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Berrada Faouzi 1 Chapitre 1 - HH

CHAPITRE 1 :
EQUATIONS DE BASE DES CALCULS HYDRAULIQUES

I. EQUATION DE CONTINUITE OU CONSERVATION DE LA MASSE

1. Mise en place de l’équation de continuité

Le principe dit que le taux d’accumulation de la masse dans un Ae


espace défini, traversé par un écoulement de fluide est la e
As
différence entre les débits massiques entrant et sortant de cet s
espace :

Avec : m( t )  V où ρ est la masse volumique du fluide et V est le volume de contrôle défini


ici par la frontière fictive en pointillés.

Par ailleurs, on définit la vitesse moyenne des particules fluides qui traversent une section

comme suit : . Par conséquent le débit volumique devient : et le

débit massique est alors :

L’équation de conservation de la masse précédente s’écrit alors comme suit :

Lorsque le régime est permanent, c'est-à-dire que dans le volume de contrôle, il n’y a ni
accumulation de matière, ni vidange, la masse reste constante, l’équation de conservation de
la masse se réduit à une conservation des débits massiques entrant et sortant du volume de
contrôle : Soit:

En hydraulique, on traite généralement des problèmes relatifs aux écoulements de liquide


(essentiellement de l’eau) dont la masse volumique reste constante tout au long d’une
conduite, par conséquent la conservation de la masse se transforme en conservation de débit

volumique comme suit :

Si le régime est permanent, on obtient l’équation de conservation des débits volumiques


entrant et sortant du volume de contrôle : soit :
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En régime permanent, si l’écoulement d’un fluide incompressible (eau par exemple),


s’effectue dans une conduite à section constante, l’équation de conservation de la masse se
réduit à une vitesse moyenne constante tout au long de la conduite : .

2. Application aux réservoirs


dh
Questions : Ah

1. Quel est le volume de contrôle ?


2. Quelle est le régime d’écoulement ?
3. Comment s’écrit la loi de conservation de la masse ?

3. Application aux conduites

Mêmes questions que précédemment pour les écoulements en charge dans :


a- Une conduite à section constante

b- Une conduite à section non constante :

4. Application aux canaux avec écoulement

Mêmes questions, pour les écoulements à surface libre en régime permanent lors

 Cas d’un écoulement non uniforme

 Cas d’un écoulement non uniforme


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II. EQUATION DE CONSERVATION DE LA QUANTITE DE MOUVEMENT

L’équation vectorielle d’Euler relative à l’écoulement d’un fluide parfait est :

Si le fluide parfait est incompressible et si le régime est permanent, on démontre alors que
la projection de cette équation dans un repère de Fresnel associé à une trajectoire d’une
particule fluide donne lieu à deux équations scalaires, une selon la normale à la trajectoire et
l’autre selon la tangente à la trajectoire :

 Selon la normale à la trajectoire, et si on néglige les forces volumiques devant les forces

pressantes, on trouve : où RC est le rayon de courbure de la trajectoire.

- Dans le cas où et , on peut négliger les forces volumiques (de

pesanteur) devant les forces pressantes et donc :

- Dans le cas d’un écoulement dans des conduites rectilignes, , on dira que
lorsqu’on se déplace perpendiculairement aux lignes de courant, on a :

: La pression motrice reste constante. On retrouve dès


lors la relation connue de la statique des fluides?

 Selon la tangente à la ligne de courant, on trouve :

5. Équation d’énergie ou équation de Bernoulli

C’est une conséquence immédiate de la dernière équation d’Euler pour un fluide

incompressible en régime permanent :

6. Définition de la charge hydraulique

Niveau de référence

Figure : Schématisation des hauteurs de charges des sections 1 et 2 d’une conduite


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On appelle ainsi hauteur de charge dans un écoulement liquide, la grandeur mesurée en mètre

de liquide : H est la hauteur de charge (en m)

ρ est la masse volumique (en kg/m3) g est la cste de pesanteur : g = 9,807m/s2


z est la côte du point considéré par rapport à un niveau de référence (en m)
P est la pression du liquide au point considéré (en Pa)
v est la vitesse du liquide au point considéré (en m/s)

 On appelle hauteur piézométrique, la hauteur :

7. Équation de Bernoulli en hauteur de charge et sans perte de charge

L’équation de Bernoulli exprime donc que la hauteur de charge demeure, en l’absence de

pertes de charge, est constante le long d’une ligne de courant :

à condition que les hypothèses suivantes soient vérifiées :


 Écoulement continu et permanent
 Fluide parfait incompressible (liquide parfait)
 Écoulement sans dissipation d’énergie (c à d seules les forces conservatives sont
envisagées dans les équations d’Euler)
Ligne de charge

Niveau de référence
Figure 2 : Schématisation de 2 hauteurs en charge, sans dissipation d’énergie

Question 1 : En hydraulique, quelle ligne de courant et quels points et quelle vitesse doit-on
envisager pour appliquer l’équation de Bernoulli ??

Réponse : En hydraulique, pour appliquer l’équation de Bernoulli on adopte un point


commode représenté par :
 Le centre de la section si l’écoulent est en charge dans une conduite
 Un point de la surface libre si l’écoulent s’effectue dans un canal.
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Dans les deux cas, on prend comme vitesse, la vitesse moyenne dans la section afin que le

débit ne soit pas trop erroné : , est le débit volumique

Question 2 : Quel droit avons-nous pour prendre une vitesse constante sur toute la section ?

Réponse
En réalité le profil des vitesses sur une section perpendiculaire à l’écoulent n’est pas uniforme
par conséquent on devrait corriger l’équation de Bernoulli précédente en y introduisant un
coefficient α au terme de l’énergie cinétique lié à la forme géométrique du profil des vitesses

dans la section et l’équation de Bernoulli devient : . Avec :

 pour une conduite circulaire. Dans ce cours on prendra toujours


 Si l’écoulement est trop perturbé α peut beaucoup varier

8. Équation de Bernoulli avec échanges d’énergie travail et sans perte de charge


par frottement

 Pour satisfaire aux besoins des consommateurs, on peut rajouter entre deux sections 1 et 2
d’une conduite une pompe qui communique au liquide une hauteur de charge
supplémentaire appelée hauteur manométrique de pompe Hp. Dans ce cas, l’équation de

Bernoulli devient :

 Dans le cas de l’existence d’une turbine et d’une pompe, l’équation de Bernoulli devient :

On rappelle que le rendement d’une turbine est défini par le rapport de sa puissance réelle
avec celle maximale qu’elle aurait pu avoir si elle fonctionnait réversiblement, c'est-à-dire
sans dissipation et sans dévalorisation d’énergie :

Où : Q est le débit turbiné.


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EXERCICES DU CHAPITRE 1

EXERCICES ÉQUATION DE CONTINUITÉ

EXERCICE 1
On remplit un seau de 35 litres grâce à un tuyau de 2cmde diamètre et de 0,8cm de diamètre à
l’extrémité. Le temps de remplissage est de 50s.
1. Quels sont les débits massiques et volumiques ?
2. Quelles sont les vitesses de l’eau à la sortie et à
l’entrée du tuyau ?

EXERCICE 2
L’eau coule dans la conduite de 30cm à une vitesse de 0,5m/s. Quelle
est sa vitesse de sortie si la seconde conduite est de 15cm diamètre ?

EXERCICE 3
On pompe l’eau souterraine pour alimenter une piscine de 12m2 de
surface. La piscine possède un orifice de sortie de l’eau de 5cm.
Si le niveau de l’eau de la piscine croît de 1,5cm/mn,
déterminer le débit appliqué à l’entrée de la piscine.

EXERCICE 4

De l’air entre dans une tuyère à la vitesse de 120m/s, sa masse


volumique est 1,2kg/m3. Sa vitesse de sortie est 380m/s. Déterminer
à la sortie de la tuyère. On suppose que et

1. La masse volumique de l’air à la sortie


2. La pression de l’air

EXERCICE 6
Une citerne de diamètre 10m contient de l’eau à une profondeur de
4m. On suppose que la vitesse de sortie de l’eau s’exprime par la
100m
relation suivante :

avec : f et ks sont les coefficients de frottement respectivement liéaire et singulier et L et D


sont la longueur et le diamètre de la conduite : f  0,015; L  100m; D  0,1m et k s  0,5 .
Combien de temps faut-il pour faire baisser le niveau de l’eau dans la citerne de 2m ?
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ÉQUATION DE BERNOULLI SANS PERTE DE CHARGE


C
EXERCICE 1
On considère le siphon schématisé ci-contre. Le diamètre 0,5m
est de 0,5cm. On suppose que le réservoir est immense et
B
donc que le niveau de l’eau baisse à une vitesse
négligeable. On néglige les pertes de charge.
1m
1. Calculez le débit dans le siphon
2. Calculer les pressions en B et en C

EXERCICE 2
Huile 1m
On suppose que le réservoir est immense et donc que le Eau
niveau de l’eau baisse à une vitesse négligeable. On néglige 1,2m
les pertes de charge. Déterminer le débit de décharge du
réservoir. On donne ρhuile = 0,75 ρeau Eau

EXERCICE 3
On suppose que le réservoir est immense et donc que le niveau de
l’eau baisse à une vitesse négligeable. On néglige les pertes de
charge. Le diamètre de la conduite en A est de 15cm, à la sortie
de la conduite il n’est que de 5cm. En A, la pression relative est h
de 40kPa.
A
1. Est-ce une surpression ou une dépression en A ? Eau
2. Calculer le débit de décharge
3. Calculer la hauteur h

EXERCICE 4
Un réservoir de surface libre égale à 100m2 est rempli d’eau à une profondeur égale à z2. Son
orifice de sortie est de section 0,005 m2.
1. Quelle est cette profondeur z2 de l’eau dans ce réservoir si le débit de sortie est de
0,005m3/s ? On négligera les pertes de charge à la sortie du réservoir.
2. Au fait, initialement la profondeur de l’eau dans le réservoir est de z 1 = 8m. Combien de
temps faut-il pour vidanger le réservoir jusqu’à faire atteindre à l’eau la profondeur z 2
calculée à la question 1.
3. Une fois la profondeur z2 atteinte, on ouvre un robinet qui permet de verser l’eau dans le
réservoir avec un débit de 0,005m3/s. Le niveau d’eau stagne, augmente ou baisse-t-il ?
Pourquoi ?
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CHAPITRE 2
SYSTEME GRAVITAIRE EN MOUVEMENT PERMANENT
CALCUL DES PERTES DE CHARGES

On étudiera ici les écoulements, causés uniquement par gravitation terrestre, dans des
conduites en charge. Donc pas de pompe, ni de turbine, dans le système.

