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Droit Constitutionnel

Bibliographie:

- FAVOREU, Droit constitutionnel, Dalloz, 2017, 20è édition


- SOUCRAMANIEN, PACTET, Droit constitutionnel, 2017
- GIUMMARRA, droit constitutionnel, Sirey, 2017,9è édition (1)

Introduction

Ubi societas, ibi jus --> La ou il y société, il y a du droit

Dans toute société il y a du droit, qui dit société dit droit. Le droit est l'ensemble des
règles qui régissent la vie en société.
Deux types de droit:

- Droit privé: Ensemble de règles qui régissent les relations entre personnes privés
- Droit public: Ensemble des règles qui régissent les relations entre les personnes
publiques ou entre les personnes publiques et les personnes privées

Droit constitutionnel est le droit de la Constitution. « Du contrat social » ( Jean-Jacques


Rousseau, 1762 ). C'est aussi l'acte de naissance d'un état, tout Etat qui est né ce date d'une
Constitution.
L'Etat est un pouvoir politique institué. L'Etat désigne la personne morale de droit public
qui, sur le plan juridique, représente une collectivité, un peuple ou une nation, à l'intérieur
ou à l'extérieur d'un territoire déterminé sur lequel elle exerce le pouvoir suprême, la
souveraineté. De façon traditionnelle le droit constitutionnel est le droit des institutions
politique. Après la 2 GM, le droit constitutionnel va évoluer, cela ne sera plus seulement les
institutions politique. C'est le professeur Louis Favoreu qui a démontré cette évolution du
droit constitutionnel, celui-ci a un triple objectif:

- Les institutions; droit constitutionnel institutionnel


- Les normes; Droit constitutionnel normatif
- Les droits et libertés fondamentaux; Droit constitutionnel substantiel

Droit constitutionnel: Ensemble des règles qui déterminent les relations entre les pouvoirs
publics, la production de normes et les lois et libertés fondamentales.

- Phénomène de constitutionnalisation du droit

Chapitre 1: La Constitution

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Section 1: La notion de Constitution

Plusieurs sens du mot constitution ont été retenu:

1) Constitution au sens matériel et constitution au sens formel. On dit qu'une


constitution est formel quand elle exige des modes d'adoptions par une autorité spéciale. En
revanche une constitution matérielle on s'intéresse a son contenu, à la matière qu'elle régi.

DDHC de 1789; article 16 " Toute société dans laquelle la garantie des droits n'est pas
assurée, la séparation des pouvoirs déterminée n'a point de constitution".

2) Constitution écrite et Constitution coutumière. Elle se présente sous la forme d'un ou


plusieurs textes qui comportent des règles. Une constitution coutumière au premier sens est
une constitution non-écrite. Exemple le plus connu de constitution coutumière est celui de la
Grande-Bretagne.

Magna Carta 1215


Habeas Corpus 1679
Bill of Rights 1689

Ce sont les textes qui font partis de la Constitution en Grande-Bretagne

3) Constitution souple et Constitution rigide. Elle est dit souple lorsque qu'elle peut-être
adoptée ou modifiée comme si c'était une loi ordinaire.
Une Constitution rigide est une Constitution qui exige une procédure plus stricte que pour
l'adoption d'une loi ordinaire.

4) Constitution classique et Constitution Moderne. Une Constitution classique est une


Constitution qui n'a qu'un seul objet: les pouvoirs publics; elle ne comporte pas de droit
fondamentaux.
Les Constitutions modernes sont des Constitutions qui outre des pouvoirs publics traitent
également des droits fondamentaux.
Loi fondamentale Allemande de 1949, les articles 1 à 20 traient des droits fondamentaux.
Constitution Italienne de 1947
Constitution Espagnole de 1978

Les textes de la Constitution Française de 1958, le préambule:

« Le peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l’Homme et
aux principes de la souveraineté nationale tels qu’ils ont été définis par la Déclaration de

2
1789, confirmé et complété par le préambule de la Constitution de 1946, ainsi qu’aux
droits et devoirs définis dans la Charte de l’environnement de 2004. »

Préambule de La Constitution de 1946 :

"1. Au lendemain de la victoire remportée par les peuples libres sur les régimes qui ont tenté
d'asservir et de dégrader la personne humaine, le peuple français proclame à nouveau que
tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits
inaliénables et sacrés. Il réaffirme solennellement les droits et libertés de l'homme et du
citoyen consacrés par la Déclaration des droits de 1789 et les principes fondamentaux
reconnus par les lois de la République.
2. Il proclame, en outre, comme particulièrement nécessaires à notre temps, les principes
politiques, économiques et sociaux ci-après :
3. La loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l'homme.
4. Tout homme persécuté en raison de son action en faveur de la liberté a droit d'asile sur les
territoires de la République.
5. Chacun a le devoir de travailler et le droit d'obtenir un emploi. Nul ne peut être lésé, dans
son travail ou son emploi, en raison de ses origines, de ses opinions ou de ses croyances.
6. Tout homme peut défendre ses droits et ses intérêts par l'action syndicale et adhérer au
syndicat de son choix.
7. Le droit de grève s'exerce dans le cadre des lois qui le réglementent."

Quel valeur du Préambule de la Constitution de 1958 ?


Controverse doctrinale :

Pas de valeur juridique: R.Carré de Malberg


Valeur juridique: Léon Duguit, Georges Vedel
Le conseil Constitutionnel a tranché : décision n° 71-44 DC du 16 Juillet 1971 Liberté
d'association
Dans cette décision le conseil Constitutionnel va déclarer que la liberté d'association est un
principe fondamental reconnu par les lois de la République. ( PFRLR ).
16 Janvier 1982 Nationalisations: Pas de Hiérarchie entre les normes à valeur
constitutionnelle.
Mars 2005: Référence à la charte de l'environnement de 2004, celle-ci est intégrée dans le
préambule de 1958. Donc valeur constitutionnelle

L.FAVOREU, 1971, notion de " bloc de constitutionnalité ", pour viser l'ensemble des
normes a valeurs constitutionnelle.
BLOC DE CONSTITUTIONNALITE :

• Constitution de 1958
• DDHC de 1789
• Préambule de la Constitution de 1946
• Charte de l'environnement de 2004
• Principes fondamentaux reconnus par les lois de la République ( catégorie évolutive )

C'est le conseil constitutionnel qui va révéler ces principaux fondamentaux ( PFRLR ); ils
doivent remplir 4 conditions.
3
Les 3 premières décisions ont été fixées dans la décision du 20 Juillet 1988 :

1. Le principe doit être tiré d'une législation Républicaine


2. Cette législation républicaine doit être intervenu avant l'entée en vigueur du Préambule
de 1946
3. Le principe issu d'une législation républicaine doit connaitre une continuité

La 4è décision a été fixée dans la décision n° 93-321 DC du 20 Juillet 1993:

• Le principe issu de la législation républicaine doit présenter un caractère suffisamment


général et non contingent.

FAVOREU « Les principes fondamentaux reconnu par les lois de la république sont des
formes constitutionnelles affirmés explicitement dans les lois des 1er ,2è et 3è République. »

Onze principes fondamentaux reconnus par les lois de la République ont été identifiés par l
constitutionnel :
• la liberté d'association ( 16 Juillet 1971 )
• les droits de la défense ( 2 Décembre 1976 )
• la liberté individuelle ( 12 Janvier 1977 )
• la liberté d'enseignement ( 23 Novembre 1977 )
• la liberté de conscience ( 23 Novembre 1977 )
• l'indépendance de la juridiction administrative ( 22 Juillet 1980 )
• l'indépendance des professeurs d'universités ( 20 Janvier 1984 )
• la compétence exclusive de la juridiction administrative pour l'annulation ou la réform
décisions prises dans l'exercice des prérogatives de puissance publique ( 23 Janvier 1987 )
• l'autorité judiciaire gardienne de la propriété privée immobilière
( 28 Juillet 1989 )
• l'existence d'une justice pénale des mineurs ( 13 Mars 2003 )
• le principe de pérennité du droit local d'Alsace-Moselle
( 5 Août 2011 )

Éléments exclus du bloc de constitutionnalité : les traités —> loi sur l’IVG du 15 Janvier
1975.

Section II: L’élaboration et la raison de la Constitution

C’est le pouvoir constituant qui élabore et qui révise la Constitution, plus précisément
encore on dit que le pouvoir constituant est originaire quand il s’agit d’élaborer une toute
nouvelle constitution et on dit que le pouvoir constituant est dérivé quand il s’agit de réviser
quand une Constitution existe déjà.
Le pouvoir constituant se distingue des pouvoirs constitués. Les pouvoirs constitués sont
ceux qui découlent de la Constitution, exemple de pouvoir constitués :
Président de la République, Parlement, etc…

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I/ L’élaboration d’une Constitution : le pouvoir constituant originaire

Le pouvoir constituant originaire est celui qui adopte une toute nouvelle constitution. La
Constitution actuelle du 4 Octobre 1958 est la 14 Constitution Française.

Septembre  La Révolution Monarchie constitutionnelle. Votée par l'Assemblée


1791 et Louis XVI nationale constituante.
"Le Roi ne règne que par elle."
Son préambule contient la "Déclaration des Droits
de l'Homme et du Citoyen".
Juillet 1793 La 1ère  Constitution de l'an I, préparée par la Convention et
République approuvée par référendum. Elle n'a pas été appliquée
à cause de la Terreur.
Septembre  Le Directoire Constitution de l'an III approuvée par référendum.
1795
Février 1800 Le Consulat Constitution de l'an VIII, due en grande partie à
Bonaparte après le coup d'Etat du 18 Brumaire,
approuvée par référendum.
Mai 1802 Le Consulat à vie Constitution de l'an X, votée par le Sénat.

Mai 1804 Le 1er Empire Constitution de l'an XII. Empire héréditaire au profit
de Napoléon 1er.
Juin 1814 La Restauration Charte constitutionnelle de 1814 établissant une
monarchie constitutionnelle ayant à sa tête le Roi de
France et de Navarre.
Avril 1815 Les Cent-jours Empire constitutionnel. Acte additionnel aux
Constitutions de l'Empire par Napoléon après son
retour de l'île d'Elbe.
Juin 1815 La 2e Charte de 1814. Monarchie constitutionnelle.
Restauration
Août 1830 Règne de Louis- Monarchie constitutionnelle limitée. Modification de
Philippe la Charte de 1814, votée par les Chambres après la
Révolution de juillet 1830. Le roi devient le "Roi des
Français".
Novembre La IIe Votée par l'Assemblée constituante après la
1848 République Révolution de février 1848. Instauration du suffrage
universel, mais réservé aux hommes.

