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Sujets corrigés du Bac Equipe de Maths – Ecoles privées Elmaarif & Erraja

République Islamique de Mauritanie Honneur – Fraternité – Justice


Ministère de l’Education Nationale Baccalauréat Séries : C & TMGM
Direction des Examens et de l’Evaluation
2017 Epreuve: Mathématiques
Service des Examens Durée: 4 heures
Session Normale Coefficients: 9 & 6
Exercice 1 (4 points)
 
Le plan complexe est muni d’un repère orthonormé (O;u, v) .
1) a- Soit a un nombre réel, résoudre dans l’ensemble de nombres complexes l’équation d’inconnue z :
( 1 + i ) z 2 − 2 ( a + 1) z − (−1 + i)(a 2 + 1) = 0 (1 pt)
b- Soient f et g les transformations données par leurs expressions complexes f : z → z ' = 1 − iz et
g : z → z '' = z − i . Déterminer la nature et les éléments caractéristiques de chacune des transformations
f et g. (0,5 pt)
Dans le reste de l’exercice on considère les points I, M 1 et M 2 d’affixes respectives z 0 = 1 − i,
z 1 = 1 − ia et z 2 = a − i où a = eiα , α ∈ 0,2π
2) a- Montrer que le triangle IM 1M 2 est rectangle en I, isocèle et direct. (0,5 pt)
b- Préciser les lieux géométriques de chacun des points M 1 et M 2 lors que α décrit l’intervalle 0, π (0,5 pt)
 π
c- Ecrire z 1 et z 2 sous forme exponentielle pour α appartenant à l’intervalle  0,  . (0,5 pt)
 2
3) Soit M 3 le point d’affixe z 3 = i sin α + ia et soit G l’isobarycentre des points M 1 , M 2 et M 3
1 + cos α ( −1 + 2sin α )
a- Vérifier que z G = +i puis montrer que, pour α ∈ 0, π , le point G appartient
3 3 (0,5 pt)
à une ellipse Γ dont on donnera une équation.
(0,5 pt)
b- Préciser les sommets et l’excentricité de Γ puis la construire dans le repère précédent.

Exercice 2 (6 points)
ABC est un triangle équilatéral direct de coté 4 cm, et de cercle circonscrit Γ , les points I, J et K sont
les milieux respectifs des segments BC , CA  et  AB  . On pose A′ = s B (A).
1) a- Faire une figure illustrant les données que l’on complétera au fur et à mesure. On prendra (AB) (0,75 pt)
horizontale.
b- Montrer qu’il existe un unique antidéplacement g vérifiant g(B) = A et g(A') = B . Vérifier que g
(0,75 pt)
est une symétrie glissante et donner sa forme réduite.
(0, 5 pt)
c- Soit r la rotation qui transforme C en B et J en K. Déterminer un angle et le centre de r.
2) Soit s la similitude directe qui transforme A en B et C en I, et on pose h = s  r
a- Déterminer le rapport et une mesure de l’angle de s. (0, 5 pt)
b- Soit Ω le centre de s. Montrer que Ω ∈ Γ et que les points Ω , A et I sont alignés. Placer alors Ω . (0, 5 pt)
c- Déterminer la nature et les éléments caractéristiques de h. (0, 5 pt)
3) Soit M un point de Γ distinct de Ω , on pose M' = s(M) et M 1 = r(M)
a- Montrer que le triangle ΩMM' est rectangle. (0, 5 pt)
b- Montrer que la droite ( MM') passe par un point fixe que l’on déterminera. (0, 5 pt)
c- Montrer que les points M 1 , M et M ′ sont alignés. (0, 25 pt)
4) On pose M 0 = A et ∀n ∈ ℕ , M n +1 = s(M n )
(0, 25 pt)
a- Déterminer M 1 et construire M 2 . b)Vérifier que M 2017 ∈ (ΩB)
(0, 5 pt)
n
b- Pour tout entier naturel n, on pose L n = M n M n + 1 et Sn = ∑ Lk exprimer S n en fonction de n, puis
k=0

déterminer lim Sn . (0, 5 pt)


n →+∞
Exercice 3 (5 points)

e− nx
Pour tout entier naturel n on définit la fonction f n sur ℝ par : fn (x) = et soit (Cn ) sa courbe
1 + e− x

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représentative dans un repère orthonormé (O;i, j) .
1) Montrer que toutes les courbes (Cn ) passent par un point fixe à déterminer. (0,5 pt)
2) a- Dresser le tableau de variation de f0 . (0,5 pt)
b- On considère les points M et N de la courbe (C0 ) d’abscisses respectives x et − x . Déterminer
les coordonnées de A , milieu de MN  , que représente A pour (C0 ) ? (0,5 pt)
3) a- Montrer que les courbes (C0 ) et (C1 ) sont symétriques par rapport à l’axe des ordonnées. (0,25 pt)
b- Déduire le tableau de variation de f1 (0,25 pt)
c- Construire (C0 ) et (C1 ) dans le même repère. (0,5 pt)
4) On suppose que n est strictement supérieur à 1.
fn (x)
a- Montrer que lim fn (x) = 0 et lim fn (x) = +∞ puis calculer lim . Interpréter. (0,75 pt)
x → +∞ x →−∞ x →−∞ x
b- Calculer f n′ et dresser le tableau de variation de f n .
(0, 5 pt)
1
5) Soit (u n ) la suite définie par : un = ∫ fn (x)dx, n ∈ ℕ
0

