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Cours Physique Acoustique

2020-2021
Audioprothèse 1er année
Enseignant : Christophe Adessi
email : christophe.adessi@univ-lyon1.fr
http://ilm-perso.univ-lyon1.fr/∼cadessi/audioprothese.html
Sommaire
I Oscillateur harmonique simple
II Généralités sur les ondes
III La corde vibrante
IV Propagation des ondes sonores
V Echelle logarithmique et Niveau.
Notion d’acoustique environementale.
VI Intervalles et gammes
VII Analyse et mesure des signaux sonores
✓ ✏
I Oscillateur Harmonique Simple
✒ ✑
I.A Introduction
• Si l’on étire un ressort relié à une masse et que
F
l’on abandonne le système, la masse oscille de m
part et d’autre du fait de la force de rappel du
ressort.
F
m
• Si l’amplitude des oscillations est faible, la force
de rappel est proportionnelle à l’élongation du
ressort par rapport à sa position de repos.
• Dans ces conditions, on parle d’un mouvement
harmonique simple (MHS). m
0 x
Force de rappel : F = −kx
nb : D’un point de vue mathématique, il s’agit d’une troncature au premier ordre d’un
développement limité de la force. k est une constante caractéristique de la raideur du ressort.
I.B Equation du mouvement
Principe de la dynamique : F
~ = m~
a (vérifiée quelle que soit t)
avec F = −kx
(Force de rappel)
F=−k.x
d2 x m
et a = dt2
2
Soit, −kx = m ddt2x
0 x
d2 x k
= −m x ⇒ Equation différentielle du 2nd ordre.
dt2
cette équation nous donne l’expression du mouvement : x(t)
k
On pose : ω = m, qui est la fréquence angulaire
La résolution de q
d2 x 2
d’où, = −ω x
dt2
Solution d’essai : x(t) = A cos (ωt) (A constante)
dx
dt = −ωA sin (ωt)
d2 x
dt2
= −ω 2A cos (ωt) = −ω 2x(t)
Conclusion : A cos (ωt) est une solution de l’équation du mouvement.
• Le terme harmonique se réfère au fait que le mouvement du pendule (la masse) est décrit par
une sinusoı̈de.
• La fréquence angulaire (ω ) fait le lien entre l’angle (θ ) apparaissant naturellement en argument
d’une sinusoı̈de.
x(t)
ωt ⇔ θ π 2π 3π 4π θ
dimension physique : [ω] = T −1 x(t)
Unité : rad/s
π 2π 3π 4π t
ω ω ω ω
Solution générale de l’équation du mouvement :
x(t) = B sin (ωt) est également solution de l’équation du mouvement.
En effet,
dx
dt = ωB cos (ωt)
d2 x
dt2
= −ω 2B sin (ωt) = −ω 2x(t)
La solution générale est de la forme :
x(t) = A cos (ωt) + B sin (ωt)
Cette solution peut se réécrire sous la forme :

x(t) = A2 + B 2 √ A cos (ωt) + √ B sin (ωt)
A2 +B 2 A2 +B 2

 
2 2

= √A + B [sin φ cos (ωt) + cos φ sin (ωt)]
= A2 + B 2 sin (ωt + φ) ,
x(t)
+C
x(t) = C sin (ωt + φ) π 2π 3π 4π ωt
−C
φ
• C représente l’amplitude du mouvement.
• φ décrit le déphasage angulaire du mouvement.
k
• La fréquence angulaire (ω = m) ne dépend pas de l’amplitude.
q
I.C Energie d’un système oscillant
• D’un point de vue physique, le système masse-ressort reçoit initialement une énergie (fournie
par l’expérimentateur) lors de la déformation initiale du ressort puis se retrouve isolé (laissé à
lui même sans nouvel apport d’énergie).
• De ce fait, le système masse-ressort doit avoir une énergie totale constante (en l’absence de
frottement).
• Pour la masse, l’énergie correspond à de l’énergie cinétique (pas de variation de la force de
pesanteur).
• Pour le ressort, l’énergie correspond à une énergie potentielle élastique (correspondant à
l’énergie nécessaire pour le déformer par rapport à sa position de repos).
Pour un MHS, la position de la masse est : x(t) = C sin (ωt + φ) .
1 dx 2
Son énergie cinétique est : Ec =
1 2 d sin (ωt+φ)
=


2 mC dt
1 2 2

2 m dt 2
= 2 mC (ω cos (ωt + φ))
1 2 2 2
= 2 mC ω cos (ωt + φ)
L’énergie cinétique maximum est alors : Ec Max = 21 mω 2C 2
~ .∆l
• Pour évaluer l’énergie potentielle, on reprend la définition du travail d’une force : W = F


où ∆l représente le déplacement.


• Dans notre cas le déplacement est colinéaire à la force. Par contre, F (x) dépend de la
position.
• Supposons que le ressort ait été étiré jusqu’à
la position x et que l’on souhaite l’étirer
encore d’une quantité infinitésimale dx. dx
F
m
• L’expérimentateur va devoir exercer une
force exactement opposée à la force de rappel
F~.
0 x
• Le travail infinitésimal fourni par l’expérimentateur sera donc :
dW = −F.dx = k.x.dx.
• Ce travail est reçu par le ressort, ce qui contribue à augmenter son énergie potentielle.
• L’énergie potentielle du ressort à une position x quelconque correspond à l’énergie reçue par
le ressort entre sa position de repos (x = 0) et la position x.
D’un point de vue physique il faut additionner l’ensemble des travaux infinitésimaux dW
permettant d’amener le ressort de 0 à x. Mathématiquement, cela correspond à :
Ep = dW = k.x′ .dx′
0 0
1

Rx Rx
′2 x
= 2 k[x ]0 = 12 kx2
Soit, Ep = 21 kC 2 sin2 (ωt + φ)
L’énergie potentielle maximum est alors : Ep Max = 21 kC 2
L’énergie totale est :
Etotale = E + Ep
c
1 2 2 2 1 2 2
= 2 mω C
1 2 2 k
= 2 mω C cos2 (ωt + φ) + sin2 (ωt + φ) (car ω 2 = m )
1 2 2
= 2 mω C . On vérifie bien que l’énergie totale est constante.

cos (ωt + φ) + 2 kC sin (ωt +  φ)


• Initialement, l’expérimentateur fournit cette énergie au ressort par déformation élastique.
• Le ressort va alors revenir à sa position d’origine en cédant son énergie potentielle à la masse
qui acquiert de l’énegie cinétique.
• Lorsque le ressort revient à sa forme d’origine, l’énergie cinétique est alors maximum.
✎ ☞

II Généralités sur les ondes ✌
II.A Introduction
Définition : Une onde est une perturbation en mouvement qui transporte de
l’énergie mais sans transport de matière.
Exemple d’onde acoustique :
• A un instant donné, une onde acoustique
correspond à des variations locales de la
densité (et donc de la pression).
• Ces variations locales de la pression se
déplacent de proche en proche (effet
P−Patm
λ domino).
+P0
0 x
• Les molécules d’air ne font que ”vibrer” au
−P0 voisinage de leurs positions.
Autres exemples :
• Onde électromagnétique correspondant à la vibrations du champ électrique et magnétique.
Cette onde ne nécessite pas de milieu de propagation matériel.
• Phonons : Ondes de vibrations de la matière.
Remarque : Une onde varie au cours du temps et se propage dans l’espace.
Il faut distinguer le sens de propagation et le sens de vibration
Types d’ondes
Ondes de compression d’un ressort :
ressort au repos
onde transversale
onde longitudinale
Direction
des oscillations
Sens de propagation
• Ondes transverses : Le ressort oscille perpendiculairement à la direction de propagation (cas
de la corde vibrante).
• Ondes longitudinales : Le ressort oscille dans la même direction que la direction de propagation.
Dans un gaz, seules les ondes longitudinales peuvent se propager.
• La périodicité des oscillations est caractérisée par la longueur d’onde (λ). La vitesse de
propagation correspond à la célérité.
II.B Propriétés des ondes périodiques
Position du problème : Comment relier la période spatiale (λ) et temporelle (T )?
t1 propagation d’une impulsion
• A l’instant t = 0 l’impulsion est à l’origine
• A l’instant t1 l’impulsion s’est déplacée en d1
0 d1 • Si l’onde a une célérité c (m/s) ⇒ d1 = c.t1
Onde sinusoı̈dale
• La notion de période et de longueur p λ
d’onde n’ont de sens que pour une onde t=0
périodique.
• A la date t = T l’onde s’est déplacée t>0
d’une longueur d’onde λ
• La longueur d’onde et la période sont ct
liées par la célérité de l’onde dans le cT t=T
milieu
λ = cT
sens de propagation
• On peut également écrire : λ = c/f
II.C Description mathématique
y
• Soit une impulsion dont la courbe représentative est : y = f (x)
• La courbe représentative de la même fonction translatée de a x
est : y = f (x − a)
0 a x
Si a correspond à la position d’une impulsion se propageant avec une célérité c à l’instant t, nous
aurons alors : y = f (x − ct)
Onde harmonique (sinusoı̈dale) :
• A t = 0 l’expression de l’onde est : y λ
t=0