5
Janvier 1852 Louis Napoléon Pouvoir plébiscitaire et personnel de Louis Napoléon
Bonaparte Bonaparte. Constitution élaborée après le coup d'État
du 2 décembre 1851 et le plébiscite, elle s'inspire de
la Constitution de l'an VIII.

Novembre  Le Second Empire au profit de Napoléon III.


1852 Empire Constitution ratifiée par plébiscite le 21 novembre
1852. Pratique des candidatures "officielles".

Juillet 1875 La IIIe  Après cinq années de régime provisoire, consécutif à


République la chute du second Empire, les lois constitutionnelles
de 1875 sont votées par l'Assemblée nationale et
font de la France une République. Il ne s'agit pas à
proprement parler d'une Constitution.
Le Président de la République est élu à la majorité
absolue des suffrages par le Sénat et par la Chambre
des Députés réunis en Assemblée nationale."

Juin 1940 L'Etat français (Gouvernement de Vichy) Actes constitutionnels de


1940 et 1942.
Octobre 1946 La IVe Un premier référendum, en octobre 1945, instaure
République une Assemblée constituante, abrogeant de fait la
Constitution de la IIIe République. Un premier
projet prévoyant un régime avec une seule Chambre
de représentants est rejeté par référendum en mai
1946. Une nouvelle Assemblée constituante est élue
et permet l'adoption de la Constitution de la IVe
République en octobre 1946.

Septembre  La Ve Constitution de 1958, approuvée par référendum.


1958 République Elle donne un rôle primordial au président de la
République, chef de l'État. Modification en 1962
pour l'élection du président de la République au
suffrage universel direct.

Naissance de la Vè République :

- Loi constitutionnelle du 3 Juin 1958


- Référendum du 28 Septembre 1958
- Promulgation le 4 Octobre 1958

La constitution des Etats-Unis date du 17 Septembre 1787, c'est la seule Constitution que les
Etats-Unis ont jamais connus. Cependant elle à connu 27 amendements depuis sa création.

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II/ La révision de la Constitution : le pouvoir constituant dérivé

Le pouvoir constituant dérivé est l’autorité qui est habilité qui modifie la Constitution déjà
existante. C’est la Constitution elle-même qui prévoit ses propres révisons.

La constitution des Etats-Unis date du 17 Septembre 1787, c'est la seule Constitution que les
Etats-Unis ont jamais connus. Cependant elle à connu 27 amendements depuis sa création.
La France a connu quant à elle connu 24 révision de sa Constitution.

Le pouvoir constituant dérivé ne peut faire ce qu’il veut est soumis à des limites. En
Allemagne article 79-3 de la loi fondamentale du 23 Mai 1949 interdit de toucher aux droits
fondamentaux, on peut seulement en rajouter mais pas en supprimer.

En France; article 89 de la Constitution:

Alinéa 1: "L'initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au


Président de la République sur proposition du Premier ministre et aux membres du
Parlement."
Pour réviser la Constitution sont seulement autorisés le président et les membres du
Parlement à la réviser.

Alinéa 2: « Le projet ou la proposition de révision doit être examiné dans les conditions de
délai fixées au troisième alinéa de l'article 42 et voté par les deux assemblées en termes
identiques. La révision est définitive après avoir été approuvée par référendum."
Le texte doit être voté en terme identique par les deux assemblés. Et il doit être approuvé
par referendum , par le peuple.

Alinéa 3: « Toutefois, le projet de révision n'est pas présenté au référendum lorsque le


Président de la République décide de le soumettre au Parlement convoqué en Congrès ;
dans ce cas, le projet de révision n'est approuvé que s'il réunit la majorité des trois
cinquièmes des suffrages exprimés. Le bureau du Congrès est celui de l'Assemblée
nationale."
Le Congrès est la réunion de l'Assemblé Nationale et du Sénat, ils se réunissent à Versailles.

Alinéa 4: « Aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie lorsqu'il est
porté atteinte à l'intégrité du territoire."
En cas d'invasion, ou de période de guerre, la Constitution ne peut-être réviser.

Alinéa 5: « La forme républicaine du Gouvernement ne peut faire l'objet d'une révision. »

Dans une révision du 6 Novembre 1962 le Conseil Constitutionnel à indiqué qu’il ne


contrôlait pas les décisions lorsqu’elles sont adoptés par referendum.
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La révision de la Constitution appartient à deux
autorités, au Président de la République sur conseil
du premier ministre ( projet de révision ), et
également au Parlement ( proposition de révision ).

• Contrôle des révisons adoptées par le Congrès ?

Le conseil constitutionnel à laissé planer le doute


dans une décision de 1992, Maastricht 2, « dans les
limites précédemment indiquées, le pouvoir
constituant est souverain ».
Dans une décision de Mars 2003, le conseil
constitutionnel a refermer la porte en disant qu'il n'a
pas le pouvoir de statuer sur une révision constitutionnelle.
La Cour constitutionnelle allemande accepte de réviser la forme Républicaine du
Gouvernement, à l’inverse de la France.

Section III : L’autorité de la Constitution

I/ La Constitution : la norme suprême

• Hans Kelsen (1881-1973 ) qui théorise la hiérarchie des normes

La hiérarchie des normes est un classement hiérarchisé de l'ensemble des normes qui
composent le système juridique d'un Etat de droit pour en garantir la cohérence et la rigueur.
Elle est fondée sur le principe qu'une norme doit respecter celle du niveau supérieur et la
mettre en oeuvre en la détaillant. Dans un conflit de normes, elle permet de faire prévaloir la
norme de niveau supérieur sur la norme qui lui est subordonnée.
Ainsi, une décision administrative doit respecter les lois, les traités internationaux et la
Constitution.
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II/ La justice constitutionnelle

On entend par là, a la fois une fonction, et à la fois un organe. La définition fonctionnelle
renvoie a l'opération par laquelle s'effectue le contrôle de constitutionnalité des lois.
La définition organique s'attache à désigner l'organe chargé de s'assurer le contrôle de
constitutionnalité des lois.

A. L
es modèles de justice constitutionnelle

Il existe deux grands modèles de justice constitutionnelle; le modele américain et le modèle


européen.

• Le modèle américain de justice constitutionnelle: "judicial review"


Il ne figure pas dans la constitution américaine, celui-ci résolut d'une construction
jurisprudentielle élaborée par la Cour Suprême des USA en 1803. ( Marbury v Madison )
Cet arrêt à décider qu’il appartient a tous juges la compétence de contrôler la
constitutionnalité de la loi.
La Cour Suprême des Etats-Unis est actuellement composé de 9 juges, nommés a vie par le
président des Etats-Unis lui-même; c’est l’autorité judiciaire la plus élevé de l’ordre
juridique Américain.
La décision rendu n'aura effet qu'a l'égard des parties, appelé un effet relatif de choses
jugées; la loi qui est déclarée inconstitutionnelle dans ce procès n'est écarté que pour le
procès en cours. C'est uniquement lorsque c'est la Cour Suprême des USA qui déclare une
loi inconstitutionnelle que celle-ci sort de l'ordre juridique.

• Le modèle européen de justice constitutionnelle; celui-ci est plus récent et trouve son
origine dans la haute cour constitutionnelle d'Autriche en 1920, dont le créateur n'est que
Hans Kelsen ( modèle kelsénnien ). C’est le modèle dans lequel une juridiction est créée
pour connaitre spécialement et exclusivement du contentieux constitutionnel situé hors de
l'appareil juridictionnel ordinaire et indépendante de celui-ci comme des pouvoirs publics.

L'ensemble des pays européen vont se doter d'une cours constitutionnelle à partir du modèle
de l'Autriche, surtout après la seconde guerre mondiale, pour endiguer les totalitarismes et et
respecter les droits fondamentaux.

Modèle Américain

Contrôle est diffus


--> n'importe quel juge
Saisine ouverte
--> tout particulier
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Modèle Américain

Contrôle a posteriori
--> après promulgation de la loi
Contrôle concret
--> existence d'un litige
Contrôle par voie d'exception
--> question accessoire
Autorité relative des choses jugées
--> effet inter parti

Modele Européen
Contrôle concentré
--> Cour constitutionnelle
Saisine fermée ou restreinte
--> autorités de saisine
Contrôle a priori
--> avant promulgation de la loi
Contrôle abstrait
--> en dehors de tout litige
Contrôle par voie d'action
--> question principale
Autorité absolue des choses jugées
--> effet erga omnes

B. La justice constitutionnelle en France

Celle-ci est exercée par le conseil constitutionnelle ( se situe au Palais Royal à Paris ).

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1. L
a composition du conseil constitutionnelle

Il se compose de deux catégories de membres, ceux de droits et ceux nommés.


Les membres de droits sont touselles anciens président, aujourd'hui seul vallée Giscard
d'Estaing y siège.
Le conseil constitutionnel est composé de 9 membres pour 9 ans, renouvelables par tiers
tous les 3 ans.

• Autorités de nomination:
- 3 membres nommés par le Président de la République
- 3 membre nommés par le président de l'Assemblé Nationale
- 3 membres nommés par le président du Sénat

L'actuel président du conseil constitutionnel est Laurent Fabius.

2. Les attributs du Conseil

1) article 16 Constitution: "Lorsque les institutions de la République, l'indépendance de la


Nation, l'intégrité de son territoire ou l'exécution de ses engagements internationaux sont
menacés d'une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs
publics constitutionnels est interrompu, le Président de la République prend les mesures
exigées par ces circonstances, après consultation officielle du Premier ministre, des
Présidents des Assemblées ainsi que du Conseil constitutionnel."
Lorsque nous sommes menacés le conseil constitutionnel fait partie des institutions que le
Président de la République doit consulter.

2) Deuxième fonction du conseil constitutionnel est que celui-ci est aussi un juge électoral,
il contrôle donc les élections nationales et les referendums:

• Elections présidentielles
• Elections législatives
• Elections nationales

C’est aussi lui qui déclare la déchéance ou la démission d'office des parlementaires
( députés et sénateurs ) en situation d'incompatibilité ou d'inéligibilité.

3) Le juge constitutionnel fait un contrôle de constitutionnalité de certains actes. Les lois


organiques et les règlements d'assemblée ont un contrôle obligatoire.
Les lois ordinaires et les traités sont conforme a notre constitution.

