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‫اجلـمـهـورية اجلـزائـرية الدميـق ـراطــية ال ـشعبية‬

REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE


‫وزارة الت ـعـليــم العـايل و البـحث العـلـمــي‬
Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique
‫– جـامعة أيب بـكـر بـلـقـايــد– تـلمسـان‬
Université Aboubakr Belkaïd– Tlemcen –
Faculté de TECHNOLOGIE

MEMOIRE

Présenté pour l’examen de module EC901

En : Electrotechnique
Spécialité : Commandes électriques

Par : GHERDAINE MOUSTEFA EL AMINE.

Le thème :

Le moteur synchrone à circuit amortisseur

Année universitaire 2021/2022

1
Remerciement
Avant tout, Je remercie notre Dieu le tout puissant de
m’avoir donné le courage, la volonté, la patience et la santé durant toutes ces
années d’étude.

Ce travail a été réalisé avec le soutien de plusieurs personnes que nous


tenons à remercier :
Tout d’abord je tiens à remercier notre promoteur
Mr BRIKCI NIGASSA M A & Mr BOUMEDIENE ABDELMADJID
pour avoir d’abord proposé ce thème, pour son suivi tout au long de la
réalisation de ce mémoire

Mes remerciements vont aussi s’adresser à touts les enseignants


d’électrotechnique qui ont contribué à ma formation

2
Dédicace
Je dédie mon travail à mes chers parents, pour tous leurs sacrifices,
leur amour, leur tendresse, leur soutien et prières tout au long de mes
études,
A mes frères pour leurs encouragements permanents, et leur soutien
moral,
A toute ma famille et mes amies pour leur soutien tout au long de mon
parcours universitaire,

3
Table de matière
Introduction générale

CHAPITRE I: .......................................................................................................................10

I. Etat de l’art sur les machines électriques synchrone : ....................................................11

II. Histoire de la machine synchrone ..................................................................................11

CHAPITRE II : ....................................................................................................................14

Description et le principe de fonctionnement d’un machine synchrone à circuit d’amortisseur


.............................................................................................................................................14

I. Le principe de fonctionnement du moteur synchrone à circuit d’amortisseur :.............15

A. Fonctionnement en moteur : .....................................................................................15

B. Démarrage du moteur synchrone à circuit amortisseur : ...........................................16

II. Description du moteur synchrone à circuit d’amortisseur : ...........................................17

A. Le stator : ...................................................................................................................17

B. Le rotor : ....................................................................................................................18

C. Les types de machine synchrone : ..............................................................................19

1. Machines Synchrones à rotor bobinés : ..................................................................20

D. Pourquoi les amortisseurs ne sont-ils utilisés que dans les machines à rotor bobiné à
pôles saillants :..................................................................................................................21

E. Rôle des amortisseurs ................................................................................................21

CHAPITRE III : ...................................................................................................................23

Modélisation des moteurs synchrones avec amortisseurs & Ses applications .......................23

I. La Modélisation : ...........................................................................................................24

A. Modélisation des moteurs synchrones avec amortisseurs: .........................................24

1. Modèle réel des moteurs synchrones triphasés avec amortisseurs:........................24

2. Modèle de Park des moteurs synchrones triphasés avec amortisseurs : .................28

II. Applications des moteurs synchrones à circuit amortisseur : .........................................30

Conclusion générale

4
Table des figures

Figure 1:Dispositif expérimental de la roue de Barlow ..................................... 12

Figure 2 : Dispositif expérimental de la machine de Gramme .......................... 12

Figure 3 : schéma de moteur synchrone............................................................ 15

Figure 4 : Symbole d’un moteur synchrone à rotor bobiné .............................. 15

Figure 5 : Schéma simplifiée le mode moteur................................................... 16

Figure 6: schéma d’un démarrage du moteur synchrone ................................... 16

Figure 7 : moteur synchrone ............................................................................ 17

Figure 8:Exemples de stator de machines synchrones en cours de fabrication .. 17

Figure 9: le stator d’un moteur synchrone ........................................................ 18

Figure 10:Rotor à pôles saillants ..................................................................... 20

Figure 11 : Machine à pôles saillants et enroulements amortisseurs ................. 21

Figure 12:Rotor d’une MS avec enroulements amortisseurs ............................. 22

Figure 13:Représentation schématique d’un moteur synchrone triphasé avec

amortisseurs. .................................................................................................... 25

Figure 14:Représentation schématique de la MS avec amortisseurs dans le

repère de Park .................................................................................................. 28

Figure 15: Alternateur de puissance ................................................................. 31

Figure 16 : Rame de TGV atlantique [14] ........................................................ 31