y(x) = A cos λx ct x
+A t>0


• A t quelconque, nous aurons :
2π −A x
y(x, t) = A cos λ (x
− ct)
c
 
Remarque : La fonction représentative d’une onde est une fonction de 2 variables, la position x
et le temps t. y représente la déformation du milieu.
En introduisant le nombre d’onde k = 2π λ (qui est
l’équivalent de ω pour la longueur d’onde) et sachant y(x, t) = A cos (kx − ωt)
que λ = cT et que ω = 2π T on obtient :
Généralisation :
y(x, t) = A cos (kx − ωt) Déplacement vers les x positifs
y(x, t) = A cos (kx + ωt) Déplacement vers les x négatifs
Or cos(−θ) = cos(θ). On peut donc également écrire :
y(x, t) = A cos (−kx + ωt) Déplacement vers les x positifs
y(x, t) = A cos (−kx − ωt) Déplacement vers les x négatifs
Conclusion : C’est le signe relatif entre le terme contenant t et le terme
contenant x qui détermine le sens de propagation :
• Mêmes signes : Déplacement vers les x négatifs.
• Signes opposés : Déplacement vers les x positifs.
II.D Notion d’interférence
• La notion d’interférence intervient quand une ou plusieurs ondes se rencontrent.
• Les ondes se combinent pour n’en faire apparaı̂tre qu’une seule (l’onde résultante).
• Cette onde résultante est la somme mathématique des amplitudes des ondes incidentes.
• L’onde résultante peut ainsi avoir une amplitude plus grande ou plus petite que les ondes
incidentes.
• On parle d’interférence constructive ou destructive selon le signe relatif de chacune des ondes.
• Les ondes s’ajoutent constructivement.
• Les ondes s’ajoutent destructivement.
Exemple :
λ
• Les 2 Haut-parleurs génèrent des ondes 2
harmoniques strictement identiques et
en phase.
HP
• Selon leurs positions respectives, les Interférences destructives
ondes vont interférer constructivement
ou destructivement.
• L’on passe d’une situation à une autre Interférences constructives
en modifiant la distance λ/2.
Phénomène de battement :
On considère 2 ondes harmoniques de même amplitude et de fréquence f1 et f2 très proche.
Par commodité, on se place du point de vue d’un auditeur se trouvant à une position fixe. On
omettra donc dans la suite le terme en kx dans l’expression des ondes.
Ces ondes vont interférer et donner lieu au phénomène dit de “battement”.
Interférences Interférences Interférences Interférences Interférences
destructives constructives destructives constructives destructives
f 1 =1.1 f 2
fe =0.05 f 2 f o =1.05 f 2
En effet, l’onde résultante est de la forme : p(t) = p0 cos (2π.f1 t) + p0 cos (2π.f2 t).
a−b
Or l’on sait que : cos a + cos b = 2 cos a+b 2 . cos 2 .
Soit dans notre cas : p(t) = 2p0 cos (2π.f0 t). cos (2π.fe t),
f +f f −f
avec f0 = 1 2 2 qui est la moyenne des 2 ondes et fe = 1 2 2 qui correspond à la fréquence à
laquelle l’onde résultante va “battre”.
✎ ☞

III La corde vibrante ✌
III.A Célérité des ondes sur la corde
On considère une corde tendue avec une tension F (Newton) et de masse linéique (ou masse
par unité de longueur) µ (kg/m). On suppose ici que la corde est infinie (pas de réflexions aux
extrémités).
On va chercher à exprimer la célérité des ondes se propageant sur la corde.
• Pour cela on considère une simple
impulsion.
• La déformation de la corde au passage R
de l’impulsion correspond en son
maximum à une déformation circulaire
que l’on peut caractériser par son rayon.
• Nous allons résoudre l’équation de
la dynamique pour un morceau t
infinitésimal de la corde dm au θ θ
F F
maximum de la déformation. F Net
n
• A chaque extrémité de ce morceau la
force est symétrique et correspond à la
tension.
La décomposition de la force résultante sur l’axe normale et tangentiel est telle que :
Ft = F cos θ − F cos θ = 0
Fn = F sin θ + F sin θ = 2F sin θ
L’angle θ étant petit, on peut écrire que sin θ ≃ θ . La force nette (ou résultante) est une force
Rappel :
Le mouvement circulaire uniforme est tel que θ(t) = ωt et
−−→ y
||OM || = R.
M
x(t) = R cos (ωt)
~
r (t) = OM (t) =
−−→
y(t) = R sin (ωt)
θ (t)


ẋ(t) = O x
~
v (t) =
−Rω sin (ωt)
ẏ(t) = Rω cos (ωt)


ẍ(t) =
~
a(t) =
−Rω 2 cos (ωt)
ÿ(t) =


−Rω 2 sin (ωt)
= r (t)
−ω 2~
On en déduit : ||~ v || = ωR, ||~a|| = ω 2R d’où : a = v 2 /R.
Appliqué à la déformation de la corde qui se propage à la célérité c, on a a = c2/R.
θ θ
• Le morceau infinitésimal dm de corde a une F 2θ
F
longueur dl = 2Rθ .
• La corde ayant une masse linéique µ, on
peut écrire dm = µdl = 2µRθ .
2
Equation de la dynamique : FN et = dm × a ⇔ 2F θ = 2µRθ × cR d’où :
F
• c ne dépend que des caractéristiques du milieu.
c= µ • c ne dépend pas des caractéristiques de l’onde (f , A ..).
q
• c augmente avec la tension et diminue avec la masse.
III.B Puissance transportée
• L’onde mécanique se propage sur la corde de proche en proche (elle communique son
mouvement aux parties adjacentes).
• La déformation de la corde de haut en bas correspond à un travail mécanique.
• Cette énergie est initialement fournie par l’expérimentateur puis se propage de proche en
proche.
On s’intéresse au travail fourni lors de y
la propagation d’une onde harmonique
par la corde de gauche à un élément x
infinitésimal de la corde de droite. dx
Cet élément est ici caractérisé par ses
θ dy
dimensions sur l’axe des x et y , dx et
dy . F v
Pour une onde harmonique :
• La puissance fournie est P = F ~ .~
v , où F
est la tension de la corde. y(x, t) = A cos (kx − ωt)
La vitesse représente la vitesse de vy (x, t) = dy =
dt
• ωA sin (kx − ωt)
déplacement transverse de la corde.
• v est toujours colinéaire à l’axe y. De plus, nous avons :
dy
• On obtient : P = −F.vy sin θ ≃ tan θ = dx = −kA sin (kx − ωt) ≃ θ .
−F.vy .θ (si θ est petit). On considère toujours θ petit.
P (x, t) = ωkF A2 sin2 (kx − ωt)
λ ω F
Sachant que c = T = k et que c = µ ou encore F = µc2 , on obtient :
q
P (x, t) = µcω 2A2 sin2 (kx − ωt)
Cela correspond à la puissance instantannée (à l’instant t) passant à l’emplacement x de la corde.
On définit plus communément la puissance moyenne s’écoulant le long de la corde comme la
moyenne de la puissance instantannée sur une période à une position x donnée :
1
P̄ = T P (x, t)dt
0

RT
= µcω 2 A2 sin2 (kx − ωt)dt .
0

" #
RT
La valeur moyenne de la fonction sin2 θ sur une période vaut 1/2 d’où :
P̄ = 12 µcω 2A2
On remarque que la puissance est proportionnelle au carré de la fréquence.
Cette relation peut également s’écrire : P̄ = ddtĒ .
De plus, on peut écrire que c = dx où x représente, par exemple, la position d’un maximum de
dt
1 2 2
la déformation de la corde. Ainsi, nous obtenons : ddtĒ = 21 µω 2A2 dx
dt ⇔ dĒ = 2 µω A dx.
Soit,
dĒ
dx = 12 µω 2A2
qui représente l’énergie moyenne par unité de longueur.
III.C Equation d’onde
• Nous avons établi pour le M.H.S. une équation différentielle permettant de déterminer le
mouvement du système masse-ressort.
• Nous allons maintenant chercher l’équation s’appliquant à la corde vibrante permettant
d’exprimer la fonction d’onde.
• Nous vérifirons ainsi que toute onde de la forme f (x ± ct) est une solution de cette équation.
• Pour établir cette équation, nous allons de nouveau partir de l’équation de la dynamique :
ΣF~ = m~ a.
On considère un élément infinitésimal de la corde
dm. y
La force résultante est :
F
= F cos θ2 − F cos θ1 ≃ 0 dm θ2
F
~N et = ΣFy = θ1


F sin θ2 − F sin θ1
F

 ΣFx
≃ F (θ2 − θ1) = F dθ
dx


On rappelle que pour θ petit, cos θ ≃ 1, sin θ ≃ θ
et tan θ ≃ θ .
dy dθ
De plus, tan θ = dx
≃ θ d’où dθ = =
dx .dx
d2 y x
dx2
.dx.
ax = 0
a=
Enfin, on a dm = µ × dx (toujours pour θ petit) et ~ d2 y
ay =

(
dt2
Nous obtenons ainsi :
~
FN et = dm.~
a
2 2
F dθ = F. d y .dx
dx2
= µ.dx. ddt2y
d y2 2
F dx 2 = µ ddt2y
F
Sachant que c = µ, nous obtenons finalement :
q
d2 y 1 d2 y
dx2
= c2 dt2
Cette équation différentielle (appelée équation d’onde) est vérifiée par toute onde se propageant
sur la corde.
Exemple :
Considérons la fonction d’onde harmonique suivante : y(x, t) = A cos (kx − ωt).
dy dy
dx = −kA sin (kx − ωt) dt = ωA sin (kx − ωt)
d2 y d2 y
dx2
= −k2A cos (kx − ωt) dt2
= −ω 2A cos (kx − ωt)
ω
On retrouve k = c , également appelée relation de dispersion (reliant le vecteur d’onde avec la
fréquence angulaire).
III.D Ondes stationnaires
III.D.1 Introduction
• La corde est fixée à ses deux extrémités sur des
supports.
• À l’instant initial, on déforme la corde (Dans un piano,
la corde est frappée par un marteau).
• Cette déformation donne 2 ondes (d’amplitude égale)
se propageant à droite et à gauche.
• Ces ondes sont ensuite réfléchies par les supports et
après un grand nombre de réflexions, l’onde résultant • Sur la corde, on ne peux
semble vibrer sans déplacement apparent. avoir qu’un nombre entier de
• Cette onde est une onde stationnaire. “déformations”.
• L’onde est dite stationnaire car les 2 variables x et t • La longeur d’onde de l’onde
interviennent dans 2 fonctions distinctes. Toute onde générée sur la corde ne peux avoir
de la forme y(x, t) = f (x) × g(t) est une onde que certaines valeurs liées à la
stationnaire. longeur de la corde.
yrésultante (x, t) = y→ (x, t) + y← (x, t)
→ φ← )]
φ −φ φ +φ
= 2A cos ωt + → ← sin kx + → 2 ←
= A [sin (kx − ωt + φ ) + sin (kx + ωt + 
  
= 2A cos ωt + ∆φ 2 sin kx + φ̄
 2
Le terme 2A sin kx + φ̄ va caractériser l’amplitude de l’onde.