4) Juge de la réparation des compétences législatives et réglementaires; déclasse une


disposition de nature réglementaire contenue dans un texte de loi, procédure de "
délégalisation ". Le conseil est compétent pour trancher un désaccord entre le gouvernement
et le président d'une des deux assemblées sur la recevabilité d'une initiative parlementaire.

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5) La 5è fonction du conseil constitutionnel est celle du juge de la réparation des
compétences entre me législateur national et l'Outre-mer. Certaines collectivité d'outre-mer
possèdent de compétence législative, la Nouvelle-calédonie.
Et une collectivité qui a une autonomie plus poussé, celui de la Polynésie Française. Le
conseil constitutionnel va contrôler les lois du pays adopter en Nouvelle-calédonie.

6) Enfin le conseil constitutionnel est protecteur de droits fondamentaux, a travers le


mécanisme de la QPC ( question prioritaire de constitutionnalité ), article 61-1 de la
constitution:
"Lorsque, à l'occasion d'une instance en cours devant une juridiction, il est soutenu qu'une
disposition législative porte atteinte aux droits et libertés que la Constitution garantit, le
Conseil constitutionnel peut être saisi de cette question sur renvoi du Conseil d'État ou de
la Cour de cassation qui se prononce dans un délai déterminé."
C'est un contrôle a postériori, ce mécanisme de QPC se retrouve dans la majorité des Etats
Européens.

• Les autorités de saisine du Conseil constitutionnel

CONSTITUTION OBJET AUTORITES DE


SAISINES
Article 61 Contrôle d'une loi organique Contrôle obligatoire mais
alinéa non automatique, saisine par
premier le premier ministre
Article 61 Contrôle d’un règlement Contrôle obligatoire mais
alinéa d’Assemblé non automatique, saisine par
premier le président de l'assemblé
concerné
Article 61 alinéa 2 Contrôle d’une loi ordinaire Contrôle facultatif sur
saisine :
- Du Président de la
république
- Du Premier Minitre
- Président Assemblé
nationale
- Président du Sénat
- 6à députés ou 60
sénateurs

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Article 61-1 Contrôle d’une loi ordinaire Contrôle facultatif sur sainte
dans le cadre d’une décision de la Cour de Cassation ou
DC du Conseil d’État

• Le moment de saisine du Conseil constitutionnel:


- contrôle a priori; avant promulgation de la loi
- contrôle a posteriori; après promulgation de la loi

• La décision du Conseil constitutionnel :


- délai: 1 mois ( urgence: 8 jours)
- sens: 4 possibilités
• décision de conformité a la Constitution
• décision de conformité sous réserve
• décision de non conformité partielle de la loi
• décision de non conformité totale de la loi

Chapitre II: L'Etat

L’État est la forme d’organisation politique mondialement reconnu aujourd’hui. On compte


aujourd’hui environ 200 États dans le monde.

Section 1 : Les éléments constitutifs de l’État

13
Raymond CARRÉ DE MALBERG à théorisé l’État dans son ouvrage « Contribution à la
théorie générale de l’État » ( 1920 ). Dans cet ouvrage il retient 3 éléments cumulatifs qui
constituent un État :

- Un territoire
- Une population
- Un pouvoir politique organisé

1- Un territoire

Pour qu’il y est État il faut un territoire. Tous États à un territoire, celui-ci dans sa triple
dimension, territoire terrestre, territoire maritime et un territoire aérien. L territoire terrien
est bordé par des frontières, naturels ou immatériels, tantôt matérialisées, tantôt
immatérialisées.

2- Une population

Cette population peut-être défini de manière froide, neutre, comme l’ensemble des habitants
sur un territoire donné. Néanmoins cette population doit selon la théorie de l’État nation,
présenter des caractéristiques communes pour constituer un État.

Il y a deux conceptions de la nation, tout d’abord une conception Allemande, selon


FICHTE, la nation doit reposer sur des éléments objectifs, c’est-à-dire un ensemble
d’homme et de femme qui ont un lien d’appartenance entre eux, ce lien objectif peut-être la
race, la langue, la religion…
La seconde conception est la conception Française, selon RENAN, la nation est fondée sur
des éléments subjectifs. Ce n’est pas la race, la langue ou la religion qui fait la nation, c’est
le vouloir vivre ensemble.

En réalité, il faut réconcilier FICHTE et RENAN parce qu’une nation se défini à la fois par
des liens objectifs et par des liens subjectifs. A l’inverse le seul vouloir vivre ensemble ne
permet pas non plus la nation.

Un autre concept est mis en avant, c’est celui du peuple. Ce concept est ambivalent, il peut
s’entendre de façon neutre, pour le Conseil constitutionnel, le peuple est l’ensemble des
citoyens français.

3- Un pouvoir politique organisé

Il faut une institutionnalisation du pouvoir, c’est-à-dire quelque chose de pérenne.

Les internationalistes considèrent u’il faut un 4ème élément pour qu’il y est État, c’est la
reconnaissance des pays. En 1920 la SDN et le droit international était beaucoup moins
développé qu’aujourd’hui, et cet élément était moins important qu’aujourd’hui.

14
Section 2 : L’organisation du pouvoir politique

Depuis longtemps il existe une distinction qui repose sur le nombre de titulaire du pouvoir
politique. On distingue ainsi classiquement 3 formes de gouvernements, la monocratie,
l’oligarchie, et la démocratie.

1. La monocratie

C’est la forme de gouvernement dans laquelle le pouvoir est détenu par une seule personne.
La Monarchie, l’empire, la dictature sont plusieurs types de monocratie

2. L’oligarchie

C’est le gouvernement d’une minorité de personne le pouvoir appartient à une minorité de


personne. Cela regroupe plusieurs types de gouvernement, Aristocratie, ploutocratie,
partitocratie, méritocratie, technocratie, bureaucratie….

3. La démocratie

La démocratie est « Le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple ». Cette
formule à été reprise par la Constitution Française de la Vè République, article 2 alinéa 5.
Conditions nécéssaire à la démocratie :

• L’égalité; tous les citoyens sont libres et égaux en droit. En matière d’élection la
démocratie se traduit par l’égalité mathématiques un citoyen égal une voie.
• La légalité; au sens c’est large c’est le respect de la loi. La démocratie suppose que les
citoyens soient régit par des lois qui s’appliquent à tous. Selon Aristote la démocratie se
heurte au paradoxe du commandement et de l’obéissance, puisque ce sont les mêmes qui
commandent et qui obéissent.
• La liberté; elle suppose une liberté politique, c’est-à-dire la liberté de participer aux
affaires publiques.

Il y a eu 3 formes de démocraties :

• La démocratie directe : Ex: La Grèce antique ( Agora )


• La démocratie représentative : élections
• La démocratie semi-directe ( élection + referendum, initiative populaire, veto populaire ).

Section 3 : La souveraineté

I/ La notion de souveraineté

L’État est souverain c’est-à-dire qu’il dispose d’un pouvoir originaire et suprême. Cette
souveraineté lui permet de se doter de sa propre Constitution. Selon JELLINEK la
souveraineté est « La compétence de la compétence ». Selon Jean BODIN , « Les six livres
de la Républiques » ( 1576 ), il défini la souveraineté comme un attribut essentiel de l’État.
15
II/ Le titulaire de la souveraineté

S’agissant de la souveraineté dans un État démocratique, deux théories s’opposent, la


théorie de la souveraineté populaire, et la théorie de la souveraineté nationale.

A. L
a souveraineté populaire

Théorisé par Jean-Jacques Rousseau dans « Du contrat social » ( 1762 ). Pour Rousseau le
peuple est titulaire de la souveraineté, chaque individu qui compose le peuple est titulaire de
la souveraineté. De cette conception découle 3 conséquences :

- La démocratie direct
- L’électorat droit et le citoyen actif
- Le mandat impératif

B. La souveraineté nationale

Elle est la théorie dans laquelle le titulaire de la souveraineté est la nation. C’est l’ABBÉ
SIÉYÈS, « Qu’est-ce que le tiers État » ( 1789 ) qui théorise cette idée, ainsi cette idée va
être tout de suite reprise dans l’article 3 de la DDHC.
Les trois conséquences de la souveraineté nationale :

- La démocratie représentative
- L’électorat fonction et le citoyen passif
- Le mandat représentatif

En France, la Constitution de 1958 combine les deux souveraineté, cela ressort avec éclat
dans l’article 3 de celle-ci « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce
par ses représentants ou par la voie du referendum ».

Chapitre 3: Les formes d’États

L’État à créé des collectivités territoriales. Par forme d’État on entend l’organisation des
relations entre l’État et les collectivités qui le composent. Ce relations s’échelonnent entre
l’autonomie plus faible jusqu’a l’autonomie la plus forte.
Collectivité territoriale : Personne morale de droit public exerçant son autorité sur un
territoire délimité.
Collectivité locale : Personne morale de droit public exerçant sur un territoire délimité
nécessairement inférieur à celui de l’État.

Section 1 : L’État unitaire

16
C’est la forme d’État dans laquelle les collectivités territoriales disposent de l’autonomie la
plus faible, c’est-à-dire qu’elle ne peuvent agir que dans le cadre fixé par l’État. Les
collectivités territoriales ne disposent pas de compétences constitutionnelles, ni de
compétences législatives, elles peuvent néanmoins de façon encadré disposer de
compétences réglementaires ou administratives.
La forme État unitaire revêt lui même deux formes possibles :

- État unitaire centralisé


- État unitaire décentralisé

Paragraphe 1 : État unitaire centralisé

Un État unitaire centralisé est un État dans lequel toutes les décisions émanent des
administrations centrales. Les divisions territoriales n’ont pas de pouvoir de division.
Certains États unitaires centralisés ont néanmoins adoptés une forme d’organisation
administrative spécifique, appeler la déconcentration.
La concentration est le fait que tout pouvoir de décision émane de l’État. Par conséquent
lorsqu’une question se pose sur un problème du territoire, l’État envoi un agent pour la
résoudre.
La déconcentration est un système d’organisation administratif de l’État centralisé qui
consiste en une répartition du pouvoir de décision entre le gouvernement central et des
agents, disséminés dans les circonscriptions administratives du territoire, qui sont chargés de
récupérer et de faire respecter les ordres du gouvernement et aussi, dans certaines limites, de
décider eux-mêmes au nom du gouvernement central. Les agents déconcentrés sont nommés
par l’État, ils sont soumis au contrôle hiérarchique de l’État, Odilon BARROT «  Dans la
déconcentration c’est toujours le même marteau qui frappe, mais on en a raccourci le
manche ».
Ex d’agents déconcentrés : Le préfet, le Maire, le recteur,….

