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Sommaire...

Introduction

I – Historique et découvertes
II – Structure et localisation
A – Methodes de mise en evidence
b – Aspect
c – Localisation
1°/ Chez les eucaryotes
2°/ Chez les procaryotes
III - Composition
A – L’ADN
B – L’ARN
IV – Rôles dans la cellule
A – L’ADN
B – L’ARN
V – Comparaison ADN-ARN

Conclusion
Lexique
Liens et sources
Nous sommes tous différents, autant de par notre apparence que de
par l’un de nos constituants les plus infimes: la cellule. En effet, chaque
individu possède au niveau de ses cellules des éléments qui le rendent
unique: Les acides nucléiques..
Les acides nucléiques sont des macromolécules présentes dans toutes
les cellules vivantes et également chez les virus. Ils constituent le
support de l’information génétique (sous la forme de l’ADN); le moyen
d’expression de cette information (sous la forme de l’ARN).

I – Historique et découvertes

Le 26 février 1869, dans le Sud-Ouest de l'Allemagne, le jeune Friedrich


Miescher a mis en évidence dans le noyau cellulaire une substance dont –
il en est certain – la composition chimique est différente de celle des
protéines ou de tout autre molécule connue à cette époque. De fait,
Miescher a manipulé, pour la première fois, les acides nucléiques.
Rappelons que nous sommes à peine quatre ans après les travaux de
Mendel sur les lois de l'hérédité, formulées sans même qu’il n'ait la
moindre idée de leur support matériel. Ce faisant, Miescher est le père
fondateur de l'une des plus grandes révolutions scientifiques, celle qui,
des décennies plus tard, bouleversera la compréhension de la vie et
conduira à une nouvelle médecine.
Plutard, dans le numéro du 25 avril 1953 de la revue Nature, deux
jeunes chercheurs publiaient un petit article d’une seule page qui allait
marquer le monde de la génétique et de la biologie moléculaire.  James D.
Watson et Francis H. Crick y décrivent leur proposition de structure pour
la molécule d’acide désoxyribonucléique (ADN).
Le « génie » de Watson et Crick a été de trouver le lien entre la
structure de l’ADN (succession de nucléotides) et ces règles de Chargaff.
Ils ont observé, à l’aide de modélisations moléculaires, que deux bases
azotées données pouvaient s’assembler grâce à des liaisons hydrogènes :
• deux liaisons hydrogènes entre l’adénine et la thymine ;
• trois liaisons hydrogènes entre la guanine et la cytosine.
Enfin, Watson et Crick ont eu accès aux travaux de plusieurs chercheurs,
en particulier à Cambridge, qui cherchaient à déterminer la structure de
l’ADN grâce à l’observation de la diffraction de rayons X à travers des
cristaux d’ADN purifié. Ces travaux leur ont permis de conclure :
•L’existence de deux chaînes dans la molécule d’ADN ;
•Leur association en une forme d’hélice ;
•A une association anti-parallèle de ces deux chaînes.

II – Etude structurale
A – Methodes de mise en evidence
La Technique de Feulgen :

La technique de Feulgen permet en fait de colorer les chromosomes, pour les


observer au microscope. Le principe de la méthode est de dissocier les deux brins
d'ADN avec de l'acide chlorhydrique et de les colorer ensuite au moyen du réactif
de schiff.
Le Test de Brachet :

Témoin : on colore la préparation


simultanément avec le vert de méthyl
(colorant basique vert) et la pyronine
(colorant basique rouge).
Première étape : on fait agir une
ribonucléase (enzyme hydrolysant les
ARN), ce qui supprime leur affinité pour
les colorants basiques comme la pyronine.
Deuxième étape : on colore la préparation
avec le double colorant vert de méthyl -
pyronine.
Troisième étape : on compare la coloration
obtenue avec celle du témoin.
B – Aspect
L’ADN
La molécule d'ADN est une longue double hélice enroulée composée
de deux brins faite de molécules de sucre (désoxyribose) et de phosphate,
qui sont reliées par paires de quatre nucléotides (bases). Les nucléotides
(bases) sont appariés: l'adénine (A) avec la thymine (T) et la guanine (G)
avec la cytosine (C). Chaque paire de nucléotides est maintenue ensemble
par liaisons hydrogènes. Le code de l'ADN est écrit en triplets contenant
3 des 4 nucléotides possibles.