III.D.2 Fréquences propres
• Les points où l’onde est toujours nulle
sont des noeuds. Cela correspond à On obtient, sin(φ̄) = 0 et sin(kL + φ̄) = 0.
sin kx + φ̄ = 0 La solution la plus simple est :

• Les points où l’onde passe par un maximum φ̄ = 0 et kL = nπ (n entier 6= 0).
sont des ventres. Cela correspond à Soit,
sin kx + φ̄ = 1 2L c
λ = n ⇔ f = n × 2L

• La corde étant fixée à ses extrémités (x = 0
et x = L), on a obligatoirement un noeud n = 1, 2, 3, ...
en ces points.
fondamental 2eme harmonique
λ1 =2L λ2 =L
• Conséquences : La corde ne peut vibrer qu’a
certaines fréquences.
• La plus basse fréquence (f1 = c/2L) est
appelée le fondamental.
• Les autres fréquences possibles (ou
harmoniques) sont un multiple de f1.
Fondamental λ1 = 2L f1 = c/2L
2eme harmonique λ2 = λ1/2 f2 = 2 × f1
3eme harmonique λ3 = λ1/3 f3 = 3 × f1
4eme harmonique λ4 = λ1/4 f4 = 4 × f1
λ3 =2L λ4 = L
3 2 ... ... ...
3eme harmonique 4eme harmonique
III.D.3 Onde résultante
• Lors de la mise en vibration de la corde sont produites
toutes les harmoniques possibles. T
• Ces harmoniques vont s’additionner pour donner l’onde f1 t
résultante. T/2
+
• La fréquence du fondamental (1ere harmonique) définit f2 t
la fréquence de l’onde résultante. T/3
• Plus l’on rajoute d’harmoniques, plus l’on enrichit le +
timbre du son. f3 t
T/4
• La fréquence du fondamental (et donc de l’onde +
résultante) dépend de c et donc de la tension et f4 t
de la masse linéique de la corde .
• L’énergie fournie initialement (par le marteau pour
...
un piano) se répartit de façon égale entre toutes les =
harmoniques (équipartition de l’énergie). T
Par contre, l’amplitude
t

1 2 2 2P̄
2 µcωn An ⇔ An = µcωn 2.

rne sera pas la même : P̄ =


Exemple :
• Spectre du Do (C) de la 6eme octave
(1046 Hz) d’un piano joué fortissimo (ff )
et pianissimo (pp).
• Le fortissimo a un timbre plus riche que le
pianissimo.
• L’amplitude des harmoniques décroit avec f
(An ∝ n1 ).
✓ ✏
IV Propagation des ondes sonores
✒ ✑
IV.A Généralités
• Un son correspond à une variation rapide de la pression de l’air.
• Cette variation est engendrée par la vibration d’un corps qui met l’air environnant en vibration
(piston, cordes vibrantes, glotte, membrane ...).
• Ces variations rapides de la pression correspondent à une succession de surpressions et de
dépressions qui constituent ce que l’on nomme onde acoustique (ou sonore).
• La propagation des ondes acoustiques se fait obligatoirement par l’intermédiaire d’un milieu
matériel (un fluide comme l’air par exemple).
• Une onde acoustique est une onde longitudinale.
• La perception des ondes sonores se fait impérativement par l’intermédiaire d’une surface
(tympan, microphone) qui va rentrer en vibration sous l’action des variations de la pression.
• Le déplacement des molécules d’air autour de leurs positions d’équilibre se fait dans la même
direction que la propagation de l’onde.
• On introduira dans la suite la notion d’onde de déplacement s(x,t) qui quantifie le déplacement
des molécules par rapport à leurs position d’équilibre x.
• Pour quantifier les variations de pression liées à une onde acoutique, on définit la pression
acoustique p(x, t) comme : p(x, t) = P (x, t) − P0, où P0 est la pression atmosphérique
(1, 013.105 Pa) et P (x, t) la pression totale de l’air.
• L’unité de la pression est le pascal (Pa).
• L’oreille humaine n’est sensible qu’à une gamme réduite de valeurs de pression acoustique :
(20 µPa < p < 20 Pa).
Inaudible :
Bande passante de l’oreille : < 20 Hz
T > 50 ms


• Infrason :
λ > 17 m

 f
Fréquence : 20 Hz ⇐⇒ 20 kHz
Période : 50 ms ⇐⇒ 50 µs

• Les infrasons sont ressentis sous
Longueur d’onde : 17 m ⇐⇒ 17 mm forme de vibrations.
remarque : A 20 ◦C, c = 340 m/s. T < 50 µs


• Ultrason :
λ < 17 mm

 f > 20 kHz

Ondes électromagnétiques :
789 THz > f > 384 THz
Lumière visible :
380 nm < λ < 780 nm
c ≃ 300 000 000 m/s

f > 30 PHz
Rayons X,γ : 300 GHz > f > 300 kHz
λ < 10 nm Ondes radio :


1 mm < λ < 1 km


Remarques :
• La propagation des sons( en présence d’obstacles) dépend de la longueur d’onde.
• Les ondes sont “déviées” (diffractées) différemment par les objets selon leurs longueurs d’onde.
• La lumière visible n’est pas diffractée par les objets usuels. Ils sont modélisés par des rayons
géométriques.
• Les ondes radios sont très largement diffractées par les objets usuels, leur propagation est très
fortement influencée par eux.
IV.B Diffraction, Réflexion et Réfraction
IV.B.1 Diffraction
La diffraction est le comportement des ondes lorsqu’elles rencontrent un obstacle. La diffraction
se manifeste par le fait qu’après la rencontre avec un objet, la distribution de l’onde n’est pas
conservée. La diffraction dépend de λ et des dimensions des obstacles.
λ≥L λ≪L
• Les ondes sonores semblent “accrochées”
(diffractées) par les objets.
• Les ondes sonores ne sont alors pas
perturbées par les objets.
• Les ondes sont alors perçues même en
présence d’un objet masquant.
• Les ondes se comportent comme des rayons
géométriques.
• Les basses sont toujours perçues car elles
sont diffractées par les objets usuels.
• Un objet masquant va arrêter l’onde et
empécher sa perception.
• En optique la diffraction n’apparait qu’en
dessous du µm.
• On parle de son “détimbré” quand les hautes
fréquences sont atténuées.
• Exemple : Communication des éléphants par
infra-basse.
• Exemple : Echo-location des chauves-souris.
000
111
000
111
00
11 000
111
000
111
00
11
00
11 000
111
00
11 000
111
000
111 λ<< L
00
11
00
11 000
111
00
11 000
111
000
111
00
11
00
11 000
111
λ∼L 00
11
00
11
000
111
000
111
Son direct
00
11 000
111
000
111
00
11
00
11 000
111
00
11 Son direct 000
111
000
111
00
11
00
11 000
111
10101010
00
11 000
111
000
111
00
11 111
000
00
11
00
11
1010101010101010
11
00
L
10101010101010101010 Source λ Source
1010101010101010
Source Son diffracte 000
111
000
111
00
11 λ 000
111
1010101010101010
00
11 Source 000
111
10101010101010101010
00
11 000
111
000
111
00
11
00
11 000
111
1010101010101010
00
11 000
111
10101010101010101010
00
11 000
111
00
11 L 000
111
00
11 000
111
1010101010101010
00
11 000
111
10101010101010101010
00
11 000
111
00
11 000
111
00
11 000
111
1010101010101010
00
11 000
111
10101010101010101010
00
11 000
111
00
11 000
111
000
111
00
11
1010101010101010
000
111
10101010101010101010
00
11 111
000
00
11
00
11
11
00
10101010101010101010 0110101010101010
01101010101010101010
IV.B.2 Réflexion et Réfraction
On se place dans l’approximation où les ondes peuvent être modélisées par des rayons. Lorsqu’un
rayon rencontre une interface entre 2 milieux (caractérisés par leur célérité) celui ci va être
partiellement réfléchi et partiellement transmis dans le 2eme milieu.
• L’angle des rayons se mesure par rapport à la normale à la
surface.
θi θr
• La réflexion se fait selon le même angle que le rayon incident. C1
• La réflexion est à l’origine du phénomène de réverbération dans C2
θt
les salles.
• la réfraction désigne le changement de direction de propagation lors du changement de milieu.
Elle se caractérise par la loi de Snell-Descarte :
1
c1 sin θi = c1 sin θt
2
• Cette loi est une conséquence de la loi de Fermat “La lumière se propage d’un point à autre
sur des trajectoires telles que la durée du parcours soit minimale”.
c2 < c1 c2 > c1
c1 = 340 m/s (air), c2 = 275 m/s (CO2) et c1 = 340 m/s (air), c2 = 930 m/s (He) et
θ = 45◦
1 θ = 20◦
1
1 1 1 1
340 sin 45 340 sin 20
275 ◦
θt = arcsin 340 sin 45 ≃ 35◦ θt = arcsin 930 340 sin 20 ≃ 69
Les rayons sont réfractés vers le bas Les rayons sont réfractés vers le haut.