5
Table des symboles
Vs : Tension du stator

Va : Tension du stator de la phase a

Vb : Tension du stator de la phase b

Vc : Tension du stator de la phase c

𝑉𝑟 : Tension du rotor

Vf: Tension de l’enroulement rotorique

Is : Le courant statorique

ia : Le courant statorique de la phase a

ib : Le courant statorique de la phase b

ic : Le courant statorique de la phase c

Ir: Le courant rotorique

𝑖𝑓 : Le courant du l’enroulement rotorique

𝑖𝑘𝑑 : Le courant rotorique du l’enroulement kd

𝑖𝑘𝑞 : Le courant rotorique du l’enroulement kq

𝜓𝑠 : Flux magnétique statorique

𝜓𝑎 : Flux magnétique statorique de la phase a

𝜓𝑏 : Flux magnétique statorique de la phase b

𝜓𝑐 : Flux magnétique statorique de la phase c

𝜓𝑟 : Flux magnétique rotorique

𝜓𝑓 : Flux magnétique rotorique de l’axe d

𝜓𝑘𝑑 : Flux magnétique rotorique de l’enroulement kd

𝜓𝑘𝑞 : Flux magnétique rotorique de l’enroulement kq

6
𝑅𝑠 : Résistance du stator

𝑅𝑓 : Résistance du l’enroulement rotorique

𝐿𝑠 : Inductance propre statorique

𝐿𝑟 : Inductance propre rotorique

𝑅𝑘𝑑 : Résistance de l’enroulement kd

𝑅𝑘𝑞 : Résistance de l’enroulement kq

𝑀𝑠𝑟 : Induction Mutuelle de l’enroulement du stator et le rotor

𝑀𝑟𝑠 : Induction Mutuelle de l’enroulement du le rotor et le stator

𝑀𝑓 : Induction Mutuelle

𝑀𝑘𝑑 : Induction Mutuelle de l’enroulement kd

𝑀𝑘𝑞 : Induction Mutuelle de l’enroulement kq

𝐿𝑓 : Inductance propre

𝐿𝑘𝑑 : Inductance propre l’enroulement kd

𝐿𝑘𝑞 : Inductance propre l’enroulement kq

𝑉𝑠𝑑 : Tension du stator de l’axe d

Vsq: Tension du stator de l’axe q

ωm : La pulsation mécanique

𝜓𝑠𝑑 : Flux magnétique statorique de l’axe d

𝜓𝑠𝑞 : Flux magnétique statorique de l’axe q

𝑃 : Nombre de paire de pôle

𝐶𝑒𝑚 : Couple électromagnétique

𝐽 : Moment d’inertie

Ω : La pulsation propre

7
Introduction générale

8
Introduction générale

Pendant plusieurs années, l’industrie a utilisé le moteur à courant continu (MCC) offrant le
principal avantage d’être facilement commandable grâce au découplage naturel du flux et du
couple. Cependant la présence du système balais collecteur a toujours été un grand
inconvénient du moteur parmi d’autres qui limitant de plus en plus son utilisation [5].
L'énergie électrique est utilisée depuis longtemps pour produire de l'énergie mécanique grâce
à des convertisseurs électromécaniques réversibles, qui sont les machines électriques. Au fil
du temps, cette tendance est accentuée à la fois dans le domaine industriel, tertiaire et
domestique. Actuellement, elle constitue la majeure partie de l'énergie consommée dans
l'industrie pour fournir la force motrice. Grâce aux progrès de l’électronique de puissance, les
moteurs synchrone qui sont essentiellement utilisés dans l'industrie lourde avec des
puissances comprises entre 150 kW et 15 MW et des vitesses synchrones comprises entre 180
tr/min et 450 tr/mi, tout comme nous citerons aussi les générateurs synchrones des centrales
électriques, les aérogénérateurs des éoliennes, …

Par ailleurs, la commande vectorielle permet d'avoir une dynamique proche de celle de la
machine à courant continu, autrement dit, une dynamique asymptotiquement linéaire et
découplée. Cependant, cette structure de commande nécessite que les paramètres de la
machine soient précis. Ceci exige une bonne identification des paramètres. En conséquence, le
recours à des algorithmes de commande robuste, pour maintenir un niveau de découplage et
de performance acceptable, est nécessaire [15].

Dans ce mémoire, notre travail s'articule principalement autour de trois chapitres. Le premier
chapitre concernera état de l’art sur les machines électriques synchrone en mettant l’accent
sur la machine synchrone à circuit amortisseur et l’histoire de la machine synchrone. Dans le
deuxième chapitre Description et principe de fonctionnement. Dans le troisième chapitre en
premier lieu nous allons étudier la Modélisation de moteur choisis et ses Applications.
Finalement, une conclusion générale de ce mémoire.

9
CHAPITRE I:

Etat de l’art sur les machines électriques synchrone (la machine


synchrone à circuit amortisseur) & l’histoire de la machine synchrone

10
CHAPITRE I

I. Etat de l’art sur les machines électriques synchrone :

Le terme de machine synchrone regroupe toutes les machines dont la vitesse de rotation de
l’arbre de sortie est égale à la vitesse de rotation du champ tournant. Pour obtenir un tel
fonctionnement, le champ magnétique rotorique est généré soit par des aimants, soit par un
circuit d’excitation. La position du champ magnétique rotorique est alors fixe par rapport au
rotor, ce qui impose en fonctionnement normal une vitesse de rotation identique entre le rotor
et le champ tournant statorique. Cette famille de machine regroupe en fait plusieurs sous
familles, qui vont de l’alternateur de plusieurs centaines de mégawatts au moteur de quelques
watts, en passant par les moteurs pas à pas. Néanmoins, la structure de toutes ces machines est
relativement proche. Le stator est généralement constitué de trois enroulements triphasés
répartis, tel que les forces électromotrices générées par la rotation du champ rotorique soient
sinusoïdales où trapézoïdales [8].

Les stators, notamment en forte puissance, sont identiques à ceux d’une machine asynchrone.
Il existe trois grandes familles de rotor ; ayant pour rôle de générer le champ d’induction
rotorique : les rotors bobinés à pôles lisses ;les rotors bobinés à pôles saillants ;les rotors à
aimants. Dans ce mémoire, nous allons simplement parler sur les machines synchrones à
circuit d’amortisseurs (les machines synchrones à rotors bobinés à pôles saillants).

