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IUT d'Orsay Département de Mesures Physiques – S1

TRAVAUX DIRIGES de THERMODYNAMIQUE

VERSION 2010 - 2011

Cours : F. PERINET
TD : A. BOUCHEFFA, I. DROUELLE, T. OSMAN, F. PERINET, G. PRIGENT
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Exercice n°1

Quel volume d'eau liquide à 60°C faut-il ajouter à 10 litres d'eau à 20°C, à P = 1 atm, pour obtenir
un bain à 35°C ?
DONNEES  : eau liquide = 1 Kg. l-1, la capacité calorifique massique de l'eau est de 1 calorie par
gramme et par degré ( cp = 1 cal g-1 deg-1)

Exercice n°2

1. Exprimer la relation existant entre capacité calorifique massique et capacité calorifique


molaire.
2. Exprimer la relation existant entre chaleur latente massique et chaleur latente molaire

Exercice n°3

On mélange 10 litres d'eau à 1O°C, 20 litres d'eau à 20°C et 30 litres d'eau à 30°C.
En s'appuyant sur les données numérique de l'exercice 1, trouvez la température finale du bain.

Exercice n°4

Quelle masse m de glaçon à 0°C faut-il mettre dans un litre d'eau à 25°C pour obtenir de l'eau à
15°C.
DONNEES  : la capacité calorifique massique de l'eau est de 1 calorie par gramme et par degré
( cp = 1 cal g-1 deg-1), eau liquide = 1 Kg. l-1, chaleur latente massique de fusion de la glace (à 0°C
sous 1 atmosphère)=Lf=80 cal g-1

Exercice n°5

Un récipient isolé thermiquement de l'extérieur et de capacité calorifique négligeable contient


initialement 110g d'eau liquide et 50g de glace, en équilibre thermodynamique à 0°C.
On y verse m grammes d'eau liquide initialement à 100°C.
Exprimez la nouvelle température d'équilibre du système en fonction de m. Pour cela, on s'appuiera
sur les données numériques des exercices précédents.

Exercice n°6

Qu’est-ce qu’une grandeur thermométrique ? En citer au moins trois.

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Exercice n°7

On appelle fluide un gaz ou un liquide.

1. Qu’appelle-t-on poussée d’Archimède dans le cas d’un corps plongé dans un fluide ?
2. Comment s’exprime-t-elle en fonction de la masse volumique ρ du fluide et de son
« volume déplacé ».

Exercice n°8

Pourquoi est-il plus facile de nager en mer calme que dans une piscine d’eau douce ?

Exercice n°9

1. La masse d’un fluide peut-elle varier avec sa température ?


2. Le volume d’un fluide peut-il varier avec sa température ?
3. La masse volumique d’un fluide peut-elle varier avec sa température ?

Exercice n°10

Galilée, un physicien italien né en 1564 et mort en 1642, ne s’intéressa pas qu’à la rotation de la
terre autour du soleil (« et pourtant elle tourne » !!!). Il mit également au point un thermomètre. Ce
thermomètre est constitué d’un tube transparent, vertical et fermé, dans lequel sont introduits un
liquide et des boules en verre de volume identique. Chaque boule est remplie plus ou moins de
liquide et a donc une masse volumique qui lui est propre.

1. Expliquer le « donc ».
2. Observer le dispositif de démonstration quand la température T augmente.
3. On suppose que les boules de verre ne se dilatent pas quand T augmente. Comment varie la
masse volumique d’une boule donnée quand T varie ? Expliquer qualitativement pourquoi
des boules descendent et d’autres non lors de l’expérience précédente.
4. Du point de vue des forces auxquelles est soumise une boule et du point de vue de sa masse
volumique, que peut-on dire d’une boule en équilibre mécanique, entièrement immergée et
ne coulant pas. Peut-on associer à cette boule une température ? Quelle est la grandeur
thermométrique utilisée dans le thermomètre de Galilée ?
5. Considérons le cas où le liquide est de l’eau pure sous 1 atm. (cette pression restera
constante au cours du fonctionnement). La masse volumique de l’eau en fonction de T varie
1
de la façon suivante :