Niveau de référence

Figure 2 : Schématisation de 2 hauteurs en charge, avec dissipation d’énergie

Entre deux points 1 et 2 d’une ligne de courant (ou plus usuellement entre deux sections
d’écoulement), l’équation de Bernoulli s’écrit comme suit :

h est la hauteur des pertes de charge qui sont provoquées :

 Soit à cause des frottements avec les parois où s’écoule le fluide


 Soit à des frottements dus à des obstacles, coudes, rétrécissements…

Question : Que valent les pertes de charges h ?


Réponse : Les pertes de charge h sont les sommes de deux types de pertes de charge notées en
hauteur de charge par hf et hs telles que :
 La hauteur hf sont les pertes par frottement aux parois. Ce sont des pertes continues.
 La hauteur hs sont des pertes singulières provoquées par des irrégularités locales.

Ces deux types de pertes dépendent de la nature de l’écoulement, le type de conduite, la forme
des irrégularités, la géométrie des conduites…
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III. TYPES D’ECOULEMENT : CRITERE DE REYNOLDS

Il existe trois types d’écoulement (figures ci-dessous) qu’on identifie à partir d’un nombre
sans dimension appelé nombre de Reynolds défini par :

ou bien où :

 ρ est la masse volumique (kg/m3)


 est la viscosité dynamique (kg/ms)

 est la viscosité cinématique (m2/s)

Lorsque l’écoulement s’effectue à un débit Q dans une conduite circulaire de diamètre D,

alors : car :

a.

b.

Ecoulement laminaire Ecoulement transitoire Ecoulement turbulent


Viscosité importante Viscosité moyenne Viscosité insuffisante
Mouvement de fluide Mouvement de fluide Mouvement de fluide
organisé faiblement organisé. désorganisé.
Ici : Ici : Ici :

Figure Les trois types d’écoulement en charge selon le critère de Reynolds

IV. EXPRESSION DES PERTES DE CHARGES CONTINUES OU LINEAIRES

9. Formule de Darcy-Weisbach

Quel que soit le type d’écoulent, la perte de charge hf continue ou linéaire, dans une conduite
circulaire de diamètre D et de longueur L, s’exprime par la formule de DARCY-WEISBACH :

Où : f est le coefficient de frottement qui varie selon le type d’écoulement.

En fonction du débit, la perte de charge est alors :

a. Perte par frottement continu en régime laminaire

On démontre que lorsque le régime est laminaire, le coefficient f de frottement s’exprime par :

et La perte de charge est alors :


Berrada Faouzi 10 Chapitre 2 - HH

En réalité, ces deux formules ne sont pratiquement jamais utilisées en hydraulique car le
régime d’écoulement qui y règne est très fortement turbulent.

Question : Pour un diamètre de conduite de 24cm, quelle pourrait être la vitesse maximale
d’écoulement si on veut que ce dernier soit laminaire ? Conclure ! On donne
Réponse : On trouve Vmax = 1cm/s, vitesse trop lente pour l’écoulement d’eau potable
Conclusion : Le régime dans les conduites en charge est fortement turbulent.

b. Perte par frottement continu en régime turbulent

Lorsque le type d’écoulement est turbulent le coefficient de frottement f est beaucoup plus
élevé que celui obtenu pour un écoulement laminaire et dépend du nombre de Reynolds, de la
nature et de la géométrie de la conduite ainsi que de la rugosité de sa surface intérieure
représentée par la hauteur moyenne ε (en mm ou cm) des aspérités dont les valeurs sont
données selon le type de paroi (tableau 1).

Tableau 1 : Rugosité de certains types de conduites « circulaires »


Type de tuyau ou de revêtement ε en cm Type de tuyau ou de revêtement ε en cm
Laiton……………………….… 0,00015 Béton……………………………. 0,01200
Fonte asphaltée…………….…. 0,01200 Acier ou fer galvanisé ………...... 0,01500
Fonte revêtue de ciment….…… 0,00024 Bois……………………………… 0,06000
Fonte revêtue de bitume.……… 0,00024 Acier commercial et acier soudé... 0,00600
Fonte centrifugée …….……….. 0,00030 Acier riveté…………..………...... 0,18000
Fonte nue……………..……….. 0,02400 Tube étiré ……..………................ 0,00024
Fer forgé……………………..... 0,00600 Cuivre…………………………… 0,00015

Au fait, f dépend plutôt de la rugosité relative et peut être évalué de deux façons :

 À partir du diagramme de Moody


C’est une ancienne méthode qui représente le coefficient de frottement en fonction du nombre
de Reynolds et de la rugosité relative  / D (voir figure 1).

 Numériquement
Deux formules approchées sont données pour déterminer le coefficient de frottement f :
o la formule générale de Colebrook-White, elle est précise et nécessite des itérations :

o La formule directe et précise à 1% : .

Mais son utilisation obéit aux deux conditions suivantes :


et
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10. Formule de Hazen-Williams

Au lieu d’utiliser la formule de DARCY-WEISBACH, pour évaluer les pertes de charge linéaires,
la formule de HAZEN-WILLIAMS, très répandue en Amérique du Nord est parfois utilisée :

Avec :
 hf est exprimée en mètre
 CHW est le coefficient de Hazen-Williams, donné en fonction du matériau :

Type de tuyau Coefficient CHW Type de tuyau Coefficient CHW


Amiante-ciment…… 140 Acier soudé neuf……... 120
PVC…………….…. Entre 140 et 150 Fonte neuve ………….. 130
Béton lissé….……… 130 Fonte âgée……………. 100
Tableau 2 : Valeurs de certains coefficients de Hazen-Williams

V. EXPRESSION DES PERTES DE CHARGES SINGULIERES

On rappelle que ce sont des pertes qui sont dues à tous les accidents rencontrés par
l’écoulement : Entrée dans une conduite, coudes divers, vanne, sortie dans un réservoir… On

les exprime, en hauteur de charge, comme suit :

k est le coefficient de frottement singulier qui dépend de la singularité de la perte de charge.

En fonction du débit, la hauteur de perte de charge singulière est :

Remarque :

Dans le cas d’un changement de section, la vitesse moyenne qui devra être considérée dans la

formule est toujours celle la plus élevée, c'est-à-dire celle de la conduite de plus

faible diamètre, noté dans les formules ci-dessous par d :

 La vitesse avale pour un rétrécissement est avec

 La vitesse amont pour un élargissement est .

 A l’entrée d’un réservoir .

Si on applique la formule de Darcy, l’ensemble des pertes de charge continue et singulière en


fonction du débit, pour une conduite de longueur L et de diamètre D, devient :
Berrada Faouzi 13 Chapitre 2 - HH

Donc, si on définit, pour une perte de charge singulière, une longueur équivalente :

La perte de charge totale le long d’une conduite de longueur L et de diamètre D, possédant

plusieurs aspérités singulières chacune de longueur équivalente : devient :

L’importance des aspérités singulières est alors évaluée en % par le rapport :

VI. ORGANISATION DES CALCULS DE CONDUITES : COURBES


CARACTERISTIQUES DES CONDUITES (CCC)

hf D3 Ce sont des courbes qu’on trace selon le type de conduite et selon


D2 le diamètre de conduite qu’on rencontre dans le marché.

Pour chaque type de conduite et selon un diamètre spécifique, on


D1
peut tracer la hauteur de charge en fonction des débits d’eau qui
s’écoule. On a ainsi, sur un même graphe, une famille de courbes
Q
associées à chacun des diamètres existant dans le marché.

VII. CONDUITES EN SERIE ET EN PARALLELLES

1. Conduites en série :

Ici on a : et
A D1 D2 D3 B
Lorqu’on néglige les pertes en charge singulières.
Grâce aux courbes caractéristiques de conduites on pourrait trouver le diamètre de la conduite
équivalente aux conduites placées ici en série.
Question : Déterminez le diamètre D d’une conduite de coefficient CHW donné, qui
remplacerait n conduites en série, chacune de longueur Li, de diamètre Di et de coefficient
CHWi, i variant de 1 à n. On négligera les pertes de charge singulières. On prendra comme
longueur L de cette conduite, la somme des longueurs Li des n conduites en série.

