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Annales

2017-2018

Première année de masso-kinésithérapie























École d’Assas
Présentation :

Le but de ce recueil est de regrouper les annales et


certains corrigés de K1 de l’année 2017-2018 pour que
tu puisses les utiliser pour réviser. Tu pourras t’en servir
tout au long de l’année et compléter avec les annales des
années précédentes. Pour autant, tous les sujets ne sont
pas traités (et oui il faudra aussi travailler on ne fait pas
tout…) et ces corrections ne se dispensent pas des cours
de tes professeurs et peuvent malheureusement contenir
des erreurs (et des fautes d’orthographes...) même si
nous avons fait au mieux. De plus nous ne te présentons
pas une liste exhaustive des sujets pouvant tomber pour
les partiels... les sujets de l’année dernière peuvent tous
retomber comme ne pas tomber, il appartient à chacun
d’apprendre, bien entendu, tous les chapitres de tous les
cours.
Sur ce, nous te souhaitons bon courage pour ton année
de K1 !

La team tuto

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Table des matières
Semestre 1 ......................................................................................................................... 4
UE.2 : Sciences humaines et sciences sociales .............................................................................. 5
1) Psychologie ...................................................................................................................................... 5
2) Ethique (première session) .............................................................................................................. 6
UE3 : Sciences biomédicales ...................................................................................................... 13
1) Hygiène .......................................................................................................................................... 13
2) Biomécanique ................................................................................................................................ 13
3) Neuro-anatomie ............................................................................................................................ 18
4) Pathologie médicale et chirurgicale .............................................................................................. 24
UE.4 : Science de la vie et du mouvement ................................................................................. 26
I) Anatomie ............................................................................................................................. 26
1) Membre supérieur ........................................................................................................................ 26
2) Membre inférieur .......................................................................................................................... 30
4) Tronc .............................................................................................................................................. 34
II) Physiologie articulaire .......................................................................................................... 36
1) Membre supérieur ........................................................................................................................ 36
2) Membre inférieur .......................................................................................................................... 38
3) Tronc .............................................................................................................................................. 41
UE.6 : Théories, modèles, méthodes et outils en kinésithérapie ................................................ 42
1) Sujet 2017-2018 ............................................................................................................................ 42

Semestre 2 ....................................................................................................................... 45
UE.1 : Santé Publique ................................................................................................................ 46
1) Santé publique ............................................................................................................................... 46
2) Handicap ........................................................................................................................................ 46
UE.3 Sciences Biomédicales ....................................................................................................... 47
1) Neuro-physiologie ......................................................................................................................... 47
2) Pathologie médicale et chirurgicale .............................................................................................. 55
UE.4 : Sciences de la vie et du mouvement ................................................................................ 58
Anatomie ...................................................................................................................................... 58
1) Membre supérieur ........................................................................................................................ 58
2) Membre inférieur .......................................................................................................................... 61
3) Tronc .............................................................................................................................................. 63
Physiologie articulaire .................................................................................................................. 67
1) Membre supérieur ........................................................................................................................ 67
2) Membre inférieur .......................................................................................................................... 68
3) Tronc .............................................................................................................................................. 70







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Semestre 1
























4
UE.2 : Sciences humaines et sciences
sociales



1) Psychologie

Première session :



































5
2) Ethique (première session)

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Deuxième Cas clinique :

J’ai pris en charge Mme F, âgée de 54ans, hospitalisée pour un déficit passif de flexion
de son genou gauche. Cette limitation est en lien avec un ancien traumatisme qui a entraîné
une raideur avec des adhérences et rétraction des éléments périarticulaires. L’équipe médicale
réalise une arthrose (sections des zones adhérentes) afin de retrouver une amplitude
fonctionnelle (100° de flexion passive obtenue à la sortie du bloc). Une mobilisation passive de
son genou à l’aide d’un arthromoteur 24h/24h doit être réalisée pendant 3 jours. La patiente
très contente d’entendre que le chirurgien ait pu obtenir une telle amplitude et est très motivée
pour suivre les consignes.

Néanmoins, à mesure que les heures puis les jours passent, la douleur augmente
considérablement (malgré le traitement médicamenteux antalgique) alors que l’amplitude de
flexion diminue. La patiente a énormément de mal pour s’endormir puisque l’appareil
fonctionne même la nuit .Mais malgré la douleur la patiente souhaite continuer la
mobilisation. Nous avons fait part de cette douleur au chirurgien, il n’a pas souhaité changer
le traitement.

En l’espèce, Mme F, âgée de 54 ans, présente un déficit passif de flexion de son genou
gauche dû à un ancien traumatisme. Suite à une intervention chirurgicale pour récupérer son
amplitude de flexion, Mme F se plaint lors de son traitement post-opératoire que la douleur
augmente malgré les traitements médicaux. De plus, ce traitement entraîne une perte
d’amplitude de flexion contrairement au but de l’opération. Néanmoins, la patiente souhaite
ardemment continuer le traitement et le chirurgien en charge de la patiente ne souhaite ni le
changer ni le faire évoluer.

1. Ainsi, face à une douleur aussi persistante et un traitement potentiellement


inefficace, quels sont les moyens et les limites en termes d’accompagnement du Masseur
Kinésithérapeute (MK) lorsque la patiente est consentante à ce traitement? On peut
s’interroger sur la place que l’on doit accorder à la perception de la douleur chez le patient
notamment lors d’un avis médical ?

Par conséquent, lorsque la douleur persiste et que l’intervention chirurgicale s’est


révélée inefficace, persister dans les soins ne peut-il pas être assimilé à de la maltraitance
voire de l’acharnement thérapeutique ? Seulement, ouvrent-ils le droit pour le masseur
kinésithérapeute à une capacité d’action face au droit de prescription d’un médecin ?

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2. En premier lieu et selon l’article L.111-4 du Code de la santé publique dite Loi
Kouchner du 4 mars 2002, « aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué
sans le consentement libre et éclairé de la personne et ce consentement peut être retiré à
tout moment ». Du point de vue déontologique et juridique, il existe une possibilité pour le
patient de refuser un traitement à tout moment. La seule condition du refus du patient doit
dépendre de son consentement libre et éclairé. Or, la patiente Mme F souhaite continuer la
mobilisation malgré la douleur et l’emploi d’antalgiques ainsi que le peu d’efficacité du
traitement. En l’état, le consentement de la patiente au traitement ne permet pas au Masseur-
Kinésithérapeute d’agir. C’est pourquoi, nous devons nous interroger sur les motivations de
la patiente qui souhaite continuer le traitement tandis qu’elle manifeste des signes de
douleurs accrus et que le traitement ne lui permet pas de gagner en amplitude de flexion. La
perception de la douleur chez le patient, ici Mme F, doit nous questionner. Le domaine
médical s’appuie sur un grand principe : Primum non nocere, locution latine qui signifie « en
premier ne pas nuire ». Principe que l’on retrouve dans le traité des Épidémies qui définit ainsi
le but de la médecine : « Face aux maladies, avoir deux choses à l'esprit : faire du bien, ou au
moins ne pas faire de mal ». Seulement, ce principe ne peut pas être suffisant pour
appréhender la douleur chez un patient et éventuellement l’arrêt ou l’évolution d’un
traitement. En effet, la douleur telle qu’elle a été définie en 1979 par l’IASP « est une
expérience sensorielle et émotionnelle désagréable, liée à une lésion tissulaire réelle ou
potentielle, ou décrite en termes d'une telle lésion ». Donc, la notion de douleur est relative
et subjective car elle dépend de la perception et du ressenti de chaque patient. C’est l’Homme
qui fait sa douleur au travers de ce qu’il est, lui attribuant une signification propre. Les
Hommes ne souffrent ni de la même manière, ni à partir de la même intensité d’agression. La
douleur est un évènement pluridimensionnel car elle n’est pas seulement physique mais
également morale. Face à ce type de situation, le MK dispose de moyens tels que les échelles
d’auto-évaluation de la douleur afin d’en évaluer au mieux sa perception. Au-delà des outils,
le MK doit aussi rechercher et créer un lien étroit avec le patient. D’ailleurs, le soin sera
d’autant plus efficace que le patient se sent compris en sécurité et en confort avec le corps
médical. Le MK aide sa patiente dans son ensemble, avec sa culture, sa religion et ses valeurs,
et en portant une attention toute particulière aux émotions, aux sensations et aux réactions
de la personne. De plus, l’attitude et le comportement d’un patient peut nous révéler des
informations. Ainsi, Michel Geoffroy note « le bien de l’autre qui peut en décider ? », il

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s’agirait d’accompagner le patient et non de le précéder. De ce fait, le MK ne peut
qu’accompagner Mme F dans sa démarche et pendant son traitement. Cela pousse à se
demander quelles sont les responsabilités éthiques possibles du kinésithérapeute dans cette
situation. Selon Paul Ricœur, il faut « agir avec et pour autrui ». Le MK, même s’il peut être en
désaccord avec le traitement et le consentement de Mme F, doit agir uniquement dans son
intérêt médical et pour elle-même. Le corps est un langage que le MK doit s’efforcer de faire
accéder à son patient. Dolto le décrit par « comment faire accéder le patient au langage du
corps ». Ce langage gestuel est de nature social, environnemental et pas seulement
physiologique. Le praticien doit tenir compte de la personnalité, l’environnement du patient
pour mieux s’adapter. Le patient peut exprimer aussi par son attitude et son comportement
ce qu’il ne peut exprimer verbalement. Il faut être attentif au comportement de Mme F car il
peut être porteur de sens, même s’il est bien évidemment compliquer de l’analyser et le
comprendre. Deux notions permettent de mettre en évidence cette dualité face à laquelle se
trouve le masseur-kinésithérapeute tels que les notions éthiques de « Cure », notion objective
(guérir/traiter), et le « Care » notion subjective (prendre soin de quelqu’un). Il ne s’agit pas
seulement de soigner des maladies, ici un déficit passif du genou, mais aussi de prendre soin
de quelqu’un, avoir souci de Mme F. L’accompagnement reste un élément essentiel du rôle
de MK même lorsqu’il est en désaccord avec le consentement du patient. Au-delà de
l’accompagnement à mettre en place, la seule perception de la douleur ne permet pas de
manière objective, pour le MK ou le chirurgien, d’arrêter ou de modifier le traitement.
Cependant, le fait que les antalgiques se révèlent inefficaces peut nous apporter un indice
plus objectif sur la douleur du patient.

Dans la recherche d’éléments objectifs, on peut noter que le traitement du chirurgien


n’obtient pas les effets escomptés puisque contrairement au but de l’opération, l’amplitude
de flexion diminue chez Mme F. De plus, le manque de sommeil de la patiente, lié au
fonctionnement de l’appareil toute la nuit, pourrait pour la patiente affecter son ressenti voire
sa capacité de guérison. En conséquence, la prescription du chirurgien malgré la douleur et
l’inefficacité de l’intervention chirurgicale, nous permet de nous interroger sur le fait de savoir
si le chirurgien ne se rend pas coupable de maltraitance sur Mme F. En effet, le médecin
comme le MK a un devoir de bienfaisance vis-à-vis du patient. Dans les Principes de l’éthique
biomédicale de 2008, Beauchamp et Childress évoquent plusieurs grands principes dont la

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bienfaisance, qui visent à rechercher l’intérêt du malade donc à lui prescrire le meilleur
traitement possible. Le principe d’autonomie, c'est-à-dire la participation du patient au
processus décisionnel ne peut pas justifier d’aller contre l’intérêt du patient. La notion de non-
malfaisance doit nous permettre d’évaluer le rapport bénéfice/risque, notamment, en ce qui
concerne l’acharnement thérapeutique. Ce cas clinique présente un réel conflit entre
bienfaisance et autonomie. Le MK doit agir dans son intérêt mais Mme F semble trop
volontaire et motivée au point d’accepter la violence d’une telle situation. D’ailleurs, on peut
évoquer ici le déni de violence. Concept traité dans La Maladie, expérience de l’hubris où « le
déni de violence inhérente à la maladie et au soin, déni qui s’enracine dans l’illusion
sympathique d’une nature bienveillante et protectrice, se répercute dans la conception de
l’éthique médicale. » Mme F est trop volontaire au point d’accepter un traitement qui semble
inadéquate. Ce cas clinique met aussi en évidence un conflit entre bienfaisance et non
malfaisance. En effet, le MK doit agir dans l’intérêt du patient mais le traitement montre un
bénéfice/risque non profitable à la patiente voire néfaste pour sa guérison. Il est vrai qu’un
acte thérapeutique a pour but de guérir ou traiter une pathologie dans un esprit de
bienfaisance, mais si l’acte est effectué alors que le patient n’en retire aucun bénéfice celui-ci
pourrait le ressentir comme une agression et l’acte pourrait alors être considéré comme une
forme de maltraitance. Ainsi, le patient n’est pas objet mais sujet de sa prise en charge selon
l’article médical de Danièle Leboul, psychologue clinicienne et Caroline Doucet, maitre de
conférences en Psychologie. C’est pourquoi, l’écoute du patient dans toute sa détresse et
l’analyse des éléments doit nous permettre d’évaluer le bénéfice/risque de poursuivre le
traitement. C’est pourquoi, Le MK doit accompagner sa patiente au cours de sa prise en charge
et trouver la limite entre ce qui lui parait bon pour elle et son droit à refuser des soins non
bénéfiques pour elle.