1+ e 
a- Justifier l’existence de (u n ) puis vérifier que u0 = ln  
 2  (0,5 pt)
1 − e− n
b- Vérifier que u0 + u1 = 1 et que un + 1 + u n = puis déduire u1 et u 2
n (0,5 pt)
c- Montrer que (u n ) est convergente et calculer sa limite.
(0,25 pt)
Exercice 4 (5 points)
ln x
Soit f la fonction définie sur 0; +∞ par : f (x) = 2
x
1) a- Dresser le tableau de variation de f.
1
b- Déduire que pour tout entier n ≥ 6, l’équation f (x) = admet dans l’intervalle 1, e  une seule (0, 75 pt)
n 
solution notée an
c- Prouver que la suite (an ) est décroissante, en déduire qu’elle converge. (0, 25 pt)
ln x lnk ln ( k + 1) k +1 (0,5 pt)
2) a- Montrer que pour tout entier k strictement supérieur à 1, on a : dx ≤ 2 ≤∫
(k + 1) x 2
k 2 k
(0,5 pt)
n ln x
b- Utiliser une intégration par parties pour exprimer en fonction de n l’intégrale : ∫ dx , n ≥ 2 .
2 x2

ln 2 ln 3 ln 4 lnn (0,5 pt)


3) Pour tout entier n supérieur strictement à 1, on pose : Sn = 2 + 2 + 2 + .... + 2
2 3 4 n
ln ( 2 ) n ln x ln ( n )
a- Montrer que Sn − 2
≤ ∫ 2 dx ≤ Sn −
(2) 2 x (n)2
1 + ln 2 n + (n − 1)ln(n) 2 + 3ln 2 1 + ln(n) (0,5 pt)
b- En déduire que : − 2
≤ Sn ≤ −
2 n 4 n
(0,25 pt)
( ln 2 )
k −1
n
1 2 (ln x)n
4) Pour tout entier naturel n non nul, on pose : u n = ∑ et I n = ∫ dx
k =1 k! n! 1 x 2
( ln 2 )
n

a- Montrer que : ∀n ∈ ℕ ∗ 0 ≤ I n ≤ En déduire la limite de In


n!
1 ( ln 2 )
n+1
(0,5 pt)

b- Montrer que : ∀n ∈ ℕ , I n +1 = In −
2 (n + 1)!
1 1  ln 2 ( ln 2 ) ( ln 2 ) 
2 n (0,5 pt)

c- En déduire que : ∀n ∈ ℕ I n = −  + + .... 
2 2  1! 2! n! 
 
d- Exprimer (u n ) en fonction de I n . En déduire la limite de (u n ) . (0,25 pt)
Fin.
(0,5 pt)
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Corrigé
Exercice 1
 
Le plan complexe est muni d’un repère orthonormé (O;u, v) .
1) a- Soit a un nombre réel, résolvons dans l’ensemble de nombres complexes l’équation d’inconnue
z: ( 1 + i ) z 2 − 2 ( a + 1) z − ( −1 + i)(a 2 + 1) = 0
(
∆ = ( −2 ( a + 1 ) ) − 4 ( 1 + i ) (1 − i)(a 2 + 1) = −4a 2 + 8a − 4 = −4 a 2 − 2a + 1 ∆ = ( 2(a − 1)i ) )
2 2

Donc l’équation admet deux solutions:


2(a + 1) + 2(a − 1)i a + ai + 1 − i
z1 = = = a−i
2(1 + i) 1+ i
2(a + 1) − 2(a − 1)i a − ai + 1 + i
z2 = = = 1 − ai
2(1 + i) 1+ i
S = {a − i,1 − ia}
b- Soient f et g les transformations données par leurs expressions complexes f : z ֏ z ' = 1 − iz et
g : z ֏ z '' = z − i . Déterminons la nature et les éléments caractéristiques de chacune des
transformations f et g.
f (z) = −iz + 1 comme − i = 1 et − i ∉ ℝ
π
[ 2π] et de centre le point Ω d’affixe
Alors f est une rotation d’angle arg( − i) = −
2
1 1 1 1 1 1
= = − i . Donc Ω  ; − 
1 − ( − i) 1 + i 2 2  2 2
g(z) = z − i
0 
g est la translation de vecteur d’affixe ( − i ) .C’est à dire le vecteur  
−  −1
2) Les points I, M 1 et M 2 sont d’affixes respectives z 0 = 1 − i, z 1 = 1 − ia et z 2 = a − i où
a = eiα , α ∈ 0,2π
z I − z M2 1− i −a+ i 1−a 1 i
π π
a) On a = = =− =i=e2
z I − z M1 1 − i − 1 + ia i ( −1 + a ) i

( π
)
 