Paragraphe 2 : L’État unitaire décentralisé

Dans un État unitaire décentralisé certaines compétences sont attribuées aux collectivités
locales autonomes dotées elles aussi de la personnalité juridique.
Décentralisation; Système d'organisation administrative de l'État dans lequel les
collectivités locales disposent d'une autonomie administrative et financière de décision.
Néanmoins il y a 2 limites a la personnalité juridique des collectivités locales:

→ Limite rationae loci; limite géographique


→ Limite rationae materiae; limite matérielle, agir seulement dans les compétences
auxquelles elles sont compétentes.

Les collectivités décentralisés sont soumis à un contrôle de légalité qui est exercés par les
préfets et qui est fait par le juge administratif.
Les collectivités locales s’administrent librement par des des conseils élus ( municipaux,
généraux, régionaux ). En France la décentralisation date de la loi du 2 Mars 1982, loi
Gaston DEFFERRE.
Révision constitutionnelle du 28 Mars 2003 : article premier de la Constitution :
17
«  La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale (…). Son
organisation est décentralisé.
Article 72, alinéa premier de la Constitution : « Les collectivités territoriales de la
Républiques sont les communes, les départements, les régions, les collectivités à statut
particulier et les collectivités d’outre-mer ».

→ 5 catégories de collectivités territoriales :

- Les
communes
- Le
département
- La
Région
- Les
collectivités à statut particulier
- Col
lectivités d’outre-mer

Intercommunalités ( regroupement de communes ) :

• La forme la plus simple est le syndicat de communes


• La communauté de commune c'est le nom de l’intercommunalité pour les communautés
rural
• La communauté d'agglomération c'est pour les communauté de plus de 50 000 habitants
• Communauté urbaine est un regroupement de commune pour plus de 450 000 habitants
• Métropole pour les ensembles de plus de 500 000 habitants

Les communes sont administrés par deux organes; un conseil municipal ( l'organe
délibérant ) et le maire qui est l'organe exécutif. Les communes ont compétences en matière
d'urbanisme ( la délivrance des permis de construire, la délivrance du PLU ), en matière
d'environnement ( assainissement des eaux, traitements de déchets ), en matière éducative
( pour les écoles primaires et maternelles ) cela signifie qu'elle les construits, qu'elle les
entretient.... Dans ces domaines de compétences la commune prend des actes administratifs
qui peut être contrôler par le juge administratif sur intervention du préfet.
Les 94 départements hexagonaux. Il y a 3 département d'Outre mer ( Réunion, Guadeloupe,
et Mayotte ).
Troisième collectivité territoriale, les régions, jusqu'en 2015 la France comptait 22 régions
Métropolitaine. Depuis 2015 elle compte désormais 12 régions hexagonales, la Corse ne
compte plus. Seulement 5 d'entre elles sont restées intactes. Réforme inspiré par l'Europe,
découpage des régions pour qu'elles aient la même taille que celles des autres pays
Européens.

Les collectivités a statut particulier:

⁃ Les communes de Paris, Lyon et Marseille


⁃ Les département de Paris
18
⁃ La région ile de France
⁃ La collectivité territoriale de Corse (changement de statut depuis 2015 )

Lyon et Marseille sont des communes organisés en arrondissement et comprennes un


conseil municipales mais aussi des conseils d'arrondissement.

Le département de Paris présente aussi la Région Île-de-France

Avant 2015 il y avait en corse 3 collectivités, chacune avec leur organes propre ;
⁃ La collectivité territoriale de Corse avec une assemblée et un département
⁃ Corse du Sud
⁃ Haute Corse

Après c'est la loi NOTRe ( Nouvelle organisation du territoire de la République ) du 7 août


2015, le statut de la Corse à évolué, les 3 collectivités disparaissent et sont remplacés par
une seule. La dénomination change, on ne parle plus de collectivité territoriale de Corse
mais Collectivité corse.
La Corse est aujourd'hui une collectivité unique est ce depuis le 1 Janvier 2018.
Les organes sont ; l'assemblée de Corse qui est l'organe délibérant avec le Président et le
conseil exécutif.
La Corse exerce les compétences des départements et des régions.
Les nouveaux élus demandent que la Corse soit mentionné dans la Constitution.
Elle demande également un pouvoir législatif ainsi que la langue Corse soit reconnu..

Les collectivités d'outre-mer ( art. 74 C )

• Saint-Barthélemy ( 6 000 hab) Chef-lieu : Gustavia


C'est une collectivité très riche.
C'était une commune de la Guadeloupe.

• Saint-Martin , Chef-lieu: Marigot


• C'est un territoire français partagé avec les Pays-Bas
• C'était une commune de Guadeloupe jusqu'à 2007

• Saint-Pierre-et-Miquelon , chef-lieu : Saint-Pierre

Ces 3 collectivités exercent les compétences des communes, des départements et régions.

• Wallis et Futuna, chef-lieu : Mata'Utu


• Les organes sont une assemblée territoriale
• L’exécutif n'est pas le Président, c'est l'administrateur supérieur ( un préfet ), il y a 3
rois qui ont aussi des compétences.

• Polynésie française ( milliers d’îles ) , chef-lieu : Papeete

19
• C'est la collectivité la plus autonome de la République, alors que toute les autres
s'administrent librement la Polynésie se gouverne librement.
• Les organes sont l'assemblée et le gouvernement. Elle peut prendre «des lois du
pays», se ne sont pas de vrais lois, se sont des actes administratif. C'est un
gouvernement qui peut être renversé.
• Elle a reçu de la part de l’État français des compétences qui relève du pouvoir
législatif.

•Nouvelle Calédonie, Chef-lieu : Nouméa


•Elle n'est plus une collectivité territoriale de la République.
•Dans la Constitution, La Nouvelle Calédonie est traitée à part dans un titre qui lui est
consacré, le titre 13 «disposition transitoire...»
• Aujourd'hui elle a comme organe le congrès ( délibérante ) et le président ( exécutif )
Les Terres Australes et Antarctiques Françaises

Il n'y a pas de population permanente, il n'y a que des militaires et des scientifique.
Néanmoins les TAAFs ont un préfet à Saint-Pierre.

L’île de Clipperton, des ressources en pêche, potentiel sous le sous-sol marin..


Le Mexique demande la souveraineté de Clipperton.

Section 2 : L’État fédéral

Dans l'État fédéral, les États fédérés disposent d'une autonomie constitutionnelle,
( ils adoptent leur propre Constitution ), législative ( ils adoptent leurs propre lois ),
et réglementaire ( ils adoptent leurs propres règlements ). Les États fédérés
participent aussi au pouvoir fédéral.

1. La
formation de l’État fédéral

Le fédéralisme peut apparaitre de 2 façons, tout d’abord le fédéralisme par


dissociation ( Belgique ), ou le fédéralisme par association ( États-Unis,
Allemagne, Suisse ).

2. Les trois lois du fédéralisme

- La
loi d'autonomie: C'est la constitution fédérale qui détermine le cadre des
constitutions fédérées. Il peut arriver qu'il y est des conflits de compétences. Dans
ce cas c'est la Cour Suprême qui tranche le conflit. Les États fédérés peuvent
adoptés des lois dans leur domaine de compétence.
- La
loi de participation: Signifie que les États fédérés participent à l'élaboration et
à la révision de la législation fédérale. Aux USA, les États fédérés ont contribuer à
20
la Constitution originaire qu'ils ont ratifiés. Cette participation s'effectue dans tout
les États fédérés parce ce que l'on appelle un bicaméralisme fédéral. Tous les
États fédérés comportent 2 chambres; une chambres basse appelée la chambre
des représentants, et une chambre haute appelée Sénat, qui représente les États
fédérés.
- La
loi de superposition: Le droit fédéral se superpose aux droits fédérés. En cas
de conflit c'est le droit fédéral qui l'emporte. Il y a donc une supériorité du droit
fédéral nécessaire au maintient de l'édifice.

Section 3 : L’État régional

C'est une forme d'État intermédiaire entre État unitaire et État fédéral. Les
collectivités supérieures disposent d’une autonomie législative c’est-à-dire du
pouvoir d’adopter certaine loi dans une série de matière énumérée par la
Constitution. Le premier État régional est l'Italie ( Constitution en 1947 ). Il se
caractérise par 2 éléments constitutifs:

- Une reconnaissance aux collectivités infra-étatiques


- Le maintien de l'unité de l'État

1. La reconnaissance d’une autonomie aux collectivités infra-étatique

Dans un État régional les collectivités infra-étatiques disposent d'une autonomie


législative ( elles peuvent adopter des lois ). La Constitution centrale dresse la liste
des compétences dans lequel les régions peuvent intervenir. L'État Italien est
composé de 20 régions, et 5 d'entre-elles ont l'autonomie la plus poussée
( Sicile, Sardaigne, Trenton-Haut Adige, Frioul Vénétie Julienne, Val d'Aoste ).
La Constitution Espagnole de 1978 prévoit 17 communautés autonomes, et
certaines d'entre-elles ont une autonomie plus poussée ( Catalogne, Pays Basque,
Galice ).

Compétence Compétence Compétence


réglementaire législative Constitutionnelle

État unitaire NON NON NON


centralisé

21
Compétence Compétence Compétence
réglementaire législative Constitutionnelle

État unitaire OUI NON NON


décentralisé
État régional OUI OUI NON

État fédéral OUI OUI OUI

2. Le maintien de l’unité de l’État

Depuis le traité de Maastricht en 1992, se pose la question de la nature de l’UE.


Aujourd'hui la plupart des auteurs s'accordent à dire que L'UE est une institution à
mis chemin entre une confédération d'États et l'État fédéral.
L'UE est en réalité plus qu'une confédération d'États parce qu'elle à des
compétences très large et qu'elle dispose de la personnalité juridique, mais l’UE
n'est pas loin plus un État fédéral parce qu'elle ne repose pas sur une
Constitution, elle pose sur un traité international, elle jouit pas de la souveraineté.

