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Installations et Moteurs Thermiques

Réalisé Par :
M. IMARIOUANE Mohamed
Installations et Moteurs Thermiques
 I- Introduction

 II- Cycle de Rankine

 III- Cycle à vapeur surchauffée : Cycle de HIRN.

 IV- Effet de la température et de la pression sur le cycle de Hirn

 V- Cycles à resurchauffes

 VI- Cycles à soutirage

 VII- Problème générale de la turbine à vapeur parfait

 VIII- Problème générale de la turbine à vapeur réel

 IX- Cycle de la vapeur, Cycle de RANKINE


Installations et Moteurs Thermiques
Installations et Moteurs Thermiques
Installations et Moteurs Thermiques
Installations et Moteurs Thermiques
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Installations et Moteurs Thermiques

Lorsque la pression augmente à l’entrée de la


turbine on remarque que :
- le titre de la vapeur diminue à la sortie de turbine
- augmente (l’effet utile)
Cependant, du fait de l’augmentation de la
température moyenne pendant la transformation 2-3
le rendement du cycle augmente de quelques
points.
Installations et Moteurs Thermiques
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Installations et Moteurs Thermiques

Dans un cycle à soutirage, le réchauffage


de l’eau de T2 à T2’ n’est pas réalisé
entièrement dans la chaudière, mais au
moyen de la chaleur qui lui est cédée par
prélèvement de vapeur effectué en
différents étages de la turbine.
Installations et Moteurs Thermiques
Installations et Moteurs Thermiques

Dans les cycles de puissance à vapeur,


le travail de la pompe peut être
négligé devant le travail de la turbine.
Installations et Moteurs Thermiques
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Installations et Moteurs Thermiques

Les turbines à vapeur sont des


appareils à écoulement continu.
Cette propriété leur permet de
fonctionner avec des débits très
importants et rend donc possible
la réalisation de machines de
grande puissance (pouvant
dépasser un million de
kilowatts), et cela avec un
rendement élevé et avec toute la
souplesse de réglage exigée par
le fonctionnement des centrales
électriques modernes.
Problème générale de la turbine à vapeur parfait
Problème générale de la turbine à vapeur parfait
 Schéma générale des turbines à vapeur :

1- Aubes fixes
2- Aubes mobile

3- Diaphragme
4- Disque
5- Arbre
6- Dispositif d’étanchéité
Problème générale de la turbine à vapeur parfait

Pour faire l’étude générale de la turbine à vapeur parfait en suppose :


 Le point initial 1 est pris dans le tore
d’admission
P1 , T1, c1=0 P2 , T2,,c2

 Le point final 2 est à la sortie des dernières


aubes mobiles

 L’écoulement entre le générateur de la vapeur


et le point initial est avec frottement et perte
de chaleur ce qui implique une diminution
de pression et perte de chaleur

 Entre le point final et le condenseur


l’écoulement est supposé sans perte donc les
paramètres physiques garde leur valeurs
Problème générale de la turbine à vapeur parfait
 Puisque la turbine est parfaite donc la détente est
isentropique.
 Par application de la relation d’écoulement d’un
fluide compressible on a :
 Travail fournie entre les points 1 et 2
𝐖𝟏𝟐 = 𝐇𝟐 − 𝐇𝟏 + 𝟏
𝟐
𝑪𝟐 𝟐
 Résultat négatif, puisqu’il s’agit d’un travail
fourni par la vapeur au milieu extérieur.
 Par résolution du problème par le diagramme de
Mollier on constate que les pertes par vitesse
restante 𝟐𝟏 𝑪𝟐 𝟐 sont négligeables. Donc
Diagramme de Mollier
𝑱
Chute théorique disponible: = 𝑯𝟐 − 𝑯𝟏 (𝑲𝑮)
𝑱
Travail théorique 𝑾𝒕𝒉 = 𝑯𝟐 − 𝑯𝟏 (𝑲𝑮)
Problème générale de la turbine à vapeur parfait

 Exemple:
 Point 1 :
• Pression P1= 400 N/cm²
• Température T1=350 °C
 L’enthalpie H1 :
H1= 3080 KJ/Kg
 Point 2 :
• Pression P2= 1 N/cm²
• Titre x= 0,793
• Vitesse C2= 100 m/s
 L’enthalpie H2 :
H2= 2070 KJ/Kg
Diagramme de Mollier
 Température T2 = 45°C
Problème générale de la turbine à vapeur parfait

 Exemple:

 Chute théorique disponible ?

 Perte par vitesse ?

 le travail théorique ?

 Le travail fournie ?
Problème générale de la turbine à vapeur parfait

 Exemple:

 Chute théorique disponible:


= 𝑯𝟐 − 𝑯𝟏 = 2070 − 3080 = −1010 KJ/Kg

 Perte par vitesse restante :


𝟏
𝟐 𝟐
𝑪 𝟐 = 100²/2 = 5 KJ/ Kg

 le travail théorique :
Wth = 𝑯𝟐 − 𝑯𝟏 = −1010 KJ/Kg

 Le travail fournie
𝐖𝟏𝟐 = 𝐇𝟐 − 𝐇𝟏 + 𝟏
𝟐
𝑪𝟐 𝟐 = − 1005 KJ/Kg
Problème générale de la turbine à vapeur parfait

 Dans la turbine à vapeur réel


l’écoulement se fait avec frottement
des aubes fixes et mobile donc en
perçoit la diminution de la chute
théorique disponible. Ainsi l’effet des
frottements mécaniques intervient
dans la diminution du travail utile.