 = 275 sin θt  = 930 sin θt


Lorsque c2 > c1, il existe un angle d’incidence maximum (angle limite) au delà duquel les sons
ne sont plus transmis mais entièrement réfléchis (réflexion totale).
IV.C Effet Doppler
au repos
• On considère une source sonore émettant dans
toute les directions.
• Les ondes ainsi produites correspondent à des
λ
ondes sphériques.
source
sonore
• Si l’on représente la progression de l’onde à des
instants multiples de T , l’on obtient des cercles
(ou surfaces d’onde) distants de λ.
t=0 t=T t=2T t=3T
en mouvement
• La source se déplace uniformément à la vitesse v.
t=0
• Si l’on se place sur l’axe sur lequel se déplace la
source, l’on voit que la longueur d’onde apparente (ou
λ t=T
longueur d’onde perçue) est modifiée.
• La source s’éloigne : λ′ = λ + vT = (c + v)T vT
λ+vT λ
• La source se rapproche : λ′ = λ − vT = (c − v)T
c t=2T
• Soit, en terme de fréquence : f ′ = f c±v
• La fréquence perçue par l’auditeur diffère de la
fréquence réelle.
Exemple : f = 100 Hz avec v = 108 km/h = 30 m/s t=3T
et c = 340 m/s.
λ+vT λ+vT λ−vT
S’éloigne : λ′ = (340 + 30)/100 = 3.70 m
et f ′ = 340/3, 70 ≃ 92 Hz
Se rapproche : λ′ = (340 − 30)/100 = 3.10 m
et f ′ = 340/3, 10 ≃ 110 Hz
IV.D Equation de d’Alembert
Objectif : Déterminer l’équation différentielle permettant de définir l’expression des
ondes acoustiques.
x x+dx
• Comme précédemment, on part de la relation
fondamentale de la dynamique. P0 P0
• On considère comme système une tranche
de fluide (d’air) infinitésimal de surface A et
d’épaisseur dx.
s(x) s(x+dx)
• Lors du passage d’une onde acoustique, la
tranche de fluide va se déplacer et subir une P0+p(x) P0+p(x+dx)
surpression p.
La force nette sur la tranche de fluide est :
La masse de la tranche est invariante
FN et = et correspond à m = ρ0 × A × dx.
∂ 2 s(x,t)
A × [P0 + p(x) − P0 − p(x + dx)]
= A × [p(x) − p(x + dx)] . L’accélération correspond à : ∂t2
.
nb : Par souci de lisibilité , la variable t a été omise.
On obtient ainsi :
Rappel sur le développement limité d’une fonction à l’ordre ∂p ∂ 2 s(x,t)
− ∂x = ρ 0 ∂t2
.
1 au voisinage de x :
Cette équation n’est pas exploitable
f (x + h) ≃ f (x) + h ∂f ∂x .
telle quelle car elle combine la pression
Appliqué à p(x + dx), on obtient :
∂p p et le déplacement s. Une équation
p(x + dx) = p(x) + ∂x dx, supplémentaire est nécessaire.
∂p
d’où, FN et = −A ∂x dx .
• On utilise la définition du module d’élasticité isostatique κ.
• Cette grandeur thermodynamique permet de relier les variations de pression p avec les
variations relatives de volume ∆V /V .
p = −κ ∆V
V
Remarque : Le signe - est introduit pour prendre en compte le fait que les variations de volume et pression sont inversées.
∆V ∆s
Sachant que V = A∆x et que ∆V = A∆s on obtient : V = ∆x .
∂s
Si l’on fait tendre ∆x vers 0, on obtient la dérivée de s par rapport à x, d’où : p = −κ ∂x .
∂p ∂ s 2
Ou encore : ∂x = −κ ∂x2
.
Ce qui conduit à :
∂ 2s(x,t) ρ0 ∂ 2 s(x,t)
∂x2
= κ ∂t2
κ
On en déduit par comparasion avec l’équation d’onde que : c= ρ0
q
• La célérité dépend de κ et est donc liée à la nature de la transformation que le gaz subit lors
des variations de la pression induitent par l’onde acoustique.
• En l’occurence, pour exprimer cette grandeur, il faut prendre en compte le fait que le gaz subit
une transformation adiabatique pour laquelle les variations de pression se font sans échange
de chaleur.
IV.E Expression des ondes
D’après l’équation d’onde précédente, une solution pour l’onde de déplacement est :
s(x, t) = s0 sin (kx − ωt),
où k et ω sont liés par la relation de dispersion ω = k.c.
Onde de pression :
p(x, t) = ∂x
−κ ∂s(x,t)
=
=
p(x,t)
κks0 sin kx − ωt − π2
+p
0

−κks0 cos (kx − ωt) 


On peut définir l’amplitude p0 = κks0.
0 x
Onde de vitesse : −p0
s(x,t)
+s 0
∂s(x,t)
v(x, t) = 0
∂t x
=
= v0 sin kx − ωt − π2
−ωs0 cos (kx − ωt)  −s0
avec v0 = ωs0.
Remarque : La vitesse caractérise la vitesse des molécules autour de leur position d’équilibre.
Il ne faut pas la confondre avec la célérité qui caractérise le déplacement de l’onde i.e. de la
perturbation.
IV.F Puissance et Intensité acoustique
La puissance se définit par : Pu(x, t) = F~ (x, t).~
v (x, t).
Dans notre cas, F et v sont colinéaires.
De plus, en un point x, la force exercée par le passage de l’onde est :
F (x, t) = [P0 + p(x, t) − P0] A = p(x, t)A.
D’où, Pu(x, t) = p0Aωs0 cos2 (kx − ωt)
1
P̄u = T Pu(x, t)dt
0

RT
1
= p0Aωs0 T cos2 (kx − ωt)dt
0

" #
p Aωs0
0

RT
= 2
p2 A
Sachant que p0 = κks0 = ρ0ωcs0, on obtient : P̄u = 2ρ0 c
0
Habituellement, on utilise préférentiellement l’intensité acoustique notée I (unité W/m2 ) qui
correspond à Pu/A, soit :
p02
I= 2ρ0c
2
p pef f
Remarque : Si l’on considère la pression efficace (pef f = √0 ),
2
on obtient : I = ρ0 c .
IV.G Réflexion et transmission d’une onde
IV.G.1 Notion d’impédance
Définition : Sous l’effet d’une surpression acoustique P (la cause), l’effet produit est la mise
en mouvement du fluide à une vitesse v (l’effet). On appelle impédance acoustique le rapport
cause/effet, soit :
p(x,t)
Zacoustique = v(x,t)
Remarques :
• Cette définition de l’impédance (cause/effet) se retrouve dans d’autres domaines de la
physique :
u
– Electrocinétique : Zelec = i
– Mécanique : Zméca = Fv
• Dans le cas des tuyaux sonores, certains auteurs adoptent la définition : Zacoustique = S1 . vp
où S est la section du tuyau. En effet, v.S représente un débit.
• Si un milieu acoustique est rigide (v = 0) son impédance est ∞ (cas des tuyaux fermés). A
l’inverse, l’extrémité d’un tuyau ouvert (p = 0) a une impédance nulle.
IV.G.2 Notation complexe
Une onde progressive plane (ou harmonique) se propageant suivant les x > 0 ou les x < 0
s’exprime par :
p+(x, t) = p0 cos (ωt + kx) , p− (x, t) = p0 cos (ωt − kx) .
Cette notation n’est pas pratique à partir du moment où l’on souhaite faire des calculs. De ce
fait on utilise une notation (dite complexe) pour laquelle l’onde est exprimée sous la forme d’un
nombre complexe :
p− (x, t) = p0 [cos (ωt − kx) + i sin (ωt − kx)]
= p0ei(ωt−kx) .
L’onde se déduit en prenant la partie réelle : p(x, t) = Re p(x, t) .
∂s(x,t)

h i
On déduit l’onde de déplacement par s(x, t) = − κ1 p(x, t) et la vitesse avec v(x, t) = ∂t .
π

R
p− (x, t) ⇔ s− (x, t) = s ei(ωt−kx− 2 )
0 ⇔ v − (x, t) = v0 ei(ωt−kx)
π
p+ (x, t) ⇔ s+(x, t) = −s0ei(ωt+kx− 2 ) ⇔ v +(x, t) = −v0 ei(ωt+kx)
p0
Sachant que v0 = ρc , on obtient, Z − = ρc et Z + = −ρc.
+ π
Dans le cas d’une onde se déplaçant vers les x négatifs (+) on peut réécrire Z = ρc.e .
Cela signifie que l’onde de vitesse et de pression sont en opposition de phase (invesées l’une par
rapport à l’autre).
L’impédance (indépendante de t et de x) est une caractéristique du milieu.
IV.G.3 Réflecxion et transmission d’une onde plane
milieu 1 milieu 2
Z1 Z2
interface
• Les ondes sonores ont la même pulsation ω
onde dans les 2 milieux. Par contre, elles n’ont
incidente pas le même vecteur d’onde k. En effet, la
(p ,v ) onde célérité change avec le milieu.
i i transmise
onde (p ,v ) • De plus, l’onde incidente dans le milieu 1
reflechie t t se divise en une onde réfléchie et une onde
(p ,v ) transmise dans le milieu 2. Les ondes dans le
r r milieu 1 et 2 n’ont pas la même amplitude.
x
0
On définit les coefficients (complexes) r et t de réflexion et de de transmission.
p
onde incidente : pi = p0ei(ωt−k1x) , v i = ρ 0c ei(ωt−k1x)
1 1
r.p
onde réfléchie : pr = r.p0ei(ωt+k1x) , r ρ 1 c1
v = − 0 ei(ωt+k1 x)
t.p0 i(ωt−k2 x)
onde transmise : pt = t.p0ei(ωt−k2x) , vt = ρ2 c2 e
Dans le milieu 1 on a : p1 = pi + pr et v 1 = v i + v r .
Dans le milieu 2 on a : p2 = pt et v 2 = v t .
Les coefficients r et t sont déterminés en considérant qu’en x = 0, on doit avoir continuité de
p1 et p2 ainsi que de v 1 et v 2 .
Onde de pression :
p1(x = 0, t) = p2(x = 0, t)
p0eiωt + r.p0eiωt = t.p0eiωt
1+r = t
Onde de vitesse :
v 1(x = 0, t) = v 2(x = 0, t)
p0 iωt r.p0 iωt t.p0 iωt
ρ1 c1 e − ρ1c1 e = ρ2 c2 e
1−r t
ρ1 c1 = ρ2 c2
ρ2 c2 Z2
En posant α= ρ1 c1 = Z1 le rapport des impédances des 2 milieux, on obtient :
t
1 + r = t et 1 − r = α .
1
En additionnant les 2 équations, on obtient 2=t 1+ α , soit :
✛ ✘



t= α+1
✚ ✙

On en déduit r =t−1= α+1 − 1, soit :
✛ ✘
α−1
r= α+1
✚ ✙
Remarques :
• Ces coefficients ne dépendent que du rapport des impédances spécifiques des milieux, ils sont
donc réels.
• Si α > 1, r > 0. Il n’y a pas de déphasage à la réflexion.
• Si α < 1, alors r < 0. Dans ce cas, il y a un déphasage de π (eiπ = −1).
• Si α = 1, il n’y a pas de discontinuité d’impédance et alors r = 0 et t = 1. Les 2 milieux
peuvent cependant ne pas être identiques.
IV.G.4 Coeff. de réflecxion et de transmission en énergie
L’intensité acoustique se définit comme : I =< pv >. Nous avons ainsi obtenu la relation
2
1 p0
générale : I = 2 ρc .
Dans notre cas, on peut définir les intensités acoustiques moyennes de chaque onde (Ii , Ir et
It ), soit :
2
p0 |r|2 .p02 2
|t|2 .p0
Ii = 2×ρ1 c1 , et It = .
1 c1 2×ρ2 c2
Ir = − 2×ρ
|Ir | It
On définit les coefficients de réflexion et de transmission en énergie par R= Ii et T = Ii ,
soit :
α−1
R = |r|2 = α+1