T (°C) 4 5 6 8 10 12 14 16 17
ρ (Kg.m-3) 999.90 999.90 999.90 999.80 999.60 999.40 999.20 998.90 998.70
T (°C) 18 19 20 21 22 23 24 25 26
ρ (Kg.m-3) 998.50 998.40 998.20 997.90 997.71 997.51 997.21 997.01 996.71

Supposons que chaque boule soit sphérique et ait un diamètre de 3 cm.

a. Quelle est la résultante des forces appliquées à une boule associée à la température de
25°C quand la température du thermomètre est de 20°C ? Où va se positionner cette
boule dans le tube ?
b. Quelle différence de masse y a-t-il antre la masse de la boule associée à la température
de 19°C, et celle de la boule associée à la température de 20°C ?
c. Quelle différence de masse y a-t-il antre la masse de la boule associée à la température
de 24°C, et celle de la boule associée à la température de 25°C ?
d. Pourquoi la fabrication de cet instrument de mesure de température est-elle délicate ?
e. Quel est le domaine de température où ce thermomètre peut fonctionner ?
f. Quels sont les inconvénients et les avantages de ce thermomètre ?

Exercice n°11

Soit un système thermodynamique fermé, monophasé, uniforme, de composition donnée et


contenant un nombre de moles donné.

1. Parmi les trois variables thermodynamiques V, P, et T, deux sont indépendantes.


Lesquelles ?
2. Quel est le nombre de degrés de liberté de ce système ?
3. On peut dans ces conditions écrire :
V  f ( P, T ), P  g (T ,V ), et T  h(V , P )

a. Exprimer, en utilisant les dérivées partielles appropriées : dV en fonction de dP et dT


dP en fonction de dT et dV
dT en fonction de dV et dP.
b. Reporter l’expression de dT en fonction de dV et dP dans l’expression de dV en fonction
de dP et dT. Cette expression est valable quelles que soient les valeurs de dV et dP. En
déduire DEUX relations.
c. Déduire DEUX nouvelles relations par permutation circulaire.

1
d. On définit les trois coefficients thermoélastiques α, β et χ de la façon suivante :
1  V 
   , coefficient de dilatation isobare
V  T  P

1  P 
    , coefficient de variation de pression isochore
P  T V

1  V 
    , coefficient de compressibilité isotherme
V  P  T

Montrer qu’on a   ..P


Vérifier que cette relation est bien vérifiée dans le cas d’un gaz parfait.

Considérons une ampoule de verre scellée, entièrement remplie d’huile sous P = 1atm. On suppose
que le verre ne se dilate pas quand T augmente (volume constant). Le verre dont est faite l’ampoule
casse pour une surpression P égale à 10 bars. On fait une approximation linéaire pour ce qui est de
la variation de P avec T, quand V est constant.

 P 
1. En déduire l’approximation que l’on peut faire pour   .
 T V

2. Trouver l’augmentation maximale de température Tmax que peut supporter l’ampoule.


3. Pourquoi les bouteilles de verre ne sont pas remplies à ras bord de liquide quand elles sont
scellées ?
DONNEES  : pour l’huile, α = 6.8 10-4 K-1 et χ = 8.5 10-10 Pa-1.

Exercice n°12

On s’intéresse, en fonction de l’altitude z, à la variation de deux paramètres pression et masse


volumique de l’air qui constitue l’atmosphère qui nous entoure .
On suppose, en première approximation, g et T constants. On considère que l’air se comporte
comme un gaz parfait Soit M la masse molaire de l’air et  sa masse volumique.

On rappelle l’expression différentielle suivante : dP = P(z + dz) – P (z) = - .g.dz

1. Quelle est l’origine du signe « moins  » ?


2. P augmente-t-il ou diminue-t-il quand z augmente ?

Soit P0 la pression à une altitude z0 .

3. A partir d’une intégration de l’équation différentielle donner l’expression de P (z) en


fonction de P0, M, g, R, T, z0 , z.
4. Si on considère qu’en z = 0 mètre (niveau de la mer),on a : P0 = 1 atm , que devient
l’expression ci-dessus ?

Soit 0 la masse volumique de l’air en z = 0 mètre.

1
5. Donner l’expression de  (z) en fonction de 0, M, g, R, T, z0 , z.
6.  augmente-t-il ou diminue-t-il quand z augmente ?