 D’où la nécessité d’introduire les


rendements afin d’accomplir l’étude
Problème générale de la turbine à vapeur parfait

 Les rendements à introduire:

 Rendement hydraulique ou
Rendement de détente :
𝑑𝑢𝑒 𝑎𝑢 𝑓𝑟𝑜𝑢𝑡𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑣𝑎𝑝𝑒𝑢𝑟
𝑯 − 𝑯𝟐′
𝜼𝒉 = 𝟏 𝑯𝟏 − 𝑯𝟐

 𝑯𝟐′ − 𝑯1 represente la
chute enthalpique réel en
conservant la pression et
titre diffèrent
Problème générale de la turbine à vapeur parfait

 Rendement mécanique:
due au frottement mécanique
𝑾
𝜼𝒎 = 𝒆𝒇𝒇 𝑾
𝒖

 𝑾𝒆𝒇𝒇 : le travail effectif est le


travail recueilli sur l’arbre

 𝑾𝒖 : le travail utile

:
Problème générale de la turbine à vapeur parfait

 Consommation de vapeur par KWh


 On sait que 1 KWh = 3600 KJ donc la consommation de la vapeur par KWh est définit par :

C = 3600 𝑾
𝑒𝑓𝑓
Problème générale de la turbine à vapeur parfait

 Exemple:
 on continue sur les donnée de l’exemple
précèdent

 On prend un rendement de détente de 𝜼𝒉 =


0,9 et un rendement mécanique de 𝜼𝒎 =0,95

 Donc 𝑯𝟐′ − 𝑯1 = 𝑯𝟐 − 𝑯𝟏 ∗ 𝜼𝒉
−(𝑯𝟐′ − 𝑯𝟏 ) = 910 KJ/Kg

 Le travail utile est donc de:


𝑊u = 𝐻2′ − 𝐻1 + 1
𝐶 2
2 2

𝑊u = −910 + 5 = −905KJ/Kg
Problème générale de la turbine à vapeur parfait

Donc on aura un travail


effectif de: 𝜼𝒎 = 𝟎, 𝟖𝟓
𝑾𝒆𝒇𝒇 = 𝜼𝒎 ∗ 𝑾𝒖
= 860 KJ/Kg 𝟏𝟎𝟏𝟎 KJ/Kg

 Le rendement effectif
𝑾
est: 𝜼𝒆𝒇𝒇 = 𝒆𝒇𝒇 𝑾𝒕𝒉
Dans l’exemple le
rendement effectif a pour
valeur de
𝜼𝒆𝒇𝒇 = 𝟖𝟔𝟎 𝟏𝟎𝟏𝟎 860 KJ/Kg
= 𝟎, 𝟖𝟓
 la consommation de la vapeur par KWh :

C= 3600 3600 = 4,2 𝐾𝐺/𝐾𝑊ℎ


𝑾𝑒𝑓𝑓 = 860
Problème générale de la turbine à vapeur parfait
 Le cycle de RANKINE suit les transformations suivantes (on suppose la perfection de
toutes les machines) :

 compression isentropique A (1) -->B (2) du liquide, dans la pompe calorifugée

 vaporisation B (2) --> C à pression constante du fluide dans le bouilleur.

 échauffement C-->D (3) à pression constante.

 détente isentropique D (3) --> E (4) de la vapeur juste saturante dans la turbine
calorifugée (lors de cette étape de l'énergie est fournie sous forme de travail à
l'extérieur de la machine à vapeur).

 condensation totale E (4) --> A (1) à pression constante dans le condenseur.


Problème générale de la turbine à vapeur parfait

1- Bilan thermique de Cycle RANKINE :

 Quantité de chaleur reçue par le fluide :

𝐐 = 𝑸𝒊𝒏 = 𝐇𝟑 − 𝐇𝟐

 Le travail de cycle :

𝑾𝒄𝒚𝒄𝒍𝒆 = 𝑾𝒕𝒖𝒓𝒃𝒊𝒏𝒆 = −(𝐇𝟑 − 𝐇𝟒 )

 Rendement thermique du cycle :

𝐄𝐧𝐞𝐫𝐠𝐢𝐞 𝐭𝐡é𝐨𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐨𝐧𝐢𝐛𝐥𝐞 𝐇𝟑 −𝐇𝟒


𝛈= = 𝐇𝟑 −𝐇𝟐
𝐄𝐧𝐞𝐫𝐠𝐢𝐞 𝐭𝐡𝐞𝐫𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝é𝐩𝐞𝐧𝐬é𝐞
Problème générale de la turbine à vapeur parfait
2- Variation de rendement thermique de cycle de RANKINE :

 En fonction de la pression du cycle :


Le rendement augmente sensiblement lorsque la pression du
cycle s’élève.

 En fonction de la température de surchauffe :


Le rendement augmente lorsque la température de surchauffe
s’élève.
Problème générale de la turbine à vapeur parfait
3- Comparaison entre le cycle de RANKINE et cycle de CARNOT :
cycle de RANKINE cycle de CARNOT
Problème générale de la turbine à vapeur parfait
Comparaison entre le cycle de RANKINE et cycle de CARNOT :

Cycle de RANKINE Cycle de CARNOT

 Rendement du cycle de  Rendement du cycle de


RANKINE : CARNOT :
𝐓𝒇 𝐓𝟐
𝐄𝐧𝐞𝐫𝐠𝐢𝐞 𝐭𝐡é𝐨𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐨𝐧𝐢𝐛𝐥𝐞 𝛈𝑪𝒂𝒓𝒏𝒐𝒕 = 𝟏 − =𝟏−
𝛈= 𝐓𝒄 𝐓𝟏
𝐄𝐧𝐞𝐫𝐠𝐢𝐞 𝐭𝐡𝐞𝐫𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝é𝐩𝐞𝐧𝐬é𝐞

Le rendement du cycle de Rankine est


inférieur au rendement du cycle de Carnot.
Problème générale de la turbine à vapeur parfait
Rendement réel d’une installation thermique à vapeur :

 Le rendement thermique réel


𝐞𝐧𝐞𝐫𝐠𝐢𝐞 𝐞𝐟𝐟𝐞𝐜𝐭𝐢𝐯𝐞 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐨𝐧𝐢𝐛𝐥𝐞
Le rendement thermique réel est définit par : 𝛈 = 𝐞𝐧𝐞𝐫𝐠𝐢𝐞 𝐭𝐡𝐞𝐫𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝é𝐩𝐞𝐧𝐬é𝐞

 Energie effective disponible :


𝐰𝐞𝐟𝐟 = 𝐖𝐭𝐡 × 𝛈𝐞𝐟𝐟
 Energie thermique dépensée :
𝐇𝟑 −𝐇𝟐
𝐖𝐝 = 𝛈𝐠

𝛈𝐠 Étant le rendement du générateur.


