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UPEC

2ème année

TRAVAUX DIRIGES

Module M3102 -
Technologies de réseaux
opérateurs

A. MELLOUK, J. DIAZ
RÉSEAUX

Réseaux opérateur TD


Commutation dans les réseaux d’opérateurs .............................................................................. 4
Le réseau X25............................................................................................................................. 5
Exercice 1 ............................................................................................................................... 6
Exercice 2 : ............................................................................................................................. 7
Exercice 3 : ............................................................................................................................. 7
Exercice 4 : ............................................................................................................................. 8
Exercice 5 : ............................................................................................................................. 8
Exercice 6 : ............................................................................................................................. 8
Le réseau Frame Relay (FR) .................................................................................................... 11
Principes ............................................................................................................................... 11
La trame Frame Relay .......................................................................................................... 12
Normalisation des DLCI ...................................................................................................... 13
Gestion de la congestion dans le réseau FR ......................................................................... 13
Commandes pour l’établissement d’un circuit virtuel commuté (CVC).............................. 13
Normes qui définissent le Frame Relay ............................................................................... 14
Exercice 7 : ........................................................................................................................... 14
Exercice 8 : ........................................................................................................................... 15
Le réseau Asynchronous Transfer Mode (ATM) ..................................................................... 16
Principes ............................................................................................................................... 16
Cellule ATM ........................................................................................................................ 17
Modèle en couche................................................................................................................. 18
Les différents débits pour ATM en fonction des supports physiques : ................................ 19
Exercice 9 : ........................................................................................................................... 20
Exercice 10 : ......................................................................................................................... 21
Les réseaux MPLS ................................................................................................................... 22
Principes ............................................................................................................................... 22
Gestion du routage dans un réseau MPLS ........................................................................... 23
Exercice 11 : ......................................................................................................................... 24
Exercice 12 : ......................................................................................................................... 25
Exercices pour aller plus loin ................................................................................................... 26
Exercice 13 : ......................................................................................................................... 26
Exercice 14 : ......................................................................................................................... 27

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RÉSEAUX

Réseaux opérateur TD

Exercice 15 : ......................................................................................................................... 28


Exercice 16 : ......................................................................................................................... 28
Exercice 17 : ......................................................................................................................... 29
Exercice 18 : ......................................................................................................................... 31
Exercice 19 : ......................................................................................................................... 32
Exercice 20 : ......................................................................................................................... 32
Exercice 21: .......................................................................................................................... 33
Annexes .................................................................................................................................... 34

A. Mellouk, J. Diaz – UPEC 3/36


RÉSEAUX

Réseaux opérateur TD

Commutation dans les réseaux d’opérateurs


La commutation est l’établissement ou la modification de connexions entre systèmes.
C’est le principe de base des télécommunications. En effet, la fonction de
commutation, sur laquelle étaient fondés les premiers commutateurs téléphoniques,
consiste à établir temporairement entre deux correspondants un circuit physique qui
leur permettra de dialoguer.
Il n’y a pas de circuit physique préétabli pour toutes les communications de données,
messages, fichiers, etc. On rentabilise ainsi l'infrastructure d’un réseau, on appelle
cela la commutation de paquets.
Les données à émettre sont découpées en petits paquets et complétées de données
d'acheminement et de séquence. Les commutateurs du réseau, chaque fois qu'ils
reçoivent un paquet, examinent ses données d'acheminement et choisissent le
chemin optimal pour le relayer vers sa destination. C'est aussi le principe du
protocole IP d'Internet. Ce principe rentabilise les circuits physiques mais impose un
volume supplémentaire de données de service. Il est de plus coûteux en temps de
traitement à chaque étape de commutation.
Une amélioration a consisté à établir des circuits virtuels pour acheminer les paquets.
Un circuit virtuel est un chemin qui définit à l’établissement de la communication et
qui reste le même pour l’ensemble des paquets transmis jusqu’à la fermeture du
circuit (fin de la communication).
Un circuit (chemin dans le réseau) est donc sélectionné pour toute la communication,
mais il est dit virtuel, car il n'est pas réservé à cette unique communication. Cela
permet de mutualiser les infrastructures qui coûtent cher aux opérateurs. On gagne
donc en temps de calcul sans perdre l'avantage de la rentabiliser l'infrastructure.
C'est le principe des réseaux X.25 (en France, le réseau historique s’appelle
Transpac) et du relais de trames (Frame Relay).

Les dernières améliorations en matière de commutation de paquets sur circuit virtuel


ont donné naissance au protocole ATM. Ce protocole exploite les avantages de la
commutation pour les données, la voix et la vidéo.
Lorsqu’un circuit est établi temporairement le temps d’une communication, on parle
de Circuit Virtuel Commuté (CVC) et lorsqu’il n’y a pas de fermeture du circuit
comme c’est le cas des liaisons louées on parle alors de Circuit Virtuel Permanent
(CVP).

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RÉSEAUX

Réseaux opérateur TD

Le réseau X25
La commutation de paquets est une technique pour la transmission de données sur
un réseau. Le protocole X.25 de l'UIT-T présentent les différents aspects de cette
technique et a servi à bâtir le premier réseau français spécialisé dans la transmission
de données : Transpac.

Un abonné achète une connexion dans le réseau de commutation de paquets d'un


opérateur. Il accède au réseau de l'opérateur au travers d’un PAD (Packet
Assembly/Deassembly Device). Ce système réduit les paquets de l’utilisateur en
petits paquets (128 octets) qui sont envoyés dans le réseau.
Les paquets d’un utilisateur sont mélangés avec ceux des autres clients. Ils sont
séparés à l’arrivée ou en cours de route.