Ainsi, dans un souci déontologique de porter soin et d’aider le patient, le MK se


retrouve en conflit avec le droit de prescription du médecin. A cet effet, dispose-t-il d’un
champ d’action suffisant afin d’aider au mieux le patient ? Tout d’abord, le MK peut proposer
au patient un nouvel avis médical en sollicitant un autre médecin qui pourra adapter, soulager
et créer une nouvelle approche de la situation. Par conséquent, Le MK peut proposer à Mme
F de consulter un autre médecin pour réaliser un entretien qui lui permettra de trouver une
éventuelle solution. Ce concept appelé « clivage » consiste à scinder deux personnes en une

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bonne et une mauvaise alors qu’elle réalise le même travail. Lors de ce nouvel entretien le
nouveau médecin pourra adapter la prise en charge et améliorer éventuellement le confort
de la patiente voire prescrire un autre acte médical en opposition au premier. Cela nous
permet de rappeler ici que depuis le 14 janvier 2006, les MK sont autorisés à prescrire certains
dispositifs médicaux, dont la liste est fixée de façon limitative par l’arrêté du 9 janvier 2006
(JO du 13 janvier 2006), sous réserve de remplir les conditions suivantes : que le masseur-
kinésithérapeute agisse dans le cadre de sa compétence et qu’il n'existe pas d'indication
contraire du médecin. C’est pourquoi, avec Mme F, le MK prendra le risque d’engager sa
responsabilité selon l’article L. 4321-1 du Code de Santé Publique qui indique clairement que
« Le masseur-kinésithérapeute exerce en toute indépendance et pleine responsabilité,
conformément au code de déontologie mentionné à l’article L. 4321-21 ». Seulement, en
refusant un traitement que l’on juge inapte c’est aussi engager sa pleine et entière
responsabilité. Néanmoins, s’il apparaît extrêmement compliqué déontologiquement de
remettre en cause une prescription médicale, le MK ne doit pas hésiter à prendre ses
responsabilités si les circonstances l’exigent.

3. En conclusion, ce cas clinique m’a éclairé sur le rôle de Masseur Kinésithérapeute


lors de la prise en charge d’un patient. Ainsi, le MK ne doit pas se contenter d’être un simple
technicien mais il doit aussi s’ouvrir et être multidisciplinaire. En effet, il doit se montrer à
l’écoute de son patient aussi bien dans sa détresse que dans son excessif positivisme comme
ici la motivation de Mme F. Nouer un lien et prêter attention au comportement, aux gestes,
aux non-dits peuvent constituer des éléments essentiels de la compréhension du patient.
Néanmoins, accompagner son patient même en désaccord avec lui est un devoir éthique pour
le MK. Humain avant tout et humble face à la tâche qui lui incombe, le MK doit s’adapter aux
situations, prendre en compte la subjectivité et savoir évaluer le bénéfice/risque afin d’éviter
tout acte de maltraitance ou de violence sur le patient. De plus, le MK est parfois le seul lien
avec le corps médical pour faire entendre sa voix. S’il doit tenir compte des prescriptions
médicales, il peut s’appuyer sur d’autres professionnels pour être plus avisé dans l’approche
du cas clinique. Néanmoins, en cas de prescription contraire à son éthique, le MK ne doit pas
hésiter à trouver des solutions d’approches différentes voire engager sa responsabilité à
travers son propre droit de prescription, si cela est possible, ou sans. Effectivement, les MK

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ont dû se battre pour obtenir une forme d’indépendance par le droit de faire un diagnostic de
kinésithérapie avec des objectifs de soins mais aussi par le choix des actes et des techniques.
C’est pourquoi, le MK ne doit pas vouloir revenir en arrière en appliquant simplement une
prescription médicale.

BIBLIOGRAPHIE

- Cours « introduction à l’éthique », N.Noury

- Cours de sociologie « Les représentations du corps », D.Maille

- Cours « introduction à l’anthropologie », P.Begue

- Cours « La douleur » en psychologie, A-B.Lambert

- Code de déontologie des Masseurs-Kinésithérapeutes

- Code de Santé Publique

- Le traité des Épidémies d’Hipprocate, daté de 410 avant JC

- Revue médicale « jusqu’à la mort accompagner la vie », article le patient est un malade, une
personne, un sujet, D.Leboul et C.Doucet

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UE3 : Sciences biomédicales

1) Hygiène

QCM agrafé dans la copie
2) Biomécanique




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3) Neuro-anatomie

Première session

1. De quoi est composé le système nerveux ?
Il est constitué de cellules : les neurones et les cellules gliales ; et du milieu extracellulaire avec
le liquide extracellulaire et les capillaires

2. De quoi est composé la substance blanche à l’échelle du neurone ?
Elle est composée des axones myélinisés ou non avec des cellules gliales et des capillaires.

3. Comment s’organise la substance blanche à l’échelle du système nerveux (central et
périphérique) ?
Elle est composée du cortex, des noyaux gris au niveau du système nerveux central et des
ganglions au niveau du système nerveux périphérique.

4. De quoi est composé la substance grise à l’échelle du neurone ?
Elle est composée du soma, des dendrites, des synapses, des interneurones, des cellules
gliales et des capillaires

5. Comment s’organise la substance grise à l’échelle du système nerveux central et
périphérique ?
Elle est composée des faisceaux au niveau du système nerveux central et des nerfs au niveau
du système nerveux périphérique.

6. Comment s’organise anatomiquement le système nerveux ?
On a le système nerveux central avec l’encéphale composée du cerveau, tronc cérébral et
cervelet ; et la moelle épinière et le système nerveux périphérique avec les nerfs crâniens et
spinaux.

7. Quels sont les moyens de protection (mécaniques et physiologiques) du système
nerveux (central et périphérique) ?
Les protections mécaniques sont l’os, méninges avec la dure-mère, l’arachnoïde et la pie-mère
et le liquide cérébro-spinal et les protections physiologiques sont les barrières physiologiques :
hémato-encéphalique, hémato-méningé et méningo-encéphalique et la microglie.

8. Que retrouve-t-on au niveau des cornes médullaires antérieures et postérieures ?
On retrouve les somas des neurones sensoriels, moteurs, d’association et autonomes.

9. Quels sont les différents types de faisceaux que l’on retrouve au niveau des cordons
médullaires ?
On retrouve les faisceaux médullaires de neurones sensoriels, moteurs et autonomes,
ascendants issus des récepteurs et descendants vers les muscles striés squelettiques.

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10. Combien dénombre-t-on de myélomères et comment s’organisent-t-ils ?
On en dénombre 31, 8 cervicaux, 12 thoraciques, 5 lombaires, 5 sacrés et 1 coccygien.


11. Qu’est-ce qu’un métamère ? (PAR CŒUR)
Unité fonctionnelle constituée par un segment médullaire, la paire de nerfs spinaux qui en
émerge et les organes (peau, muscles, articulations, os) d’o% proviennent les fibres nerveuses
sensorielles et vers lesquels se rendent les fibres nerveuses motrices constituées de cette
paire de nerfs spinaux.

12. Où est située la moelle épinière ?
Elle se situe dans le foramen intervertébral.

13. Quelle(s) artère(s) vascularise(nt) la moelle épinière ?
Elle est drainée par l’artère spinale antérieure et 2 artères spinales postérieures.

14. Comment s’organise la substance grise au sein du tronc cérébral ?
Elle s’organise en noyaux éclatés

15. Quelle(s) artère(s) vascularise(nt) le tronc cérébral ?
Les artère cérébelleuses Supérieures pour le mésencéphale, les moyennes pour la
protubérance et les inférieures pour le bulbe spinal, les artères médianes et les artères
paramédianes.

16. Qu’innervent les nerfs spinaux ? les nerfs crâniens ?
Les nerfs spinaux innervent l’arrière tête, le cou, le tronc et les membres.
Les nerfs crâniens innervent la face et le cou

17. Combien dénombre-t-on de nerfs spinaux ? de nerfs crâniens ?
On dénombre 31 paires de nerfs spinaux et 12 paires de nerfs crâniens.

18. Qu’est-ce que la queue de cheval ?
Racines médullaires antérieures et postérieurs entre L2 et S5, contenues dans le sac dural et
permet innervation sensori-motrice et autonome du membre inférieur et de la selle.

19. Par où émergent les nerfs spinaux ? les nerfs crâniens ?
Les nerfs spinaux émergent des foramens intervertébraux.
Les nerfs crâniens émergent de foramen de la base du crâne.

20. D’où sont issus les nerfs intercostaux ? le plexus cervico-brachial ? le plexus lombo-
sacré ?
Les nerfs intercostaux sont issus des rameaux antérieurs entre T2 et T12, Le plexus cervico-
brachial est issu des rameaux antérieurs entre C3 et T1 et le plexus lombo-sacré est issu des
rameaux antérieurs entre L1 et S3.

21. Comment s’organise la substance grise au sein du cervelet ?

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On trouve les noyaux gris cérébelleux qui sont de 3 types : les noyaux fastigiaux qu’on trouve
dans le vermis, les noyaux interposés qu’on trouve dans le paravermis et les noyaux dentelés
qui sont dans les régions latérales. On y ajoute le cortex cérébelleux.


22. Comment divise-t-on fonctionnellement le cervelet ?
On le divise en 2 hémisphères cérébelleux composés du paravermis et des régions latérales ;
on retrouve le vermis au milieu des 2 hémisphères.

23. Quelle(s) veine(s) draine(nt) le cervelet ?
Il est drainé par les veines superficielles et profondes de la fosse postérieure.

24. De quoi est composé le cerveau ?
Le cerveau est composé de deux hémisphères cérébraux, formé dans leur périphérie par du
cortex, remplis de SB. Ces hémisphères sont séparés par une scissure inter-hémisphérique.
On observe également la scissure latérale qui sépare le lobe frontal du lobe temporal.

25. Comment se nomment les lobes cérébraux ?
On trouve le lobe frontal, les lobes pariétaux, le lobe occipital, le lobe temporal, le lobe
limbique et le lobe insulaire

26. Quelles sont les particularités des couches qui composent le cortex cérébral ?
On retrouve une constitution histologique inconstante avec notamment la couche IV et la
couche V ont des tailles variables

27. Quelle(s) artère(s) vascularise(nt) le cortex cérébral ?
Il s’agit des artères cérébrales antérieures, moyennes et postérieures.

28. Où se localise le sinus veineux sagittal supérieur ?
Il se situe au niveau de la faux du cerveau et en suit le trajet.

29. Comment s’organise la substance blanche des hémisphère cérébraux ?
On retrouve différents types de fibres :
- Fibres d’association : faisceau arciforme : intrahémisphérique
- Fibres commissurales : corps calleux : interhémisphérique
- Fibres de projection : capsule interne : extra-hémisphérique

30. Que sont les ganglions de la base ?
Il s‘agit de noyaux gris centraux : noyau caudé, putamen, palidum, on y retrouve aussi le noyau
sous-thalamique et le locus niger.

31. Comment s’organise le système ventriculaire ?
Il s’agit d’un revêtement épendymaire qui s’organise en ventricules et en canaux, de haut en
bas, on retrouve les ventricules latéraux avec le ventricule 3 au centre, ensuite l’aqueduc
central, le ventricule 4 suivis des foramens latéraux et un foramen médian ; on retrouve
ensuite le canal central.

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32. Où se localise le liquide cérébro-spinal ?
On le retrouve dans 2 compartiments :
- Interne au niveau du système carotidien
- Externe au niveau de l’espace sous arachnoïdien

33. Que vascularise le système carotidien ?
Il vascularise les 2/3 antérieurs du cerveau.

34. Que vascularise le système vertébro-basilaire ?
Il vascularise la partie inférieure du pont, le 1/3 postérieur du cerveau ainsi que le tronc
cérébral et le cervelet.

35. D’où sont issues les artères cérébrales ?
Les artères cérébrales antérieure et moyenne proviennent de l’artère carotide interne, et les
artères cérébrales postérieures proviennent du tronc basilaire.

36. Où est situé le polygone de Willis
Il se trouve à la face inférieure du cerveau, au niveau de la base du crâne.



1/ Comment se nomme-t-elle ? Quelle est son rôle ?
Il s’agit du corps calleux dont le rôle est de relier et d’assurer la communication entre les deux
hémisphères.


2/ Comment se nomme ce lobe cérébral ? A quel(s) autre(s) lobe(s) est-il anatomiquement
lié ?
Il s’agit du lobe occipital, il est relié aux lobes pariétaux par le biais des scissures pariéto-
occipitales et aux lobes temporaux

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3/Comment se nomme cette cloison ? Que sépare-t-elle ?
Il s’agit de la tente du cervelet, un repli dure-mérien qui sépare le cervelet du tronc cérébral
et des hémisphères cérébraux.

4/ Comment se nomme-t-elle ? A quelle(s) autre(s) structure(s) est-elle anatomiquement
liée ?
Il s’agit du pont du tronc cérébral, il est relié au bulbe en haut et au mésencéphale en bas.

5/ Comment se nomme-t-elle ? D’où à où s’étend-t-elle ?
Il s’agit de la moelle épinière et elle s’étend du foramen magnum jusqu’à L1-L2 à l’intérieur du
foramen intervertébral.