Récapitulatif :

 Problème générale de la turbine. on étudie l’écoulement permanent de la vapeur entre le point 1


pris dans le tore d’admission (données : P1,T1,C1=0) et le point 2 pris à la sortie des derniers
canaux mobiles (Données : P2 pression au condenseur, C2 vitesse restante)
 La turbine est parfaite. La détente est isentropique. Chute isentropique ou chute théorique
disponible (H1-H2) J/Kg.
Travail théorique : Wth = (H2-H1) J/Kg., résultat négatif, puisqu’il s’agit d’un travail fourni par
la vapeur au milieu extérieur.
 Cas de la turbine réelle. Chute réelle d’enthalpie : (H1-H2).ηh (ηh étant le rendement de la
détente).
Travail utile : ( 𝐖 =
𝐮
𝐇𝟐 − 𝐇𝟏 + 𝟐𝟏 𝑪𝟐 𝟐 ) J/Kg. 𝟏
𝟐
𝑪𝟐 𝟐 est la perte par vitesse restante.
Travail effectif recueilli sur l’arbre de la turbine :
𝑾𝒆𝒇𝒇 = 𝜼𝒎 × 𝑾𝒖 , 𝜼𝒎 étant le rendement mécanique de la turbine.
𝑾𝒆𝒇𝒇
Le rendement effectif de la turbine : 𝜼𝒆𝒇𝒇 = 𝑾𝒕𝒉

Consommation de la vapeur par KWh C= 3600


𝑾𝑒𝑓𝑓
Récapitulatif :
 Cycle de Rankine ou cycle parcouru par la masse d’eau ou de vapeur de 1 kg
dans toute l’installation : chaudière, turbine, condenseur ; toutes ces machines
sont supposé parfaites. Rendement thermodynamique de cycle de Rankine :
𝑒𝑛𝑒𝑟𝑔𝑖𝑒 𝑡ℎé𝑜𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑑𝑖𝑠𝑝𝑜𝑛𝑖𝑏𝑙𝑒
𝜂𝑡ℎ =
𝑒𝑛𝑒𝑟𝑔𝑖𝑒 𝑡ℎ𝑒𝑟𝑚𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑑é𝑝𝑒𝑛𝑠é𝑒

 Énergie théorique disponible : chute isentropique ou chute théorique disponible


dans la turbine parfaite : 𝐻1 − 𝐻2 𝐽/𝑘𝑔
 Energie thermique dépensée dans le générateur parfait sous forme de
combustible : 𝐻1 − 𝐻3 𝐽/𝑘𝑔 ; 𝐻3 étant l’enthalpie de l’eau introduite dans la
chaudière ; donc enthalpie de l’eau dans le condenseur.
𝐻1 − 𝐻2
𝜂𝑡ℎ =
𝐻1 − 𝐻3
 Le cycle de Rankine est un peu différent au cycle de Carnot ; son rendement est
donc inférieur à celui de cycle de Carnot, mais on cherche à s’en rapprocher le
plus possible
 Rendement réel de l’installation thermique
Energie effectif disponible
𝜂=
Energie thermique dépensée
 Energie effectif disponible : dans la turbine imparfaite on
obtient non pas
𝑊𝑡ℎ = 𝐻1 −𝐻2 Mais 𝑊𝑒𝑓𝑓 = 𝑊𝑡ℎ × 𝜂𝑒𝑓𝑓
 Energie thermique dépensée : dans le générateur de vapeur
imparfait, on dépense sous forme de combustible, non pas
𝐻1 −𝐻3
𝐻1 − 𝐻3 𝐽/𝑘𝑔 mais 𝜂 𝑔

𝜂𝑔 Etant le rendement du générateur 𝐻1 − 𝐻2


Plan:

Introduction

Classification des turbines à vapeur

Détermination des tuyères de détente ou distributeur


d’une turbine

Forme des canaux fixe d’une turbine


Problème de la turbine élémentaire
 En générale, les turbines sont formées par un
nombre d’éléments, chaque élément constitue
une cellule (étage) ; ces turbines dites
multicellulaire. Le nombre de cellules vari
d’une turbine monocellulaire à dix. Un étage
comprend une couronne de canaux fixes
(distributeur) et une couronne de canaux
mobiles.
 Pour étudier une cellule (étage) d’une turbine on
va procéder par :
 L’écoulement de la vapeur dans l’élément tout entier.
 L’écoulement dans les canaux fixes (distributeurs).
 L’écoulement dans les canaux mobiles.
 En supposant les hypothèses suivant :
 Ecoulement sans frottement de la vapeur.
 Détente isentropique.
Problème de la turbine élémentaire

1. Ecoulement de la vapeur dans l’élément ou étage de la turbine

On s’intéresse à l’écoulement entre le point


(0) et le point (2)

La relation générale de l’écoulement


permanant d’un fluide compressible s’écrit :
1 2
(𝑄 + 𝑊)02𝑡𝑟 = 𝐻2 − 𝐻0 + 𝑐 − 𝑐02 𝐽/𝑘𝑔
2 2

Détente isentropique (pas d’échange de


chaleur avec l’extérieur (𝑄02 = 0) ). Donc :
1
𝑊02𝑡𝑟 = 𝐻2 − 𝐻0 + 𝑐22 − 𝑐02 𝐽/𝑘𝑔
2
Problème de la turbine élémentaire

 𝐻2 − 𝐻0 𝐽/𝑘𝑔 Représente la chute


isentropique dans l’étage de turbine ;
c’est une donnée du problème. Ainsi on
représente l’état de la vapeur au point
(0) et au point (2) sur le diagramme de
Mollier.

 Point (0) : intersection de l’isobare p0


et l’isotherme t0, nous lisons H0 (j/kg).

 Point (2) : la droite (02) est verticale


(détente isentropique), sa longueur
représente la donnée 𝐻2 − 𝐻0 𝐽/
𝑘𝑔 , nous lisons p2 et t2.
Problème de la turbine élémentaire

2. Ecoulement de la vapeur dans les canaux fixes ou distributeur:

 La relation générale s’écrit :


1
(𝑄 + 𝑊)01𝑡𝑟 = 𝐻1 − 𝐻0 + 𝑐12 − 𝑐02 𝐽/𝑘𝑔
2
Avec 𝑄01 = 0 (détente isentropique) et
𝑊01𝑡𝑟 = 0 (écoulement dans un canal fixe)
1
Donc : 𝐻0 − 𝐻1 = 𝑐12 − 𝑐02 𝐽/𝑘𝑔
2

 𝐻1 − 𝐻0 𝐽/𝑘𝑔 Représente la chute


d’enthalpie entre l’entrée et la sortie du
canal fixe, c’est une donnée du problème.
Sur le diagramme de Mollier le point (1)
se trouve sur la droite (02) ; ainsi nous
lisons les caractéristiques p1, t1.
Problème de la turbine élémentaire

