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INTRODUCTION MATÉRIAUX

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INTRODUCTION
 Les matériaux sont à la source de la technologie et du
monde industriel. La réussite technique et le succès
commercial d'un produit fabriqué dépendent en
grande partie du ou des matériaux choisis.
 Sélectionner un matériau n'est généralement pas une
opération simple compte tenu de grande variété
proposée.
 Le choix dépend autant du prix que des qualités
propres du matériau et du procédé de fabrication
retenu pour la réalisation.
 La sélection effectuée en équipe (la plus sauve ), client
et concepteur étant associés aux techniciens de
fabrications.
Chronologie des matériaux dans l'histoire
Les matériaux ont joué un rôle fondamental au cours de l'histoire de
l'humanité.
Le fait que l'on désigne les périodes préhistoriques comme :

l'âge de la pierre,
 l'âge du bronze,
 l'âge du fer,
 en témoigne.

 Derrière les innovations technologiques .... se trouvent souvent les


matériaux !
PRINCIPALES FAMILLE DE MATÉRIAUX
• Les éléments d’une même classe présentent des
propriétés, des procédés de mise en oeuvre et des
applications similaires
Les Ressources

Réserves Minières
Élément Ag Au Cu Zn Pb Ni Fe Al
Date 2021 2025 2039 2025 2030 2048 2087 2139
D’épuisement
Propriétés des matériaux

Les matériaux possèdent trois catégories de propriétés:

• Les propriétés mécaniques qui reflètent le comportement des matériaux


lorsqu’ils sont sollicités par des efforts extérieurs

• Les propriétés physiques qui représentent le comportement des matériaux


sous l’action de la température, des champs électriques
ou magnétiques ou de la lumière.

• Les propriétés chimiques qui caractérisent le comportement des matériaux


dans un environnement réactif.
Utilisation des matériaux (Ce choix)

Il est important de bien choisir les matériaux les mieux adaptés pour
une application donnée. Ce choix doit être basé sur plusieurs facteurs :

* Propriétés et caractéristiques des matériaux

* Fonctions principales des objets et leurs types de sollicitations

* Facilité de la fabrication et de la transformation des matériaux

* Comportement du matériaux envers l’environnement

* Le prix de revient
Structure des matériaux
• L’atome est la particule élémentaire qui porte
1. Structure de l’atome les propriétés de la matière
* Constituants de l’atome:
• Protons (+)
-Un noyau
• neutrons (0)
- Électrons (-)
Atome

•Dans l’atome La charge électrique de l’atome


le nombre de protons = aux nombre d’électrons est neutre
* Les protons et les neutrons sont les nucléons :ils ont pratiquement la masse de l’atome
* La masse du proton = 2000 x la masse de l’électron
* La charge de l’électron (charge élémentaire) = 1,6.10-19 C

Une mole = Nombre d’Avogadro d’atomes = 6,023.1023


Une mole de proton a une masse de 1 gramme
Structure des matériaux

2. La liaison chimique
Les atomes s’unis pour former des entités plus stables appelés molécules
Il existe trois types de liaison :
* La liaison ionique
La liaison chimique est un concept qui permet d’expliquer la cohésion de la matière
et par la suite une influence sur les propriétés des matériaux.

* La liaison covalente
* La liaison métallique

La liaison chimique est le résultat de l’union des couches électroniques externes des atomes
qui constitue la molécule.
Structure des matériaux

2. La liaison chimique
2.1 Liaison ionique
Structure des matériaux

2. La liaison chimique
2.2 Liaison Covalente
Un doublet d’électrons appartient désormais en commun aux deux atomes.
un ou plusieurs doublets sont partagé.
Le terme exact est liaison covalente

Exemple : La liaison covalente de la molécule d’H2


Structure des matériaux

2. La liaison chimique
2.3 Liaison métallique

•Dans les métaux les électrons de valence


sont très peu nombreux.
* Les élec. De val. Sont très peu liés au noyau
(électrons libres) =délocalisés et répartis dans
l’ensemble du métal
Formation d’une structure d’ions positifs noyés
Dans un gaz d’électrons

Ce type de liaison favorise la création de structure


Cristallines simple de grandes symétrie et très compactes
LES DIFFÉRENTS TYPES DE
LIAISONS

 Cohésion des matériaux à l’état solide


 Liaisons inter atomiques dues à des échanges
d’électrons de valence.
 Liaisons fortes (très résistantes à la température)
(covalentes, métalliques, Ionique) > 100 kCal/ mol
 Liaisons faibles (dipolaires, Van der Waals, Hydrogène,
..) < 100
 Les liaisons fortes
 Liaison ionique
 perte ou gain d’électrons de valence
 attraction entre les ions de signes différents
 liaison entre les éléments qui ont beaucoup et
peu d’électrons de valence
 ex.1: NaCl ↔Na+ + Cl-
le sodium cède son e- au chlore
 ex : les oxydes métalliques (MgO, Al2O3 , Fe2O3
, SiO2 etc.)
 Liaison covalente
 partage d’électrons de valence entre 2 atomes
 liaison directionnelle
 la couche extérieure des éléments doit être au
moins à moitié pleine
 ex : le diamant ; Rapprochement de 4 atomes de
carbone d’un atome isolé : Structure Tétraédrique
 Liaison métallique
 abandon, délocalisation des électrons de valence
 formation d’une structure d’ions(+) (noyés dans
un nuage d’électrons une ‘mer’)
 concerne des éléments possédant peu d’électron
de valence
 ex : Fe, Cu, Al, etc.
 Les liaisons faibles
 Modification minime de la position des électrons
 Les liaisons faibles sont crées par les interactions
électrostatiques entre les dipôles électriques.
 Dipôle électrique; dans une molécule, le centre des charges +
n’est pas confondu avec celui des charges –
 Liaison de Van der Waals
 Liaison entre 2 molécules polarisées
 ex: les polymères, le graphite
 Pont hydrogène cas particulier, lorsque l’hydrogène est
impliqué ex.: formation de glace
ARCHITECTURE ATOMIQUE
L ’architecture atomique, c’est la
disposition des atomes dans l’espace.
En ce sens, les gaz représentent le
désordre complet puisque la position
d’un atome par rapport à un autre est tout
à fait arbitraire.
À l’opposé, les solides cristallins(par
exemple: les métaux) démontrent un
ordre parfait puisque la position d’un
atome par rapport à un autre est bien
définie.
ARCHITECTURE ATOMIQUE

 Comment, dans 1 cm3 de solide, disposer


1024 atomes ?
 En désordre : solides amorphes (sans forme)
 Plastiques (Liquide figé)
 Verres

 En ordre : solides cristallins


 Métaux
 Céramiques

 Plastiques
ARCHITECTURE ATOMIQUE
 Structure cristalline des métaux:
c'est la façon dont les atomes sont empilés les uns sur les autres.
- Les métaux sont formés de monocristaux, ou grains, disposés côte à
côte, dont la forme, plus ou moins régulière, est polygonale.