Rattrapage :

I. Questions à réponse ouverte.

1. Pour chaque face de l'hémisphère cérébral, nommer l'artère qui la vascularise
principalement.

L’artère cérébrale antérieure et l’artère cérébrale moyenne irriguent respectivement la
partie médiale et la partie latérale du cerveau. L’artère cérébrale postérieure irrigue la partie
inférieure du cerveau.

2. Nommer 2 nerfs crâniens et pour chacun donner un rôle.


I : Nerf olfactif = olfaction
II : Nerf optique = la vision

3. Localiser les ganglions spinaux et les ganglions crâniens.
Les ganglions spinaux se trouvent au niveau des racines médullaires postérieures.
Les ganglions crâniens se trouvent dans le nerf crânien.

4. Localiser précisément les motoneurones alpha
Il se trouvent dans la Moelle épinière et au niveau du tronc cérébral.

5. Distinguer les systèmes artériels qui irriguent l'encéphale.
Système vertébro-basilaire : formées de deux artères vertébrales qui se reunissent en un
tronc basilaire. Vascularise le 1/3 postérieur de l'encéphale.
Système carotidien : composé de 2 artères carotides internes droites et gauches. Vascularise
les 2/3 antérieurs de l'encéphale.

6. Citer les 3 interfaces qui forment les barrières encéphaliques.
La barrière hémato-encéphalique, la barrière méningo-encéphalique et la barrière hémato-
méningée.

7. Par quoi est formée la capsule interne ?
Par une concentration de fibres de projection (substance blanche), formée de 5 segments :
bras antérieur, genou, bras postérieur, segment lenticulaire, segment rétro-lenticulaire.

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8. Combien y a-t-il d'artères cérébrales ? Nommez-les.
Il y en a 6 : 2 artères cérébrales antérieures, 2 artères cérébrales moyennes, 2 artères
cérébrales postérieures.

9. Nommer les lobes cérébraux.
Lobe frontal, lobe pariétal, lobe occipital, lobe temporal, lobe insulaire, lobe limbique.

10. Nommer les structures composant l'encéphale.
L'encéphale est composé de cerveau, du cervelet et du tronc cérébral.

11. Comment se répartissent les différentes paires de nerfs spinaux ?
Ils se répartissent en 31 paires




II. Imagerie


1. Scissure inter-hémisphérique qui contient la faux du cerveau

2. Il s'agit du corps calleux : transmission des informations entre les hémisphères cérébraux.

3. Elle est remplie de LCR : il s'agit d'un des deux ventricules latéraux.

4. Il s'agit de la scissure latérale séparant le lobe temporal du lobe frontal.

5. Il s'agit du lobe temporal. Impliqué dans l'audition.

III. Question rédactionnelle : Distinguez la substance blanche de la substance grise à
l’échelle du neurone puis à l’échelle du système nerveux. Précisez ensuite comment
s’organise la substance blanche et la substance grise dans les différentes entités du
système nerveux central et du système nerveux périphérique

A l'échelle du neurone, la substance grise correspond aux corps cellulaires et aux dendrites.
La substance blanche correspond aux axones.

23
A l'échelle du système nerveux :
- central : regroupe les interneurones et les somas, les dendrites et les arborisations
terminales des neurones de projection.
- périphérique : somas et dendrites des neurones pseudo-unipolaires. 


Répartition de la SB et SG au sein des différentes entités
- SNC :
Dans l’encéphale : La substance grise c’est le cortex (périphérie) et le noyau. Et la
substance blanche c’est entre le cortex et le noyau.
Dans la moelle épinière : La substance grise est au centre et la substance blanche en
périphérie.
Dans le tronc cérébral : C’est de la substance blanche avec plein de noyaux gris, sans
cortex.
Dans le cervelet : Substance grise en périphérie et substance blanche en profondeur.
- SNP :
Les ganglions spinaux (en lien avec la moelle épinière) et crâniens (en lien avec le tronc
cérébral) sont constitués de substance grise.


4) Pathologie médicale et chirurgicale

Première session :

Question 1 : Quelles sont les lésions diaphysaires de l’enfant ? (2pts)

Il existe 4 lésions diaphysaires spécifiques de l’enfant :
o Fracture en bois de vert : C’est une fracture avec angulation, le périoste est rompu
d’un côté et intact de l’autre.
o Fracture en motte de beurre : c’est une fracture métaphysaire, il y a un tassement
au niveau de la métaphyse.
o Fracture sous-périosté : c’est une fracture osseuse sous le périoste qui lui reste
intact, et l’enfant peut se mouvoir malgré la fracture.
o Incurvation diaphysaire : elle n’induit pas de fracture mais une courbure plastique
qui s’étend sur la longueur de l’os.

Question 2 : Quelle est la différence lors de la consolidation d’une fracture diaphysaire
entre remodelage et modelage ? (2pts)
Le remodelage est une reconstitution de la trame microscopique de l’os, alors que le
modelage est une reconstitution de la trame macroscopique de l’os. Cependant le
modelage est présent uniquement chez l’enfant car l’enfant possède une activité de son
périoste importante ainsi qu’un cartilage de conjugaison. De ce fait, le cal osseux disparait
pour laisser place à l’os.

24
Question 3 : définition du terme « pseudarthtrose » et attitude à tenir ? (2pts)
Pseudarthrose : absence de consolidation dans les délais normaux. Le chirurgien va devoir
agir, et soumettre le patient à un traitement externe.

Question 4 : quelles sont les complications secondaires suite à une ostéosynthèse ? (2pts)
Suite à une ostéosynthèse secondaire, les complications secondaires sont :
o Troubles dits du décubitus
o Accidents thrombo-emboliques avec risque d’embolies
o Déplacement secondaire
o Sepsis
o Débricolage
o SDRC
o Nécrose cutanée

Question 5 : quelle est la composition du cartilage (2pts)
La composition du cartilage est la suivante = eau + chondrocytes + collagène + protéines non
collagéniques.

Question 6 : But d’une chirurgie réparatrice d’une lésion cartilagineuse ?
Le cartilage n’est pas vascularisé, la chirurgie réparatrice consiste a perforé l’os sous
chondral pour que le sang coagule et que ce dernier amène les éléments nécessaires à la
régénération du cartilage. Ces cellules, de la lignée mésenchymateuse vont créer un néo-
cartilage, mais on ne récupère pas un vrai cartilage hyalin mais un cartilage
fibrocartilagineux.

Question 7 : Comment peut-on identifiez un germe de bactérien ? (2pts)
Pour identifier un germe bactérien, il faut tous d’abord réaliser un prélèvement, qui va
permettre un examen direct au microscope grâce à la coloration de GRAM qui permet
d’identifier les germes dits + (bleus) ou – (roses). Ce prélèvement permet un examen direct,
et il est le plus souvent négatif. C’est pour cela qu’il faut réaliser des cultures afin de mettre
en évidence l’infection. Cependant, le pour prélèvement bactérien, les résultats sont tardifs.
On peut donc réaliser l’identification des germes par des tests biochimiques simples, soit en
cherchant l’antigène du gène bactérien ou en cherchant l’anticorps qu’a fabriqué le corps de
manière spécifique vis-à-vis de l’antigène bactérien.

Question 8 : Que représente la sérothérapie ? (2pts)
Sérothérapie : injection d’anticorps spécifique à un antigène donnée.

Question 9 : Quel est le principe de la prévention primaire en cas de processus infectieux ?
ai donné au moins trois exemples (2pts)
La prévention primaire permet de diminuer au maximum l’incidence de la maladie
(vaccination, l’antibioprophylaxie, mesures sanitaires, campagnes de prévention)
Question 10 : En présence d’une arthrite à quelle étiologie faut-il penser ? Pourquoi ?
faut-il donc faire ? (2pts)
L’arthrite est inflammation de la synoviale de nature infectieuse qui mène donc à une
arthrite septique, elle peut être aussi de nature métabolique, ou rhumatismale. Cependant

25
elle est d’origine infectieuse en premier lieu, pour la traiter, il faut d’abord connaitre le
germe en réalisant une ponction articulaire que l’on analyse en laboratoire, puis
antibiothérapie.
Rattrapage :

UE.4 : Science de la vie et du mouvement



I) Anatomie

1) Membre supérieur

Première session :
Question 1 : Schéma en vue antérieure de 1/3 supérieur de l’humérus

26


Question 2 : Description du muscle subscapulaire

Forme et situation : C’est un muscle épais, de forme triangulaire, large en dedans et étroit en
dehors, situé en avant de la scapula et de l’articulation SH, ce muscle est étendu de la fosse
subscapulaire à l’épiphyse proximale de l’humérus.
Origines : Il s’insère en dedans sur la scapula, face antérieure, sur toute son étendue,
exception faite de la région attenante à l’articulation SH ainsi que des étroites surfaces
d’attache du muscle dentelé antérieur, situées le long du bord spinal. L’insertion se fait par
des lames fasciales sur les crêtes de la fosse subscapulaire et par implantation directe des
fibres charnues, dans l’intervalle de ces crêtes.
Les faisceaux inférieurs de ce muscle s’insèrent sur le pilier et sur la gouttière axillaire
attenante.
Trajet : Les faisceaux musculaires se dirigent en convergeant vers l’angle latéral de la
scapula. Ils se rassemblent en une masse de plus en plus étroite et épaisse qui s’applique sur
la face antérieure de la capsule de l’articulation SH.
Terminaisons :
• Par un fort tendon, sur l’humérus, épiphyse proximale, tubercule mineur, partie
supéro-médiale.
• Par de courtes fibres tendineuses sur la crête du tubercule mineur, partie supérieure.
Deux bourses séreuses constantes sont annexées au muscle subscapulaire :
• L’une, dite sub-coracoidienne, est placée entre le bord supérieure du muscle
subscapulaire d’une part, la face antérieure du segment vertical du processus
coracoïde et ka partie voisine de la capsule articulaire, d’autre part ;
• L’autre appelé bourse subtendineuse du muscle subscapulaire, est située le long du
bord supérieur du tendon du muscle subscapulaire, entre ce tendon et la capsule
articulaire.
Actions : rotateur médial le plus pur de l’articulation scapulo-humérale. Ses fibres inférieures
réalisent un abaissement de la tête humérale. Il maintient en contact les surfaces articulaires
de l’articulation scapulo-humérale. C’est un véritable ligament actif (muscle stabilisateur
antérieur participant à la coiffe des rotateurs).
Innervation :
• Tronculaire :
o N supérieur du Subscapulaire, branche collatérale du PB, issue du tronc
supérieur
o N inférieur du Subscapulaire, branche collatérale du PB, issue du faisceau
postérieur
o N du subscapulaire, branche collatérale du N axillaire
• Radiculaire : C5, C6
Question 3 : Description du ligament trapézoïde
Il s’insère en bas, sur la scapula, angle supéro-latéral, processus coracoïde, segment
horizontal, face supérieure, partie postéro-latérale. Ce ligament se porte obliquement en

27
haut et en dehors. Il se termine sur la clavicule, face inférieure, près de l'extrémité
latérale, ligne trapézoïde, segment antérieur.
Le ligament trapézoïde est une lame fibreuse quadrilatère, orientée suivant un plan oblique
de haut en bas et de dehors en dedans. Des deux faces du ligament : l'une, antéro-médiale,
regarde en dedans, en avant et en haut et répond à la clavicule, l'autre, postéro-latérale, a
une orientation inverse et répond à la face supérieure du processus coracoïde et au
ligament coraco-acromial. Le bord antérieur est libre. Le bord postérieur (dorsal) est en
rapport avec le ligament conoïde.

Rattrapage :

Question 1 : Ostéologie (8 points)
Dessinez et légendez une vue médiale de l’extrémité médiale de la clavicule en plaçant les
insertions capsulo-ligamentaires




Question 2 : Myologie (6 points)
Décrivez (sans dessin) le muscle petit rond

Le muscle petit rond de la coiffe des rotateurs. De forme aplatie et allongée, il est tendu de
la scapula à l’humérus.
Origines : par des fibres charnues, il nait :

28
- A la partie supéro-latérale de la fosse infra-épineuse de la face postérieure de la
scapulale long du bord axillaire moitié supérieure
- Des cloisons fibreuses qui le séparent du muscle infra-épineux en dedans et du
muscle grand rond en bas.
Trajet : en haut, en dehors et en avant. Il longe le bord du muscle infra-épineux avec lequel il
est plus ou moins confondu.
Terminaison : Par un tendon aplati, sur la facette postérieure du tubercule majeur de
l’épiphyse proximale de l’humérus.
Actions : Rotateur latéral et adduction de la scapulo-humérale. Ligament actif de la scapulo-
humérale.
Innervation : nerf axillaire


Question 3 : Arthrologie (6 points)
Décrivez (sans dessin) le ligament coraco-huméral

Le ligament coraco-huméral est une lame fibreuse épaisse.
Origine : Sur toute la longueur du bord latéral du segment horizontal et vertical du processus
coracoïde, angle supéro-latéral de la scapula.
Trajet :
- Faisceau sup : oblique en dehors, légèrement en bas et en arrière
- Faisceau inf : oblique en dehors et en bas
Les 2 faisceaux divergent, ils se dirigent vers les 2 tubercules de l’extrémité supérieure du
sillon intertuberculaire de l’humérus.
Terminaison :
- Faisceau sup :
o Face supérieure du tubercule majeur
o A son bord médial, il est accolé à la face profonde du tendon du muscle supra-
épineux qui le renforce
- Faisceau inf :
o Bord supérieur du tubercule mineur
o Se soude au ligament gléno-huméral supérieur sous-jacent

29



2) Membre inférieur

Sujet Première session :

1) Schéma légendé bord postérieur de la diaphyse fémorale

30
2) Description des 4 types de fibres de la capsule de la coxo-fémorale (avec ou sans
schéma)

La capsule est un manchon fibreux tendu de l’acétabulum au fémur. En forme de sablier, très
puissante et très épaisse.
- Longitudinales : fibres tendues de l’acétabulum au fémur
- Arciformes : fibres qui renforcent la capsule sur la périphérie de l’acétabulum
- Circulaires : qui empêchent la luxation de la hanche
- Freins capsulaires : elles bordent la partie inférieure de la capsule, ce qui permet à la
capsule de se laisser étirée en Abduction.






