Représentations de L’ADN
L’ARN

L'ARN est une molécule constituée


d'un enchaînement de ribonucléotides
(adénine, cytosine, guanine, uracile)
reliés entre eux par des liaisons
nucléotidiques. L'ordre est dicté par la
séquence des désoxyribonucléotides
portés par l'ADN. En effet, les ARN sont
issus de la transcription de l'ADN par
une enzyme (l'ARN polymérase) qui
recopie en quelque sorte la séquence.
Les ribonucléotides sont différents des
désoxynucléotides par la présence
d'un groupement OH duribose, mais
aussi par le fait que la thymine (T) est
remplacée par l'uracile (U).
À l'inverse de l'ADN qui est la plupart
du temps structuré en doublehélice,
l'ARN peut adopter des conformations
très différentes, étroitement liées à sa
fonction. Ainsi, certaines molécules
d'ARN sont sous forme de simple brin,
en tige boucle (grâce à un appariement
des bases complémentaires), en feuille
de trèfle (l'ARN de transfert), etc.

C – Localisation

1°/ Chez les eucaryotes


Chez les eucaryotes, l'ADN est présent dans le noyau cellulaire
principalement, mais aussi dans certains organites cellulaires comme les
mitochondries et les chloroplastes. Chez l'espèce humaine, comme chez
les autres animaux, l'ADN nucléaire se distingue de l'ADN mitochondrial,
qui se trouve dans les mitochondries et se caractérise par une
transmission quasi exclusivement maternelle. Un troisième type,
rencontré chez les organismes photosynthétiques est l'ADN
chloroplastique.
Chez les organismes diploïdes, l'ADN nucléaire n'est présent qu'en 2
exemplaires dans la cellule, alors que l'ADN mitochondrial (ADNmt) peut
être présent en dizaines, voire en plusieurs milliers d'exemplaires,
notamment dans les cellules cardiaques ou musculaires en général.
La taille de l'ADN nucléaire est beaucoup plus importante que celle des
autres types d'ADN. L'ADN nucléaire humain contient par exemple plus
de 3,4 milliards de paires de bases, alors que l'ADN mitochondrial n'en
contient que 16 000 environ.
Le code génétique codé par l'ADN nucléaire lui est propre. Il diffère de
celui codé par l'ADN mitochondrial. Les produits de cet ADN (à savoir les
différents ARN) peuvent sortir du noyau pour se retrouver dans le
cytosol, alors que les ARN transcrits à partir des gènes mitochondriaux et
les protéines traduites de ces ARN restent exclusivement confinés dans
les mitochondries.
Bien que depuis près de 20 ans la
localisation de certains ARN dans le
cytoplasme ait été confirmé, ces
acides sont pour la plupart l’objet de
transport à travers les ribosomes et
les vésicules.
Il est, par ailleurs à noter l’existence
de plusieurs types d’ARN ~ L’ARN
Messager(ARNm), l’ARN de transfert
(ARNt), l’ARN ribosomique (ARNr)... ~
dont la localisation (et la fonction)
varie en fonction du type et de la
maturité.
On peut alors retrouver l’ARN dans le
noyau, le cytoplasme, les ribosomes.

L’ARN à différents lieux


2°/ Chez les procaryotes
Un procaryote est un organisme (bactérie, cyanophycée, virus...)
unicellulaire qui ne possède pas de noyau. L'ADN est circulaire,
généralement unique et regroupé dans un nucléoïde. Cette région
contient le matériel génétique, mais n'est pas séparée du reste de la
cellule.