- Cette structure cristalline est à l'origine de leurs propriétés, elle


influe sur les caractéristiques mécaniques et physiques.
Mailles: à l'intérieur des grains, les atomes, en
contact les uns avec les autres, disposés
régulièrement, forment des empilements
compacts.
 Les réseaux cristallins ainsi formés sont appelés
mailles.
 Les mailles rencontrées le plus fréquemment
sont la maille cubique centrée (CC), la maille
cubique à faces centrées(CFC) et la maille
hexagonale compacte(HC).
ARCHITECTURE ATOMIQUE

 Notion de Maille cristalline


 Un cristal est formé d’ions (par ex. Fe2+) formant un
MOTIF qui se répète PERIODIQUEMENT dans les 3
directions de l’espace.
 Chaque Cristal peut être divisé en PARALLELEPIPEDE.
ARCHITECTURE ATOMIQUE
 L’ensemble des MAILLES forme le RESEAU
CRISTALLIN.
 Les sommets du RESEAU sont appelés les NOEUDS.
 Un SYSTEME CRISTALLIN est défini par :
 Les paramètres de maille (longueur des arêtes, angles entre
arêtes)
 Les PRINCIPAUX METAUX :
 Système Cubique Centré (CC) ; Cr, Mo, Fe
 Système Cubique Face Centrée (CFC) ; Al, Cu, Ni, Ag, Pb, Feγ
 Système hexagonal compact (HC) ;
TABLEAU DE MENDELEÏEV
ARCHITECTURE ATOMIQUE

 Le fer est un élément POLYMORPHE = différents


types de structures cristallographiques = f(T°C)
 Fer  : structure CC pour des T < 906°C

 Fer γ : structure CFC pour des 906°C < T < 1400

 Fer δ : structure CC pour des 1400 < T < 1535°C


STRUCTURE CC

 La STRUCTURE CUBIQUE CENTRE (C.C.)


 La Maille = CUBE dont les NOEUDS sont occupés
par les IONS + ion supplémentaire au centre du
cube.
STRUCTURE CC
STRUCTURE CFC

 La structure cubique à faces centrées:


 La Maille = CUBE dont les NŒUDS sont occupés par
les IONS + au centre des faces du Cube.
STRUCTURE CFC
STRUCTURE HC

 La Maille=PRISME DROIT à base losange de coté a


et d’angle 60 et 120°.
STRUCTURE HC
ACIER : HISTOIRE
 En 1786, trois savants français, établirent la définition exacte du trio Fer-Fonte-
Acier et le rôle du carbone dans l'élaboration et les caractéristiques de ces trois
matériaux.
 Toutefois, il a fallut attendre les grandes inventions du XIXème siècle (les fours)
pour que l'acier, jusqu'alors fabriqué en faible quantité à partir du fer, connaisse un
développement spectaculaire et s'impose rapidement comme le métal-roi de la
révolution industrielle.
 La teneur en carbone est de moins de 0,10% dans le fer, de 0,10 à 2% dans l'acier et
de 2,5 à 6% dans la fonte. Aujourd'hui, on ne parle plus de fer mais d'aciers "à très
bas carbone".
 L'acier, c'est du fer additionné de carbone jusqu'à 2%. Le dosage en carbone influe
sur les caractéristiques du métal.
 On distingue 2 grandes familles d'acier :
 les aciers alliés. Il y a alliage lorsque les éléments chimiques autres que le carbone sont
additionnés au fer selon un dosage minimal variable pour chacun d'eux.
Par exemple : 0,50% pour le silicium, 0,08% pour le molybdène, 10,5% pour le chrome. Ainsi
un alliage à 17% de chrome + 8% de Nickel est un acier inoxydable.
 les aciers non alliés.
 C'est pourquoi il n'y a pas un acier mais des aciers.
 On dénombre aujourd'hui près de 3 000 nuances (compositions chimiques)
répertoriées, sans compter toutes celles créées sur mesure, le tout contribuant à faire
de l'acier le matériau le mieux placé pour relever les défis du futur.
ÉLABORATION

 L‘acier s'élabore actuellement de deux manières :


 Dans un haut fourneau, à partir du minerai de fer et de
coke avec réduction du carbone dans un convertisseur ;
 Dans un four électrique, à partir d'acier de
récupération ; On parle d‘acier de recyclage ou d‘ acier
électrique.
LA FONTE

 Ce métal est obtenu à partir de matières premières naturelles qui


sont les minerai de fer. Ces minerais sont un mélange naturel :
 d'oxydes de fer :
 magnétite Fe3 O4 ,
 hématite Fe2 O3 ,
 hématite brune 2 Fe2 O3, 3 H2 O,
 Sidérose FeCO3 .
ALUMINIUM: MP

 Bauxite
Dans un premier temps, la bauxite, contenant de l'oxyde
d'aluminium, de la silice, de l'oxyde de fer et quelques autres
minéraux, est broyée (réduire qlqchose en très petit
morceaux) et mélangée à de la soude (carbonate de sodium).
Le mélange obtenu est débarrassé de ses impuretés puis dilué
(khaffafa ad3afa) et refroidi ce qui provoque la précipitation
(tarassobe) d'oxyde d'aluminium hydraté (momayyah).
L'oxyde est alors calciné(brûler) pour obtenir l'alumine
destinée à la production d'aluminium.
FABRICATION,
TRANSFORMATION
 Contrairement aux autres métaux courants, l'aluminium
n'est extrait de ses minerais, à l'échelle industrielle, que
depuis un siècle à peine. L'aluminium n'existant pas à
l'état naturel, son élaboration demande énormément
d'énergie, condition qui ne pouvait être remplie qu'avec une
technologie plus poussée.
 La production d'aluminium s'effectue par électrolyse de
l'alumine : l'aluminium se dépose au fond de la cuve
(barmule) contenant au départ l'alumine mais également
du carbone et de la cryolithe (pierres froide), éléments
indispensables à cette réaction chimique. C'est cette phase
qui est dévoreuse (moltahime) d'énergie.
 L'aluminium ainsi obtenu est transporté dans un four pour
y être " ajusté " avec d'autres métaux avant d'être solidifié
sous différentes forme..
PROPRIÉTÉS