3) Décrire les muscles suivants :
a) Piriforme
b) Court adducteur

a) Piriforme
Présentation : muscle du groupe Pelvi-trochantérien, tendu du sacrum au fémur
Origine : sacrum, face antérieure, partie latérale de S2, S3, S4
Forme et trajet : par des fibres charnues, triangulaires à base sacrale. Oblique en avant, en
dehors et en bas. Sort du bassin pour passer par la grande incisure sciatique.
Terminaison : Fémur, grand trochanter, face supérieure

31
Actions : Rotation latérale ET abduction horizontale
Innervation : Nerf du piriforme S2

b) Court adducteur
Présentation : muscle du groupe adducteur, tendu de l’os coxal au fémur, avec deux
faisceaux, plan profond
Origine : os coxal, face exopelvienne, branche ischio-pubienne
Forme et trajet : lame triangulaire a sommet coxal. En bas, en dehors, en arrière.
Terminaison : Fémur, bord postérieur
- Faisceau supérieur : zone de trifurcation, extrémité supérieure entre la
ligne pectiné (en médial) et le muscle grand Adducteur (en latéral)
- Faisceau inférieur : diaphyse, ligne âpre, partie supérieure entre le muscle
Long adducteur (en médial) et le muscle Grand adducteur (en latéral)
Actions : Adduction
Innervation : Nerf obturateur

Rattrapage :

1) Schéma légendé et orienté de toutes les insertions musculaire de la face endo-
pelvienne de l’os coxal (5points)

32
2) Description des 3 ligaments principaux de l’articulation coxo-fémorale avec ou
sans schéma (situation, origine, trajet, terminaison) (4 points)
• Ligament ilio-fémoral :
Situation : ligament le plus puissant du corps, tendu de l’ilium au fémur, il épaissit la capsule
dans la partie antérieur-supérieure
Origine : os coxal, versant inférieur de l’épine iliaque antéro inférieure EIAI
Forme : triangulaire à base fémorale
Trajet : oblique en bas et en dehors
Terminaison : fémur, sur la ligne trochantérique du col du fémur

• Ligament pubo-fémoral
Situation : tendu du pubis au fémur, renforce la capsule dans les parties antéro-inférieures
Origine : os coxal, branche supérieure horizontale du pubis, sous le pectiné
Forme : triangulaire à base pubienne
Trajet : oblique en bas, en dehors et légèrement en arrière
Terminaison : fémur, au pied et en avant du petit trochanter, dans la petite fossette

• Ligament ischio-fémoral :
Situation : tendu de l’ischium au fémur
Origine : os coxal, ischion au contact de l’acétabulum, le long de la corne postérieure
Forme : s’enroule sur la partie postérieure de la capsule
Trajet : arrière, en haut, en dehors
Terminaison :
- Fibres sus-cervicales : fémur, partie antérieure de la face médiale du grand
trochanter
- Fibres moyennes : fémur, zone orbitaire
- Fibres sous-cervicales : au niveau du frein capsulaire

3) Décrire les muscles suivants en indiquant : région, origine(s), formes, trajet,
terminaison(s) et innervation (11 points)
a) Obturateur interne
Muscle du groupe des pelvi-trochantériens, tendu du sacrum au fémur
Origine : os coxal, face endopelvienne sur le pourtour du foramen obturé, segment inférieur.
Forme : triangulaire à base coxale
Trajet : en endopelvien : oblique en arrière
Puis se coude à la petite incisure sciatique
En exopelvien : oblique, haut, avant et dehors
Terminaison : fémur, extrémité du grand trochanter, face antérieure, tendon commun en
avant de la fossette trochantérique
Action : rotateur latéral, abducteur horizontal, stabilisateur
Innervation : nerf de l’obturateur interne et du jumeau supérieur

b) Long adducteur

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Muscles du groupe des adducteurs, tendu de l’os coxal au fémur, il fait partie de la loge
médiale de cuisse, plan superficiel.
Origine : os coxal, face exopelvienne, par un tendon sur le corps du pubis débordant sur la
branche inférieure du pubis.
Forme : triangulaire a base fémorale
Trajet : bas, dehors, arrière
Terminaison : fémur, diaphyse, ligne âpre bord postérieur, partie moyenne entre les deux
lèvres
Action : adduction
Légèrement de rotation médiale
Amène en position neutre dans le plan sagittal
Innervation : nerf obturateur

4) Tronc

Sujet première session :

Question 1 : Description du disque intervertébral

C’est un ligament interosseux interposé entre les plateaux.
Il a la forme d’une lentille biconvexe.
Son épaisseur varie selon le niveau.
Il est constitué de 2 parties :
- L’anneau fibreux en périphérie
- Le noyau pulpeux au centre

- L’anneau fibreux (du latin annulus fibrosus)
Il a la forme d’un disque épais, évidé au centre et formé de couches concentriques (comparé
à la structure d’un oignon). Chacune de ces couches ou lamelles est constituée de fibres
parallèles. Les extrémités de ces fibres s’attachent sur les plateaux vertébraux. En passant
d’une couche à la suivante, l’obliquité des fibres s’inverse. Par ailleurs, l’inclinaison des fibres
sur le plan des plateaux augmente de la périphérie vers la profondeur de l’anneau.
En périphérie, les fibres sont verticales à extrémités ancrées dans le plateau du DIV
Plus on va en profondeur, plus les fibres s’obliquent.

- Le noyau pulpeux (du latin nucleus pulposus)
Il est situé dans la cavité de l’anneau, entre les 2 plateaux, légèrement décentré en arrière.
Il a la forme d’une sphère légèrement aplatie de haut en bas.
Il est constitué d’un gel protéique enserré dans un réticulum (filet en 3D) de fibres collagènes.
Ce gel est riche en glyco-amino-glycane (GAG) qui est une macro-protéine très hydrophile.
Cette hydrophilie et l’étroitesse du logement du noyau entrainent une pression du noyau qui
tend à repousser les 2 plateaux vertébraux, ce qui met en tension les fibres de l’anneau. Il
s’agit de la pré-contrainte discale.
è DIV = amortisseur pré-contraint.
Avec l’âge, le noyau pulpeux est moins riche en eau à on perd de la hauteur au niveau du
rachis avec l’âge.

34






Question 2 : Donner les différences entre vertèbres thoraciques et lombaires types

Vertèbre thoracique Vertèbre lombale

Caractéristiques 12 vertèbres inscrites dans courbure à 5 vertèbres inscrites dans


convexité postérieure courbure concavité postérieure
Présence de côtes + massive, + mobile

Corps Cylindrique Volumineux


Autant étendu en avt-arr que transv Réniforme à hile postérieur
A la jonction avec la face postérieure: Grand axe transversal
Présence de fossettes articulaires Plateaux grandes dimensions
costales sup et inf (s’articulent à tête Listel marginal marqué
costale) :
-SAECH, ovalaire, plan Insertions : face ant d’av en
-1 sup 1 inf de chaque cotéà 4 arr : LLA, diaphragme, psoas et
Insertions face ant LLA, muscles pré- face post LLP
vertébraux à partir de T3
Pédicule Sagittaux Sagittaux et épais

Lame Aussi haute que large Massive, Plus haute que large,
s’élargissent au fur et à mesure
que l’on descend

Pap supérieur Regarde haut, arrière et légèrement Regarde arrière, dedans
dehors Trochoïdes
Partie postéro-sup forme saillie
processus mamillaire

Processus transverse Dirigé dehors, arrière (+ on descends Dirigé dehors, légèrement
dans le rachis), haut arrière
Apex renflé, à face antérieure facette Fin et allongé
articulaire pour tubercule de côte de A partie postéro-inf petite
même numéro que la vertèbre (plane, saillie processus accessoire
ovalaire, reg avant, dehors, SAECH)

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Processus épineux Très long, fortement oblique en arrière et Volumineux, quadrangulaire,
dehors, triangulaire à la coupe horizontale
Apex présente un tubercule
Superposés comme tuiles de toit
Foramen vertébral Arrondi Triangulaire à base antérieure



II) Physiologie articulaire




1) Membre supérieur


Première session

1) VRAI / FAUX

a) Le ligament gléno huméral inférieur est il responsable de la rotation latérale de
l’humérus lors de l’abduction de scapulo-humérale ?

VRAI : Il est à noter que le ligament gléno-huméral inférieur, induit,
fonctionnellement, une rotation latérale. Lors du mouvement d’abduction, le
ligament gléno-huméral inférieur se tend et le tubercule majeur se rapproche de la
face inférieure du processus acromial jusque 90°. A partir de cette position, la
rotation latérale de l’humérus efface le tubercule majeur vers l’arrière et détend le
ligament gléno-huméral inférieur. L’abduction peut alors se poursuivre jusque 110°.

b) L’élévation du moignon de l’épaule est limité par le ligament costo-claviculaire

VRAI

c) Epaule : le zero EMG correspond à environ 40° de rotation médiale, avec un
humérus en flexion et abduction d’environ 40°, donc en avant du plan de la
scapula. C’est la position de stabilité fonctionnelle de l’épaule.

VRAI : Position de fonction : Cette articulation sphéroïde ne fonctionne pas dans les
plans anatomiques de référence mais en avant et en dehors pour l'abduction et en

36
avant et en dedans pour la flexion. Le zéro EMG correspond à environ 40° de rotation
médiale, avec un humérus, en abduction d’environ 40° et en flexion de 40°, donc en
avant du plan de la scapula.
d) Les muscles moteurs de la flexion de l’articulation gléno humérale sont le deltoïde
antérieur, le grand pectoral claviculaire, l’ensemble coraco-brachial et biceps
brachial.

VRAI

e) Amplitude d’extension de l’articulation gléno humérale est d’environ 30°.

VRAI : et 50° environ avec la ST

2) Questions de réflexion

a) Expliquer le paradoxe de Codman

Il évoque le fait, non évident, que tout mouvement effectué dans les deux plans
verticaux de l'espace s'accompagne d'une rotation automatique dans le troisième
plan. De fait, passer du plan sagittal au plan frontal (ou l'inverse) impose de parcourir
une certaine distance dans le plan transversal, celui des rotations. Cela veut dire
qu'une flexion suivie d'une abduction associe automatiquement une rotation latérale
(proportionnelle à la valeur des autres mouvements). Le mouvement inverse associe
une rotation médiale.

b) Décrire et expliquez la voie de passage postéro latérale de Sohier

On nomme ainsi, à la suite de Sohier (1983), les associations fonctionnelles
préférentielles des mouvements de l'épaule. Ce sont des associations qui visent à
contrecarrer les éventuels conflits articulaires. Les plus connues sont : La voie
postéro-latérale, associant abduction et rotation latérale. La voie antérieure,
associant flexion et rotation médiale (sans adduction).

c) Quels sont les muscles participants à l’abduction active de l’articulation scapulo-
humérale

Le moteur est le deltoïde moyen avec association des fibres proches des faisceaux
antérieur et postérieur. Le supra-épineux participe, avec une composante
stabilisatrice marquée (centrage permanent). Revel a montré la participation des
muscles abaisseurs, actifs dès 0°, même lorsque le deltoïde se contracte

37
isométriquement. En contraction concentrique, le subscapulaire intervient dès 35° et
les grands pectoral, dorsal et rond interviennent dès 50° (ces activités croissent
jusqu'à 90°). Si l'humérus est en rotation latérale, le long biceps se trouve placé dans
le plan du mouvement et participe à l'abduction.


Rattrapage

1) Décrire le mouvement de sonnette latérale de la scapula :

Mouvement de rotation de la scapula qui tend a la cavité glénoïde vers le haut. Le plan est
30 à 40° en avant du plan frontal de référence, l’axe est antéro-postérieur, oblique vers
l’arrière et le dehors passant par le milieu de la scapula. L’amplitude est de 20°. Les facteurs
limitants sont la tension des muscles dentelés antérieur, trapèze et la tension de la capsule
de l’articulation acromio-claviculaire. Les muscles moteurs sont les rhomboïdes et
l’élévateur de la scapula.

