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2016-2017

Physique en rapport avec


l’acoustique

Lauriane Marlin
[Nom de la société]
2016-2017
Acoustique Physique
Onde mécanique progressive
o =perturbation qui se propage en s’éloignant de sa source
Perturbation Elastique Un milieu matériel
Source de l’onde progressive Capacité du milieu à Ensemble de molécules
= petite portion du milieu résister aux déformations et considérées comme des
déplacée par rapport à sa tendance à revenir à sa « points matériels » les
position normale position d’origine uns à côté des autres

o se propage en s’éloignant de la source = la perturbation se transmet de proche en proche car


les molécules du milieu sont liées entre elles  pas de transport global de matière 
transmission d’énergie de proche en proche

Différents types d’ondes progressives : critères de classification ?


Selon la direction du mouvement des particules du
milieu par rapport à la direction de propagation
Ondes transversales
Les particules de matière oscillent  à la direction de
propagation

Ondes longitudinales
Les particules de matière oscillent // à la direction de
propagation

Selon le nombre de dimensions de la propagation


o 1D : onde plane  ex: corde
o 2D : onde circulaire  ex: surface de l’eau
o 3D : onde sphérique  ex: air

Selon le caractère unique ou répétitif de la


perturbation source de la vibration
o Perturbation unique  ondes d’impulsion
o Perturbation périodique  train d’onde

Elasticité et inertie
o Lorsqu’on déplace une portion du milieu de sa position d’équilibre,
 élasticité du milieu tendance à retourner vers cette position d’équilibre
 par inertie  ne s’y arrête pas et poursuit son mouvement au-delà (inertie = tendance qu’a
un corps en mouvement à rester en mouvement)
o Mouvement d’oscillation d’un point matériel autour d’une position d’équilibre  équation
sinusoïdale  mouvement harmonique

Mouvement harmonique
Propriétés

𝒚 𝒕 = 𝑨 𝒔𝒊𝒏 (𝝎𝒕+ 𝜺)
F=1/T
o (𝑡)= élongation (en m)  décrit la position d’un point matériel par rapport à sa position
d’équilibre (y=0) en fonction du temps
o A =amplitude (en m)  l’élongation oscille entre –A et +A

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o w = pulsation (en rad/s) = 2𝜋𝑓 = 2𝜋/𝑇
o 𝜺 = constante de phase  permet de tenir compte des conditions initiales
o 𝝎𝒕+ 𝜺 = argument ou phase  angle qui s’exprime en radian

Propagation
o Lorsqu’on prend une « photo » du système à un instant donné, on observe une sinusoïde de
même amplitude que celle décrite par la source.

o Longueur d’onde () = distance séparant 2 états vibratoires identiques consécutifs = distance
que parcourt l’onde en un temps égale à T

Fonction d’onde
Mouvement harmonique à deux variables
o L’élongation de chaque point x en fonction du temps t est décrite par
𝑦 𝑥, = 𝐴sin( 2𝜋 𝑇 𝑡 − 2𝜋 𝜆 𝑥 +φ)
o Fixer une valeur de t = prendre une photo du système à un instant donné
 x reste une variable donnant la position par rapport à la source
 représentation spatiale
o Fixer une valeur de x = regarder l’élongation d’1 point du milieu à une position donnée de la
source
 t reste une variable
 représentation temporelle

Vitesse de propagation
Définition
o En une période T, une onde progressive parcourt Vitesse de propagation (m/s)
une distance égale à la longueur d’onde 
V=/T = x f
o Vitesse de propagation d’une onde dans une corde
tendue
 F = force de tension (exprimée en Newton)
 µ = masse par unité de longueur de la corde (exprimée en kg/m) V= (F/ µ)

Facteurs influençant
o La vitesse des ondes en milieu élastique dépend des propriétés physiques du milieu :
Température, Pression, Masse volumique ou densité, Elasticité et inertie, etc.
o Plus le milieu est dense, plus la vitesse de propagation est élevée
o Une onde ne peut pas se propager dans le vide