 2
|t|2 4α
T = α =
(α+1)2
On vérifie que :
R+T =1
Ce qui correspond à la conservation du flux d’énergie : Ii = |Ir | + It .
Cas particuliers :
• Si ρ1 c1 ≪ ρ2 c2 , alors α ≫ 1 d’où :
r 1 R 1
et
→ →
t 2 T 0

 
→ →
Le signal transmis a une amplitude de pression double, mais transporte une énergie très faible.
Exemple : Interface air-eau.
ρ1 = 1, 2 kg/m3 ρ2 = 103 kg/m3
air eau
c1 = 340 m/s c1 = 1400 m/s

 
t2 4ρ1 c1
T = α ≃ ρ2 c2 ≃ 1, 2.10−3 .
Cela donne une atténuation en dB de −29 dB.
IV.G.5 Association de deux tuyaux
La condition de continuité porte maintenant sur le débit d’air
i.e. S.v où S est la section (m2) des tuyaux.
S1 S1.v 1(x = 0, t) = S2 .v 2 (x = 0, t)
S1 .p0 iωt S1 .r.p0 iωt S2 .t.p0 iωt
S2 ρ1c1 e − ρ1 c1 e = ρ2 c2 e
S1 S2
x = ρ2 c2 t
0
ρ1 c1 (1 − r)
ρc
L’impédance caractéristique des milieux est maintenant Z= S.
Les équations donnant r et t sont les mêmes. Seule change la définition de Z .
Cas particulier :
ρ1c1 = ρ2c2 (même milieux) mais S1 6= S2 .
Z2 S1
On obtient α= Z1 = S2 .
S1 ≫ S2 ⇔ α ≫ 1 équivalent à un tuyau fermé r → +1 R→1 T →0
S1 ≪ S2 ⇔ α ≪ 1 équivalent à un tuyau ouvert r → −1 R→1 T →0
Dans les 2 cas on a une réflexion totale de l’onde à l’extrémité du tuyau.
IV.H Les tuyaux sonores
IV.H.1 Introduction
• Ce sont des systèmes acoustiques donnant lieu à des résonances à des fréquences multiples.
• C’est le principe de tous les instruments à vent.
• La résonance est basée sur l’apparition d’ondes stationnaires dans le tuyau.
• Les fréquences de résonance sont directement liées à la configuration du tuyau (ouvert, fermé
...).
• La mise en vibration de l’air se fait généralement à une extrémité du tuyau :
– Embouchure de flûte (tuyau ouvert)
– Embouchure à anche (tuyau fermé)
• On peut considérer les 3 configurations suivantes :
– ouvert aux 2 extrémités
– fermé aux 2 extrémités
– ouvert à une extrémité et fermé à l’autre
• Dans tout les cas, les discontinuités de propagation des ondes sonores aux extrémités induisent
l’apparition d’ondes stationnaires.
IV.H.2 Ondes stationnaires
On a dans le tuyau deux ondes se propageant en sens inverse :
p(x, t) = p (x, t) + p (x, t)
+ −
= p0eiωt eikx + e−ikx , avec r = +1
= 2p0eiωt cos (kx)


Soit en notation réelle :
p(x, t) = 2p0 cos (ωt) cos (kx)
Cela correspond, en terme d’onde de déplacement et de vitesse particulaire, à :
2p
s(x, t) = − ρωc0 cos (ωt) sin (kx)
2p0
v(x, t) = ρc sin (ωt) sin (kx)
p0 p0
avec s0 = ρωc et v0 = ρc
IV.H.3 Fréquences propres
Tuyau ouvert-fermé
ventre noeud
de pression de pression
ventre noeud
de vitesse de vitesse
• A l’extrémité fermée du tuyau, la vitesse
et le déplacement particulaire sont nuls
(noeud) et l’on a un ventre de pression
acoustique. pression
vitesse
• A l’extrémité ouverte, on a, à l’inverse,
un noeud de pression acoustique et un
ventre de vitesse et de déplacement.
x
0 L
Ainsi, nous devons avoir : p(x = L, t) = 0,
soit, cos (kL) = 0,
kn L = (2n − 1) π2 , avec n = 1, 2, 3...

λn L = (2n − 1) π2 ,
4L
λn = 2n−1.
c
Sachant que λ = c/f , on obtient : fn = (2n − 1)
4L
c
On définit f1 = 4L , comme le fondamental.
Les harmoniques sont alors d’ordre impair : f2 = 3 × f1 , f3 = 5 × f1 , f4 = 7 × f1 ...
Tuyau fermé-fermé
ventre
de pression
ventre
de vitesse
• On a les mêmes conditions aux limites aux
deux extrémités du tuyau. pression
• La vitesse et le déplacement particulaire sont vitesse
nuls (noeud) et l’on a un ventre de pression
acoustique.
x
0 noeud
L
de pression
Ainsi, nous devons avoir : p(x = L, t) = ±2p0 ,
ou encore v(x = L, t) = 0,
soit, cos (kL) = ±1 ,
et sin (kL) = 0,
kn L = nπ , avec n = 1, 2, 3...

λn L = nπ ,
2L
λn = n.
c c
Les harmoniques sont définies par : fn = n × avec f1 = 2L .
2L
Les harmoniques sont paires et impaires : f2 = 2 × f1 , f3 = 3 × f1, f4 = 4 × f1 ...
Tuyau ouvert-ouvert
noeud ventre ventre
de pression de pression de vitesse
• La situation est inversée par rapport au tuyau
fermé-fermé. pression
• Aux deux extrémités, on a des ventres de vitesse
vitesse et de déplacement et un noeud de
pression acoustique.
x
0 L
La solution précédente p(x, t) = 2p0 cos (ωt) cos (kx) n’est plus valable car elle impose un
ventre en x = 0.
Il faut considérer la solution suivante ou r = −1 :
p(x, t) = 2p0 cos (ωt − π/2) sin (kx)
Avec cette solution, nous avons : p(x = L, t) = 0,
soit, sin (kL) = 0,
2L
d’où λn = n .
c c
Les harmoniques sont : fn =n× avec f1 = 2L .
2L
Les harmoniques sont paires et impaires : f2 = 2 × f1 , f3 = 3 × f1, f4 = 4 × f1 ...
IV.H.4 Méthode graphique
• Quelle que soit la solution, la distance entre 2 ventres (ou 2 noeuds) est toujours λ/2.
• On a toujours une succession de noeuds et de ventres dans un tuyau sonore.
• La distance entre un noeud et un ventre est de λ/4.
• On définit tout d’abord si l’on a un noeud ou un ventre aux extrémités du tuyau.
• Pour la pression, on aura un ventre si le tuyau est fermé ou un noeud s’il est ouvert.
• Pour chaque harmonique, on relie la longueur du tube avec un multiple de λ/4.
Exemple 1 : Pression acoustique pour un tube ouvert-fermé
fondamental V ⇐⇒ N
2eme harmonique V ⇐⇒ N ⇐⇒ V ⇐⇒ N
3eme harmonique V ⇔ N ⇔ V ⇔ N ⇔ V ⇔ N
On en déduit pour le fondamental, L = λ1 /4, pour la 2eme harmonique L = 3 × λ2/4 ... et
pour la neme harmonique L = (2n − 1) × λn/4.
4L
Soit : λn = 2n−1
Exemple 2 : Pression acoustique pour un tube fermé-fermé
fond. V ⇐⇒ N ⇐⇒ V
2eme V ⇐⇒ N ⇐⇒ V ⇐⇒ N ⇐⇒ V
3eme V ⇔ N ⇔ V ⇔ N ⇔ V ⇔ N ⇔ V
On en déduit pour le fondamental, L = 2 × λ1/4, pour la 2eme harmonique L = 4 × λ2/4 ...
et pour la neme harmonique L = 2n × λn/4.
Soit : λn = 2Ln
✓ ✏
V Echelles logarithmiques et Niveaux
✒ ✑
V.A Introduction
Définition : Le logarithme (en base n) d’un Log base 10 :
nombre est la puissance à laquelle il faut élever y = log10 x ⇔ x = 10y
n pour retrouver le nombre considéré.
Remarque : Si la base est omise, il s’agit de la
y = logn (x) base 10.
écriture mathématique :
x = ny


Exemple :
• Le logarithme en base 10 de 100 est 2. En effet, log10 (100) = 2 car 102 = 100
• Le logarithme en base 2 de 8 est 3. En effet, En effet, log2 (8) = 3 car 23 = 8
Opération de base : Propriétés :
• logn (A × B) = logn (A) + logn (B) • logn (n) = 1
A
• logn B = logn (A) − logn (B) • limx→0+ = −∞