II. Histoire de la machine synchrone


Les premières machines électriques ont été imaginées durant le dix-neuvième siècle, leurs
principes pour leur majorité exploitant l’expérience d’Oersted (1820), basée sur l’interaction
mécanique entre une aiguille aimantée et un conducteur parcouru par un courant électrique.
Le courant continu étant la seule forme d’énergie électrique disponible (piles et batterie
électrochimiques, ...) et les structures les plus performantes étant à courant alternatif, il a fallu
imaginer dès le départ des commutateurs mécaniques (collecteurs). La seule machine
électrique réellement à courant continu était la roue de Barlow (Figure 1), mais elle est restée
marginale et n’a donné lieu qu’à de très rares applications industrielles. Les génératrices
électriques allaient ainsi pouvoir convertir les ressources hydrauliques

11
CHAPITRE I

relativement abondantes, en effet la tradition des moulins à eau était bien ancrée, et les
machines à vapeur à bois, puis au charbon. Vers 1870, la machine de Gramme (Figure I.2)
était la machine à courant continu par excellence [4], surtout après la découverte de sa
réversibilité, elle pouvait ainsi fonctionner en moteur ou en générateur en passant d’un mode à
l’autre de façon absolument continue[3].

Figure 1:Dispositif expérimental de la roue de Barlow


Enfin vers 1890, le courant alternatif commença à s’imposer grâce à l’invention du
transformateur électromagnétique qui permettait d’adapter la tension aisément, et aux
générateurs électriques à courant alternatif (machines synchrones ou alternateurs). Le moteur
asynchrone, qui venait d’être également inventé, permettait de satisfaire les applications de
force motrice si demandé, et ceci dans des conditions de fiabilité inégalées par rapport aux
moteurs à collecteur. Au début du vingtième siècle, la théorie des machines électriques
commençait à être bien établie et ce siècle fut celui d’améliorations continues et de quelques
découvertes de nouvelles structures, mais sans révolutions majeures, si ce n’est peut-être
l’arrivée d’aimants permanents performants à partir des années 1960 [8].

Figure 2 : Dispositif expérimental de la machine de Gramme

Dans le domaine de la production d’électricité, en dehors du cas très particulier de la


génération photovoltaïque, ce sont des génératrices électriques qui convertissent de l’énergie
mécanique, souvent issue d’une turbine. Les machines synchrones règnent en maître avec des

12
CHAPITRE I

puissances dépassant le GW , mais en dessous de la dizaine de MW , les machines


asynchrones peuvent trouver leur place. Notons qu’il n’y a plus depuis bien longtemps, de
machines à courant continu dans ce domaine [10]. Grâce aux travaux de Nikola Tesla, le
courant alternatif avait gagné la bataille du transport de l’électricité à distance et son
utilisation va se trouver profondément bouleversée. C’est ainsi que la première expérience de
transport d’électricité s’est faite en Allemagne dans les années 1890, sur une distance de 175
km, avec un rendement de 75%. Nikola Tesla préconisa d’abord l’utilisation des courants
polyphasés et réussit à créer un champ magnétique tournant qui permit d’entraîner en rotation
une armature mobile.

13
CHAPITRE II :

Description et le principe de fonctionnement d’un


machine synchrone à circuit d’amortisseur

14
CHAPITRE II

I. Le principe de fonctionnement du moteur synchrone à circuit d’amortisseur :


La machine synchrone est réversible, ainsi elle peut fonctionner en génératrice (alternateur) ou en
moteur [8].

Figure 3 : schéma de moteur synchrone


A. Fonctionnement en moteur :
Les courants alternatifs de fréquence f parcourant l’induit (stator) créent dans l’entrefer de la machine,
un champ magnétique tournant à la vitesse ns. Le rotor, siège d’un champ magnétique constant, suit le
champ tournant à la même vitesse. La quasi-totalité des générateurs de courant alternatif sont des
alternateurs. Leur puissance apparente peut dépassée les 1600 MV A. L’alternateur transforme
l’énergie mécanique, fournie par la machine l’entraînant, en énergie électrique. Il est conçu pour
produire des tensions et des courants sinusoïdaux monophasés ou polyphasés, mais plus particulière -
ment triphasés. Il constitue le générateur le plus employé dans la production d’énergie
électrique. Le moteur synchrone effectue la conversion énergétique inverse, il transforme l’énergie
électrique en énergie mécanique. Il est utilisé pour l’entraînement des systèmes électromécaniques de
grandes puissances comme les navires et les trains à grandes vitesses (TGV de la deuxième
génération). Il équipe également certains dispositifs dont la vitesse de rotation doit être rigoureusement
constante(horloges ;synchrones,...)[2].
La machine peut être représentée par son symbole normalisé en moteur

Figure 4 : Symbole d’un moteur synchrone à rotor bobiné

15
CHAPITRE II

Figure 5 : Schéma simplifiée le mode moteur

B. Démarrage du moteur synchrone à circuit amortisseur :


Le moteur synchrone ne peut démarrer seul. C'est pourquoi on place une cage
d'écureuil sur son rotor afin qu'il puisse démarrer en moteur asynchrone. En appliquant la
pleine tension triphasée surale stator, on crée un champ tournant qui amène rapidement le
moteur à une vitesse légèrement inférieure à sa vitesse synchrone. En général, la résistance de
la cage d'écureuil est assez élevée afin d'assurer un fort couple de démarrage [11].