Donc IM1 = IM 2 et IM1 ,IM 2 = [ 2π ]
2
Alors le triangle IM1M 2 est rectangle en I, isocèle et direct.
b) Pour déterminer le lieu géométrique du point M 1 lorsque α décrit l’intervalle 0, π on constate
π
i( α− )
que z1 = 1 − ia ⇒ z1 − 1 = − ie iα = e 2

 z1 − 1 = 1

Alors  π
 arg ( z1 − 1 ) = α − [ 2π ]
 2
 AM1 = 1

Soit A le point d’affixe z A = 1 . Alors    π
(
 u, AM1 = α − 2 [ 2π ] )
Donc M 1 appartient au cercle de centre A et de rayon 1.
π π
( )
π π π  
En plus 0 < α < π ⇔ − < α − < , alors − < u, AM1 <
2 2 2 2 2
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Donc lorsque α décrit l’intervalle 0, π , M 1 décrit le demi- cercle (C1 ) de centre A et de rayon 1,
situé à droite de la droite d’équation x = 1 d’extrémités exclues.
Pour le point M 2 :
 z 2 + i = 1
z 2 = a − i ⇔ z 2 + i = a ⇔ z 2 + i = e iα . Alors  .
 arg ( z 2 + i ) = α
Soit B le point d’affixe z B = − i . Alors
 BM 2 = 1
(
  

u, BM 2 = α ) [ 2π ]
M 2 appartient au cercle de centre B et de rayon.
D’autre part, lorsque α décrit l’intervalle 0, π ,

( )
 
on a 0 < u, BM 2 < π [ 2π ]
.
Alors M 2 décrit le demi- cercle (C2 ) de centre B et
de rayon 1, situé au dessus de la droite d’équation
y = −1 d’extrémités exclues.

c) Pour écrire z1 et z 2 sous forme exponentielle, on


procède à des modifications d’écriture :
 π α π
 π i  α− 
 α π  i − 
Pour α appartenant à l’intervalle  0,  z 1 = 1 − ia ⇒ z 1 = 1 − ie iα = e i0 + e  2
= 2cos  −  e  2 4 
2    2 4
.
α π α π
Le module de z1 est 2cos  −  . Son argument dépend du signe de 2cos  −  :
 2 4  2 4
 π α π
Lorsque α décrit l’intervalle  0,  , on a alors 0 < < et
 2 2 4

π α π α π
− < − < 0 . D’où cos  −  > 0
4 2 4  2 4
α π α π
Donc z1 = 2cos  −  et arg z1 = − [ 2π]
 2 4 2 4
α π
 α π  i − 
D’où la forme exponentielle de z1 est : z 1 = 2cos  −  e  2 4 
 2 4

π  π α α π
−i  π α  i − +   α π  i − 
z 2 = −i + a = e + eiα = 2cos  − −  e  4 2  = 2cos  +  e  2 4 
2

 4 2  2 4
α π α π
Le module de z 2 est 2cos  +  . Son argument dépend du signe de 2cos  +  :
 2 4  2 4
 π α π
Lorsque α décrit l’intervalle  0,  , on a alors 0 < < et
 2 2 4

π α π π α π
< + < . D’où cos  +  > 0
4 2 4 2  2 4

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α π α π
Donc z 2 = 2cos  +  et arg z 2 = − [ 2π ]
 2 4 2 4
α π
 α π  i − 
D’où la forme exponentielle de z 2 est : z 2 = 2cos  +  e  2 4 
 2 4
3) Soit M 3 le point d’affixe z 3 = i sin α + ia
a) Le point G est l’isobarycentre des points M 1 , M 2 et M 3 . On a alors :
z + z2 + z3
zG = 1
3
1 − ia + a − i + i sin α + ia
zG =
3
1 + a − i + i sin α
zG =
3
1 + cos α + i sin α − i + i sin α
zG =
3
1 + cos α ( −1 + 2sin α )
zG = +i
3 3
En posant z G = x + iy on a alors :
1 + cos α ( −1 + 2sin α )
G(x, y) ⇒ x + iy = +i
3 3
 1 + cos α
 x = 3
⇒
 y = −1 + 2 sin α
 3
 1 1
 x − 3 = 3 cos α
⇒
 y + 1 = 2 sin α
 3 3
 1
x − 3
 = cos α
 1
 3
⇒
y + 1
 3
 2 = sin α

 3
 1
2

 x − 
 3
= cos 2 α
  1 2
  
 3
⇒ 2
 1
 y + 3 
 2
 = sin 2 α
  2
  
  3

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2 2
 1  1
x− 3 y + 3
   
⇒ 2
+ 2
=1
1 2
 3 3
   
2 2
 1  1
x− 3 y + 3
Alors G appartient à l’ellipse d’équation      
2
+ 2
= 1 dans le repère (O;u, v) .
1 2
3 3
   
1 1
b) Le centre de Γ est le point Ω  ; −  .
 3 3
 
Dans le repère (Ω; i , j) :
 1
X2 Y2  X = x − 3
L’équation réduite de l’ellipse Γ est 2
+ 2
= 1 ; avec 
1  2 Y = y + 1
 3  3  3
   
1   1   2  2
Les sommets de Γ sont : A  ;0  , A ′  − ;0  , B  0;  , B ′  0; −  .
 3   3   3   3
 
Alors dans le repère (O; i , j) , les sommets de Γ ont pour coordonnées :
 2 1  1 1 1 1 
A  ; −  , A ′  0; −  , B  ;  , B ′  ; −1  .
 3 3  3  3 3 3 

c 1 2
Pour calculer l’excentricité on a e = avec c = b 2 − a 2 , a = et b = .
b 3 3
3
2 2
 2  1 3 1 3 c 3
Donc c =   −   = = = . D’où e = = 3 =
 3  3 9 3 3 b 2 2
3

Exercice 2

1.a) Figure
ABC est un triangle équilatéral direct de coté 4 cm, et
de cercle circonscrit Γ , les points I, J et K sont les
milieux respectifs des segments BC , CA  et  AB  .
A′ = s B (A).

b) Comme A ′ = s B (A) , B est le milieu de  AA ′  . Donc


BA ′ = AB ≠ 0 . Alors il existe un unique
antidéplacement g vérifiant g(B) = A et g(A') = B .
Les médiatrices des segments [ BA ] et [ A ′B ] sont
différentes. Alors l’antidéplacement g est une symétrie
glissante.
On peut aussi remarquer que g  g ( A ′ ) = A ≠ A ′ ce
qui montre que g n’est pas une réflexion. Donc g est
une symétrie glissante.
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Pour la forme réduite de g :


L’axe passe par les milieux des segments [ BA ] et [ A ′B ] car g(B) = A et g(A') = B . Alors c’est la
droite (AB).
    