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RÉSEAUX

Réseaux opérateur TD

Il y a deux méthodes pour acheminer les paquets:


• Le mode datagramme : c'est un service sans «connexion» qui ajoutent une
destination, un numéro de séquence et qui sont réassemblés à l’arrivée.
Chaque paquet peut suivre une route différente d’un autre.
• Le mode circuit virtuel : un circuit de bout en bout est établi et chaque paquet
suit exactement ce chemin.

Le débit est peu élevé au regard des applications actuelles (maximum 2048kbits/s),
notamment parce que les contrôles d'erreur et de flux, qui sont très rigoureux avec
X.25, font baisser le débit effectif des liaisons.

Exercice 1
Question 1
Quelles sont les principales différences entre un contrôle de flux de proche en
proche et un contrôle de flux de bout en bout ?

Question 2
Un réseau X25 relie trois ETTD. Est-il possible d’ouvrir plusieurs circuits virtuels
entre deux ETTD données ? Quel intérêt y aurait-il à ouvrir plusieurs circuits virtuels
entre deux ETTD ?

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RÉSEAUX

Réseaux opérateur TD

Exercice 2 :
Soit le schéma d’interconnexion suivant :

Chaque ETTD veut envoyer 4 paquets de données aux deux autres. Le plus grand
numéro de voie est 7 pour tous les ETTD.
• L’ETTD1 a ouvert des circuits virtuels avec l’ETTD2 et l’ETTD3.
• L’ETTD3 a ouvert un circuit virtuel avec l’ETTD2.

Question 1
Représentez la suite des paquets échangés entre les ETTD et les ETCD (N1,N2 et
N3), en supposant que :
• Les circuits virtuels sont des circuits permanents (CVP) déjà ouverts,
• Les fenêtres des différents circuits virtuels sont respectivement :
o entre l’ETTD1 et l’ETTD2 : W=1
o entre l’ETTD1 et l’ETTD3 : W=2
o entre l’ETTD2 et l’ETTD3 : W=3
• l’acquittement des paquets est local
• on entrelace les données des différents circuits virtuels pour minimiser le
temps de transfert global des données.

Exercice 3 :
On considère un réseau X25 à commutation de paquets. Une panne se produit dans
le réseau, provoquant la rupture du circuit virtuel établi. Comment les entités de
couche réseau avertissent-elles les entités de couche transport concernées ?

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RÉSEAUX

Réseaux opérateur TD

Exercice 4 :
Évaluer le temps de transit d’un message de 1000 octets sur le réseau X25.
Les abonnements d’extrémités ont les caractéristiques suivantes :
• paquets de 128 octets
• abonnement A débit 4800 bits/s
• abonnement B débit 9600 bits/s
• Temps de transit dans le réseau X25 = 10ms.

Exercice 5 :
Y a-t-il une relation entre le nombre de voies logiques, le nombre d’applications
mises en œuvre et le multiplexage au niveau de la couche transport ?

Exercice 6 :
Soit la capture de trames suivante :

Émetteur Trame

DCE Sf 01 0F Gg Gg Ef

DTE Sf 01 3F Gg Gg Ef

DCE Sf 01 73 Gg Gg Ef Sf 03 00 10 00 FB 87 00 Gg Gg Ef

DTE Sf 01 00 10 00 FB 87 03 Gg Gg Ef

DCE Sf 01 21 Gg Gg Ef

DTE Sf 03 21 Gg Gg Ef

Remarque:
• Sf : start frame (fanion de début de trame)
• Gg Gg : champ FCS (2 octets)
• Ef : end frame (fanion de fin de trame)

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RÉSEAUX

Réseaux opérateur TD

Format de la trame X25 :

Champ Adresse (1 octet)


Ce champ, de 8 bits, comporte deux bits spéciaux nommés C/R (Commande/Réponse) et E/A
(Extension Adresse) : xxxxxxc/re/a.
• Un primaire émet des commandes et reçoit des réponses
• Un secondaire reçoit des commandes et émet des réponses
En X25, il existe la notion d'Utilisateur (Station X25) et de Réseau (Commutateur X25). Selon que
l'équipement est un équipement utilisateur ou réseau, il positionnera le bit c/r à 1 ou à 0.

c/r Utilisateur Réseau

Trame de commande 0 1

Trame de réponse 1 0

• Si e/a = 0, le champ adresse est étendu à l'octet suivant


• Si e/a = 1, l'octet qui le supporte est le dernier octet d'adresse
Champ Controle (1 octet)
Le champ contrôle permet de déterminer la fonction de la trame.
 

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RÉSEAUX

Réseaux opérateur TD

Question 1
Identifier les types de trames émises par le DTE et le DCE.

Question 2
Représenter les échanges sous la forme d’un synoptique en indiquant la valeur
des compteurs V(R), V(S) et le bit p/f.

Question 3
Signaler à quel moment la connexion de niveau 2 est établie.

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RÉSEAUX

Réseaux opérateur TD

Le réseau Frame Relay (FR)


Principes
Un réseau de relais de trame est constitué de nœuds (ou commutateurs)
interconnectés entre eux (réseau maillé). Un réseau Frame Relay fonctionne en
mode connecté. On peut constitué entre deux usagers des circuits virtuels
permanents (PVC) ou commutés (SVC).
Les réseaux Frame Relay varient d'un opérateur à un autre et d'un pays à un autre.
Par contre l'interface UNI (usager/réseau) est normalisée.

Un commutateur transmet les données qu'il reçoit d'un côté à l'autre en fonction
d'une table de commutation et de l'identifiant des liens (DLCI : Data Link Connection
Identifier).