Être unicellulaire
III - Composition
A – L’ADN
L’ADN est un polymère (une grande molécule qui
contient des unités répétitives) composé d’un  2′
désoxyribose (un sucre à cinq carbones), d’un acide
phosphorique et de 4 bases azotées  notées A, T, G et
C. Les structures chimiques des bases sont indiquées
ci-dessous. Notez que deux des bases ont une structure
2’ - Désoxyribose
à double anneau appelées puriques. Les deux autres
bases ont une structure à anneau unique, celles-ci sont
appelées pyrimidines.

Dans l’ADN chaque base est liée à une molécule du sucre (désoxyribose)
formant un composé appelé nucléoside. Quand un groupe phosphate est
également attaché à la molécule du sucre le nucléoside devient un nucléotide.
Ainsi un nucléotide est un nucléoside plus un phosphate. Dans la
numérotation conventionnelle des atomes de carbone dans le sucre, l’atome
de carbone auquel est attaché la base est le carbone 1 ′ (les atomes dans le
sucre ont des numéros primes pour les distinguer des atomes dans les bases).
Dans les acides nucléiques, les nucléotides sont joints pour former une chaîne
polynucléotidique dans laquelle le phosphate attaché à l’extrémité 5 ′ d’un
carbone d’un sucre est lié au groupe hydroxyle fixé à l’extrémité 3′ de carbone
du sucre suivant en ligne. Les liaisons chimiques par lesquelles les composants
de sucre de nucléotides adjacents sont reliés par l’intermédiaire des groupes
phosphate sont appelées liaisons phosphodiester.
L’orientation 5′-3′-5′-3 ‘de ces liens se poursuit tout au long de la chaîne
formant un groupe 5′-phosphate (5′-P) à une extrémité et un groupe 3 ′-
hydroxyle (3′-OH) à L’autre. L’asymétrie des extrémités d’un brin d’ADN crée
une polarité dont le sens est déterminé par ces extrémités 5 ′ phosphate et 3 ′
hydroxyles.

Liaisons desoxyribose-adénine-phosphate

Certaines relations régulières sont observables entre les concentrations


molaires des différentes bases. Ces relations sont maintenant appelées les
règles de chargaff:
La quantité d’adénine est égale à celle de thymine : [A] = [T].
La quantité de guanine est égale à celle de cytosine : [G] = [C].
La quantité des bases puriques est égale à celle des bases pyrimidiques : [A] +
[G] = [T] + [C].
Parce que A est toujours jumelé avec T dans l’ADN double brin il doit suivre ce
que [A] = [T]. De même parce que G est appariée avec C, [G] = [C]. La troisième
règle suit par addition des deux autres : [A] + [G] = [T] + [C].
Au niveau de sa structure, la molécule est
constituée de deux chaînes
polynucléotidiques subissant une
torsion,l’une autour de l’autre pour former
une hélice double brin dans laquelle
l’adénine, la thymine, la guanine et la
cytosine sont appariées dans des brins
opposés. Dans la structure standard, appelée
la forme d’ADN B, chaque chaîne fait un tour
complet tous les 34 A°.
L’hélice est droitière ce qui signifie que,
quand vous regardez le long de la structure
de l’ADN, chaque chaîne suit un chemin dans
le sens horaire à mesure qu’elle progresse.
Les bases sont espacées à 3,4 A donc il y a dix
bases par tour d’hélice dans chaque brin et
dix paires de bases par tour de la double
hélice. Chaque base est jumelée à une base Structure de la molécule d’ADN
complémentaire dans l’autre brin par des
liaisons hydrogène, qui fournissent la
principale force maintenant les brins
ensemble (une liaison hydrogène est une
liaison faible dans laquelle deux atomes
chargés négativement partagent un atome
d’hydrogène). Les paires de bases sont
planes, parallèles entre elles et
perpendiculaires à l’axe longitudinal de la
double hélice.