3. Ecoulement de la vapeur dans les canaux mobile:


 Le travail fournit au milieu extérieur par écoulement d’une masse de
vapeur de 1 Kg dans un canal mobile est donnée par les relations
suivantes :
1
𝑊12𝑡𝑟 = 𝐻2 − 𝐻1 + 𝑐22 − 𝑐12 𝐽/𝑘𝑔 (1)
2
1 1
𝑊12𝑡𝑟 = 𝑤12 − 𝑤22 + 𝑐22 − 𝑐12 𝐽/𝑘𝑔 (2)
2 2
𝑊12𝑡𝑟 = 𝑢 𝑐2𝑢 − 𝑐1𝑢
 On va soustraire membre à membre les relations (1) et (2) :
1 1
0 = 𝐻2 − 𝐻1 + 𝑤22 − 𝑤12 Ou encore 𝐻1 − 𝐻2 = 𝑤22 − 𝑤12
2 2
Ecrivons la relation (1) sous la forme
1
𝐻1 − 𝐻2 + 𝑊12𝑡𝑟 = 𝑐22 − 𝑐12
2
et on l’ajoutant membre à membre à l’équation établie lors de l’étude des
canaux fixes :
1 𝐽
𝐻0 − 𝐻1 = 𝑐12 − 𝑐02
2 𝑘𝑔
1
Il vient 𝑊12𝑡𝑟 = 𝐻2 − 𝐻0 + 𝑐22 − 𝑐02 𝐽/𝑘𝑔.
2
Problème de la turbine élémentaire

3. Parallélogrammes et triangle de vitesse en 1 et en 2


 ci-contre β1 et β2 donne l’inclinaison des
aubes mobiles à l’entrée et la sortie.
 Il est recommandé de regroupé les
triangles des vitesses à l’entrée et à la
sortie sur le même figure afin d’éviter les
erreurs dans le tracé.
 Le tracé de triangle des vitesses permet
d’obtenir facilement le travail échangé
par la masse de vapeur de 1Kg avec le
milieu extérieur. En utilisant la relation
d’Euler
𝑊12𝑡𝑟 = 𝑢 𝑐2𝑢 − 𝑐1𝑢 𝐽/𝑘𝑔
Problème de la turbine élémentaire

 Remarque :
 Dans la figure ci-contre 𝑐2𝑢 < 0
opposé à 𝑢 => 𝑐2𝑢 − 𝑐1𝑢 < 0 =>
𝑊12𝑡𝑟 < 0 on montre bien que la
vapeur fournit le travail au milieu
extérieur
 Dans la figure ci-contre 𝑐2𝑢 > 0 cas
moins avantageux que le précèdent
𝑐2𝑢 − 𝑐1𝑢 est petites
 Sur la figure ci-contre 𝑐2 est
perpendiculaire à 𝑢 donc α=90° et
𝑐2𝑢 = 0
𝑊12𝑡𝑟 = 𝑢 −𝑐1𝑢 𝐽/𝑘𝑔
Problème de la turbine élémentaire

5. Degré de réaction de l’étage


 La chute théorique disponible 𝐻2 − 𝐻0 𝐽/𝑘𝑔 de l’étage était partagée en deux fractions :
𝐻0 − 𝐻1 𝐽/𝑘𝑔 dans le distributeur ou canal fixe.
𝐻1 − 𝐻2 𝐽/𝑘𝑔 dans les canaux mobiles.
 On appelle degré de réaction le rapport
𝐻1 − 𝐻2 𝐶ℎ𝑢𝑡𝑒 𝑑 ′ 𝑒𝑛𝑡ℎ𝑎𝑙𝑝𝑖𝑒 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑐𝑎𝑛𝑎𝑢𝑥 𝑚𝑜𝑏𝑖𝑙𝑒𝑠
𝜀= =
𝐻0 − 𝐻2 𝐶ℎ𝑢𝑡𝑒 𝑡ℎé𝑜𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑑𝑖𝑠𝑝𝑜𝑛𝑖𝑏𝑙𝑒 𝑑𝑒 𝑙 ′ é𝑡𝑎𝑔𝑒
1
 𝜀= (est une valeur courante) la chute est également répartie entre distributeur et aubes
2
mobiles, c’est le cas d’un étage à réaction.
 𝜀 = 0 pas de chute d’enthalpie dans les aubes mobiles, la chute totale s’effectue dans le
distributeur (la détente de vapeur se fait dans le distributeur). On aura donc (la relation (1))
1
𝑊12𝑡𝑟 = 𝑐22 − 𝑐12 Car ( 𝐻1 − 𝐻2 = 0 )
2
Donc le travail fournit aux canaux mobiles est le résultat d’une variation d’énergie cinétique et non
pas une transformation thermodynamique. Un tel étage est dit à action.
Problème de la turbine élémentaire

5. Application
 Données :

 Chute théorique disponible de l’étage 𝐻0 − 𝐻2 = 75 𝑘𝐽/𝑘𝑔

1
 Degré de réaction 𝜀 = 2 donc la chute dans le distributeur 𝐻0 − 𝐻1 = 37.5 𝑘𝐽/𝑘𝑔

 Et la chute dans les canaux mobiles 𝐻1 − 𝐻2 = 37.5 = 𝐻0 − 𝐻1

 Vitesse de rotation de la turbine 𝑛 = 3 000 𝑡𝑟/ 𝑚𝑖𝑛

 Caractéristiques de la vapeur en (0) : p0=50 N/cm2 ; t0=200° ; c0=140 m/s.


Problème de la turbine élémentaire

Le diagramme de Mollier nous indique que la vapeur est surchauffée et que H 0 = 2 850 kJ/kg

Il nous indique aussi les valeurs : p1=42 N/cm2, t1=180 °C et p2 =35 N/cm2 ; t2=160 °C

Les angles des aubes fixes (directrices de distributeur) et mobiles sont donnés sur la figure

∝0 = 𝛽1 = 40 ° Et ∝1 = 𝛽2 = 17 ° ; les aubes fixes et mobiles sont donc identiques, c’est le cas général
dans les turbines à réaction.
Problème de la turbine élémentaire

Ecoulement de la vapeur dans le distributeur


1
 On a 𝐻0 − 𝐻1 = 𝑐12 − 𝑐02 l’inconnue est
2
𝑐1 : la vitesse à la sortie de distributeur. Donc
𝑐12 𝑐02
= 𝐻0 − 𝐻1 +
2 2

 Application numérique 𝑐1 = 308 𝑚/𝑠


 Les composantes axiales des vitesses :
 𝑐0𝑎 = 𝑐0 . sin ∝0 = 140 × 0,643 = 90 𝑚/𝑠
𝑐1𝑎 = 𝑐1 . 𝑠𝑖𝑛 ∝1 = 308 × 0.292 = 90 𝑚/𝑠
Voir figure ci-contre
Problème de la turbine élémentaire