• logn (Ap ) = p logn (A) • limx→+∞ = +∞
Il est possible de convertir le logarithme d’un nombre d’une base à une autre.
Supposons que l’on ait y = logn (A) et que l’on cherche z = logm (A). D’après
la définition du log, A = mz et donc y = logn (A) = z logn (m), soit :
logn (A)
logm (A) =
log n (m)
V.B Échelles logarithmiques
• L’échelle logarithmique place les valeurs sur l’axe en progression exponentielle.
• La représentation sur une échelle log permet de représenter simplement plusieurs ordres de
grandeur.
• Une échelle log ne peut pas comporter de 0.
Conversion d’une échelle linéaire à une échelle log base 10 :
y échelle
linéaire
x 0 10 100
y échelle
logarithmique
3
x 1 10 100 10
Echelle log en base 2 :
échelle
logarithmique
base 2
3 3 3 3
125 250 500 10 2.10 4.10 8.10
Remarque : Les sous échelons (i.e. les valeurs ne correspondant pas à une puissance entière de
la base) ne sont pas placés à intervalles réguliers.
V.C Niveau de pression
V.C.1 Problèmatique
• La sensibilité de l’oreille humaine à l’intensité et à la tonalité (fréquence des sons) ne varie pas
linéairement.
• Par exemple, un son est perçu comme 2 fois plus fort lorsque l’intensité acoustique est
multipliée par 10.
• La perception (tel que ressenti) de l’intensité et de la fréquence des sons correspond au rapport
des variations de la grandeur physique correspondante (I et f ) et non à une différence.
Soit R le rapport d’une grandeur physique (I1/I2 , f1 /f2 ...) et soit N une échelle traduisant la
perception auditive correspondante, le passage de l’un à l’autre se fait selon une loi de puissance :
R = B N ⇔ N = logB R
Les échelles des acousticiens :
La décade La déci-décade Le Savart (milli-décade)
Base = 10 Base = 101/10 Base = 101/1000
N = log R N = log101/10 R N = log101/1000 R
log R
N = 1/10 N = 1000 log R
log (10 )
N = 10 log R
V.C.2 Historique
• Loi de E.H. Weber (Physiologiste Allemand 1795-1878)
La loi de Weber (mesures expérimentales) montre que le le seuil différentiel d’intensité est
proportionnel à l’intensité du stimulus : ∆I = 0, 21 × I
• Hypothèse de G-T. Fechner (Physiologiste et philosophe Allemand 1801-1887)
– Il chercha à établir une formulation exacte (au sens mathématique) des relations entre le
corps et l’âme.
– Il introduit la notion de sensation auditive ou sonie, que l’on peut relier exactement au
stimulus i.e. l’intensité.
– Il postule que la plus petite variation perceptible de la sensation auditive (noté ∆S ) est
constante et proportionnelle à : ∆S ∝ ∆I I
– Cette hypothèse se vérifie expérimentalement et l’on montre qu’à 2 kHz on distingue 325
intervalles de sonie.
0
– Loi de Weber-Fechner : S ∝ log II
 
V.C.3 Niveau de Pression Acoustique (Sound Pressure Level)
Autre formulation :
I p2
NSPL = 10 × log 10−12 I= Z avec Zair ≃ 400 kg.m−2.s−1.
 
10−12 W/m2 : Seuil d’audition à 1 kHz p2
NSPL = 10 × log
N n’a pas de dimension physique. On le
 
quantifie par un indice. Il s’agit du décibel = 10 × log p/2.10−5
(noté dB). =

h 400.10−12 2 i
20 × log p/2.10−5

V.C.4 Ordre de grandeur
0 dB .... Seuil d’audition à 1 kHz
10 dB .... chambre anéchoı̈que (très calme)
20 dB .... studio d’enregistrement
30 dB .... résidence tranquille (calme)
40 dB .... conversation normale
50 dB .... restaurant tranquille
60 dB .... voiture sur route (bruyant)
70 dB .... Rue animée, petit orchestre
80 dB .... Niveau standart d’écoute d’une stéréo, usine
85 dB .... Seuil de dommage pour l’oreille en exposition continue (danger)
100 dB .... Tronçonneuse, moteur deux temps
110 dB .... Concert de rock, boı̂te de nuit
120 dB .... voiture de course (Seuil de douleur)
130 dB .... Marteau piqueur
140 dB .... Détonation d’une arme à feu
150 dB .... Trompette jouée à 15 cm
160 dB .... A proximité d’un réacteur d’avion
Remarque : La loi de Weber (∆I/I ≃ 0, 21) correspond en dB à ∆N ≃ 1 dB. La sensibilité
de l’oreille ne dépend pas du niveau et vaut 1 dB. De ce fait les valeurs de niveau sont
systématiquement arrondies à l’unité.
V.C.5 Niveau HTL et seuil d’audition
Niveau seuil d’audition (Hearing Threshold • Ce niveau est utilisé uniquement pour
Level) : l’audiométrie tonale.
NHTL = 10 × log (I/IF ) • Il n’a de sens que pour un son pur.
IF : Seuil d’audition choisit selon la fréquence • Ce niveau permet de mettre en évidence une
du son. éventuelle perte auditive.
Le Seuil absolu d’audition (Absolute Threshold of Hearing) varie avec la fréquence.
f (Hz) 125 250 500 1k
ATH (dB) 19, 2 11 6, 2 3, 4
IF (W/m2) 8, 3.10−11 1, 3.10−11 4, 2.10−12 2, 2.10−12
f (Hz) 2k 4k 8k 16 k
ATH (dB) −0, 3 −3, 4 4, 8 65, 9
IF (W/m2) 0, 9.10−12 0, 5.10−12 3, 0.10−12 3, 9.10−6
• Courbes réalisées par C. Fletcher et W Munson
(physiciens au laboratoire Bell) en 1933.
• Obtenues par l’interrogatoire d’un grand nombre
de personnes (étude statistique) par comparaison
entre le niveau d’un son pur de référence (1 kHz)
et un son pur à une fréquence quelconque.
• On obtient des courbes de sensation d’égale
intensité ou isosoniques.
• La courbe du seuil d’audition (pointillée) est à 4
phones.
V.D Influence de la distance, du nombre de sources
• On considère une source • On considère n sources sonores jouant en même
sonore omnidirective temps.
dont la puissance (notée D’un point de vue physique, on ne peut
Source

W ) se répartit dans additionner que les intensités acoustiques (notées
l’espace de manière Ii ) des sources.
isotrope. • Supposons que l’on connaisse Ni le niveau associé
• A une distance r de la source la à la ieme source, l’intensité correspondante est :
puissance de la source se répartit sur Ii = 10−12 .10Ni /10
une sphère de surface 4πr 2 .
• L’intensité totale sera : Itot = I1 + I2 + ... + In
Le niveau sera alors :
• L’intensité acoustique en fonction de la
W •
distance vaut : I(r) = 4πr 2
Niveau en fonction de r : Ntot = 10 × log
Itot
I +...+In

 
W =
N (r) = −12
10 × log 1
N /10 Nn /10
10 × log
−12 −12

 10−12 
W =

 
= 10 × log 10−12
10−12
10 × log 10 .10 1 +...+10 .10
 10 
=

 ×r2
 4π.10−12
−10 × log (4π) 10 × log 10N1/10 + ... + 10Nn/10
 
−20 × log (r)
2 sources identiques :
Doublement de la distance :
N = 10 × log 10Ns /10 + 10Ns/10
N (2r) − N (r) = −20 × log (2r)
 
+20 × log (r) = 10 × log 2.10Ns /10
= =

 
−20 × log 2 Ns + 10 × log 2
≃ −6 dB = Ns + 3 dB
V.E Notion de Pondération
V.E.1 Position du problème
• Les niveaux physiques en dB ne tiennent pas
compte des variations de la perception avec
la fréquence.
• Ce point est particulièrement critique lorsque
l’on souhaite évaluer les nuisances sonores.
• L’idéal serait d’utiliser l’échelle en phone :
Difficile à mettre en oeuvre.
• On utilise une méthode de correction du
niveau (on parle de pondération) basée
• Dans l’absolu, selon le niveau en dB du son il
faudrait prendre une courbe de pondération
sur les courbes isosoniques de Fletcher &
spécifique.
Munson.
– On atténue les basses fréquences • Dans la pratique on n’a retenu que 2 courbes
– On amplifie légèrement à 2 kHz de pondération :
* 40 < N < 80 dB → pondération A.
• La pondération à appliquer dépend de la
fréquence.
* N > 80, dB → pondération C.
• La courbe de pondération A est obtenue par
lissage de l’isosonique à 40 phones.
• Niveau dB(A) = Niveau dB - pondération
V.E.2 Pondération de sons complexes
• Un son complexe est Exemple :
constitué d’un nombre
plus ou moins important f(Hz) 125 250 500 1000 2000 4000
de sons purs. pond. A (dB) −16, 1 −8, 6 −3, 2 0 +1, 2 +1, 0
• Selon sa fréquence, le son 1 (dB) 65 60 65 80 70 85
niveau d’un son pur n’est son 1 (dB(A)) 48, 9 51, 4 61, 8 80 71, 2 86
pas perçu de la même son 2 (dB) 85 70 80 65 65 60
manière. son 2 (dB(A)) 68, 9 61, 4 76, 8 65 66, 2 61
• Pour pondérer un son complexe, il faut • Les 2 sons ne se décomposent pas de la
pondérer chaque son pur le constituant. même manière.
• Dans la pratique, on décompose le son – Son 1 : Plus accentué dans les médium.
complexe par bandes d’octave et l’on applique – Son 2 : Plus accentué dans les basses.
la pondération pour chacune des bandes.
• Par contre les 2 sons ont le même niveau
• Pour obtenir le niveau pondéré du son total : Nson 1 = Nson 2 = 86 dB.
complexe, il faut “additionner” les niveaux
pondérés de chaque bande de fréquence :
• La répartition en fréquence n’étant pas la
même, le niveau est perçu différemment.
– Chaque niveau pondéré par bandes d’octave
est convertit en intensité.
• En appliquant la pondération A :
– On additionne toutes les intensités (pour Nson 1 = 87 dB(A)
chaque bande d’octave). Nson 2 = 78 dB(A)
– L’intensité totale est convertie en niveau.
V.F Mesure des nuisances sonores
Exemples : Mesure en continue
Mesure avec un Sonomètre :
Permet de mesurer des
niveaux. Les réglages usuels
sont :
• Pondération A et C.
• Moyenne dans le temps :
- Slow : 1 s L (level): notation anglosaxonne de N (niveau)
• Pour déterminer NP,A,eq Te=100min on effectue,
- Fast :125 ms par exemple, une mesure du niveau pondéré A
toutes les minutes.
• La mesure d’un niveau pondéré avec un
sonomètre ne permet pas de mesurer
Nt1 Nt2 . . . Nt100
l’exposition en continu au bruit.
⇓ ⇓ ... ⇓
• Niveau continu équivalent pondéré
<I>T
It1 It2 . . . It100
e
NP,A,eq Te = 10 × log 10−12 I +I +...+It100
t1 t2
• < I > 100min = 100