Exercice n°13

Supposons qu’on enferme dans un ballon d’enveloppe rigide de l’hélium gazeux. Le volume du
ballon est V = 0,5 m3
On suppose que : l’hélium et l’air se comportent comme des gaz parfaits. L’expérience a lieu à une
température T supposée constante et égale à 283 K. g est constant et égal à 9.8 m.s -2. L’enveloppe
du ballon a pour masse 0.3 kg. Le ballon est rempli de 100 grammes d’ hélium. La masse molaire
de l’air ,Mair , est égale à 29 g.mol-1 et la masse molaire de l’hélium MHe est égale à 4 g.mol-1.
1. Quel est le poids total du ballon rempli d’hélium ?
2. Quelle est la masse volumique du gaz hélium ?
3. Quelle est la pression à l’intérieur du ballon ?
4. Quelle est la poussée d’Archimède subie par le ballon au sol ?
5. Implicitement, quelle hypothèse avez-vous faite sur le rapport entre le volume occupé par
l’enveloppe du ballon et celui occupé par l’hélium ?
6. Quelle est la résultante des forces appliquées au ballon quand il est au sol ?
7. Justifier qu’il s’élève dans les airs.
8. Au fur et à mesure qu’il s’élève, comment varie son poids, dans quel sens varie la poussée
d’Archimède ?
9. Justifier le fait que le ballon va trouver un équilibre stationnaire et déterminer la valeur
numérique de l’altitude correspondante.

Exercice n°14

Indiquer parmi les variables suivantes celles qui sont extensives et celles qui sont intensives :
pression, masse, masse volumique, température, charge électrique, potentiel électrique,
concentration molaire (nombre de moles par unité de volume), énergie, longueur, volume,
fréquence du son.

Exercice n°15

Soit de l’air enfermé dans une bouteille sous une pression totale de 2 bars. Il contient 79 % molaire
de diazote, 20 % molaire de dioxygène et 1 % molaire d’argon. Les masses molaires respectives de
ces trois constituants sont égales à 28 g.mol-1, 32g.mol-1, 40 g.mol-1.
Quelles sont les valeurs des pressions partielles de chacun de ces constituants ?

Exercice n°16

Dans une enceinte indéformable de volume V égal à 0,2 m 3, on introduit 0,2 kg de dioxygène, 0,5
kg de diazote et 0,01 kg d’éthane de formule C2H6. Les masses molaires respectives de ces
constituants sont égales à 32 g.mol -1, 28 g.mol-1, 30 g.mol-1. On considère chacun des gaz comme

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parfait et leur mélange comme idéal.

1. Quels sont les nombres de moles de chacun des constituants ?


2. Sachant que la température du mélange est égale à 50°C, calculer la pression totale Ptot à
l’intérieur de l’enceinte.
3. Calculer la pression partielle de chacun des constituants.

On provoque la réaction totale de combustion de l’éthane qui conduit à la formation d’eau et de


dioxyde de carbone sous forme gazeuse. La température du nouveau mélange de gaz parfaits ainsi
obtenu est égale à 125°C.

4. Ecrire la réaction chimique qui a eu lieu.


5. Quels sont les nombres de moles de chacun des constituants ?
6. Calculer la pression totale.
7. Calculer la pression partielle de chacun des constituants.

Exercice n°17

Soit un système constitué de deux moles de gaz parfait monoatomique, initialement à une
température Ti égale à 300K et une pression Pi égale à 1 bar. On donne : Cv = (3/2).R et Cp = (5/2).R
On veut le conduire réversiblement à un état final où Tf =305 K et Pf = 1,2 bar.
Deux chemins sont possibles :
 Le premier chemin : transformation isobare jusqu’à l’état A puis transformation isochore
jusqu’à l’état final f.
 Le second chemin : transformation isochore jusqu’à l’état B puis transformation isobare
jusqu’à l’état final f.

1. Tracer qualitativement sur un diagramme pressions en ordonnées et températures en


abscisses les deux chemins suivis.
2. Calculer pression, température et volume dans l’état A puis dans l’état B. Rectifier, si
nécessaire, votre réponse à la question précédente.
3. Calculer WiAf, WiBf, QiAf, QiBf, travail total ou chaleur totale échangés entre le système et le
milieu extérieur.
4. Comparer WiAf + QiAf à WiBf + QiBf.