Exemple de table de commutation correspondant au schéma ci-dessus :


Voie entrante n°1 Voie entrante n°3
DLCI entrant Voie de sortie DLCI sortant DLCI entrant Voie de sortie DLCI sortant
101 N°3 301 301 N°2 201

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RÉSEAUX

Réseaux opérateur TD

La trame Frame Relay

 Fanions : ce sont les délimiteurs de début et de fin de la trame.


 Entête : l’entête contient les adresses DLCI, un bit C/R (commande/réponse),
deux bits E/A (extension d’adresse), deux champs pour la gestion de la
congestion du réseau (FECN et BECN), et un marqueur de trame à éliminer
en priorité en cas de congestion (DE).
 Champ données : en pratique, la taille est choisie de manière à éviter à la
couche transport les coûteuses fonctions de fragmentation.
 FCS : Frame Check Sequence (un code CRC) pour identifier les erreurs dans
la transmission.
Le champ adresse de la trame contient un numéro de circuit logique :
 DLCI : Data Link Connection Identifier

Chaque noeud possède une table de commutation qui associe à un DLCI sur une
voie entrante un DLCI sur une voie sortante et une voie de sortie.
Lorsque le noeud de commutation reçoit une trame :
 Il lit la valeur du DLCI.
 Il trouve la voie de sortie et le DLCI de sortie.
 Il remplace le champ DLCI de la trame par la valeur DLCI de sortie obtenue.
 Il met la trame dans la file d’émission de la voie de sortie.

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RÉSEAUX

Réseaux opérateur TD

Normalisation des DLCI


Le DLCI joue le rôle du NVL en X25.
Les DLCI sont attribués en fonction de leur rôle dans le réseau :

Contrairement à un circuit X25 ou le circuit virtuel est bidirectionnel, le DLCI est


unidirectionnel. Le système distant doit établir son circuit de retour distinct du circuit
aller.

Gestion de la congestion dans le réseau FR


Un accès relais de trame est caractérisé par 3 grandeurs :
• le CIR (Committed Information Rate) ou débit garanti.
• l’EIR (Excess Information Rate) ou débit maximal autorisé.
• le Tc (Committed rate measurement interval) ou intervalle de temps de
détermination des volumes admis (Volume = débit x Tc)
Le réseau fait appel à l’autodiscipline pour prévenir les congestions en marquant les
trames excédantes. Lorsque le débit dépasse le CIR, les trames en excédant sont
marquées par les organes de commutation en positionnant le bit DE à 1. S’il y a
congestion, elles seront éliminées.
Si le débit dépasse l’EIR, les trames sont directement éliminées.
Le bit FECN est positionné à 1 par le commutateur en état de congestion. Dans la
réponse à une trame dont le bit FECN est à 1, le récepteur marquera le bit BECN à 1
pour avertir l’émetteur de la congestion.

Commandes pour l’établissement d’un circuit virtuel commuté


(CVC)
Message Explication
Setup Demande d’établissement par appelant
Call Proceeding Signal de progression d’appel (interconnexion de réseau)
Connect Acceptation appel par appelé
Connect Ack Confirmation d’acceptation à appelé
Alerting Retour d’indication à l’appelant
Progress L’appelant traite l’appel
Disconnect Déconnexion
Release Déconnexion CV FR puis ligne physique
Release Complete CV référence libre
Status Réponse à une demande d’état
Status Enquiry Demande d’état

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RÉSEAUX

Réseaux opérateur TD

Normes qui définissent le Frame Relay


ANSI
T1.602 ISDN - Data link layer signalling specification for application at the User Network
Interface, 1990
T1.606 Frame relaying bearer service - Architectural framework and service description, 1990
T1.607-1990 ISDN - Layer 3 signalling specification for circuit-switched bearer service for digital
subscriber signalling system number one
T1.617 Signalling specifications for frame relay bearer service - Local Management Interface
(LMI), 1990
T1.618 Core aspects of frame protocole for use with frame relay bearer service, 1990
T1S1/91-659 Draft Addendam to T1.606 - Frame relaying bearer service - Architectural framework
and service description, 1990
UIT-T
I.122 Framework for providing additional packet mode bearer services, blue book, 1988
Q.922 ISDN data link layer specification for frame mode bearer service, 1998
Q.933 ISDN signalling specification for frame mode bearer services, 1988
X.36 Interface between DTE and DCE for public data networks providing frame relay data
transmission service by dedicated circuit, 1994
FRAME RELAY FORUM
FRF.1.1 User-to-Network Implementation Agreement (UNI)
FRF.2.1 Network-to-Network Implementation Agreement (NNI)
FRF.3.1 Multiprotocol Encapsulation Implementation Agreement
FRF.4 User-to-Network SVC Implementation Agreement
FRF.5 Frame Relay/ATM PVC Network Internetworking Implementation Agreement
FRF.6 Frame Relay customer network management Implementation Agreement
FRF.7 PVC multicast service and protocol description implementation agreement
FRF.8 Frame Relay/ATM PVC service internetworking implementation agreement
FRF.9 Data Compression over Frame Relay implementation agreement
FRF.10 Frame Relay network-to-network SVC implementation agreement
FRF.11 Voice over Frame Relay implementation agreement
IETF
RFC 1293 Inverse Address Resolution protocol
RFC 1315 Management information base for Frame Relay DTEs
RFC 1490 Multiprotocol interconnect over Frame Relay
RFC 1604 Definitions of managed objects for Frame Relay service

Exercice 7 :
Question 1
Où se place la correction des erreurs en ligne dans le relais de trames ?

Question 2
Pourquoi et dans quelle condition est-il possible de transporter de la parole
téléphonique dans du relais de trames ?