Figure 6: schéma d’un démarrage du moteur synchrone

16
CHAPITRE II

II. Description du moteur synchrone à circuit d’amortisseur :


La machine synchrone se compose essentiellement d’une partie tournante : le rotor et
d’une partie fixe : le stator, séparées par un entrefer et d’un axe de rotation appelé arbre

Figure 7 : moteur synchrone

A. Le stator :
C’est la partie fixe de la machine, identique à celui d’une machine asynchrone triphasée , il
supporte les enroulements statorique, appelés enroulements induit dans le cas du
fonctionnement en générateur, car ils sont siège de courants alternatifs. Les conducteurs sont
placés dans des encoches autour de la carcasse de la machine et sont groupés en bobine. Dans
une machine triphasée, le stator comporte trois enroulements monophasés identiques décalés
d’un angle de 120˚et il possédant p paires de pôles magnétique par phase. Il peut être bipolaire
p = 1 ou multipolaire p > 1 [16].

Figure 8:Exemples de stator de machines synchrones en cours de fabrication

17
CHAPITRE II

Figure 9: le stator d’un moteur synchrone


B. Le rotor :
Le rotor est entraîné par un système mécanique et porte l’enroulement inducteur de la
machine, il est alors alimenté en courant continu via un dispositif constitué par des bagues et
des balais. Il produit le même nombre de paires de pôles p que le stator. Si le rotor est bobiné,
son alimentation est effectuée en courant continu par une source d’énergie auxiliaire. Il est
parfois constitué d’aimants permanents et donc ne nécessite ni bagues ni balais (Machine
Brushless).

Les tensions triphasées d’une génératrice synchrone triphasée dépendent de la vitesse de


rotation de son rotor et de l’intensité du champ magnétique. La fréquence dépend, quant à
elle, de la vitesse de rotation et du nombre de pôles de l’inducteur. Le nombre de paires de
pôles d’un alternateur est imposé par la vitesse du rotor et la fréquence des tensions à
produire. En notant θ l’angle que fait un pôle nord du rotor avec le stator et sous l’hypothèse
de la répartition sinusoïdale, le champ produit dans l’entrefer par l’enroulement rotorique
s’écrit [6] :

𝟑 𝒎𝒂𝒙
𝑩𝒓 (𝒕) = 𝑩 . 𝒄𝒐𝒔(𝑷. 𝜽 − 𝑷. 𝜽)
𝟐 𝒓

𝑑𝜃
Il s’agit d’un champ tournant, sa vitesse de rotation est Ω = 𝑑𝑡 . Il peut être produit par des
aimants permanents, alors l’amplitude du champ est constante. Il peut également être produit

18
CHAPITRE II

par un bobinage alimenté en courant continu J et dans ce cas l’amplitude du champ est
réglable à travers J. Dans le cas linéaire on pourra écrire 𝐵𝑟𝑚𝑎𝑥 = 𝑘 𝑟 . 𝐽

Ainsi, en considérant les conducteurs de l’induit, devant lequel se déplacent les pôles Nord et
les pôles Sud du rotor, chaque fois qu’une paire de pôle se déplace devant un conducteur la
tension évolue de manière alternative et sinusoïdale.

La fréquence des courants est donc liée à la vitesse de rotation par la relation [4] :

𝑓 = 𝑝. 𝑛𝑠

f (Hz) étant la fréquence des tensions induites, p le nombre de paire de pôle du système
inducteur et ns (tr=s) la vitesse du champ tournant, encore appelée vitesse de synchronisme.
De même, lorsque les conducteurs du stator sont parcourus par des courants triphasés :

𝑖𝑎 (𝑡) = 𝐼. √2. cos(𝜔𝑡 + 𝛼 )


{ 𝑖𝑏 (𝑡) = 𝐼. √2 . cos(𝜔𝑡 + 𝛼 − 2 𝜋⁄3)
𝑖𝑐 (𝑡) = 𝐼. √2 . cos(𝜔𝑡 + 𝛼 − 4 𝜋⁄3)

Ils produisent, selon le théorème de Ferraris, un champ magnétique tournant de même nature
que celui produit par l’enroulement rotorique. Sa vitesse de rotation (!=p) est également liée à
la pulsation des courants [6] [11] :

3
𝐵𝑠 (𝑡) = . 𝜆. 𝐼. √2 cos(𝑝. 𝜃. 𝜉 − 𝜔𝑡 + 𝛼 )
2

En fonctionnement normal, les champs du stator et du rotor tournent à la même vitesse :

𝜔
Ω=
𝑝

C. Les types de machine synchrone :


La machine synchrone à aimants permanents
La machine synchrone à rotors bobinés (rotor bobiné à pôles saillants)
La machine synchrone à double excitation

19
CHAPITRE II

1. Machines Synchrones à rotor bobinés :


Dans le cas des moteurs à rotors bobinés, le rotor supporte un bobinage monophasé
alimenté par un courant continu tandis que le stator est équipé d'un bobinage polyphasé à
courant alternatifs. L'obtention d'une valeur de couple moyen non nulle ne passe alors par la
vérification de la condition de synchronisme qui impose une égalité stricte entre vitesse du
champ tournant stator et vitesse du champ tournant rotor.