Le vecteur u vérifie 2u = A ′A car g  g ( A ′ ) = A . Alors u = BA . D’où la forme réduite de g :
g = t BA
  S
AB = S AB  t BA


r
c) La rotation r est telle que : C → B . Alors
J→K

( ) ( π
) ( )
     
Une mesure de l’angle de r est : θ = CJ, BK = CA, BA = AC, AB = −
3
[ 2π ]
Le centre de r est le point A intersection des droites (CJ) et (BK) car les médiatrices des segments
[ CB ] et [ JK ] sont confondues.
s
2) La similitude directe s est telle que : A→B
C→I
BI 1
a) Le rapport de s est : λ = =
AC 2


) ( )
   
Une mesure de l’angle de s est θ = AC, BI = CA,CB =
3
[ 2π ] .
( π
)
 
b) Soit Ω le centre de s. Pour montrer que Ω ∈ Γ on a : s(A) = B ⇒ ΩA, ΩB =
3
[ 2π ]
( )π
( ) ( )
     
Comme CA, CB = alors ΩA, ΩB = CA, CB [ 2π ] ce qui montre que les points Ω , A, B et
3
C sont cocycliques. Alors Ω ∈ Γ .
Pour montrer que les points Ω , A, I sont alignés on a :
( ) ( ) ( )
     
Ω A, ΩI = Ω A, ΩC + ΩC, ΩI [ 2π ]

( ) ( )
   
= BA, BC + ΩC, ΩI [ 2π ] car Ω , A, B, C sont cocycliques
π π
= − = 0 [ 2π ] car s(C) = I
3 3
Donc les points Ω , A et I sont alignés .
π π
c) La somme des angles de s et r est nulle  et -  . Donc la composée h = s  r est une homothétie
3 3
1
de rapport , (même rapport de s).
2
Pour déterminer le centre de h , on a h ( A ) = s  r ( A ) = s ( A ) = B
 1 
et A′B = A ′A ce qui prouve que A ′ est le centre de h
2
1
Donc h est l’homothétie de centre A ′ et de rapport .
2
3) Soit M un point de Γ distinct de Ω , on pose M' = s(M) et M 1 = r(M)
a) Pour montrer que le triangle ΩMM' est rectangle :

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Méthode 1 : On a
 ΩM ′ 1
 ΩM = 2 π 1
( )
 
s(M) = M ′ ⇒  et cos ΩM, ΩM ′ = cos =
(
 ΩM, ΩM ′ = π [ 2π ] )
  3 2
 3

( )ΩM
 
cos ΩM, ΩM ′ =
ΩM
Par conséquent le triangle ΩMM′ est rectangle en M ′ .
Autre méthode :
On peut appliquer la relation d’Alkashi dans le triangle ΩMM′ :
π
MM ′ 2 = ΩM 2 + ΩM ′ 2 − 2ΩM × ΩM ′ cos
3
1 1 1 3
= ΩM 2 + ΩM 2 − 2ΩM × ΩM × = ΩM 2
4 2 2 4
3 1
Alors MM ′ 2 + ΩM ′ 2 = ΩM 2 + ΩM 2 = ΩM 2
4 4
Donc d’après le réciproque du théorème de Pythagore le triangle ΩMM′ est rectangle en M′ .
b) Pour montrer que la droite ( MM ′ ) passe par un point fixe :
On constate que s(C) = I et s(A) = B . Alors si la droite ( MM ′ ) passe par un point fixe , ce point
doit appartenir aux droites ( CI ) et ( AB ) qui se coupent en B .
Vérifions alors que pour tout point M ∈ Γ , (différent de B et Ω ) la droite ( MM ′ ) passe par B :

( ) ( ) ( )
     
On a MB, MM ′ = MB, MΩ + MΩ, MM ′ [ 2π ]

Or ( MB, MΩ ) = ( AB, AΩ ) =
    π
6
[ 2π ] car les points Ω, M, A, B sont cocycliques
De plus, le triangle ΩMM′ rectangle en M′ et ( ΩM, ΩM ′ ) =
  π
3
[ 2π ] d’où
( MΩ, MM ′ ) = − π6 [ 2π]
 

Donc ( MB, MM ′ ) = ( AB, AΩ ) + ( MΩ ,MM′ ) [ 2π ]


     

( MM′ ) = π6 − π6 = 0 [ 2π]
 
MB,

Donc, pour tout point M ∈ Γ , la droite ( MM ′ ) passe par B .


c- Montrons que les points M 1 , M et M ′ sont alignés
( ) ( ) ( )
     
On a MM1 , MM ′ = MM1 , MA + MA, MM ′ [ π ]

( ) ( )
   
= MM1 , MA + MA, MB [ π ] car B ∈ ( MM ′ )