Question 3
Pourquoi le coût de mise en place d’un réseau relais de trames est-il moins important
que celui nécessaire au développement d’un réseau X25. Quelle peut en être la
contre-indication ?

A. Mellouk, J. Diaz – UPEC 14/36


RÉSEAUX

Réseaux opérateur TD

Question 4
La structure de la trame utilisée dans le relais de trames répond à la norme LAP-D
étendu (appelée aussi LAP-F). Nous voulons interconnecter un réseau en relais de
trame et un réseau X25.
1. Peut-on mettre directement les trames provenant du relais de trames dans les
paquets X25 ? Et l’inverse, c’est-à-dire les paquets X25 dans la trame du
relais de trames ?
2. Donner un schéma architectural de cette interconnexion en précisant les
différents protocoles utilisés ?
3. Que pensez-vous d’une telle solution ?

Exercice 8 :
On considère l’interconnexion de deux réseaux en relais de trames.

Question 1
La liaison virtuelle peut-elle être de bout en bout ?

Question 2
Comment peuvent se passer les opérations de contrôle de flux et de correction des
erreurs sur cette interconnexion ?

Question 3
Les deux utilisateurs veulent réaliser dans cette configuration une conversation
téléphonique. A quelle condition celle-ci est-elle possible ?

Question 4
Si l’émetteur choisit un CIR de 32 Kbps et un EIR de 64 Kbps pour transporter une
voie de parole numérique à 64 Kbps, la qualité téléphonique peut-elle être conservée
?

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RÉSEAUX

Réseaux opérateur TD

Le réseau Asynchronous Transfer Mode (ATM)


Principes
L’ATM est une technologie d’opérateurs de télécommunications (téléphonie). Il est
utilisé comme mode de transfert dans les réseaux RNIS large bande.
Par son principe, il simplifie le fonctionnement des commutateurs. Les trames sont
appelées des cellules dont la taille est constante et de petite taille. Il est adapté au
transport de flux différents (données, voix, vidéo).
Le multiplexage des flux est extrêmement souple car il y a asynchronisme entre la
source (l’utilisateur) et le réseau. La source n’est pas obligée de transmettre en
permanence (notion de silence).

Le protocole ATM est orienté connexion. Chaque connexion est identifiée par une
étiquette (comme en X25). Il y a deux hiérarchies de commutation: le faisceau virtuel
(VP comme Virtual Path) qui concatène plusieurs voies virtuelles (VC comme Virtual
Channel).

Le choix de la taille des cellules à nécessité une harmonisation entre les projets
(Europe/Japon et USA) :
• Le point de vue de l’Europe et du Japon : 32 octets permettant un délai de
mise en cellule de 4ms pour éviter l’ajout d’annulateurs d'écho.
• Les américains avaient choisi une taille de cellule de 64 octets car leur
infrastructure de réseau possède des annulateurs d'écho.
• Afin de satisfaire tous les protagonistes, il a été décidé que la taille des
cellules ferait 53 octets avec un entête de 5 octets.

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RÉSEAUX

Réseaux opérateur TD

Cellule ATM
On retrouve dans les réseaux ATM deux types de cellules.
Les cellules UNI (User-Network Interface) qui sont des cellules échangés entre
l’utilisateur et le réseau et NNI (Network-Node Interface) qui sont des cellules
échangées entre les nœuds du réseau.
Ces interfaces ont la même utilité qu’en Frame Relay.

Cellule UNI :

Cellule NNI :

A. Mellouk, J. Diaz – UPEC 17/36


RÉSEAUX

Réseaux opérateur TD

• GFC: véhicule les informations pour le contrôle de flux (UNI),


• VPI et VCI: identificateur de chemin et circuit virtuel,
• PT: Payload Type Identifier, identifie le type de la cellule,
• CLP: Cell Loss Priority, marque les cellules à rejeter en priorité,
• HEC: Header Error Checksum, contrôle d'erreur sur l'en-tête.

Modèle en couche
La modélisation simple d’ATM peut être représentée comme ci-dessous :

Couche Physique :
• TC (Transmission Convergence) : Adapte les cellules ATM (flux ATM) à
l'infrastructure physique de l'opérateur de transport.
• PM (Support Physique) : Adapte le signal aux différents médias utilisables
(câble, fibre,...)
Couche ATM :
responsable de l'acheminement des données avec comme fonctions : contrôle
générique de flux, multiplexage/démultiplexage des cellules issues d'applications
différentes, ajout/retrait de l'en-tête de cellule, translation du couple VPI/VCI assurée
à l'intérieur du réseau par le processus d'acheminement.
Couche AAL (ATM Adaptation Layer) :
SAR (Segmentation and Réassembly) : segmente (réssemble) le flux d'information
(paquet max. De 64 Koctets) en unités de 48 octets.
CS : S'occupe de la convergence vers les couches sup. dont les caractéristiques
dépendent des applications (AAL1, AAL2, AAL3/4, AAL5). médias utilisables (câble,
fibre,...)

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RÉSEAUX

Réseaux opérateur TD

Le modèle ATM est plus complexe qu’il n’y parait puisqu’il faut mettre en relation
différents plans indépendant les uns des autres pour assurer le suivi d’une
communication.

• Plan usager : prend en charge les informations véhiculées, les erreurs de


transfert et la surveillance du flux émis.
• Plan de contrôle : se charge de l'établissement, la libération et la surveillance
des connexions.
• Plan de gestion : se charge des cellules OAM (Operation and Maintenance
Cells) générées pour la gestion des performances, la détection des pannes, la
protection du système, la localisation des fautes.