Ecoulement de la vapeur dans les canaux mobiles :

 Traçage des triangles de vitesse en (1) et (2)


Problème de la turbine élémentaire

 Triangle des vitesses à l’entrée en (1) :(figure ci-contre)


Nous connaissons 𝑐1 = 308 𝑚/𝑠 ; 𝑐1𝑎 = 90 𝑚/𝑠 ; 𝛽1 =
40 ° ; ∝1 = 17 ° donc nous pouvons construire le triangle. On
trouve :
𝑐1𝑢 = 𝑐1 . 𝑐𝑜𝑠 ∝1 = 308 × 0.956 = 295 𝑚/𝑠
90
𝑤1 = 𝑐1𝑎 / 𝑠𝑖𝑛 𝛽 1 = = 140 𝑚/𝑠
0.643
 Et finalement :
𝑢 = 𝑐1𝑢 − 𝑤1 𝑐𝑜𝑠 𝛽 1 = 295 − 140 × 0.766 = 188 𝑚/𝑠

 Calcul de rayon moyen rm :


𝜋𝑛
Est donné par la relation 𝑢 = 𝜔. 𝑟𝑚 avec 𝜔 = =
30
100𝜋 𝑟𝑑/𝑠
188
Application numérique : 𝑟𝑚 = = 0.6 𝑚
100𝜋
Problème de la turbine élémentaire

 Triangle des vitesses a la sortie


Nous considérant pour l’instant : 𝑢 = 188 𝑚/𝑠 et
𝛽 2 = 17° : angle qui dirige la vitesse w2
1
On a 𝐻1 − 𝐻2 = 2 𝑤22 − 𝑤12 implique
𝑤22 = 2. 𝐻1 − 𝐻2 + 𝑤12
Nous avons 𝐻1 − 𝐻2 = 37 500 𝐽/𝑘𝑔 et 𝑤1 = 140 𝑚/𝑠
Application numérique 𝑤2 = 308 𝑚/𝑠
La construction du triangle des vitesses est possible il nous
donne
𝑐2𝑎 = 𝑤2 . 𝑠𝑖𝑛 𝛽2 = 308 × 0.292 = 90 𝑚/𝑠
𝑐2𝑢 = − 𝑤2 . 𝑐𝑜𝑠 𝛽2 − 𝑢 = − 308 × 0.956 − 188
= −170𝑚/𝑠
2 2 2 2
𝑚
𝑐2 = 𝑐2𝑎 + 𝑐2𝑢 = 90 + 170 = 140
𝑠
𝑐2𝑢 90
𝑠𝑖𝑛 ∝2 = = = 0.643 => ∝2 = 40°
𝑐2 140
Problème de la turbine élémentaire

 Groupons les deux triangles sur la même figure ci-contre


nous constatons :
 Que les triangles de vitesses à l’entrée et à la sortie sont égaux ;
 Que la vitesse axiale ca est constante dans l’étage tout entier ;
 Que la vitesse absolue de sortie c2 a même grandeur, direction et
sens que la vitesse c0 à l’entrée. Cela est dû au fait que :
 Les aubes fixes et mobiles sont identiques ;
𝟏
 Le degré de réaction 𝜺 = 𝟐 ;

 La vitesse circonférentielle u est non pas imposée, mais résultat


du calcul, c'est-à-dire que pour n donné le rayon moyen rm est
calculé.

 Remarque
Si dans l’étage suivant nous adoptons la même chute H0-H2=75
kJ/kg ; nous trouvons les mêmes triangles de vitesses ; une telle
machine est dite périodique. Les mêmes valeurs se retrouvent
dans chacun des étages ; les aubes sont identiques, nous verrons
plus loin que seules les longueurs radiales diffères.
Problème de la turbine élémentaire

 Calcul du travail fourni au rotor par la masse de vapeur de 1 kg


𝑊02𝑡𝑟 = 𝑊12𝑡𝑟 = 𝑢 𝑐2𝑢 − 𝑐1𝑢 𝐽/𝑘𝑔
Application numérique 𝑊02𝑡𝑟 = 188 −107 − 295 = −75 𝑘𝐽/𝑘𝑔

 Si le débit qui traverse la turbine est qm=12 kg/s, ce seul étage fournit
une puissance
𝑃 = 75 × 12 = 900 𝑘𝑊
Classification des turbines à vapeur

1. Au point de vue thermodynamique :


 Turbine à action
Principe de fonctionnement : dans chacun
des étages la détente (transformation
thermodynamique) se fait uniquement dans
le distributeur, alors que les aubes mobiles
transforment l’énergie cinétique acquise
par la détente en travail mécanique
communiqué au rotor. On distingue
différentes dispositions :
Classification des turbines à vapeur

a) Turbine à action
monocellulaire :

Elle comprend un seul étage :


elle est dite a une chute de
pression (une seul détente) et à
un étage de vitesse (un seul
rotor permet la transformation
de l’énergie cinétique en énergie
mécanique).
Classification des turbines à vapeur

b) Turbine à Curtiss ou roue curtiss :

Très utilisé, la détente se fait en une


seule fois, mais l’énergie cinétique
acquise dans cette détente est
communiquée à une roue garnie de
deux couronnes d’aubes. Entre les
deux couronnes d’aubes mobiles on
remarque des aubes fixes pour guider
simplement (sans détente) la vapeur
vers les aubes mobiles de la deuxième
couronne.
Classification des turbines à vapeur

c) Turbine multicellulaire a
action :

Le volume massique de la vapeur


croit au cours de la détente => il
faut augmenter la section de
passage c’est pourquoi on
remarque une croissance de la
hauteur radial des aubes fixes.
Classification des turbines à vapeur
1. Au point de vue de la construction :

La turbine a un seul corps construite pour des puissances faibles ou


moyennes jusqu’à 20 000 kW

La turbine a plusieurs corps, de grande puissance pour les centrales


de production d’énergie électrique. deux types de corps BP (basse
pression) et HP (haute pression)
Classification des turbines à vapeur
1. Au point de vue de l’utilisation de la machine motrice :

La turbine à condensation : la vapeur est envoyée en totalité au condenseur

Turbine a contre pression : dans le cas de nécessité de la vapeur pour la


production dans les usines (à pression assez faible), la détente se fait dans
une turbine, elle fournit ainsi de l’énergie nécessaire à l’usine avant d’être
utilisé pour les fabrications.