Onde sonore
o Onde progressive devient son quand audible par l’oreille humaine : 20 à 20 000 Hz

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o Un son peut être :

Nature d’une onde sonore


Onde mécanique longitudinale
o Le déplacement des molécules d’air (élongation) n’est pas mesurable mais il entraine une
modification locale de la pression
o En l’absence de l’onde : certaine distance entre les molécules d’air
o Lors du passage d’une impulsion sonore : distance entre les molécules modifiée pression
modifiée.
o la pression habituelle de l’air est la pression atmosphérique
o le passage de l’onde sonore modifie la pression

Pression d’une onde efficace


o Pression acoustique instantanée p : fonction
fluctuante (Équilibre: p = 0 et Extrêmes: p =
pM)
o Pression acoustique efficace 𝑝𝑎 : moyenne
quadratique de la pression acoustique
instantanée (proportionnelle à l’amplitude de
l’onde)

Puissance et intensité des ondes


Onde progressive = transport d’énergie
o P= puissance émise par la source (en Watt = Joule par seconde)
o = énergie transmise par unité de temps au milieu qui entoure la source
o L’intensité I à une distance r de la source est définie de la façon suivante
L’énergie de l’onde est « étalée » sur la surface d’une sphère
(𝑟) = 𝑃/ 4𝜋𝑟² de plus en plus grande à mesure qu’elle s’éloigne de la source

o I s’exprime en Watt par mètre carré (W/m²)

Perception de l’intensité
o échelle logarithmique: les « décibels »
o Pour qu’un son nous paraisse deux fois plus fort qu’un autre, il faut que l’intensité soit 10 fois
plus grande

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Niveaux acoustiques L
Décibels absolus : dB SPL
o Niveau d’intensité acoustique L : un son d’intensité I (en W/m2) est comparé à une intensité I0
de référence. I0 correspondant au seuil (absolu) normal d’audition à 1000 Hz

(𝑑𝐵 𝑆𝑃𝐿) = 10log(𝐼/ 𝐼0)


𝑜ù 𝐼0 = 10−12𝑊𝑎𝑡𝑡/𝑚²
o Si on double l’intensité d’une onde sonore niveau d’intensité augmente de 3 dB
o Si on multiplie par 10 l’intensité d’une onde niveau augmente de 10 dB
o Pour comparer entre elles 2 valeurs I1 et I2 d’intensité acoustique :

Notion d’impédance acoustique Z


Définition
Où ρ est la masse volumique
Z= ρ × c Et c est la vitesse du son
o = facteur qui traduit l’opposition d’un système à sa mise en vibration
o Tout milieu a une impédance qui lui est caractéristique

Interface entre 2 milieux : propagation d’un son


o si Z1  Z2 : toute l’énergie transmise, pas d’énergie réfléchie
o si Z1 ≠ Z2 : une partie transmise et une partie réfléchie
o si Z1 très ≠ Z2 : presque toute l’énergie réfléchie
o Applications : acoustique des salles, transmission du son de
l’oreille externe (air) à l’oreille interne (liquide)

Principe de superposition
Enoncé
o Particule d’un milieu élastique, soumise à l’action simultanée ou interférence de plusieurs
ondes
 Le déplacement de la particule à un moment donné est la somme des déplacements
produits par chaque onde.
o Enoncé mathématique : la superposition de 2 ondes y1 et y2 est
une onde d’élongation y telle que :

Caractéristiques de l’onde résultante


o = aussi une onde progressive, de même vitesse que les ondes dont elle est issue (composantes)
Interférences d’ondes de même fréquence  Interférences d’ondes de fréquences ≠
L’onde résultante est un mouvement L’onde résultante est un mouvement
harmonique simple périodique mais pas harmonique
- Interférence constructive
- Fréquences voisines  phénomène de
- Interférence destructive
battement
- Interférence d’ondes déphasées de
- Fréquences très différentes  ondes
façon quelconque
complexes