2) Questions agrafées dans la copie








2) Membre inférieur

Première session :

38
Question 1 : Définir le mouvement d’adduction de l’articulation coxo-fémorale (définition,
plan, axe, mécanisme, amplitudes, facteurs limitants, muscles moteurs)

ADDUCTION

Mouvement qui porte la cuisse en dedans et la rapproche du plan


DÉFINITION
sagittal du corps (plan de symétrie) ou le croise

PLAN Frontal, passant par le centre de la tête fémorale

Intersection des plans sagittal et transversal passant par le centre


AXE
de la tête fémorale

Mouvement se fait dans un plan frontal suivant un axe sagittal dans


un plan transversal

-0° en ADD pure


-30° en DD avec ABD opposée
AMPLITUDE
-40° ADD+flexion
-20° ADD+extension

-Pivotement de la tête fémorale dans l’acétabulum (avec limbus et


MÉCANISME labrum)
-Le pôle supérieur de la tête pivote vers le dehors et le bas

-Contact avec le MI contro-latéral


-Ligaments ischio-fémoral et ilio-fémoral, faisceau supérieur (au-
FACTEURS
dessus du centre de rotation-
LIMITANTS
-Ligament de la tête fémorale (ascension de la fovéa)
-M.antagonistes (ABD, pelvi-trochantériens)

MUSCLES -M.ADD
MOTEURS -Carré fémoral (accessoire)



Question 2 : Pourquoi le système ligamentaire situé en avant de l’articulation coxo-
fémorale est-il si épais

39
L’orientation de la tête fémorale et de l’acétabulum en partie antérieure fait que la tête est
découverte ce qui crée une fragilité, les ligaments sont la pour renforcer la partie antérieure
de l’articulation. De plus, le complexe ligamentaire est fort en antérieur pour palier au manque
musculaire (qui est est très important en partie postérieure de l’articulation)
C’est pour éviter les luxations antérieures de la tête fémorale.

Question 3 : citez les facteur limitant du mouvement de rotation médiale de l’articulation
coxo-fémorale
Les facteurs limitants sont : le ligament ischio-fémoral, la partie postérieure de la capsule et
les muscles rotateurs latéraux.

Rattrapage :

Question 1 : Definir le mouvement de flexion de l’articulation coxo-fémorale (définition,
plan, axe, mécanisme, amplitudes, facteurs limitants, muscles moteurs) (6pts)

Def : mouvement qui rapproche la face antérieure de la cuisse de la face ant du tronc (porte
la cuisse en avant du plan frontal)
Plan : sagittal, passant par le centre de la tête fémorale
Axe : intersection des plans frontal et transversal passant par le centre de la tête fémorale
Amplitude : genou tendu : actif 80 à 90°, passif 100°
Genou fléchi : actif 90°, passif 110°
Mécanisme : pivotement de la tête femorale dans l’acétabulum, le pôle supérieur de la tête
pivote vers l’arrière et le bas
Système ligamentaire : tous les lgmt sont détendus (instabilité de hanche)
Facteurs limitants : Muscle ischio-jambiers (genou tendu), face ant de la cuisse sur le tronc
(participation du rachis lombal), fibres post de la capsule, muscles antagonistes mono-
articulaire.
Muscles moteurs : Ilio-psoas, tous les muscles ayant des actions associés (Sartorius, TFL,
Droit femoral), muscles add quand hanche est en extension, accessoire : moyen glutéal,
obturateur int.

Question 2 : A quoi correspondent les mouvements de flexion de hanche et rotation latérale
lorsque le point fixe est le fémur ? (2pts)
La flexion correspond à une antéversion de bassin, la rotation latérale correspond à un recul
de l’hémi-bassin contro-latéral


Question 3 Citez les facteurs limitants du mouvement d’extension de l’articulation coxo-
fémorale (2pts)

40
Facteurs limitants : ligaments pubo, ilio et ischio fémoral, muscle ilio-psoas et genoiu fléchit
tension du muscle droit fémoral

3) Tronc

Première session :

Question 1 : reproduire le tableau ci-dessous en donnant les indices de mobilité et les
amplitudes articulaires du rachis thoracique selon l’auteur KAPANDJI.

Rachis thoracique Selon Kapandji
Donner indice de mobilité 1/6
Rachis thoracique Selon Kapandji
Donner l’amplitude articulaire en flexion 45°
Donner l’amplitude articulaire en extension 25°

Donner l’amplitude articulaire en inclinaison (1 seul coté) 20°

Donner l’amplitude articulaire en rotation (1 seul coté) 35°


Question 2 : expliquer le mécanisme du mouvement d’une UFR dans le plan sagittal.

Pour le mouvement de flexion, il y a un pincement antérieur du DIV + bâillement postérieur :
- fibres antérieures de l’annulus sont comprimées
- fibres postérieures de l’annulus sont tendues
- le nucleus est chassé en arrière, il s’ovalise à gros bout postérieur ; ce qui tend à
courber les fibres postérieures de l’annulus et du LLP. Cette courbure tend à
rapprocher les plateaux donc à réduire le bâillement postérieur : auto-stabilisation et
frein, limite puissante (DIV + ligaments)
Pour le mouvement d’extension :
- pincement postérieur du DIV
- bâillement antérieur
- mise en tension des fibres
- ovalisation à gros bout antérieur
- LLA stabilise le système


41
UE.6 : Théories, modèles, méthodes et
outils en kinésithérapie

1) Sujet 2017-2018

42


1)
Rappel : Les tractions sont des mises en tensions des structures péri-articulaires effectuées
dans l’axe du segment osseux.
Les principes d’applications a respecté lors d’une traction axiale sont :
• Limiter la douleur sans s’interdire complétement de la dépasser
• Ne pas interposer d’articulations intermédiaire
• Les prises et les contre-prises sont importantes, elles doivent utiliser des surfaces
larges de façon à diminuer la pression exercée sur les téguments (appuis fermes ne
regard des points osseux +++)
• On tracte progressivement et lentement et on dose l’intensité

2)
Réaction de stabilisation : consiste à donner un point fixe supplémentaire à la chaîne, pour
que les réponses musculaires soient plus efficaces. Exemple : le sujet est assis sur un bureau
et derrière ses jambes il y a un support, mais il ne s’appuie pas dessus. Lorsque le MK
déstabilise le sujet en le poussant vers l’arrière, le sujet va s’appuyer sur le support aves ses
jambes pour éviter sa chute vers l’arrière à lorsque les jambes du sujet trouvent se contact
avec le support du bureau, cela créer un point fixe supplémentaire à réaction de
stabilisation.
Réaction parachute : consiste à créer un nouvel appui, ce qui va augmenter la surface
d’appui lorsque le sujet est déséquilibré. Exemple : Un sujet est dans le métro debout, pieds
rapprochés l’un de l’autre et ne se tient à rien. Le métro freine brusquement, et afin de se
stabiliser et d’éviter la chute, le sujet avance son pied rapidement vers l’avant à création
d’un nouvel appui à augmentation de la base de sustentation à équilibre immédiat.

3)


La courbe tension/longueur est curviligne et représente la résistance à l’étirement des fibres
non contractiles d’un muscles (0,5pts). L’extensibilité du muscle est facile au début puis elle
rencontre une résistance beaucoup plus importante. Ceci est dû au fait que le tissu musculo-
aponévrotique est hétérogène et que les différentes structures qui le composent ne
réagissent pas exactement de la même façon à l’étirement (0,5pts)
La courbe tension longueur passive peut se décomposer en 2 parties (2pts) :
® Une première partie où la résistance des tissus est faible et où la longueur augmente
rapidement par rapport à la force appliquée (partie curviligne AC)
® Une seconde partie où la résistance devient proportionnelle à la force de traction
comme dans une courbe de contrainte déformation classique (partie linéaire CD)

43


4)
a) Après une séance d’entrainement, une diminution de la tension passive dans le muscle
appelée relaxation de contrainte est observée lorsqu’un étirement sous maximal est
maintenu. Ce phénomène de relaxation de contrainte est transitoire et ne dure qu’une
heure environ.
b) Les étirements musculaires pratiqués de manière régulière (période d’entrainement aux
étirements) augmentent l’extensibilité musculaire, donc l’amplitude du mouvement ainsi
que sa longueur. Cet effet pourrait être due à une augmentation du nombre de sarcomères
en série au niveau du muscle ou à une augmentation de la longueur de chaque sarcomère.

5)
Avant de répondre à la question il est nécessaire de donner la définition de chaque terme
ainsi que de décrire l’anatomie du moyen fessier.
Le MK place le patient en DL le plus proche de lui. Il demande au patient de fléchir le MI
contre la table (gauche) de manière à stabiliser le patient, ainsi que ce dernier se place sur
son coude droit afin de mettre le muscle carré des lombes en IFA. Ce dernier est mis en IFA,
car il aide le moyen fessier a réalisé une abduction de hanche, il est synergique au
mouvement, cependant on veut un travail le plus analytique possible, et c’est pourquoi on
place le carré des lombes en IFA. Le MK vérifie si le patient est bien droit, avec la 1/3
inférieur du MI droit débordant de la table vers le bas pour avoir toute la course musculaire.
Le MK se place derrière le patient, pour contrôler le mouvement du bassin, en se mettant en
fente de manière à avoir une prophylaxie correcte, et positionne une main de contrôle au
niveau de la crête iliaque du patient, et l’autre sur la terminaison du muscle ou alors sur la
face latérale de la cuisse pour guider le mouvement du patient.
La position de départ : le MI droit du patient est en course externe donc au maximum
d’adduction, avec la patella qui regarde vers l’avant, le MK doit donc veiller à ce que le MI
droit ne soit ni en rotation externe ou interne ce qui pourrait solliciter d’autres muscles.
La position d’arrivée : le MI droit est en course interne donc au maximum d’abduction avec
le contrôle du MK qui vérifie s’il n’y a pas de compensations.
Le MK place en position de départ le patient, et lui montre le mouvement à effectuer dans
un premier temps. Puis, le MK s’installe, en ayant une main sur la crête iliaque et son tronc
contre le bassin du patient pour contrôler le mouvement, éviter les compensations, et afin
que l’exercice soit le plus analytique possible. Enfin, il demande au patient de réaliser une
abduction de hanche, en le guidant verbalement et manuellement (une main sur la face
latérale à peine poser qui stimule le patient à aller « vers le haut », donc en abduction) et en
fin de course externe, le MK saisit le MI en berceau et demande au patient de relâché afin de
réaliser un retour passif vers la course interne.
Le MK demande régulièrement au patient s’il y a une douleur particulière, s’il va bien et le
corrige éventuellement si le mouvement n’est pas compris ou mal réalisé.





44



Semestre 2
















45

UE.1 : Santé Publique


1) Santé publique



2) Handicap

46
UE.3 Sciences Biomédicales

1) Neuro-physiologie

Première session

1) Décrire comparativement le système nerveux somatique et le système nerveux
autonome (végétatif) : rôles, récepteur, effecteurs, effet produit.

Le système nerveux somatique permet à l'appareil locomoteur d'interagir avec
l’environnement extérieur. Les informations sensorielles sont captées au niveau des
récepteurs des tissus sensoriels (tissus osseux, capsulo-ligamentaire, musculaire, cutané) et
des organes sensoriels (rétine, cochlée, muqueuse nasale, papille gustative, vestibule). Les
informations motrices sont transmises vers les muscles striés squelettiques afin de produire
un effet somato-moteur.

Le système nerveux autonome assure le fonctionnement interne de l'organisme c'est à dire


les fonctions vitales (fonction cardio-vasculaire, respiratoire, digestive, vésico-
sphinctérienne, génitale, iridienne) en maintenant l'homéostasie. Il permet également à
l'organisme de s'adapter aux conditions de l'environnement extérieur (température
extérieure (température/corporelle, luminosité/diamètre pupillaire, gravité/tension
artérielle pression atmosphérique) avec une certaine indépendance de nous-même vis-à-vis
du monde extérieur. Les informations sensorielles sont captées au niveau des récepteurs des
viscères, des vaisseaux, du cœur et des glandes. Les informations motrices sont transmises
vers les muscles lisses des viscères et des vaisseaux afin de produire respectivement un effet
viscéro-moteur et vaso-moteur, vers le muscle strié cardiaque (myocarde) afin de produire
un effet cardio-moteur et vers les glandes afin de produire un effet sécrétoire. 


2) Décrire les 3 types de circuits supports de la sensibilité somatique à l’aide d’un


schéma et de mots-clés

3)

47


3) Définir la notion de dermatome (en donnant un exemple pour le membre
supérieur, le tronc et le membre inférieur) puis la notion de discrimination tactile.

Un dermatome se définit comme la zone de la peau innervée par les fibres afférentes
cutanées d’un même nerf spinal. Il est en forme de bande que l’on nomme par le nerf spinal
correspondant. Exemple : pouce C6, ombilic T10, région antérieure du genou L4

La discrimination tactile est la capacité à distinguer 2 stimuli cutanés appliqués de façon


simultanée sur une même région corporelle.

4) Nommer les voies de la sensibilité somesthésique (somato-sensorielle) consciente


et pour chacune d’elle préciser le type d’information qu’elle véhicule, sa
localisation au niveau médullaire, son niveau de décussation et sa terminaison.

Il existe 3 voies de la sensibilité somesthésique consciente.