L’élément central de la structure de l’ADN est


l’appariement des bases complémentaires A
avec T et G avec C. Les liaisons hydrogène qui
se forment dans la paire de bases adénine-
thymine et dans la paire  guanine-cytosine
sont illustrées sur la figure ci-contre notez
Liaisons hydrogène des bases
qu’une paire A-T a deux liaisons hydrogène et qu’une paire de G-C a trois
liaisons hydrogène. Cela signifie que la liaison hydrogène entre G et C est plus
forte dans le sens où il faut plus d’énergie pour rompre, par exemple la
quantité de chaleur nécessaire pour séparer les brins appariés dans une ADN
duplex augmente avec le pour cent de G + C parce que rien ne limite la
séquence de bases dans un seul brin, toute séquence peut être présente le long
d’un brin. Ceci explique l’observation de Chargaff que l’ADN de différents
organismes peut avoir différentes compositions de base. Cependant parce que
les brins de l’ADN duplex sont complémentaires, règles de Chargaff de [A] =
[T] et [G] = [C] sont vraies quelle que soit la composition des bases .
Chaque épine dorsale dans une double hélice se compose de sucres
désoxyribose alternant avec des groupes phosphate qui lie l’atome de carbone
3′ d’un sucre à l’atome de carbone 5′ du sucre suivant sur la ligne. Les deux
brins polynucléotidiques de la double hélice sont orientés dans des directions
opposées dans le sens que les bases qui sont appariés sont liés aux sucres
respectivement au-dessus et en-dessous du plan de couplage. Ce décalage
existe parce que les liaisons phosphate dans les ossatures courent dans des
directions opposées et les brins sont dits antiparallèles.

b – L’ArN
L'ARN est très proche chimiquement de l'ADN et il est d'ailleurs en général
synthétisé dans les cellules à partir d'un segment d'ADN matrice dont il est
une copie. C’est un polymère linéaire constitué d'un enchaînement de
nucléotides. Chaque nucléotide unitaire de l'ARN est constitué d'un sucre, le
ribose (qui le rend moins stable que l’ADN et dont les atomes de carbone sont
numérotés de 1′ à 5′), d'une base azotée variable, ou base nucléique, et d'un
groupe phosphate. La base nucléique est reliée par un atome d'azote au
carbone 1′ du ribose; et le groupe phosphate du nucléotide est lié au carbone
5'. Les nucléotides se lient les uns aux autres par l'intermédiaire des groupes
phosphate, le groupe phosphate d'un nucléotide (lié au carbone 5') se
rattachant par l'intermédiaire de liaisons phosphodiester au niveau du
carbones 3′ du nucléotide suivant.
Les quatre principales bases de l'ARN, et les seules utilisées dans l'ARN de
transfert, sont l'adénine (A), l'uracile (U), la cytosine (C) et la guanine (G). Par
rapport à l'ADN, la thymine de l'ADN est remplacée par l'uracile dans l'ARN La
différence entre ces deux bases est le remplacement d'un groupe méthyle en
position 5 de la thymine par un atome d'hydrogène dans l'uracile. Cette
modification de structure ne change pas les propriétés d'appariement avec
l'adénine
Sur le plan fonctionnel, l'ARN se trouve le plus souvent dans les cellules sous
forme monocaténaire, c'est-à-dire de simple brin, tandis que l'ADN est
présent sous forme de deux brins complémentaires formant une double-
hélice. Enfin, les molécules d'ARN présentes dans les cellules sont plus courtes
que l'ADN du génome, leur taille variant de quelques dizaines à quelques
milliers de nucléotides, contre quelques millions à quelques milliards de
nucléotides pour l'acide désoxyribonucléique (ADN).

IV – Rôles dans la cellule

Les acides nucléiques constituent une des 4 principales classes de


composés organiques nécessaires à la cellule avec les glucides, les lipides et les
protéines.

A – L’ADN
L’expression de l’information génétique

L'expression génétique consiste à convertir le génotype d'un organisme


en phénotype, c'est-à-dire en un ensemble de caractéristiques propres à cet
organisme. Ce processus est influencé par divers stimuli extérieurs et
comprend les trois grandes étapes suivantes :

— La Transcription
La première étape qui se produit est un procédé connu sous le nom de
transcription. Ici l'information sur l'ADN est notée sur une molécule
différente appelée l'ARN. Cette molécule agit en tant que messager pour
diffuser l'information à d'autres parties de la cellule.