Inférence constructive Battement

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Inférence destructive
Onde complexe
L’onde résultante : fonction périodique de période T
(période la plus grande des ondes dont l’onde
complexe est issue)
La fréquence f associée à cette périodefréquence
fondamentale : fréquence la plus petite des ondes dont
2 ondes déphasées
l’onde complexe est issue

Théorème de Fourier
Enoncé et spectre
o Permet d’écrire toute
onde complexe
comme la somme
pondérée des
différentes
harmoniques de la
fréquence
fondamentale

o Harmoniques = toutes les fréquences qui sont des multiples (entiers) de la fréquence
fondamentale
o Spectre = ensemble des fréquences des harmoniques présentes dans une onde complexe

Formulation mathématique

y (t) = 𝐴0 + 𝐴1 sin(2𝜋𝑓) + 𝐴2 sin(2𝜋𝑓2) + 𝐴3 sin 2𝜋𝑓3 +



o Les amplitudes déterminent la pondération de chaque harmonique
o f = fréquence fondamentale où T est la période de
𝑓 =1/ 𝑇
o f2= 2f = fréquence de la 2e harmonique, etc. l’onde
Application au timbre d’un son
o Son pur = onde harmonique  diapason
 Le spectre ne contient qu’une seule raie correspondant à cette fréquence
o Son complexe instruments de musique, voix
 La fréquence fondamentale du spectre correspond à cette fréquence déterminée
 Le spectre contient d’autres raies correspondant aux harmoniques de cette fréquence
fondamentale
o Timbre de chaque instrument de musique  dû à la présence d’autres harmoniques que la
fondamentale et à leurs amplitudes caractéristiques
o Voix de chacun de nous unique pour ces mêmes raisons

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Réflexion d’une onde d’impulsion
A l’extrémité fixée d’une corde
o Soit une onde d’impulsion transversale
 Onde incidente : élongation positive
o Onde réfléchie : élongation négative

Règle : à l’extrémité fixée d’une corde tendue, l’onde est


réfléchie avec changement de signe de l’élongation

o Idem pour: Train d’onde, Extrémité fermée d’un tuyau


sonore (onde longitudinale)

A l’extrémité libre d’une corde


o Soit une onde d’impulsion transversale
 Onde incidente : élongation positive
 Onde réfléchie : élongation positive
Règle : à l’extrémité fixée d’une corde tendue, l’onde est
réfléchie sans changement de signe de l’élongation
o Idem pour: Train d’onde, Extrémité ouvert d’un tuyau sonore
(onde longitudinale

Ondes stationnaires
Définition
o = Onde produite, sous certaines conditions dans un milieu limité, par la superposition d’un train
d’ondes incidentes et d’un train d’ondes réfléchies
o L’onde stationnaire est caractérisée par
 des nœuds de vibration (points fixes)
 des ventres de vibration (points d’amplitude maximale)
 tous les points n’ont pas la même amplitude!
o Aux extrémités :
 toujours un nœud (point fixe) si l’extrémité est fixe
 un ventre (point libre) si l’extrémité est libre

Corde fixée aux deux extrémités : mouvement au ralenti


Tous les points n’ont pas la même amplitude
d’oscillation
• A = 0 Points fixes ou nœuds
• A = Amax  Ventres
Tous les points passent simultanément par leur
position d’équilibre et leurs positions extrêmes

Corde fixée aux 2


extrémités : modes
normaux de vibration

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Tuyau ouvert aux 2 extrémités : modes normaux de vibration

Tuyau à une extrémité ouverte: modes normaux de vibration

Sources sonores
Sons d’écoulement Sons de vibration
- Air butant sur des obstacles Corde, tige, membrane ou de colonne d’air mise :
« Bruits » : vent
- Instruments de musique à corde, à vent, à
- Voix humaine : consonnes sourdes (s, percussion
f, ch, t, k, p…) - Voix humaine : voyelles, sons voisés