Réponse : On trouve :
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2. Conduites en parallèles

Ici on a : et .
Grâce aux courbes caractéristiques de conduites on pourrait trouver le
D1
diamètre de la conduite équivalente aux conduites placées ici en parallèles.
Question : Déterminez le diamètre D d’une conduite de longueur L A D2 B
donnée, qui remplacerait n conduites en parallèle, chacune de
D3
longueur Li, de diamètre Di, i variant de 1 à n. On négligera les
pertes en charge singulières. On supposera que toutes les conduites, y
compris celle de remplacement, ont un même coefficient CHW.
Réponse :

On trouve :

VIII. PROBLÈME DES TROIS RÉSERVOIRS

C’est une situation courante des systèmes de distribution de l’eau potable. Une municipalité
possède généralement un réservoir d’accumulation A d’eau qui se remplit quand la demande
est faible (souvent la nuit) et se vide lorsqu’elle augmente. Elle peut aussi avoir un réservoir B
d’appoint qui, lui aussi se remplit lorsque le débit prévu et envoyé par A est trop élevée par
rapport à la demande réelle. Le niveau du réservoir C représente la pression résiduaire dans le
réseau. Le débit vers C est celui de consommation.

On considère le système de trois


A
réservoirs ci-contre. Q1 ; D1 ;CHW1 ; L1
Q2 ; D2; L2 ; CHW2
Z1 = 60m; D1 = 0,90m; L1 = 10000m I
B
Q3 ; D3; L3 ; CHW3
Z2 = 40m; D2 =0,60m; L2 = 10000m
Z1
Z3 = 20m; D3 = 0,90m; L3 = 5000m Q4 ; D4; L4 ; CHW4 Z2
ZI
Z4 = 25m; D4 = 1,00m; L4 = 5000m Z4 C
Z3
CHW1 = CHW2 = CHW3 = CHW4 = 100.

Question : Trouver les débits dans toutes les conduites:


Réponse :
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IX. NOTION DU COUP DE BELIER

3. Elasticité des liquides et des solides

Le coup de bélier est un phénomène transitoire qui a lieu à l’arrêt ou au déclenchement d’une
pompe ou à la fermeture ou l’ouverture de vannes. Brusquement le fluide qui s’écoule est
soumis à une très forte compression pouvant dilater fortement la conduite :
 La compression relative du liquide est proportionnelle à la variation relative de sa masse
volumique ρ : ; est appelé module d’élasticité et dépend du fluide considéré

et de la température.
Question : Quel est l’accroissement de pression en hauteur d’eau suite à variation relative
de 1/1000 de sa masse volumique. On donne : à 20°C.
Réponse : On trouve une surpression d’une hauteur de 214m (accroissement fréquemment
rencontré lors d’un coup de bélier).
 La dilatation des conduites est liée à la tension σ dans le matériau de la conduite. Cette
tension est proportionnelle à la pression du fluide et inversement proportionnelle à
l’épaisseur e du matériau.

Question : Montrer que la tension d’une conduite circulaire s’écrit :


Berrada Faouzi 17 Chapitre 2 - HH

Réponse

Par ailleurs la loi de Hook exprime que la tension est proportionnelle à la déformation
ε d’un matériau : ; est appelé module d’élasticité du matériau.
Question : Montrer que la déformation d’une conduite circulaire s’écrit :

Réponse :

Ainsi, pour une conduite dont la contrainte maximale admissible de son matériau est

de , son épaisseur doit vérifier la condition suivante : afin que sa

déformation ne dépasse pas la déformation maximale :

Question : Déterminer l’épaisseur que doit avoir une conduite de 40cm de diamètre en
bêton puis en fonte, si on veut qu’elle résiste à une surpression d’une hauteur de 214m.
On donne : pour une conduite en bêton et pour la fonte.
Réponse :
Berrada Faouzi 18 Chapitre 2 - HH

4. Phénomène du coup de bélier

Question : Expliquez les quatre phases d’un coup de bélier en spécifiant pour chacune des
phases le sens d’écoulement du fluide et le sens de la propagation des ondes de surpression ou
de dépression. On prendra comme exemple du coup de bélier, la fermeture d’une vanne au
niveau d’une conduite prélevant l’eau d’un réservoir, comme l’illustre le schéma suivant :

…………………………………………..
Vanne …………………………………………..
Eau
Sens écoulement
…………………………………………..
A
B …………………………………………..
Onde de dépression …………………………………………..
…………………………………………..

…………………………………………..
Vanne …………………………………………..
Eau Sens écoulement
…………………………………………..
A
B
…………………………………………..

Onde de dépression …………………………………………..


…………………………………………..

…………………………………………..
Vanne …………………………………………..
Eau Sens écoulement
…………………………………………..
A
…………………………………………..
B

Onde de dépression …………………………………………..


…………………………………………..

…………………………………………..
Vanne …………………………………………..
Eau Sens écoulement
…………………………………………..
A
…………………………………………..
B
Onde de dépression …………………………………………..
…………………………………………..
Berrada Faouzi 19 Chapitre 2 - HH

5. Vitesse de propagation des ondes

Pour l’eau, la formule d’Allieni la célérité de l’onde de propagation de la surpression est :

La constante r dépend du matériau :


Fonte : r = 1 Amiante ciment : r = 4,4 Plomb et bêton : r = 5

Question : Déterminez la célérité de l’onde de propagation de la surpression pour chacun de


ces matériaux;

Réponse : Fonte : c = Amiante ciment : c = Plomb et bêton : c =

Remarque : La surpression du coup de bélier dure donc :

c. Manœuvre instantanée

Une manœuvre instantanée a lieu lorsque le temps de fermeture de la vanne est inférieur à la
durée effectuée par l’onde de surpression du coup de bélier :

La surpression dans le fluide, suite à cette fermeture instantanée est :


Où : est la vitesse du fluide avant fermeture
et , sa vitesse après fermeture : si la fermeture est totale.

Question : Déterminez la hauteur ΔH de surpression lors d’une fermeture, instantanée et


totale de la vanne si la vitesse avant fermeture était de l’ordre de 2m/s

Réponse :

d. Manœuvre progressive

Une manœuvre progressive a lieu lorsque le temps de fermeture de la vanne est supérieur à la
durée effectuée par l’onde de surpression du coup de bélier :

La hauteur ΔH de surpression suite à une fermeture progressive et totale est donc inférieure à
celle d’une fermeture, totale et instantanée :
Berrada Faouzi 20 Chapitre 2 - HH

EXERCICES DU CHAPITRE 2

Équation de Bernoulli avec perte de charge

EXERCICE 1
Une eau de 20°C coule à 1,09m/s dans une tuyauterie de 300mm de diamètre. Déterminer le
genre de l’écoulement. On donne : ν20°C(eau) = 1,007 10-6m2/s

EXERCICE 2
Une eau de 20°C coule à 2m/s dans une tuyauterie en acier commercial de 20cm de diamètre.
Déterminer le genre de l’écoulement. On donne : εacier comm = 0,06mm.

EXERCICE 3
Une eau de 15°C coule à 2m/s dans une tuyauterie en fonte nue de 300mm de diamètre.
Calculer la perte de charge si lr tuyau est de longueur 25m. On donne : εfonte nue = 0,24mm et
ν15°C(eau) = 1,142 10-6m2/s

EXERCICE 4
Une tuyauterie en fonte nue de 300 mm de diamètre transporte 100l/s d’eau à 15°C. Calculer
la perte de charge sur 120m en appliquant
1. La formule de Darcy.
2. La formule de Hazen Williams. On donne CHW = 130

EXERCICE 5 A
x
Le tuyau est en fonte asphalté. Le diamètre est de 30m
15cm et εfonte asphalté = 0,012cm. On donne : 24m 150m
ρhuile = 0,84kg/litre et ν15°C(huile) = 2,1 10-6m2/s.
Calculer la pression en A si le débit est de 13l/s.
Huile
EXERCICE 6
On considère l’écoulement de l’eau à 10°C dans
le système schématisé. Les conduites sont en Prelative
acier galvanisé neuf de rugosité absolue ε = 75m

0,1524 mm et de diamètre 0,152 m. En plus de Air 50m


comprimée
la pression d’air comprimé (P – Patm = 4,68 105 
25m pompe
Pa), on utilise une pompe pour augmenter le g
débit d’écoulement (Q = 8,333.10-2 m3/s). 150m

On supposera que la prise d’eau dans le réservoir est bien profilée afin de minimiser les
pertes. On donne ν10°C(eau) =1,31m2/s.
Quelle est l’énergie fournie par la pompe ?
Berrada Faouzi 21 Chapitre 2 - HH

EXERCICE 7
Une conduite d’adduction de 0,5m de diamètre et de 7500m de longueur relie deux réservoirs,
un de mise en charge R1 et l’autre d’emmagasinement R2 qui dessert une agglomération.
Cette conduite comporte près de R2, un robinet de réglage de débit. La conduite
est assez incrustée de rugosité ε = 2 mm et transite un débit de 13200 m3/jour. Les R1
côtes des plans d’eau de R1 et R2 sont respectivement 100m et 83,9m.
On donne ν =1,31 10-6 m2/s
Quel est le pourcentage de fermeture de robinet de réglage ? 5000 m
R2
On donne les pertes de charges k singulières des différents
angles d’orientation α d’un robinet à vanne papillon :

α α en degré 0 10 20 30 40 50 60
k 0,3 0,5 1,5 3,8 10,5 32 105
Berrada Faouzi 22 Chapitre 3- HH

CHAPITRE 3
ECOULEMENT A SURFACE LIBRE

C’est un écoulement qui a lieu lorsque la surface de l’eau est en contact avec l’air. Cette zone
de contact est appelée surface libre. La pression en tout point de cette surface est égale à la
pression atmosphérique.