 A l'état pur, l'aluminium ne possède pas de bonnes propriétés


mécaniques mais, comme pour l'acier, elles évolueront grâce
aux différents traitements thermiques et mécaniques qu'il
subira lors de sa fabrication.
L'addition de petites quantités de silicium, de zinc, de cuivre,
... permet d'obtenir des alliages d'aluminium qui ont alors des
propriétés comparables voire supérieures à celles des aciers :
 densité faible (l'aluminium est 3 fois plus léger (khfif) que l'acier)
 excellente conductivité thermique et électrique,
 Imperméabilité (ne laisse pas passer) aux liquides et aux gaz,
 résistance aux variations de température,
 résistance à la corrosion,
 facilité de façonnage,...,
APPLICATIONS
Aérosols Conditionnement de médicaments
Bâtons de ski Fenêtres
Bloc-moteur Fils de bobinage
Boîtes boissons Matériel de camping
Boîtes de conserves Matériel d'alpinisme
Bouchage (opercules de yaourts) Mobilier urbain
Câbles électriques Papier d'aluminium
Caravanes aéronautique, aérospatial,
Carrosserie ferroviaire, naval
Carter Plats
Carton complexe Plongée
Châssis Profilés pour le bâtiment
Clubs de golf Radiateurs
VTT Revêtement des disques laser
Signalisation routière
….
CUIVRE

 Il n'existe plus dans la nature à l'état natif, comme


dans l'antiquité.
 II se présente sous forme de sels contenant 30 à 90
% de cuivre, eux-mêmes mélangés aux stériles et
quelquefois à d'autres métaux, dont certains
peuvent être plus rares que le cuivre, comme l'or et
l'argent. Un minerai est considéré comme riche à
partir de 1,8 % de cuivre pur.
Métallurgie des métaux et alliage.
INTRODUCTION
Définition:

La métallurgie concerne l’ensemble des procédés de production et de transformation à chaud (techniques d’extraction,
d’élaboration, de mise en forme et de traitement) des métaux ferreux (sidérurgie) comme des non ferreux et de leurs
alliages, ainsi que l'étude de leurs microstructures et propriétés physico-chimiques.

Étapes:

De l’extraction du minerais par différentes voies à l’élaboration de l’alliage, les métaux sont alors transformés (la
transformation des métaux) à l’état de demi-produits par fusion (fonderie), ou par déformation mécanique à
chaud ou à froid comme :

le laminage,
le forgeage,
le matriçage,
l’emboutissage,
l’estampage,
l’étirage,
le filage
le tréfilage,
le frittage.
ALLIAGES À BASE DE FER
Importance:
Les alliages à base de fer (aciers et fontes) jouent et continuent de
jouer un rôle capital sur le plan technologique. Ils constituent en
masse près de 90 % de la production mondiale de matériaux
métalliques.
Plusieurs facteurs expliquent cette importance :
 les alliages ferreux se prêtent facilement à une production en masse,
 ils sont bon marché et on peut les acquérir sous des formes très variées
grâce à la diversité des traitements thermiques et des éléments
d’addition.
 Ils ont un fort module d’élasticité et une forte limite élastique.

Nous pouvons distinguer :


 les aciers d’usage général ;
 les aciers de traitement thermique ;
 les aciers à outils ;
 les aciers inoxydables ;
 les fontes.
ACIER
Définitions:
 L’acier est un alliage de fer et de carbone renfermant au maximum
2 % de ce dernier élément.

 La fonte contient, quant à elle, de 2 à 5 % de carbone.

 l’acier est un métal ductile : il peut subir des changements de forme


par compression ou extension (traction) à chaud ou à froid.
 il « prend la trempe », c’est-à-dire qu’il est susceptible d’acquérir une
grande dureté lorsqu’il est chauffé à une température suffisamment
élevée et refroidi à une vitesse assez grande.
 Un des défauts majeurs des aciers ordinaires est l’altération
(modification volontaire) par l’action de l’atmosphère et, plus
encore, par l’action des divers produits au contact desquels ils peuvent
se trouver.
 La rouille est la première manifestation de cette altération, mais des
attaques beaucoup plus profondes peuvent se produire par l’action de
gaz ou de liquides plus réactifs.
CONSTITUANTS
MÉTALLOGRAPHIQUES DES ACIERS
 Fer  :Etat stable du fer pur en dessous de 960°C. Il a une
structure cristalline CC. Il ne dissout pratiquement pas le
carbone, il est doux, très malléable et très magnétique.

 Fer  :Etat stable du fer entre 960°C et 1400°C. Il a une


structure cristalline CFC. Il dissout facilement le carbone.