La couche d'adaptation AAL :


Fonction : Se charge de l'interface avec les couches supérieures et donc adapte le
niveau ATM au service requis.
• SAR (Segmentation And Reassembly) : Assure le découpage des
informations provenant des couches supérieures en cellules du côté émetteur,
leur reconstitution du côté récepteur (généralement intégré sous forme
hardware).
• CS (Convergence Sublayer) : assure les fonctions d'adaptation des couches
hautes (correction d'erreurs, traitement des pertes, insertion de cellules,
filtrage de variation de délais de transmission, récupération de l'horloge).

Les différents débits pour ATM en fonction des supports


physiques :
• Fibre optique multimode : 100 Mbps en codage 4b/5b (100BaseFX), 155
Mbps en codage STS-3c (SONET/STM-1), 155 Mbps en codage 8b/10b.
• Fibre optique monomode : 155 Mbps en STS-3c (SONET), 622 Mbps en STM-
4.

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RÉSEAUX

Réseaux opérateur TD

• Fibre optique plastique: 155 Mbps en STM-1.


• Shielded Twisted Pair (STP): 155 Mbps en 8b/10b
• Coax: 45 Mbps, DS3, 155 Mbps

Exercice 9 :
La transmission de la parole téléphonique sur un réseau ATM constitue une
application isochrone et demande une liaison à 64 Kbps.

Question 1
Cette application possède deux contraintes, lesquelles ?

Le temps de transit des octets pour la parole sortant d’un combiné téléphonique se
décompose en trois phases.

Question 2
Citer et Expliquer ces trois phases ?

Le temps total de ces trois phases ne doit pas dépasser 28 ms.

Question 3
Déterminer le temps de mise en cellule ATM.

Question 4
Est-ce que les temps de remplissage et de vidage d’une cellule par une application
de parole téléphonique s’ajoutent ou s’écoulent en parallèle ?

Question 5
En supposant que le signal soit transmis sur un câble électrique à la vitesse de 200
000 km/s, quelle serait la distance maximale parcourue ? Que pensez-vous de telles
contraintes ?

Dans les mêmes conditions citées ci-dessus, la parole numérique est compressée à
16 Kbps.

Question 6
Donner le temps maximal de traversée du réseau pour que le signal de parole puisse
être reçu correctement.

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RÉSEAUX

Réseaux opérateur TD

Question 3
Quelle solution peut-on adopter ?

Exercice 10 :
Question 1
Pourquoi avoir mis au point le RNIS ?

Question 2
Le RNIS Large Bande devra pouvoir fonctionner avec le RNIS bande Etroite et aussi
avec des terminaux dont une proportion non négligeable reste encore analogique.
L'écho engendré par la transformation 2 fils-4 fils qui intervient entre le monde
analogique et le monde numérique doit rester dans certaines limites de niveau et de
délai. Les impératifs de qualité fixés par l'UIT-T permettent un délai d'écho aller et
retour de 20 ms.
• Déterminer le temps de mise ne cellule ATM.
• Considérons le temps de propagation de 5 ms pour 1000 km, quelle est la
distance maximum pour ne pas avoir de problème d'écho?
• Déduire pourquoi les européens voulaient une cellule de 32 octets et les
américains une cellule de 64 octets?

A. Mellouk, J. Diaz – UPEC 21/36


RÉSEAUX

Réseaux opérateur TD

Les réseaux MPLS


Principes
Les réseaux de données à commutation de paquets ou de cellules comme X25,
Frame Relay ou ATM sont peu adapté à l’environnement internet. Sur les réseaux
internet, les données ne sont pas transmises en flux continu mais plutôt par rafale ce
qui n’est pas compatible avec la réservation de ressources utilisée dans les réseaux
commutés. Les réseaux routés sont bien mieux adaptés à ces trafics avec un
traitement des flux à la volée et des techniques de routage automatisées.
Pour conserver la spécificité des réseaux commutés qui sont capables de transporter
d’autre type de flux en dehors des paquets IP et alléger la charge des cœurs de
réseaux, on a mis en place un système intermédiaire qui peut allier la commutation
au routage. C’est le Multi Protocol Label Switching (MPLS).
Le MPLS se situe entre la couche 2 et la couche 3 :

Couche IP (3)

Couche MPLS (2 ½)

Couche MAC (2)

Couche physique (1)

Cette couche MPLS intermédiaire entre la couche 2 et la couche 3 encapsule la


couche IP dans le cas de réseaux IP/MPLS. L’entête MPLS est constituée de quatre
champs dont la longueur totale est de 4 octets.

Champs de l’entête MPLS :

Champ description

Label (20 bits) : le label est utilisé pour facilité la recherche des informations de routage.

COS (3 bits) : le champ COS (Class Of Service) est utilisé dans le cadre de la qualité
de service.

S (1 bits) : le bit S (bottom of Stack) sert à indiquer s’il s’agit du dernier label (S=1).
Si le champ S est à 0 cela signifie qu’il y a un empilement de label.

TTL (8 bits) : le champ TTL (Time To Live) fonctionne comme le champ TTL du
protcole IP.

A. Mellouk, J. Diaz – UPEC 22/36


RÉSEAUX

Réseaux opérateur TD

Gestion du routage dans un réseau MPLS


Dans un routeur, le choix du chemin que suivra un paquet est déterminé par
plusieurs éléments dont entre autres l’adresse de destination. Ce choix correspond à
un point d’entrée dans la table de routage qui est appelé FEC (Forwarding
Equivalence Class).
Dans le cas du MPLS, les chemins sont déterminés à l’avance par le réseau (ospf) et
celui-ci attribue un identifiant unique à chaque FEC qui est appelé un label.
Un paquet qui parcoure le réseau passe d’un label à l’autre en traversant les
routeurs. C’est la commutation de labels.

