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COLLECTION DES GUIDES PRATIQUES DE VENTILATION

0. Principes généraux de ventilation ED 695


1. L’assainissement de l’air des locaux de travail ED 657
2. Ventilation des cuves et bains de traitement de surface ED 6 51
3. Mise en œuvre manuelle des polyesters stratifiés ED 665
4. Ventilation des postes de décochage en fonderie ED 662
5. Ventilation des ateliers d’encollage de petits objets ED 672
(chaussures)
6. Captage et traitement des brouillards d’huiles entières ED 680
7. Opérations de soudage à l’arc ED 668
8. Ventilation des espaces confinés ED 703
9. 1. Cabines d’application par pulvérisation ED 839
de produits liquides
9. 2. Cabines d'application par projection ED 928
de peintures en poudre
9. 3. Application par pulvérisation de produits liquides. ED 906
Cas particulier des objets lourds ou encombrants
11. Sérigraphie ED 7 1 1
12. Deuxième transformation du bois ED 750
13. Fabrication des accumulateurs au plomb ED 746
14. Décapage, dessablage, dépolissage au jet libre en cabine ED 768
15. Réparation des radiateurs automobiles ED 752
16. Ateliers de fabrication de prothèses dentaires ED 760
17. Emploi des matériaux pulvérulents ED 767
18. Sorbonnes de laboratoire ED 795
19. Usines de dépollution des eaux résiduaires ED 820
et ouvrages d’assainissement
Cabines d'application par projection
de peintures en poudre

9.2 GUIDE PRATIQUE DE VENTILATION

Institut national de recherche et de sécurité


pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles

30, rue Olivier-Noyer 75680 Paris cedex 14 Tél. 01 40 44 30 00
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Édition INRS ED 928


1re édition • août 2004 • 5 000 ex. • ISBN 2-7389-1256-7
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de prévention des risques professionnels. 14 rue Adolphe-Seyboth 35 Ille-et-Vilaine, 56 Morbihan) 52 Haute-Marne, 54 Meurthe-et-Moselle,
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problèmes, l’Institut dispose de compétences (57 Moselle) CENTRE
scientifiques, techniques et médicales couvrant 3 place du Roi-George (18 Cher, 28 Eure-et-Loir, 36 Indre, NORD-PICARDIE
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Ainsi, l’INRS élabore et diffuse des documents www.cram-alsace-moselle.fr fax 02 38 79 70 30 tél. 03 20 05 60 28
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fax 05 56 39 55 93 94 Val-de-Marne, 95 Val-d’Oise) 2 place de Bretagne
et d’un collège représentant les salariés,
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de chacun des deux collèges. Son financement AUVERGNE tél. 01 40 05 32 64 fax 02 51 82 31 62
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de prévention des accidents du travail 63 Puy-de-Dôme) prevention.atmp@cramif.cnamts.fr
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63058 Clermont-Ferrand cedex 1 LANGUEDOC-ROUSSILLON (01 Ain, 07 Ardèche, 26 Drôme,
tél. 04 73 42 70 22 (11 Aude, 30 Gard, 34 Hérault, 38 Isère, 42 Loire, 69 Rhône,
fax 04 73 42 70 15 48 Lozère, 66 Pyrénées-Orientales) 73 Savoie, 74 Haute-Savoie)
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sociale (CGSS) BOURGOGNE et FRANCHE-COMTÉ tél. 04 67 12 95 55 tél. 04 72 91 96 96
(21 Côte-d’Or, 25 Doubs, 39 Jura, fax 04 67 12 95 56 fax 04 72 91 97 09
58 Nièvre, 70 Haute-Saône, prevdoc@cram-lr.fr preventionrp@cramra.fr
Les Caisses régionales d’assurance maladie
71 Saône-et-Loire, 89 Yonne,
et les Caisses générales de sécurité sociale 90 Territoire de Belfort) MIDI-PYRÉNÉES SUD-EST
disposent, pour participer à la diminution ZAE Cap-Nord (09 Ariège, 12 Aveyron, 31 Haute-Garonne, (04 Alpes-de-Haute-Provence,
des risques professionnels dans leur région, 38 rue de Cracovie 32 Gers, 46 Lot, 65 Hautes-Pyrénées, 05 Hautes-Alpes, 06 Alpes-Maritimes,
d’un service prévention composé d’ingénieurs- 21044 Dijon cedex 81 Tarn, 82 Tarn-et-Garonne) 13 Bouches-du-Rhône, 2A Corse Sud,
conseils et de contrôleurs de sécurité. tél. 03 80 70 51 22 2 rue Georges-Vivent 2B Haute-Corse, 83 Var, 84 Vaucluse)
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de la prévention des risques professionnels fax 05 62 14 26 92 tél. 04 91 85 85 36
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de l’entreprise, ils sont en mesure de conseiller documentation.prevention@cram-sudest.fr
et, sous certaines conditions, de soutenir
les acteurs de l’entreprise (direction, médecin Services prévention des CGSS
du travail, CHSCT, etc.) dans la mise en œuvre
des démarches et outils de prévention les mieux GUADELOUPE GUYANE LA RÉUNION MARTINIQUE
adaptés à chaque situation. Immeuble CGRR Espace Turenne Radamonthe 4 boulevard Doret Quartier Place-d’Armes
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ED 928
GUI DE PRAT I QUE DE VENT I LAT I ON N°9.2

9.2. Cabines d'application


par projection de peintures
en poudre

u sommaire : domaine d’application et textes réglementaires ; technolo-


A gie du poudrage ; rappel des principaux risques (risques d’intoxication,
risques électriques et électrostatiques, risques d’incendie) ; assainissement
de l’atmosphère des cabines d’application (principes de ventilation, cabines
fermées, cabines ouvertes et tunnels) ; compensation et implantation dans
l’atelier ; gestion de la peinture poudre (approvisionnement en poudre, récu-
pération de la poudre, changement de teinte) ; épuration de l’air pollué ; rejet
ou recyclage après épuration ; bruit ; contrôle et entretien des systèmes de
ventilation et des installations annexes

 cabine de poudrage  peinture poudre  application  ventilation

L
e présent document a été établi  le SATS (Syndicat national des
par un groupe de travail consti- entreprises d'application de revêtements
tué sous l'égide de la Caisse natio- et traitements de surface).
nale de l'assurance maladie des Ce guide de ventilation sera réexaminé
travailleurs salariés (CNAMTS) et com- régulièrement et au besoin modifié. Le
prenant des spécialistes en ventilation, groupe de travail demande à toute per-
nuisances chimiques, incendie et explo- sonne ou organisme ayant des avis ou cri-
sion de la CNAMTS, des CRAM (Caisses tiques à formuler sur ce document de
régionales de l'assurance maladie) et de bien vouloir les lui faire connaître (com-
l'INRS (Institut national de recherche et mentaires à adresser à l'INRS, en faisant
de sécurité). référence au groupe de travail ventila-
Il a été préparé dans le but de servir de tion n° 9.2).
guide et de document de référence à
l'usage des personnes et organisations
concernées par la conception, la
construction, l'exploitation et le contrôle
des installations de ventilation des
1. Domaine
cabines et postes d'application par pro- d’application -
jection de peintures en poudre. Seuls les
points essentiels relatifs à la ventilation et
Textes réglementaires
à certains risques principaux (électrisa- 1.1. Domaine d'application
tion, incendie, explosion, bruit) ont été
traités. Les données faisant l'objet du présent
En ce qui concerne les nuisances chi- guide de ventilation ont pour but la réali-
miques, l'objectif minimal à atteindre est sation d'installations d'application par
le maintien de la salubrité des locaux de projection de peintures en poudre per-
travail. mettant d'assurer principalement la pro-
Ont été consultés : tection de l'opérateur contre les risques
 le SITS (Syndicat général des d'intoxication, d'électrisation, d'incendie,
industries de matériels et procédés pour d'explosion. Elles s'appliquent aux procé-
les traitements de surface); dés d'application par projection dans les
2