La turbine à soutirage : elle comporte un condenseur et un débit de vapeur est


extrait de la turbine en cours de détente à une P et T déterminées pour être
exploité par la suite.
Détermination des tuyères de détente ou
distributeur d’une turbine

 Dans cette partie nous allons voir


comment déterminer le profil
d’un canal fixe (distributeur)
entre le point (0) et (1).
 Nous supposons que
l’écoulement se fait sans échange
de chaleur avec l’extérieur ni de
travail, et qu’il n’y a pas de
frottement (détente isentropique).
Détermination des tuyères de détente
ou distributeur d’une turbine

1-Détermination d’une tuyère par le diagramme de Mollier


 On a déjà obtenus les résultats suivants :
𝑐12 = 2 𝐻0 − 𝐻1 + 𝑐02 𝐽/𝑘𝑔
 Et si encore 𝑐0 = 0 (cas courant dans les turbine a action on trouve:
𝑚
𝑐1 = 2 𝐻0 − 𝐻1
𝑠

 Considérons une section x de la tuyère, dans laquelle la chute d’enthalpie est 𝐻0 − 𝐻𝑥 , la


vitesse 𝑐𝑥 vaut :
𝑚
𝑐𝑥2 = 2 𝐻0 − 𝐻𝑥 + 𝑐02 et si 𝑐0 = 0 𝑐𝑥 = 2 𝐻0 − 𝐻𝑥
𝑠

 Pour la détermination de la tuyère, il y a deux méthodes : soit par utilisation du diagramme de


Mollier (la plus simple) ou bien, par calcul.
Détermination des tuyères de détente
ou distributeur d’une turbine
Point initial (0)
p0 = 50 N/cm2
 Le volume massique de la vapeur humide au point (1) est donc t0 = 250 °C (vapeur surchauffé)
𝑣1 = 0.95 × 3.30 = 3.14 𝑚3 /𝑘𝑔
Nous lisons H0
H0 = 2 950 kJ/kg
 la vitesse en (1) La table de la vapeur surchauffé donne v0
𝑐1 = 2 𝐻0 − 𝐻1 = 2 2 950 − 2 530 103 v0= 0.483 m3/kg
c0=0 (réservoir de grand volume, tore
donc 𝑐1 = 915 𝑚/𝑠 d’admission de la turbine par exemple)

 Section en (1) : équation de continuité ou bien conservation du débit Point final (1)
p1= 5 N/cm2
𝑆1 ×𝑐1 𝑞𝑚 ×𝑣1
𝑞𝑚 = ; => 𝑆1 = ;
t1 = 80 °C
𝑣1 𝑐1 Nous lisons vapeur humide de titre x
0.5×3.14
x=0.95
=> 𝑆1 = 915 = 0.001720 𝑚2 ou H1 = 2 530 kJ/kg
𝑆1 = 1720 𝑚𝑚2 Les courbes de la planche donne le v
massique
 Soit la figure ci-contre ; Données : débit massique 𝑞𝑚 = 0,5 𝑘𝑔/𝑠
v = 3,30 m3/kg
v1 et c1 à déterminé
Détermination des tuyères de détente
ou distributeur d’une turbine

 Considérons un nombre
finit de section Sx situer
entre S0 et S1 et dressons le
tableau des résultats
suivants :
 Les caractéristiques px, tx,
x, sont lu sur le diagramme
de Mollier, vx est donné par
la table de la vapeur
surchauffée ou sur les
courbes de planche III.
Détermination des tuyères de détente
ou distributeur d’une turbine

Conclusion :
La tuyère a donc la forme ci-contre
En (0) la vitesse est nulle => la section S0
devrait être infinie, en pratique on trace un
arrondi de grande rayon.
La section Sx passe par un minimum appelé
col de la tuyère puis il croit malgré
l’augmentation de la vitesse, cela résulte de fait
qu’il y a une différence essentielle entre
l’écoulement isentropique d’un gaz et
l’écoulement d’un liquide. Le calcul va nous
permettre de cerner le problème de plus près.
Détermination des tuyères de détente
ou distributeur d’une turbine

2- Détermination d’une tuyère par calcul

Supposons que 𝑐0 = 0 nous savons que 𝑐12 = 2 𝐻0 − 𝐻1 et 𝑐𝑥2 = 2 𝐻0 − 𝐻𝑥 (*)

Admettons que la vapeur est un gaz parfait, donc : 𝑝𝑥 × 𝑣𝑥 = 𝑟 × 𝑇𝑥

𝜸
Détente isentropique donc il suit la loi 𝑝𝑥 × 𝑣𝑥 = 𝐶𝑡𝑒

On a détente de gaz parfait donc la loi de joule => 𝐻0 − 𝐻𝑥 = 𝑐𝑝 𝑇0 − 𝑇𝑥 𝐽/𝑘𝑔 (**)
Détermination des tuyères de détente
ou distributeur d’une turbine
déterminons la vitesse 𝒄𝒙 d’un point quelconque x.

𝜸−𝟏
𝑻𝒙 𝑷
 La loi de Laplace s’écrit = (𝑷 𝒙 ) 𝜸 elle donne 𝑻𝒙 pour une 𝑷𝒙 donner en cour de la détente.
𝑻𝟎 𝟎

𝜸−𝟏
𝑻
 Ecrivons 𝟏 − 𝒙 =𝟏 𝑷
− (𝑷 ) 𝜸 ou encore
𝒙 𝑻𝟎 − 𝑻𝒙 = 𝑻𝟎 [𝟏 −
𝑷𝒙
𝜸−𝟏
𝜸
]
𝑻𝟎 𝟎
𝑷𝟎

𝜸−𝟏
𝜸
𝑷𝒙 𝒑𝟎 .𝒗𝟎
 Donc (**) =>𝑯𝟎 − 𝑯𝒙 = 𝒄𝒑 𝑻𝟎 [𝟏 − 𝑷𝟎 ], l’équation d’état : 𝒑𝟎 . 𝒗𝟎 = 𝒓. 𝑻𝟎 => 𝑻𝟎 = 𝒓

𝒄𝒑 𝜸 𝒄𝒑
 On a aussi la loi de Mayer =>
𝒓
= 𝜸−𝟏 avec 𝜸= 𝒄𝒗

𝒄𝒑
 Remplaçons 𝑻𝟎 puis par ses expressions, et puis 𝑯𝟎 − 𝑯𝒙 par son expression dans (*) il vient :
𝒓
𝜸−𝟏
𝜸 𝑷𝒙 𝜸
𝒄𝒙 = 𝟐. 𝒑𝟎 𝒗𝟎 [𝟏 − ]
𝜸−𝟏 𝑷𝟎

 Ainsi la vitesse 𝒄𝒙 est fonctions de la variable 𝒑𝒙 et des caractéristiques 𝒑𝟎 𝒆𝒕 𝒗𝟎 de la vapeur dans le


réservoir amont.
Détermination des tuyères de détente
ou distributeur d’une turbine
déterminons la section 𝑺𝒙 d’un point quelconque x.