- Tout d’abord, les voies spino-thalamiques postérieures véhiculent les informations
épicritiques, musculaires et articulaires. Elles empruntent le cordon postérieur
ipsilatéral de la ME, décussent au niveau bulbaire et se terminent dans le cortex
cérébrale somato-sensoriel.
- Ensuite, les spino-thalamique antéro-latérales véhiculent les informations
protopathiques, thermiques et algiques. Elles empruntent le cordon antéro-latéral
controlatéral de la ME, décussent au niveau médullaire directement après que les
axones des neurones ganglionnaires aient fait synapse avec les neurones sensoriels
de la corne postérieur de la moelle épinière. Ces voies se terminent aussi dans le
cortex cérébrale somato-sensoriel.
- Enfin, les voies trigémino-thalamiques véhiculent les informations protopathiques,
thermiques, épicritiques, musculaires et articulaires. Elles empruntent les axones des
neurones du nerf trijumeau, decussent au niveau du pont du tronc cérébral et se
terminent dans le cortex somato-sensoriel.

5) Concernant la vision et l’audition, nommer les récepteurs et localiser les aires


corticales primaires. Pour l’une de ces fonctions, nommer une projection corticale
secondaire et donner son rôle.

Pour l’audition, les récepteurs sont ceux de la cochlée et les aires corticales primaires sont
situées au niveau du lobe temporal dans l’aire 41. Une projection corticale secondaire peut
être les formations réticulées qui ont un rôle dans l’éveil.

Pour la vision, les récepteurs sont ceux de la rétine et les aires corticales primaire sont
situées au niveau du lobe occipital dans les aires 17, 18 et 19.

48

6) Définir la motricité somatique puis nommer les 3 types de motricité en précisant


pour chacune d’entre elle sa particularité et un exemple.

La motricité somatique correspond à la fonction du SN qui permet à un individu de tenir


debout, de se déplacer ou d'interagir avec l’environnement extérieur en agissant sur les
pièces de son squelette via les muscles striés squelettiques dont la contraction et le
relâchement sont sous le contrôle des motoneurones α (MNα).
Il existe 3 types de motricité :
- La motricité réflexe : comprend un récepteur, un neurone sensoriel qui stimule au
niveau segmentaire (ME ou TC) puis le message nerveux passe directement au
motoneurone alpha qui entraine la contraction d’un muscle strié squelettique. (ex :
le réflexe ostéo-tendineux)
- La motricité automatique : son déclenchement est intentionnel mais son
déroulement est réflexe comme par exemple la marche.
- La motricité volontaire : un neurone moteur stimule un motoneurone alpha et donc
un MSS entrainant un mouvement. (ex : serrer le poing)

7) Concernant le tonus musculaire : définition, origine, types, 2 paramètres


influençant son intensité.

Le tonus musculaire correspond à un état de tension contractile « permanent » +/- intense


du muscle strié squelettique. Il a pour origine l’ensemble des afférences périphériques,
locales et centrales qui de par les messages nerveux facilitateurs et inhibiteur entrainent une
contraction du muscle. Il existe 3 types de tonus : basal, postural et volitionnel. Deux
paramètres influençant son intensité sont la résistance active du muscle lors de son
étirement et la résistance passive liée a des raideurs articulaires.

8) Définir le réflexe ostéo-tendineux et le réflexe de flexion en précisant leur rôle



Le réflexe de flexion correspond à un retrait partiel ou complet d’un membre en réponse à
une stimulation cutanée, musculaire et/ou articulaire de faible ou forte intensité. Son rôle
est de protéger l’appareil locomoteur.

Le réflexe ostéo-tendineux correspond à l’allongement soudain d’un tendon par


déplacement d’une pièce osseuse provoque un allongement vif du muscle qui entraîne une
contraction rapide et de latence courte de ce muscle. Son rôle est d’ajuster la posture.

49
9) Nommer les voies motrices descendantes du tronc cérébral puis pour chacune
d’elle préciser les afférences reçues, l’origine, la terminaison et le rôle.

- La voie réticulo-spinal médial : cette voie reçoit les afférences du cortex cérébral, du
cervelet et de la télesthésie et de la somesthésie. Elle prend son origine dans les
formations réticulées excitatrices situé dans le pont et se termine au niveau des
muscles antigravitaire axiaux et proximaux. Elle joue donc un rôle dans le tonus
postural et dans les ajustements posturaux d’anticipation.
- La voie réticulo-spinal latéral : cette voie reçoit les afférences du cortex cérébral, des
ganglions de la base et de la télesthésie et de la somesthésie. Elle prend son origine
dans les formations réticulées inhibitrices situé dans le bulbe spinal et se termine au
niveau des muscles anti-antigravitaire. Elle joue donc un rôle dans le tonus de repos
et a une actions anti-antigravitaire.
- La voie vestibulo-spinal latéral : cette voie reçoit les afférences du cortex cérébral, du
cervelet et des organes otholitiques. Elle prend son origine dans le noyau vestibulaire
latéral situé dans le pont et se termine au niveau des muscles antigravitaire du tronc
et des membres inférieurs. Elle joue donc un rôle dans les ajustements posturaux de
compensation du tronc et des MI.
- La voie vestibulo-spinal médial: cette voie reçoit les afférences du cortex cérébral, du
cervelet et des canaux semi-circulaires. Elle prend son origine dans le noyau
vestibulaire médial situé dans le bulbe spinal et se termine au niveau des muscles
antigravitaire de la tête. Elle joue donc un rôle dans le tonus postural (position
tête/gravité) et dans les ajustements posturaux de compensation de la tête.


10) Comparer le faisceau cortico-spinal latéral et le faisceau cortico-spinal médial
(origine, niveau de décussation, localisation médullaire, terminaison, rôle).

Le faisceau cortico-spinal latéral : ce faisceau a pour origine le cortex moteur primaire. Il


decusse au niveau médullaire partiellement, se localise dans le cordon antérieur de la ME et
se termine au niveau des muscles axiaux et proximaux. Il a pour rôle le tonus volitionnel et
les mouvements volontaires.

Le faisceau cortico-spinal médial : ce faisceau a pour origine le cortex moteur primaire. Il


decusse au niveau bulbaire totalement, se localise dans le cordon antérieur de la ME et se
termine au niveau des muscles distaux. Il a pour rôle le tonus volutionnel et les mouvements
volontaires.

50
Rattrapage

I. Expliquez les notions suivantes puis illustrez avec des exemples pertinents : (10
pts)
a) Sensibilité somatique
b) Motricité somatique
c) Tonus musculaire
d) Dermatome
e) Réflexe ostéo-tendineux

a. La sensibilité somatique est la fonction qui renseigne le système nerveux sur l’évolution
spatiale et temporelle des paramètres physico-chimiques issus de l’environnement
extérieur et de l’appareil locomoteur et captés par les organes sensoriels (exemples : œil,
oreille, langue, nez, vestibule) et les tissus sensoriels (exemples : peau, muscles, capsules,
ligaments, ménisques, os).

b. La motricité somatique est la fonction du système nerveux qui permet à un individu
d'interagir avec l’environnement extérieur en agissant sur les pièces de son squelette via les
muscles striés squelettiques dont la contraction et le relâchement sont sous le contrôle des
motoneurones α (MNα). Exemples : plier le coude, écrire…

c. Tonus musculaire : c’est l’état de tension contractile « permanent » +/- intense du muscle
strié squelettique. Exemple : tonus postural, tonus basal, tonus de repos

d. Dermatome : se définit comme la zone de la peau innervée par les fibres afférentes
cutanées d’un même nerf spinal. Il est en forme de bande que l’on nomme par le nerf spinal
correspondant. Ces bandes s’organisent successivement en proximo-distal de C2 à S5
(exemple : arrière tête = C2)

e. Réflexe ostéo-tendineux : c’est l’allongement soudain d’un tendon par déplacement d’une
pièce osseuse provoque un allongement vif du muscle qui entraîne une contraction rapide et
de latence courte de ce muscle.
Exemple :

51

II.
1. Innervation :
• Sensitive :
- Entité : fuseau neuro-musculaire et organe neuro-tendineux de golgi
- Localisation : corps charnu (FNM) et tendons, aponévroses (pour les ONTG)
- Stimulé par : le FNM est stimulé quand il est allongé et les ONTG sont actifs quand il y
a contraction musculaire.
- Fibres nerveuses associées : Ia, Ib, II, III, IV
- Fonction : les FNM codent la longueur musculaire à l’instant t et les ONTG codent la
tension musculaire.
• Motrice
- Entité : 2 motoneurones (alpha et gamma)
- Localisation : dans les cornes antérieures de la ME et les noyaux moteurs des nerfs
crâniens TC
- Stimulé par : les neurones sensoriels et neurones supra-segmentaires
- Fibres nerveuses associées : alpha et gamma
- Fonction : le motoneurone alpha contracte les fibres extrafusales et code la force
musculaire et le motoneurone gamma contracte les fibres intrafusales et les pôles du
FNM et code la sensibilité du FNM à l’étirement et la contraction.


2. Somesthésie/Sensibilité vestibulaire :
• Récepteurs : Parmi les récepteurs somesthésiques, on distingue :
- les récepteurs cutanés localisés dans l’épiderme, le derme et l’hypoderme (peau
glabre et peau velue),
- les récepteurs musculaires localisés dans les corps charnus, les tendons et les
aponévroses,

52
- les récepteurs articulaires localisés dans les capsules, les ligaments, les labrums et
les
ménisques,
- les récepteurs osseux localisés dans le périoste.
• Localisation aires corticales primaires : le cortex somato-sensoriel primaire S1 est localisé
au niveau de la circonvolution post-centrale en arrière du sillon central et correspond aux
aires 3, 2 et 1 de Brodmann.
• Faisceaux :
- les voies issues des récepteurs du corps et empruntant les nerfs spinaux de C2 à S5
= voies spinales et celles issues des récepteurs de la face et empruntant les nerfs
trijumeaux V = voies trigéminales,
- les voies véhiculant les sensibilités épicritique, musculaire et articulaire et celles
véhiculant les sensibilités protopathique, thermique (et algique),
- les voies de la sensibilité consciente aboutissant au cortex cérébral controlatéral et
celles de la sensibilité inconsciente aboutissant au cortex cérébelleux ispilatéral.
• Fonction : Le système nerveux est enseigné sur le tact et la température via les récepteurs
cutanés, la position et le mouvement du squelette via les récepteurs musculaires, cutanés
et articulaires (amplitudes extrêmes), la résistance contre laquelle le mouvement est
effectué et le poids d’un objet via les récepteurs musculaires (objet sur main posée sur la
table : pour évaluer son poids on soulève la main).
• Rôle dans la motricité : Les informations somesthésiques jouent un rôle dans :
- la motricité réflexe : réflexe de protection, réflexe ostéo-tendineux
- la posture et l’équilibration (exécution et régulation) : le tonus postural, les
ajustements
posturaux de compensation
- la motricité volontaire (exécution et régulation) : orientation spatiale des membres
supérieurs et des membres inférieurs par les articulations proximales, réglage en
longueur des membres supérieurs et des membres inférieurs par les articulations
intermédiaires, saisie/exploration tactile active/manipulation par les articulations
distales.

3. Motricité intentionnelle/posturale/réflexe :
• Origine : Cortex cérébral (intentionnelle), tronc cérébral (réflexe et posturale) et moelle
épinière (réflexe)
• Faisceaux : voie cortico-spinale et voie cortico-nucléaire, voie réflexe crânienne, voie cranio-
spinale, voie réflexe spinale.

53















• Fonctions : elles régulent la longueur musculaire et la tension musculaire instantanées.
• Exemples :
- intentionnelle : faire une pompe
- réflexe : réflexe de flexion
- automatique : marche

4. Voies cortico-spinales médiales et latérales :

Voie cortico-spinale médiale (25%) Voie cortico-spinale latérale (75%)

- Neurones pyramidaux - Neurones pyramidaux


Origine
- Cortex moteur primaire - Cortex moteur primaire

- Capsule interne
- Capsule interne
Trajet - Faisceau cortico-spinal latéral
- Faisceau cortico-spinal médian
hémisphérique - Pyramide bulbaire
- Pyramide bulbaire
s - Décussation
- Cordon antérieur de la ME
- Cordon antérieur de la ME

Décussation Décussation médullaire partielle Décussation bulbaire totale

Terminaison Muscles axiaux et proximaux Muscles distaux

Mouvement de l’axe et des racines des


Fonctions Mouvement sélectif des extrémités
membres

54

2) Pathologie médicale et chirurgicale

Première session :

Question 1 (8 points) : Quels sont les caractères des tumeurs malignes ?

Macroscopiquement, la périphérie de la tumeur est mal limitée et elle est hétérogène.
Microscopiquement, il y a un développement anarchique des cellules qui ne gardent pas les
caractères du tissu d’origine. Sur le plan évolutif, au niveau local = envahissement, régional =
la tumeur envoie des expansions dans la circulation lymphatique, et général = la tumeur
envoie des expansions dans la circulation sanguine, ce qui développe des métastase (=
localisation maligne secondaire d’une tumeur primitive).

Question 2 (8 points) : Quels sont les conditions nécessaires, hormis l’âge, pour envisager
le traitement chirurgical de l’obésité ?

Afin de réaliser une chirurgie bariatrique chez un individu, il faut (hormis l’âge) :

• Un sujet motivé
• IMC >= 40 (= obésité morbide)
• Une obésité installée chez un sujet depuis plus de 5 ans
• Un échec des autres méthodes de traitement
• Après un suivi médical préalable

Question 3 (8 points) : Que faut-il penser de l’examen radiographique standart en cas de
SDRC ?