Pour se transmettre les couples FEC/Label (appelés bindings), les routeurs MPLS
utilisent un protocole spécifique appelé LDP (Label Distribution Protocol).
Les chemins utilisés pour la distribution des bindings entre routeurs sont déterminés
par un protocole IGP (Interior Gateway Protocol) comme OSPF.
Chaque routeur gère deux tables :
• La Routing Information Base (RIB) qui est mise à jour par le protocole IGP.
• La Label Forwarding Information Base (LFIB) mise à jour par le protocole
LDP.

A. Mellouk, J. Diaz – UPEC 23/36


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Exercice 11 :
Soit le schéma de réseau ci-dessous :

Question 1
Donnez la base propre à ce réseau suivant l’algorithme du Link State.

Question 2
Déroulez l’algorithme vu en cours pour construire la table de routage du routeur 2.

Le protocole MPLS est mis en œuvre au sein de ce réseau.

Question 3
Donnez la base RIB de chacun des routeurs.

Question 4
Quel sera le chemin parcouru par un paquet entre le routeur 1 et le routeur 5 ?

Question 5
Représentez la base LFIB par routeur pour un paquet allant de R1 à R5.

A. Mellouk, J. Diaz – UPEC 24/36


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Exercice 12 :
Décodez les trames ci-dessous capturées sur un réseau MPLS dont la couche 2 est
Ethernet (la capture est en gras) :
Trame n°1
0000 00 30 96 e6 fc 39 00 30 96 05 28 38 88 47 00 01 .0...9.0 ..(8.G..
0010 d1 ff 45 00 00 64 00 0a 00 00 ff 01 a5 6a 0a 01 ..E..d.. .....j..
0020 02 01 0a 22 00 01 08 00 3a 77 0a 39 06 2b 00 00 ...".... :w.9.+..
0030 00 00 00 1f 33 50 ab cd ab cd ab cd ab cd ab cd ....3P.. ........
0040 ab cd ab cd ab cd ab cd ab cd ab cd ab cd ab cd ........ ........
0050 ab cd ab cd ab cd ab cd ab cd ab cd ab cd ab cd ........ ........
0060 ab cd ab cd ab cd ab cd ab cd ab cd ab cd ab cd ........ ........
0070 ab cd ab cd ab cd ......

Trame n°2
0000 00 30 96 e6 fc 39 00 30 96 05 28 38 88 47 00 01 .0...9.0 ..(8.G..
0010 20 ff 00 01 01 ff 45 00 00 64 00 51 00 00 ff 01 .....E. .d.Q....
0020 a7 05 0a 1f 00 01 0a 22 00 01 08 00 bd 10 0f 66 ......." .......f
0030 12 a0 00 00 00 00 00 53 9e e0 ab cd ab cd ab cd .......S ........
0040 ab cd ab cd ab cd ab cd ab cd ab cd ab cd ab cd ........ ........
0050 ab cd ab cd ab cd ab cd ab cd ab cd ab cd ab cd ........ ........
0060 ab cd ab cd ab cd ab cd ab cd ab cd ab cd ab cd ........ ........
0070 ab cd ab cd ab cd ab cd ab cd ........ ..

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Exercices pour aller plus loin


Exercice 13 :

L'image suivante montre l'évolution du monde des réseaux : la création des


autoroutes de l'information par le mariage de la donnée, de la vidéo et de la voix.

Discuter les points suivants:

Question 1
Quel est le principal problème à résoudre dans un réseau pour pouvoir passer
l'ensemble de ces flux?

Question 2
Discuter l'adaptation des solutions réseaux existantes au niveau de chaque type
d'opérateur :
a) Les câblo-opérateurs (appelés aussi opérateurs vidéo),
b) Les opérateurs Télécom,
c) Les opérateurs informatiques.

Question 3
Que peuvent apporter des solutions comme le relais de trame, l'ATM ou l'IP à ces
nouveaux besoins.

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Exercice 14 :
On considère une application de télévision sur Internet, c’est-à-dire la diffusion d’un
canal vidéo de qualité télévision vers des utilisateurs connectés à Internet.

Question 1
Si l’émetteur diffuse vers 10000 utilisateurs, doit-il envoyer 10000 flots et associer à
un flot l’adresse d’un destinataire ?

Question 2
Que se passe-t-il lorsqu’un client veut changer de chaîne ?

Question 3
Dans le cas de la télévision hertzienne diffusée que l’on connaît aujourd’hui, utilise-t-
on une technique paquet ou une technique circuit ? L’utilisateur reçoit-il autant de
circuits qu’il existe de programmes de télévision ?

Question 4
Pourquoi n’y a-t-il pas d’adresses dans la télévision hertzienne diffusée ?

Question 5
Chez les câblo-opérateurs, le système de distribution des canaux de télévision vidéo
ressemble-t-il à celui de la télévision hertzienne ou à celui de le télévision sur Internet
?

Question 6
En déduire la place de la télévision Internet dans le futur.

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Exercice 15 :
Un opérateur veut transformer son réseau téléphonique commuté (RTC) en un
réseau Internet sans toucher à l’infrastructure physique.
1. Le peut-il ?
2. Dans ce cas, les paquets IP peuvent-ils prendre des chemins différents ?
3. Si un utilisateur demande un débit supérieur à 64 Kbps, le réseau peut-il le lui
proposer ?
4. Si le gestionnaire du réseau remplace les commutateurs de circuits du RTC
par des routeurs, est-ce toujours un réseau Internet ?
5. Dans ce cas, peut-il y avoir plusieurs routes différentes pour les paquets d’un
même flot ?
6. Si l’ensemble des lignes téléphoniques à 64 kbps entre deux nœuds est
remplacé par une seule ligne dont le débit est égal à la somme des débits des
lignes à 64 Kbps, cela peut-il apporter un trafic supplémentaire ?