  A:
T e
• < I > représente la moyenne dans
le temps des intensités acoustiques
• On en déduit NP,A,eq Te =100min = 91 dB(A).
obtenues en pondération A durant le • On complète cette mesure par NP,CP eak :
temps Te d’exposition. Niveau pondéré C maximum durant le temps
d’exposition.
Normes en vigueur
• Pour tenir compte des variations de temps NP,A,eq Te dB(A) Durée d’exposition maximale
d’exposition Te au bruit, on définit le niveau
80 8h
d’exposion quotidienne au bruit :
83 4h
NEx, 8h = NP,A,eq Te + 10 log (Te /8) 86 2h
• On normalise NP,A,eq Te sur une journée de 89 1h
référence de 8h. 92 30 min
• 80 dB(A) étant le niveau continu équivalent 95 15 min
maximum toléré sur 8 h. “Dose” de bruit max. imposée par la réglementation
> 80 dB(A)
• Mise à disposition de protections individuelles contre le bruit.
NEx, 8h
NP,C,P eak > 135 dB(C) • Information et formation des travailleurs sur les risques liés au

bruit.
• Mise en œuvre d’un programme de mesures techniques de
NEx, 8h > 85 dB(A) réduction d’exposition au bruit.
NP,C,P eak > 137 dB(C)


• Signalisation des lieux de travail bruyants et limitation d’accès.
NEx, 8h > 87 dB(A) • A ne dépasser en aucun cas.
NP,C,P eak > 140 dB(C)


• Mesures immédiates de réduction d’exposition sonore.
✎ ☞

VI Intervalles et Gammes ✌
VI.A Notion d’intervalle et de consonance
Un intervalle est consonant s’il produit une
impression auditive agréable. Il est dissonant
f
• Un intervalle se définit comme le rapport de dans le cas contraire→ c’est une notion
2 fréquences : I = f2 . subjective.
1
• Il représente l’écart en fréquence de 2 sons. • D’un point de vue physique, on s’aperçoit
• L’octave est un intervalle valant 2. qu’un intervalle considéré comme consonant
• L’intervalle entre le fondamental et la 2eme correspond à des sons dont les “battements”
harmonique est une octave. (ou maxima) coı̈ncident à intervalles
• La somme “auditive” de 2 intervalles réguliers.
s’exprime par le produit des intevalles. • A l’inverse, si les “battements” des sons
I ne coı̈ncident jamais, le son résultant est
f3 f3 f2 dissonant.
I1 I2 I = f1 = f2 × f1 = I1 × I2
f1 f2 f3 • Par exemple pour une octave il y a
coı̈ncidence entre les maxima une fois sur
deux pour le son de plus haute fréquence.
2emeharmonique
T/2 T fondamental
L’octave (intervalle entre f
et 2f ) est considéré comme
le plus consonant.
t
• Comme pour l’intensité acoustique, la perception
• D’un point de vue générale,
auditive des fréquences suit une loi de puissance
la période T du son résultant
proportionnelle au rapport de fréquences i.e. à
de l’interférence de 2 sons
l’intervalle.
quelconques de périodes T1
• Comme pour le niveau, on introduit une nouvelle et T2 est donnée par le
échelle correspondant au log de l’intervalle. plus petit commun multiple
(ppcm) des 2 périodes.
f2
Echelle du Savart : S = 1000 log f1 T = ppcm[T1, T2 ]
 
• Echelle basée sur le log de l’intervalle de 2 sons.
• Dans le cas d’un son produit
par une corde vibrante, le
• Une octave correspond à 301 savarts.
• Le savart correspond approximativement au plus petit ppcm de T (fondamental), T /2
intervalle décelable par un auditeur entraı̂né. (2 eme harmonique), T /3 (3 eme
f2
Echelle du Cent : C = 1200 log2 harmonique)... est T .
f1

 
• Pour le cas du fondamental absent,
• Un demi-ton tempéré (I = 21/12) correspond à 100 le ppcm de T /2 et T /3 est T .
cent.
Cas particulier : Le fondamental absent
Considérons 2 sinusoı̈des ayant
comme rapport de fréquence 23
(cela correspond au rapport de la
3eme et de la 2eme harmonique).
L’onde résultante a pour fréquence 2f
la fréquence du fondamental. 3f
f
VI.B Construction d’une gamme
Position du problème :
• On cherche à construire des intervalles séparant les degrés d’une gamme de manière à avoir
les intervalles les plus consonants possibles.
• On part du constat que l’octave est l’intervalle le plus consonant et l’on va subdiviser l’octave
en sous intervalles.
• Pour faire cette construction, nous serons amenés à faire des choix arbitraires sur le nombre
d’intervalles distincts, sur le nombre de degrés...
Nous avons les conditions suivantes : er eme eme
n+1 degre
1 degre 2 degre
i1 × i2 × i3 ... × in = 2
pour tout k, 1 < ik < 2 i1 i2 i3 in


Enfin, pour être consonant l’intervalle ne
peut s’écrire que sous forme d’une fraction
irréductible : ik = pq (p et q entiers). 2
• La gamme sera d’autant plus agréable que le nombre d’intervalles distincts sera réduit.
• Le cas de n intervalles identiques (correspondant à in = 2) donne un intervalle irrationnel.
• Nous allons considérer dans la suite le cas de 2 intervalles distincts tel que nous ayons N du
type i1 et P du type i2 (avec N + P = n).
P Nous développerons dans la suite i1 et i2 sous
la forme de puissances de nombres premiers :
Soit : 1 < i1 < 2 p

 N
1 < i2 < 2 1
i1 = q1 = 2a1 × 3b1 × 5c1 ...
 i1 × i2 = 2
p

(
2
i2 = q2 = 2a2 × 3b2 × 5c2 ...

Avec ce développement l’expression de la décomposition de l’octave se réécrit :
= 1
= 2 N.b1 + P.b2 = 0


i1N × i2P
= = 0

  N.a1 + P.a2

2N.a1 +P.a2 × 3N.b1+P.b2 × 5N.c1+P.c2 ... 21 × 30 × 50 ...

...
 N.c1 + P.c2


Nous allons considérer le cas particulier d’une gamme à 7 intervalles (n = 7) ou N = 5 et
P = 2 (équivalent à N = 2 et P = 5) n’utilisant que les facteurs 2 et 3. Nous avons les 2
équations :
5a1 + 2a2 = 1 1< <2
Avec les conditions :
2a1 × 3b1
5b1 + 2b2 = 0 1< <2

 
2a2 × 3b2
Les combinaisons possibles de a , a et b , b sont : La seule combinaison qui permet d’avoir
1 2 1 2
... ... ... ... 1 < i1 < 2 et 1 < i2 < 2 est :
a2 = −7 a1 = 3 b2 = −10 b1 = 4 a1 = −3, a2 = 8 et b1 = 2, b2 = −5
2
a = −2 a =1
1 2
b = −5 b =2
1
a2 = 3 b2 = 5
8
a1 = −1 b1 = −2
Soit,
i1 = 2−3 × 32 = 9
a2 = 8 a1 = −3 b2 = 10 b1 = −4 256


i2 = 28 × 3−5 = 243
... ... ... ...
L’intervalle i1 = 9/8 est le ton (noté τ ) et l’intervalle i2 = 256/243 est le 1/2 ton (noté δ ).
Reste à définir l’ordonancement de ces 2 intervalles i.e. les modes. Sachant que l’on a 7
7!
intervalles dont 5 sont des τ et 2 des δ , le nombre de permutations est : 5!×2! = 21.
1er groupe 2eme groupe 3eme groupe τ τ δτ τ τ δ mode ionien ou majeur
δτ τ δτ τ τ mode locrien
τ τ δτ τ τ δ τ δτ τ τ τ δ δδτ τ τ τ τ τ δτ τ τ τ δ mode mélodique ascendant
δτ τ δτ τ τ δτ δτ τ τ τ τ δδτ τ τ τ τ τ δτ τ δτ mode mixolydien
τ δτ τ δτ τ τ δτ δτ τ τ τ τ δδτ τ τ ou mélodique descendant
τ τ δτ τ δτ τ τ δτ δτ τ τ τ τ δδτ τ τ δτ τ τ δτ mode dorien
τ τ τ δτ τ δ τ τ τ δτ δτ τ τ τ τ δδτ δτ τ τ δτ τ mode phrygien
δτ τ τ δτ τ τ τ τ τ δτ δ τ τ τ τ τ δδ τ τ τ δτ τ δ mode lydien
τ δτ τ τ δτ δτ τ τ τ δτ δτ τ τ τ τ δ τ δτ τ δτ τ mode éolien ou mineur
Remarque :Historiquement, c’est Pythagore qui a proposé ce découpage de l’octave. Il est à
remarquer qu’il existe également une gamme dite de Zarlino, utilisant 3 intevalles distincts (en
usage du 16eme au 18eme siècle) considérée comme la plus harmonieuse.
VI.C La gamme diatonique
Une gamme se définit en choisissant un mode et une note pour le premier degré. Le mode définit
la succession des τ et δ .
Le principe est de partir de la note choisie pour le premier degré et de lui appliquer l’intervalle la
liant avec le 2eme degré pour déterminer la note suivante et ainsi de suite.
τ τ δ τ τ τ δ
-- -- -- -- -- ,, --
Exemple : La gamme en Do majeur Do Ré Mi Fa Sol La Si Do
Fréquences des notes de la gamme en Do majeur de la 3eme octave : La note de référence
est le La3 (f = 440 Hz). Les autres notes sont obtenues en multipliant (divisant) par l’intervalle.
Do3 Re3 Mi3 Fa3 Sol3 La3 Si3
260, 75 Hz OO 293, 33 Hz OO 330 Hz OO 347, 65 Hz OO 391, 11 Hz OO 440 Hz 495 Hz
OO
@A BC @A BC @A BC @A BC @A BC @A BC
293,3/(9/8) 330/(9/8) 347,6/(256/243) 391,1/(9/8) 440/(9/8) 440∗(9/8)
VI.D Altération
Position du problème : Comment construire une gamme quelconque à 7 degrés?
Exemple :
• Si l’on définit une gamme autre que la gamme en Do majeur, Do majeur Re majeur
les notes ainsi définies ne tombent pas obligatoirement sur les 7
notes correspondant à Do, Ré, Mi, Fa, Sol, La, Si. δ Re
τ Do
• Il est ainsi nécessaire de définir des notes “altérées” (augmentées
Do τ
ou diminuées). δ
Si Si
• L’altération consiste à appliquer un τ τ
intervalle correspondant à la “différence” Fa La La
ξ
Fa τ τ τ
entre le ton (τ ) et le demi-ton diatonique δ
(δ ) : le demi-ton chromatique (ξ ). Mi Sol Sol
δ
τ Fa
• τ = ξ × δ ⇔ ξ = τ /δ = 2187/2048
Fa τ
δ
• Une note augmentée est notée avec un ♯ en exposant et une Mi Mi
note diminuée avec un ♭. τ τ
Do♯ : Do augmenté d’un ξ . fDo♯ = fDo × ξ Re Re
Ré♭ : Ré diminué d’un ξ . f = fRé /ξ τ
Ré♭
Do
Sol • L’inconvénient de cette gamme de Phytagore est que le demi-ton
δ ξ b
diatonique et chromatique ne sont pas égaux.
Fa Sol
ξ • Ils sont séparés d’un comma (κ) : κ = ξ/δ .
Fa • Cela correspond à une variation de fréquence quasi imperceptible.
VI.E Gamme tempérée
• La gamme précédente pose un problème pour
les instruments à clavier.
• En effet, si l’on considère les sept degrés de b b b b
la gamme diatonique et toutes les altérations Re Mi Sol Lab Si
# # # # #
possibles, on obtient 21 notes. Do Re Fa Sol La
• La solution est de considérer un seul demi-
ton strictement égale à la moitié d’un ton