cabines ainsi qu'aux procédés de cuisson


des peintures dans les fours où la poudre
fond et durcit par réticulation.
Une installation d'application de
poudre se compose en général d'une
enceinte d'application suivie d'une unité
assurant la réticulation de la peinture.
Elle peut être précédée d'une unité de
préparation des surfaces à peindre (gre-
naillage, dégraissage…) et d'une unité de
préchauffage du subjectile si nécessaire.
Le plus souvent, un convoyeur assure le
transfert des pièces le long de la chaîne
de poudrage. L'application de la poudre
elle-même se fait à l'aide d'un procédé
électrostatique.
Pour rendre la lecture du texte plus
aisée, on parlera, dans les paragraphes
qui vont suivre, de « cabines de pou-
drage », de poudre ainsi que de peintres.
Les opérations de poudrage se distin- Vue d’un atelier abritant une cabine de poudrage et son convoyeur.
guent fondamentalement des opérations
d'application par pulvérisation de pein-
tures ou vernis liquides qui sont traitées à l'exclusion des activités couvertes par la
dans le guide pratique de ventilation n° nomenclature n° 1521. 2. Technologie
9.1. En effet, dans le cas du poudrage, la
poudre en excès doit être récupérée  Code du travail, art. R. 231-54 à R. 231- du poudrage
pour réutilisation ou élimination. 59-2 : règles générales de prévention du
risque chimique. 2.1. Généralités
1.2. Textes réglementaires  Code du travail, art. R. 232-12-23 à Dans un souci de limiter l'émission de
R. 232-12-29 (Décret n° 2002-1553 du 24 solvants dans l'atmosphère, de plus en
 Code du travail, art. R. 232-5 à R. 232- décembre 2002) et art. R. 235-4-17 plus d'industriels remplacent leurs sys-
5-14 (Décret n° 84-1093 du 7 décembre (Décret n° 2002-1554 du 24 décembre tèmes de peinture à base de solvants par
1984 modifié) et art. R. 235-2-4 à R. 235- 2002) : prévention des explosions. des applications par projection électro-
2-8 (Décret n° 84-1094 du 7 décembre  Décret n° 96-1010 du 19 novembre statique de poudre.
1984) : aération, assainissement des lieux 1996 modifié relatif aux appareils et aux Le procédé d'application par projec-
de travail. systèmes de protection destinés à être tion de poudre est une technologie qui
 Note technique du 5 novembre 1990 utilisés en atmosphère explosible. consiste à pulvériser, à l'aide de pistolets
(B.O. du Ministère du Travail n° 24 du 18  Arrêté du 8 juillet 2003 complétant électrostatiques ou triboélectriques, une
décembre 1990) relative à l'aération et l'arrêté du 4 novembre 1993 relatif à la poudre sur le subjectile (pièce à revêtir)
l'assainissement des ambiances de travail. signalisation de sécurité et de santé au relié à la masse. Le durcissement final
travail. s'opère par cuisson dans un four, la poly-
 Code du travail, art. R. 233-140 à  Arrêté du 8 juillet 2003 relatif à la mérisation des poudres étant une réac-
R. 233-150 (Décret n° 90-53 du 12 janvier protection des travailleurs susceptibles tion chimique de polycondensation par
1990 ; Décret n° 92-767 du 29 juillet 1992, d'être exposés à une atmosphère explo- effet thermique (90 - 200 °C) entre une
art. 3) : règles techniques de conception sible. résine et un agent réticulant pré-incor-
et de construction applicables aux  Arrêté du 28 juillet 2003 relatif aux poré dans la formule.
cabines de peinture. conditions d'installation des matériels Dans certains cas, le subjectile peut
 Circulaire DRT n° 90/7 du 9 mai 1990 électriques dans les emplacements où être préchauffé.
relative à l'application du Décret n° 90-53 des atmosphères explosives peuvent se Les particules de poudre sont transpor-
du 12 janvier 1990. présenter. tées par voie pneumatique d'un réservoir
 Décret n° 47-1619 du 23 août 1947  Circulaire DRT n° 11 du 6 août 2003 vers le pistolet où elles acquièrent une
modifié et circulaire d'application Tr commentant l'arrêté du 28 juillet 2003 charge électrostatique par friction sur un
n° 106/47 du 24 décembre 1947 relatifs à relatif aux conditions d'installation des matériau adéquat ou au contact d'une élec-
la protection des ouvriers qui exécutent matériels électriques dans les emplace- trode à décharge «corona» qui opère à un
des travaux de peinture ou de vernissage ments où des atmosphères explosives potentiel de 10 à 100 kV. Les particules
par pulvérisation. peuvent se présenter. chargées adhèrent au subjectile mis à la
 Réglementation des installations clas- terre. L'excédent de poudre est entraîné
sées pour la protection de l'environne-  Arrêté du 11 juillet 1977 fixant la liste par aspiration. Ce sont les forces électro-
ment, nomenclature n° 2940 : applica- des travaux nécessitant une surveillance statiques qui font adhérer les particules au
tion, cuisson, séchage de vernis, peinture, médicale spéciale. subjectile. L'adhérence persiste jusqu'à ce
apprêt, colle, enduit, etc. sur support quel-  Tableaux de maladies profession- que celui-ci entre dans le four où la poudre
conque (métal, bois, plastiques, textile, …) nelles : 1, 2, 10, 25, 44, 51, 61, 62, 65, 66, 70. fond et durcit par réticulation.
3

Les poudres sont surtout employées


sur des pièces métalliques mais de nou-
velles technologies ont vu le jour per-
mettant l'application sur des supports
tels que bois, plastique, verre…

2.2. Les cabines de poudrage


Les applications électrostatiques peu-
vent être réalisées en manuel ou en auto-
matique.
En manuel, l'opérateur, situé à l'exté-
rieur ou à l'intérieur de la cabine, réalise
des gestes de balayage pour poudrer uni-
formément les subjectiles.
En automatique, les pistolets sont géné-
ralement montés sur un ou plusieurs
robots qui décrivent un mouvement de
va-et-vient vertical alors que les subjec-
tiles se déplacent horizontalement. Des
dispositifs équipés de pistolets fixes exis-
tent également.
Dans les deux cas, le poudrage est réa-
lisé dans une cabine pour éviter la dis-
persion dans l'atelier. La ventilation dans
la cabine vise aussi à récupérer la poudre Intérieur d’une cabine de poudrage automatique.
afin d'éviter les accumulations pouvant
conduire à un risque d'explosion ou
rendre le nettoyage plus long et difficile. 3.1.1.1. Granulométrie
Pour tous les types de cabines, pendant 3. Rappel des Selon leur taille, les particules auront
la phase d'application des poudres, il est
nécessaire d'asservir le fonctionnement
principaux risques un comportement différent. On consi-
dère qu'en dessous de 4 µm elles pénè-
des pistolets de pulvérisation au fonc- 3.1. Principaux risques trent jusqu'aux alvéoles pulmonaires
tionnement de la ventilation. d'où certaines substances pourront pas-
ser dans la circulation sanguine et provo-
La mise en œuvre des peintures en quer des intoxications. Les poudres de
poudre par projection électrostatique taille comprise entre 4 et 10 µm se dépo-
comporte un ensemble de risques avérés sent au niveau des bronches et de la tra-
pour les peintres et leur entourage dont chée où elles peuvent à la longue, même
les principaux sont : si elles sont toxicologiquement inertes,
 les risques d'intoxication par inhala- induire des phénomènes de surcharge
tion ou contact cutané, pulmonaire. Les poudres de taille infé-
 les risques électriques et électrosta- rieure à 100 µm peuvent pénétrer les
tiques, voies aériennes supérieures.
 les risques d'incendie et d'explosion,
 les risques thermiques. 3.1.1.2. Composition des poudres
Les peintures en poudre sont des
3.1.1. Les risques d'intoxication par mélanges, plus ou moins complexes,
inhalation ou contact cutané composés en poids d'environ 60 % de
liant (résines et agents de réticulation ou
Le risque d'intoxication, chronique ou durcisseurs), 35 % de charges et pig-
aiguë, est lié à la pénétration de la sub- ments et 5 % d'additifs apportant des pro-
stance dans l'organisme. Dans ce cas, elle priétés particulières telles que résistance
se fera essentiellement par voie respira- aux UV, tendu du film, brillance…
toire ; il ne faut toutefois pas négliger le
risque d'ingestion lié à l'absorption de 3.1.1.2.1. Les liants
poudre déposée sur la peau, une hygiène Ils sont constitués de couples
correcte minimisant ce phénomène. résine/durcisseur qui peuvent être de
Bien sûr, la nature de l'intoxication familles chimiques différentes. Lors de la
dépend du type de constituants des cuisson, la résine (généralement consti-
poudres. Des contacts cutanés répétés tuée de molécules polymères linéaires)
Peintre poudrant des pièces dans une peuvent par ailleurs entraîner des der- réagira avec le durcisseur (généralement
cabine fermée à ventilation verticale. matoses. constitué de molécules plus petites pos-
4

sédant plusieurs fonctions réactives) de calcium, la dolomite, le sulfate de Pour la prévention du risque d'accu-
pour former un réseau polymère tridi- baryum, le talc, la silice. mulation de charges électrostatiques, on
mensionnel insoluble (réticulation). se reportera utilement à la brochure de
Les phénomènes les plus souvent 3.1.1.2.4. Les additifs (adjuvants) l'INRS ED 874. En particulier, on veillera
observés avec ces résines sont des réac- Ils sont utilisés en faible quantité pour à ce que l'installation soit mise à la terre
tions d'irritation et de sensibilisation de apporter aux peintures en poudre des et que la liaison équipotentielle entre
la peau, des yeux, voire des voies respira- qualités particulières. Leur nature chi- toutes ses parties soit correctement réali-
toires. mique et leur faible concentration font sée (tresses de masse…).
Les poudres époxy sont susceptibles qu'ils ne posent en général que peu de
de provoquer des dermites eczémati- problèmes toxicologiques, essentielle- 3.1.3. Les risques d'incendie
formes qui figurent au tableau n° 51 des ment des manifestations cutanées et d'explosion
maladies professionnelles du régime (tableau n° 65 des maladies profession-
général. Les poudres mixtes époxy-poly- nelles du régime général). Lorsque des poussières combustibles
esters comprennent les poudres polyes-  agents favorisant la tension du film, forment, dans certaines conditions de
ters-TGIC ; les rhinites et asthmes profes-  agents thixotropiques, concentration avec l'air, un « nuage » rela-
sionnels dus aux travaux exposant au  agents de matité, tivement homogène, une source d'igni-
TGIC (isocyanurate de triglycidyle) sont  agents anti-UV et antioxydants, tion peut provoquer leur explosion. Un
répertoriés au tableau n° 66 des maladies  agents antistatiques… tel risque peut se matérialiser si un
professionnelles du régime général. nuage de poudre, engendré par les équi-
Dans le cas de poudres dites sans TGIC, le Note : L'étiquetage prend généralement en pements de projection ou par la mise en
système de réticulation peut contenir compte les risques toxicologiques dus aux suspension des dépôts de poudre, est
des molécules possédant les mêmes substances dangereuses. Néanmoins, cer- enflammé, ce qui est possible avec une
groupements fonctionnels époxydiques. taines poudres non étiquetées peuvent pré- énergie même faible (20 à 50 mJ) si la
senter des dangers lors de l'utilisation (pro-
L'inhalation ou la manipulation des concentration de poudre dans l'air
blème des seuils fixés pour l'étiquetage et
poudres polyuréthannes, vu la présence de la connaissance des données toxicolo-
dépasse la limite inférieure d'explosivité
d'isocyanates organiques, peuvent provo- giques). Quoi qu'il en soit, il conviendra de (LIE).
quer des troubles respiratoires et cuta- toujours préférer le produit le moins dange- Il existe nombre de causes possibles
nés. Les poudres polyuréthannes, utili- reux possible. Dans le cas des produits can- d'inflammation accidentelle de la poudre :
sées avec un durcisseur à fonctions cérogènes, mutagènes ou toxiques pour la  une étincelle entre les électrodes du
isocyanate, présentent des risques sup- reproduction de catégories 1 ou 2, la pistolet et les éléments de l'équipement
plémentaires du fait de l'action irritante recherche de produits de substitution mis à la terre (par exemple les parois de
et sensibilisante du durcisseur qui peut moins dangereux est obligatoire conformé- la cabine) ;
se manifester après inhalation de l'aéro- ment au Code du travail (art. R. 231-56-2).  une étincelle entre les électrodes et
sol, même en faible quantité (tableau le subjectile ;
n° 62 des maladies professionnelles du 3.1.2 Les risques électriques et  une étincelle de décharge provoquée
régime général). électrostatiques par des charges électrostatiques induites
par friction ou par influence (pièces iso-
3.1.1.2.2. Les pigments Les risques électriques peuvent se pro- lées du convoyeur par encrassement des
Ils permettent l'obtention de la couleur duire par contacts directs en touchant
finale et de l'opacité. des parties électriques sous tension, soit
a) Pigments minéraux : parce qu'elles ne sont pas isolées pour
Parmi les pigments minéraux que l'on des raisons de fonctionnement, soit
peut trouver dans les peintures en lorsque l'isolement est insuffisant voire ENCADRÉ 1
poudre, les sels et les oxydes métalliques affecté par des agressions mécaniques, Prévention du risque
sont les plus dangereux et peuvent être à ou par contacts indirects en touchant des d'incendie
l'origine de maladies professionnelles. parties conductrices qui ne sont pas sous
On citera essentiellement les composés tension dangereuse en fonctionnement Pour limiter les risques d'incendie, on
du plomb, ceux du chrome et ceux du normal mais qui peuvent l'être en cas de conseille d'installer au maximum un pis-
cobalt (tableaux nos 1, 10, 65 et 70 des défaillance. tolet par mètre cube de volume utile de la
maladies professionnelles du régime Les risques dus aux phénomènes élec- cabine.
général). trostatiques sont liés aux décharges élec- Pour empêcher la propagation d'un
trostatiques qui peuvent avoir lieu, par feu, les éléments constituants de la
b) Pigments organiques : exemple, à partir de parties conductrices cabine de poudrage et de ses équipe-
Les pigments organiques sont extrê- non mises à la terre ou de grandes sur- ments devraient être en matériaux n'en-
mement nombreux et certains sont res- faces conductrices. L'étincelle de rupture tretenant pas la combustion et
ponsables d'irritations et de sensibilisa- peut s'avérer dangereuse pour l'homme suffisamment résistants au feu
tions cutanées et respiratoires. C'est le lorsque son énergie est supérieure à (Euroclasse A voire B, ou M0 voire M1).
cas surtout pour les dérivés azoïques. 350 mJ. Il y a lieu de prendre en compte Les cabines de poudrage devraient
également le fait qu'elle peut provoquer être équipées d'un système de détection
3.1.1.2.3. Les charges chez le personnel un geste réflexe mal- d'incendie de temps de réponse inférieur
Ce sont des matières pulvérulentes encontreux, pouvant entraîner chute ou à 0,5 s., coupant l'alimentation puissance
d'origine minérale utilisées notamment blessure. Ces décharges peuvent être des et actionnant une alarme lumineuse et
pour régler l'aspect, la densité et la dureté sources d'inflammation initiant une sonore en cas de déclenchement.
du film. Les principales sont le carbonate explosion.
5