Exercice 16 :
La technique de transmission appelée SONET transporte de façon synchrone une
trame toues les 125 µs.
1. Donner le format de la trame SONET.
2. Donner des raisons pour cette synchronisation.
3. Quelle est la capacité de transmission globale de SONET ?
4. Quelle est la capacité de transport efficace, c'est-à-dire disponible pour
l’utilisateur ?
5. Cette interface SONET multiplexe de nombreux utilisateurs, qui doivent venir
mettre leurs paquets dans la trame. Si l’on suppose que tous les clients ont
des paquets d’un seul octet au total et qu’ils n’aient le droit que d’en mettre un
seul par trame, quel est le débit par utilisateur ? En déduire le nombre de
voies téléphoniques que peut transporter un canal SONET.
6. Si, dans une trame SONET, on met des cellules ATM de 53 octets, dont 48
octets de données, quel est le débit utile ?
7. Cette solution permet de multiplexer différents clients par le biais de leurs
cellules ATM. Y a-t-il un multiplexage statistique ?
8. Le version de base présentée ici s’appelle SONET 1, ou OC-1 (Optical Carrier
1). Comment obtient-on les versions SONET n ou OC-n ?
9. On s’en sert pour faire transiter des paquets IP. Si l’on suppose que la
longueur moyenne des paquets IP soit de 200 octets, quelle devrait être la
puissance d’un routeur Internet en terme de traitement de paquets IP/seconde
qui recevrait quatre liaisons OC-192 ?
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Exercice 17 :
On veut comparer plusieurs architectures de réseaux multimédias. Les réseaux
considérés sont constitués de plusieurs nœuds maillés. On considère un niveau
physique unique, de type liaison spécialisée, entre les différents nœuds du réseau.
L’environnement logiciel est du type TCP/IP parce que l’utilisateur souhaite prendre
le standard le plus classique aujourd’hui. Dans un premier temps, on considère un
environnement intermédiaire de type ATM de bout en bout. Il faut donc transporter
des paquets IP dans des cellules ATM, elles-mêmes transportés sur des liaisons
spécialisées.
1. Décrire les deux architectures suivantes sous forme d’architectures en
couche : premièrement une technique d’encapsulation puis pour une
technique de translation. (cette dernière consiste en la translation de la seule
zone de données et non de l’ensemble du bloc ; en d’autres termes, dans une
translation on remplace l’en-tête du bloc par un nouvel en-tête correspondant
au réseau à traverser.)
2. Dans ce réseau, y a-t-il des routeurs, des commutateurs ou les deux à la
fois ?
3. Si l’on ne connaît que l’adresse IP du destinataire, quelle solution préconiser
pour trouver l’adresse ATM de sortie du réseau correspondant à l’adresse IP
connue ?
4. On choisit comme protocole intermédiaire de bout en bout le protocole
Ethernet. Dans ce cas, le paquet IP est placé dans un paquet Ethernet, lui-
même mis sur la liaison spécialisée. Dans les nœuds du réseau, on se sert de
l’adresse Ethernet pour acheminer le paquet vers le destinataire. Ce réseau
est-il un réseau routé, un réseau commuté ou quelque chose d’intermédiaire ?
5. L’adressage par l’adresse Ethernet est-il acceptable pour de très grands
réseaux ? Donner deux solutions permettant de réduire les tables nécessaires
pour acheminer les paquets.
6. Le cut-through est une technique dans laquelle il est possible de traverser un
nœud à très haute vitesse en commençant à émettre le début d’un paquet
sans même avoir reçu sa fin. Les nœuds peuvent-ils faire du cut-through ?
7. On choisit dans cette architecture de remonter jusqu’au niveau IP dans les
nœuds intermédiaires. Est-ce une architecture Internet ? A-t-on besoin
d’utiliser les adresses Ethernet ?
8. Si l’on choisit de transporter directement les paquets IP sur les liaisons
spécialisées en gardant des routeurs, peut-il y avoir un déséquencement des
paquets IP à l’arrivée.
9. On voudrait remplacer les routeurs par des commutateurs. Peut-on se servir
de l’ensemble adresse émetteur-adresse récepteur comme d’une référence
pour effectuer la commutation ?

A. Mellouk, J. Diaz – UPEC 29/36


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10. On suppose de nouveau que le protocole ATM soit utilisé pour la transmission
sur les lignes spécialisées, mais, ici, les nœuds sont des routeurs IP (les
routeurs possèdent des cartes coupleurs ATM). Dans un nœud du réseau,
peut-on commencer à renvoyer les premières cellules ATM d’un paquet IP
sans avoir reçu les dernières ?
11. Le nœud est cette fois un routeur-commutateur. Sur la liaison spécialisée ne
passent que des paquets ATM. Pour un flot de paquets IP, le premier paquet
de ce flot, qui est routé par un routage classique Internet, marque la route qu’il
a suivie. Les paquets ATM suivants, appartenant au même flot, sont
commutés. Comment le routeur-commutateur sait-il qu’il doit rassembler les
paquets ATM pour récupérer le paquet IP et le router ou au contraire
commuter directement le paquet ATM ?
12. On suppose maintenant qu’au lieu d’ouvrir la route par le premier paquet IP, le
nœud d’accès s’adresse à un serveur de route (serveur qui connaît les
correspondances d’adresses et les chemins à utiliser pour optimiser le
fonctionnement du réseau), qui lui donne l’adresse des nœuds à traverser
pour aller au destinataire.
a. Le nœud d’accès envoie-t-il un paquet IP ou un paquet ATM au serveur
de route ? Décrire ce qui se passe.
b. Les adresses des nœuds intermédiaires sont-elles données sous forme
d’adresse IP ou d’adresses ATM ?
c. Faut-il se servir du plan de supervision de l’ATM à un moment donné
ou non ?
d. Les nœuds sont-ils des routeurs, des commutateurs ou des routeurs-
commutateurs ?
13. On considère maintenant que la liaison spécialisée peut transporter à la fois
des paquets IP et des paquets ATM à l’intérieur d’une même trame. En
d’autres termes, les nœuds reçoivent soit des paquets ATM, soit des paquets
IP. Les deux fonctions de routage et de commutation ne sont pas corrélées.
On a donc des routeurs-commutateurs qui prennent en charge respectivement
les paquets IP et les paquets ATM.
a. Dans quels cas est-il plus intéressant d’utiliser l’environnement IP et
dans quel cas l’environnement ATM ?
b. Comment peut s’effectuer l’ouverture du circuit virtuel ATM ? A-t-on
besoin du plan de supervision de l’ATM ?
c. Cette solution paraît-elle raisonnable ?