Exercice n°18

Un cylindre de longueur l égale à 1,0 m, muni d’un piston d’épaisseur négligeable, situé à son
extrémité droite, pouvant se déplacer sans frottement et dont la section S vaut 0,1 m 2, contient un
gaz parfait à une température Ti = 25°C et sous une pression Pi = P env(ironnante) = 1 bar. On comprime
ce gaz jusqu’à une pression finale Pf = 100 bars en exerçant sur le système une force mécanique de
norme (module) F qui s’additionne à la force liée à la pression environnante.

1. On réalise la compression grâce à une transformation isotempérature où la pression


extérieure Pext est constante et égale à la pression finale Pf Calculer le module F, le volume
Vi, le volume Vf, le travail échangé par le système avec le milieu extérieur.

2. On réalise la compression grâce à une transformation isotherme. Calculer le volume Vi, le


volume Vf, le travail échangé par le système avec le milieu extérieur.
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3. Justifier le fait qu’une des transformations est irréversible et l’autre est réversible. Comparer
les valeurs du travail échangé dans les deux cas et déterminer la transformation la plus
intéressante pour l’opérateur extérieur.

4. Représenter graphiquement sur un diagramme pressions en ordonnées et volumes en


abscisses le travail échangé dans les deux cas.

Exercice n° 19

On chauffe 2 moles de gaz parfait diatomique à volume constant.

Quelle est la chaleur reçue par le gaz si sa température s’élève de 10 K ?

Exercice n° 20

Trois moles d’un gaz parfait monoatomique sont enfermées dans un cylindre clos par un piston.
Toutes les parois sont adiabatiques. On comprime le gaz. La température augmente de 10 K.

Quelle est la quantité de chaleur reçue ?

Exercice n° 21

Montrer que dans une détente adiabatique réversible un gaz parfait se refroidit toujours.

Exercice n° 22

Dans une compression isotherme d’un gaz parfait, y a-t-il ou non apport de chaleur au système
constitué de ce gaz ?

Exercice n° 23

Soit un système constitué de deux moles de gaz parfait diatomique initialement à la pression P i , à la
température Ti et occupant le volume Vi. Il subit la suite de transformations réversibles suivante:

 transformation à pression constante jusqu’au volume 2 Vi


 compression isotherme jusqu’au volume Vi
 retour isochore à l’état initial

1. Représenter cette suite de transformations dans un diagramme pressions en ordonnées et


volumes en abscisses.
2. Exprimer en fonction de Ti, pour chacune des trois étapes : W, Q et ΔU.
3. Exprimer ces trois quantités pour le cycle.

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Exercice n° 24

On considère un gaz parfait subissant une détente adiabatique réversible entre deux états (P1,V1 ,T1)
et (P2 ,V2 ,T2).

Calculer W en fonction de P1 ,V1, P2 ,V2 et γ.

Exercice n° 25

Un système constitué d’une mole de gaz parfait monoatomique est comprimé irréversiblement
d’une pression initiale Pi de 1 bar à une pression finale P f de 10 bars sous l’effet d’une pression
extérieure constante Pext égale à 10 bars. Au cours de cette transformation, le volume du système
passe de 3,0.10-2 m3 à 1,0.10-2 m3.

Calculer pour cette transformation W, ΔU, Q.

Exercice n° 26

Un réservoir de grande capacité contient de l’air à la pression relative de 6,0 bars et à la


température de 20°C. Cet air est utilisé pour regonfler un pneumatique sans chambre, de volume
supposé constant et égal à 2,0 10-1 m3 initialement à la température de 20°Cet à la pression relative
de 1,2 bar. On peut considérer l’air comme un gaz parfait diatomique.