ENCADRÉ 2

Prévention du risque d'explosion de poussières

Les articles R. 232-12-23 à R. 232-12-29 et lement se former dans l’air en fonctionne- On trouvera un exemple de délimitation
R.235-4-17 du code du travail précisent les ment normal. de zones à risques d'explosion pour une
prescriptions minimales visant à améliorer Zone 22 : Emplacement où une atmo- cabine de poudrage dans la figure ci-des-
la protection en matière de sécurité et de sphère explosive sous forme de nuage de sous.
santé des travailleurs susceptibles d’être poussières combustibles n’est pas suscep-
exposés au risque d’atmosphères explo- tible de se former dans l’air en fonctionne- Ces textes réglementaires préconisent
sives. ment normal ou bien, si une telle formation également, pour assurer la protection
se produit néanmoins, n’est que de courte contre de possibles explosions, la mise en
Ils prévoient, entre autres, une classifica- durée. place de dispositifs conformes et appro-
tion des emplacements où des atmo- La délimitation des zones à risques d'ex- priés (évents, systèmes de découplage,
sphères explosives peuvent être présentes plosion répond à un double objectif : etc.). Ces dispositifs devraient protéger sur-
ainsi que les conditions à respecter dans ■ limiter l'étendue de ces zones, tout les dépoussiéreurs où se produisent les
chaque zone : ■ mettre en place et utiliser un matériel, décolmatages, le risque d'explosion étant
Zone 20 : Emplacement où une atmo- notamment électrique, adapté et conforme particulièrement présent dans les systèmes
sphère explosive sous forme de nuage de au décret n° 96-1010 du 19 novembre 1996. de récupération de poudre, ce qui justifie
poussières combustibles est présente dans leur installation systématique à l'extérieur
l’air en permanence ou pendant de longues Des exemples de désignation des zones du bâtiment. Le lecteur complétera utile-
périodes ou fréquemment. en fonction du degré de dégagement et de ment ces informations par la lecture de la
Zone 21 : Emplacement où une atmo- la possibilité de formation de couches de brochure de l'INRS «les mélanges explosifs
sphère explosive sous forme de nuage de poussières sont donnés dans le tableau ci- – Partie 2 – Poussières».
poussières combustibles peut occasionnel- dessous.

Nature de l'émission Nuages de poussières Couches de poussières d'épaisseur maîtrisée


Souvent perturbée Rarement perturbée
Permanente 20 21 22
Occasionnelle 21 21 22
Accidentelle 22 21 22

22

22

22

20

20
22 22

Cabine Cyclone Dépoussiéreur


6

crochets, pistolets ou réservoir de  le préchauffage avec utilisation de 3.2. Spécificité des opérations de
poudre mal raccordés à la masse, etc.) ; rampes à gaz ou de radiants, poudrage
 la proximité de surfaces chaudes  les suites d'une explosion.
(parois du four, subjectile préchauffé…) ;
 la proximité de sources d'ignition Ces risques d'incendie et d'explosion 3.2.1. Généralités
(brûleurs du four, radiants…). sont surtout à craindre dans :
 les gaines d'évacuation d'air pollué où L'exploitation d'une unité de poudrage
La LIE d'une poussière donnée dépend des dépôts se forment sur les parois, présente essentiellement des risques lors :
de plusieurs paramètres (composition,  les filtres secs colmatés par des  de l'application de la poudre,
granulométrie, etc.) ; elle est, pour la plu- dépôts de poudres,  des opérations d'entretien et de chan-
part des peintures en poudre commer-  le jet du pistolet. gement de teinte.
ciales, de l'ordre de 35 à 90 g/m3. Quand
il n'y a pas de valeur sûre de la LIE, une 3.1.4. Les risques thermiques Plus généralement, toutes les opéra-
concentration moyenne de 10 g/m3 ne tions de manipulation des poudres telles
doit pas être dépassée. Le préchauffage, choisi dans certains que, alimentation, évacuation, transvase-
Le risque d'explosion est d'autant plus procédés, fait appel en général à des ment (chargement d'un bac, vidange d'un
à redouter que la granulométrie des rampes de brûleurs à flamme nue, voire fut sous dépoussiéreur…) sont suscep-
poudres utilisées est en général basse, des fours à radiants. tibles de générer un fort empoussière-
inférieure à 100 µm. Le travail sur des subjectiles préchauf- ment exposant les opérateurs de façon
Le risque d'incendie aura, quant à lui, fés induit une contrainte thermique par brève mais intense. De plus, elles entre-
comme causes principales : rayonnement et des risques de brûlures tiennent un fond de pollution perma-
 une étincelle électrostatique, par contact. nent dans l'atelier.

ENCADRÉ 3

Décapage des crochets

Le poudrage électrostatique d'un subjectile nécessite sa mise à un potentiel électrique déterminé. Les éléments de suspension de ce sub-
jectile (crochets, balancelles) doivent donc assurer la continuité électrique. Le réemploi des crochets ou balancelles nécessite ainsi l'enlève-
ment du revêtement qui s'est constitué du fait de l' «overspray» puis de la cuisson du subjectile précédent.

Les diverses solutions techniques utilisées sont répertoriées dans le tableau suivant :

Technique Risques Avantages Inconvénients

Décapage chimique par trem- Toxicité ou corrosivité des Installations modestes pouvant Production de boues chargées
page dans un bain suivi d'un bains (solvants, acides, bases). accueillir des pièces de grande en minéraux toxiques
lavage haute pression. taille.

Décapage thermique par Emballement de la dégradation Risques facilement maîtri- Coût et encombrement de l'ins-
pyrolyse dans un four à 350 - qui est fortement exother- sables tallation.
500 °C suivie d'un lavage haute mique.
pression. Détérioration de la résistance
Émission de fumées dange- mécanique des crochets.
reuses
Production de fumées, de
cendres et de boues chargées
en minéraux toxiques.

Décapage mécanique, Émission de poussières dange- Peut s'effectuer automatique- Production de poussières char-
parfois par grenaillage, le plus reuses ment immédiatement après le gées en minéraux toxiques
souvent par brossage décrochage du subjectile.

L'automatisation facilite le
captage des poussières
émises.

Nécessite un nombre de cro-


chets moindre.

Utilisation de crochets Permettent le décollement du Coût élevé


revêtus ou constitués revêtement par légère flexion
de plastiques conducteurs ou chocs de faible intensité En développement
et de faible adhérence
7