I. CARACTERISTIQUES DE BASES

1. Caractéristiques géométriques

 La section mouillée est orthogonale au


Largeur du canal B canal;
 Le périmètre mouillé est le périmètre de la
Section mouillée A Tirant d’eau section mouillée, en contact avec le canal ;
Périmètre ou profondeur
mouillé P
y ou h  Le tirant d’eau, ou profondeur est la
distance entre le point le plus bas du canal
et le plan d’eau ;
 La largeur B du canal est la largeur du plan d’eau
 La largeur au radier b est la largeur de la section mouillée, au fond du canal ;
 Le rayon hydraulique, que l’on retrouve dans la plupart des formules relative aux
écoulements à surface libre est défini comme le rapport de la section mouillée avec le

périmètre mouillé:

Question : Déterminez le rayon hydraulique d’une canalisation cylindrique (a) à moitié


pleine, (b) entièrement pleine
Réponse :
Le tableau suivant donne les caractéristiques hydrauliques des pricipales formes géométrique
que l’on rencontre dans les canaux :
Berrada Faouzi 23 Chapitre 3- HH

B B
B
1 1
y y
θ z z
b b

Section
mouillée A
Périmètre
mouillée P
Rayon RH
hydraulique
Largeur B

2. Répartition des vitesses

La vitesse, en tout point de la section mouillée A, change. Mais dans notre approche, on la
considèrera égale à la vitesse moyenne et donc déterminée à partir du débit Q comme suit :

3. Répartition des pressions

La pression, lorsque les lignes de courant sont des droites rectilignes (obtenues
généralement pour une pente faible du canal), obéit à la relation de la statique
des fluides incompressibles : ;
est la pression à la profondeur h, est la masse volumique de l’eau et .

II. EQUATION D’ENERGIE POUR LES ECOULEMENTS A SURFACE LIBRE

Le schéma suivant décrit les différents types d’énergie mises en jeu lors d’un écoulement
quelconque dans un canal.

θ
Niveau de référence
Berrada Faouzi 24 Chapitre 3- HH

L’équation de Bernoulli associé à cet écoulement entre les sections 1 et 2 s’écrit donc :

J est la hauteur de perte de charge et α est un coefficient correctif dû au fait que la vitesse
n’est pas la même en tout point de la section mouillée. Dans tout ce qui suit, on prendra
toujours :
Remarquons ici, que les lignes, de fond du canal, de la surface libre et de la ligne d’énergies
ne sont pas parallèles et par conséquent, la pente du fond du canal, noté s0 et la pente de la

ligne de l’énergie, notée sf, ne sont pas égales :

III. ÉCOULEMENT UNIFORME

Un écoulement est dit uniforme dans un tronçon de rivière si les conditions suivantes sont
vérifiées :
 Le tirant d’eau y, la section mouillée A, la vitesse v, et le débit Q reste constants tout au
long de ce tronçon ;
 Les lignes de fond du canal, la surface libre et la ligne d’énergies sont parallèles.
D’où : pour un écoulement uniforme.
Généralement, ce type d’écoulement a lieu lorsque la pente du font du canal est très faible, ou
encore, si l’angle θ, que fait cette pente avec l’horizontale est très petit :

y1
y2

Niveau de référence

L’équation de Bernoulli associé à cet écoulement uniforme entre les sections 1 et 2 s’écrit :

Comme et donc et et aussi la profondeur reste inchangée entre ces


deux sections, , l’équation de Bernoulli se réduit à : .
Or ;
Donc :
Berrada Faouzi 25 Chapitre 3- HH

La hauteur de perte de charge « j » par unité de longueur d’un canal, lors d’un
écoulement uniforme représente la pente du fond du canal

1. Vitesse moyenne d’un écoulement à surface libre

La vitesse moyenne d’écoulement d’eau dépend des caractéristiques du canal ou de la rivière


telles que, sa pente, sa profondeur et sa section mouillée, mais aussi, de la nature de la
surface de ses parois. Deux formules permettent d’évaluer cette vitesse d’écoulement :

 La formule de CHEZY : ou bien :

 La formule de MANNING, très souvent utilisée :

, (m/s si RH en m) ou bien :

est le rayon hydraulique et est la pente de la ligne d’énergie.


et sont les coefficients respectivement de Chezy et de Manning.
Remarque : Dans le cas où l’écoulement est uniforme :
Autre remarque :
Ces deux formules sont identiques lorsque les deux coefficients de Chezy et de Manning sont

reliés par l’équation :

Question :
Quelle est la profondeur de l’eau dans un canal rectangulaire de largeur 6m, établi sur une
pente de 0,0001 et débitant 6m3/s . On donne :
Réponse :
Berrada Faouzi 26 Chapitre 3- HH

Question :
Soit un canal à sections composées. On se propose de calculer le débit si l’écoulement est
uniforme de pente s0 = 0,0001 et de coefficient de Manning n = 0,02 par deux méthodes :
1. Méthode 1 : En considérant la section totale A1 + A2
2. Méthode 2 : En calculant le débit qui passe par chacune des deux sections A1 et A2 et d’en
déduire le débit total
3. Comparer et précisez quelle est la méthode utilisée qui ne s’éloigne pas trop de la réalité.
20m 20m

A2
A1
5m 4m

Réponse :
1. Méthode 1 : RH = 2,61m Q = 113,7m3
2. Méthode 2 : RH1 = 3,33m; RH2 = 0,91m; Q1 = 111,6m3 et Q2 = 9,4m3. D’où: Q = 121,0m3
3. C’est la méthode 2 que l’on utilise car c’est elle qui s’approche le plus de la réalité.

2. Vitesse et débit d’un écoulement superficiel dans une conduite


circulaire

Pour une conduite à section circulaire, communément rencontrée dans les réseaux
d’assainissement, trouver une profondeur à partir d’un débit ou une vitesse est un peu plus
compliqué. Pour résoudre ce problème, on peut utiliser la courbe suivante :
1 Relation débit /
profondeur pour un
0,8
canal à section circulaire
0,6
y/D

0,4

et
0,2

0
0,0 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0 1,2
Q/Qp V/Vp
Berrada Faouzi 27 Chapitre 3- HH

3. Forme optimale d’une section d’un canal

C’est la forme la moins coûteuse qu’on chercherait à connaitre pour véhiculer un certain
débit. En effet, on peut remarquer que pour une même section donnée, plus faible est le
périmètre mouillé, plus le débit à véhiculer peut être élevé.
Exemple : A quelle profondeur doit-on creuser un canal rectangulaire si on veut véhiculer le
plus grand débit ?
Réponse :
Il s’agit ici de minimiser le périmètre mouillé : , pour une section donnée.
Cela revient à dire qu’il faut minimiser .
Le minimum de cette dernière expression est alors obtenu pour .
Donc la forme la plus optimale est obtenue lorsque et donc : et
On montre ainsi que les caractéristiques hydrauliques de la section optimales pour les
différentes formes de conduites sont données au tableau suivant :

Forme conduite A P RH B
Trapèze
Réctangle
Triangle
Demi cèrcle
Parabole

IV. NOTION D’ENERGIE SPECIFIQUE

On appelle énergie spécifique E, d’une rivière ou d’un canal, la quantité :

A, est la section mouillée. Elle est fonction de la profondeur y : A=A(y).

Les représentations graphiques de l’énergie spécifique pour différents débits


sont données dans la figure suivante :
Berrada Faouzi 28 Chapitre 3- HH

30

Hauteur d'énergie spécifique E


25

(en m) 20

15

10

0
0 4 8 12 16 20
Profondeur y du canal (en m)
Débit Q = 40m3/(sm) Débit Q = 30m3/(sm) Débit Q = 20m3/(sm) Energie E = y

Pour un débit donné, le minimum de la courbe est obtenu à partir de la relation suivante :

; ou encore :

Or, pour tout canal, la différentielle de sa section mouillée s’exprime :


par conséquent, et donc le minimum de l’énergie

spécifique est obtenu lorsque :

La profondeur obtenue, solution de cette équation est ainsi appelée profondeur critique et
est notée yc. Dans ce cas l’énergie spécifique minimale associée à cette profondeur est

appelée énergie critique Ec est :

 Pour un débit et une profondeur donnés, il ne correspond qu’un type d’écoulement et une
seule énergie spécifique
 Pour un débit et une énergie spécifique donnés > à Ec, il correspond deus profondeurs et
donc deux types d’écoulement différents et ceci, selon la pente du canal et la rugosité.
 A chaque débit, il correspond une énergie spécifique Ec et une seule profondeur critique.

4. Les régimes d’écoulement à surface libre : Nombre de Froude, Fr

Pour caractériser les écoulements à surface libre, on utilise le nombre de Froude défini par :
.
Et dans ce cas, on peut écrire : .
 Pour ; , , , l’écoulement est dit fluvial

 Pour ; , , , l’écoulement est dit torrentiel


Berrada Faouzi 29 Chapitre 3- HH

 Pour ; , , l’écoulement est dit critique.

30

25
Hauteur d'énergie spécifique (en m)

20
Ecoulement Ecoulement
torrentiel fluvial
15

10 Ecoulement
critique
Ec
5

yc y2
y1
0
yc
0 4 8 12 16 20
Profondeur y (en m)
Débit Q = 30m3/s Débit Q = y

5. Notion de pente critique :

La pente critique est la pente qui correspond à : (Fr)²=1. Soit :

et d’après Manning : et par conséquent :

Or généralement, la profondeur critique d’une rivière << sa largeur, par conséquent, on peut
écrire : et .
Donc si on note par : le débit par unité de largeur de la rivière (en (m3/s)/m), on a :

implique : et d’où, après simplification, on trouve :

ou bien :

Ces deux équations montrent que :


 Si n↑, alors sc↑ et la pente de la rivière a plus de chance d’être plus faible que la pente
critique : . On dira alors que la pente de la rivière est douce et que le régime a
tendance d’être fluvial.
Berrada Faouzi 30 Chapitre 3- HH

 En période de crue, le débit croit : q↑, donc : sc↓ et la pente de la rivière a plus de chance
d’être plus forte que la pente critique (pente raide) et donc son régime a tendance
d’être torrentiel.
 En période d’étiage, le débit décroit : q↓, donc : sc↑ et la pente de la rivière a plus de
chance d’être plus faible que la pente critique sc (pente douce) et donc son régime a
tendance d’être fluvial.
Question : Trouvez toutes les coordonnées d’un écoulement critique lorsque le canal est de
section rectangulaire.