Afin de s'en parer des contacts glissants (bague balais) comme pour les machines à
courant continu, les machines synchrones à rotor bobiné font appel, le plus souvent, à une
excitatrice (ou alternateur d'excitation) associée à un redresseur tournant, pour éliminer tout
contact glissant. Cet alternateur auxiliaire dont l'induit est accouplé à l'arbre de la machine
débite dans l'inducteur, par l'intermédiaire du pont redresseur à diodes tournant aussi avec,
L’arbre de la machine [13].

a) Machines Synchrones à rotors bobinés à pôles saillants


Conçu pour les machines à faible vitesse périphérique, cette structure correspond à un nombre
de paires de pôles élevés, mais pouvant aussi existé pour p = 2

Figure 10:Rotor à pôles saillants

Ces machines possèdent un enroulement inducteur constitué de bobines enroulées autour de


pôles ferromagnétiques et mises en série de façon à assurer l’alternance des pôles (Figure
I.10). La forme de l’épanouissement polaire est réalisée pour obtenir une répartition de
l’induction dans l’entrefer proche d’une sinusoïdale. Cette structure est ainsi caractérisée par

20
CHAPITRE II

sa simplicité de réalisation, par contre, pour des raisons mécaniques, elle ne prête
généralement qu’à des applications où la vitesse ne dépasse pas 1000 tr/min [17].

Figure 11 : Machine à pôles saillants et enroulements amortisseurs

La principale difficulté pour l’étude de ces machines est liée à l’anisotropie géométrique
(entrefer variable), et donc magnétique du rotor, qui entraîne une dépendance à la position de
la plupart des inductances et des différentes inductances mutuelles du rotor par rapport au
stator. La réaction d’induit varie alors en fonction de l’état de charge de la machine.

D. Pourquoi les amortisseurs ne sont-ils utilisés que dans les machines à rotor
bobiné à pôles saillants :
Le rotor des moteurs à aimants ne comporte pas d’amortisseurs. Ceux-ci ne sont pas
nécessaires pour la stabilité du fonctionnement ou le démarrage en moteur asynchrone car la
machine est systématiquement associée à une alimentation électronique .de plus, leur
présence serait néfaste au comportement dynamique du système.

Le rotor bobiné à pôles lisses ne dispose pas en général d’une disposition spéciale
d’amortisseurs puisque la pièce de forge en acier crée des circuits à la surface pour les
courants de Foucault dont l’effet est équivalent à celui des courants amortisseurs. C’est donc
la partie massive du rotor qui joue le rôle d’un amortisseur .

E. Rôle des amortisseurs


Dans les machines à pôles saillants, les amortisseurs sont constitués de barres logées
dans les pôles et reliées à leurs extrémités par des anneaux ou par des segments qui ne sont,

21
CHAPITRE II

pas reliés de pôle à pôle (amortisseur à grille) (Figure I.11). Ces anneaux sont continus ou
peuvent ne pas être reliés de pôle à pôle [16].

Figure 12:Rotor d’une MS avec enroulements amortisseurs

L’amortisseur est un organe qui n’a pas d’utilité en régime normal d’une machine synchrone.
Il n’intervient qu’au cours de certains fonctionnements normaux, tels que les changements de
charge (ceux-ci provoquant des oscillations autour du synchronisme) et anormaux, tels que la
marche asynchrone temporaire après rupture de synchronisme, le fonctionnement permanent
sur charge non équilibrée sur les trois phases, les courts-circuits biphasés ou le ré-
enclenchement monophasé après défaut. Pendant ces fonctionnements, l’amortisseur permet
la circulation des courants induits au rotor par les champs magnétiques non synchrones,
permettant ainsi de mieux supporter ces régimes anormaux [8] [1].

22
CHAPITRE III :

Modélisation des moteurs synchrones avec amortisseurs & Ses


applications

23
CHAPITRE III

I. La Modélisation :
La modélisation est une étape importante dans l’analyse et la conception des systèmes. Elle
aboutit souvent à un modèle mathématique qui contient plusieurs paramètres inconnus. Des
essais expérimentaux sont nécessaires pour identifier ces paramètres.

A. Modélisation des moteurs synchrones avec amortisseurs:


Les machines à pôles saillants ont leur rotor muni d’amortisseurs constitués de barres de
cuivre logées dans des encoches pratiquées dans les pièces polaires. Ces barres sont reliées
entre elles à leurs extrémités par deux anneaux ou des arceaux conducteurs suivant le nombre
de pôles. Les amortisseurs s’opposent à toute variation rapide du flux à travers le rotor. Ils ont
un rôle primordial dans la stabilisation de la vitesse de la machine suite à des variations de
charges. Ils possèdent la même caractéristique mécanique que celle des machines asynchrone
à cage. Si la vitesse tend à augmenter (glissement négatif) suite à une baisse soudaine de la
charge, l’effet d’induction prend naissance dans les enroulements amortisseurs et produit un
couple résistant (négatif) au mouvement du rotor et le ralentit, et le rotor est ainsi ramené à la
vitesse synchrone. Dans le cas contraire, si la vitesse tend à chuter (glissent positif) suite à une
surcharge brusque de la machine, l’effet d’induction prend naissance et l’enroulement
amortisseurs produit un couple (positif) additionnel qui s’ajoute au couple moteur pour
ramener le rotor à la vitesse synchrone. Dans les machines à pole lisse, c’est la partie massive
du fer rotorique qui joue le rôle d’amortisseurs [7].

1. Modèle réel des moteurs synchrones triphasés avec


amortisseurs:
La figure () rappelle la position des axes des phases statoriques et rotorique dans l’espacé
électrique abc. L'enroulement statorique comporte 3 phases identiques décalées entre elles
dans l'espace d'un angle électrique de 120°. En plus de l’enroulement d’excitation, le rotor est
équipé au voisinage de l'entrefer de deux enroulements amortisseurs en quadratures et court-
circuités.