3.2.2. Changements de teinte maintenance susceptibles d'entraîner rateur. La dimension du subjectile, la


une forte exposition sont le remplace- nature et la fréquence des opérations de
Les contraintes de production entraî- ment des filtres des systèmes de dépous- poudrage doivent guider l'utilisateur
nent généralement des changements fré- siérage et l'entretien régulier autour de la vers le choix de l'un ou de l'autre de ces
quents de couleur. Comme on met en cabine. matériels, sachant que, dans le cas de
œuvre un produit pulvérulent, il subjectiles importants ou obligeant le
convient d'en récupérer l'excédent peintre à tourner autour, la disposition à
(« overspray »). retenir est celle de la cabine fermée à
Pour éviter tout mélange avec une
poudre de teinte différente utilisée ulté-
4. Assainissement de ventilation verticale descendante (sauf,
éventuellement, lorsque les subjectiles
rieurement, il faut enlever totalement l’atmosphère des sont préchauffés), plus à même d'assurer
toutes les particules déposées sur les
parois de l'intérieur de la cabine et les
cabines d’application l'objectif principal : maintenir le peintre
dans un flux uniformément réparti d'air
matériels, le pistolet, le flexible, la canne neuf (1) . Le peintre doit par ailleurs dis-
plongeante. La quantité de poudre à 4.1. Principes de ventilation poser de moyens lui permettant de
essuyer manuellement lors d'un change- maintenir ses voies respiratoires au-des-
ment de teinte est ainsi importante. La L'application de la poudre est effectuée sus de l'aérosol de poudre (fig. 1).
poudre récupérée peut être soit réutili- dans une cabine qui est un dispositif de
sée soit évacuée comme déchet. captage enveloppant. L'utilisation de la Attention : dans le cas de subjectiles
Ces manipulations (dont la vidange cabine de poudrage est indispensable à importants préchauffés, les courants de
des fûts de poudre) qui n'existent pas la fois pour minimiser l'exposition du ou convection créés (2) peuvent contrarier la
avec les peintures liquides, renforcent des peintres et pour éviter la dispersion ventilation verticale descendante au point
de la rendre inefficace. D'autres solutions
ainsi les risques d'inhalation et de des poudres dans le reste de l'atelier. Elle
doivent alors être envisagées (suppression
contact cutané. permet de restreindre la taille du local à ou diminution de la température du pré-
Les conditions principales pour un pollution spécifique à traiter ; elle sera chauffage, automatisation du procédé…).
changement de teinte rapide et propre donc préférentiellement fermée. On pla-
sont la minimisation de la quantité de cera ainsi les objets à peindre dans des Chaque type de cabine est conçu et
poudre dans le circuit (limitation de cabines ou des tunnels équipées de dis- installé pour un travail précis (avec un
l' « overspray » par exemple) et la non positifs efficaces d'évacuation des nombre déterminé d'opérateurs) et dans
adhérence de la poudre sur les surfaces poudres. Selon sa conception, la cabine
en contact. peut être réalisée avec opérateur (et
éventuellement robot) travaillant soit à (1) Air neuf : air pris à l'air libre hors des sources de pol-
lution (les prises d'air neuf doivent être éloignées de
3.2.3. Maintenance l'intérieur soit à l'extérieur. toute source de pollution, tels que débouché de conduit
La cabine de poudrage peut être fer- de fumées, sortie d'air extrait même filtré).
(2) Pour une pièce de 1 m de hauteur préchauffée à
Outre les opérations décrites précé- mée ou ouverte et sa ventilation soit ver- 200 °C, la vitesse de convection ascendante est de
demment, les principales opérations de ticale soit horizontale au niveau de l'opé- l'ordre de 1 m/s.

a b

Figure 1. a) Mauvaise position : l’aérosol est rabattu vers le visage du peintre. b) Bonne position : le peintre reste en dehors
de l’aérosol.
8

un environnement donné. Il faudra ENCADRÉ 4


veiller à ce que toute modification
(conditions d'utilisation, caractéris- Contrainte thermique
tiques, etc.) n'altère pas les performances
initiales fixées à la conception ; pour La contrainte thermique est un pro- L'action va consister prioritairement à :
ceci, le recours à un spécialiste est indis- blème récurent sur les lignes de poudrage. ■ Limiter les émissions d'air chaud : les
pensable. Elle est principalement due à la tempéra- sections d'entrée et de sortie des fours
Les critères de débit et de renouvelle- ture élevée de l'air qui s'échappe des fours sont toujours le siège de courants d'air
ment d'air d'une cabine de poudrage ne tunnels placés dans l'atelier. Les autres chaud qui s'échappent par convection
permettent pas de caractériser l'effica- sources de chaleur clairement identifiées naturelle ; la mise en place d'un sas limite
cité de la ventilation. La vitesse d'air, sa sont les enveloppes de ces fours, dont la notablement ce phénomène qui a pu par-
direction et l'homogénéité de sa réparti- température dépasse parfois les 50 °C à fois être chiffré à plusieurs milliers de
tion sont les critères les plus importants cause d'un défaut d'isolation, les pièces mètres cube d'air à 200 °C par heure. La
pour la protection des opérateurs. L'air chaudes en sortie du four ainsi que les première partie de ce sas permet de conte-
introduit doit être préalablement pertes au niveau du séchoir de l'unité de nir l'air chaud qui peut être réinjecté dans
réchauffé à une température permettant dégraissage. le four, tandis que, dans la seconde partie,
des conditions de travail satisfaisantes On constate ainsi que les opérateurs un raccordement à l'atmosphère assure
pour le peintre et adaptée au produit sont fréquemment exposés à des tempéra- l'évacuation de l'excédent.
appliqué. tures voisines de 30 °C dès que la tempéra- ■ Soigner et renforcer l'isolation ther-
La ventilation d'une cabine de pou- ture extérieure dépasse les 10 °C, donc une mique des parois du four pour éviter
drage avec des opérateurs à l'extérieur grande partie de l'année. qu'elles ne rayonnent dans l'atelier.
doit être conçue de telle sorte que de l'air Les dispositions prises pour réduire ■ Créer un local four sans présence
rentre par toutes les sections ouvertes à cette contrainte seront d'autant plus effi- d'opérateur en élevant une cloison de
une vitesse suffisante pour éviter tout caces que les solutions techniques seront séparation. Il est alors possible de mettre
échappement de la poudre. Dans le cas retenues avant la mise en place de l'en- ce local en dépression pour empêcher
d'une cabine équipée exclusivement de semble des installations. Un certain toute fuite d'air chaud vers le reste de l'ate-
pistolets automatiques, le calcul du débit nombre de ces dispositions participent lier. Le rayonnement thermique sera plus
d'air nécessaire pour la ventilation sera également à la limitation de la consomma- ou moins masqué selon les réalisations.
effectué de façon à maintenir la cabine tion énergétique. L'objectif est d'assurer ■ Compléter ces dispositions par une
en dépression, afin d'éviter les fuites de des conditions de travail satisfaisantes ventilation générale incluant l'ensemble
poudre. aux postes de travail. de la ligne.
Dans tous les cas, une attention parti-
culière doit être portée à la compensa-
tion de l'air extrait par la cabine, sous
peine d'altérer gravement ses perfor-
mances.
Dans tous les cas, le débit de ventila-
tion doit également être suffisant pour
maintenir la concentration moyenne de
poudre dans l'air en deçà de la moitié de
la limite inférieure d'explosivité (LIE),
que les peintres travaillent à l'intérieur
ou à l'extérieur.

4.2. Cabines fermées


4.2.1. Cabines fermées à ventilation
verticale avec opérateur à l'intérieur

Une cabine de poudrage fermée à ven-


tilation verticale est une enceinte fermée
sur toutes ses faces pendant son utilisa-
tion. L'opérateur et le subjectile sont pla-
cés à l'intérieur.
Lorsque l'opérateur doit évoluer
autour de l'objet à peindre, il est néces-
saire de prévoir une distance d'au moins
1 mètre entre les parois de la cabine et
l'objet. En ce qui concerne la hauteur
intérieure de la cabine, une distance de 1
mètre entre le niveau supérieur du sub-
jectile et le plafond est un minimum à Ventilateur d’extraction d’une cabine Subjectile en attente de poudrage dans
retenir. de poudrage. une cabine fermée à ventilation verticale.
9

Concentration
en polluant
Ce type de cabine est adapté pour
effectuer le poudrage des objets qu'on
ne peut suspendre ou placer sur un
support tournant à cause de leur poids 0,30
ou de leurs dimensions importantes et
qui imposent à l'opérateur de tourner
autour (exemple : véhicules,
machines). Le peintre peut ainsi rester 0,25
constamment dans une atmosphère
Plafond cabine
d'air neuf.
L'air parvient dans la cabine par l'inter- 0,20

d 'a ir
médiaire d'un plafond soufflant (ple-
num), voire par des ouvertures spéciale-
ment dimensionnées et disposées. L'air
d'a ir

0,15

E n t rée
pollué est extrait au niveau du sol.

Vitesse de l'air
Sor t ie

Pour que la ventilation protège effica- 0,10


cement le peintre, le flux d'air doit être
homogène et la vitesse de l'air dans la
zone de travail (cabine vide), doit être
0,05
supérieure à 0,3 m/s en tout point (voir
le protocole de mesure au § 10.3.1).

4.2.2. Cabines fermées à ventilation 0


horizontale avec opérateur à l'inté-
rieur Figure 2. Retours d’aérosols de peinture à proximité des voies respiratoires
de l’opérateur lors d’une opération de peinture en cabine à ventilation horizontale
Une cabine de poudrage fermée à ven- (d’après simulations EOL-3D)
tilation horizontale est une enceinte fer-
mée sur toutes ses faces pendant son uti-
lisation. L'opérateur et le subjectile sont l'opérateur (fig. 2), ce qui limite forte- 4.3. Cabines ouvertes - Tunnels
placés à l'intérieur. ment l'efficacité de ces dispositifs et
L'air parvient dans la cabine par l'inter- conduit à leur préférer les cabines fer- 4.3.1. Cabines-tunnels à ventilation
médiaire d'un caisson soufflant consti- mées à ventilation verticale. verticale avec opérateur à
tuant la paroi opposée au dispositif d'ex- l'intérieur (3)
traction, voire par des ouvertures Vitesse de l'air
spécialement dimensionnées et disposées. Pour que la ventilation protège effica- Une cabine-tunnel à ventilation verti-
Une telle cabine ne convient pas cement le peintre, le flux d'air doit être cale est une enceinte ouverte à ses deux
lorsque le peintre est obligé de tourner homogène. extrémités. L'opérateur et le ou les sub-
autour du subjectile. De plus, la présence Dans la section verticale de la cabine jectiles sont placés à l'intérieur.
du peintre dans le flux d'air horizontal perpendiculaire au flux d'air, la vitesse de Le recours à ce type d'installation se
génère des turbulences. Ces turbulences l'air doit être supérieure ou égale à justifie par l'utilisation d'un convoyage
peuvent induire des retours de poudre à 0,5 m/s en tout point de mesure (voir le des pièces en continu ou la peinture de
proximité des voies respiratoires de protocole de mesure au § 10.3.2). subjectiles très longs.
Pour permettre au peintre d'évoluer, il
est nécessaire de prévoir une distance
ENCADRÉ 5 d'au moins 1 mètre entre les parois de la
cabine-tunnel et l'objet. En ce qui
Dimensionnement de la ventilation concerne la hauteur intérieure de la
cabine-tunnel, une distance de 1 mètre
entre le niveau supérieur du ou des sub-
Dans la pratique, la répartition des vitesses d'air n'est jamais parfaite. En conséquence, jectiles et le plafond est un minimum à
afin d'obtenir en tout point les caractéristiques exigées de vitesse d'air moyenne et de vitesse retenir.
d'air minimum, il est nécessaire, dès la conception, de surdimensionner la ventilation de l'ins- Le personnel doit disposer d'accès dis-
tallation. tincts des entrées et sorties des subjec-
tiles.
Il est également nécessaire de tenir compte du vieillissement normal de l'installation et de
la perte de charge finale des médias filtrants qui équipent les dépoussiéreurs (encrassement
maximum).
Une hypothèse de calcul majorée de 20 % peut ainsi être retenue. Cette recommandation
(3) Le travail d'un peintre à l'intérieur d'une cabine
ne dispense pas de respecter les règles de conception dans le but d'obtenir la meilleure répar- ouverte à ventilation horizontale ne conduisant pas à
une configuration satisfaisante sur le plan de l'hygiène
tition de l'air dans les plenums ou caissons. et de la sécurité, cette disposition ne sera pas retenue
dans la suite du guide.
10