Réponse : On trouve : avec : ; et

6. Exemple de mise en évidence d’un écoulement critique

En pratique, lors d’un écoulement critique, on voit apparaitre des ondulations sur la surface
libre :
 Lorsque ces perturbations se situent aussi bien en amont qu’en aval d’un endroit où
apparaissent ces ondulations, l’écoulement est alors infracritique et le nombre de Froude
se situe entre 0,86 et 1.
 Lorsque ces perturbations se situent en aval d’un endroit où apparaissent ces ondulations,
l’écoulement est alors supercritique et le nombre de Froude se situe entre 1 et 1,13.
Afin de mettre en évidence l’écoulement critique, essayons de résoudre le problème suivant :
Problème : Soit un débit de 10m3/s dans un canal rectangulaire de 10m de large. Sa
profondeur en amont d’une surélévation est de 2m.
1. Quelle est la profondeur au dessus de cette surélévation si Δz = 1m ?
2. Quelle est la profondeur au dessus de cette surélévation si Δz = 1,312m ?
3. Quelle est la profondeur au dessus de cette surélévation si Δz = 1,5m ? Que se passe t-il
alors ? On prendra g = 9,81m/s²
1

Δz
y2 = ? 2
y1 = 2m
Réponse :
Δz
y2
Berrada Faouzi 31 Chapitre 3- HH
Berrada Faouzi 32 Chapitre 3- HH

V. ECOULEMENT VARIANT GRADUELLEMENT : COURBES DE REMOUS

C’est un écoulement pour lequel, le fond du canal et la surface libre ne sont pas parallèle. On
le rencontre notamment au niveau de la transition entre une rivière et un barrage car à ce
niveau, la profondeur varie graduellement. Le problème ici se pose ainsi : connaissant la
profondeur de l’eau en une section de la rivière, comment connaitre sa profondeur, en amont
ou en aval de cette même section. On parle alors de courbes de remous. Objectif : prévenir les
inondations. Dans le cas où l’écoulement est uniforme, ce problème ne se pose pas.

1. Equation de la courbe de remous

Pour déterminer l’équation reliant la profondeur d’eau en toute section et connaitre ainsi le
profil de la surface libre de l’eau, profil, communément appelée courbe de remous, on se
donne les hypothèses suivantes :
 La pente de la ligne de l’énergie sf se calcule à partir de l’équation de Manning. Cette
hypothèse reste valable en faisant de telle sorte que l’écoulement graduellement varie
est une succession d’écoulement uniforme par portion d’intervalle
 Le coefficient de Manning reste constant en fonction de la profondeur
 La pente du canal reste faible
 Le coefficient α de réajustement effectué dans l’équation de Bernoulli est
approximativement égal à 1.

SfΔx

y2
θ
Niveau de référence

L’équation de Bernoulli de la section 1 à la section 2 s’écrit :


avec :

Donc : où : avec :
Berrada Faouzi 33 Chapitre 3- HH

D’où : (équation i)

Or : ; Ceci implique :

Soit :

Ou bien :

Mais on sait aussi que : ou encore :

Par conséquent, l’équation (i) devient :

Soit : ; est le débit par unité de longueur échangé avec

l’extérieur le long du tronçon de longueur dx.


Si l’on suppose que le long de ce tronçon, il n’y a eu ni infiltration, ni exfiltration le long
de ce tronço, on obtient l’équation qui permet de déterminer la courbe de remous :

ou encore

2. Les courbes de remous

Les différentes courbes de remous que l’on obtient sont obtenues à partir d’une discussion sur

le signe de , et donc en tenant compte de la différence entre les pentes d’énergie et du fond

du canal ainsi qu’en fonction du régime d’écoulement. On rappelle à cet effet, les relations
suivantes :

et

Le tableau suivant indique ainsi les différentes formes de la surface libre. Ces formes sont
obtenues par comparaison de la profondeur réelle mesurée yref dans une section données avec

deux profondeurs, celle yn que l’on aurait pu avoir si l’écoulement était uniforme et celle

critique yc si l’écoulement était critique.


Berrada Faouzi 34 Chapitre 3- HH
Berrada Faouzi 35 Chapitre 3- HH

3. Méthode itérative de calcul des profondeurs

La méthode consiste à trouver la distance à parcourir pour atteindre une certaine profondeur,
sachant qu’à une section donnée, la profondeur est yref. Pour cela on utilise la relation

suivant : ou par discrétisation :

et

La méthode consiste à se fixer une valeur de positif ou négatif, selon la forme de la courbe
de remous, puis de suivre les itérations suivantes :
 Poser et
 Calculer

 Calculer la section A et le rayon hydraulique en fonction de ymoy


 En déduire de cette première itération qu’on posera égale à
 Refaire la première étape en posant cette fois-ci , puis calculer

puis enfin …

 Les itérations s’arrêtent lorsqu’on atteindra la profondeur demandée.


 La distance totale entre la section de référence et la section où la profondeur demandée
est atteinte est égale alors à la somme de tous les
Berrada Faouzi 36 Chapitre 3- HH

Écoulements à surface libre

EXERCICE 1
Quelle est la profondeur de l’eau dans un canal de 8m de large établi sur une pente de 0,0001,
débitant 10m3/s. et tel que le coefficient de Manning n = 0,015

EXERCICE 2
A quel débit doit-on s’attendre dans un canal rectangulaire de 1,2m de large, revêtu de ciment
(n = 0,015) ayant une pente de 4m pour 10000m si l’eau a 0,6m de profondeur.

EXERCICE 3
Avec quelle pente doit-on établir un tuyau d’égout vitrifié (n = 0,01) de 60cm de diamètre
pour que le débit soit de 0,162m3/s
1. Quand il est à moitié plein ?
2. Quand il est plein ?

EXERCICE 4
Un canal trapézoïdal de longueur de fond 6m et de pente latéral z = 1 est rempli d’eau sur une
profondeur de 1,2m et une pente de 0,0009. Calculer le débit si n = 0,025

EXERCICE 5
Un canal rectangulaire de 3,6m de long débite 5,4m3/s d’eau. Déterminer
1. La profondeur critique;
2. La vitesse critique
3. Pour quelle pente obtient-on la pente critique ? On donne n=0,015

EXERCICE 6
Dans un laboratoire d’hydraulique, on a mesuré un débit de 0,393m3/s dans un canal
rectangulaire de 1,2m de large et de 0,6 m de profondeur. Si la pente du canal était de 0,0004,
quel est le coefficient de rugosité pour le revêtement du canal ?
Berrada Faouzi 37 Chapitre 3- HH

EXERCICE 7
Un canal à section rectangulaire de largeur B = 10,0m comporte une surélévation de hauteur
Δz à partir du fond. Dans la section 3 de l’écoulement, la profondeur est de 1,0m et la vitesse
d’écoulement est de 5,0m/s. 1 2 3

1. Quelle est la hauteur de charge à la section 3 ?


2. Si l’écoulement est critique dans la section 2;
a- Quelle est la hauteur de charge à cette section ? Δz

b- En déduire la hauteur Δz de la surélévation;


c- Quel est alors le régime d’écoulement dans la section 1 ?

Exercice 8
Dans le cadre d’un aménagement urbain, on doit B1 Q = 10m3/s
réduire la largeur d’un cours d’eau de section = B2
rectangulaire, tel que montré sur la figure. Le 10m
coefficient de Manning est n = 0,020 et la pente du
fond est S0 = 0,0004m/m
1. Quelle est la profondeur de l’eau et quelle est la nature de l’écoulement en amont ?
2. Quelle est la largeur minimale possible B2 en aval qui ne produirait aucun changement sur
les conditions d’écoulement en amont
3. Si la largeur en aval est égale à la moitié de celle trouvée en 2, calculer la nouvelle
profondeur en 1

Exercice 9
Un canal rectangulaire (n=0.025) de pente S0= 64.10-6m/m et de largeur B = 15m véhicule un
débit Q = 30m3/sec d'eau.
1. Quel est la profondeur du canal si on suppose que l’écoulement est uniforme ?
2. Quelle est la profondeur critique ?
3. En une certaine section 1, la profondeur est de y1 = 3 m. De quel type est le profil de la
surface libre au voisinage de cette section ? Le représenter ?
4. A quelle distance de cette section peut-on trouver une profondeur de 3,25m ?
Berrada Faouzi 38 Chapitre 4 - HH

CHAPITRE 4
CYCLE HYDROLOGIQUE
LOI DU MOUVEMENT DE L’EAU DANS LA NATURE

L’hydrologie est la science qui étudie des eaux terrestres :


 Leurs origines – Leurs seouvements – Leurs répartitions sur notre planète.
 Leurs propriétés physico-chimiques
 Leurs interactions avec l’environnement physique et biologique et leurs influences sur les
activités humaines.
Trois pricipaux axes de recherche sont associés à l’hydrologie :
 Conception des systèmes hydriques :
 Déterminer les réserves utiles d’un réservoir
 Déterminer le débit d’équipement d’une centrale hydrauélectrique
 Evaluer la capacité d’un évacuateur de crue ou la capacité d’un réseau de drainage
municipal
 Inventaire et analyse des données afin de décrire au mieux un système hydrique
 Optimiser la gestion des réserves hydriques, par exemple décider quel est le débit à
prélever à un réservoir pour les besoins en eau en termes de consommation, d’irrigation,
de production hydroélectrique… tout en évitant les risques de sécheresse ou d’inondation

I. CYCLE HYDROLOGIQUE

1. Mécanisme du mouvement de l’eau

Le mouvement de l’eau est dû à :


 L’énergie thermique à l’origine des mouvements d’air en raison d’un réchauffement
inégal de la surface de la Terre et créant ainsi des zones de basse et haute pression.
 La gravitation causant les précipitations, les ruissellements et les infiltrations.
 Les activités humaines par la construction des infrastructures hydrauliques (barrages,
canaux d’irrigation, réservoir, captage des eaux souterraines…), civiles (route, villes…)
 Les attractions lunaire et solaire à l’origine des marrées et des courants marins.
Berrada Faouzi 39 Chapitre 4 - HH

2. Phase du cycle de l’eau

 Evaporation au niveau des océans, des mers, des lacs, des sols et des plantes.
 Formation des nuages et leur mouvement.
 Condensation.
 Précipitation : Pluie, grêle, neige.
 Ruissellement – Infiltration – Percolation – Ecoulement souterrain – Retour en
surface sous forme de sources d’eau ou de puits.