Compétence réglementaire Compétence législative Compétence


constitutionnelle
État unitaire centralisé Non Non Non
État unitaire décentralisé Oui Non Non

État régional Oui Oui Non


État fédéral Oui Oui Oui

Pour autant, l'UE s'est organisée comme un État avec plusieurs institutions
communautaires:

- Un parlement Européen
- Le Conseil de l’UE ( conseil des ministres )
- Conseil européen ( Réunion des chefs d’États )
- La commission européenne.
- La cour de justice de l'UE

Chapitre 4 : La séparation des pouvoirs

22
La séparation des pouvoirs est une théorie qui a été développée par Aristote dans son
ouvrage « La politique ». Ensuite c'est John Locke qui a théorisé, la théorie moderne dans
son ouvrage « Deuxième traité sur le gouvernement civil »1695. Développé en France par
Montesquieu dans son ouvrage, « De l'Esprit des Lois  », 1748.
Dans son ouvrage, Montesquieu construit sa théorie, il part de la loi car c'est un acte
général et impersonnel qui s'impose à tous, c'est l'expression de la souveraineté. A partir de
la loi, il distingue trois pouvoirs dans l’État :
⁃ Fonction législative, adopter, fixer la loi
⁃ Fonction exécutive
⁃ Fonction juridictionnelle, faire appliquer, respecter la loi

Section 1 : Le principe de la séparation des pouvoirs

La pensée de Montesquieu se résume au fait que dans l’État il y a 3 fonctions distinctes,


donc il faut qu’il y ait des organes distincts. La séparation des pouvoirs est une forme
d’aménagement des pouvoirs dans un État considéré, elle s’oppose à la confusion des
pouvoirs, qui constitue une autre forme d’aménagement des pouvoirs.

I/ L’absence de séparation : la confusion des pouvoirs

Il y a confusion des pouvoirs lorsqu’un même organe exerce seul toutes les fonctions. Elle
peut se réaliser tantôt au profit de l’exécutif, le Gouvernement ( monarchie absolue, le
consulat de 1799, le Troisième Reich ), tantôt au profit du législatif, le Parlement ( régime
d’Assemblé ), exemple du système Marxiste avec le soviet suprême.

II/ Le but de la séparation des pouvoirs : la liberté

« Lorsque dans la même personne ou dans le même corps de magistrature, la puissance


législative est réunie à la puissance exécutrice, il n’y a point de liberté; parce qu’on peut
craindre que le même monarque ou le même sénat ne fasse des lois tyranniques, pour les
exécuter tyranniquement.
Il n'y a point encore de liberté si la puissance de juger n’est pas séparée de la puissance
législative et de l’exécutrice. Si elle était jointe à la puissance législative, le pouvoir sur la
vie et la liberté des citoyens serait arbitraire ; car le juge serait législateur. Si elle était
jointe à la puissance exécutrice, le juge pourrait avoir la force d'un oppresseur.
Tout serait perdu, si le même homme, ou le même corps des principaux, ou des nobles, ou
du peuple, exerçaient ces trois pouvoirs: celui de faire des, celui d’exécuter les résolutions
publique, celui de juger les crimes ou les différends des particuliers. » Montesquieu

Cette pensée de Montesquieu à été reprise en droit français, notamment dans la Constitution,
article 16 de la DDHC «  Toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas
assurée, ni la séparations des pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution ».

23
Section 2 : Les pouvoirs dans l’État

Il y a donc 3 pouvoirs dans l’État, et la séparation des pouvoirs peut se définir comme une
technique constitutionnelle permettant d’attribuer chaque fonction de l’État à un organe
distinct. Cependant l’organisation et les fonctions de ces pouvoirs peuvent varier.

I/ Le pouvoir législatif

« Par la puissance législative, le Prince ou le magistrat fait des lois pour un temps ou pour
toujours et corrige ou abroge celles qui sont faites ». Monstesquieu
Le pouvoir législatif est l’organe auquel la Constitution attribue la compétence pour
proposer, discuter et adopter les lois. C'est le Parlement qui détient le pouvoir législatif.
Structure du Parlement :

⁃ Monocaméraliste :une seule chambre, système dans lequel la fonction


législative est attribuée à une seule assemblée. Ce choix est inspiré par plusieurs
considérations, pour monter le caractère unitaire de la représentation politique,
pour éviter le risque inhérent au bicaméralisme, pour simplifier la procédure
législative. ( Ex : Danemark, Grèce, Portugal, Suisse ont des parlements
monocaméraux )

⁃ Bicaméralisme : deux chambres, système dans lequel la fonction législative est


confiée à deux assemblées, les arguments en faveur, sont de natures diverses, est une
organisation indispensable dans les États qui veulent reconnaître une certaine
autonomie à leurs collectivités territoriales, c'est une garantie contre les abus que
pourrait commettre une seule chambre, permet la représentation des intérêts
économique et sociaux alors qu'une seule chambre représente des intérêts politiques,
( Ex : sénat Irlandais), historiquement un système qui permet de combiner
monarchie, aristocratie et démocratie par l'institution de chambres héréditaires
destinées à représenter la noblesses.

⁃ Pluricaméralisme : plusieurs chambres, système dans lequel la fonction législative


est confié à plusieurs chambres, les arguments en faveur sont au nombre de deux ;
cela permet d'assurer une division plus rationnelle du travail législatif, cela permet
d'assurer une représentation plus juste de la Nation. (Napoléon)

24
Ex de bicaméralisme les plus connus :

CHAMBRE CHAMBRE
ETAT
BASSE HAUTE
Chambre des
Sénat (Senate)
représentants
100 membres, élus
ETAT-UNIS : ( House of
pour 6 ans
CONGRES Representative )
renouvelés pas 1/3
435 membres élus
tous les 2 ans
pour 2 ans
Chambre des
Chambre des Lords,
GRANDE- Communes
760 Lords
BRETAGNE/ (Houses of
Lords à vie, Lords
PALAIS DE Commons)
héréditaires, Lords
WESTMINSTER 650 députés élus
spirituels.
pour 5 ans
Chambres des
députés Sénat
(Camera dei 315 sénateurs élus
ITALIE
Deputati) pour 5 ans
630 députés élus Sénateurs à vie
pour 5 ans
Congrès des
ESPAGNE : Sénat (Senado)
Députés
CORTES 264 sénateurs élus
350 députés élus
GENERALES pour 4 ans
pour 4 ans
Diète fédérale Conseil fédéral
allemande (Bunder..)
ALLEMAGNE (Bunderstag) 69 membres
622 députés élus nommés par les
pour 4 ans Länder

En France, le pouvoir législatif appartient au Parlement (art 24 Constitution), le Parlement


Français est bicaméral, il est composé de l'Assemblée Nationale (chambre basse) et du Sénat
(chambre haute).
L'assemblée nationale compte 577 députés élus pour 5 ans, elle siège au Palais de Bourbon à
Paris
Le Sénat est composé de 348 sénateurs élus au SUI (suffrage universel indirect , par des
grands électeurs, les élus locaux) pour 6 ans, renouvelés par moitié tous les 3 ans, il siège au
Palais du Luxembourg.
Notre Parlement peut se réunir en congrès à Versailles pour la révision de la Constitution.

25
II/ Le pouvoir exécutif

« Par la puissance exécutrice, le prince ou le magistrat fait la paix ou la guerre,


envoie ou reçoit des ambassades, établit la sûreté, prévient les invasions. »
Monstesquieu

Organe chargé d'assurer l’exécution des lois et la conduite de la politique


gouvernementale.

Deux formes de l'exécutif :

- exé
cutif monocéphale: États-Unis. C'est un exécutif qui ne comporte qu’un
seul organe, un seul organe, le président des États-Unis.
- exé
cutif bicéphale: partager entre deux organes, chef d'État et chef de
gouvernement. C'est la forme la plus répandu de pouvoir exécutif.

CHEF D'ÉTAT CHEF DE GOUVERNEMENT

Royaume-Uni ROI Premier ministre


Espagne ROI Président du gouvernement
Italie Président de la République Président du conseil
Allemagne Président de la République Chancelier

En France l'exécutif est bicéphale avec un chef de l'État, qui est le Président de la
République, et enfin le chef du Gouvernement, qui est le Premier Ministre.
L'exécutif doit assurer l'exécution des lois et pour faire cela il dispose du pouvoir
réglementaire qui viendra faire appliquer les lois.
Le pouvoir réglementaire peut aussi prendre des mesures individuelles.

Pour exécuter les lois le pouvoir exécutif dispose de l'administration, par exemple
l'exécutif dispose de la force armée. Troisième fonction du pouvoir exécutif est la
conduite de la politique nationale, l'exécutif doit conduire la politique de la nation,
il gouverne ( politique intérieur ), mais aussi la politique extérieur appelée politique
étrangère.
Par cette fonction de conduire la politique de la nation, l'exécutif se présente
comme le véritable organe d'impulsion.

III/ Le pouvoir juridictionnel

« Par la puissance de juger, le prince ou le magistrat , les crimes ou juge les


différents des particuliers ».
Tous les États du monde on un pouvoir juridictionnel, plusieurs organisations

26
juridictionnelles:

- unité juridictionnelle: un seul ordre de juridiction ( États-Unis )


- dualité juridictionnelle: deux ordres de juridictions ( France, Italie )

Les relations entre les 3 pouvoirs ont donnés lieux à 2 grandes théories de
séparations des pouvoirs; la théorie de séparation stricte des pouvoirs, et la
théorie de séparation souple des pouvoirs.

Section 3: La séparation stricte des pouvoirs: Le régime présidentiel

1. L’organisation des pouvoirs

Ce modèle est né aux Etats-Unis, avec la déclaration d'indépendance du 4 Juillet


1776 et la Constitution du 17 Septembre 1787.
En période normal le Président des États-Unis est un homme peut influent
avec des pouvoirs réduit, le pouvoir appartenant véritablement au Congrès
( chambre des représentants+Sénat ), on parle de gouvernement congressionnel.
En période exceptionnelle, c'est le Président qui domine le congrès, on parlera de
gouvernement présidentiel.
Le bipartisme Américain:

Le parti Républicain représenté par un éléphant, et le parti Démocrate représenté


par un Ane.

A. Le pouvoir exécutif: Le Président des États-Unis

Article 2 de la Constitution qui régit la fonction du Président des États-Unis :

• Pré
sident élu pour 4 ans, au SUI
• Do
nald Trump, 45è Président des USA
• Ge
orges Washington : 1er Président des USA ( 1789-1797 )
• Ma
ndat renouvelable qu’une seule fois —> fixé par le 22è amendement ( 1951 )

Election du Président des États-unis qui comportent 2 étapes comportant chacune 2 phases.