24
CHAPITRE III

Figure 13:Représentation schématique d’un moteur synchrone triphasé avec amortisseurs.

a) Equations des tensions


Le système d'équations de tension de la machine synchrone est obtenu par l'application de la
loi d'Ohm généralisée:

𝑑[𝜓𝑆 ]
[𝑉𝑆 ] = [𝑅𝑆 ][𝐼𝑆 ] + ; (III.1)
𝑑𝑡

𝑑[𝜓𝑟 ]
[𝑉𝑟 ] = [𝑅𝑟 ][𝐼𝑟 ] + ; (III.2)
𝑑𝑡

𝑅𝑆 0 0
[𝑅𝑆 ] = [ 0 𝑅𝑆 0] ; (III.3)
0 0 𝑅𝑆

𝑅𝑓 0 0
[𝑅𝑓 ] = [ 0 𝑅𝑘𝑑 0 ]; (III.4)
0 0 𝑅𝑘𝑞

25
CHAPITRE III

𝑣𝑎
[𝑉𝑆 ] = [𝑣𝑏 ] ; (III. 5)
𝑣𝑐

𝑣𝑓
[𝑉𝑟 ] = [ 0 ] ; (III.6)
0

𝑖𝑎
𝐼𝑆 = [𝑖𝑏 ] ; (III.7)
𝑖𝑐

𝑖𝑓
𝐼𝑟 = [𝑖𝑘𝑑 ] ; (III.8)
𝑖𝑘𝑞

𝜓𝑎
[𝜓𝑆 ] = [𝜓𝑏 ] ; (III.9)
𝜓𝑐

𝜓𝑓
[𝜓𝑟 ] = [𝜓𝑘𝑑 ] ; (III.10)
𝜓𝑘𝑞

b) Equations des flux


[𝜓𝑆 ] = [𝐿𝑆 ][𝐼𝑆 ] + [𝑀𝑆𝑟 ][𝐼𝑟 ] (III.11)

[𝜓𝑟 ] = [𝐿𝑟 ][𝐼𝑟 ] + [𝑀𝑟𝑠 ][𝐼𝑆 ] (III.12)

Où :

𝐿𝑎 𝑀𝑎𝑏 𝑀𝑎𝑐
[𝐿𝑆 ] = [𝑀𝑏𝑎 𝐿𝑏 𝑀𝑏𝑐 ] (III.13)
𝑀𝑐𝑎 𝑀𝑐𝑏 𝐿𝑐

26
CHAPITRE III

𝐿𝑓 𝑀𝑓.𝑘𝑑 𝑀𝑓.𝑘𝑞
[𝐿𝑟 ] = [𝑀𝑘𝑑.𝑓 𝐿𝑘𝑑 𝑀𝑘𝑑.𝑘𝑞 ] (III.14)
𝑀𝑘𝑞.𝑓 𝑀𝑘𝑞.𝑘𝑑 𝐿𝑘𝑞

𝑀𝑎.𝑓 𝑀𝑎.𝑘𝑑 𝑀𝑎.𝑘𝑞


[𝑀𝑠𝑟 ] = [𝑀𝑟𝑠 ]𝑇 = [𝑀𝑏.𝑓 𝑀𝑏.𝑘𝑑 𝑀𝑏.𝑘𝑞 ] (III.15)
𝑀𝑐.𝑓 𝑀𝑐.𝑘𝑑 𝑀𝑐.𝑘𝑞

D’autre part, les expressions des différentes inductances en fonction de θ donnent :

2𝜋 2𝜋
𝐿𝑠0 + 𝐿𝑠𝑣 . cos 2𝜃 𝑀𝑠0 + 𝐿𝑠𝑣 cos2( 𝜃 + 3
) 𝑀𝑠0 + 𝐿𝑠𝑣 cos2( 𝜃 − 3
)
2𝜋 2𝜋
[𝐿𝑆 ] = 𝑀𝑠0 + 𝐿𝑠𝑣 cos2( 𝜃 +
3
) 𝐿𝑠0 + 𝐿𝑠𝑣 cos2( 𝜃 −
3
) 𝑀𝑠0 + 𝐿𝑠𝑣 . cos 2𝜃 (III.16)
2𝜋 2𝜋
[𝑀𝑠0 + 𝐿𝑠𝑣 cos2( 𝜃 − 3
) 𝑀𝑠0 + 𝐿𝑠𝑣 . cos 2𝜃 𝐿𝑠0 + 𝐿𝑠𝑣 cos2( 𝜃 +
3
)]

𝐿𝑓 𝑀𝑓.𝑘𝑑 0
[𝐿𝑟 ] = [𝑀𝑘𝑑.𝑓 𝐿𝑘𝑑 0 ] (III.17)
0 0 𝐿𝑘𝑞

𝑀𝑓.𝑠 cos 𝜃 𝑀𝑘𝑑.𝑠 cos 𝜃 −𝑀𝑘𝑞.𝑠 sin 𝜃


2𝜋 2𝜋 2𝜋
[𝑀𝑠𝑟 ] = [𝑀𝑟𝑠 ]𝑇 = 𝑀𝑓𝑠 cos( 𝜃 − 3
) 𝑀𝑘𝑑.𝑠 cos( 𝜃 − 3
) −𝑀𝑘𝑞.𝑠 sin( 𝜃 − 3
) (III.18)
2𝜋 2𝜋 2𝜋
[𝑀𝑓𝑠 cos( 𝜃 + 3
) 𝑀𝑘𝑑.𝑠 cos( 𝜃 − 3
) −𝑀𝑘𝑞.𝑠 sin( 𝜃 − 3
)]

Avec : 𝐿𝑠0 , 𝐿𝑠𝑣 , Ms0 et Mfs sont définis au paragraphe.