𝑺𝒙×𝒄𝒙 𝒒𝒎 𝒄𝒙
Nous savons que : 𝒒𝒎 = 𝒗𝒙 ou bien = kg/s.m2 ;
𝑺𝒙 𝒗𝒙
𝒗𝒙 : est le volume massique de la vapeur dans la section x considérée.
𝜸−𝟏
𝒒𝒎 𝜸 𝒑𝟎 .𝒗𝟎 𝒑𝒙 𝜸
Donc on écrit = 𝟐. [𝟏 − ] kg/s.m2
𝑺𝒙 𝜸−𝟏 𝒗𝟐𝒙 𝒑𝟎

𝜸 𝜸 𝒗𝟐𝟎
Loi de Laplace 𝒑𝟎 𝒗𝟎 = 𝒑𝒙 𝒗𝒙 on peut l’écrire sous la forme 𝒗𝟐𝒙 = 𝟐
𝒑𝒙 𝜸
𝒑𝟎
𝟐 𝟐
𝑷𝒙 𝜸 𝑷𝒙 𝜸
𝒑𝟎 .𝒗𝟎 𝒑𝟎 .𝒗𝟎 𝒑𝟎 .
𝑷𝟎 𝑷𝟎
Donc la quantité s’écrit alors 𝟐 =
𝒗𝟐𝒙 𝒗𝟎 𝒗𝟎

𝟐 𝜸+𝟏
𝒒𝒎 𝜸 𝒑𝒙 𝜸 𝒑𝒙 𝜸 𝒑𝟎
Finalement = [ − ] × 𝟐 kg/s.m2
𝑺𝒙 𝜸−𝟏 𝒑𝟎 𝒑𝟎 𝒗𝟎

𝒑𝟎
 𝟐 Est une constante qui ne dépend que des caractéristiques du réservoir amont
𝒗𝟎
Détermination des tuyères de détente
ou distributeur d’une turbine
𝒒𝒎
 Pour étudier la variation de il suffit d’étudier le premier radicale en fonction de 𝒑𝒙 .
𝑺𝒙

𝒒𝒎 𝒑𝟎
Soit = 𝒀. 𝟐
𝑺𝒙 𝒗𝟎

Après calcule on trouve les résultats suivants :


𝟏
𝟐 𝜸
 𝑺𝒙 est minimale (col de la tuyère) lorsque Y est maximal : 𝒀𝒎𝒂𝒙𝒊 = ( )
𝜸−𝟏
𝜸+𝟏 𝜸+𝟏

𝟏
𝒑𝒄𝒐𝒍 𝟐
 La pression au col est donnée par : = ( )𝜸−𝟏
𝒑𝟎 𝜸+𝟏

 Vitesse au col est donnée par : elle ne dépend que des caractéristique du réservoir amont
𝜸
𝒄𝒄𝒐𝒍 = 𝟐. . 𝒑𝟎 𝒗𝟎 𝒎/𝒔
𝜸+𝟏

𝟐
 Température de la vapeur au col : 𝑻𝒄𝒐𝒍 = 𝑻𝟎 °𝑲
𝜸+𝟏

𝒒𝒎
 Section au col : 𝑺𝒄𝒐𝒍 = 𝒑
(𝒎𝟐 )
𝒀𝒎𝒂𝒙𝒊 𝟐 𝟎
𝒗𝟎
Détermination des tuyères de détente
ou distributeur d’une turbine

 Application

 Valeurs numériques nécessaires pour effectuer les calculs.


Détermination des tuyères de détente
ou distributeur d’une turbine

1) Soit les valeurs données dans l’exemple déjà traité ; p0 = 50 N/cm2 t0 = 250 °C
(vapeur surchauffé) et v0= 0.483 m3/kg ; p1=5N/cm2 et qm= 0.5 kg/s

 Nous obtenons donc :


2 2
 Pression au col 𝑇𝑐𝑜𝑙 = 𝑇0 = 523 × = 455 °𝐾 soit 182 °C
𝛾+1 1,3+1
𝑞𝑚
 La section au col : 𝑌𝑚𝑎𝑥𝑖 = 0.473 et 𝑆𝑐𝑜𝑙 = 𝑝
= 0.000740 𝑚2
𝑌𝑚𝑎𝑥𝑖 2 0
𝑣0

 Ce résultat correspond assez bien à celui qui a été donné par la première méthode.
 La tuyère est convergente-divergente.
Détermination des tuyères de détente ou
distributeur d’une turbine

2) Supposons maintenant que p1=30 N/cm2


𝑝1 30
 Nous constatons que = = 0.6
𝑝0 50
𝑝𝑐𝑎𝑙
 Cette valeur est supérieure au rapport = 0.546 (vapeur
𝑝0
surchauffée)
 Donc l’existence d’un col est impossible puisque la pression pcol
serait 𝑝0 × 0.546 = 27,3 𝑁/cm2 inférieur la pression dans
réservoir aval p1=30 N/cm2
 Donc la section de la tuyère est simplement décroissante elle est
dite convergente (figure ci- contre)
 La tuyère est simplement convergente si le rapport des
pressions :
𝑝1
 > 0.546 cas de la vapeur surchauffée.
𝑝0
𝑝1
 > 0.577 cas de la vapeur saturée.
𝑝0
Forme des canaux fixe d’une turbine

1) Cas d’une tuyère convergente divergente


 C’est le cas où :
𝑝1
< 0.546 vapeur surchauffée.
𝑝0
𝑝1
< 0.577 vapeur saturée.
𝑝0

 Du point (0) jusqu’au col (fig. ci-contre ), un arrondi de


rayon aussi grand que possible qui a pour but de réduire
les pertes de charge (singulière).
 Du col au point (1), une partie divergente (croissance de
la section) de longueur suffisante afin d’éviter le
décollement de la veine de vapeur le long de la paroi du
cône ;
 De plus la vitesse 𝑐1 doit faire l’angle ∝1 du triangle de
vitesse avec la vitesse circonférentiel.