Transcription de l’ADN

— La Traduction
La prochaine opération est traduction appelée. Dans
cette opération, les ribosomes appelés d'organelles de
cellules entrent dans le jeu. Ces ribosomes agissent en
tant que des traducteurs en traduisant l'indicatif du
messager dans le format correcte de protéine ou un
réseau des acides aminés qui forment les synthons de la
protéine. Chaque acide aminé est constitué en
combinant trois bases sur l'ARN.
Traduction de l’ADN

Réplication de l'ADN
Indépendamment du codage pour des protéines, d'ADN répliques également.
Ceci aide dans un grand choix de fonctionnements comprenant la
reproduction à la maintenance et la croissance des cellules, les tissus et les
systèmes de fuselage.
Dans ce procédé, les brins d'ADN, qui sont fortement blessés les uns avec les
autres, déroulent et s'ouvrent littéralement pour laisser plusieurs bases sans
leurs associés sur l'autre boucle et pour rester le long du réseau général de la
molécule. Les deux brins sont déroulés pour être séparés et chacun des deux
brins sert de modèle pour recréer un brin à la séquence complémentaire par
appariement entre bases nucléiques, ce qui permet de reconstituer deux
hélices d'ADN bicaténaire identiques l'une à l'autre. Ce processus
est catalysé par un ensemble d'enzymes parmi lesquelles les ADN
polymérases sont celles qui complémentent les brins d'ADN déroulées pour
reconstruire les deux brins complémentaires. On obtient un résultat identique
en tout point à l’ADN souche.
C’est à travers la réplication qu’apparaît le phénomène d’hérédité.

Réparation de l’ADN
L'ADN-polymérase peut faire des erreurs lors de l'ajout de nucléotides. Il
modifie l'ADN en relisant chaque base nouvellement ajoutée. Les bases
incorrectes sont supprimées et remplacées par la base correcte, puis une
nouvelle base est ajoutée.
La plupart des erreurs sont corrigées au
cours de la réplication, bien que lorsque
cela ne se produit pas, le mécanisme de
réparation des disparités sot utilisé. Les
enzymes de réparation des
mésappariements reconnaissent la base
mal incorporée et l'extraient de l'ADN,
en la remplaçant par la base correcte.
Dans encore un autre type de réparation,
la réparation par excision nucléotidique,
la base incorrecte est supprimée avec
quelques bases à l'extrémité 5 'et 3', et
celles-ci sont remplacées en copiant la
matrice à l'aide de l'ADN-polymérase. Les
extrémités du fragment nouvellement
synthétisé sont attachés au reste de
l'ADN à l'aide de l'ADN-ligase, ce qui crée
une liaison phosphodiester.

Réparation par excision de base


La plupart des erreurs sont ainsi corrigées, mais celles qui ne le sont pas
peuvent entraîner une mutation définie comme un changement permanent de
la séquence d'ADN. Les mutations peuvent être de plusieurs types, comme la
substitution, la suppression et l'insertion. Des mutations peuvent être
induites ou se produire spontanément.
La réplication et la mutation sont en soi une facteur de diversité au sein d’une
espèce.

Remplacement d’une
paire de bases

Séquence d’ADN Originale Perte d’une ou plusieurs bases

Ajout d’une paire de bases

Formes de mutation
B – L’ARN
L'acide ribonucléique, ou ARN, est principalement impliqué dans le processus
de synthèse des protéines sous la direction de l'ADN. L'ARN est généralement
un simple brin et est composé de ribonucléotides qui sont liés par des liaisons
phosphodiester. Un ribonucléotide dans la chaîne d'ARN contient du ribose
(sucre pentose), l'une des quatre bases azotées (A, U, G et C) et le groupe
phosphate.
Il existe quatre principaux types d'ARN : l'ARN messager (ARNm), l'ARN
ribosomal (ARNr), l'ARN de transfert (ARNt) et le microARN (miARN). 
L'ARN messager
Le premier, l'ARNm, porte le message de l'ADN, qui contrôle toutes les
activités cellulaires dans une cellule. Si une cellule nécessite la synthèse d'une
certaine protéine, le gène de ce produit est activé et l'ARN messager est
synthétisé dans le noyau.