L’examen radiographique d’une personne atteinte d’un SDRC est important car il peut
montrer une déminéralisation diffuse ou locale (hyperactivité des ostéoclastes), avec un
interligne normal. C’est un signe essentiel bien qu’inconstant et retardé.


Question 4 (8 points) : Un sujet présente une douleur d’angine de poitrine (ANGOR),
Quelle en est la signification ? Caractères de cette douleur ? Que faut-il envisager sur le
plan thérapeutique à court terme ?

L’ANGOR est la résultante de l’ischémie myocardique. C’est une douleur intense,
angoissante, constrictive, rétrosternale, avec des irradiations vers le cou et le membre
supérieur gauche. A court terme, il faut envisager de calmer la douleur, du repos et
administrer au patient de la Trinitrine, un vaso-dilatateur.



55
Question 5 (8 points) : Concernant la prescription médicale ? Quelle est la signification
d’un médicament dit générique ? Quels sont les avantages et les inconvéniants de la voie
intra-veineuse ?

Un médicament générique est la copie d’un original dont la production et la
commercialisation sont possible par la chute du brevet après la période légale de protection.

Les avantages et les inconvénients de la voie intraveineuse :
• + : urgence, impossibilité d’avaler, posologie précise

- : nécessité de matériel, difficile pour le patient, risque infectieux


Rattrapage


1- Concernant l’hémoglobine glyquée

a) Quelle en est la signification ?
L’hémoglobine glyquée correspond à la fraction d’hémoglobine ayant fixée du
glucose.

b) Quelle en est la normalité ?
Elle doit être inférieur à 6%.

c) Quel en est l’intérêt ?
Elle permet de chiffrer la glycémie moyenne sur une période d’environ 2/3
mois et donc d’évaluer l’équilibre glycémique du patient sur le long terme.


2- Concernant le délire alcoolique aigu

a) A quoi correspond-t-il ?
Le délire alcoolique aigu ou delirium tremens correspond au degré le plus
élevé du syndrome de sevrage de l’alcoolisme chronique.

b) Quels en sont les signes ?
Ce délire alcoolique aigu est caractérisé par 3 catégories de signe :
- Des troubles psychiatriques avec désorientation temporo-spatial,
hallucination ou illusion transitoire (visuelle, tactile, auditive) et agitation
psychomotrice.
- Des troubles neurologiques avec tremblements, trouble de l’équilibre et
de la coordination et convulsion
- Des signes généraux avec de la fièvre, une déshydratation, des sueurs et
une augmentation du pouls.

56


3- Concernant l’ischémie

a) Quelle en est la définition ?
Il s’agit d’une diminution de l’apport sanguin artériel à un organe quel qu’il
soit.

b) Quelles en sont les causes classiques ?
Les causes classiques sont :
- Un caillot sanguin obstruant l’artère nourricière : thrombose.
- Une plaque athéromateuse
- Une hémorragie ou hypoperfusion locale
- Une compression de l’artère nourricière soit par un élément extérieur
(écrasement, garrot, etc…) soit par un processus interne (tumeur,
hématome, etc…)


4- Un sujet présente une tumeur maligne

a) Quels sont les éléments importants du bilan pré-thérapeutique ?
Lors du bilan pré-thérapeutique, il sera fondamental de tenir compte du type
de cancer, de son agressivité, de son extension locale et générale et de l’état
du patient.

b) Que peut-on lui proposer comme type de chirurgie ?
Il existe plusieurs types de chirurgie possible dans le cadre d’une tumeur
maligne :
- Radicale : on enlève toute la tumeur maligne.
- Limitée : on enlève le maximum de tissu tumoral sans prendre de risque
pour le patient.
- Palliative : on va faire tout ce qu’on peut pour faciliter la fin de vie du
patient.
- Reconstructive


5- Concernant la lésion nerveuse ?

a) Quelle est la signification d’une lésion de type 2 selon la classification de
SUNSERLAND ?
Une lésion de type 2 signifie que la continuité axonale est interrompue au site
lésionnel mais que les tubes endoneuraux restent intacts. Toute la partie distale
va donc mourir, c’est la dégénérescence Wallérienne du segment distal.

b) Comment suivre la régénération nerveuse ?
On pourra la suivre :

57
- Sur le plan clinique avec le signe de TINEL : percussion du nerf sur son trajet
qui progresse, à l’endroit où il commence à se régénérer une douleur comme
des fourmillements est ressentie.
- On peut également utiliser l’électromyogramme (EMG) dont
l’intérêt n’apparaît pas avant 3 semaines post-opératoire ou post-
traumatisme car la dégénérescence Wallerienne apparaît secondairement
entre la 2ème et la 4ème semaine post-traumatique.


c) Quels sont les éléments pouvant gêner la régénération ?
Les éléments pouvant gêner la régénération nerveuse sont :
- L’épuisement de la repousse nerveuse
- Une mauvaise orientation des fascicules : dépend du chirurgien qui remet
les fascicules les uns en en face des autres.
- Une cicatrice fibreuse au niveau de la suture : le chirurgien doit éviter les
cicatrices fibreuses en évitant de faire des sutures.
- Un rétrécissement progressif de la gaine nerveuse : l’information nerveuse
ne passe plus.
- Une atrophie des récepteurs
-

UE.4 : Sciences de la vie et du mouvement




Anatomie


1) Membre supérieur

Première session

1) Décrivez le ligament radio-carpien antérieur (sur 3,75 points)

Le ligament radio-carpien palmaire, très épais, s’insère en haut sur le rebord ventral de la
surface articulaire du radius et sur la surface ventrale du processus styloïde du radius. Il
se porte de là en bas et en médial, en s’épanouissant en éventail. Les fibres les plus
médiales et les plus élevées, presque horizontales, se fixent aux os lunatum et
triquetrum (faisceau moyen) ; les autres, plus obliques, séparées le plus souvent des

58
précédentes par un interstice celluleux, s’attachent à l’os capitatum et à l’os scaphoïde
(faisceau inférieur).

2) Dessinez une vue latérale de la partie supérieure de l’ulna incluant la fosse
supinatrice (épiphyse proximale et ¼ supérieur de la diaphyse). Vous indiquerez les
structures ostéologiques et arthrologiques remarquables ainsi que les insertions
musculaires et capsulo-ligamentaires. (sur 8,25 points)

59


3) Reportez sur un tableau les légendes du croquis ci-joint. Vous indiquerez également
le nom du muscle hachuré (sur 8 points – 0,5 point par bonne réponse



1 : m. Supinateur
2 : M. Brachio-radial
5 : m. Rond Pronateur
6 : m. Fléchisseur Radial du Carpe
8 : m. Long Palmaire
10 : m. Fléchisseur Superficiel des Doigts
Hachuré : m. Long Fléchisseur du I
11 : m. Fléchisseur Profond des Doigts
13 : m. Fléchisseur Ulnaire du Carpe
14 : m. Anconé
15 : m. Long Abducteur du I
16 : m. Extenseur Ulnaire du Carpe
18 : m. Extenseur du V
20 : m. Extenseur des Doigts
21 : m. Court Extenseur Radial du Carpe
22 : m. Long Extenseur Radial du Carpe


60
2) Membre inférieur

Première session

Ostéologie (9 points)

Décrire les faces supérieure, médiale et latérale du corps du talus :

La face supérieure est fortement convexe dans le sens antéro postérieure, concave
transversalement, entièrement encrouté de cartilage hyalin, elle forme la trochlée du talus
(poulie). Elle va présenter deux joues dont la latérale va être plus large et plus haute que la
médiale. La gorge est légèrement oblique en avant et en dehors.
La face latérale est de forme triangulaire à base supérieure, est plutôt convexe d’avant en
arrière, plane (concave) de haut en bas et son sommet inférieur est déjette en dehors. Elle
est caractérisée par la présence d’une surface articulaire, la facette fibulaire, articulaire avec
la face médiale de la malléole latérale, elle est donc encroutée de cartilage hyalin. En
dessous et en arrière de cette facette, on a un sillon donnant insertion pour le ligament talo
fibulaire postérieure.
La face médiale dans sa partie toute supérieure, elle présente une facette articulaire, la
facette tibiale, articulaire avec la face latérale de la malléole médiale. Elle est en forme de
virgule horizontale à grosse extrémité antérieure et à concavité inférieure. En dessous de
cette facette, on retrouve une insertion pour le ligament talo-tibial postérieur. Elle est
encroutée de cartilage hyalin.

Arthrologie (3 points)

Donner sous forme de tableaux les noms des faisceaux ligamentaires des ligaments
collatéraux de l’articulation talo-crurale :

LCT faisceau antérieur (profond) Ligament talo-tibial antérieur
LCT faisceau postérieur (profond) Ligament talo-tibial postérieur
LCT faisceau superficiel Ligament deltoïdien
LCF faisceau antérieur Ligament talo-fibulaire antérieur
LCF faisceau moyen Ligament calcanéo-fibulaire
LCF faisceau postérieur Ligament talo fibulaire postérieur
LCT = ligament collatéral tibial
LCF = ligament collatéral fibulaire

Myologie

Décrire le muscle court fibulaire (origine, trajet, terminaison, action)(4 points) :

C’est un muscle allongé, charnu en haut et tendineux en bas. Il est tendu de la face latérale
de la fibula au 5ème métatarsien. Il constitue le plan profond de la loge latérale de la jambe.
Origine = moitié inférieure de la face latérale de la fibula, partie adjacente du SIMA et SIML

61
Trajet = il va passer en arrière de la malléole latérale puis sous le faisceau supérieur du
rétinaculum des fibulaires dans une gaine commune avec le muscle long fibulaire. Au niveau
du pied, il passe au niveau du sillon supérieur de la trochlée fibulaire dans sa gaine propre
Terminaison = sur la tubérosité située à la partie latérale de la base du 5ème métatarsien
(styloïde).
Action = abduction et pronation du pied

Questions courtes sur le pied (1 point par question) :
- Nombre et action des muscles IO dorsaux :
4 et ils rapprochent les orteils
- Terminaison du muscle court fléchisseur des orteils :
1ère phalange des 4 derniers orteils
- Action des muscles lombricaux :
Flexion des métatarso-phallangienne (P1) et extension de P2 et P3
- Parmi ces trois muscles (adducteur de l’hallux, abducteur de l’hallux, court
fléchisseur de l’hallux) lequel se termine sur le sésamoïde latéral de l’hallux :
Le muscle adducteur de l’hallux


Rattrapage

1) Ostéologie

Décrire la face postérieure de la patella :

Triangulaire à face supérieure, elle présente à décrire deux parties : les 2/3 supérieur et le
1/3 inférieur.

2/3 sup : SAECH concaves répondant à la surface patellaire du fémur elle présente deux
versants un med et un lat et une crête mousse les séparant.
- Le versant lat : plus large que le médial, concave, répond à la joue lat de la surface
patellaire, il regarde en arrière et légèrement en dehors.
- Le versant med : moins large que le la, répond à la joue médiale de la surface
patellaire du fémur, il regarde en arrière enfin à son angle supéro-médial on observe
un épaississement du cartilage car cette partie est très solicitée dans les
mouvements de flexion extrême.
- La crête : mousse, et vertical Elle répond à la gorge de la trochlée du fémur
1/3 inf : extra-articulaire, il répond à une masse cellulo graisseuse, à la pointe insertion du
ligament patellaire

2) Arthrologie :

Description des ligaments croisés antérieur et postérieur :

Le ligament croisé antérieur a pour origine l’air inter-condylaire antérieur le long de la gaine
médiale, il mesure quatre à 5 cm longueur est un trajet oblique en haut en arrière Et en

62
dehors. Il est en connexion avec la corne antérieure du ménisque médial. Il se termine sur la
face axiale du condyle latéral dans sa partie postérieure.

Le ligament croisé postérieur a pour origine l’air le long de la glène latérale ainsi qu’un
débordement sur la face postérieure de l’épiphyse supérieur du tibia. Il mesure trois à 4 cm
de longueur et à un trajet oblique en avant en haut Et en dedans. Il y a une connexion
importante avec la corne postérieure du ménisque latéral appeler ligament ménisco-fémoral
qui épaissit le LCP. Il se termine sur la face médiale du condyle med sur la partie antérieure
sur un champ d’insertion horizontal. Il est plus puissant que le ligament croisé antérieur.

3) Myologie : (8pts)

Description du muscle Tibial antérieur (4pts) :
C’est un muscle long, épais, triangulaire ; c’est le + médial des muscles de la loge antérieure ;
il s’étend de la face latérale du tibia au bord médial du pied

Origine: par des fibres charnues au niveau : • des 2/3 supérieur de face latérale du tibia • du
bord latéral de la tubérosité tibiale
• de la partie supéro-médiale de la MIO
Trajet : vertical appliqué à face latérale du Tibia
au niveau du tiers inférieur de jambe, fait
suite un tendon qui va passer dans un dédoublement du rétinaculum des extenseurs
Il va
passer en avant de l’articulation talo-crurale puis se porte en bas, avant, dedans en direction
du bord médial du pied
Terminaison : se termine sur la partie antéro-inférieure de la face médiale de l’os
Cunéïforme médial ; on retrouve une expansion pour le tubercule médial du 1er
métatarsien

Action : Flexion cheville (= releveur pied) , adduction pied , supination (= rotation médiale) ;
il ferme en avant l’angle jambe-pied Innervation : nerf fibulaire commun & nerf fibulaire
profond

Questions courtes (1pts par question) :

- Direction du tendon quadricipital : Oblique en bas et en dedans.
- Quel tendon de terminaison du muscle semi-membraneux se termine à la partie
antérieure de la face médiale du tibia : c’est le tendon réfléchi
- Terminaison principale du muscle tibiale postérieur : tubérosité à la face médial de
l’os naviculaire
Actions des muscles gastrocnémiens : extension de cheville, flexion de genou en chaine
ouverte, extension en chaîne fermée.