 Finalement: la tuyère a la forme indiquée (fig. ci-


contre), sa section est carrée ou rectangulaire, la hauteur
radiale 𝑎1 étant égale à la hauteur 𝑎1 des aubes mobiles.
Forme des canaux fixe d’une turbine

 Remarque :

 Une tuyère convergente – divergente permet une chute d’enthalpie


élevée (𝐻0 −𝐻1 ) kJ/Kg.

 Si la chute théorique disponible de la vapeur est de l’ordre de 800


KJ/Kg, il suffit de partager cette chute en deux parties et de concevoir ainsi la
turbine à deux étages, ce qui est faisable mais avec un faible rendement de la
turbine. Nous allons voir que dans ce cas la tuyère est simplement
convergente.
Forme des canaux fixe d’une turbine

2) Cas d’une tuyère convergente


 Soit l’exemple suivant : turbine à action (détente
uniquement dans le distributeur). Et la chute
théorique disponible vaut

(𝐻0 −𝐻1 ) = 105 𝑘𝐽/𝑘𝑔


 Point(0) : p0=100 N/cm2 ; t0 = 300°C (vapeur
surchauffée) nous lisons H= 3 040 KJ/kg
 Point(1) : on a

𝐻1 = 𝐻0 − 105 = 30 040 − 105 = 2 935 𝑘𝐽/


𝑘𝑔 ;
Nous trouvons p1=65 N/cm2 ; t1= 243 °C
𝑝1 65
 Nous trouvons = = 0.65 > 0.546
𝑝0 100

=> tuyère doit être convergente (fig. ci-contre)


Récapitulatif :

 Une turbine comprend en général plusieurs étages ; la chute théorique disponible est
donc divisée en n parties correspondant aux n étages, chaque étage comprend des
canaux fixes et des canaux mobiles.
L’étude de l’écoulement de la vapeur donne les résultats suivants :
Dans l’étage tout entier, points (0) et (2) : le travail échangé
1
𝑊02𝑡𝑟 = 𝐻2 − 𝐻0 + 𝑐22 − 𝑐02 𝐽/𝑘𝑔
2
Dans le distributeur ou canaux fixes : entre points (0) et (1) :0 = 𝐻1 − 𝐻0 +
1 2 2
𝑐1 − 𝑐0 𝐽/𝑘𝑔
2
Dans les canaux mobiles : entre points (1) et (2) : le travail échanger : 𝑊12𝑡𝑟 = 𝑊02𝑡𝑟
1
𝑊12𝑡𝑟 = 𝐻2 − 𝐻1 + 2 𝑐22 − 𝑐12 𝐽/𝑘𝑔
1
𝐻2 − 𝐻1 = 2 𝑤22 − 𝑤12 𝐽/𝑘𝑔
𝑊12𝑡𝑟 = 𝑢 𝑐2𝑢 − 𝑐1𝑢 𝐽/𝑘𝑔
Les triangles de vitesses en (1) et (2) permettent de déterminer 𝑐2𝑢 et 𝑐1𝑢 donc 𝑊12𝑡𝑟
 Degré de réaction :
𝐻1 − 𝐻2 𝐶ℎ𝑢𝑡𝑒 𝑑′ 𝑒𝑛𝑡ℎ𝑎𝑙𝑝𝑖𝑒 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑐𝑎𝑛𝑎𝑢𝑥 𝑚𝑜𝑏𝑖𝑙𝑒𝑠
𝜀= =
𝐻0 − 𝐻2 𝐶ℎ𝑢𝑡𝑒 𝑡ℎé𝑜𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑑𝑖𝑠𝑝𝑜𝑛𝑖𝑏𝑙𝑒 𝑑𝑒 𝑙′ é𝑡𝑎𝑔𝑒
1
Valeur courante 𝜀 =
2
 Dans les turbines à réaction, la détente de la vapeur se fait aussi bien dans les canaux fixes
que dans les canaux mobiles. La chute d’enthalpie est répartie suivant le degré de réaction
𝜀 entre les deux éléments de l’étage.
 Dans les turbines a action 𝜀 = 0 alors la détente se fait uniquement dans les canaux fixes,
d’où les relations suivantes :
 Dans l’étage tout entier :
1 2 𝐽
𝑊02𝑡𝑟 = 𝐻2 − 𝐻0 + 𝑐2 − 𝑐02
2 𝑘𝑔
 Dans le distributeur :
1 2 𝐽
0 = 𝐻1 − 𝐻0 + 𝑐1 − 𝑐02
2 𝑘𝑔
 Dans les canaux mobiles : 𝑊12𝑡𝑟 = 𝑊02𝑡𝑟 : et on a
1
𝑊12𝑡𝑟 = 𝑐22 − 𝑐12 𝐽/𝑘𝑔
2
1 2
0 = 𝑤2 − 𝑤12 𝐽/𝑘𝑔
2
𝑊12𝑡𝑟 = 𝑢 𝑐2𝑢 − 𝑐1𝑢 𝐽/𝑘𝑔
 La classification des turbines à vapeur se fait en considérant le point de vue :
 Thermodynamique : turbines à action, turbine à réaction monocellulaire ou multicellulaire.
 De la construction : turbines à un seul corps, turbines à plusieurs corps ;
 De l’utilisation : turbines à condensation, à contre-pression, à soutirage.
Les canaux fixes, ou tuyère de détente, ou distributeur, se déterminent à l’aide du diagramme de
Mollier et par le calcul. Soit p0 pression dans le réservoir amont et p1 pression dans le réservoir
aval, et c1 la vitesse à la sortie de la tuyère, on les relations suivantes :

𝑐12 = 2 𝐻0 − 𝐻1 + 𝑐02 𝐽/𝑘𝑔


Et si 𝑐0 = 0 on obtient alors 𝑐1 = 2 𝐻0 − 𝐻1 𝑚/𝑠
Si le rapport :
𝑝1
< 0.546 vapeur surchauffée
𝑝0
𝑝1
< 0.577 vapeur saturée.
𝑝0

Le calcul montre que la tuyère est convergente-divergente (la section passe par un minimum
appelé col de la tuyère).
Dans l’autre cas la tuyère est simplement divergente.

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