 Ferrite : C'est une solution solide (CC) d'un ou de


plusieurs éléments dans le fer. C'est du fer pratiquement
pur qui ne contient que des traces de carbone (0.008%) à
température ambiante.
Elle n'est pas très dure (Hv :80 à 100), peu tenace
(Rm=300N/mm²), mais elle est très ductile (A=35% après
rupture).
 Cémentite ou Carbure de fer Fe3C : Elle est à 6.67% de
carbone qui accompagne la ferrite ou la perlite.
C'est une combinaison très dure (Hv=800) mais très fragile
A=0%, Rm=700N/mm² Elle donne une très bonne tenue à
l'abrasion et à l'érosion.
 Perlite : C'est un mélange hétérogène de ferrite et de
cémentite à 0.85% en masse.
Elle est très dure (HB=200), tenace (Rm=850N/mm²) et assez
ductile (A%=10), facile à usiner et offre une assez bonne
résistance aux efforts statiques et à l'usure par frottements.
 Austénite : C'est une solution solide de carbone (ou de
plusieurs éléments) dans le Fer  , elle est assez douce et
assez facile à usiner. Elle possède un coefficient de dilatation
élevé et une bonne résistance à l'usure.
DIAGRAMME D’ÉQUILIBRE
FER-CARBONE
LES PROPRIÉTÉS DES MATÉRIAUX
 Les propriétés physiques.
 Température de fusion.
 Masse volumique : Quantité de matière par unité de
volume exprimée normalement en kg/m³ mais souvent
en kg/dm³.
 Coefficient de dilatation linéaire : Allongement subi par
le métal lors d'un échauffement.
 Conductibilité thermique : Aptitude d'un corps à
transmettre plus ou moins bien la chaleur. Les bons
conducteurs sont : le cuivre, l'argent, l'aluminium etc.
 Magnétisme : Classification des matériaux d'après la
valeur de leur induction et le sens du champ;
LES PROPRIÉTÉS DES MATÉRIAUX
 Les propriétés mécaniques (ou aptitudes technologiques).
 L'élasticité : Aptitude d'un corps de subir des déformations
temporaires sous charge.
 La ténacité : Aptitude d'un corps de résister à la déformation ou à la
rupture sous un effort continu.
 La dureté : Aptitude d'un corps de résister à la pénétration d'un
autre corps et de résister à l'usure.
 La résilience : Aptitude à subir des efforts brusques ou des chocs
sans rupture.
 L'endurance : Aptitude d'un corps de subir des efforts variables en
grandeur et en direction avec répétition de ces efforts.
 La plasticité : Aptitude d'un corps à la déformation sans tension ni
rupture
 La ductilité : Aptitude d'un corps de pouvoir être étiré sous forme de
fils minces.
 La fluidité : Aptitude d'un corps d'être porté à fusion et de remplir
facilement le moule dans lequel il est coulé (pièces de fonderie).
LES PROPRIÉTÉS DES MATÉRIAUX
Fragilité :
La fragilité désigne la caractéristique d’un métal qui se brise facilement sous l’effet d’un
choc ou d’une déformation. Il se déforme peu ou pas du tout, et se casse facilement.

Ductilité :
À l’opposé, la ductilité représente la capacité d’un métal à se déformer sans se rompre.
Il peut être étiré, allongé ou soumis à des forces de torsion.
Les matériaux ductiles sont difficiles à casser parce que les fissures ou les défauts créés
par une déformation se propagent difficilement.
LES PROPRIÉTÉS DES MATÉRIAUX
 Ténacité
La ténacité correspond à la capacité des matériaux à résister aux chocs sans se briser ni
s’écailler. Les marteaux et les équipements utilisés pour déformer ou couper des plaques
d’acier (matrices, poinçons, etc.) sont constitués de matériaux de haute ténacité.

 Malléabilité
La malléabilité est une caractéristique qui permet au métal de se laisser façonner.
Elle réfère à la résistance relative du métal soumis à des forces de compression, comme
le forgeage ou le laminage.
Notons que la malléabilité d’un matériau croît avec l’augmentation de la température.
LES PROPRIÉTÉS DES MATÉRIAUX
 Élasticité
L’élasticité désigne la capacité d’un matériel à reprendre sa forme originale après avoir
subi une déformation. C’est le cas typique d’un ressort qu’on étire puis qu’on relâche.

Dureté
 La dureté est la capacité d’un corps à résister à la pénétration d’un corps plus dur
que lui.
 Elle se caractérise aussi par sa résistance aux rayures.
 Le diamant constitue le matériau le plus dur. Les aciers à haute teneur en
carbone sont durs, les aciers doux, un peu moins, et l’aluminium est de
faible dureté.
LES PROPRIÉTÉS DES MATÉRIAUX
 Résistance à l’abrasion
Les matériaux durs présentent aussi une bonne résistance à l’abrasion, c’est-à-dire qu’ils
ne s’usent pas facilement par frottement. En termes pratiques, ils sont plus difficiles à
meuler.

Résistance à la corrosion
 La résistance à la corrosion désigne la capacité d’un matériau à ne pas se dégrader
sous l’effet de la combinaison chimique de l’oxygène et du métal.
 Un métal ferreux résistant à la corrosion ne rouille pas ; c’est le cas des aciers
inoxydables et de certains autres aciers d’alliage.
Les propriétés mécanique

 Re (MPa): limite élastique . Elle est bien marquée


pour les matériaux ductiles. Re correspond au seuil
d’écoulement plastique.
 Rm est la résistance limite à la traction. Cette
valeur est utilisée pour estimer la limite
d’endurance à la fatigue.
 Re0.2 qui correspond à un allongement plastique de
0,2%
 E : module d’Young
 loi de Hooke : σ élastique= E εélastique
  : coefficient de Poisson
 G : module de cisaillement
COMPORTEMENT ÉLASTIQUE DES
MATÉRIAUX
 Il correspond à de petits déplacements réversibles des
atomes autour de leur position d’équilibre dans le
réseau cristallin. Sous l’action d’une force, les atomes
s’écartent. Une réaction due aux forces de liaison
tendant à les rapprocher provoque la réaction.

 Pour les matériaux métalliques et les polymères non


étirés et non renforcés, les caractéristiques d’élasticité
sont indépendantes de la direction et le comportement
élastique est linéaire. Ce n’est pas le cas pour les
composites ou certains polymères ?
COMPORTEMENT PLASTIQUE
 Lorsque la limite d’élasticité est dépassée, les
atomes du réseau cristallin ont changé de place
sous l’action d’un effort de cisaillement. La prise
en compte des défauts du cristal, notamment des
dislocations(décomposition), est indispensable
pour comprendre le comportement plastique.
 Lorsqu’une déformation plastique est provoquée,
on constate que la résistance à la déformation
augmente car :
 les dislocations interagissent entre elles
 de nouvelles dislocations prennent naissance, venant
augmenter les interactions
 C’est le phénomène d’écrouissage .
ESSAI DE TRACTION SIMPLE
 Il consiste à imposer un allongement à une éprouvette de
section initiale So et de longueur utile Lo.
 La courbe type obtenue pour un matériau ductile est la
suivante:
LES PROPRIÉTÉS DES MATÉRIAUX
 Les propriétés chimiques.
 Composition : métal pur ou alliage, nature et
teneur des constituants, hétérogénéité.
 Résistance à la corrosion : comportement du métal
face aux acides ou aux agents corrosifs (humidité,
vapeur, sels en dissolution etc.)
ACIERS D’USAGE GÉNÉRAL
(S355, E335)
 Ces aciers sont définis principalement par leurs
propriétés mécaniques. Leur résistance
mécanique est de l’ordre de 500 MPa pour la
rupture et de 350 MPa pour la limite élastique

 ils sont ductiles puisque leur teneur en carbone


est faible (elle ne dépasse pas 0,2 %) ;

 l’allongement relatif avant rupture est de l’ordre


de 25 %. Ces aciers sont produits sous la forme de
profilés (produits longs) ou sous la forme de tôles
(produits plats) en fonction de leur utilisation.
 Les produits longs comprennent les poutrelles, les
profilés de sections diverses, les fers marchands, les
tubes, les fils, les câbles et les rails.
 Les produits plats comprennent les tôles fortes, les
plaques (épaisseurs supérieure à 5 mm), les tôles
minces pour l’emboutissage.
ACIERS ALLIÉS

 Les aciers alliés sont des aciers au carbone auxquels on a


ajouté dans des proportions déterminées, certains éléments
particuliers.