( ) ( )
   
= MM1 ,MA + CA,CB [ π ]
π π
+ = 0 [ π]
=−
3 3
Donc les points M 1 , M et M ′ sont alignés .
4.a) On pose M 0 = A et ∀n ∈ ℕ , M n +1 = s(M n )
M 1 = s ( M 0 ) = s(A) = B
On a alors M 1 = B
- M 2 = s ( M1 ) = s ( B ) .
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Pour construire M 2 on a :
s
A→B
B → M2
C→I
Par conservation de configuration, le triangle BM 2 I est équilatéral direct (semblable à ABC). Ce qui
permet de construire M 2 . On remarque aussi que le triangle ΩBM 2 est rectangle en M 2 . donc M 2
π
( )
 
appartient au cercle de diamètre [ Ω B ] avec ΩB, ΩM 2 =
3
[ 2π ] .
b) Vérifions que M 2017 ∈ (ΩB)
On sait que M 2017 = s 2017 ( M 0 ) = s 2017 ( A ) = s 2016 ( s(A) )
M 2017 = s 2016 ( B )
.
La transformation s 2016 est une composée de similitudes directes de centre Ω . C’est une similitude
π
directe d’angle 2016 × . C'est-à-dire zéro (672π = 0 [ 2π ]) .Alors c’est une homothétie de centre
3
Ω qui transforme B en M 2017 ∈ ( Ω B ) . Ce qui montre que M 2017 ∈ ( Ω B ) .
n
c) Pour tout entier naturel n, on a Ln = M n M n + 1 et Sn = ∑ Lk
k=0
s
1
Comme le rapport de s est et: M n → M n +1
2
M n +1 → M n + 2
1 1
Donc M n+1Mn+ 2 = M nM n+1 et Ln+1 = Ln .
2 2
1
Donc ( L n ) est une suite géométrique de raison et de premier terme L 0 = M 0 M1 = AB = 4
2
n+1
1
1-  n +1
 2  1 
Alors S n = L 0 + L1 + ... + Ln = L 0 = 4× 21 −   
1   2  
1- 
2
n +1
 1 
Sn = 81 −   
  2  

n +1
1 1
Comme < 1 ⇒ lim   = 0 . Alors lim Sn = 8
2 n →+∞
 2 n→+∞

Exercice 3
e− nx
Pour tout entier naturel n on définit la fonction fn sur ℝ par : fn (x) = et soit (Cn ) sa courbe
1 + e− x

représentative dans un repère orthonormé (O;i, j) .
1)Montrons que toutes les courbes (Cn ) passent par un point fixe :
Si un point M d’abscisse x est commun à toutes les courbes alors fn +1 (x) = fn (x) pour tout n.
e −( + )
− n +1 x
e − nx
Donc : −x
=
1+ e 1 + e−x
e− ( + ) = e− nx
− n +1 x

− ( n + 1) x = −nx
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D’où x = 0
1  1
Or fn (0) = donc toutes les courbes (Cn ) passent par le point de coordonnées  0; 2 
2  
2.a) Tableau de variation de f0 :
1
On a f0 (x) =
1 + e−x
Donc lim e − x = +∞ ⇒ lim f0 (x) = 0 , lim e − x = 0 ⇒ lim f 0 (x) = 1
x → −∞ x → −∞ x → +∞ x → +∞
−x
e
f0′ (x) = >0
(1 + e )
2
−x

x -∞ +∞
f0′ (x) +
1
f0 (x)
0

b) On considère les points M et N de la courbe (C0 ) d’abscisses respectives x et − x .


Déterminons les coordonnées de A , milieu de MN ,
Comme M(x;f0 (x)) et N( − x;f0 ( − x)) alors si A(x A ;y A ) est le milieu de MN alors
 x + ( − x)
x A = =0
 2
 1 1
 +
f0 (x) + f0 ( − x) 1 + e − x 1 + e x 1
yA = = =
 2 2 2
1
Alors A(0; )
2
f (x) + f0 ( − x) 1 1
Comme y A = 0 = alors f0 (x) + f0 ( − x) = 2 × donc A représente le centre de symétrie de
2 2 2
(C0 )
3.a) Pour montrer que les courbes (C0 ) et (C1 ) sont symétriques par rapport à l’axe des ordonnées
e−x 1
on remarque que f1 (x) = −x
= = f0 ( − x)
1+e 1 + ex
D’où si le point M1 (x;y) appartient à (C1 ) alors le point M0 ( −x;y) appartient à (C0 )
Donc les courbes (C0 ) et (C1 ) sont symétriques par rapport à l’axe des ordonnées

b) Le tableau de variation de f 1
Nous savons que f1 (x) = f0 ( −x) . Donc f1′ (x) = −f0′ ( −x) < 0
Donc f1 est décroissante
x -∞ +∞
-
f1′ (x)
1
0
f1 (x)

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c- Construction de (C0 ) et (C1 ) dans le même repère


Chacune des courbes (C0 ) et (C1 ) admet deux asymptotes horizontales d’équations y = 0 et
1
y = 1 . Elles coupent (Oy) au point d’ordonnée
2

1 C0

C1
-4 -3 -2 -1 0 1 2 3 4

-1

-2

4) On suppose que n est strictement supérieur à 1.


c- Calcul de limites et interprétation
e − nx  lim e − nx = 0
lim fn (x) = lim car  x→+∞
=0
x →+∞ 1 + e − x
x →+∞
 xlim (1 + e − x ) = 1
→+∞

