c) Donner la nature du triangle ABM’.
nfi

♦♦ Exercice 12
2π π
On donne les deux nombres complexes suivants : z 1 = e i 3 et z 2 = e i 4 .

1. (a) Représenter sur ce cercle les points M1 et M2 dont les affixes sont z 1 et z 2 .
(b) Représenter également, aussi précisément que possible, le point A dont l’affixe Z a
2π π
Co

pour module 1 et pour argument − .


3 4
z1
2. (a) Donner l’écriture exponentielle du complexe Z et justifier que Z = .
z2
(b) Donner les écritures cartésiennes (donc de forme a + i b) de z 1 et z 2 .
(c) Calculer Z en divisant ces écritures cartésiennes, pour obtenir sa partie réelle et sa par-
tie imaginaire.
µ
¶ µ ¶
5π 5π
(d) En déduire l’écriture exacte de cos et sin .
12 12
(e) Vérifier graphiquement la concordance de ces résultats.

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COLLES DE MATHÉMATIQUES

♦♦ Exercice 13
p
3
1. Déterminer j = −1+i2 , j 2 , et − j 2 sous forme exponentielle.
2. Dans le plan complexe, on considère trois points A, B et C d’affixes a, b et c.
Montrer que le triangle ABC est équilatéral direct si et seulement si c + j a + j 2 b = 0.
COMPLEXES

♦♦ Exercice 14

al
z désignant un nombre complexe, on considère l’expression : g (z) = 1 + z + z 2 + z 3 + z 4
1. Démontrer que, pour tout z différent de 1, on a :

1 − z5

nti
g (z) =
1−z

2. Déterminer g (e i 5 ). En déduire la valeur du réel S défini par :
2π 4π 6π 8π
S = 1 + cos + cos + cos + cos .
5 5 5 5
2π 8π π 4π 6π π
3. Démontrer que cos + cos = 4 cos2 − 2 et que cos + cos = −2 cos
5 5 5 5 5 5
de
π
4. En déduire que cos est solution d’une équation du second degré.
5
π
5. Résoudre cette équation et donner la valeur exacte de cos .
5

♦♦ Exercice 15
nfi

On désigne par (E ) l’équation z 4 + 4z 2 + 16 = 0 d’inconnue complexe z .

1. Résoudre dans C l’équation Z 2 + 4Z + 16 = 0.


Écrire les solutions de cette équation sous forme exponentielle.
2. On désigne par a le nombre complexe dont le module est égal à 2 et dont un argument est
π
égal à . Calculer a 2 sous forme algébrique. En déduire les solutions dans C (sous forme
3 p
algébrique) de l’équation z 2 = −2 + 2i 3.
Co

3. On suppose connu le fait que pour tout nombre complexe z = x + i y où x ∈ R et y ∈ R, le


conjugué de z est le nombre complexe z défini par z = x − i y .
Démontrer que (en raisonnant par récurrence s’il le faut) :
– Pour tous nombres complexes z 1 et z 2 , z 1 z 2 = z 1 z 2 . ¡ ¢n
– Pour tout nombre complexe z et tout entier naturel non nul n, z n = z .
4. Démontrer que si z est une solution de l’équation (E ) alors son conjugué z est également
une solution de (E ).
En déduire les solutions dans C de l’équation (E ).
On admettra que (E ) admet au plus quatre solutions.

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21 TOPOLOGIE

Énoncés

al
♦♦ Exercice 1
Montrer que tout fermé peut s’écrire comme intersection d’une suite décroissante d’ouverts.

nti
♦♦ Exercice 2
Montrer que si un sous-espace vectoriel F d’un espace vectoriel normé E est ouvert alors F = E .

♦♦ Exercice 3
Soit E l’ensemble des suites (an )nÊ0 de C telles que la série
X
de
|a n | converge. Si a = (a n )nÊ0 ap-
partient à E , on pose
+∞
X
kak = |a n |
n=0

a) Montrer que k . k est une norme sur E .


b) Soit ½ +∞
X
¾
F = a ∈ E/ an = 1
nfi

n=0

L’ensemble F est-il ouvert ? fermé ? borné ?

♦♦ Exercice 4
Soient E = C ([0, 1] , R) normé par k . k∞ et la partie
Co

½ Z 1 ¾
A = f ∈ E / f (0) = 0 et f (t ) dt Ê 1
0

1. Montrer que A est une partie fermée.

2. Vérifier que ° °
∀ f ∈ A, ° f °∞ > 1

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COLLES DE MATHÉMATIQUES

♦♦ Exercice 5
1. Montrer que les parties
A = (x, y) ∈ R2 /x y = 1 et B = {0} × R
© ª

sont fermées.
2. Observer que A + B n’est pas fermée.

al
 Exercice 6
Montrer que Z est une partie fermée de R :

1. en observant que son complémentaire est ouvert ;


TOPOLOGIE

nti
2. par la caractérisation séquentielle des parties fermées ;
3. en tant qu’image réciproque d’un fermé par une application continue.

♦♦ Exercice 7
Dans E = R [X ], on considère les normes
de
N1 (P ) = sup |P (t )| et N2 (P ) = sup |P (t )|
t ∈[0,1] t ∈[1,2]

L’ensemble
Ω = {P ∈ E /P (0) 6= 0}
est-il ouvert pour la norme N1 ? pour la norme N2 ?

♦♦ Exercice 8
nfi

Soient A et B deux parties d’un espace vectoriel normé (E , N ).


a) On suppose A ⊂ B . Etablir A ◦ ⊂ B ◦ et Ā ⊂ B̄ .
b) Comparer (A ∩ B )◦ et A ◦ ∩ B ◦ d’une part puis (A ∪ B )◦ et A ◦ ∪ B ◦ d’autre part.
c) Comparer A ∪ B et Ā ∪ B̄ d’une part puis A ∩ B et Ā ∩ B̄ d’autre part.
Co

♦♦ Exercice 9
Montrer que si F est un sous-espace vectoriel de E alors son adhérence F̄ est aussi un sous-
espace vectoriel de E .

♦♦ Exercice 10
Soit A une partie d’un espace vectoriel normé E . Etablir
Vect( Ā) ⊂ VectA

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Co
nfi
de
nti
al
Co
nfi
de
nti
al

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