3) Tronc

Première session

1) Donner les insertions de terminaisons du scalène antérieur : (2 points)

Les insertions de terminaisons du muscle scalène antérieur sont :

63
• En proximal : Le tubercule antérieur du processus transverse des vertèbres C3 à C6
• En distal : Sur le tubercule scalène situé sur la partie antérieure de la face supérieure
de la première côte (entre le passage de la veine subclavière en avant et de l’artère
subclavière en arrière).

2) Donner les insertions de terminaison des faisceaux ilio-transversaire et costo-transversaire
du carré des lombes (2 points)

Les insertions de terminaisons du faisceau ilio-transversaire du muscle carré des lombes sont :
• En proximal : l’apex du processus transverses du rachis lombal (L1 à L5).
• En distal : le sommet de la partie postérieure de la crête iliaque.

Les insertions de terminaisons du faisceau costo-transversaire du muscle carré des lombes sont :

• En proximal : l’apex du processus transverses du rachis lombal (L1 à L5).
• En distal : Le bord inférieure de la 12ème côte

3) Décrire le ligament costo-transversaire interosseux (2 points)

Le ligament costo-transversaire interosseux est tendu de la partie inférieure de la face postérieure
du col de la côte jusqu’à la partie médiale du corps du processus transverse de la vertèbre sous-
jacente. Il est le verrou de l’articulation, le plus court mais le plus puissant (de même numéro).

4) Donner l’origine et la terminaison de la Membrana tectoria, donner ses rapports dans le plan
sagittal (4 points)

La membrane tectrice s’insère à la face postérieure du corps de l’axis, en dessous de
l’insertion du ligament transverso-axoïdien et au-dessus de celle du ligament longitudinal
postérieur. Et se termine à la partie interne du rebord de la dent depuis le sillon basilaire
jusqu’aux condyles.
Dans le plan sagittal la membrane tectrice est situé entre en avant le ligament
cruciforme et en arrière le ligament longitudinal postérieur
(Voir schéma du Dufour 2-21 p120).



5) Donner les caractéristiques principales de la vertèbre C2 à l’aide du tableau ci-
dessous (à reproduire à l’identique).
Réponses précises et courte par mots clefs (7 points).

Nb : C2 ressemble plus à une vertèbre cervicale type, sa moitié inférieure a les
mêmes caractéristiques que les autres vertèbres cervicales. Elle est différente dans sa
moitié supérieure.


Caractéristiques des pédicules Les pédicules de C2 s’implantent à la partie
postérieure de la face latérale du corps. Il se
dirige vers le dehors et vers l’arrière.

64
Sa face latérale porte la racine postérieure du
processus transverse. Ses deux bords, supérieur
et inférieur, sont également concaves.

Caractéristiques des lames La lame de C2 est beaucoup plus large que
haute. Elle se dirige en arrière et en dedans, à
45° par rapport au plan frontal.
Caractéristiques du processus épineux Le processus épineux de C2 est assez court,
légèrement incliné vers le bas. Il est de section
triangulaire et présente des faces latérales, un
bord supérieur et une face inférieure creusée
d’un sillon ventro-dorsal. Son apex est bi
tuberculeux.

Caractéristiques des processus transverses Les processus transverse de C2 naissent par


deux racines qui se rejoignent latéralement,
l’antérieure de la face latérale du corps
vertébral, la postérieure de la face latérale du
pédicule. Ces deux racines délimitent, avec le
reste de la vertèbre, un orifice, le foramen
transversaire. La superposition de ces foramens
entre C7 et C1 forme le canal transversaire qui
livre passage aux vaisseaux vertébraux et à des
nerfs du système nerveux végétatif. Après la
réunion des racines, le processus transverse se
dirige latéralement et en avant, il est court,
aplati de haut en bas. Sa face supérieure est
creusée en sillon dans le prolongement du
foramen inter vertébral, dans ce sillon chemine
le nerf rachidien. L’apex du processus
transverse présente deux tubercules, l’un
antérieur, l’autre postérieur, où s’attachent de
nombreux muscles du cou
Caractéristiques des PAP supérieurs Les PAP supérieurs n’ont pas les caractéristiques
de la vertèbre type. En effet ils s’articulent avec
la face inférieure des masses de l’atlas, formant
l’articulation atlanto-axoïdienne latérale. Les
PAP supérieurs de C2 sont situés latéralement à
la dent de l’axis, elles sont convexes, surtout
d’avant en arrière et regarde en haut et en
dehors.
Caractéristiques des PAP inférieurs Les processus articulaires inférieurs sont situés
à la jonction des pédicules et des lames, leur
extrémité porte une surface articulaire plane.
Le processus articulaire inférieur regarde en bas
et en avant.



65
6)Donner les types articulaires suivants (3 points)

Articulations costo-corporéales : Articulations planes

Articulations costo-chondrales : Articulations de type synchondrose

Articulations chondro-sternales : Articulations planes


Rattrapage

1) Donner les innervation tronculaires (uniquement) démissions abdominaux
périphériques (4pts)

- Racines T7 à L2
- Nerfs ilio-hypogastrique
- Nerfs ilio-inguinal
- Nerf génito-phémoral

2) Donne, sur votre copie, le nom des structures légendées par un numéro sur le
schéma de l’os occipital en vue inférieur ( p80 Dufour) (6 pts) :

A Placer :
- 12 Droit antérieur
- 14 Ligament de l’apex de la dent
- 15 Ligament alaire
- 9 Droit latéral
- 16 Membrane atlanto occipitale postérieure
- 17 Ligament nucal

3) Décrire les muscles intertransversaires à l’aide du tableau ci-dessous à reproduire à
l’identique (10 pts) :

Muscles intertransversaires
Situation Entre deux vertèbres

Origine Bord inférieur du processus transverse de la vertèbre


sus-jacente

Terminaison Bord supérieur du processus transverse de la vertèbre


sous-jacente

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Trajet Mono articulaire, vertical

Action(s) Inclinaison homolatérale

Spécificités en fonction du Absent en général au niveau du thorax


niveau
Innervation Racine postérieure du nerf spinal de l’étage
correspondant

Physiologie articulaire

1) Membre supérieur

Sujet première session

Question 1 : Indiquer les différents muscles fléchisseurs de coude et leur physiologie
spécifique (2,5 pts) :
a. Brachial : fléchisseur à tout faire, toujours en contraction, muscle dynamique
b. Biceps : contraction si besoin de force, et surtout en supination, muscle
dynamique
c. Brachio radial : muscle statique de maintien de l’articulation si la charge
devient lourde, actif en chaîne fermée ?
d. Rond pronateur : rôle identique à celui du brachio radial
e. On ajoute les épicondyliens médiaux

Question 2 : Quelle est la fonction du muscle premier interosseux palmaire (1pts)

Adducteur et extenseur du 1
Fléchisseur de P1 et extenseur de P2 du 1

Question 3 : Quel interosseux écarte le 2 du 3 (1pts)

Premier Interosseux dorsal

Question 4 :quels sont les muscles qui assurent stabilité active au niveau articulation
huméro-radiale (1pts)

67
Ce compartiment articulaire est particulièrement peu stable, ce rôle est attribué à
deux petits muscles courts : l’anconé et le supinateur. La protection complémentaire
des muscles latéraux (brachio radial, LERC, et épicondyliens latéraux) permet une
bonne stabilité active

Question 5 : Quelle est l’amplitude de l’extension dans les articulations métacarpo
phalangiennes ? (1pts)

En actif : variable de 20° à 30°, en passif maxi 80 à 90°

Question 6 : Citer les muscles à la fois abducteurs et fléchisseurs du pouce (1,5pts)

Court ABD
Opposant
Court fléchisseur
Question 7 : Quels sont les muscles abducteurs du poignet ?(0,5pts)
LERC, FRC
Question 8 : Décrire les positions de fonction du coude et du poignet (1pts)
Coude : flexion 90 + position pronosupi intermédiaire
Poignet : extension 45° + 15° inclinaison ulnaire
Question 9 : Que ce passe-t-il, sur le plan des déplacements osseux,Lors d’une fracture du
1/3 moyen des deux os de l’avant-bras et pourquoi ? (1pts)
Le 1/3 sup part en supination car insertions du supinateur et du biceps brachial à
ce niveau
Les 2/3 inf partent en pronation car insertion du rond et carré pronateur à ce
niveau

2) Membre inférieur

Sujet première session

Question 1 :Décrire l’adduction du pied (4 points):
- Définition : c’est le mouvement qui porte la pointe du pied en dedans, genou et
hanche bloqués
- Axe : vertical passant par le squelette jambier
- Plan : transversal, perpendiculaire à l’axe de la jambe
- Amplitude : 10 à 15°

68
Question 2 : Pour pouvoir assurer sa stabilité, quel est le comportement de la pince bi-
malléolaire lors de l’extension (flexion plantaire) de la cheville et en donner la raison (3
points) :

Lors de l’extension de cheville, on sait que le tibia est fixe ce qui donne une mobilisation
convexe / concave d’où un pivotement de la surface talaire vers l’avant (talus bascule en
avant). On a ensuite un resserrement de la pince bi-malléolaire (serrage ACTIF), la malléole
latérale s’abaisse, elle tourne en dehors (= rotation latérale avec le Tibial Postérieur et LFH)
è En résumé : le talus bascule en avant or, comme la poulie est moins large en avant
qu’en arrière, il va y avoir resserrement de la pince bi-malléolaire de manière ACTIVE
pour assurer la stabilité de la cheville.

Question 3 : Citez les facteurs limitants de l’extension de genou (3 points) :
Facteurs limitants :
- Les ischio-jambiers (hanche fléchie +++)
- Les coques condyliennes
- Les ligaments collatéraux du genou

Rattrapage

1) Définir le mouvement de rotation médiale du genou (définition, plan, axe,
mécanisme)(4 points) :

Def = C’est un mouvement de rotation du genou autour de l’axe longitudinal de
jambe n’existant qu’en flexion de genou. Il porte la pointe du pied en dedans
Plan = transversal passant par l’interligne articulaire
Axe = intersection des plans frontal et sagittal passant par le tubercule
intercondylaire médial
Mécanisme = au niveau du fémur le condyle médial avance alors que le latéral recule.
Au niveau tibia, le plateau médial recule et le plateau latéral avance. Les ménisques
vont suivre les condyles fémoraux en se déformant par rapport aux plateaux tibiaux.
Donc en rotation médiale, le ménisque médial avance et le latéral recule. En rotation
médial, les ligaments collatéraux sont détendus et les ligaments croisés sont tendus.

2) Comment se comporte la malléole latérale lors de la flexion de la cheville (3
points) :

Elle va s’écarter grâce à la bascule du talus en arrière et le fait que la trochlée talaire
est plus large en avant qu’en arrière, s’élever et faire une rotation médiale car la face
articulaire latérale du talus est convexe d’avant en arrière.


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3) Donner les trois rôles du pied :

Les trois rôles du pied sont l’absorption des contraintes cinétiques c’est à dire
l’amortissement, l’appui avec déformabilité pour l’adaptation du pied au sol et la
propulsion.


3) Tronc

Sujet première session :

Question 1 : Cinésiologie du rachis cervical supérieur en rotation : a) donner le (ou les)
interlignes concernés, b) la définition, c) l’axe, d) expliquer succinctement le mécanisme
pour une rotation à droite par exemple, e) caractériser le mécanisme du mouvement en
rotation en quelques mots (6 points)
a) C1-C2
b) Mouvement dans un plan horizontal qui tend à porter le menton au-dessus de
l’épaule correspondant au côté de la rotation
c) Vertical, passant par l’apophyse odontoïde, celle-ci sert de pivot aux rotations
d) En position de référence, les masses latérales de l’atlas et les processus
articulaires supérieurs de l’axis sont en contact par leur sommet
e) Pour l’exemple de la rotation à droite : la masse de C1 glisse en AR et s’abaisse
sur la convexité du PAP supérieur droit de C2. La masse gauche de C1 glisse en
Avant et s’abaisse sur la convexité du PAP supérieur gauche de C2
Cinésiologie costale déplacement de la cote dit « en anse de seau » (4 points) : En 5 lignes
maximum, expliquer ce que signifie cette expression sur le plan cinésiologique
(mécanisme, structures anatomiques concernées), souligner les mots clefs
Les côtes moyennes et basses s’élèvent (à l’inspiration) 1pt
Mais la rotation sur un axe « plus sagittal » 1pt
Provoque une latéralisation du corps de la côte 1pt
Avec comme conséquence une augmentation du diamètre transversal 1pt
Ce mouvement est assimilé à celui d’une « anse de seau »

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