Dans un premier temps, on gonfle très rapidement le pneumatique jusqu’à la pression relative de
2,5 bars. On cherche à connaître la température T 2 de l’air contenu dans le pneumatique à la fin de
cette opération.
1. Avant de chercher la valeur numérique, raisonnons littéralement. On appellera n 0, V0, P0, T0
les valeurs des variables d’état correspondantes de l’air initialement dans le pneumatique, n1,
V1, P1, T1 les valeurs des variables d’état correspondantes de l’air initialement dans le
réservoir et ensuite entré dans le pneumatique et enfin P 2 et T2 la pression et la température
dans le pneumatique après le gonflage.
2. Considérons comme système les n0 + n1 moles . Exprimer la variation d’énergie interne de
ce système entre le moment où les n1 moles sont dans le grand réservoir et celui où elles sont
entrées dans le pneumatique et la comparer au travail échangé entre ce système et l’extérieur
au cours du transvasement des n1 moles. (équation 0).
3. Appliquer la loi des gaz parfaits aux n0 moles dans leur état initial (équation 1).
4. Appliquer la loi des gaz parfaits aux n1 moles dans leur état initial (équation 2).en supposant
T0 = T1
5. Appliquer la loi des gaz parfaits aux n0 + n1 moles dans leur état final (équation 3).
6. A partir des équations (1) et (3), en éliminant V 0, exprimer n0 + n1 en fonction des autres
variables d’état déjà définies. Exprimer n1 en fonction de n0. Réinjecter ces deux dernières
expressions dans l’équation 0 associée à l’équation 2.
7. Exprimer T2 en fonction de T0, P0 et P2.
8. Effectuer l’application numérique.

La valve étant refermée, l’air contenu dans le pneumatique se met ensuite en équilibre thermique
avec son environnement dont la température est égale à 17 °C.

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9. Calculer la nouvelle pression P3 à l’intérieur du pneumatique et la chaleur échangée lors de
cette deuxième étape.

Exercice n° 27

On s’intéresse au fonctionnement d’ une pompe d’ irrigation qui capte de l’ eau liquide au fond
d’une rivière située en contrebas d’ un jardin dont elle permet l’ arrosage.
Dans la suite de l’exercice, l’indice 1 correspondra au niveau rivière et l’indice 2 au niveau jardin.
Soient z1 et z2 les hauteurs par rapport au niveau de la mer. Soient h 1 et h2 les enthalpies massiques
de l’eau. Soient v1 et v2 les vitesses de circulation de l’eau dans la canalisation. Soient D 1 et D2 les
diamètres de la canalisation. Soient T1 et T2 les températures de l’eau. Faire un schéma du dispositif.
Le régime de circulation de l’eau est stationnaire.

1. Quelle est la relation entre les masses d’eau élémentaires dm 1 etdm2 circulant pendant une
même durée élémentaire dt ?
2. Pendant ce temps dt comment varie l’énergie totale de l’eau présente dans le dispositif entre
le niveau rivière et le niveau jardin ?
3. Soit δW* le travail élémentaire fourni à cette eau en circulation par la pompe pendant ce
temps dt . Supposons que la pompe et les canalisations soient calorifugées et donc que δQ =
0
4. Quelle est l’équation reliant dm1, dm2, v1, v2, z1, z2, h1, h2, δW* ?

Appelons debmass le débit massique de l’eau et P la puissance électrique du moteur actionnant la


pompe. Raisonnons désormais sur l’échange énergétique pendant une seconde. Quelle est l’équation
reliant debmass, v1, v2, z1, z2, h1, h2, P ?

5. On considère qu’on peut écrire : ΔH = m.CP.ΔT. Intégrer cette donnée dans l’expression
précédente.

Soit ρ la masse volumique de l’eau.

6. Exprimer le débit volumique de l’eau qu’on appellera debvol en fonction de debmass.


7. Exprimer v1 et v2 respectivement en fonction de debvol etD1, de debvol et D2.
8. Donner l’expression reliant P, ρ, debvol, CP, T1, T2, D1, D2,, z1, z2.
9. Application numérique : Calculer la puissance minimale du moteur de la pompe avec

DONNEES : Débit volumique égal à 1 litre par seconde,


Masse volumique de l’eau égale à 103 kg.m-3
CP de l’eau égal à 4 103 J.kg-1.K-1
g égal à 10 m.s-2
Température de l’eau de la rivière égale à 15°C
Température de l’eau débouchant sur le jardin égale à 17°C
Diamètre de la canalisation au niveau de la rivière égal à 8 cm.
Diamètre de la canalisation au niveau du jardin égal à 4 cm
Niveau au dessus de la mer de la rivière égal à 100 mètres.
Niveau au dessus de la mer du jardin égal à 105 mètres.

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Exercice n° 28

Calculer la variation d’entropie de 10 grammes d’eau passant de la température de 25°C à celle de –


10°C, à la pression atmosphérique.