Les éléments les plus fréquemment incorporés sont, outre


le silicium et le manganèse , le nickel et le chrome ;
le molybdène , le tungstène et le vanadium , puis,
moins fréquemment, l’aluminium , le titane , le
niobium . Le cobalt , le cuivre , le bore , le soufre , le
phosphore , l’azote répondent aussi à certains buts
particuliers.

 Chacun de ces éléments se caractérise par une tendance


dominante soit à rester dissous dans la ferrite, soit à
former avec le carbone un carbure analogue à la cémentite,
ou de composition très différente.
ACIERS À OUTILS
(35 CR MO 4, 100 CR 6)
Toutes les étapes de la fabrication nécessitent des outils dont
les conditions d’utilisation peuvent être très variées (chocs,
tranchant, dureté). La teneur en carbone est en
général assez élevée (de l’ordre de 0,6 à 1 %) sauf pour
les outils travaillant aux chocs (moule d’injection pour
matière plastique).
Ce sont en général des aciers fortement alliés de chrome
(entre 5 et 12 %) pour éviter la corrosion. Ils doivent
posséder la dureté la plus élevée possible, une très bonne
résistance à l'usure et une grande ténacité.
LES ACIERS DE TRAITEMENT
THERMIQUE
(C 32,20NICR6,35NICRMO16)
 On distingue 3 grands types de traitement thermique :
 les recuits,
 les traitement dans la masse (trempe, revenu, austénisation)
 Et les traitements de surface (trempe superficielle, nitruration,
cémentation).

 Ces aciers sont définis par leur composition chimique. Celle-ci


détermine le type de traitement qu’on peut leur appliquer. Les
aciers de traitement thermique sont soit des aciers au carbone
(sans autre élément d'addition que les éléments
d'accompagnement, Mn et Si), soit des aciers alliés contenant en
proportions variables, un ou plusieurs éléments d'addition (Cr, Ni,
Mo, V, …) ; le chrome favorise le durcissement et augmente la
résistance à la corrosion ; le nickel augmente la ténacité6 à basse
température ; le molybdène augmente la résistance mécanique et
la dureté ainsi que la résistance au fluage, …
ACIERS INOXYDABLES
(X 30 CR 13, X 8 CR NI 18-12)

 Les aciers inoxydables comprennent un ensemble de familles


d'alliages à base de fer dont la principale propriété est la
résistance à la corrosion généralisée.
 Toutefois, ces aciers ne sont pas totalement exempts de
corrosion. Le chrome est l'élément essentiel qui, à des
teneurs supérieures à environ 12 % rend l'acier
inoxydable en favorisant, en milieu oxydant, la formation
d'un film passif à sa surface. On utilise ce type d’acier en
visserie, pour les ressorts, pour les arbres de pompes,
les soupapes ...
ACIERS INOXYDABLES

Influence des additifs

Chrome Résistance à la corrosion

Meilleure ductilité + résistance à


Nickel la corrosion + facilite la mise en
œuvre
Meilleure résistance à la
Molybdène / Titane corrosion par piqûres dans les
milieux agressifs.
LES ACIERS RÉFRACTAIRES

A forte teneur en chrome et nickel résistent à la


corrosion, à l'oxydation et au fluage à chaud et
sont utilisés dans les fours de chauffage ou de
traitement.
DÉSIGNATION DES ACIERS
DÉSIGNATION DES ACIERS
Métaux Et Alliages

DÉSIGNATION DES MATÉRIAUX


INTRODUCTION

La désignation des matériaux est soumise à des « normes » qui


permettent de retenir un codage utilisé par les industriels de France
(NF) et plus généralement de la Communauté Européenne (EN).
Ces normes évoluent et il faut évoluer avec elles…
SOMMAIRE

1. Les fontes
2. Les aciers
3. Les alliages d’aluminium
4. Les alliages de cuivre
5. Le tableau des éléments chimiques
LES FONTES

a) Fontes à graphite lamellaire


(GJL)
b) Fontes à graphite sphéroïdale
(GJS)
c) Fontes malléables (GJM)

NF EN 1561 à 1563

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Sommaire :
a) FONTES À GRAPHITE
LAMELLAIRE

Désignation symbolique, exemple :

EN-GJL - 300
Valeur de la résistance
minimale à la rupture par
Préfixe extension
b) FONTES À GRAPHITE
SPHÉROÏDALE
Désignation symbolique, exemple :

EN -GJS- 300- 22 Pourcentage de


l’allongement après
la rupture
Valeur de la
Préfixe résistance
minimale à la
rupture par
extension en Mpa
c) FONTES MALLÉABLES

Désignation symbolique, exemple :

EN -GJM - 350- 4 Pourcentage de


l’allongement après
la rupture
Valeur de la
Préfixe résistance
minimale à la
rupture par
extension

GJMW : à cœur blanc (white)


GJMB : à cœur noir (black)
LES ACIERS

a) Aciers d’usage général (ex. : S 235. E 295)


b) Aciers non alliés (ex. : C 40)
c) Aciers faiblement alliés (ex. : 55 Cr 3)
d) Aciers fortement alliés (ex. : X 30 Cr 13)

NF EN 10025, IC10, NF EN 10027

Retour
Sommaire :
a) ACIERS D’USAGE COURANT

Désignation symbolique, exemple :

S 235 E 295

Symbole pour Valeur minimale Symbole pour Valeur minimale


aciers d’usage de la limite aciers de de la limite
général élastique en MPa construction élastique en MPa

S’il s’agit d’un acier moulé, la


désignation est précédée de la lettre
G, GE 295
b) ACIERS NON ALLIÉS
Teneur en manganèse < 1%