L'air parvient dans la cabine-tunnel par 4.3.2. Cabines ouvertes matiquement, elles doivent passer dans la
l'intermédiaire d'un plafond soufflant avec opérateur à l'extérieur cabine, des découpes dans les parois laté-
(plenum), voire par des ouvertures spé- rales étant ménagées à cet effet. Les
cialement dimensionnées et disposées. Dans tous les cas, le flux d'air proté- postes de travail doivent être suffisam-
L'air pollué est extrait au niveau du sol. geant l'opérateur est horizontal à son ment éloignés des silhouettes d'entrée et
De telles installations ont l'inconvé- niveau ce qui peut être obtenu par deux de sortie pour éviter tout échappement
nient de pouvoir laisser échapper de la configurations distinctes : de poudre hors de la cabine.
poudre par leurs extrémités ouvertes.  ventilation horizontale dans la Lorsqu'un objet doit être peint sur
Des dispositions doivent être prises pour cabine, toutes ses faces, plusieurs solutions sont
empêcher ces fuites ; il peut s'agir de :  ventilation verticale dans la cabine. possibles, par exemple :
 la création d'un flux d'air entrant de  la profondeur de la cabine permet la
vitesse suffisante aux extrémités de la 4.3.2.1. Ventilation horizontale dans la rotation de la pièce qui est placée sur un
cabine-tunnel, cabine support pivotant ou bien accrochée à un
 la mise en place de prolongements Une cabine ouverte à ventilation hori- dispositif tournant ;
suffisamment longs canalisant les pièces zontale avec opérateur à l'extérieur est  dans le cas de pièces planes trans-
aux extrémités de la cabine-tunnel (fig. 3). une cabine ouverte en façade, à l'endroit portées par un convoyeur, deux cabines
où le peintre opère. Les opérateurs ne adjacentes ouvertes de part et d'autre de
Vitesse de l'air doivent pas franchir le plan des ouver- la chaîne permettent de peindre succes-
Pour que la ventilation protège effica- tures qui devraient être équipées d'un sivement les deux faces des pièces
cement le peintre, le flux d'air doit être dispositif de protection type garde-corps. (fig. 4). Le distance d devra être judicieu-
homogène et la vitesse de l'air dans la L'aérosol de poudre en excès est extrait sement calculée pour que les flux d'air
zone de travail (cabine-tunnel vide), par un système de ventilation situé en des deux cabines ne se perturbent pas et
doit être supérieure à 0,3 m/s en tout fond de cabine, à l'opposé de l'emplace- pour limiter les perturbations aérau-
point (voir le protocole de mesure au § ment de l'opérateur. liques dans la zone de transfert du sub-
10.3.1). Lorsque les pièces sont convoyées auto- jectile d'une cabine à l'autre.

Portes
coulissantes

Convoyeur
Subjectile

Portes coulissantes permettant l’entrée Figure 3. Plan schématique d’une cabine-tunnel à ventilation verticale, possédant
des subjectiles convoyés dans une cabine des prolongements rétrécis à ses extrémités, ainsi que des portes permettant d’ajuster
fermée à ventilation verticale. la dimension du passage à la taille des pièces.

d Figure 4. Deux
cabines adjacentes
disposées de part et
d’autre d’une chaîne
de convoyage.
11

Convoyeur Vitesse de l'air 1 mètre entre le niveau supérieur du sub-


Pour que la ventilation protège effi- jectile et le plafond.
cacement le peintre, le flux d'air doit Lorsqu'un objet doit être peint sur
être homogène. Dans le plan d'ouver- toutes ses faces, plusieurs solutions sont
ture de la cabine, la vitesse de l'air doit possibles, par exemple :
être supérieure ou égale à 0,5 m/s en  la profondeur de la cabine permet la
tout point de mesure (voir le protocole rotation de la pièce qui est placée sur un
de mesure au § 10.3.3). On mesurera support pivotant ou bien accrochée à un
réellement la vitesse au lieu de la calcu- dispositif tournant ;
ler à partir du débit et de la surface  dans une installation où le transport
ouverte. des pièces est automatisé, deux ouver-
tures placées tête-bêche de part et d'autre
4.3.2.2. Ventilation verticale de la chaîne permettent de peindre suc-
dans la cabine cessivement les deux faces des pièces
Une cabine ouverte à ventilation verti- (fig. 6).
cale avec opérateur à l'extérieur est une La distance entre les postes de travail
cabine à ventilation verticale présentant tête-bêche est fonction, entre autres, de la
une ou plusieurs fenêtres dans ses profondeur de la cabine mais ne devrait
façades afin de permettre à un ou plu- pas être inférieure à 2 mètres.
sieurs peintres de travailler (fig. 5). L'air parvient dans la cabine par les
Lorsque les pièces sont convoyées ouvertures. L'air pollué est extrait au
Aspiration automatiquement, elles doivent passer niveau du sol.
dans la cabine, des découpes dans les
parois latérales étant ménagées à cet Vitesse de l'air
effet. Les postes de travail doivent être Pour que la ventilation protège effica-
Figure 5. Cabine ouverte à ventilation suffisamment éloignés du convoyeur cement le peintre, le flux d'air doit être
verticale avec opérateur à l’extérieur. pour éviter tout échappement de homogène. Dans le plan des ouvertures,
La taille de la cabine doit être fonction
de celle des subjectiles pour éviter que
poudre hors de la cabine. la vitesse de l'air doit être supérieure ou
le peintre soit obligé de se pencher à La hauteur intérieure de la cabine doit égale à 0,5 m/s en tout point de mesure
l’intérieur pour opérer. ménager une distance minimum de (voir le protocole de mesure au § 10.3.3).

t
du en
ens acem
S pl
dé Figure 6. Cabine ouverte à ventilation
verticale présentant deux fenêtres pour deux
peintres opérant de part et d’autre de la cabine ;
les pièces à peindre sont accrochées à un convoyeur.
La distance « b » doit être supérieure à 2 mètres.
La distance « a » entre le premier poste de pistolage et
la silhouette d’entrée, partiellement obturée par des balais, peut
être inférieure à la distance « c » entre le second poste et la silhouette
de sortie, complètement ouverte.
12

au contrôle de la pollution particulaire


5. Compensation de l'air de compensation, filtré avant 6. Gestion de la peinture
et implantation introduction dans la cabine fermée).
L'air neuf doit être pris à l'extérieur de
poudre
dans l’atelier l'atelier dans une zone non polluée. Il faut 6.1. Approvisionnement
veiller à ne pas recycler involontairement en poudre
5.1. Compensation de l'air pollué rejeté en localisant correc-
tement les prises d'air de compensation,
en tenant compte de la force et de la Le transfert de la poudre du conteneur
Pour que la ventilation fonctionne direction des vents dominants, du relief, d'origine dans le réservoir de poudre
effectivement, il est indispensable qu'un des bâtiments environnants, etc. peut être la cause d'une forte exposition
débit d'air neuf soit apporté en compen- des opérateurs par contact cutané ou
sation de l'air extrait des cabines, mais inhalation. Le soutirage au moyen d'une
aussi de celui extrait par d'autres disposi- 5.2. Implantation dans l'atelier canne plongeante limite ces risques et
tifs (aspirations localisées, fours…). est la solution à privilégier. On préférera
Dans le cas d'une cabine fermée, la Les problèmes de compensation d'air les installations permettant la fluidisa-
compensation est systématiquement soulevés dans le paragraphe précédent tion de la poudre directement dans son
prise en compte, l'air neuf étant automa- doivent être pris en compte lors de l'im- conditionnement d'origine. En tous cas,
tiquement fourni par l'installation en plantation d'une cabine ouverte. les opérations susceptibles d'entraîner
quantité au plus égale à celle de l'air Il faut également veiller à disposer un empoussièrement de l'atmosphère de
extrait. celle-ci de façon à éviter que les courants travail seront effectuées dans une
Dans le cas des cabines ouvertes, il en d'air produits par les activités de l'atelier enceinte ventilée spécifique.
est autrement et il est essentiel de prévoir (manipulations, circulations, aspirations
une arrivée d'air de compensation de des autres systèmes de captage...) aient
telle façon qu'elle ne contrarie pas le une influence néfaste sur son fonction-
fonctionnement de la cabine. Sur le plan nement. La mise en place de bavettes
quantitatif, l'air neuf doit être introduit (auvents) autour des postes de travail des
dans l'atelier à un débit égal à la somme peintres peut limiter les effets des cou-
des débits extraits pour toutes les rants d'air présents dans l'atelier.
cabines. Sur le plan qualitatif, cette Enfin, la possibilité qu'une explosion
entrée d'air ne doit pas être une cause de ou un incendie se déclare dans une
gêne pour le personnel ni une cause de cabine de poudrage est à envisager. En
perturbation de la ventilation des conséquence, elle ne doit pas être instal-
cabines. L'air de compensation doit être lée sur le trajet de sortie d'urgence du
introduit à une vitesse suffisamment personnel.
basse afin d'éviter toute situation incon-
fortable aux opérateurs. Il doit être dif-
fusé à une température proche de celle
de l'atelier et ne doit pas traverser une
zone où l'atmosphère est polluée en
amont de la cabine. L’organisation de
l’entrée de l’air de compensation (direc-
tion, débit et vitesse) est d’autant plus
nécessaire que les systèmes extracteurs
sont nombreux, une même introduction
d’air pouvant servir de compensation à
plusieurs cabines. Une introduction
mécanique de l'air neuf est préférable,
voire indispensable dans certaines confi-
gurations, notamment dans de petits ate-
liers où elle permet un meilleur contrôle
de l'apport d'air neuf et de sa diffusion
dans le local et évite les courants d'air pro-
venant des ouvertures (portes, fenêtres).
Ces problèmes de compensation de
l'air extrait, les difficultés rencontrées
pour les résoudre de façon satisfaisante
et les surcoûts importants ainsi engen-
drés, doivent conduire à privilégier tant
que faire se peut les cabines fermées.
Elles assurent en effet très souvent une
meilleure protection des peintres, mais Divers dispositifs d’alimentation en poudre. En haut, la zone de fluidisation est
aussi de meilleurs résultats sur le plan de ventilée. A gauche, la fluidisation a lieu directement dans le conditionnement d’origine,
la qualité du revêtement obtenu (grâce ce qui évite le transvasement.
13

Figure 7. Représentation schématique Extracteur Dépoussiéreur


d’une installation de ventilation et de
récupération de la peinture en poudre Filtres
dans une cabine de poudrage
monoteinte.