DONNEES : 1 calorie = 4,18 Joules


Capacité calorifique massique de l’eau liquide = 1 cal .g-1.K-1
Capacité calorifique massique de la glace = 0,5 cal .g-1.K-1
Chaleur latente massique de fusion de la glace= 80 cal.g-1

Exercice n° 29

Soit un système constitué de n moles d’un gaz parfait effectuant le cycle suivant :
de A à B : compression adiabatique réversible
de B à C : compression isotherme
de C à D : baisse de pression isochore
de D à A : détente isotherme

1. Représenter ce cycle dans un diagramme pressions en ordonnées, volumes en abscisses. On


suppose CV molaire connu. L’état A est défini par les coordonnées P A, VA, TA. L’état C est
défini par les coordonnées PC, VC, TC.
2. Exprimer en fonction des données la variation d’entropie au cours de chacune des quatre
étapes.

Exercice n° 30

Un verre contient 100 grammes d’eau à la température de 25 °C. Le milieu extérieur est à cette
même température.
1. Il (le milieu extérieur) se comporte comme un thermostat. Pourquoi ?
2. Le premier principe autorise-t-il que le verre puisse spontanément puiser de la chaleur à
l’extérieur et se retrouver à la température de 100°C ?
3. Le second principe autorise-t-il que le verre puisse spontanément puiser de la chaleur à
l’extérieur et se retrouver à la température de 100°C ?

DONNEES : La capacité calorifique massique de l’eau liquide est de 1 cal .g-1.K-1

Exercice n° 31

Un verre contient 100 grammes d’eau à la température de 80°C. Le milieu extérieur est à une
température de 25°C.
1. Il se comporte comme un thermostat. Pourquoi ?
2. Le premier principe autorise-t-il que le verre puisse spontanément donner de la chaleur à
l’extérieur et se retrouver à la température de 25°C ?
3. Le second principe autorise-t-il que le verre puisse spontanément donner de la chaleur à
l’extérieur et se retrouver à la température de 25°C ?

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DONNEES : La capacité calorifique massique de l’eau liquide est de 1 cal .g-1.K-1

Exercice n° 32

Soit un système constitué d'une mole de diazote gazeux à une température T0 de 400 K et sous une
pression P0 de 2 bars, enfermée dans un cylindre muni d'un piston pouvant coulisser sans
frottements.
Le diazote est assimilé à un gaz parfait diatomique.
On met le système en relation avec un environnement à température constante T e de 300Ket
pression constante Pe de 1 bar.

1. Quel est, en se plaçant du point de vue du système, le signe du travail utile W* ?


2. On cherche à connaître la valeur algébrique la plus petite possible de W * et on calculera
pour cela la variation d'enthalpie libre par rapport à l'ambiance ΔGTe, Pe.

On rappelle qu'on a par définition : ΔGTe, Pe = Δ (He - Te S) = Δ (U + Pe V –Te S)

Exercice n° 33

Soit une mole de vapeur d'eau considérée comme gaz parfait qui se transforme en eau liquide à une
température de 100°C et sous une pression de 1 atmosphère. La masse molaire de l'eau est égale à
18 g.mol-1. La chaleur latente de vaporisation de l'eau liquide est de 2260 J.g-1.

Calculer les valeurs des 7 grandeurs suivantes : W, Q, ΔU, ΔH, ΔS, ΔF, ΔG.

Exercice n° 34

On définit l'état standard par T = 298 K et P = 1 atm.


On s'intéresse à une transformation où tant le système que l'environnement sont dans cet état.

1. Montrer qu'on a alors : ΔGsystème = ΔGTe, Pe

Soit la réaction suivante : H2 + 1/2 O2 → H2O liq


L'enthalpie de formation d'une mole d'eau liquide à partir de ses deux constituants dans l'état
standard est égale à – 286 KJ
Toujours dans l'état standard, les entropies molaires de H 2, O2, H2O liq sont respectivement de 130,
205, 70 J.K-1mol-1
On veut électrolyser une mole d'eau liquide dans les conditions standard.

2. Quel travail utile faut-il fournir au minimum ?

Une pile à combustible fournit dans les conditions standard de l'énergie électrique à partir de la
combinaison de H2 et O2 en eau liquide.