Interprétation : la courbe (C n ) admet un asymptote horizontale d’équation y = 0 en +∞

e− nx ent e(n −1)t


lim fn (x) = lim = lim = lim Donc lim fn (x) = +∞ car n − 1 > 0 ⇒ lim e(n −1)t = +∞ et
x →−∞ x →−∞ 1 + e − x t →+∞ 1 + e t t →+∞ e − t + 1 x →−∞ t →+∞

lim (e − t + 1) = 1
t →+∞

fn (x)  e − nx 1  e nt 1   − ent et   − e nt 
lim = lim  ×  = lim  ×  = lim  ×  = −∞ car lim  − t  = −∞ et
x → −∞ x x → −∞ 1 + e − x
 x  t → +∞  1 + e t − t  t → +∞  e − t + 1 t  t → +∞ e
 + 1
 et 
lim   = +∞
t → +∞
 t 

Interprétation graphique:
La courbe (C n ) admet une branche parabolique de direction (Oy) en −∞

b) Pour n est strictement supérieur à 1,


e − nx ′ − ne − nx (1 + e − x ) + e − x × e − nx
fn (x) = ⇒ f (x) =
1 + e− x (1 + e − x ) 2
n

− ne − nx − ne − nx × e − x + e − x × e − nx
⇒ f n′ (x) =
(1 + e − x ) 2

⇒ fn′ (x) =
(
−e − nx n + ( n − 1) e − x )
−x 2
(1 + e )
fn′ (x) < 0 car n − 1 > 0 ⇒ n + ( n − 1) e− x > 0 et − e − nx < 0, ∀x ∈ ℝ . Donc f n est strictement décroissante sur
ℝ . D’où le tableau de variation de f n :

x -∞ +∞
fn′ (x) -
+∞
f n (x)
0

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1
5) Soit (u n ) la suite définie par : un = ∫0 fn (x)dx, n ∈ ℕ
a) Comme fn est continue sur  0,1 , fn admet des primitives sur  0,1 . Alors (u n ) existe.
1+e 
x
1 1 e
dx =  ln(1 + e x )  = ln ( 1 + e ) − ln ( 2 ) = ln 
1 1 1
u 0 = ∫ f0 (x)dx = ∫ −
dx = ∫ 
0 1+ e x 0 1+ e x
0 0
 2 
b) Pour vérifier que u0 + u1 = 1 ; on a :
1 1 1 1 1 e− x 11+ e
−x
1
u0 + u1 = ∫ f0 (x)dx + ∫ f1 (x)dx = ∫ ∫ ∫ dx = ∫ dx = x 0 = 1
1

dx + −
dx = −
0 0 0 1+e x 0 1+e x 0 1+ e x 0

1 − e− n
Vérifions que un + 1 + u n =
n
1 1
un +1 + un = ∫ fn +1 (x)dx + ∫ fn +1 (x)dx
0 0

e − (n +1)x
1 1 e
− nx
=∫ dx + ∫0 1 + e− x dx
0 1 + e− x

− nx
1e (e− x + 1)
=∫ dx
0 1 + e− x
1
= ∫ e − nx dx
0
1
 1 
=  − e − nx 
 n 0
e− n 1
=− +
n n
1 − e− n
Donc un + 1 + u n =
n
Déduction de u1 et u 2
1+e 
u0 + u1 = 1 ⇒ u1 = 1 − u0 ⇒ u1 = 1 − ln  
 2 
1 − e −1  1+ e   1+ e 
u 2 + u1 = ⇒ u2 = 1 − e −1 − u1 ⇒ u 2 = 1 − e −1 − 1 + ln   = − e −1 + ln  
1  2   2 
c) Pour montrer que (u n ) est convergente :
e − (n +1)x e − nx
On sait que ∀n ∈ ℕ et ∀x ≥ 0 , on a −(n + 1)x ≤ −nx ⇒ e − (n+1)x ≤ e − nx ⇒ 0 < ≤
1 + e− x 1 + e − x
e − ( n +1)x
1 1 e
− nx
Alors ∫ dx ≤ ∫0 1 + e − x dx d’où 0 < un+1 ≤ un
0 1 + e−x

La suite (u n ) est décroissante et minorée (minorée par zéro). Alors elle est convergente.
1 e − nx 1 e
− nx
1
1 + e− x > 1 ⇒ 0 < < < < ≤ ∫ dx ≤ ∫ e − nx dx
− nx
−x
1 ⇒ 0 −x
e ⇒ 0 −
1+e 1+ e 0 1+ e x 0

e − nx
1
1  1  1 1
∀n ∈ ℕ • 0 ≤ ∫ −
dx ≤  − e − nx  = − e − n +
; 0 1+ e x
 n 0 n n
1
Donc ∀n ∈ ℕ • , 0 ≤ u n ≤ . Alors d’après le théorème des gendarmes lim u n = 0 .
n n → +∞

Exercice 4
ln x
+∞ par : f(x) = 2
f est la fonction définie sur 0;+∞
x
1.a) Tableau de variation de f.
ln x 1
lim f (x) = lim+ = lim ln x = ( +∞ )( −∞ ) = −∞
x → 0+ x→ 0 x 2 x → 0+ x 2
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 ln x 1  + ln x 1
lim f (x) = lim  × =0 lim = lim = 0+
x→+∞ x →+∞
 x x car x→+∞ x x→+∞ x
f est dérivable sur 0;+∞ +∞ car quotient de deux fonctions dérivables sur 0;+∞
+∞ .
1
× x 2 − 2x × ln x
∀x ∈ 0; +∞ , f ′(x) = x
( x2 )
2