1ere étape: la sélection des candidats au sein de chaque parti

• 1er
e phase: au niveau des États fédérés ( Février à Juin )
Cette première phase s'appelle Les Primaires ( 3/4 des États ): les citoyens élisent
des délégués à la Convention nationale.
27
Les Caucus ( 1/4 des États )
• 2è
me phase: au niveau nationale ( Juillet, Août )
Convention nationale au sein de chaque parti ou les délégués élus lors des primaires
vont désignés leurs candidats officiels pour le poste de Président des États-Unis et le
poste de Vice-Président des États-Unis.

2ème étape: Le scrutin présidentiel avec une élection à deux degrés

• 1er
degré: dans chaque État fédéré, le peuple élit des grands électeurs.
Chaque États fédérés compte autant de grands électeurs qu'il a de siège dans les deux
chambres réunis. Ex: 55 pour la Californie, 3 pour les plus petits. Au total 538 grands
électeurs. Pour être élu il faut 270 grands électeurs.
• 2è
me degrés: Election du Président et du vice-président en Décembre par les
grands électeurs
20 Janvier: Inauguration Day--> Le Président élu prend ces fonctions

Election de Novembre 2016:

VOIX GRANDS ELECTEURS

HILLARY CLINTON 65 853 516 227


DONALD TRUMP 62 984 825 304

Le Président des États-Unis est assisté par le vice Président ( Mike Pence ) qui a
deux fonctions:

• ass
ure la présidence du Sénat
• dev
ient Président des Etats-Unis en cas d'empêchement de l'actuel Président

Par ailleurs le vice président est assisté par un cabinet, qui celui-ci est composé
de secrétaires d'Etats compétant pour les domaines, mais pour autant ce ne sont
pas des ministres, et enfin il est accompagné d'un bureau de conseillers.

B. Le pouvoir législatif: le Congrès

Le Congrès est composé de deux assemblés :

• Le
Sénat: depuis 1913 et le XVII amendement, tous les États américains sont
28
divisés en deux circonscriptions qui élisent chacun 1 sénateur ---> chaque État
à deux sénateurs au Sénat et chaque sénateur est élu pour 6 ans.
• La
Chambre des Représentants: 435 membres élus pour deux ans

Les deux chambres sièges au Capitole

C. La Cour suprême

La Cour suprême est composée de 9 juges nommés par le Président des Etats
Unis avec l'accord du Sénat. Ils ont une indépendance totale :

• no
mmés à vie
• trait
ement élevé

2. Le partage des fonctions

A. La fonction législative

- Initiative législative ( Congrès et Président )


- Examen par les commissions au sein de chaque chambre
- Examen et vote par chaque chambre
- Si désaccord après deux lectures dans chaque chambre une commission de
conciliation se réuni
- Signature par le Président des États-Unis

Le droit de véto Présidentiel:

• en
cours de session: dans les 10 jours. Majorité des deux tiers pour surmonter
le véto
• en
fin de session: pocket veto
• Co
ntrôle de constitutionnalité des lois : arrêt de a Cour suprême de 1803
Marbury vs Madison

B. La fonction exécutive

Exercée par le Président des États-Unis, il nomme aux hautes responsabilités les
juges de la Cour suprême. Le Président est le chef des armées et celui-ci a le droit
de véto; en période exceptionnelles le Président des USA peut voir ces pouvoirs
étendus et imposer ces droits au Congrès

29
• Co
ntrôle prévu par la Constitution:
- le
vote du budget par les chambres
- Par
ticipation du Sénat aux nominations des hauts fonctionnaires et à la
ratification des traités internationaux.

• Contrôle développé dans la pratique: les enquêtes du Congrès


• Contrôle judiciaire sur l'exécutif

3. Les rapports entre les organes constitutionnels

Indépendance réciproque des organes constitutionnels :


Exception: impeachment--> procédure de destitution du Président des USA:

- Mis
e en accusation du Président de la Chambre des Représentants à la
majorité
simple
- Jug
ement par le Sénat présidé par le Président de la Cour suprême à la
majorité
des deux tiers

A ce jour la procédure impeachment à été mise en oeuvre mais elle n’a jamais
abouti :
1868 : Andrew Johnson
1974 ; Nixon —> Watergatte
1999 : Bill Clinton
Risque permanent de conflit entre les pouvoirs: Système de pouvoir et de contre
pouvoir: véto, impeachment, vote du budget,....

Section 4: La séparation souple des pouvoirs: le régime parlementaire

Le régime parlementaire s’appuie sur l’exemple de la Grande-Bretagne, ce qui a


conduit à la séparation souple des pouvoirs. Celle-ci ne possède pas de
Constitution écrite, mais elle possède un corpus de texte et également des
coutumes qui composent la Constitution.

Magna carta : 1215


Habeas Corpus : 1679
Glorieuse Révolution : 1688
Bill of rights ( déclaration des droits anglais ) : 1689
Avénement de la dynastie des Hanovre : 1714
Démission de Lord North : 1782

30
Sur fond de cette crise politique, régime parlementaire dualiste, le gouvernement
est responsable devant le chef de l’État ( Roi ) mais également devant le
Parlement, ainsi le Roi va perdre de l’influence au profit du premier ministre.
Ainsi après la crise de 1782, le régime parlementaire devient moniste, par
conséquent le Gouvernement sera responsable uniquement devant le
Parlement.
Le régime Parlementaire est caractérisé par une triple inter-dépendance et par des
mécanismes qui n’existent pas dans un régime présidentiel.

1. Un
e triple interdépendance

Dans le régime parlementaire les relations entre les pouvoirs sont organisés par
une triple interdépendance.

• Int
erdépendance structurelle ( les deux organes procèdent structurellement
l’un
de l’autre )
• Int
erdépendance fonctionnelle ( dans les fonctions remplis le
Gouvernement et
le Parlement interviennent mutuellement dans la fonction de l’autre )
• Int
erdépendance relationnelle ( Les deux pouvoirs peuvent se détruire
mutuellement, le Gouvernement peut dissoudre le Parlement ( chambre basse
uniquement ) et à l’inverse le Parlement peut mettre en cause la responsabilité du
Gouvernement, qui peut aboutir a la démission du Gouvernement ).

2. Les mécanismes du régime Parlementaire

Dans un régime parlementaire chaque fonction est exercée par un organe, mais cet
exercice n’est pas exclusif. Dans un régime parlementaire la caractéristique
première est la responsabilité politique. Dans un régime, parlementaire l’exécutif
est dualiste et la responsabilité du gouvernement peut tantôt entre à l’égard du chef
d’État et du Parlement, ou elle peut-être uniquement à l’égard du Parlement. Dans
un régime parlementaire moniste le chef de l’État n’a plus de pouvoir réel, il n’a pas
la responsabilité politique, celle-ci repose sur la tête du Gouvernement.

Deux mécanismes découlent de cette caractéristique : la procédure du contreseing


et la dissolution

A. La
procédure du contreseing

La responsabilité repose sur le premier ministre, ou un ministre qui doivent


contresigner les actes du Président de la République. Ainsi un décret du Président
de la République est toujours contre signé soit par le premier ministre, soit par le
31
ministre concerné par l’objet de l’acte. Le contreseing fait endosser la
responsabilité de l’acte au contre signataire.

B. La responsabilité politique du gouvernement et la dissolution

Par ces deux mécanismes les deux pouvoirs législatif et exécutif peuvent
mutuellement se détruire.
La responsabilité politique du gouvernement est la pièce maitresse du régime
parlementaire. La responsabilité politique du gouvernement et la dissolution
sont des mécanismes qui permettent d'apporter une solution aux conflits
susceptibles d'intervenir entre le gouvernement est la majorité parlementaire dont
pourtant il est issu.
La responsabilité politique du gouvernement peut-être engagé par le biais du
mécanisme de la motion de censure. C’est un mécanisme qui permet à l’Assemblé
d’engagé la responsabilité du Gouvernement, celle-ci est déposée sur le bureau
de l’Assemblé nationale et fera l’objet d’un vote. Si celle-ci n’est pas adoptée et le
Gouvernement reste en place, à l‘inverse si celle-ci est adoptée le Gouvernement
doit démissionner.
Dans l’autre sens l’arme dons dispose le Gouvernement pour menacer la chambre
basse du Parlement est la dissolution. Dans un régime parlementaire classique ce
droit appartient au chef du Gouvernement, en France ce droit appartient au chef
d’État.

3. Les différentes modalités du régime parlementaire


A. Régime parlementaire dualiste et régime parlementaire moniste

On distingue régime parlementaire dualiste et régime parlementaire moniste. Le


régime parlementaire dualiste c'est la forme dans laquelle le régime parlementaire
est né, c'était à une époque ou le Roi disposait encore d'une autorité considérable,
il régnait et gouvernait. Le pouvoir du Roi va diminuer, et le régime parlementaire
dualiste va glisser vers un régime parlementaire moniste.
Exemple de la Grande-Bretagne au XVIIIè siècle ou de la France lors de la
Monarchie de Juillet ( 1830-1848 ); régime parlementaire Orléaniste.
Aujourd’hui la majorité des régimes parlementaires sont monistes.

B. Régime parlementaire biparti et multiparti

Le bipartisme est un régime parlementaire dans lequel la vie politique est dominée
par deux grands partis, bien qu'il en existe d'autres. Ceci assure un meilleur
fonctionnement du régime qu'un régime parlementaire multiparti. Le régime biparti
est celui de la Grande-Bretagne, et dans ce régime un des deux partis dispose de
la majorité absolue des sièges à l'Assemblé, il est ainsi caractérisé par une grande
stabilité et une régularité.
Un régime parlementaire multiparti présente moins d'unité, et après les
élections aucun parti n'aura la majorité absolue des sièges. Certains régimes
multiparti fonctionnent avec une certaine stabilité. La majorité des régimes
multiparti sont marqués par une instabilité. Dans un régime multiparti un grand
parti d’opposition peut ainsi obliger les autres partis à se coaliser pour éviter qu’il
32
n'accède au pouvoir. C'est se que l'on appelle la coalition, et l'exemple type est
l’Italie. Dans un régime multiparti, la présence d'un parti dominant peut néanmoins
assurer la stabilité gouvernementale, c'est le cas de la Suède ou encore du Japon.