Production des sons de vibration


1. Système excitateur
Présents pour toutes les sources
2. Vibrateur
sonores
3. Caisse de résonance ou corps sonore

Particularité de la phonation 4. Système articulateurs

Le système excitateur et le vibrateur


o Système excitateur = Source d’énergie  sert à amorcer la vibration
o Vibrateur = Support sur lequel se propage la vibration. Ses caractéristiques vont déterminer :
 la fréquence fondamentale (hauteur du son)
 le spectre des harmoniques présentes
o Amplificateur : sert à augmenter l’intensité du son produit par la seule vibration du vibrateur
transmise à l’air

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 La caisse de résonance reçoit les vibrations directement du vibrateur = (résonance de
caisse)
 L’air contenu dans la caisse, produisant aussi des résonances (= résonances d’air), sort par
les ouvertures (ouïes-rosace)

Les instruments de musique


Instruments à percussion
Ex : diapason  production d’un son pur (1
harmonique)
o 1. syst. excitateur = maillet
o 2. vibrateur = diapason métallique
o 3. corps sonore = socle en bois

Instruments à corde
Ex : piano, harpe, guitare, violon
o syst. excitateur = marteau, doigts, archet
o vibrateur = cordes (tendues et fixées)  formations d’ondes stationnaires
o corps sonore = caisse de résonance
 Son complexe : fréquence fondamentale + harmoniques
o Vitesse de l’onde dans la corde : v= (F /µ)

n = n° de l’harmonique
f = fréquence fondamentale

o La tension F dans la corde est réglée lorsque l’on accorde l’instrument. •


o Guitare/ violon: en appuyant le corde contre la touche avec ses doigts, le musicien réduit la
longueur de la corde  𝑙 ↘  𝜆 ↘  𝑓 ↗

Instruments à vent
Production du son :
o 1. Soufflerie  système excitateur
o 2. Amorçage de l’onde stationnaire : selon l’instrument, lèvres du musicien, anche, tourbillons
d’air  vibrateur (air dans le système résonnant)
o 3. Ondes stationnaires produites par réflexion des ondes aux extrémités :
 Extrémité ouverte : réflexion sans changement de signe ventre
 Extrémité fermée : réflexion avec changement de signe nœud
o 4. Système résonnant : corps de l’instrument, tuyau  corps sonore
o 5. Longueur du tuyau (réglable)=coulisse, pistons, trous obturés par les doigts ou des clapets
o 6. Pavillon : amplifie le son transmis à l’air ambiant

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Acoustique Humaine
Anatomie et physiologie de l’oreille
Vue générale

Transport de Vibration Mouvement Mouvement Signaux


l’info sonore d’air des osselets de liquide électrochimiques

Fonction Amplification Adaptation Conversion en Traitement de


Localisation d’impédance signaux électriques l’information

L’oreille externe
Capte les sons (« entonoir »)
Renforce les sons
Rôle dans l’orientation auditive
résonateur

« tuyau » d’environ 3 cm
 résonateur

Le tympan est la terminaison acoustique


de l’oreille externe Membrane mince de
tissu conjonctif fibreux
Renforce l’amplitude des sons grâce à un
effet de résonance
Forme de cône aplati dont le sommet
pénètre dans l’oreille moyenne
Vibre (élasticité) sous l’action des ondes
sonores provenant du conduit auditif
Transfère cette énergie aux petits osselets
de l’oreille moyenne

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L’oreille moyenne
o Les osselets sont suspendus par des ligaments et des muscles
dans la caisse du tympan
 Marteau : attaché à la face interne du tympan
 Enclume: fait le lien entre marteau et étrier
 Etrier : agit comme un piston sur la fenêtre ovale de la
cochlée (3,2 mm²!!)
o Les osselets transmettent les mouvements vibratoires du
tympan (milieu aérien) à la fenêtre ovale de la cochlée
(milieu liquide)
o L’oreille moyenne fonctionne comme un adaptateur
d’impédance
o Onde sonore air  liquide : perte d’énergie sonore