( τ ) ⇒ La gamme tempérée. Si# Fab Mi# Dob
• Dans la gamme tempérée le ton vaut 21/6 Do Re Mi Fa Sol La Si
et le demi ton 21/12 .
• Dans ces conditions, une note augmentée a la même fréquence que la note suivante diminuée :
fDo♯ = fRé♭ , fRé♯ = fMi♭ ...
• De plus, la fréquence du Mi♯ correspond au Fa (et inversement) et le Si♯ correspond au Do de
l’octave suivante (et inversement).
• L’inconvénient de cette gamme tempérée est qu’elle sonne faux (seule l’octave sonne juste).
• Cependant l’habitude culturelle de l’usage de cette gamme fait que cette dissonance n’est pas
perçue.
VI.F Intervalles consonants et harmoniques
• En solfège, les intervalles sont définis par le
nombre de degré séparant les notes. • Cette consonance est liée au recouvrement
• Ces intervalles se quantifient par une fraction des harmoniques des 2 notes constituant
irréductible. l’intervalle.
• Il existe une hiéarchie des intervalles selon • Plus ce recouvrement est fréquent i.e. plus
leurs consonances. les 2 notes ont des harmoniques en commun,
consonance plus le son est consonant.
octave 2
parfaite • do-ré (seconde majeur) est moins consonant
quinte juste 3/2 consonance que do-sol (quinte juste).
quarte juste 4/3 forte
do
tierce majeure 81/64 f1 3f1 9f1 f
tierce mineure 32/27 consonance

sixte majeure 27/16 imparfaite f
f1 8f1
sixte mineure 128/81
quinte sol
1024/729 dissonance f
diminuée f1 2f1
quarte Correspondance entre les harmoniques du do, du ré et du sol
729/512 forte
augmentée
Exemples d’intervalles :
f1 (ré)
• Seconde majeure do-ré : Ido-ré = f1 (do) = 89 , soit 9f1 (do) = 8f1 (ré). La 9ème harmonique
du do correspond à la 8ème harmonique du ré.
f (sol) 256 9
1
• quinte juste do-sol : Ido-sol = f1 (do) = 89 × 89 × 243 × 8 = 32 , soit 3f1(do) = 2f1 (sol). La
3ème harmonique du do correspond à la 2ème harmonique du sol.
✓ ✏
VII Analyse et mesure des signaux sonores
✒ ✑
VII.A Analyse fréquentielle par bande de fréquence
• La mesure de base de tout sonomètre est le niveau global en dB (A ou C).
• Cette mesure n’est possible qu’en effectuant une analyse fréquentiel du son.
• Pour un sonomètre, l’analyse se fait par bande d’octave.
• De manière générale le découpage en bande de fréquence se fait par 1/neme d’octave (tiers
d’octave, 1/6eme d’octave ...).
• Ce choix est liée à la perception auditive des variations de tonalité. On montre que le seuil
différentiel relatif de tonalité (∆f /f ) est constant.
S/E
• Cette analyse fréquentielle est obtenue en utilisant des filtres. 1
• Un filtre passe-bande est utilisé pour chaque bande de fréquence. Filtre ideal
f
• Un filtre passe-bande permet de filtrer le signal sur la gamme
de fréquence souhaité. f1 f2
S/E
• On caractérise un filtre à l’aide de sa fonction de transfert : A
G = 20 log S/E , où S/E est le rapport du signal de sortie A/ 2
Filtre reel
sur le signal d’entrée.
f2 f
• Un flitre passe-bande est définie par ces fréquences de coupures f1
G(dB)
(f1 et f2 ).
Gmax f
−3 dB

• Elles correspondent à une chute d’amplitude de 1/ 2 ou
−3 dB.
• Pour un filtre réel, le maximun A est ≤ 1.
VII.B Décomposition par bande d’octave
• Le choix des fréquences centrales de chaque bande d’octave est défini de façon standardisé.
• La fréquence centrale de 1kHz est la référence.
• Les autres fréquences sont défini en multipliant ou divisant par 2.
f(Hz) 31, 5 63 125 250 500 1000 2000 4000 8000 16000
• Chaque bande d’octave est caractérisé par une
fréquence min et max. f f
c1
f c2
• Pour qu’il n’y ait pas de recoupement, il faut 2min
que la fréquence max de l’octave inférieur
f f f
1min 1max 2max
correspondent à la fréquence min de l’octave
supérieur.
L’octave correspond à un intervalle de 2. Soit k l’intervalle entre la fréquence centrale et la
fréquence min ou max :
f1max = f2min
f1max = fc 1 × k

f2min = fc 2 /k
f × k = fc 2/k
f /f = k2 = 2


c 2 c 1


√ √
 c1
Pour chaque bande d’octave, nous avons : fmin = fc / 2 et fmax = fc × 2
fc (Hz) 31, 5 63 125 250 500 1000 2000 4000 8000 16000
f min (Hz) 22 44 88 177 354 707 1414 2828 5657 11314 22627
max
1
Pour une bande de 1/neme d’octave, l’intervalle entre 2 fréquences centrales est 2 n et donc
1
k = 2 2n , soit :
1 1
fmin = fc /2 2n et fmax = fc × 2 2n
VII.C Niveau spectral, total
2
• La mesure du niveau total se fait par intégration : PSL
2 fmax
pef f 1 2
I = = pSL df
Z Z

Z
fmin
fmin fmax f
On suppose içi que le spectre est continu et
• pSL représente la pression acoustique spectral (Pa.Hz−1/2). qu’il n’y a pas de son pur.
• pSL se déduit du niveau spectral qui est mesuré en utilisant un filtre de largeur de 1Hz.
• Dans la pratique, la mesure de niveau par bande de 1/neme d’octave correspond à :
2 2
pef f = pSL × ∆f , où ∆f est la largeur de la bande de fréquence.
Le niveau total est obtenue en sommant les niveaux par bande de fréquence :
2
ptot
2 400.10−12
Ntot = 10 × log
ptot

  
= p12 + p22 + ...pn2 ⇐⇒
=



10 × log 10N1/10 + 10N2 /10 + ...10Nn/10
 


Exemple : Les niveaux mesurées sur les bandes en tiers d’octave centrées à 400, 500 et 630Hz
sont respectivement de 72, 74 et 68 dB. le Niveau mesuré sur la bande d’octave centrée à
500 Hz est :
72/10 74/10 68/10
Noctave = 10 × log 10 + 10 + 10 = 76 dB
 
Cas particulier : Conversion d’une largeur de bande à une autre
• Supposons que l’on ait mesuré une niveau sur une bande de fréquence (tiers d’octave par
exemple) et que l’on souhaite avoir une estimation sur une bande plus large (octave par
exemple).
• Cette conversion implique pour être exact que l’énergie soit répartie uniformément sur le
spectre.
Soit p12 le niveau sur la plus petite bande de fréquence et p22 le niveau sur la plus grande. Si le
niveau spectral est constant, on peut écrire :
2 ∆f2
= p2 ∆f 2
p 2 = p ∆f
p22 SL 1 × 1
2 =⇒ ∆f
= ∆f


p12 pSL 1
1
N2 = N1 + 10 × log ∆f2
 2
 
Exemple :

On a mesuré un niveau de 58 dB
63 Hz 125 Hz 250 Hz
sur la bande de 1/3 d’octave à 88 Hz 177 Hz
100 Hz et l’on souhaite connaı̂tre
le niveau sur l’octave complète 111 Hz 140 Hz
100 Hz 160 Hz
centrée sur 125 Hz.
∆f1/3octave = ∆foctave = 1
1 21/2
fc 21/2 −
= = 2−1
= 125
2

 
fc 21/6 − 1/6 √
1/3 21/2 2
125 ×

fmax − fmin 
2
= 100 × 2 1/6−1 = 89 Hz
= 23 Hz
On en déduit : Noctave = 23
N1/3octave + 10 × log 89
=


58 + 10 × log (3, 87) = 64 dB
VII.D Niveau de bruit
Afin de tester les chaı̂nes de reproduction acoustique, il est nécessaire de définir des bruits de
références. Ces bruits sont générés de manière aléatoire.
En effet, la largeur de la ieme bande d’octave est :
bruit blanc : Signal obtenu par un processus fc
∆fi = √2i
aléatoire dans lequel le niveau spectral est
La bande d’octave suivante a pour largeur :
le même pour toutes les fréquences. fc 2×fc
∆fi+1 = √i+1 2
= √2 i
Ce type de bruit pose un problème lorsque
l’on mesure le niveau par bande d’octave.
Soit, ∆fi+1 = 2 × ∆fi . La largeur de l’intervalle
double à chaque octave.
Le niveau par bande d’octave augmente donc de 3 dB par octave (10 log (2) = 3 dB).
bruit rose :Signal obtenu par un processus
aléatoire dans lequel le niveau spectral décroı̂t
de 3 dB par octave.
Un bruit rose permet d’avoir un niveau par bande
d’octave constant ce qui est plus adapté à la
perception auditive.
référence : http://fr.wikipedia.org/wiki/Bruit rose

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