Mkd,s : L'inductance mutuelle maximale entre l’enroulement kd du rotor et le stator;
Mkq,s : L'inductance mutuelle maximale entre l’enroulement kq du rotor et le stator;

27
CHAPITRE III

2. Modèle de Park des moteurs synchrones triphasés avec


amortisseurs :
La figure () représente le modèle de Park d’un moteur synchrone triphasé à pole saillants
avec amortisseurs [7].

Figure 14:Représentation schématique de la MS avec amortisseurs dans le repère de Park

a) Equations des tensions :


Les tensions statorique exprimées dans le référentiel (d, q) lié au rotor de la MS sont :

𝑑
𝑉𝑠𝑑 = 𝑅𝑠 𝑖𝑠𝑑 + 𝑑𝑡 𝜓𝑠𝑑 + 𝜔𝑚 𝜓𝑠𝑞
𝑑
𝑉𝑠𝑞 = 𝑅𝑠 𝑖𝑠𝑞 + 𝑑𝑡 𝜓𝑠𝑞 + 𝜔𝑚 𝜓𝑠𝑑
𝑑
𝑉𝑓 = 𝑅𝑓 𝑖𝑓 + 𝑑𝑡 𝜓𝑓 (III.19)
𝑑
0 = 𝑅𝑘𝑑 𝑖𝑘𝑑 + 𝑑𝑡 𝜓𝑘𝑑
𝑑
{ 0 = 𝑅𝑘𝑞 𝑖𝑘𝑞 + 𝑑𝑡 𝜓𝑘𝑞

28
CHAPITRE III

Ou sous forme matricielle :

𝑉𝑠𝑑 𝑅 0 𝑖𝑠𝑑 𝑑 𝜓𝑠𝑑 0 −1 𝜓𝑠𝑑


[ 𝑉 ]= [ 𝑆 ] [𝑖 ] + 𝑑𝑡 [ 𝜓 ] + 𝜔𝑚 [ ][ ] (III.20)
𝑠𝑞 0 𝑅𝑆 𝑠𝑞 𝑠𝑞 1 0 𝜓𝑠𝑞

𝑉𝑓 𝑅𝑓 0 0 𝑖𝑓 𝜓𝑓
𝑑
[ 𝑘𝑑 ] = [ 0
𝑉 𝑅𝑘𝑑 0 ] [𝑖𝑘𝑑 ] + [𝜓𝑘𝑑 ] (III.21)
𝑑𝑡
𝑉𝑘𝑞 0 0 𝑅𝑘𝑞 𝑖𝑘𝑞 𝜓𝑘𝑞

b) Equations des flux

Un développement identique a celui du paragraphe (§V.21), il vient pour


flux :
𝜓𝑠𝑑 = 𝐿𝑑 𝑖𝑠𝑑 + 𝑀𝑓 𝑖𝑓 + 𝑀𝑘𝑑 𝑖𝑘𝑑
{ (III.22)
𝜓𝑠𝑞 = 𝐿𝑞 𝑖𝑠𝑞 + 𝑀𝑘𝑞 𝑖𝑘𝑞

𝜓𝑓 = 𝐿𝑓 𝑖𝑓 + 𝑀𝑓 𝑖𝑠𝑑 + 𝑀𝑓𝑑 𝑖𝑘𝑑


{𝜓𝑘𝑑 = 𝐿𝑘𝑑 𝑖𝑘𝑑 + 𝑀𝑘𝑑 𝑖𝑠𝑑 + 𝑀𝑓𝑑 𝑖𝑓 (III.23)
𝜓𝑘𝑞 = 𝐿𝑘𝑞 𝑖𝑘𝑞 + 𝑀𝑘𝑞 𝑖𝑠𝑞

Ou sous forme matricielle :

𝜓𝑠𝑑 𝐿𝑑 0 𝑀𝑓 𝑀𝑘𝑑 0 𝑖𝑠𝑑


𝜓𝑠𝑞 0 𝐿𝑞 0 0 𝑀𝑘𝑞 𝑖𝑠𝑞
𝜓𝑓 = 𝑀𝑓 0 𝐿𝑓 𝑀𝑓𝑑 0 𝑖𝑓 (III.24)
𝜓𝑘𝑑 𝑀𝑘𝑑 0 𝑀𝑓𝑑 𝐿𝑘𝑑 0 𝑖𝑘𝑑
[𝜓𝑘𝑞 ] [ 0 𝑀𝑘𝑞 0 0 𝐿𝑘𝑞 ] [𝑖𝑘𝑞 ]

Avec : Ld, Lq et Mf sont définis au paragraphe

3
𝑀𝑘𝑑 = √2 𝑀𝑘𝑑.𝑠 L'inductance mutuelle cyclique entre l’enroulement amortisseur kd et le
stator;

29
CHAPITRE III

3
𝑀𝑘𝑞 = √2 𝑀𝑘𝑞.𝑠 L'inductance mutuelle cyclique entre l’enroulement amortisseur kq et le
stator.

c) Expression du couple électromagnétique


En substituant les expressions des flux 𝝍𝒔𝒅 et 𝝍𝒔𝒒 données par l’équation (V.21), le couple
s’exprime alors par :

𝐶𝑒𝑚 = 𝑃[𝑀𝑓 𝑖𝑓 𝑖𝑞𝑠 + (𝐿𝑑 − 𝐿𝑞 )𝑖𝑑𝑠 𝑖𝑞𝑠 − 𝑀𝑘𝑑 𝑖𝑘𝑑 𝑖𝑞𝑠 ] (III.25)

d) Equation mécanique

L’équation mécanique devienne après substitution de l’expression du couple


électromagnétique donnée par l’équation dans l’équation générale d’une machine tournant
exprimée par l’équation du mouvement.