1 − 2ln x
∀x ∈ 0; +∞ , f ′(x) =
x3
Or x 3 > 0 , donc le signe de f ′(x) est celui du numérateur :
1
f (x) ≥ 0 ⇔ 1 − 2ln x ≥ 0 ⇔ ln x ≤ ⇔x≤ e
2
ln( e) 1
On a f( e) = 2
=
( e) 2e
x 0 e +∞
f’(x) + 0 -
1
f(x) 2e
-∞ 0
1
b) Montrons que pour tout entier n ≥ 6, l’équation f (x) = admet dans l’intervalle 1, e  une seule
n
solution notée an :
- La restriction de f sur l’intervalle I = 1, e  est continue et strictement croissante et
 1
f (I) = J =  0,  .
 2e 
1 1 1 1 1 1  1
- De plus ∀n ≥ 6, 0 < ≤ < ; ( ( ≃ 0,167 < ≃ 0,184) . Alors ∀n ≥ 6, ∈ J = 0,  .
n 6 2e 6 2e n  2e 
1
Donc d’après le théorème des valeurs intermédiaires, pour tout entier n ≥ 6, l’équation f (x) = admet
n
dans l’intervalle 1, e  une seule solution notée an
c- Montrons que la suite (a n ) est décroissante, et qu’elle converge :
1 1 1 1
On a ∀n ≥ 6, > . Or ∀n ≥ 6, = f (an ) et = f (an +1 ) donc f (a n ) > f (a n +1 ) et comme f est
n n +1 n n+1
strictement croissante sur 1, e  alors a n > an +1 et la suite (a n ) est strictement décroissante.

D’autre part an ∈ 1, e  donc la suite (a n ) est décroissante et minorée par 1 , d’où elle converge.
ln ( k + 1) k +1 ln x lnk
2.a) Montrons que pour tout entier k strictement supérieur à 1, on a : ≤∫ dx ≤ 2
(k + 1) 2 k x 2
k
Soit k un entier strictement supérieur à 1 alors k ≥ 2 et :
x ∈ k, k + 1 ⇒ k ≤ x ≤ k + 1 donc f(k + 1) ≤ f (x) ≤ f (k) car f est décroissante sur  2, +∞  . Alors
ln(k + 1) ln x lnk k +1 ln(k + 1) k +1 ln x k +1 lnk
< 2 < 2 donc ∫ dx < ∫ dx < ∫ dx
(k + 1)2
x k k (k + 1) 2 k x2 k k2
ln(k + 1) k +1 k +1 ln x lnk k +1
(k + 1)2 ∫k ∫k x2 k 2 ∫k
Soit dx ≤ dx ≤ dx

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ln(k + 1) k +1 k +1 ln x lnk k +1
x ≤ ∫
2  k
dx ≤ 2 xk
(k + 1) k x 2
k
ln ( k + 1) k +1 ln x lnk
Par conséquent ≤∫ dx ≤ 2
(k + 1) 2 k x 2
k
n ln x
b) Pour exprimer en fonction de n l’intégrale : ∫
2 x2
dx , n ≥ 2 , on utilise une intégration par

parties :
 1
 u(x) = ln x  u '(x) =
  x
On pose  1 Alors 
 v '(x) = x 2  v(x) = − 1
 x
n n
n ln x  ln x  n 1  1 1
∫ 2 x 2
dx =  −
 x 2
 + ∫ 2 x 2
dx =  − − 
 ln x x  2
− ln n 1 ln 2 1
= − + +
n n 2 2
1 + ln 2 1 + ln n
= −
2 n
ln 2 ln 3 ln n
3) Pour tout entier n supérieur strictement à 1, on a : Sn = 2
+ 2 + ... + 2 .
2 3 n
ln ( k + 1) k +1 ln x lnk
a) D’après 2.a) on a : ≤∫ dx ≤ 2
(k + 1) 2 k x 2
k
Donc :

 ln 3 3 ln x ln 2
 32 ≤ ∫2 x2 dx ≤ 22

 ln 4 ≤ 4 ln x dx ≤ ln 4
 4 2 ∫3 x 2 32

. . .

. . .

. . .
 ln n n ln x ln(n − 1)
 2 ≤ ∫n −1 2 dx ≤
( n − 1)
2
 n x

En additionnant membre à membre on obtient :


n
ln k n ln x n−1
ln k ln ( 2 ) n ln x ln ( n )

k =3 k
2
≤ ∫ 2 x 2
dx ≤ ∑
k=2 k
2
Donc : Sn −
(2) 2
≤ ∫ 2 dx ≤ Sn −
2 x (n)2
.