L’oreille interne : la cochlée


o = organe sensoriel de l’audition  convertit les
ondes vibratoires en influx nerveux et différencie
chaque fréquence (endroit excité en dépend)
o = tube osseux composé de 3 canaux enroulés en
spirale, remplis de liquide
 rampe vestibulaire (vestibule)  fenêtre ovale (+
étrier)
 rampe tympanique  fenêtre ronde
 canal cochléaire  organe de Corti (cellules
ciliées)

La réponse auditive
Seuil différentiel ou sensibilité différentielle
o = variation minimale de la grandeur physique qui entraîne une variation de sensation
physiologique
o = limite entre non-perception et perception d’une différence de la grandeur physique
(fréquence ou intensité)

Paramètres physiques et sensations sonores – Loi de Weber-Fechner


o Application à la sensation d’intensité
 Stimulus : intensité physique du son I
 Réponse : sensation d’intensité
 On retrouve l’échelle des dB SPL du niveau d’intensité physique
o Application à la sensation de hauteur
 Stimulus : fréquence du son f
 Réponse : sensation de hauteur
 On définit l’échelle physique de hauteur

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Sensation d’intensité - Intensité psycho-acoustique
o L’échelle des dB SPL ne tient pas compte du fait que le seuil d’audition varie en fonction de la
fréquence. Elle ne reflète donc pas exactement la sensation réelle d’intensité
o Sonie = représentation du volume sonore tel que perçu par l'être humain = grandeur
psychoacoustique qui se rattache de façon complexe à la pression acoustique
 s’exprime en « phone » Nombre de phones = nombre de dB SPL à 1000 Hz
o Isosonie= égalité de sonie causée par plusieurs sons ou bruits de caractères différentscourbes
isosoniques
o Un son ou un bruit a un niveau d’isosonie de X phones quand sa sonie est jugée équivalente à
celle d’un son pur de 1000 Hz de niveau physique de X dB SP

Facteurs modifiant la sensation d’intensité


 Effet de masque
 Prévisibilité des signaux  Fatigue auditive
 Réflexes stapédiens  Effet de la durée des sons

Effet de masque
o = diminution de la sonie d’un son (son masqué) due à la présence simultanée d’un autre son
(= son masquant)
 Entraine une élévation du seuil d’audition
 Dépend de l’intensité et de la fréquence du son masquant

Réflexe stapédien
o = contraction du muscle de l’étrier (stapedius) qui limite l’amplitude du mouvement de l’étrier
dans la fenêtre ovalediminution de la sonie de + ou - 10 phone
o Protection de l’oreille contre les sons de longue durée et de niveau supérieur à 70 dB
 L’effet est limité dans le temps (fatigue du muscle)
 Ne se produira pas pour des sons d’impulsion forts (ex: coup de feu) à cause du temps de
latence du réflexe stapédien

Fatigue auditive
o = élévation temporaire du seuil d’audition due à une exposition à des sons de niveau excessifs
o L’élévation du seuil d’audition et la durée de l’effet dépendent
 de la durée de l’exposition
 du niveau d’intensité de l’exposition

Sensation de hauteur
La hauteur tonale ou musicale
o = caractère de la sensation auditive lié à la fréquence d’un son
o Le son est aigu ou grave selon que  Son pur: cette fréquence est plus ou moins élevée;
Son complexe: la fréquence fondamentale est plus ou moins élevée

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Facteurs modifiant la sensation de hauteur
 Effet du niveau d’intensité
 Diplacousie binaurale
 Effet de la durée des sons

Résolution fréquentielle
o = Propriété de l’ouïe qui permet de distinguer plusieurs fréquences présentes simultanément
 Nécessaire à la compréhension de la parole dans le bruit
 Condition : une fréquence ne doit pas être masquée par les autres
 Perception du timbre (personnalité d’un son, identification de la source)
Propriétés physiques du son lui conférant le timbre :
o Composition harmonique :
 nombre d’harmoniques
 intensités relatives des différents harmoniques
o Evolution temporelle de l’enveloppe du son :
 en particulier, évolution temporelle de chacun des harmoniques

 L’oreille est un analyseur de fréquence !!