3. Définition d’un bassin versant


Berrada Faouzi 40 Chapitre 4 - HH

II. NOTIONS DES PRECIPITATIONS

C’est le transfert de l’eau liquide ou solide de l’atmosphère vers la surface terrestre.

1. Mesure des précipitations :

 Pluviomètre standard
20,3 cm Avantages
Facile à manipuler et à installer - Non onéreux
Inconvénients
Non très précis, éclaboussements engendrent des erreurs de mesures
Ne mesure que la lame cumulative
Non automatique

 Pluviographe à augets

Surface
400–2000cm²
Les augets basculent selon une hauteur d’eau
préalablement connue. Généralement un poids de
4 à 20g suffit pour les faire basculer
Cet appareil est assez précis et permet
l’enregistrement du hyétogramme et transmettre
des données à distance

 Radar
Il peut couvrir une grande surface de bassin avec une résolution spatiale du km² et
temporelle de 5minutes.
Le radar possède deux mouvements : la rotation de l’antenne mesure l’étendue spatiale,
l’inclinaison mesure la hauteur de précipitation.
Il mesure tout type de précipitations : grêle, neige, pluie.
La relation de Marshall (1997) suivante permet de mesurer l’intensité des précipitations en
fonction du taux effectif Z de réflexion mesuré par le radar :
Berrada Faouzi 41 Chapitre 4 - HH

2. Evaluation des précipitations des précipitations

L’hétérogénéité des précipitations rendent difficiles une estimation rigoureuse des quantités
d’eau précipitées. Pour y remédier, seule l’augmentation des stations pluviométriques est
adéquate. Ci-dessous, trois méthodes sont décrites pour faire cette évaluation :

e. Méthode de la moyenne arithmétique :

N est le nombre de stations et Pi, la hauteur précipitée

f. Méthode des isohyètes H1


Une isohyète est une ligne reliant les points où les hauteurs
A2 A1
précipitées sont identiques. La hauteur moyenne précipitée A3 H2
A4
est alors obtenue par la formule suivante : H3
H5 H4
et ; A = surface du bassin

N est le nombre d’isohyètes considérées, Ai, la surface du bassin comprise entre deux
isohyètes successives i et i+1, Pi est la moyenne des hauteurs Hi et Hi+1 des isohyètes i et i+1 :

g. Méthode de Thiessen

C’est une méthode appréciée par les bureaux d’études, elle est basée
sur les surfaces du bassin versant délimitées par les intersections de
médiatrices de segments formés par les stations pluviométriques :

. A = surface du bassin

Ai est la surface du polygone délimité par les médiatrices


Pi est la hauteur mesurée par la station pluviométrique i

III. NOTIONS D’INFILTRATION

C’est la partie d’eau de qui est absorbée par le sol et dirigée vers les couches inférieures. Pour
quantifier la lame d’eau infiltrée, il faut tenir compte de plusieurs facteurs : l’humidité du sol,
l’épaisseur de la couche saturée d’eau, la compacité du sol, la couverture végétale, le gel, la
quantité d’air dans le sol, la porosité… Compte tenu de la difficulté de tenir compte de tous
ces facteurs, on propose ici deux méthodes qui permettent d’estimer la quantité d’eau infiltrée.
La première est statique et ne dépend que de la quantité précipitée, la seconde est plus
dynamique puisqu’elle dépend de l’évolution, dans le temps, de l’état de saturation du sol.
Berrada Faouzi 42 Chapitre 4 - HH

1. Indice d’infiltration noté Φ :

Φ représente l’intensité moyenne au-dessus de laquelle tout excédent de précipitation se


retrouve sous forme de ruissellement.
Hauteur
précipitation Ruissellement L’inconvénient de la méthode de l’indice Φ d’infiltration est
de surface
que la quantité d’eau infiltré dans le sol ne tient pas compte
de son état de saturation : sec ou humide, l’infiltration est la
même pour une précipitation donnée
Φ
Recharge phréatique

2. Formule de Horton :

Pour remédier au problème de saturation du sol, Horton propose la formule suivante :

16
indice f d'infiltration en mm/h

14
12
Infiltration f de Horton (k = 0,1/h)
infiltration maximale
10
infiltration minimale 8
6
est toujours le même pour un 4
2
même sol
0
0 10 20 30
k est la constante de Horton en Temps (en h)

nombre par unité de temps f0 = 15mm/h f0 = 10mm/h f0 = 5mm/h

L’infiltration totale h, en hauteur, durant une période s’étalant de 0 à t est donc :

t0 et t1 sont exprimés en unité de temps telle que celle utilisée pour k

IV. PERTES PAR DEPRESSION ET PAR EVAPORATION

1. Pertes par dépression

Ce sont des pertes qui ont lieu au début d’une averse et qui permettent de combler les zones
de dépressions. Elles sont de l’ordre de 2,5mm pour les bassins imperméables et de 10mm
pour les bassins perméables. On peut aussi l’estimer pour les bassins imperméables à partir
de la formule de Kidd (1938) suivante :

en mm avec S= pente du bassin en % (si

pente=0,01 alors s=1(%)).


Berrada Faouzi 43 Chapitre 4 - HH

2. Pertes par évaporation

Elles sont données par la formule de Meyer suivante :

en mm
Φ ici représente l’humidité relative, est la pression de la vapeur d’eau saturée à la

température de l’air atmosphérique, v est la vitesse du vent en km/h mesurée par une
girouette placée à 7m au-dessus de la surface de l’eau. C est une constante telle que :
 Pour le calcul d’une lame journalière, C= 3,66

 Pour le calcul d’une lame mensuelle, C= 110

V. NOTIONS DE RUISSELLEMENT

Suite à une averse, l’eau précipitée se départage en six parties :


 Une partie est interceptée par la végétation ou évaporée
 Une partie comble les dépressions à la surface du sol
 Une partie recharge en humidité le sol
 Une partie s’infiltre vers les nappes phréatiques profondes
 Une partie s’écoule en dessous du sol et parallèlement à sa pente sous forme d’écoulement
dit hypodermique
 Une partie ruisselle c’est-à-dire s’écoule par gravité à la surface du sol suivant la pente du
bassin versant

1. Hydrogramme de ruissellement

On appelle hydrogramme (ou hydrogramme de crues), la représentation graphique des débits


successifs enregistrés en fonction du temps. Ces débits observés peuvent avoir 4 origines :
 Le ruissellement de surface qui contribue rapidement à l’augmentation du débit et dont la
durée est assez courte.
 L’écoulement hypodermique qui contribue moins rapidement à l’augmentation du débit et
dont la durée est plus longue
 L’écoulement souterrain qui contribue très lentement et souvent indéfiniment à
l’écoulement dans un cours d’eau, même en période d’étiage.
 Les précipitations directes sur la surface du cours d’eau.
La représentation de l’hydrogramme est toujours accompagnée du hyétogramme qui donne
les hauteurs de précipitations en fonction du temps et qu’on représente du haut en bas et non
Berrada Faouzi 44 Chapitre 4 - HH

du bas en haut comme celle de l’hydrogramme comme l’indique la représentation ci-dessous


dont les caractéristiques sont :
 La durée entre le centre de gravité du hyétogramme et la pointe de l’hydrogramme est
appelée Lag ou temps de réponse du bassin versant
 QP est le débit de pointe
 TM est le temps de montée
 TBC est le temps de base représentant la durée entre le début et la fin du ruissellement.

2. Séparation des différentes composantes de l’écoulement

On propose ici deux méthodes qui permettent de séparer l’écoulement de surface de


l’écoulement de base

OU BIEN
Berrada Faouzi 45 Chapitre 4 - HH

EXERCICES

EXERCICE 1
Soit un réservoir, à paroi vertical, d’une superficie 2.106m² pour lequel l’évaporation est de
3mm par jour et le débit d’orage est de 83m3/s durant le même jour. Si le niveau du réservoir
reste inchangé, quel serait le débit vidangé durant ce jour
EXERCICE 2
Soit un lac d’une superficie de 15.106m² et une évaporation moyenne de 1,2.104m3/jour. Si
l’apport moyen est de 0,7m3/s ;
1. Déterminez le changement de profondeur du lac au bout d’une année ;
2. Déterminez l’apport nécessaire pour qu’il n’y ait pas de changement de profondeur ;
EXERCICE 3
Déterminez l’évaporation moyenne journalière d’un lac si T=30°C, v=32km/h et Φ = 30%
EXERCICE 4
Le taux d’infiltration d’une pluie sur une petite surface ast de 11,5cm/h au début d’une pluie.
Il décroit pour atteindre un équilibre de 1,3cm/h après 10h. Un taux de 76,2cm s’infiltre dans
l’intervalle de 10h. Déterminez la constante k de Horton.
EXERCICE 5
Soit une précipitation sur un bassin de drainage selon la distribution suivante :
Δt 1 2 3 4
Intensité cm/h 4 2 6 5
1. Déterminez la lame de précipitation tombée et son intensité moyenne
2. Déterminez l’indice Φ d’infiltration pour le bassin, si la pluie nette est de 3cm.