La séquence de base de l'ARN est complémentaire de la séquence codante de


l'ADN à partir de laquelle elle a été copiée. Cependant, dans l'ARN, la base T
est absente et U est présente à la place. Si le brin d'ADN a une séquence
AATTGCGC, la séquence complémentaire de l'ARN  est UUAACGCG. 
Dans le cytoplasme, l'ARNm interagit avec les ribosomes (structures à
fonction catalytique, composées d'ARN et de protéines) et d'autres machines
cellulaires.
L'ARNm est lu selon des séquences de trois bases appelées codons. Chaque
codon code un seul acide aminé. De cette façon, l'ARNm est lu et le produit
protéique est fabriqué. 

L'ARN ribosomal.
L'ARN ribosomal (ARNr) est un constituant majeur des ribosomes sur lesquels
l'ARNm se lie. L'ARNr assure le bon alignement de l'ARNm et des ribosomes;
l'ARNr du ribosome a également une activité enzymatique et catalyse la
formation des liaisons peptidiques entre deux acides aminés alignés.

L'ARN de transfert.
Composé généralement de 70 à 90 nucléotides,
l'ARN de transfert (ARNt) est l'un des plus petits
des quatre types d'ARN. Il transporte l'acide
aminé approprié jusqu'au site de synthèse des
protéines. C'est l'appariement de bases entre
l'ARNt et l'ARNm qui permet à l'acide aminé
correct d'être inséré dans la chaîne
polypeptidique. 

Les microARN.
Les microARN sont les plus petites
Molécule d'ARN de transfert ajoutant l'acide
molécules d'ARN et leur rôle implique la aminé phénylalanine à une chaîne
polypeptidique en formation. L'anticodon AAG se
lie au codon UUC sur l'ARNm. La phénylalanine,
un acide aminé, est attachée à l'autre extrémité
de l'ARNt.
régulation de l'expression des gènes en interférant avec l'expression de
certains messages d'ARNm. 

V – Comparaison ADN-ARN

Au niveau de la fonction
L’ADN stocke l’information génétique à long terme. Il transmet l’information
génétique pour faire de nouvelles cellules. L’ARN quant à lui, est utilisé
pour transférer le code génétique du noyau aux ribosomes, en vue de
concevoir des protéines. L’ARN est la molécule utilisée pour transférer des
informations génétiques dans certains organismes. Il peut aussi être utilisé
pour déposer les plans génétiques dans les organismes primaires.

La composition des bases et des sucres


L’ADN utilise les bases : squelette phosphate, sucre désoxyribose, guanine,
cytosine, adénine, thymine et cytosine. L’ARN utilise le sucre ribose, l’adénine,
la guanine, la cytosine, le squelette phosphate et l’uracile bases.

La propagation
L’ADN s’auto-réplique et l’ARN est synthétisée à partir d’une région des brins
de l’ADN.