3. Quel travail utile maximal peut-on obtenir en formant une mole d'eau liquide ?

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Exercice n° 35

Un accumulateur d'automobile est chargé pendant 10 heures sous une tension de 13,5 volts avec une
intensité de 6 ampères. A la décharge, il peut fournir une intensité de 60 ampères sous une tension
de 12 volts pendant une heure.

1. Calculer W*charge, W*décharge, W*cycle.


2. Que peut-on dire de ΔGcharge, ΔGdécharge, ΔGcycle ?

Exercice n°36

1. Pourquoi des draps humides sèchent-ils plus vite à l'extérieur que dans une pièce fermée ?
2. Pour accélérer le séchage, on a intérêt à augmenter la température. Pourquoi ?

Exercice n°37

La relation de Clapeyron donne la variation de la température de changement de phase entre les


deux phases Φ1 etΦ2 d'un corps pur lorsque la pression varie. On a :
dP L
dT = T(v2  v1)
où L est la chaleur latente de transformation de la phase Φ 1 en la phase Φ2, rapportée à une
unité de matière.
vΦ2 et vΦ1 sont les volumes (dits spécifiques) des deux phases rapportés à cette même unité de
matière.

1. Vérifier que cette relation est bien homogène.

Soit une cocotte-minute qui contient un mélange eau liquide-vapeur d'eau et des pommes de terre.
La soupape laisse échapper la vapeur d'eau et se met à tourner quand P = 2 atm.
On suppose que la vapeur d'eau se comporte comme un gaz parfait.

2. Quelle approximation peut-on faire pour les volumes spécifiques ?


3. Quelle est la température de cuisson des pommes de terre ? La comparer à celle obtenue en
utilisant la formule empirique de Duperray : Psat (atm) / 1 atm = (T(°C) / 100°C) 4
On rappelle qu'à P =1 atm, la température d'équilibre du mélange eau-vapeur d'eau est 100°C.
La chaleur massique de vaporisation de l'eau liquide est, autour de100°C, de 540 cal.g-1.
Une mole d'eau pèse 18 grammes.

Exercice n°38

On injecte 10 g d'eau liquide dans une enceinte de volume 10 litres sous vide statique à une
température de 20°C.
On donne : Masse molaire de l'eau = 18g.mol-1 et Psat(eau) à T = 20°C égale à 2,3 103 Pa

1
1. Cette eau reste-t-elle entièrement liquide ou partiellement liquide ? Passe-t-elle entièrement
à l'état de vapeur ? S'il existe deux phases, calculer la masse de chacune d' entre elles.
2. Si on augmente le volume du récipient, justifier le sens dans lequel varient les masses de
chacune des phases.

1
IUT d’ORSAY Année 2009-
2010

DEPARTEMENT de MESURES PHYSIQUES


PROMOTION S1 Le 19janvier 2010

Devoir surveillé de THERMODYNAMIQUE


Durée : 3H - Documents interdits ; calculatrice autorisée. Faire les calculs avec trois chiffres
significatifs. On rappelle R = 8,31 J.mol-1.K-1 et g = 9.81 m.s-2 .
Un barème approximatif est fourni.

TRAITEZ IMPÉRATIVEMENT SUR DEUX COPIES SÉPARÉES


QUESTIONS DE COURS ET EXERCICES

LE NON RESPECT DE CETTE DEMANDE ENTRAINE LA NOTE


ZERO

JUSTIFIEZ TOUTES VOS RÉPONSES


Question 1 (0,5 point)

Qu’est-ce qui différencie une transformation isotherme d’une transformation isotempérature ?

Question 2 (1 point)

Démontrer que , pour un gaz parfait, on a : h = -V .

Question 3 (0,5 point)

Donner deux exemples de transformations spontanées impossibles mais autorisées par le premier
principe.

2
Question 4 (1,5 point)

Considérons un système de masse m et de capacité calorifique massique Cp évoluant à pression


constante. D’abord à la température T1, il est porté à la température T2 grâce à la mise en contact
avec un thermostat à la température T2. Il est ensuite ramené à la température T1 grâce à la mise en
contact avec un thermostat à la température T1
Exprimer le terme de source au cours de cette transformation cyclique en fonction de m, Cp, T1 et
T2.
Montrer que cette transformation est d’autant plus irréversible que les températures T1 et T2 sont
éloignées.
Quelle condition doit être respectée pour qu’une transformation à pression constante puisse être
considérée comme réversible ?