EXERCICE 6
Lors d’un orage de durée 1,25H, on a enregistré le hyétogramme suivant
Heure 09H45 10H00 10H15 10H30 10H45 11H 11H25
P(mm/h) 0 18 32 40 25 10 0

1. Si on utilise l’indice d’infiltrations de Horton avec un indice initiale f0 =16mm/h et celui


lorsque le sol est saturé, f  = 2mm/h et si K = 0,35/h,
a. Quelle est la hauteur d’averse ruisselée durant cet orage ?
b. Quelle est la hauteur d’averse infiltrée durant la première heure ?
2. Si on utilisait la notion d’indice d’infiltration, Calculez cet indice en supposant que la
quantité ruisselée est celle calculée en 1.
Berrada Faouzi 46 Chapitre 5 - HH

CHAPITRE 5
MODELES HYDROLOGIQUES – LAMINAGE DES CRUES

I. COURBES DE TARAGE

L’équation de Manning qui permet de connaitre le débit en fonction de la profondeur de l’eau


ne s’applique que lorsque l’écoulement est permanent. Or, suite à une averse, le débit change
d’une section à l’autre en raison des apports dû au ruissellement des eaux de précipitation.
Dans ce cas, comment pourrons-nous connaitre la remontée des eaux d’une rivière, surtout
que c’est fréquemment elle qui provoque des inondations ? Il est alors essentiel de trouver une
relation reliant la profondeur de l’eau en fonction du débit à une section donnée.
Pour résoudre ce problème, on utilise la relation suivante :

Le terme h0 est un terme correctif ; h est la profondeur de l’eau ;


Les coefficients a et n sont calibrés (le plus souvent par la méthode statistique des moindres
carrés) à partir d’un certain nombre de mesure que l’on effectue à une section de contrôle où
l’écoulement est critique. Ces deux coefficients sont généralement réévalués tous les cinq
ans. En raison des problèmes de sédimentation ou d’érosion. La courbe obtenue après
étalonnage est ainsi appelée courbe de tarage :

Courbe de tarage
6

5
Débit m3/s

2
0 1 2 3 4 5
Profondeur h+h0 (m)

Notons que dans ce calibrage, il est essentiel d’augmenter le nombre de couples de mesure
(Q,h) afin de minimiser l’impact des doubles erreurs que l’on effectue qui sont celles des
mesures d’une part et celles du modèle donnée par l’équation précédente.
Berrada Faouzi 47 Chapitre 5 - HH

II. TRANSFORMATION PLUIE/DEBIT

1. Méthode rationnelle

Dans la plupart des cas, le dimensionnement des réseaux d’assainissement des eaux,
notamment pluviaux, a été effectué à partir de la méthode rationnelle qui exprime le débit

de pointe Q en fonction de l’intensité « i » de précipitation comme suit :

« C » est le coefficient de ruissellement ; « A », en hectares, est la superficie du bassin versant


d’uniquement, quelques centaines d’hectares ; « i » est l’intensité de précipitation en mm/h,
supposée constante sur tout le bassin et pendant toute la durée de précipitation.

Pour faire ce dimensionnement, il est donc très important de bien dimensionner cette intensité
« i » de précipitation.

a. Courbes intensité-durée-fréquence IDF

L’intensité « i » de la méthode rationnelle est tirée de la courbe Intensité-Durée-Fréquence


spécifique à chaque région d’un bassin versant. Un certain nombre de formules existe pour
représenter la courbe IDF. Les coefficients associés à ces formules sont constants et sont liés à
la région étudié. A titre d’exemple, la formule Grisollet (1948), couramment utilisée est :

où T est la période de retour, elle est l’inverse de la fréquence :

Courbe Intensié-Durée-Fréquence
80
70
Intensité pluie (mm/h)

60
50
40
30
20
10
0
0 20 40 60 80 100 120
Durée de la pluie (mn)
Période 10 ans Période 5 ans Période 2 ans Période 1 an Période 1/2 an

D’autres formules existent telle que celle très connue de Montana :


Berrada Faouzi 48 Chapitre 5 - HH

Le problème se pose donc est comment, pour une période de retour donnée, déterminer la
durée de précipitation « t » si on veut estimer cette intensité « i » de précipitation donnée par
la méthode rationnelle ?

b. Choix de la durée « t » de précipitation : Temps de concentration

La durée de précipitation que l’on choisit pour dimensionner les égouts pluviaux est la durée
pour laquelle la surface totale du bassin contribue simultanément au ruissellement à
l’exutoire.
Exemple : Supposons qu’une goutte d’eau met Exutoire A3
A2
3mn pour arriver l’exutoire. A1

Surfaces qui contribuent au ruissellement X

Durée « t »

Temps ↓ A1 A2 A3 A1 A2 A3 A1 A2 A3 A1 A2 A3
1 X X X X
2 X X X X X X X
3 X X X X X X X X X
4 X X X X X X
5 X X X
6 X
Sous estimé Sous estimé Bien estimé Sous estimé

Dans cet exemple, la durée à prendre en considération pour estimer l’intensité de précipitation
de design est de 3mn. Elle représente en quelque sorte le temps dit de concentration.

On appelle temps de concentration, le temps que met une goutte d’eau pour arriver à
l’exutoire lorsque cette goutte d’eau tombe au point le plus éloigné du bassin versant.

A travers l’exemple précédent, on voit que la durée « t » de précipitation doit être prise égale
au temps de concentration, sinon, le débit de design prix en compte serait systématiquement
sous-estimé.

c. Estimation du temps « tc » de concentration

Plusieurs formules empiriques existent pour estimer le temps de concentration, elles


dépendent toutes de la longueur L de parcours et de la pente S. Certaines sont fonction de
Berrada Faouzi 49 Chapitre 5 - HH

coefficient « n » de Manning ou du coefficient « C » de ruissellement ou encore de l’intensité


« i » de précipitation. Toutes ces formules donnent un temps de concentration tc en minutes
Précision : Si la pente S = 0,01, alors S = 1% et on prendra alors S=1.
 Formule de Kirpich, en zones agricoles :
La pente est en % : Ainsi, si S = 0,01, alors S = 1% et on prendra alors .
La longueur L (en m) du parcours est inconnue, on l’estime par la formule d’avant
projet suivante :

A est la surface du bassin, donnée en hectares et L en m.


 Formule de l’onde cinématique (Viessmann et Lewis,1956):

;
n est le coefficient de Manning, L(m), la longueur du parcours et S la pente moyenne
du bassin donnée ici en m/m. L’intensité « i » de précipitation (en mm/h) est donnée
par la formule prise en compte, dans le design, telle que celle de Montana. L’équation
que l’on obtient finalement est une équation en « » que l’on pourra déterminer,
soit directement, soit par itération selon la période « T » prise en compte.
Pour une période de retour donnée, on se donne une intensité « i », puis à partir de la courbe
IDF, on détermine la durée de parcours, puis on regarde si cette durée est s’approche de celle
donnée par la Formule de l’onde cinématique. Si oui, on arrête l’itération, sinon, on
recommence.

d. Coefficient de ruissellement

C’est un paramètre délicat à estimer car il dépend de plusieurs paramètres : infiltration, degré
d’imperméabilité, perte par dépression, pente du terrain, humidité du sol…
Par ailleurs, un bassin de drainage comprend plusieurs types de sol. On estime alors un
coefficient global de ruissellement comme suit :

où : A

Nature surface C Type de construction C


Pavage ou toit 0,85 Commercial 0,85
Gazon plat 0,10 Résidentiel 0,35 - 0,70
Gazon pente 2-7% 0,15 Industriel 0,75
Gazon pente > 7% 0,2 Parcs, cimetières, terrais de jeux, terrain vagues 0,2
Berrada Faouzi 50 Chapitre 5 - HH

2. Méthode de l’hydrogramme unitaire

C’est la méthode basée selon l’hypothèse qu’un bassin versant est un système linéaire,
invariant dans le temps. C’est-à-dire un système qui répond linéairement à une action donnée
et sa réponse ne varie jamais quelque soit l’instant où il est à cette action. Par conséquent, sa
réponse à n’importe action peut être obtenue grâce à sa réponse vis-à-vis d’une action
unitaire.
En hydrologie, l’action est une averse qui a générée un ruissellement net de 1mm (ou 1cm)
durant une durée Δt donnée. La réponse à cette action est le débit à une section donnée de la
rivière. La représentation de ce débit est ainsi appelée hydrogramme unitaire.
Détermination de l’hydrogramme unitaire et de son application

Exemple : Soit l’hydrogramme suivant issu d’un orage uniforme d’une durée 1heure et de
hauteur 200mm, sur un bassin de 600km² :

t (h) 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
Q(m3/s) 98 98 220 512 620 585 460 300 105 98 98

