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Sujet HGGSP 

Intro : Le mot patrimoine provient du mot latin patrimonium. Il apparait au XIIe siècle et désigne les
biens que laissent les pères après leurs morts, c’est-à-dire « l’héritage ». Par extension, au XVIII è
siècle sous l’influence de la philosophie des lumières, la notion désigne l’ensemble de ce que les
générations précédentes ont laissé et ce que l’on laisse aux générations futures.

On distingue deux types de patrimoine. On pense d’emblée au patrimoine matériel : il s’agit de


toutes les constructions à valeur artistique (châteaux, quartiers d’une ville) ou historique (sites
archéologiques, prisons voire camps). Désormais on met également en avant un patrimoine
immatériel fait de pratique culturelle d'images et de symboles issus de la littérature ou du cinéma
pratique des langues vernaculaires ou régionales contes et légendes gastronomie (le repas à la
française est aujourd'hui inscrit au patrimoine mondial)

Le patrimoine est porteur d’une histoire commune. Alors les protéger afin de préserver l’identité
d’une population est un enjeux majeur Mais de nos jours certains patrimoines sont en péril, c’est-à-
dire qu’ils ne sont pas à l’abri d’éventuelles destruction de la part des terroristes ; à l’image du mali
et ses mausolées détruits en 2012.

C’est dans ce cadre que l’on se demandera : Pourquoi le patrimoine est -il une arme pour les
groupes terroristes ?

I) Le patrimoine porteur d’une histoire et symbole de l’identité d’une nation

1) Pour les terroristes comme Daech la destruction de sites historiques et religieux fait partie de son
plan pour éradiquer la « pensée nationaliste » qui animerait le patrimoine culturel

2)  ce ne serait en fait qu’un moyen de promouvoir son action, faire la une des médias
internationaux, afficher sa domination pour attirer de jeunes recrues et se constituer un capital de
choc

3) On peut avancer que les extrémistes procèdent à « une sorte de nettoyage culturel qui sape le
moral des communautés prises d’assaut » et instaure la peur et l’obéissance de manière à casser
toute volonté de résistance.

II) Les attaques contre les biens culturels et patrimonial pour annihiler la diversité religieuse.

1) La destruction de biens culturels n’est pas liée à un objectif militaire, mais à la simple volonté
d’éradiquer les manifestations historiques de la spiritualité ou de la religion qui ne concordent pas
avec les vues religieuses radicales des Talibans, de Daech, d’Al-Qaïda et d’autres.

2)  La destruction de la Tombe de Jonas est d’autant plus déplorable que ce n’était pas seulement un
lieu sacré pour les croyants de différentes religions, c’était aussi un symbole de tolérance et de
traditions communes. Dans leur réalité pervertie, les extrémistes voient dans ce symbole de
tolérance une menace « pour l’ordre mondial nouveau ».
III) La destruction du patrimoine comme financement du terrorisme

1) Non seulement les sites historiques sont détruits pour des motifs idéologiques, mais ils le sont
également pour financer des activités terroristes. 

2) Des rapports régionaux confirment que Daech a tiré profit du trafic d’antiquités. En 2014, des
représentants d’Iraq ont soutenu que le pillage dans la région de al-Nabuk lui aurait rapporté des
millions.

Conclusion : comme démontrer dans l’argumentation, le patrimoine est l’arme privilégiée des
terroristes car ce sont des symboles fort d’une population. Par la destruction voire le pillage de
certains patrimoines, les terroristes cherchent à imposer leur idéologie et à réaffirmer leurs présence
afin de marquer les esprits.

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