Sons subjectifs
o = sons et fréquences perçus en l’absence de l’onde sonore correspondante = sons et
fréquences créés par le système nerveux (SN)
o Mécanismes
 A. Le système nerveux enrichi (ajout de fréquences) le spectre d’un son
 B. Le système nerveux produit un son à partir de rien

Enrichissement du spectre
Lorsque 2 sons de fréquences ≠ f et f’ sont joués ensemble, nous percevons ces 2 sons, mais aussi :
 leur différence de fréquences: f – f ’
 leur somme : f + f ’
 et d’autres combinaisons 2 f ; 3 f ; … ; 2 f’ ; 3 f’ ; … 2 f + f ’ ; 2 f - f ’ ; 3 f + f ’ ; 3 f - f ’ ; 3 f + 2 f ‘…

o Application 1: reconstitution des basses fréquences


 Les écouteurs des baladeurs ont une réponse médiocre pour les basses fréquences (<250 Hz)
 Pourtant en écoutant de la musique, nous percevons ces basses!!
 Exemple: Perception de sons musicaux de fréquence fondamentale = 100Hz à condition que les
harmoniques supérieures (300, 400, 500, …) soit transmises par le haut-parleur Le système auditif
reconstitue la fréquence de 100 Hz à partir des harmoniques supérieures
o Application 2: perception de battements. Pour un son donné :
 l’oreille gauche perçoit un son de fréquence 𝑓1
 l’oreille droite perçoit un son de fréquence 𝑓2 avec 𝑓1 ≈ 𝑓2
 Dans le cerveau, superposition des signaux en provenance des 2 oreilles
 Phénomènes de battement binauraux
 Rappel: diplacousie binaurale Légère asymétrie dans la perception des fréquences entre
l’oreille gauche et l’oreille droite
o Application 3: notes de Tartini = phénomène psycho-acoustique de perception d’une note
supplémentaire lorsque 2 notes sont écoutées simultanément.
 Ce phénomène serait causé par une non-linéarité de l’oreille interne.

Production de sons
= sensation auditive non liée à un son généré par une vibration d'origine extérieure à l'organisme et
inaudible par l'entourage.
o Le son perçu peut ressembler à un bourdonnement, un sifflement ou même à un tintement
ressenti dans le crâne ou dans l'oreille, d'un seul côté ou des deux.
o Lorsque ce phénomène est fréquent, on parle alors d’acouphènes
 gêne très variable d’une personne à l’autre
 diverses causes possibles : principale: atteinte cochléaire au niveau des cellules ciliées
(traumatisme sonore / exposition au bruit ; traumatisme crânien ; vieillissement)…

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Localisation auditive
o = mécanisme de localisation d’une source sonore

Étude de la localisation à une seule oreille


o La sensibilité directionnelle est due à la forme (reliefs) du pavillon.
 Si on estompe les reliefs avec un moule en cire, la faculté d’orientation diminue nettement.
o Il est difficile d’estimer la distance de la source sonore
o La perception du déplacement d’une source sonore varie avec la direction du mouvement
 Mouvement dans le plan sagittal (= gauche-droite): Un déplacement de 1° peut être perçu.
 Mouvement dans le plan frontal (= haut-bas): Il faut un déplacement d’environ 10° pour
qu’il soit perçu.

Etude de la localisation binaurale


o Un son perçu par les 2 oreilles semble plus intense (≈ +3dB)
o Un message différent parvient aux 2 oreilles
 interprétation des différences par le cerveau (au niveau du temps et de l’intensité)
 infos sur la localisation de la source sonore

Comment expliquer ces petites différences entre les messages perçus par nos 2 oreilles alors qu’il
n’y a qu’1 source sonore???