 Déterminez l’hydrogramme unitaire, d’une durée une heure


 En déduire l’hydrogramme de ruissellement de ce bassin s’il était soumis à une
précipitation nette (hyétogramme) d’une hauteur h suivante

t (h) 1 2 3 4
h (mm) 10 20 5 2

Solution VOIR SOLUTION SUR EXCEL


Etapes à suivre pour la question 1:
 Retrancher de l’hydrogramme, le débit de base, pour connaitre
l’hydrogramme ruisselé
 Calculer le volume ruisselé puis en déduire la hauteur ruisselée en
divisant par la surface du bassin
 L’hydrogramme unitaire est alors obtenu en divisant l’hydrogramme
ruisselé par la hauteur ruisselée
Etapes à suivre pour la question 2:
Berrada Faouzi 51 Chapitre 5 - HH

 Utiliser l’hydrogramme unitaire pour en déduire le débit pour chaque


précipitation nette, en tenant compte de l’instant à laquelle a été
enregistrée cette précipitation
 L’hydrogramme associé au nouveau hyétogramme est la somme des
débits instantanés trouvés

3. Hydrogramme unitaire synthétique triangulaire

Lorsqu’on ne possède pas de stations de mesure de débits, il existe plusieurs méthodes qui
permettent de suggérer des hydrogrammes unitaires synthétiques à partir des propriétés du
bassin. L’hydrogramme unitaire synthétique triangulaire développé en 1972 se schématise
comme l’indique la figure suivante

Lag

Δt

3/8 TB 5/8 TB

TB

A partir de ce Hydrogramme unitaire synthétique triangulaire, on peut facilement trouver le


débit de pointe correspondant à une lame nette précipitée :

A est la surface du bassin exprimée en km² et est le temps de montée exprimé en heures
Exercice : Si A = 200hectares et la pente S = 9%,, éterminer l’hydrogramme synthétique
triangulaire ainsi que le débit de pointe en utilisant la formule de Kirpch d’une zone agricole

Solution VOIR SOLUTION SUR EXCEL


Berrada Faouzi 52 Chapitre 5 - HH

III. LAMINAGE DES CRUES

On appelle laminage d’une crue, la réduction du débit de pointe de son hydrogramme par des
moyens naturels ou artificiels

1. Laminage naturel : Méthode de Muskingum

Le laminage naturel a lieu le long d’une rivière : les forces de frottement du fond et des berges
réduisent naturellement les débits et notamment la pointe de l’hydrogramme.

Débit Q Hydrogramme de Débit Q Hydrogramme de


ruissellement amont ruissellement aval

Temps Temps

En général, le laminage d’une onde de crue dans un tronçon de rivière obéit aux équations de
Saint Venant (eux-mêmes obtenues à partir des équations de Navier Stockes) relatives aux
écoulements à surface libre. Dans la pratique, on utilise la méthode simple de Muskingum qui
découle directement de la loi de conservation du débit de l’eau de la rivière (fluide
incompressible) :

Qe S = volume Qs
stocké

L’équation de continuité est : ; Donc :

En discrétisant cette équation en assimilant :

et avec : ; et

L’équation de continuité devient :

Méthode de Muskingum :
Elle consiste à écrire que le volume stocké à l’instant t est relié linéairement aux débits
d’entrée et de sortie comme suit :

« k » et « x » sont deux caractéristiques du tronçon de la rivière qu’on calibre une seule fois à
moins de changement significatif des caractéristiques hydraulique de la rivière :
Berrada Faouzi 53 Chapitre 5 - HH

 « k » a la même unité que Δt. k avoisine le temps que met l’onde pour parcourir la
longueur du tronçon.
 « x » est une constante sans dimension comprise entre 0 et 0,5.
On montre alors facilement que le débit de sortie (aval) à l’instant t2 s’écrit en fonction du
débit de sortie (aval) à l’instant t1 et des débits d’entée (amont) aux instants t1 et t2 s’écrit :
avec :
et et

Exemple
Soit l’hydrogramme d’entrée d’un tronçon de 5km d’une rivière suivant :

t (heures) 6 12 18 24 6 12 18 24
Qamont 100 300 680 500 400 310 230 100

Déterminer l’hydrogramme de sortie 5km plus bas si on sait que k = 11heures et x=0,13

Réponse : VOIR EXCEL

K x Δt heures C0 C1 C2
11 0,13 6 0,1249 0,352426 0,522673

Temps Qe C0Qe2 C1Qe1 C2Qs1initial Qs2final


6 100 X X x 100
12 300 37,47 35,24 52,27 124,98
18 680 84,93 105,73 65,32 255,98 Décalage
24 500 62,45 239,65 133,80 435,90 environ
6 400 49,96 176,21 227,83 454,00 k heures
12 310 38,72 140,97 237,30 416,99
18 230 28,73 109,25 217,95 355,93
24 100 12,49 81,06 186,03 279,58
6 100 12,49 35,24 146,13 193,86
12 100 12,49 35,24 101,33 149,06
18 100 12,49 35,24 77,91 125,64
24 100 12,49 35,24 65,67 113,40
Berrada Faouzi 54 Chapitre 5 - HH

2. Laminage artificiel

Débit Q Hydrogramme de
ruissellement amont

Hydrogramme de
ruissellement aval

Temps

Le laminage artificiel se fait à travers un réservoir. Lorsqu’une onde de crue entre dans un
réservoir muni d’un système de vidange, un certain volume sert à remplir le réservoir. Une
fois rempli, le débit de pointe sortant est plus faible et plus décalé dans le temps que celui
d’entrée. L’utilité du réservoir est ainsi double, il stocke l’eau en période d’étiage et évite les
effets dévastateurs des inondations. Le laminage artificiel à travers un réservoir se pratique
aussi bien en milieu rural qu’urbain.
Dans le milieu urbain, un réservoir possède plusieurs avantages :
 Réduction des inondations : L’urbanisation fait augmenter les surfaces de
ruissellement et donc fait augmenter les risques d’inondation
 Réduction de l’impact de la pollution : Les ruissellements dans des zones à forte
agglomération sont très chargés en polluant dont l’impact peut être instantané (DBO,
MES, coliformes fécaux…) ou différé (métaux lourds, nutriments tels que l’azote, le
phosphore…).
Dans le cas des réseaux unitaires, les bassins de rétention jouent ainsi un rôle régulateur car ils
permettent de fournir à la station d’épuration un débit acceptable qu’elle peut traiter.

e. Principe de la méthode : Conservation de la quantité de matière

Comme pour le laminage naturel, le laminage artificiel est basé uniquement sur le principe de

la conservation du débit d’eau dans le réservoir : ou :

Ou encore par discrétisation :

avec : ; et
Ici, dans le cas du laminage artificiel, seul l’expression du débit change ici en fonction de la
forme de l’évacuateur d’eau du réservoir :
 Pour un évacuateur en forme de déversoir, le débit est relié à la profondeur du
réservoir comme suit : , est un coefficient lié à la forme
du déversoir.
Berrada Faouzi 55 Chapitre 5 - HH

 Pour un orifice, le débit est relié à la profondeur du réservoir comme suit :


, est un coefficient qui dépend de la forme de l’orifice et
A est la section mouillée

Dans les deux cas, le débit est proportionnelle à ; = profondeur eau dans le réservoir.

L’équation de continuité discrétisée s’écrit alors comme suit :

(i)

Ou encore : avec : ;
f. Résolution de la méthode de laminage artificiel
La résolution de l’équation (i) précédente permet de connaitre le terme . Mais pour en
déduire le débit de sortie , il est essentiel d’établir au préalable un tableau ou une courbe
reliant le débit Q au terme α par le biais du volume S d’eau stocké dans le réservoir. Ainsi, à
chaque itération, on pourrait calculer le terme qui, à partir du tableau ou de la courbe,

nous permet de trouver le débit de sortie ,


g. Exemple d’application
Déterminer l’hydrogramme de sortie d’un barrage-déversoir ( USI)
correspondant à l’hydrogramme de crue à l’entrée suivant :

Temps (h) 0 3 6 9 12 15 18 21 21
Q(m3/s) 6 12 44 90 150 80 65 20 8
Données : Superficie du réservoir : 1,0km², parois du réservoir vertical
Berrada Faouzi 56 Chapitre 5 - HH

RESOLUTION : VOIR EXCEL


Q α
Etape 1 : On dresse le tableau reliant le h (m) S (m3)
(m3/s) (m3/s)
débit de sortie et le terme α. On commence 0,243 243288 6 51,1
0,3 300000 8,2 63,8
par le plus faible débit Q = 6m3/s.
0,5 500000 17,7 110,3
Dans ce cas : ; par conséquent : 0,7 700000 29,3 158,9
0,9 900000 42,7 209,4
et 1,1 1100000 57,7 261,4
A = 6x10 m et donc 6 3
0,243m 1,3 1300000 74,1 314,9
1,5 1500000 91,9 369,6
1,7 1700000 110,8 425,6
Débit en fonction de α
120

100

80
Débit Q (m3/s)

60

40

20

0
50 100 150 200 250 300 350 400 450
α(m3/s)

t Qe Qe1+Qe2 α2 α1-2*Qs1 Qs2


0 6 XX 51,1 39,1 6,0
3 12 18 57,1 43,0 7,0
6 44 56 99,0 68,2 15,4
9 90 134 202,2 120,6 40,8
12 150 240 360,6 182,8 88,9
15 80 230 412,8 199,8 106,5
18 65 145 344,8 177,2 83,8
21 20 85 262,2 146,3 57,9
24 8 28 174,3 107,6 33,4
27 8 16 123,6 81,9 20,9

LE DEBIT DE POINTE A DONC ETE REDUIT D’ENVIRON 30%

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