Question 5 (0,5 point)

Qu’est-ce qu’une fonction potentielle ?

Question 6 (1 point)

Démontrer l’impossibilité du moteur monotherme.

Question 7 (1 point)

Quelle est la double cause du gâchis dans le fonctionnement d’un moteur ?

Question 8 (1,5 point)

Comparez deux moteurs fonctionnant, l’un de façon réversible, l’autre de façon irréversible, tous les
deux entre deux sources de chaleur aux températures T1 et T2. Ils prennent tous les deux la même
quantité de chaleur Q1 à la source chaude.
Démontrer que le moteur réversible est le plus efficace.

Question 9 (1,5 point)

On rappelle qu’on a l’égalité : dg = v dP – s dT.


Quelles sont les significations de g, v, s ?
Tracer, pour le solide et le liquide les courbes g en fonction de T à pression constante en justifiant
votre tracé.
Tracer, pour le solide et le liquide les courbes g en fonction de P à température constante en
justifiant votre tracé. On traitera séparément le cas général et le cas de l’eau.

2
EXERCICE 1 (3 points)

Soit un système constitué de deux moles de gaz parfait diatomique initialement à la pression P i , à la
température Ti et occupant le volume Vi (point A ). Il subit la suite de transformations réversibles
suivante:

Point A à point B : transformation à pression constante jusqu’au volume 2 Vi


 Point B à point C : compression isotherme jusqu’au volume Vi


3. Point C à pointA : retour isochore à l’état initial

5. Représenter cette suite de transformations dans un diagramme pressions en ordonnées et


volumes en abscisses.
6. Exprimer en fonction de Ti, pour chacune des trois étapes : W, Q et ΔU.
7. Exprimer ces trois quantités pour le cycle.

EXERCICE 2 (3points)

Calculer la variation d’entropie de 10 grammes d’eau passant de la température de 25°C à celle de –


10°C, à la pression atmosphérique.

Données  : 1 calorie = 4,18 Joules


Capacité calorifique massique de l’eau liquide = 1 cal .g-1.K-1
Capacité calorifique massique de la glace = 0,5 cal .g-1.K-1
Chaleur latente massique de fusion de la glace= 80 cal.g-1

Démontrer la possibilité ou l’impossibilité du passage spontané de 10 grammes d’eau en relation


avec un thermostat à la température de 25°C, de la température de 25°C à celle
de – 10°C, à la pression atmosphérique .

EXERCICE 3 (2points)

On projette de construire le réfrigérateur suivant :


Il consomme une puissance électrique de 200 watts.
Il rejette 250 watts à la source chaude de température 20°C et absorbe 50 watts à la source froide de
température – 5°C.
Le premier principe autorise-t-il un tel projet ?
Le second principe autorise-t-il un tel projet ?

2
EXERCICE 4 (2 points)

Un réfrigérateur fonctionne réversiblement entre deux sources de .chaleur


Il échange Q1 avec celle de température T1.
Il échange Q2 avec celle de température T2.
Il consomme une puissance électrique de 200 watts
Exprimer Q2 en fonction de W, T1, T2.
On suppose : T1 = 50 °C, T2 = 0 °C
On donne : L fusion de la glace = 80 cal. g-1, 1 calorie = 4,18 joules.
Si on place de l’eau liquide de température 0°C à l’intérieur de l’armoire frigorifique, quelle masse
de glace peut-on former en 10 secondes ?

EXERCICE 5 (2 points)

On donne : Masse molaire de l'eau = 18 g.mol-1 et Psat(eau) à T = 20°C égale à 2,3 103 Pa,
Psat(eau) à T = 75°C égale à 3,8 104 Pa

On injecte 1 g d'eau liquide dans une enceinte de volume 10 litres sous vide statique à une
température de 20°C.Montrer que cette eau ne peut rester entièrement liquide. Calculer la masse
d’eau vaporisée et , s’il en reste, la masse d’eau liquide résiduelle.

Si l’on porte le gramme d’eau à la température de 75°C , calculer les nouvelles masses de liquide et
de vapeur d’eau.

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