C. Le régime parlementaire inorganisé et régime parlementaire rationalisé

Sous la IIIè et IV République le régime parlementaire Français à été très instable


avec une « valse des ministères ». En 1958, la Constitution prévoit de rationaliser
le régime parlementaire pour éviter les instabilités.
Article 49 alinéa 2 de la Constitution qui à encadré le mécanisme de la motion de
censure, en fixant un nombre minimal de députés, en imposant un délais de
réflexion entre le dépôt et le vote ( délais de 48 heures ), et enfin la majorité simple
ne suffit pas, à été voté une majorité contraignante, celle des 3/5.

Actuellement le régime parlementaire est la nature de régime la plus répandu dans


le monde.

4. Le régime parlementaire en France

La France pratique un parlementarisme qui lui est propre, c'est un régime original.

A. L’implantation du régime parlementaire en France

Le premier régime parlementaire français date de La Restauration ( 1814-1830 ).


C’est Louis XVIII qui est Roi de France avec la Charte du 4 Juin 1814. Deuxième
période le roi est Charles X ( 1824-1830 ), dans cette première expérience le
parlementarisme est moniste. La monarchie de Juillet ( 1830-1848 ), apparition du
parlementarisme dualiste sous Louis-Philippe d’Orléans.
Enfin durant la IIIè République ( 1875-1940 ) et IVé République ( 1946-1958 ), les
chefs d’États n’ont pas de réels pouvoirs, le Gouvernement n’est responsable que
devant le Parlement.

B. La nature du régime de la Vè République

A son arrivé au pouvoir De Gaulle souhaite rationaliser la nature du régime,


néanmoins la Constitution française comporte également des traits du régime
présidentiel. De fait le régime de la Vè République empreinte aux deux grands
modèles.

1. Les deux grands modèles

En premier lieu le régime est foncièrement parlementaire, les emprunts au régime


parlementaire constitue d’abord la responsabilité du Gouvernement devant
l’Assemblé nationale. Deuxième mécanisme parlementaire est le droit de
dissolution, celui-ci est un mécanisme intrinsèque du régime parlementaire.
Cependant le régime français emprunt également certaines caractéristiques que
l’on retrouve uniquement dans le régime présidentiel; tout d’abord

33
l’incompatibilité entre les fonctions parlementaires et les fonctions ministérielles.
La légitimité démocratique du Président de la République élu au SUD depuis 1962.
Les pouvoirs propre du PR, les pleins pouvoirs du Président de la République
( article 16 ).

2. Un régime mixte à fonctionnement alternatif

Le régime politique français est un régime mixte qui plus est le fonctionnement du
régime politique français permettait de distinguer une période de fait majoritaire et
une période de cohabitation.
La période de fait majoritaire est la période pendant laquelle le Président de la
République dispose d’une majorité à l’Assemblé nationale, majorité à l’Assemblé
nationale et Président sont de la même couleur politique.
Il existe aussi néanmoins ce que l’on appelle des périodes de cohabitations c’est
à-dire une période politique dans laquelle le PR ne dispose pas d’une majorité à
l’Assemblé nationale.
Régime présidentiel en période de fait majoritaire, et régime parlementaire en
période de cohabitation.

La France à connu 3 périodes de cohabitation :

- 1986-1988: François Mitterand et Jacques Chirac


- 1993-1995: François Mitterand et Edouard Balladur
- 1997-2002: Jacques Chirac et Lionel Jospin

En 2000 Jacques Chirac fait passer le Quinquennat, Président de la République élu


maintenant pour 5 ans, autrefois 7 ans.

Partie 2 : Les institutions de la Vè République

Au fil de son histoire, la France a connu plusieurs régimes politiques. Depuis la


Révolution française la France à connu 3 régimes; l’Empire, la Monarchie et la
République.
Après ces différentes expériences de régimes politiques, la République
s’est installée et imposée.

Chapitre 1 : La naissance de la Vè République

La Guerre d’Algérie éclate en 1954 et va conduire à la chute de la IVè République.


Le 28 Mai 1958, le gouvernement PFLIMLIN démissionne et le G. De Gaulle est
appelé au secours de la France, il est ainsi le dernier président du Conseil de la IVè
République. A peine nommé chef du gouvernement, De Gaulle obtient le vote de la
loi constitutionnelle du 3 Juin 1958 qu’il habilité à mètre en place de nouvelles

34
institutions.

Section 1 : La loi constitutionnelle du 3 Juin 1958

Elle permet à De Gaulle à modifier la Constitution de 1946, en réalité cette loi


constitutionnel sonnera le glas de la IV République. Il va préparer une nouvelle
Constitution. Le jour même, une autre loi lui donne les pleins pouvoirs pendant 6
mois pour faire face à la situation difficile.

La loi constitutionnelle du 3 juin 1958, impose le respect de 5 grands principes qui


vont devoir être respectés :

⁃ Seul le suffrage universel est la source du pouvoir.


⁃ Le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif doivent être séparés.
⁃ Le gouvernement doit être responsable devant le Parlement.
⁃ L'autorité judiciaire doit être indépendante.
⁃ La Constitution doit permettre d'organiser les rapports de la République avec
les peuples qui lui sont associés.

Sur cette base va commencée l'écriture de la Constitution.

Section 2 : L'écriture de la Constitution

L'écriture de la Constitution de 1958, n'a pas suivi le modèle qui existait déjà. Il n'y
a pas eu d'assemblée constituante, c'est donc une procédure originale qui a
prévalu selon la méthode fixée par la loi du 3 juin 1958.
Outre les 5 principes, cette loi a fixée 3 conditions pour l’écriture, l'élaboration
de la Constitution :

⁃ Prévois que pour établir le projet de Constitution, le gouvernement doit


recueillir l'avis d'un comité consultatif composé pour les 2/3 de
parlementaires.
⁃ Le projet de Constitution doit recueillir l'avis du Conseil d’État.
⁃ Le projet doit être soumis à référendum.

En respectant ces 3 conditions, le projet de Constitution est élaboré à l'été 1958. Le


texte final porte la marque de ses rédacteurs ( général de Gaulle qui reprend le
contenu de son discours de Bayeux du 16 juin 1946 et M. DEBRE qui été plus
technicien que De Gaulle qui était pro-parlementaire. )
La Constitution est adoptée par référendum le 28 septembre 1958 et sera
promulguée le 4 octobre 1958.

Section 3 : Les caractères généraux de la Constitution de 1958

Selon une opinion généralement admise, la V° République est d'abord et avant tout
une réaction à la IV°. En réalité, ce n'est pas complètement vrai car la Constitution
de 1958 trouve les plus profonds dans les différents courants réformistes qui
existaient dans les années 1930.
35
Elle comporte 5 grands caractères généraux issus de ces idées réformistes :

⁃ La séparation des pouvoirs, il s'agit d'une séparation souple des pouvoirs


caractérisés par une inter-dépendance fonctionnelle et relationnelle entre
l'exécutif et le législative.

⁃ L'exécutif dualiste, dès 58, De Gaulle n'entend pas que le Président soit un
pouvoir faible.

⁃ L'instauration d'un parlementaire rationalisé, c'est a dire que c'est un


régime parlementaire mais on va rationaliser les procédures pour éviter les
blocages.

⁃ La subordination de la loi à la Constitution, la Constitution est la norme


suprême et un véritable juge est crée qui se nomme le Conseil
constitutionnel afin de protéger la suprématie de la Constitution.

⁃ Le référendum, il est prévu à trois reprises dans le texte de 58 dans l'art 3,


l'art 11 et l'art. 89.

Section 4 : La mise en place des nouvelles institutions

Elle est promulguée le 4 octobre 1958, le régime s'installe et la nouvelle


Constitution prévoit que les nouvelles institutions doivent être mise en place dans
un délai de 4 mois.
En premier lieu, il faut élire les assemblées parlementaires et le Président de la
République.
L'élection de l'Assemblée nationale a lieu les 23 et 30 novembre 1958, le parti
créé pour soutenir l'action de De Gaulle, l'UNR ( Union pour la Nouvelle
République) remporte la majorité des sièges à l'Assemblée nationale.
L'élection pour le Président de la République a lieu le 28 décembre 1958, il s'agit
d'un suffrage universel indirect. Le général De Gaulle est élu avec une très large
majorité.

Chapitre II: Le président de la République

Le Président de la République apparait sous la IIè République, le premier président


fut Louis Napoléon Bonaparte. L'institution du président réapparait sous la IIIè
République, le coup d'État de Napoleon Bonaparte sera lourd de conséquence
quant au système de désignation du président de la République.
On a longtemps craint que l'élection au SUD risquait de conduire à une trop fort
personnalisation du pouvoir qui nuirait a la démocratie. C'est la raison pour laquelle
36
les présidents sous la IIIè, IVè et début cinquième étaient élu au suffrage universel
indirect. La Constitution de la Vè République consacre une nouvelle conception du
rôle du Président de la République, qui fait que son rôle est désormais très
important. La Constitution de 1958 fait du président de la République " la clé de
voute du régime ", selon l'expression de Michel Debrès.

De 1958 à nous jours la France a connu 8 présidents:

- De
Gaulle ( 1958-1969 )
- Ge
orges Pompidou ( 1969-1974 )
- Val
ery Giscard d'Estaing ( 1974-1981 )
- Fra
nçois Mitterand ( 1981-1995 )
- Jac
ques Chirac ( 1995-2007 )
- Nic
olas Sarkozy ( 2007-2012 )
- Fra
nçois Hollande ( 2012-2017 )
- Em
manuel Macron ( 2017- à nos jours )

I/ L’élection du Président de la République

De 1958 à 1962 l'élection du Président de la République se fait au SUI, par un


collège électoral d'environ 80 000 grands électeurs composé de Parlementaires,
les conseillers généraux et les conseillers municipaux. Ce système présentait
l'avantage de limiter considérablement l'influence des partis politiques sur la
désignation du président de la République.
Après l'échec de son attentat De Gaulle réforme l'élection du Président au SUD, la
réforme de la Constitution à eu lieu le 6 Novembre 1962, depuis les Présidents
sont directement élus par le peuple, et première application en 1965.

1. Le scrutin présidentiel

Le scrutin est l'ensemble des opérations qui constitue une élection. Le déroulement
de l'élection présidentielle est fixé par les articles 6, 7, et 58 de la Constitution.