Désignation symbolique, exemple :

C 40

Pourcentage de la teneur moyenne en


Symbole acier non carbone multipliée par 100, soit 0.40% de
allié carbone

S’il s’agit d’un acier moulé, la


désignation est précédée de la lettre
G, GC 25
c) ACIERS FAIBLEMENT ALLIÉS
Teneur en manganèse < 1%
Teneur de chaque élément d’alliage <
5%
Désignation symbolique, exemple :

Une suite de nombre rangés


25 CrMo 4-25 dans le même ordre que les
éléments d’alliages, et
Pourcentage de indiquant le % de la teneur
la teneur moyenne de chaque élément.
moyenne en Les teneurs sont multipliées
carbone par un coefficient variable en
multipliée par fonction des éléments
100, soit 0.25 % d’alliage.
c) ACIERS FAIBLEMENT ALLIÉS
(2)

25 Cr Mo 4-25
Coefficient multiplicateur

Élément d’alliage Coef. Élément d’alliage Coef.

1% de chrome (4/4
= 1) et 2.5% de
Cr, Co, Mn, Ni, Si, W 4 Ce, N, P, S 100 Molybdène (25/10
= 2.5)

Al, Be, Cu, Mo, Pb,


Ta, TI, V,Zr 10 B 1000

Voir « Tableau des éléments chimiques » Go


d) ACIERS FORTEMENT ALLIÉS
Teneur d’au moins un élément d’alliage 
5%
Désignation symbolique proche de celle des aciers faiblement alliés sauf
pour les % des éléments d’addition, exemple :

X 5 Cr Ni 18-10
Pourcentage réél de la
teneur, ici :
Symbole acier 0.05% de Éléments 18 % de chrome
fortement allié carbone d’addition 10% Ni
L’ALUMINIUM ET SES ALLIAGES

a) L’aluminium non allié moulé désignation


numérique
b) L’aluminium non allié moulé désignation
symbolique
c) L’aluminium et ses alliages moulés
désignation numérique
d) L’aluminium et ses alliages moulés
désignation symbolique
e) L’aluminium et ses alliages corroyés
désignation numérique
f) L’aluminium et ses alliages corroyés
désignation symbolique

NF EN 1780, NF EN 573 Retour


Sommaire :
a) L’ALUMINIUM NON ALLIÉ
MOULÉ
DÉSIGNATION NUMÉRIQUE
NF EN 1780-1

Désignation numérique, exemple :

EN- AC- 970 Applications


générales
Préfixe
Deux premières
décimales
complétant le %
mini d’aluminium
de 99% , soit
99.97% minimum
b) L’ALUMINIUM NON ALLIÉ
MOULÉ
DÉSIGNATION SYMBOLIQUE
NF EN 1780-2 et -3

Désignation symbolique, exemple :

EN- AC -Al 99, 80 Décimales de


pureté soit
Préfixe 99.80% de
pureté
d’aluminium
Teneur mini
en
aluminium
C) LES ALLIAGES D’ALUMINIUM
MOULÉS
DÉSIGNATION NUMÉRIQUE
NF EN 1780-1

Groupe d’alliage:
Désignation numérique, exemple : 21: Al Cu
41 : Al SiMgTi
42 : Al Si7Mg
EN- AC - 4 2000 43 : Al Si10Mg
44 : Al Si
45 : Al Si5Cu
Préfixe 46 : Al Si9Cu
47 : Al Si(Cu)
Elément 48 : Al SiCuNiMg
principal 51 : Al Mg
71 : Al ZnMg
d’addition :
2: Cu ; 4 : Si
5 : Mg ; 7 :Zn
D) LES ALLIAGES D’ALUMINIUM
MOULÉS
DÉSIGNATION SYMBOLIQUE

NF EN 1780-2 et -3
Désignation symbolique, exemple :

EN- AC -Al Si7Mg

Préfixe Symboles chimiques des


éléments d’alliage suivis de
nombre indiquant leur
teneur centésimale dans
l’alliage, soit , ici :
7 % de silicium et du
magnésium
ALUMINIUM CORROYÉ

Utilisation : Le corroyage est une opération consistant à déformer une pièce avec
allongement (forgeage, laminage, filage,matriçage) à chaud ou à froid afin d'obtenir
une pièce de la forme désirée.

Propriétés : Ils ont très bon rapport résistance poids. Ils sont facilement usinables,
formable à froid et à chaud, pliables, emboutissage, laminables. Ils sont soudables
avec certaines précautions (soudage TIG),

Applications :

Construction aéronautique et spatiale,


carrosserie automobile haut de gamme,
profilés pour les menuiseries,
construction navale plaisance,
chaudronnerie haut de gamme,
biens de consommation.
E) L’ ALUMINIUM NON ALLIÉ
CORROYÉ – DÉSIGNATION
NUMÉRIQUE SÉRIE 1000
NF EN 573-1

Désignation numérique, exemple :


4 Chiffres
représentant la
EN- AW- 1000 composition
chimique, ici, 1000
signifie que la
pureté de
Préfixe l’aluminium est au
minimum de 99,00
%
F) LES ALLIAGES D’ ALUMINIUM
CORROYÉS – DÉSIGNATION
NUMÉRIQUE

Désignation numérique, exemple :

EN- AW- 5052

4 Chiffres
Préfixe représentant
la
composition
chimique, ici,
alliage
d’aluminium-
magnésium
LE CUIVRE ET SES ALLIAGES

a) Le cuivre non allié


b) Les alliages de cuivre

NF EN 1412- NF EN A 02-009
Retour
Sommaire :
a) LE CUIVRE ALLIÉ
Teneur de l’élément d’alliage  1%

Désignation symbolique, exemple :

CuCr1
Symbole du cuivre
LES ALLIAGES DE CUIVRE
Teneur d’au moins un élément d’alliage  1%

Désignation symbolique, exemple :

CuZn 36 Pb 2
Symbole du cuivre
REMARQUES SUR LES ALLIAGES DE CUIVRE

On appelle « bronze » un alliage de cuivre et d’étain, exemple :


CuSn12

On appelle « laiton » un alliage de cuivre et de zinc, exemple :


CuZn15
LES ALLIAGES DE ZINC MOULÉS

Désignation symbolique, exemple :