Cabine de
poudrage
Convoyeur

Pistolet
électrostatique

Subjectile

Cyclone
Poudre


Générateur
de tension

Mélange
air/poudre

Air Poudre
comprimé recyclée

Écluse

Tamiseuse Pompe de
recirculation

 Pistolet de poudrage : poudre fluidisée en suspension dans le réservoir pour la pro-


Le champ électrostatique est le phénomène de base de l'ap- pulser dans le circuit de poudrage.
plication pour les peintures en poudre. En effet, les particules
de poudre sèches n'adhèrent sur l'objet que par la charge élec-  Récupérateur de poudre :
trostatique qu'elles portent. Suivant la morphologie de la pièce à peindre (grillage,
Procédé Corona : Les particules de poudre se chargent au tôle…), l'excédent de poudre non retenue sur la pièce («overs-
contact d'une électrode à haute tension, placée à la sortie du pray») est de 25 à 45 %, d'où la nécessité d'un récupérateur de
mélange air-poudre (à l'extrémité du pistolet). Les pistolets de poudre. L'excédent est éliminé par extraction de l'air de la
nouvelle génération permettent de réaliser une charge pro- cabine. L'air extrait est épuré (cyclone, filtre, …).
gressive de la poudre avec un courant d'air ionisé réduit.
Procédé triboélectrique : Cette technique repose sur le pro- Réservoir de poudre :
cessus de charge de la poudre par frottement sur les parois La poudre est fluidisée dans un réservoir qui sert de bac
intérieures du pistolet. Ce procédé présente l'avantage de ne d'alimentation. Le fond de ce réservoir est constitué d'une
pas nécessiter la présence d'un générateur haute tension. plaque poreuse au travers de laquelle l'air comprimé est diffusé
uniformément ce qui permet de mettre la poudre en suspension
 Pompe : dans l'air (fluidisation). Il existe également des systèmes à pot
La pompe à effet «venturi» aspire, à l'aide d'air comprimé, la sous pression ou des systèmes à canne plongeante.

Il faut rappeler par ailleurs que le cir- de ventilation de la cabine, couplée à un


cuit de récupération de l' « overspray » ne système de dépoussiérage (cyclones,
peut pas et ne doit pas être utilisé pour le filtres à manches), qui assure cette fonc-
chargement manuel du réservoir de tion (fig. 7). La poudre récupérée peut
poudre, la capacité des dispositifs d'épu- être considérée comme un déchet ou
ration se trouvant dépassée lors de telles réutilisée, directement dans le cas d'une
opérations. cabine travaillant en monoteinte. Dans le
cas d'une cabine travaillant successive-
ment avec différentes teintes, le mélange
6.2. Récupération de la poudre de poudres récupéré peut servir à réali-
ser des couches d'apprêt (dont la couleur
La poudre projetée en excès est réutili- n'a pas d'importance).
sable mais n'est pas forcément réutilisée. Quoi qu'il en soit, ces opérations de récu-
Sa récupération peut être effectuée par pération peuvent entraîner des exposi-
divers moyens en fonction du type de
cabine, la grande majorité d'entre eux
étant basés sur du transport aéraulique
(vitesse de transport d'environ 20 m/s) et Conteneurs de récupération de poudre en
suivis d'une séparation. C'est l'installation aval d’une installation de dépoussiérage.
14

tions importantes des opérateurs si elles 6.3. Changement de teinte système de dépoussiérage peut égale-
sont conduites sans précautions. L'objectif ment être dédié lorsqu'on cherche à
sera de limiter au maximum les contacts Un changement de teinte impose un récupérer les poudres teinte par teinte.
entre l'opérateur et la poudre ainsi que les nettoyage poussé de l'installation pour Sinon, le mélange de poudres sera récu-
émissions de poudre dans l'atelier. Pour pouvoir assurer la qualité du poudrage à péré pour réutilisation comme apprêt ou
ceci, on proscrira notamment tout transva- venir. Ce nettoyage est très souvent à l'ori- pour destruction.
sement de poudre à l'air libre et on privilé- gine d'expositions importantes des opé- Dans tous les cas, on proscrira l'utilisa-
giera l'utilisation de fûts perdus pour la rateurs. On cherchera donc à limiter l'im- tion de la soufflette en privilégiant l'em-
récupération des poudres destinées à la portance de ce travail. ploi d'outils aspirants. L'idéal serait un dis-
destruction. Dans le cas de la réutilisation L'idéal est de prévoir une installation positif de nettoyage automatique de la
dans la même installation, on prévoira un par teinte principale. Si ce n'est pas pos- cabine en l'absence d'opérateur.
dispositif automatisé de retour de la sible, ou pour des teintes minoritaires,
poudre au système d'alimentation du pis- on peut dédier certaines parties de l'ins-
tolet. La tamiseuse et l'installation de fluidi- tallation, par exemple les dispositifs d'ali-
sation seront disposées dans une enceinte
ventilée sous dépression.
mentation des pistolets (y compris la
tuyauterie), à chacune de ces teintes. Le
7. Épuration de l’air
pollué
Les dispositifs utilisés pour épurer l'air
ENCADRÉ 6 pollué en aval d'une cabine de poudrage
sont de 2 types :
Démarche à suivre  Les séparateurs par force centrifuge
pour choisir une installation d’application de poudre ou cyclones ; leur efficacité croît avec la
adaptée au travail à réaliser vitesse périphérique donnée à la parti-
cule et le diamètre aérodynamique de
cette dernière.
Recherche du débit d'air minimum  Les séparateurs à couche poreuse ;
compatible avec les objectifs ces derniers se décomposent en filtres à
Compensation de l'air extrait manches en tissu ou feutre et en filtres à
cartouche. Le pouvoir filtrant du média
Non recyclage de l'air filtré vers
l'atelier
doit être conservé tout en assurant le
débit d'air extrait tout au long de l'utili-
sation, ce qui nécessite un décolmatage
périodique. celui-ci peut être méca-
Type de subjectile ? nique ou pneumatique (contre-courant
d'air).
Installation dédiée
■ Matière à une seule teinte Les filtres ne constituent jamais un
■ Dimensions
■ Géométrie (corps creux ?)
ou non barrage absolu aux poussières car les
■ Masse
Type de ventilation (pour
particules les plus fines ne sont pas pié-
l'application, les retouches gées.
l'alimentation en poudre,
les nettoyages)
Dans le cas des cabines de poudrage, il
Dimensions de la ou est souhaitable de combiner successive-
Nombre de subjectiles traités ? des installation(s)
ment un cyclone et un filtre. Pour réduire
Surfaces utiles à ventiler les conséquences d'une éventuelle explo-
Fréquence ? (surface au sol, silhouettes, …)
sion de poussières, on implantera le filtre
Procédure ? Moyens de manutention à l'extérieur des locaux de travail, à l'écart
et de convoyage des zones fréquentées.
■ Nombre de peintres (et leur position) ? Accès du subjectile
■ Possibilité de support pivotant dans l'installation (portes,
■ Réutilisation de la poudre ? silhouettes, …)
■ Préchauffage du subjectile ?
■ Procédé continu ou discontinu (convoyeur) ?
■ Application manuelle ou automatique 8. Rejet ou recyclage
(ou les deux) ?
■ Retouches nécessaires ?
■ Changements de teinte
après épuration
(fréquence) ?
■ Nettoyage manuel ou automatique (ou les deux) ? Après épuration, l'air est rejeté à l'exté-
Type d'installation rieur en respectant les règles de protec-
L'adéquation entre le travail
tion de l'environnement.
Prise en compte des contraintes
imposées par le travail à réaliser
à réaliser et le type d'installation Le recyclage consiste lui à réintroduire
ainsi déterminé doit être vérifiée l'air dans le local après épuration. Dans le
Prise en compte des contraintes à l'aide de ce guide.
aérauliques cas des cabines de poudrage, ce procédé
est déconseillé, le rejet à l'extérieur de
Conséquence logique l'air épuré étant, en termes de risques,
nettement préférable.
15