La forme
L’ADN prend la forme d’une double hélice. Cette dernière consiste en une
longue chaîne de nucléotides. L’ARN est une hélice avec un simple brin qui se
compose de chaînes de nucléotides plus courts.
L’apparition de l’ADN et de l’ARN
Les fonctions de l’ARN sont plus étendues et généralisées. L’ADN est survenu
plus tard avec une meilleure stabilité et aurait endossé le rôle de stockage à
long terme.
En effet, la molécule double hélice permet de protéger le code génétique des
dommages. Si un brin de l’ADN monocaténaire se trouve endommagé, les
lésions sont irréversibles. En revanche, si l’un des deux brins de l’ADN
bicaténaire est endommagé, la cellule peut s’appuyer sur l’information
fournie par le brin complémentaire pour réparer la lésion. En outre, il semble
que l’ADN soit très sensible aux rayons UV, contrairement à l’ARN qui est
plutôt résistant.
Toutefois, ces deux molécules sont indispensables au bon fonctionnement de
l’organisme et occupent un rôle important dans les mécanismes biologiques.
Conclusion
Les acides nucléiques (ADN et ARN) sont des macromolécules biologiques
formées de phosphore (P), de carbone, d'hydrogène, d'oxygène et d'azote. Ces
atomes sont réunis au sein des acides nucléiques dans des structures
appelées nucléotides.
Conservés au fil de l'évolution de tous les organismes vivants, les acides
nucléiques stockent et transmettent des informations héréditaires. Ils portent
le schéma génétique d'une cellule et contiennent des instructions pour le
fonctionnement de la cellule.
Lexique...
Acide: Tout corps capable de libérer des ions Plaste: Organite caractéristique des cellules
hydrogène (H+) des végétaux supérieurs capable de fixer
Bicaténaire: Double brin diverses substances et dans lequel peuvent
s'accumuler des pigments.
Chromosome : Un chromosome est un
élément en forme de bâtonnet qui apparaît
Polypeptide : Molécule comprenant au moins
deux résidus d'acides aminés reliés par la
dans le noyau des cellules quand elles se
liaison peptidique, c'est-à-dire par la liaison
divisent. Chaque chromosome est formé d'une
CO-NH.
molécule d'ADN enroulée autour de
protéines . Procaryote: Micro-organisme généralement
unicellulaire dont la cellule, très petite, est
Cyanophycé: Végétal procaryote dépourvue d'organites et de noyau.
chlorophyllien aquatique ou des lieux
humides.
Protéine: Molécule composée d'une chaîne
Eucaryote: Organisme dont le noyau cellulaire d'acides aminés.
est séparé du cytoplasme par une membrane. Ribosome: Complexe composé d'ARN et de
Gène: Elément d'information héréditaire situé protéines.
sur un chromosome. Vésicule: Organite relativement petit, séparé
Hérédité : Transmission des caractères du cytosol par au moins une bicouche lipidique.
génétiques des parents à leurs descendants.
Liaisons Phosphodiester: Lien entre le
phosphore d'un groupement phosphate avec
deux autres molécules.
Liens et sources...
(Pour retrouver les sites ou les images, il suffit de scanner les codes QR avec votre téléphone)

Sources:

https://www.news-m https://www.police-sc https://www.futura-sc https://fr.wikipedia.or


edical.net/life-scienc ientifique.com/adn/st iences.com/sante/defi g/wiki/Acide_désoxyri
es/DNA-Biological-Fu ructure-et-principe-de nitions/genetique-arn- bonucléique#Code_gén
nctions-(French).aspx -base 97/ étique

http://www.linternaut https://www.futura-sci https://fr.wikipedia.org/ http://atlasgeneticsonco


e.com/science/biologi ences.com/sante/defini wiki/Acide_ribonucléique logy.org/Educ/GenetFor
e/dossiers/06/0609-ad tions/medecine-adn-87 melFrID30025FS.html
n/adn1/1.shtml /

https://www.larousse. http://brussels-scient https://www.unamur.


http://biologie.univ- fr/encyclopedie/diver ific.com/? be/sciences/enligne/t
mrs.fr/masterBBSG/i s/acide_ribonucléique ransition/biologie/Fic
mages/pdf/acides%20 _ARN/88477 hesderevision/revisio
nucleiques.pdf n2%20fonctionnement
/acidenucleique.htm

https://www.cosmovi https://www.francep https://www.univers http://fdanieau.free.fr


sions.com/acide-nucle aternite.com/entre-ar alis.fr/encyclopedie/p /cours/bts/A1/biochi
ique.htm n-et-adn-differences- henotype/1-transmiss mie/chapitre8/chap8_
et-similarites/ ion-des-caracteres-he AcidesNucleiques1.php
reditaires/
Images:

Mise en évidence ADN Différence ADN-ARN Aspect ADN Transcription

Réparation par Mutation Traduction ARN de Transfert


excision de base  

Liens hydrogène Structure de la Liaisons desoxyribose- Désoxyribose


molécule d’ADN adenine-phosphate

Unicellulaire Structure de l’ADN Plaste Mitochondrie

ARN

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