Z A4
Symbole du Zinc

Zamak : ZA4G (avec


Magnésium G)
Retour
Sommaire :
TABLEAU DES ÉLÉMENTS CHIMIQUES
Élément d’alliage Symbole chimique Élément d’alliage Symbole chimique
Aluminium Al Magnésium Mg
Antimoine Sb Manganèse Mn
Argent Ag Molybdène Mo
Azote N Nickel Ni
Bérylium Be Niobium Nb
Bismuth Bi Phosphore P
Bore B Plomb Pb
Cadmium Cd Silicium Si
Cérium Ce Soufre S
Chrome Cr Strontium Sr
Cobalt Co Titane Ti
Cuivre Cu Tungstène W
Etain Sn Vanadium V Retour
Fer Fe Zinc Zn Sommaire :
Gallium Ga Zirconium Zr
Lithium Li
LA CORROSION
DÉFINITION
 La corrosion est l’attaque lente et
progressive du métal par des agents
chimiques ou atmosphériques entraînant
sa destruction (action de faire disparaître
qlq ch) dans le temps.
 On distingue la corrosion chimique qui est
la transformation uniforme ou localisée du
métal en oxydes ou sels métalliques et la
corrosion galvanique
LA CORROSION CHIMIQUE
 1-Réaction chimique type fusion :
Dissolution du matériau solide dans le
métal liquide.
 2-Réaction chimique type redox :
Oxydation du métal en présence d’oxygène
avec formation d’oxydes métalliques :
Fe2O3, CrO2
 3-Pénétration (introduction d’un corps
dans un espace ou dans un autre corps)
AUTRES CLASSIFICATIONS
 Corrosion sèche :
 le métal est attaqué par un gaz :
Fe + Cl2 ---------> FeCl2

 Corrosion humide :
 elle se produit en présence d’une solution.
MÉCANISME DE LA CORROSION
ÉLECTROCHIMIQUE.
 Une corrosion électrochimique débute si les électrons
provenant de l'ionisation du métal sont captés.

 Trois cas sont envisageables :

 les électrons sont captés en présence d'oxygène : on parlera de


corrosion par l'oxygène,

 les électrons sont captés par les cations H+ : on parlera de


corrosion acide,

 les électrons sont captés par un métal plus "noble" (dans la qualité
est supérieur ex: or) : on parlera de corrosion galvanique.

 La zone de métal corrodée sera appelée anode,


 celle où s'établira le captage des électrons : cathode.
 On peut avoir sur une même pièce métallique des zones
cathodiques et des zones anodiques.
MÉCANISME DE LA CORROSION.

Les réactions électrochimiques rencontrées


sont:
 pour l'anode : oxydation du fer en ion
ferreux.
Fe Fe2++ 2e-

 pour la cathode : réaction avec l'oxygène.


O2 + 2 H2O + 4e- 4 OH-
CAS D’UN BATEAU EN MER
MÉTHODES DE PROTECTION : LES PROTECTIONS
CHIMIQUES
LES PEINTURES

 À l'huile de lin (plante) : mélange d'huile de lin, d'essence et


de colorant, le durcissement (transformation en un état
plus dur) est obtenu par polymérisation de l'huile de lin au
contact de l'oxygène.

 Glycérophtaliques : même composition que la peinture à


l'huile de lin mais addition de résine qui augmente la
tension et la dureté de la peau.

 Cellulosiques : résines à base de cellulose + acétone ; le


durcissement est obtenu par évaporation du solvant (très
facile à déposer au pistolet).

 Synthétiques : mélange de résines à base des matières


plastiques le durcissement est obtenu à l'aide d'un produit
complémentaire appelé DURCISSEUR.
LES OXYDATIONS ÉLECTROLYTIQUES

 Oxydation anodique ou anodisation. Création de


couches d'oxydes poreuses, sur la pièce placée à
l'anode.
 Ce procédé est très intéressant pour les alliages
dont l'oxydation est auto protectrice.
LES MÉTALLISATIONS

 Dépôt d’un métal protecteur.


 par bains :

 ÉTAMAGE (dépôt d'étain) ;


 GALVANISATION (dépôt de zinc).

 par fours :

 SHERARDISATION(cémentation par le zinc) ;


 ALUMINAGE(cémentation par l'aluminium) ;

 CHROMISATION (cémentation par le chrome).


LES MÉTALLISATIONS

 par dépôts électrolytiques (anode soluble) :


possibilité de déposer de nombreux métaux
protecteurs (nickelage, cuivrage, chromage, etc.).
bel aspect et meilleur accrochage au niveau de la
cristallisation.
PROTECTION DES RÉALISATIONS
HÉTÉROGÈNES.

 Galvanoplastie : Isolation des métaux en contact


par projection de matières plastiques :
polyuréthanes, époxy, PVC, etc. Ex : réservoirs,
citernes.

 Isolation locale telle que peinture, vernis,


caoutchouc, etc.
APPROCHE DE LA PROTECTION CONTRE LA
CORROSION

 Choix du matériau :
La première idée est de choisir un matériau qui
ne se corrode pas dans l'environnement
considéré. On peut utiliser des aciers
inoxydables, des aluminiums, des
céramiques, des polymères (plastiques)... Le
choix doit aussi prendre en compte les
contraintes de l'application (masse de la
pièce, résistance à la déformation, à la
chaleur, capacité à conduire l'électricité…).
Dans l'absolu, il n'existe pas de matériau
réellement inoxydable.
APPROCHE DE LA PROTECTION CONTRE LA
CORROSION

 Conception de la pièce :
Dans la conception, il faut s'attacher à
éviter les zones de confinement, les
contacts entre matériaux différents et les
hétérogénéités en général.
Il faut aussi prévoir l'importance de la
corrosion, et le temps au bout duquel il
faudra changer la pièce (maintenance
préventive).
APPROCHE DE LA PROTECTION CONTRE LA
CORROSION

 Empêcher la réaction chimique


Il existe deux moyens d'empêcher la
réaction chimique d'avoir lieu.
 On peut isoler la pièce de
l'environnement (par une couche de
peinture, de matière plastique,ou par un
traitement de surface : nitruration (forçage de
fer en le chauffant dans un milieu d’azote) ,
chromatation..).
 Il est aussi possible d'introduire une
autre pièce pour perturber la réaction
(principe de l'« anode sacrificielle »).
INTRODUCTION

 Les matériaux utilisés sont rarement purs ou des


mélanges parfaitement homogènes, mais le plus
souvent sous forme d’alliages.