1 + ln 2 n + (n − 1) ln n 2 + 3 ln 2 1 + ln n
b) Pour montrer que : − 2
≤ Sn ≤ −
2 n 4 n
ln x 1 + ln 2 1 + ln n
n
on a d’après la question 2.b) :
x 2
dx =
2
− ∫2 n
ln 2 n ln x lnn
De la question précédente on a : Sn − 2 ≤ ∫2 2 dx ≤ Sn − 2
2 x n
ln 2 n ln x
- La première inégalité s’écrit : Sn ≤ 2
+∫ dx
2 2 x2

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ln 2 1 + ln 2 1 + ln n
Donc Sn ≤ + −
22 2 n
ln x ln n n
- La seconde inégalité : Sn ≥ ∫
2
dx + 2
x 2 n
1 + ln 2 1 + ln n ln n
Donc Sn ≥ − + 2
2 n n
1 + ln 2 1 + ln n ln n ln 2 1 + ln 2 1 + ln n
Alors − + 2 ≤ Sn ≤ 2 + −
2 n n 2 2 n
( ln 2)
k −1
n
1 2 (ln x)n
4) Pour tout n ∈ ℕ , on a : un = ∑

n! ∫1 x 2
et I n = dx
k =1 k!
( ln 2 )
n

a) Montrons que : ∀n ∈ ℕ , 0 ≤ I n ≤
n!
∀x ∈ [1;2] , 1 ≤ x ≤ 2 ⇒ 0 ≤ ln x ≤ ln 2 ⇒ 0 ≤ ( ln x ) ≤ ( ln 2 ) , ∀n ∈ ℕ*
n n

1 1
D’autre part ∀x ∈ [1;2] , 1 ≤ x ≤ 2 ⇒ 1 ≤ x2 ≤ 4 ⇒ ≤ ≤1
4 x2
( ln x )
n

≤ ( ln 2 )
n
Par produit 0≤ 2
x
( ln x )
2

dx ≤ ∫ ( ln 2 ) dx
2 2
Par intégration de 1à 2 : 0 ≤ ∫
n
2
1 x 1

1 2 ( ln x )
2
1
dx ≤ ( ln 2 ) ∫ dx
n 2
et 0≤ ∫
n! 1 x 2
n! 1

1 2 ( ln x )
2

dx ≤ ( ln 2 ) [ x]1
1
0≤ ∫
n 2
2
n! 1 x n!
( ln 2 )
n

Donc ∀n ∈ ℕ , 0 ≤ I n ≤
n!
( ln 2 )
n

≤ lim ( ln 2 ) = 0 car ln 2 < 1


n
Pour la limite de In , comme lim
n →+∞ n! n →+∞

Donc d’après le théorème des gendarmes lim I n = 0


n →+∞

1 ( ln 2 )
n+1

b) Montrons que : ∀n ∈ ℕ , I n +1 = In −
2 (n + 1)!
n +1
1 2 (ln x)

( n + 1) ! ∫1 x 2
On a I n +1 = dx

On utilise une intégration par parties :


 1
 u ′(x) = (n + 1) x ( ln x )
 u(x) = ( ln x ) n + 1 n

On pose  1 . Alors 
 v ′ (x) =  v(x) = − 1
 x2  x

( ln 2 )
2 n +1
1  ( ln x )  1 2 ( ln x )
n +1 n

I n +1 = −  + ∫ dx , d’où In+1 = − + In
(n + 1)!  x  n! 1 x 2 2(n + 1)!
 1
1 ( ln 2 )
n +1

Donc ∀n ∈ ℕ , I n+1 = I n −
2 (n + 1)!
1 1  ln 2 ( ln 2 ) ( ln 2 ) 
2 n

c) Pour montrer que : ∀n ∈ ℕ I n = −  + + .... 
2 2  1! 2! n! 
 
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1 ( ln 2 )
n+1

utilisons la relation : ∀n ∈ ℕ , I n +1 = In − :
2 (n + 1)!

 1 ( ln 2 )
2

 I 2 = I1 −
 2 (2)!

1 ( ln 2 )
3

 3I = I 2 −
2 3!

1 ( ln 2 )
4

 I4 = I3 −
 2 4!
. . .
. . .

. . .

1 ( ln 2 )
n

 In = In −1 − 2 n!





1  ( ln 2 ) ( ln 2 ) .... ( ln 2 ) 
2 3 n

Par addition et réduction on obtient : ∀n ∈ ℕ , I n = I1 −  + + 
2  2! 3! n! 

ln x 1 + ln 2 1 + ln n
n
Or d’après 2.b) on a :
x 2
dx =
2
−∫
2 n
, donc
1 ln x 1 + ln 2 1 + ln1 1 ln 2 1 1  ln 2 
I1 = − ∫ 2 dx = − + = − = − 
2 x 2 1 2 2 2 2  1! 
1 1  ln 2 ( ln 2 ) ( ln 2 ) 
2 n

On remplace I 1 par cette valeur et on obtient : ∀n ∈ ℕ , I n = −  + + .... 
2 2  1! 2! n! 
 
Remarque : on peut établir une démonstration par récurrence.

d) Exprimons (un ) en fonction de I n :


( ln 2 )
k −1
n
On sait que un = ∑ et
k =1 k!
1 1  ln 2 ( ln 2 ) ( ln 2 )  = I = 1 − 1 ln 2  1 + ( ln 2 ) + .... ( ln 2 ) 
2 n 1 n −1

∀n ∈ ℕ ∗ I n =
−  + + .... n
2 2  1! 2! n!  2 2  1! 2! n! 
  
1 1
Donc I n = − u n ln 2 alors 2I n = 1 − un ln 2 ⇒ un ln 2 = 1 − 2I n
2 2
1 − 2I n
Alors : u n =
ln 2
1
Pour calculer la limite de (un ) on a lim I n = 0 donc lim u n = .
n →+∞ n→+∞ ln 2

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