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Exercice 18 :
Les protocoles utilisant les paquets IP, ATM et Ethernet sont des réponses possibles
pour la mise en place de réseaux multimédias.
1. Quels sont les atouts de la technique ATM ?
2. Quels sont les atouts de la technique IP ?
3. Quels sont les atouts de la technique Ethernet ?
4. Qu’apporte la commutation de cellules par rapport aux autres types de
commutation ?
5. Donner les différences entre la commutation de circuits et la commutation de
paquets?
6. Pourquoi les débits utilisés dans les réseaux locaux sont mesurés sur une échelle
de l'ordre de dizaines de Mégabits/s tandis que ceux utilisés dans les réseaux
distants sont de l'ordre de dizaines de Kilobits/s?
7. Une entité de Transport émet une primitive de service N_CONNECT.Request
vers l’entité de Réseau inférieure. Le protocole de Réseau est X25. Décrire la
suite des échanges en supposant que l’entité distante est d’accord pour ouvrir la
connexion.
8. La couche Transport classe 0 ne dispose pas des échanges des TPDU DR et
DC. Déduire :
a) pourquoi le multiplexage est impossible en classe 0 ?
b) est-ce que les TPDU DT sont numérotés. Pourquoi ?
9. La couche Transport classe 1 est la classe de base avec reprise sur erreurs
signalées. Déduire pourquoi les TPDU DT de la classe 1 sont numérotées ?
10. Les architectures de réseau consistent souvent à encapsuler les blocs de
données les uns dans les autres. Supposons que les clients d’un réseau
travaillent sur des PC munis du logiciel de communication IP. Les réseaux à
traverser sont, dans l’ordre, un réseau Ethernet, puis un réseau ATM, puis de
nouveau un réseau Ethernet. Faire un schéma global de la trame transportée
d’un PC à un autre.
11. Montrer que cette solution présente un inconvénient majeur ? Lequel ?
12. Que proposez-vous comme autre technique permettant de lever cet inconvénient.

A. Mellouk, J. Diaz – UPEC 31/36


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Exercice 19 :
On considère l’interconnexion de deux réseaux en relais de trames.
1. La liaison virtuelle peut-elle être de bout en bout ?
2. Comment peuvent se passer les opérations de contrôle de flux et de
correction des erreurs sur cette interconnexion ?
3. Les deux utilisateurs veulent réaliser dans cette configuration une
conversation téléphonique. A quelle condition celle-ci est-elle possible ?
4. Si l’émetteur choisit un CIR de 32 Kbps et un EIR de 64 Kbps pour transporter
une voie de parole numérique à 64 Kbps, la qualité téléphonique peut-elle être
conservée ?

Exercice 20 :
Q1. Discuter les moyens de sécurité mis en œuvre pour protéger
1. un intranet
2. un extranet.

Q2. La commutation, l’IP et l’ATM sont les pistes les plus sérieuses pour intégrer les
flux de différents types au sein des autoroutes de l’information. Discuter ceci en
comparant les différentes technologies et en donnant pour chacune d’elles les
avantages et les inconvénients.

Q3. Qu’apporte l’ADSL dans les réseaux de nouvelle génération ?

Q4. Les clés publiques et les clés privés sont souvent cités dans le domaine de la
cryptographie. Qu’en est-il de ces deux concepts ?
Expliquer le fonctionnement de la signature électronique.
Déduire l’impact de l’utilisation des clés dans le domaine de la signature
électronique.

Q5. Comment pourrait s’intégrer IPv6 dans une solution réseau de transport de la
voix.

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Exercice 21:
Q1. Définir une solution VPN.
Q2. Qu’apporte Diffserv et RSVP sur un réseau IP?
Q3. Donner les différences entre RSVP, Diffserv, QOSPF et MPLS
Q4. Comment peut-on éviter l’IP spoofing ?
Q5. Définir l’entropie de l’information.
Q6. Qu’apporte le MPEG 4 par rapport aux autres normes ?
Q7. Pourquoi le VOIP nécessite le streaming ?
Q8. Définir la notion de DMZ. Citer une méthode permettant d’installer et de
configurer une DMZ.
Q9. Citer les différentes phases de production d’un protocole.
Q10. Que connaissez-vous comme formalismes dans la conception des protocoles ?
Q11. Comment se fait la polarisation des photons dans le cadre de la cryptographie
quantique ?
Q12. Comment voyez-vous l’évolution de la technologie quantique dans les
méthodes de chiffrement ?

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Annexes

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