 Dans ce chapitre nous nous attacherons à étudier


les règles qui régissent les équilibres entre
composants et les équilibres entre entres phases.
DÉFINITIONS UTILES

 Une phase : un domaine du matériau dont les propriétés


physiques et chimiques sont uniformes. Cette région ou cet
ensemble de régions sont caractérisés par une structure et par un
arrangement atomique identique.

 Un composant : un corps pur. Il peut être simple (exemples : Ti,


Ag, Cu…) ou être un composé chimique (H2O, Al2O3, SiO2…).

 Les alliages métalliques : sont des systèmes mono ou polyphasés


ayant des propriétés générales similaires à celles des métaux purs.
Ils comprennent des éléments métalliques ou non métalliques.
LA VARIANCE

 Ils peuvent être étudies en tant que systèmes physiques dont la variance est donnée
par la relation de Gibbs :

Avec
 V : Est la variance du système physique en équilibre. C’est le nombre de variables
indépendantes ou le nombre de degrés de liberté du système en fonction de ses
constituants indépendants. Elle est toujours positive ou nulle, pour avoir un sens
physique.
 C : Est le nombre d’éléments qui constituent l’alliage.
 n : Est le nombre de facteurs physiques susceptibles d’intervenir dans l’état de
l’alliage (température, pression)
 φ: Représente le nombre de phases en présence
 Cette relation, appelée règle des phases, est réduite pour des alliages binaires où seule
la température influe sur le système à la relation :

 Pour un système binaire C = 2, donc V= 3 – Ф,


SOLUTIONS SOLIDES
 Une solution solide est constituée par un mélange homogène de deux
éléments différents. L’élément de base A, appelé solvant, forme un réseau
de structure α. L’élément B, appelé soluté,

 On a deux types de solution solide :

 En substitution : l'atome étranger remplace un des atomes du cristal.

 En insertion : l'atome étranger se glisse dans les espaces vides, les


positions interstitielles des atomes du cristal.
SOLUTIONS SOLIDES
DIAGRAMME DE PHASES À MISCIBILITÉ
TOTALE À L’ÉTAT SOLIDE
 La solidification des alliages dépend en général de la température.
 Entre le liquidus et le solidus, l’alliage est dans un état biphasé (liquide +
solide). Il y a une solution solide unique lorsque les éléments d’alliage A et
B sont miscibles en toutes proportions à l’état solide,
RÈGLES DE MISCIBILITÉ À L’ÉTAT SOLIDE

 Pour que deux solide A et B soient totalement


miscibles à l’état solide ils doivent avoir :

 Même structure cristalline


 Des rayons atomiques voisins
 Des valences égales
 Electronégativités semblables

l'électronégativité d'un élément est une grandeur qui


caractérise sa capacité à attirer les électrons lors de la formation
d'une liaison chimique avec un autre élément.
ETUDE D’UN EXEMPLE

 Soit un alliage de composition nominale C0 porté à une température θ. Si


on prend un point représentatif (C0, θ) dans le domaine monophasé,
l’alliage contient alors une seule phase liquide de proportion égale à 100%.
Si on prend un point représentatif (C0, θ) dans le domaine biphasé,
l’alliage contient deux phases liquide et solide de composition CL et CS
dont les proportions respectivement fS et fL sont déterminées par la règle
des bras de leviers :

 Ces relations permettent de déterminer les proportions présentes en %


SOLIDIFICATION
 Lorsqu’un métal pur en fusion est refroidi, sous pression constante, le changement de phase
s’effectue toujours à une température fixe : la température de solidification (ou de fusion). La
courbe de refroidissement d’un métal pur, figure ci-dessous, présente un palier. Ce palier
correspond à la période de coexistence du métal liquide et des cristaux solides déjà formés.
 Ce palier isotherme est d’autant plus marqué que le refroidissement est lent et que la masse
d’alliage est plus grande.
SOLIDIFICATION
DIAGRAMME À MISCIBILITÉ PARTIELLE
À L’ÉTAT SOLIDE
 Dans la majorité des alliages binaires, il n’existe pas de miscibilité des
constituants en toutes proportions à l’état solide. Le cas le plus fréquent, ils
existent deux solutions solides :

 α : Solution solide primaire de B dans A (riche en A)


 β : Solution solide primaire de A dans B (riche en B)
 α : Solution solide primaire de B dans A (riche en A)
 β : Solution solide primaire de A dans B (riche en B)
 E: Point eutectique (Equilibre)
DIAGRAMME À MISCIBILITÉ PARTIELLE
À L’ÉTAT SOLIDE
COURBES D’ANALYSE THERMIQUE
ETUDE DE L’EXEMPLE PB-SN
ETUDE DE L’EXEMPLE PB-SN

 on retrouve sur le diagramme d’équilibre un domaine monophasé : phase


primaire β, riche en étain. Le point E est un point invariant, il
caractérise le point eutectique à la température eutectique TE=183°C et
le segment AC représente le palier eutectique. A ce point, trois phases
sont en équilibre :
 Une phase liquide de composition CL=CE=62% Sn
 Une phase solide α de composition Cα=18% Sn
 Une phase solide β de composition Cβ=97.5% Sn
La réaction eutectique s’écrit :

 La règle des segments inverses permet de calculer la proportion de chaque


phase. Leur mise en œuvre est similaire à celle illustrée dans le cas de la
miscibilité totale.
ETUDE DE L’EXEMPLE PB-SN
 Considérons maintenant un alliage à 30% Sn et 70% Pb. La composition
C0 de cet alliage étant inférieure à celle du point eutectique.
 D’après le diagramme d’équilibre, la solidification de cet alliage débute à
262°C.
ETUDE DE L’EXEMPLE PB-SN
 A θ=230°C, on a deux phases :
 Phase α primaire, Cα= 13% Sn
 Phase liquide, CL= 47% Sn
ETUDE DE L’EXEMPLE PB-SN

 A θ=230°C, on a deux phases :

 Phase α primaire, Cα= 13% Sn


 Phase liquide, CL= 47% Sn

 A partir de la règle des segments inverses, on peut calculer les


proportions de chaque phase :
LES DIFFÉRENTS TYPES DE DIAGRAMMES
LIQUIDE-SOLIDE

Eutectique simple Eutectique avec solution solide partielle

Péritectique
Fusion congruente

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