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Correction devoir 2 heures – Comptabilité nationale

Exercice 1 :

1. La valeur ajoutée des SNF à prix courants a augmenté de 3.9% en 2009


VA des SNF fin 2009- VA des SNF début 2009 x 100
VA des SNF début 2009

2. La VA est la mesure de la production d’une entreprise

L’entreprise ajoute de la valeur aux biens et services qu’elle transforme, c’est la valeur ajoutée
qui est la différence entre la valeur de la production de l’entreprise, c’est-à-dire son chiffre
d’affaires et la valeur des biens et services utilisés pour réaliser cette production et qui seront
détruits au cours du processus productif ou incorporés dans des produits plus élaborés( 5 p 32 :
les consommations intermédiaires ) .

VAB = CA – CI

3. Le secteur institutionnel rassemble toutes les unités institutionnelles dont le fonctionnement


est identique. Une unité institutionnelle correspond à « un centre de décision économique
élémentaire caractérisé par l’unicité de comportement et par l’autonomie de décision dans
l’exercice de sa fonction principale » l’unité institutionnelle est identifiée par sa fonction
principale (le ménage consomme, la société non financière produit en vue de réaliser un
profit) et par l’origine de ses ressources.

4.
• Les SNF comprennent les entreprises produisant des biens et services marchands (sauf entreprises
individuelles et sociétés financières). Les SNF ont pour fonction principale de produire des biens
et des services non financiers marchands, c’est-à-dire dont le prix de vente est économiquement
significatif
• Les APU regroupe les unités institutionnelles dont la fonction principale est de produire des
services non marchands ou d’opérer des opération de répartition du revenu ou du patrimoine .
leurs ressources principales sont les prélèvements obligatoires : impôts et cotisations sociales il
peut être subdivisé en 3 sous-secteurs :
o l’APU Centrale est formée de l’Etat et des administrations centrales ( ex :
Ministère de l’Education Nationale )
o les APU Locales regroupent les collectivités locales ( régions ,
départements , communes )
o les Administrations de Sécurité Sociale ( ASS ) rassemblent toutes les
unités qui distribuent des prestations sociales à partir de cotisations
obligatoires
• Les institutions financières (IF) s'interposent entre les agents à capacité et les agents à besoin de
financement et tentent de concilier leurs souhaits contradictoires : les institutions financières
regroupent, en effet, les unités dont la fonction principale est de financer ( c’est-à-dire de
collecter , transformer et répartir des moyens de financement ) , ou de gérer ces moyens de
financement .Les institutions financières comprennent :
o les établissements de crédit et assimilés (Banque de France, les banques, les
caisses d’épargne , sociétés de bourse )
o les organismes de placements collectifs en valeurs mobilières (OPCVM) que
sont les SICAV et les FCP (fonds commun de placement)

5. Les SNF créent le plus de richesses en 2009 : plus de la moitié de la VA


6. La VA des SF augmente rapidement entre 2003 et 2007 (6.2% en 2006). Elle diminue
fortement en 2007 et 2008, du fait de la crise financière qui touche particulièrement le secteur
bancaire. Mais les mesures prises pour y remédier semblent porter leurs fruits : la VA
augmente de 9% en 2009 (plus grosse progression depuis 2003)

Exercice 2 :

1.
o Taux de marge = EBE x 100
VA
L’excédent brut d’exploitation est une mesure du profit qui correspond au solde du compte
d’exploitation. Il mesure donc ce qui reste à l’entreprise après rémunération des salaires et versement
des impôts liés à la production (sauf TVA). Il est indépendant de la nature des capitaux utilisés
( capitaux propres ou capitaux empruntés)
Le taux de marge donne une indication du partage de la VAB entre salaires de la main d’œuvre et
profits des entreprises

o Taux d’investissement = (FBCF / PIB) x 100


Donne une indication du l’effort d’investissement des agents économiques

2. En 2004, 20 % des richesses créées sont investies en France = FBCF / PIB x 100

3.
• On peut noter une corrélation positive entre taux de marge et taux d’investissement :
o Un taux de marge élevé entraîne un fort taux d’investissement : en 1989, le taux de
marge est de 30%, et le taux d’investissement de 22%
o Un taux de marge bas entraîne un faible taux d’investissement : en 81, 25% des
richesses créées sont versées sous forme de profit et l’investissement ne représente
que 20% du PIB
Un fort taux de marge est une condition nécessaire pour avoir un fort taux d’investissement, mais ce
n’est pas une condition suffisante.
• Mais cette corrélation n’est pas automatique :
o Un taux de marge élevé entraîne un faible taux d’investissement : en 2009, le taux de
marge s’élève à plus de 30%, le taux d’investissement est de 20%
o Un taux de marge bas entraîne un fort taux d’investissement : en 1964, le taux de marge
est de 26% et le taux d’investissement de 25%

Exercice 3 :

1. En 1995, l’indice de santé sociale est de 32 en 1995, base 45 en 1959. L’indicateur de santé
sociale a donc été divisé par 1,5 entre 1959 et 1995.
Indicateur de santé sociale en 1995 x 100
Indicateur de santé sociale en 1959