HYPOTHESES
o Lorsque la source sonore est située exactement en face de la tête, le son parvient à chaque
oreille en même temps et avec la même intensité. Explication:
 Les distances séparant la source sonore de chacune des oreilles sont égales
 La tête n’est pas obstacle pour l’onde sonore
o Lorsque la source sonore est située sur le côté de l’auditeur
 Les distances séparant la source de chacune des oreilles sont inégales le son qui doit
parcourir la distance la + longue arrive légèrement en retard par rapport à celui qui parcourt
la distance la + courte.
 La tête constitue un obstacle pour l’onde sonore qui doit atteindre l’oreille située du côté
opposé le son perçu du côté opposé a une intensité moindre à cause d’un « effet d’ombre
» de de la tête

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Appareillage
Sonogramme
o = Graphique 2D représentant 3 paramètres
physiques des sons
o Le temps (durée) abscisse = axe horizontal
o La fréquence (spectre) ordonnée = axe
vertical
o L’intensité  couleur/ noirceur/ épaisseur du trait
 analyse spectrale des sons en fonction du
temps

Production d’un sonogramme


o 1) Enregistrement du son
o 2) Analyse
o Analogique = le sonagraphe  utilise une série de filtres passe-bande étroits pour séparer les
fréquences du spectre.
o Numérique = analyse de Fourier par ordinateur  utilise des programmes informatiques
(algorithmes) pour faire le même travail que les filtres analogiques

Utilité d’un sonogramme


o La majorité des sons « naturels » sont des sons complexes. Le timbre est déterminé par :
 Les différentes harmoniques (fréquences) présentes
 Leur amplitude relative
 La façon dont leur présence évolue au cours du temps
o Déterminer le spectre n’est pas suffisant…

Utilisation du sonogramme
o Phonétique: étude des sons de la parole et comparaison des phonèmes
o Aide à l’apprentissage du langage pour les malentendants
o Etude des cris d’animaux
o Production de sons en inversant le processus de production des sonagrammes

Sonomètre
o = Appareil servant à mesurer les niveaux sonores instantanés (au moment de
la mesure)
o Courbe d’issosonie  Afin que le niveau mesuré corresponde au mieux à
celui perçu par l'oreille, on introduit dans l'appareil des filtres de pondération

Les différentes pondérations


o En quelque sorte, on "triche" sur la mesure du sonomètre pour que celui-ci indique non pas le
niveau sonore effectif, mais bien le niveau sonore perçu par notre oreille
o Pondération A à D : de autour de 40 dB SPL à bruits d’avion

Utilisations
o Calibration des audiomètres
o Surveillance des environnements sonores (bien-être des travailleurs, des riverains, isolation des
bâtiments aux bruits extérieurs…)
o Exemple: bruit d’un climatiseur si le son mesuré est de 53 dB pendant le fonctionnement du climatiseur, et
de 50 dB à l'arrêt de celui-ci, le niveau sonore du climatiseur est de 50 dB (puisque, en acoustique, 50 dB
+ 50 dB = 53 dB !)

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Endoscope
o Permet de « voir à l’intérieur » de cavités ou conduits
o Composé de:
 Système d’éclairage  éclairer ce que l’on veut voir
 Caméra et lentille  récupérer la lumière réfléchie (=image)
 Fibres optiques = guide de lumière  ramener l’image jusqu’à
l’extérieur : = matériau très souple, transparent, transporte la
lumière par réflexion totale (sans perte d’énergie)
 Ecran  visualiser l’image
o Ex d’utilisation : Exploration des voies respiratoire est des cordes vocales

Tester l’audition
Introduction à l’audiométrie
o Audiométrie = science rassemblant toutes les méthodes, les techniques et les moyens
nécessaires à la mesure de l'état fonctionnel des voies de l’audition
o Audiométrie subjective ou comportementale :
o Audiométrie objective