contrôle supplémentaire doit intervenir ■■ le contrôle du dispositif de dépous-


9. Bruit dans les premiers mois suivant la mise en siérage.
service pour pouvoir réaliser les réglages
Pour réduire la gêne occasionnée par et mises au point indispensables. Il serait L'entreprise utilisatrice doit assurer sur
les installations de ventilation, il est souhaitable d'intégrer, en plus des tous ces points :
recommandé que le niveau de bruit au contrôles de réception, ce contrôle sup-  une surveillance du bon état par une
poste de travail soit le plus bas possible. plémentaire et les réglages qui en décou- personne compétente qui peut faire par-
Dans une installation de poudrage, le lent dans le cahier des charges de l'instal- tie de son personnel,
bruit généré par la cabine d'application lation.  un entretien périodique par une per-
n'est souvent qu'un des facteurs contri- Lors de la première mise en marche, sonne qualifiée qui peut être le fabricant
buant à l'ambiance sonore de l'atelier. En les techniques de contrôle doivent être ou l'installateur.
tout état de cause, une valeur globale de suffisamment précises pour permettre
80 dB(A) est techniquement réalisable. de réceptionner l'installation en compa- Un résumé des contrôles relatifs à la
Dans le cas particulier des cabines fer- rant ses caractéristiques à celles du ventilation est présenté dans le tableau I.
mées avec opérateur à l'intérieur, il est cahier des charges. En cours de fonction-
possible de maintenir le niveau de bruit nement, ces techniques doivent être
au poste de travail à des valeurs infé- simples pour que l'utilisateur puisse 10.2. Surveillance du colmatage
rieures à 75 dB(A). apprécier rapidement l'état de fonction- des filtres par mesure de pression
Pour diminuer le bruit on peut nement de la ventilation. différentielle
employer différents moyens, notamment : Tous les renseignements concernant
 ventilateurs placés, dans la mesure l'installation seront à consigner dans un Les pertes de performance dues au col-
du possible, à l'extérieur de l'atelier ou fai- registre (dossier d'installation de ventila- matage des filtres du système de dépous-
sant l'objet d'un isolement acoustique tion) : siérage ou de soufflage doivent être sur-
approprié ;  les plans de l'installation avec les veillées de façon continue afin que la
 ventilateurs fonctionnant au plus points de mesure, vitesse de l'air dans la cabine satisfasse tou-
proche de leur point de meilleur rende-  les calculs théoriques fournis par jours aux conditions minimales de venti-
ment ; l'installateur, lation définies précédemment (Cf. § 4).
 dispositifs de dépoussiérage situés à  les valeurs mesurées lors de la récep- Le colmatage des différents filtres
l'extérieur de l'atelier (Cf. § 7). tion et des contrôles périodiques, (dépoussiéreurs, soufflages) peut être
 le calendrier d'entretien, mesuré par des indicateurs de pression
 les opérations d'entretien effectuées différentielle (perte de charge). Les
et leurs dates (ex : changement des seules mesures fiables permettant de
10. Contrôle et médias filtrants),
 les modifications effectuées.
déclencher une alarme sont en effet les
mesures de pression différentielle, avant
entretien des systèmes et après un filtre, car on sait dans quelle
de ventilation et Le contrôle des installations ne doit
pas se limiter à celui des paramètres de
fourchette il doit fonctionner.
On rencontre principalement deux
des installations ventilation mais doit également inclure : types de manomètres différentiels :
connexes ■■ le contrôle des circuits d'air :
 vérification de l'étanchéité des gaines
 les manomètres à membrane, les
prises de pression étant raccordées de
10.1 Généralités ou conduits et de l'échangeur, part et d'autre d'une membrane souple
 bon fonctionnement des organes circulaire ; pour obtenir une précision
Le contrôle d'une installation doit être mobiles, satisfaisante (0,5 daPa) il est nécessaire
effectué au moment de sa première mise ■■ le contrôle des appareils de chauf- d'utiliser des appareils de diamètre supé-
en marche et périodiquement. Un fage, rieur à 110 mm ;

TABLEAU I

Contrôles à effectuer Méthodologie Moyens à mettre en œuvre

Propreté des gaines ou conduits Visualisation par des trappes de visite Nettoyage par aspiration

Écoulement d’air Visualisation des mouvements de l'air Fumigène

Fonctionnement des ventilateurs Vitesse et sens de rotation Stroboscope ou tachymètre

Puissance consommée Wattmètre

Colmatage des filtres Pression différentielle Manomètre différentiel


(perte de charge)

Débit de soufflage et d'aspiration Détermination du champ de vitesses Anémomètre


d'air dans les gaines ou tube de Pitot
(NF X 10-112 et NF X 10-102)

Vitesse de l'air Cf. § 10.3 Anémomètre


16

ENCADRÉ 7

Quelques dispositions permettant d’obtenir un flux d’air homogène

Pour ventiler efficacement une cabine de poudrage, il faut que le Pour assurer une bonne répartition de l'air dans le caisson équipé
flux d'air soit régulier dans le temps et homogène dans l'espace de de filtres, il faut prévoir une pression dynamique (Pd) égale au cin-
travail. Pour ceci, on combinera un certain nombre de systèmes et de quième de la perte de charge du filtre (∆P). La surface filtrante étant
dispositions tels que : connue, on déterminera l'épaisseur du caisson de façon à obtenir la
■ Plenum soufflant constituant la totalité du plafond de la cabine. vitesse d'air correspondant à la pression dynamique (Pd) souhaitée
■ Dispositifs permettant de répartir l'air à l'intérieur du plenum ou (fig. 9).
du caisson (déflecteurs, tôles perforées…) (fig. 8). Au niveau du sol, l'homogénéité du flux d'air doit être assurée par
■ Réduction au minimum, voire suppression, des pans coupés uti- le système d'extraction qui peut présenter des configurations
lisés pour l'éclairage. On adoptera, autant que faire se peut, un éclai- variées ; l'extraction sur toute la surface du sol est la solution à privi-
rage «goutte d'eau» ou «en périphérie». légier. Aussi, les trémies doivent disposer d'une pente suffisante afin
■ Jonction évasée entre la gaine d'arrivée d'air et le caisson ou ple- d'éviter les accumulations de poussières (fig. 10).
num.
■ Homogénéité de la température de l'air dans le caisson.

Figure 8. - Cabine fermé à ventilation


verticale équipée de dispositifs destinés à
assurer une bonne répartition de l’air soufflé
au plafond.

Caillebotis

Figure 10. - Pour éviter la rétention des poudres H


sous le caillebotis, on utilise des trémies ayant 45° mini
un minimum de 45° d’inclinaison. Une grande
trémie peut être remplacée par un ensemble
de petites trémies afin de limiter la hauteur
nécessaire (h < H).

h
Caillebotis

vers l'extraction

Trémie
17

Figure 9. - a) Cabine à ventilation verticale équipée d'un plenum de soufflage. b) Cabine à ventilation horizontale équipée
d'un caisson de soufflage.

Les données :
B
 soit un caisson ou un plenum de dimensions A x A
B x E.
 soit A = 3,6 m. E
 soit B = 2,5 m.
 soit Q le débit d'air filtré (30 000 m3/h).
 soit ∆P la perte de charge du filtre (64 Pa)
« donnée fabricant ».
 soit ρ la masse volumique de l'air (1,2 kg/m3 à
20 °C).

Les inconnues :
 soit Pd la pression dynamique dans la section du
caisson ou du plenum suivant le sens d’évacuation de
l’air (Pa).
 soit V la vitesse d’air dans le caisson ou le plenum
(m/s).
 soit E l’épaisseur ou la profondeur du caisson ou
du plenum (m).
 soit S la section d'entrée du caisson ou du plenum
perpendiculaire au flux d’air (m2) ; cette section est
imposée par Pd et ∆P.

Cabine a)

Le calcul :
 Pour une bonne répartition, il
faut : Pd = ∆P/5 = 12,8 Pa
 Sachant que la formule de la
B pression dynamique est la suivante :
Pd = (ρV2)/2,
Ce qui équivaut à V =√ 2 Pd/ρ =
4,61 m/s
 La section S devra être :
S = Q/(3600 x V) = 1,8 m2
 Donc, pour assurer une bonne
répartition, l’épaisseur ou la profon-
Cabine b) deur du caisson ou du plenum devra
A être, selon le côté où est effectuée
l’entrée de l’air :
E = S/A = 0,5 m ou E = S/B = 0,72 m
E
18

 les manomètres à colonne de liquide restante est divisée en N rectangles respondant au plan d'évolution du
qui sont des tubes remplis d'un liquide égaux d'aire comprise entre 1 et 2,25 m2. peintre, perpendiculairement au flux
coloré ; une extrémité est reliée par un Les points de mesurage sont les centres d'air.
tube à l'amont du filtre, l'autre à l'aval. de ces rectangles, la distance entre les On effectue des mesures en 9 points
L'indicateur de pression différentielle centres de deux rectangles adjacents au minimum, régulièrement répartis
est à installer à un endroit visible par l'uti- devant être la plus proche possible de dans la section de la cabine, 3 en hauteur
lisateur, par exemple sur le tableau de 1,50 m tout en restant inférieure à cette et 3 en largeur.
commande de la cabine. Il est conseillé à valeur. Le flux d'air doit être homogène et toutes les
l'utilisateur d'examiner cet indicateur Quoi qu'il en soit, le nombre minimal mesures doivent être supérieures à 0,50 m/s.
avant chaque arrêt de travail, à un de points de mesurage est de 2 dans la
moment où le régime de ventilation est largeur et de 2 dans la longueur. 10.3.3. Cabines ouvertes
bien établi. Le flux d'air doit être homogène descendant avec opérateur à l'extérieur (fig. 13)
Le traitement des informations four- et toutes les mesures doivent être supé-
nies par certains de ces indicateurs peut rieures à 0,30 m/s. Les mesures sont effectuées dans le
permettre d'optimiser les fréquences de plan de l'ouverture où travaille le peintre.
décolmatage des dépoussiéreurs en les 10.3.2 Cabines fermées On effectue les mesures au centre de
adaptant aux besoins réels diminuant à ventilation horizontale rectangles de côtés inférieurs à 0,60 m,
ainsi l'exposition des opérateurs au bruit. avec opérateur à l'intérieur régulièrement répartis dans le plan de
Il permet également de déclencher des (fig. n°12) l'ouverture.
alarmes si nécessaire. Le flux d'air doit être homogène entrant et
Les mesures sont effectuées dans la toutes les mesures doivent être supérieures à
section verticale de la cabine vide cor- 0,50 m/s.
10.3 Protocole de contrôle de la
ventilation des cabines
Les mesures devront être effectuées à
l'aide d'un anémomètre procurant une
mesure directionnelle et capable d'indi- Point de 0,25 m
quer des vitesses d'air comprises entre mesure
0,10 et 1 m/s ± 0,05 m/s.
Lorsque la ventilation est homogène
dans le temps, une intégration des 0,25 m
mesures sur 60 secondes est convenable.
Lorsqu'elle est hétérogène dans le temps,
il est préférable d'intégrer pendant 200
secondes.
1 m ≤ a < 1,50 m
10.3.1 Cabines fermées ou cabines- a
tunnels, à ventilation verticale avec 1 m ≤ b < 1,50 m
opérateur à l'intérieur (fig. 11)

Les mesures sont effectuées en cabine


vide, à 1 m du sol de la cabine, en b
excluant une bande de 0,25 m de large le
long des parois de la cabine. La surface Figure 11.

a < 0,6 m
b < 0,6 m

Plan de Ouverture
mesure

Figure 12. Figure 13.


19

BIBL I OGRAPHI E

Documents édités par l'INRS, disponibles auprès des • Protection des travailleurs dans les établissements qui - NF EN 50281-3 (Décembre 2002) – Appareils pour
Caisses Régionales d'Assurance Maladie mettent en œuvre des courants électriques. Paris, utilisation en présence de poussières combustibles.
INRS, 2001, ED 723. Partie 3 : Classement des emplacements où des
• Aération et assainissement des lieux de travail. Paris, poussières combustibles sont ou peuvent être pré-
• Plomb et composés minéraux. Paris, INRS, 1998,
INRS, 1999, TJ5. Fiche toxicologique n° 59. sentes.