2. Le PIB représente la somme des valeurs ajoutées brutes produites par les unités résidentes,
c’est-à-dire présentes sur le territoire national depuis un an. Le PIB mesure la création de
richesses effectuées pendant un an dans un pays
PIB = PIB marchand + PIB non marchand
PIB marchand = VA + TVA + Droits de douane
3. Non, c’est l’indice qui est supérieur : entre 1959 et 1995, le PIB/hab a augmenté plus vite que
l’indicateur de santé sociale

4.
• Entre 1960 et 1970, PIB/hab et indicateur de santé sociale sont corrélés : ils augmentent au même
rythme : ils sont multipliés par 1,5 tous les deux
• En revanche, entre 1975 et 1995, ces deux variables connaissent une évolution divergente : le
PIB/hab augmente alors que l’indicateur de santé sociale diminue

5.
• Le PIB/ hab mesure la création de richesses moyenne par habitant. Ainsi, quand il
augmente, les habitants sont plus riches, peuvent consommer davantage, notamment
en santé et éducation ; la population se sent donc mieux
• Mais le PIB a des limites pour la mesure de la richesse :
o Toutes les activités ne sont pas comptabilisées dans le PIB : il faut qu’elles
donnent lieu à un échange marchand ou étaient créés à partir de facteurs de
production marchands
o Mais dans la mesure où elles sont obtenues à partir d’un échange marchand,
on ne regarde pas si les activités mesurées par le PIB améliorent le sort de la
population ou non. Une activité très polluante engendrera une augmentation
du PIB , mais se traduit par une détérioration du sort de la population

Exercice 4 :

1. Exportations : Valeur des biens et services vendus à des unités non résidentes
Importations : Valeur des biens et services achetés à des unités non résidentes.
Taux de couverture : ( EXPORTATIONS ÷ IMPORTATIONS ) x 100 . il permet de savoir
si le pays a une balance commerciale excédentaire (taux supérieur à 100.%) ou déficitaire (taux
inférieur à 100%)

2. PIB – emplois intérieurs = PIB – (CF + I ) = X- M


E–I=X–M

3. Le solde de la Balance Commerciale est déficitaire en 2008 et 2009 d’à peu près 50 millions
d’euros. Cela veut dire que :
• Les emplois intérieurs sont supérieurs au PIB. La France vit au-dessus de ses moyens
• L’épargne est inférieure à l’investissement, la France est obligée d’emprunter à
l’étranger
Exercice 5 :

1. Après avoir été créé par l’activité productrices des entreprises, la VA est ensuite répartie entre
différents bénéficiaires qui perçoivent ainsi des revenus. Ceux qui ont participé à la production
de richesses ont droit à une partie de la VA créée

Bénéficiaires Type d’apport


Salarié Fournit le facteur travail qui contribue à l’activité productive

Apporteurs de capitaux

• Entreprise • Elle opère un financement interne des investissements et met en œuvre la combinaison
productive

• Prêteurs • Il contribue au financement externe des investissements . Ceux sont des créanciers et non
des propriétaires de l’entreprise

• les actionnaires • Il sont propriétaires de parts de capital de l’entreprise appelées actions ( dans le cas d’une
SA ( Société Anonyme ) ; l’émission d’actions permet de financer de nouveaux
investissements

L’Etat La construction et l’entretien des infrastructures ( routes par exemple ) et la formation et la


qualification de la main d’œuvre contribue à l’activité de l’entreprise

2. Taux d’épargne ou Propension moyenne à épargner = (Épargne Brute / Revenu disponible


brut) x 100 . Donne une indication de l’effort d’épargne des agents économiques (en
particulier les ménages.

3. Les salaires ne diminuent pas entre 1980 et 1990. C’est leur part dans la VA qui diminue : les
salaires augmentent moins vite que la VA entre 1980 et 1990

4.

• Il existe une corrélation entre évolution de la part des salaires dans la VA et évolution du
taux d’épargne

o Quand la part des salaires dans la VA augmente, le taux d’épargne augmente : entre
1990 et 1995, la part des salaires dans la VA passe de 64 à 66% , le taux d’épargne de
12 à 15%

o Quand la part des salaires dans la VA diminue, le taux d’épargne diminue : entre 1979
et 1984, la part des salaires dans la VA passe de 75 à 66% , le taux d’épargne de 18 à
10%

• Cette corrélation n’est pas tout à fait automatique . Entre 1990 et 2000, la part de la VA
qui revient aux salariés reste stable ; cependant, le taux d’épargne augmente de 10 à 15%

5.
• Pour la période 1979-1990 /Le salaire est la principale source de revenu des ménages.
Quand la part des salaires dans la VA augmente (diminue), le revenu des ménages
s’accroit rapidement (lentement). Comme la consommation augmente plus lentement que
l’épargne, le taux d’épargne s’accroît (diminue).

• Après 2000 : avec la montée du chômage, les ménages ont peur et malgré la stagnation de
leur revenu, préfèrent épargner en cas de dépenses imprévues ou de coups durs