Audiométrie subjective (ou comportementale)


o Consiste à déterminer les seuils auditifs en écoutant :
 des sons (audiométrie tonale)  le patient doit dire s’il entend
 des mots (audiométrie vocale)  le patient doit répéter le mot
o Mesure les seuils d’audition d’un individu en comparant ces seuils par rapport à la population
normo-entendante, évaluation des pertes auditives exprimée en dB HL (Hearing Loss)  0 dB
HL = audition normale
o Chaque oreille est testée séparément pour différentes fréquences rappel: le seuil d’audition
dépend de la fréquence!
o Le rapport de cet examen s’appelle l’audiogramme
La mesure demande la participation active de l’individu (audiométrie subjective)

o L’audiomètre : composé d’un casque isolé (patient), de l’audiomètre (manipulé hors de sa


vue) et d’un bouton poussoir (pour le patient)
o Niveau d’intensité : décibels absolus (dB SPL)
o Perte auditive : décibels relatifs (dB HL)  toujours une différence de décibels absolus

Audiométrie objective
o Consiste à tester le fonctionnement des différentes parties du système auditif
 oreille moyenne: impédancemétrie  La répartition de l’énergie dépend de l’impédance du
système tympano-ossiculaire
 oreille interne : otoémission (ex: test chez les nouveaux-nés)
 système nerveux: Potentiels Évoqués Auditifs (PEA)
La mesure ne demande pas la participation active du patient (audiométrie objective)

Corriger une déficience auditive


Qu’est-ce qu’une déficience auditive ?
o = élévation du seuil d’audition = malentendance ou surdité
o On caractérise la perte auditive par la différence entre le niveau sonore minimum perçu par
un sujet normal et le niveau sonore minimum perçu par le sujet considéré

Localisation de la déficience auditive


o DA de transmission = l’oreille externe ou le plus souvent l’oreille moyenne est atteinte
 Souvent temporaire, peut-être soignée efficacement
 Si lésions irréversibles, souvent opérable et facilement appareillable

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o DA de perception = altération de la cochlée ou du nerf auditif  appareillable

Conséquences d’une déficience auditive


o Dégradation ou perte des fonctions primordiales de l’audition: l’alerte, la communication
audio-verbale
o Tendance à se retirer de toute participation à la vie sociale car: Handicap social bien plus
 Diminution des capacités de communication important qu’on ne
 Freins d’ordre psychologiques l’imagine habituellement
 Refus de l’état de malentendance
 Crainte de moquerie (comportement atypique attirant l’attention)

Aides auditives adaptées


o DA de transmission

o DA de perception

Comment fonctionne une prothèse ?

o Le microphone = transducteur ou capteur sensible à l’onde sonore grâce à une membrane


mobile
o Le convertisseur analogique-numérique = transforme le signal électrique analogique récupéré
du microphone en signal numérique utilisable par le processeur

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o Le microprocesseur = traite le signal numérique via des algorithmes programmés pour
améliorer le confort et adapter le signal à la déficience auditive
 Permet de supprimer les effets de larsen
 Permet de mémoriser plusieurs programmes de traitement du signal que l’utilisateur peut
sélectionner en fonction de l’environnement dans lequel il se trouve
 Programmable par le prothésiste pour permettre un traitement personnalisé du signal
o L’écouteur = transducteur de sortie qui reconvertit le signal amplifié et modifié en signal sonore

Comment fonctionne un implant cochléaire ?


o Antenne : située sur le cuir chevelu reliée au boitier par un fil conducteur  Transmet
l’information au récepteur par couplage magnétique
o Boitier = microphone + CAN+ processeur  Transforme les sons en un signal électrique binaire
codé
o Récepteur-stimulateur
 Ancré dans l’os mastoïdien
 Implanté chirurgicalement en regard de l’antenne
 Décode de l’information reçue et crée des impulsions électriques acheminées dans un
câble jusqu’à la cochlée.
o Faisceau d’électrodes : les électrodes implantées dans la rampe tympanique de la cochlée
transmettent les impulsions électriques au nerf auditif à la place des cellules ciliées.
o Le son transmis est très différent de celui perçu par une audition naturelle ou même
appareillée car de l’information acoustique n’est pas transmise dans son entièreté
o Long travail d’éducation auditive avec l’aide de logopèdes pour apprendre à décoder
correctement les sons fournis par l’implant

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