𝑑Ω𝑚 𝑝 𝐶𝑟 𝐾𝑓
= 𝐽 [𝑀𝑓 𝑖𝑓 + (𝐿𝑑 − 𝐿𝑞 )𝑖𝑠𝑑 𝑖𝑠𝑞 − 𝑀𝑘𝑞 𝑖𝑘𝑞 𝑖𝑠𝑑 + 𝑀𝑘𝑑 𝑖𝑘𝑑 𝑖𝑠𝑞 ] − − Ω𝑚 (III.26)
𝑑𝑡 𝐽 𝐽

II. Applications des moteurs synchrones à circuit amortisseur :

La principale application des machines synchrones est, de loin, celle des alternateurs qui
équipent toutes les centrales électriques. Un exemple en est donné sur la figure ci-contre, o`u
l’on voit un alternateur de centrale électrique nucléaire, dont le rotor est visiblement
octupolaire, a pôles saillants [9].

30
CHAPITRE III

Figure 15: Alternateur de puissance

Pour les moteurs, et compte tenu de leurs avantages (rendement élevée, simplicité de
construction) et de leurs inconvénients (problème du démarrage, vitesse constante) les
moteurs synchrones sont généralement réserves aux installations industrielles de puissance (1
`a 10 MW), fonctionnant essentiellement en continu, comme des pompes, concasseurs,
convoyeurs, laminoirs, La deuxième génération de TGV (exemple chaîne de traction
des TGV en France)et rames du (( TGV atlantique )) a aussi utilisé pour ses motrices des
moteurs dits (( auto synchrones )), etc...

Figure 16 : Rame de TGV atlantique [14]

31
Conclusion générale

32
Conclusion générale

A l ‘heure actuelle, la machine synchrone est utilisée dans la production de l’énergie

électrique à partir de nombreuses sources d’énergies primaires conventionnelles (hydraulique,


fossiles, nucléaire, ...), mais aussi à partir d’énergies renouvelables telles que l’énergie
éolienne ou hydrolienne. Elle est également utilisée dans les applications de motorisation pour
des applications à vitesse constante ou à vitesse variable.

Le travail présenté dans ce mémoire est consacré sur les moteurs synchrones à circuits
amortisseur en vue du fonctionnement du moteur et la modélisation et leur application.Le
manuscrit du présent mémoire est subdivisé en 3 chapitres, dans ses chapitres nous avons
appris l'importance de l'amortisseur dans les moteurs synchrones et leur rôle réel dans les
circuits à rotor bobiné à pôles saillant.

33
La bibliographie

34
La Bibliographie

[1] : Abderrahmane, T. ( Faculté de Génie Electrique, 2017.). Etude


expérimentale et simulation des essais d’une machine synchrone.
Mémoire présenté pour l’obtention du diplôme de Master, Université
Djilali Bounaama de Khemis Milliana,.

[2] : Amerane, A. H. ( 2016.). :Etude de la stabilité d’une machine


synchrone reliée à un réseau de puissance infini. Mémoire présenté
pour l’obtention du diplôme de Master, Université Mouloud Mammeri
d, Faculté de Génie Electrique et d’Informatique. Tizi-Ouzou.

[3] :Breguet, A. N. ((Consulté le 10 Juin 2020)). Machine magnéto-


électrique de gramme.
https://fr.wikisource.org/wiki/Machine_magn%C3%A9to-
%C3%A9lectrique_de_Gramme.

[4] :Chatelin, J. (1989). Machines Electriques, Traité d’Electricité.


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Machine Synchrone à Aimants. BATNA: Université.

[6] :Dalmasso, J.-L. (1985). Cours d’électrotechnique 1 : Machines


tournantes à courants alternatifs. Éditions Belin.

[7] :Elhadj, D. B. (2019). MODELISATION DES MACHINES


ELECTRIQUES. Université hassiba Benbouali, Chlef.

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[9] :Hare, J. (Janvier 2005). Moteurs et génératrices électriques.

[10] :J. Lessene, F. N. (1981.). : Introduction à l’électrotechnique


approfondie. Lavoisier, .

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[11] :Kelthoum, C. k. (2017). Modélisation et commande des
machines synchrone à inducteur. Adrar: Mémoire de Université.

[12] :Multon, B. ((Consulté le 20 Avril 2020).). Conversion d’énergie-


comment produire de l’électricité à partir des mouvements d’un solide
ou d’un fluide en 3 questions à bernard
multon.http://culturesciencesphysique.ens-
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[13] :Nassim, A. (2014.). Etude Comparative des machines synchrones


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trains à grande vitesse . L'école Central de LYON.

[15] :R.Benchaib. (1998). Application Des Modes De Glissement Pour


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Master. Université Dr Tahar Moulay de Saïda: Faculté de Génie
Electrique,.

[17] : Wildi, T. (2005). Electrotechnique. Numéro 2eme édition.

36

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