• Guide pratique de ventilation n° 0 - Principes géné- • Cobalt et composés minéraux. Paris, INRS, 2000, - NF EN 1127-1 (Octobre 1997) - Atmosphères
raux de ventilation. Paris, INRS, 1989, ED 695. Fiche toxicologique n° 128. explosives. Prévention de l'explosion et protection
contre l'explosion. Partie 1 : Notions fondamentales
• Guide pratique de ventilation n° 9.1 - Cabines d'ap- • Chromates et dichromates de sodium et de potassium.
Paris, INRS, 1987, Fiche toxicologique n° 180. et méthodologie.
plication par pulvérisation de produits liquides. Paris,
INRS, 2000, ED 839. • Silice. Paris, INRS, 1997, Fiche toxicologique n° 232. - NF EN 60529 (Octobre 1992) - degrés de protection
procurés par les enveloppes.
• Guide pratique de ventilation n° 9.3 - Application par • Isocyanurate de triglycidyle. Paris, INRS, 2000, Fiche
pulvérisation de produits liquides - Cas particulier des toxicologique n° 237. - NF EN 50014 (Mars 1999) - Matériel électrique
pour atmosphères explosives. Règles générales.
objets lourds ou encombrants. Paris, INRS, 2003, Autres documents édités par l'Institution Prévention
ED 906.
- Le dossier d'installation de ventilation, Lyon, CRAM Les normes peuvent être obtenues en s'adressant à :
• Aide au choix d'équipements silencieux. Cas des de Rhône-Alpes, 1998, SP 1078. L'association française de normalisation (AFNOR)
ventilateurs. Paris, INRS, 1998, Note Scientifique et 11 avenue Francis de Pressensé
Technique 169. Normes
93571 Saint-Denis La Plaine cedex
- prEN 12981 (Août 1997) - Installations d'applica- Tél. : 01.41.62.80.00.
• Contrôle pratique du fonctionnement d'un système de
tion - Cabines d'application par projection de pein- www.afnor.fr
ventilation - Cas des cabines de peintures fermées. ture en poudre organique - Exigences de sécurité.
Paris, INRS, 1988, ND 1684.
- NF T 35-011 (Août 1990) - Installations d'applica-
• Les appareils de protection respiratoire - Choix et tion et de séchage des peintures et vernis - Cabines
Autres documents
utilisation. Paris, INRS, 2002, ED 780. de poudrage sans opérateur à l'intérieur de la cabine.
Conception, caractéristiques de fonctionnement et
méthodes de mesurage. - W. BARTKNECHT. Explosionen Ablauf und
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- NF EN 50177 (Avril 1998) - Installations automa-
• Les mélanges explosifs – partie 2 - Poussières. Paris, tiques de projection électrostatique de poudre de - J-F. IPARRAGUIRRE, N. DUPRÉ - Explosion de poudre de
INRS, à paraître. revêtement inflammable. peinture. F.A.R. n° 352, Avril 1999, p. 42.
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(24 Dordogne, 33 Gironde, doc.tapr@cram-centreouest.fr catherine.lefebvre@cram-normandie.fr
L’INRS est une association sans but lucratif 40 Landes, 47 Lot-et-Garonne, dominique.morice@cram-normandie.fr
(loi 1901) constituée sous l’égide de la CNAMTS 64 Pyrénées-Atlantiques) ÎLE-DE-FRANCE
et soumise au contrôle financier de l’État. Géré 80 avenue de la Jallère (75 Paris, 77 Seine-et-Marne, PAYS DE LA LOIRE
par un conseil d’administration constitué à parité 33053 Bordeaux cedex 78 Yvelines, 91 Essonne, (44 Loire-Atlantique, 49 Maine-et-Loire,
d’un collège représentant les employeurs tél. 05 56 11 64 00 92 Hauts-de-Seine, 93 Seine-Saint-Denis, 53 Mayenne, 72 Sarthe, 85 Vendée)
fax 05 56 39 55 93 94 Val-de-Marne, 95 Val-d’Oise) 2 place de Bretagne
et d’un collège représentant les salariés,
documentation.prevention@cramaquitaine.fr 17-19 place de l’Argonne BP 93405, 44034 Nantes cedex 1
il est présidé alternativement par un représentant 75019 Paris tél. 02 51 72 84 00
de chacun des deux collèges. Son financement AUVERGNE tél. 01 40 05 32 64 fax 02 51 82 31 62
est assuré en quasi-totalité par le Fonds national (03 Allier, 15 Cantal, 43 Haute-Loire, fax 01 40 05 38 84 prevention@cram-pl.fr
de prévention des accidents du travail 63 Puy-de-Dôme) prevention.atmp@cramif.cnamts.fr
et des maladies professionnelles. 48-50 boulevard Lafayette RHÔNE-ALPES
63058 Clermont-Ferrand cedex 1 LANGUEDOC-ROUSSILLON (01 Ain, 07 Ardèche, 26 Drôme,
tél. 04 73 42 70 22 (11 Aude, 30 Gard, 34 Hérault, 38 Isère, 42 Loire, 69 Rhône,
fax 04 73 42 70 15 48 Lozère, 66 Pyrénées-Orientales) 73 Savoie, 74 Haute-Savoie)
Les Caisses régionales d’assurance maladie preven.cram@wanadoo.fr 29 cours Gambetta 26 rue d’Aubigny
(CRAM) et Caisses générales de sécurité 34068 Montpellier cedex 2 69436 Lyon cedex 3
sociale (CGSS) BOURGOGNE et FRANCHE-COMTÉ tél. 04 67 12 95 55 tél. 04 72 91 96 96
(21 Côte-d’Or, 25 Doubs, 39 Jura, fax 04 67 12 95 56 fax 04 72 91 97 09
58 Nièvre, 70 Haute-Saône, prevdoc@cram-lr.fr preventionrp@cramra.fr
Les Caisses régionales d’assurance maladie
71 Saône-et-Loire, 89 Yonne,
et les Caisses générales de sécurité sociale 90 Territoire de Belfort) MIDI-PYRÉNÉES SUD-EST
disposent, pour participer à la diminution ZAE Cap-Nord (09 Ariège, 12 Aveyron, 31 Haute-Garonne, (04 Alpes-de-Haute-Provence,
des risques professionnels dans leur région, 38 rue de Cracovie 32 Gers, 46 Lot, 65 Hautes-Pyrénées, 05 Hautes-Alpes, 06 Alpes-Maritimes,
d’un service prévention composé d’ingénieurs- 21044 Dijon cedex 81 Tarn, 82 Tarn-et-Garonne) 13 Bouches-du-Rhône, 2A Corse Sud,
conseils et de contrôleurs de sécurité. tél. 03 80 70 51 22 2 rue Georges-Vivent 2B Haute-Corse, 83 Var, 84 Vaucluse)
fax 03 80 70 51 73 31065 Toulouse cedex 9 35 rue George
Spécifiquement formés aux disciplines
prevention@cram-bfc.fr tél. 05 62 14 29 30 13386 Marseille cedex 5
de la prévention des risques professionnels fax 05 62 14 26 92 tél. 04 91 85 85 36
et s’appuyant sur l’expérience quotidienne doc.prev@cram-mp.fr fax 04 91 85 75 66
de l’entreprise, ils sont en mesure de conseiller documentation.prevention@cram-sudest.fr
et, sous certaines conditions, de soutenir
les acteurs de l’entreprise (direction, médecin Services prévention des CGSS
du travail, CHSCT, etc.) dans la mise en œuvre
des démarches et outils de prévention les mieux GUADELOUPE GUYANE LA RÉUNION MARTINIQUE
adaptés à chaque situation. Immeuble CGRR Espace Turenne Radamonthe 4 boulevard Doret Quartier Place-d’Armes
Ils assurent la mise à disposition de tous les Rue Paul-Lacavé Route de Raban, BP 7015 97405 Saint-Denis cedex 97210 Le Lamentin cedex 2
documents édités par l’INRS. 97110 Pointe-à-Pitre 97307 Cayenne cedex tél. 02 62 90 47 00 tél. 05 96 66 51 31
tél. 05 90 21 46 00 tél. 05 94 29 83 04 fax 02 62 90 47 01 05 96 66 51 32
fax 05 90 21 46 13 fax 05 94 29 83 01 prevention@cgss-reunion.fr fax 05 96 51 81 54
lina.palmont@cgss-guadeloupe.fr prevention@cgss-martinique.fr
Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’INRS,
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© INRS, 2004. Réalisation at.causse@free.fr Dépôt légal Août 2004 - No 3193
COLLECTION DES GUIDES PRATIQUES DE VENTILATION

0. Principes généraux de ventilation ED 695


1. L’assainissement de l’air des locaux de travail ED 657
2. Ventilation des cuves et bains de traitement de surface ED 6 51
3. Mise en œuvre manuelle des polyesters stratifiés ED 665
4. Ventilation des postes de décochage en fonderie ED 662
5. Ventilation des ateliers d’encollage de petits objets ED 672
(chaussures)
6. Captage et traitement des brouillards d’huiles entières ED 680
7. Opérations de soudage à l’arc ED 668
8. Ventilation des espaces confinés ED 703
9. 1. Cabines d’application par pulvérisation ED 839
de produits liquides
9. 2. Cabines d'application par projection ED 928
de peintures en poudre
9. 3. Application par pulvérisation de produits liquides. ED 906
Cas particulier des objets lourds ou encombrants
11. Sérigraphie ED 7 1 1
12. Deuxième transformation du bois ED 750
13. Fabrication des accumulateurs au plomb ED 746
14. Décapage, dessablage, dépolissage au jet libre en cabine ED 768
15. Réparation des radiateurs automobiles ED 752
16. Ateliers de fabrication de prothèses dentaires ED 760
17. Emploi des matériaux pulvérulents ED 767
18. Sorbonnes de laboratoire ED 795
19. Usines de dépollution des eaux résiduaires ED 820
et ouvrages d’assainissement
Cabines d'application par projection
de peintures en poudre

9.2 GUIDE PRATIQUE DE VENTILATION

Institut national de recherche et de sécurité


pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles

30, rue Olivier-Noyer 75680 Paris cedex 14 Tél. 01 40 44 30 00
• •
Fax 01 40 44 30 99 Internet : www.inrs.fr e-mail : info@inrs.fr

Édition INRS ED 928


1re édition • août 2004 • 5 000 ex. • ISBN 2-7389-1256-7

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