Article 6 de la Constitution " Le Président de la République est élu pour 5 ans au


SUD. Nul ne peut exercer plus de 2 mandats consécutifs "
37
De 1958 a l'an 2000, le mandat présidentiel durait 7 ans, cette durée avait été fixé
au début de la IIIè République, et plus précisément par une loi du 20 Novembre
1873.
Le mandat de 5 ans permet au président d'engager plus souvent sa responsabilité
devant le peuple. La France était un pays avec la durée du mandat présidentiel la
plus longue. La réduction du mandat à 5 ans correspond à la durée du mandat
législatif et permet de faire concorder les élections présidentielles er législatives.
La limite du nombre de mandat présidentiel, jusqu'en 2008 il n'y avait pas de limite
au nombre de mandat présidentiel. En 2008, Nicolas Sarkozy inscrit dans la
Constitution, le principe de la limitation du nombre de mandat présidentiel à deux
consécutifs, le mandat ne peut être renouveler consécutivement.

Scrutin uninominal majoritaire à deux tours. Le président de la République doit être


élu à la majorité absolu des suffrages exprimés, 50%+1, si cette majorité n'est pas
obtenue au premier tour, un second tour est organisé ou seul peuvent se présenter
les deux candidats arriver en tête lors du premier tour. Dans la pratique un second
tour à toujours été nécessaire, aucun des candidats n’ayant jamais atteint la
majorité absolue au premier tour.
L’article 7 de la Constitution organise également les cas de vacance ou
d’empêchement du Président de la République.
L'empêchement peut être temporaire, ou bien définitif qui est transformation de
l'empêchement temporaire et dans ce cas là on parlera d’intérim. En cas
d’empêchement il y a constatation par le Conseil constitutionnel, le Président peut
organiser sa suppléance.
Exemple: État de santé, hospitalisation, incapacité matérielle à exercer ces
fonctions, etc...
La suppléance et l'intérim, la suppléance est l'hypothèse dans laquelle le président
est remplacé pendant une courte période pour une absence momentané, elle doit
être organisé par le président lui-même; peuvent être suppléant le premier ministre
ou le garde des seaux.
L'intérim est l'hypothèse dans laquelle le président du Sénat est appelé a exercer
les fonctions du Président de la République en cas de vacances ou
d'empêchement temporaire ou définitif, à la différence de la suppléance, l'intérim
est automatique.
Si le président du Sénat est aussi empêcher c'est le gouvernement qui prend
l'intérim. un président intérimaire ne jouit pas de tout les pouvoirs présidentiels. Il
ne peut pas recourir à l'article 11, il ne peut pas dissoudre l'Assemblé nationale, il
ne peut pas réviser la Constitution, ce n'est pas un Président de plein exercice.
En pratique il y a eu deux périodes d'intérim, exercé par l'ancien président du
Sénat, Alain Poher. Enfin article 6, 7 et 58 de la Constitution " Le conseil
Constitutionnel veille à la régularité de l'élection du Président de la République, il
examine les réclamations et proclame les résultats du scrutin ".

2. Les conditions d'éligibilité

Pour pouvoir se présenter à l'élection présidentielle, tout candidat à la présidence


de la République doit remplir 7 conditions:
38
- êtr
e de nationalité Française
- ne
pas être privé de ses droits civiques
- avo
ir minimum 18 ans
- êtr
e inscrit sur une liste électoral
- avo
ir établi une déclaration de situation patrimoniale
- pos
séder un compte bancaire de campagne ( different de son compte bancaire
personnel )
- avo
ir recueilli au moins 500 présentations d'élus appelées " parrainages "

" Parrains " :

- dé
putés
- Mai
res
- Sé
nateurs
- Co
nseillers départementaux
- con
seillers régionaux
- dé
putés européens français
- pré
sident d’EPCI ( inter-communalité )

Au total le nombre de présentateurs est d’environ 47 000 personnes. La loi précise


néanmoins que la parrainage doit venir d’au moins 30 départements différents.
Malgré cette condition des parrainages le nombre de candidats aux élections
présidentiels reste très élevé; ainsi le record est détenu aux élections de 2002 avec
pas moins de 16 candidats. Aux dernières élections de 2017, il y avait 11 candidats
qui se sont présentés.

3. Le financement de la campagne présidentielle

39
Cette question du financement de la campagne présidentielle s'est posée en
France dans les années 1970, au moment ou on a constaté une augmentation très
forte du coût des campagnes. Les raisons de cette augmentation sont diverses,
première raison est l'allongement de la durée réelle de la campagne qui déborde
largement la durée officielle prévu par les textes, la deuxième raison est le recours
a des moyens de propagande nouveaux et plus couteux ( Exemple : la presse
électorale, l'affichage de type commerciale, les sondages ). Les campagnes
présidentielles absorbent des sommes extrêmement élevés sans rapport avec les
moyens personnels des candidats eux-mêmes, ni avec les cotisations des
adhérents à un parti; des ressources extérieurs sont donc nécessaires.
Ces ressources extérieurs peuvent être soit verses au candidats lui-même, soit au
parti politique auquel il appartient, et sous l'étiquette duquel il se présente.
D'emblée les candidats indépendants sont dans une situation défavorables. L'enjeu
de la question du financement de la campagne présidentielle est primordial, en
effet une démocratie suppose que la compétition démocratique soit égale, libre et
sincère.

1- La compétition politique n'est égale que si les moyens dont disposent les
candidats ne sont pas disproportionnées les uns par rapports aux autres, et que si
les chances de succès ne sont pas déterminés par les moyens financiers
mobilisés.
2- La compétition politique n'est réellement libre que si les candidatures elles-
mêmes le sont; si le coût excessif de la campagne n’écarte pas d’emblée tel
candidat, telle opinion,….
3- La compétition politique n'est sincère que si le résultat de l'élection est a l'abri du
soupçon qu'il à été acquis que parce que le vainqueur a pu mettre dans la balance
plus d'argent que ces adversaires. Face à ces enjeux la loi Française est
longtemps restée limité, les choses vont changer au début des années 90,
plusieurs lois vont être adoptés, les textes vont distingués deux types de
financement : `

→ Institutions d'un financement public


→ Financement privé

1. Financement public

Un financement public est prévu pour les élections présidentielles, il est associé à
un plafonnement des dépenses, celui-ci qui tend à maitriser l’évolution des
dépenses. Pour chaque élection présidentielle un montant maximal des dépenses
autorises est fixé, ainsi pour l’élection présidentielle de 2017 le montant maximal
des dépenses présidentielles autorisés à été fixé à 16,851 millions d'euros pour le
premier tour, et à 22,509 millions d'euros pour le second tour. Le financement
public outre le plafond des dépenses, fonctionne par un remboursement des
campagnes.
Pour les candidats présent au premier tour, le remboursement varie en fonction du
nombre de voie obtenu. Pour les candidats qui ont obtenus moins de 5% des
40
suffrages exprimés le remboursement s'élève au vingtième du plafond du premier
tour.
Pour les candidats qui ont obtenus plus de 5% des suffrages le remboursement
s'élève à 50% du plafond du premier tour. Pour les candidats présent au second
tour le remboursement s'élève a la moitié du plafond du second tour. Dans tous les
cas, les remboursements ne peuvent bien sur pas être plus important que les
dépenses déclarés par les candidats.

2. Le financement privé
Le financement privé de la campagne présidentielle est également strictement
encadré, les dons des personnes privés sont limité à 4 600€, mais les dons en
espèce ne peuvent dépasser 150€. Jusqu'en 1995 les candidats pouvaient recevoir
des dons des entreprises privés, ces dons ont été interdis en 1995.
Aux Etats-Unis aucunes réglementations de ce genre, la dernière campagne
électorale à couter 3 milliards de dollars.
Pour être efficace, la réglementation relative au financement de la campagne
présidentielle doit être accompagne d'un système de contrôle assortis de sanctions.
Ce contrôle repose sur trois éléments, le premier élément est le recours a un
intermédiaire financier, le candidat a l'élection présidentielle ne peut pas recueillir
de fond en vue de la campagne présidentielle sur son propre compte en banque.
Ces fonds sont recueilli par l'intermédiaire d'un mandataire financier qu'il désigne,
et ce mandataire doit retracer dans un compte bancaire l'ensemble des opérations
de dépenses. La deuxième condition est l’obligation de tenir un compte de
campagne retraçant l'origine de l'ensemble des recettes et l'ensemble des
dépenses. Un examen de ces comptes est effectué par la commission nationale
des comptes de campagnes et des financements politiques. ( CNCCFP ). Elle
vérifie la régularité des comptes, elle peut aussi infliger au candidat des sanctions
pécuniaires et pénales. Un candidat qui à dépassé le plafond doit reversé au trésor
public le montant du dépassement.

Section 2 : Le statut du Président de la République


1- L’irresponsabilité politique du Président de la République

Le statut du président de la République renvoie a la responsabilité, ce statut


caractérise par une irresponsabilité du Président de la République et parallèlement
la possible mise en jeu de la responsabilité pénale du Président de la République.
Le Président de la République est politiquement irresponsable; on justifie cette
irresponsabilité politique par deux éléments :
- selon l’article 5 de la Constitution il assure le fonctionnement régulier des
pouvoirs publics et la continuité de l’État.
- par
ce qu’il est élu au suffrage universel direct
41
Pour ces deux raisons principalement aucune procédure permettant de forcer le
Président à la démission pour des causes politiques. Par conséquent il ne peut pas
être démis de ces fonctions, peu importe ces décisions politiques.
Evidemment cette irresponsabilité politique semble aujourd’hui abusive et en
contradiction avec les importantes attributions du Président de la République.
Cette irresponsabilité politique se traduit par la procédure du contre-seing. Aussi la
pratique devant ce constat à consacré une responsabilité politique devant le
peuple; c’est ainsi que le Général de Gaulle à décider de démissionner en 1969 a
l’issu du referendum négatif. Qui plus est on peut considérer que le droit de
dissolution de l’Assemblé nationale ( article 12 ) peut-être une cause de
responsabilité politique du Président de la République lorsque les élections
législatives anticipés.
L’hostilité envers le Président va se retourner contre le Premier ministre et le
Gouvernement, il se présente ainsi comme des bouclier du Président de la
République.
En 2007 la révision constitutionnelle pose le principe de l’irresponsabilité du chef de
l’État, ( article 67 de la Constitution ). « Le Président de la République n’est pas
responsable des actes en cette qualité ». Cet article pose une irresponsabilité
complète qui ne connait que deux exceptions, qui plus est l’article 67 précise que le
Président de la République ne peut durant son mandat et devant aucune juridiction
ou autorité administrative française être requis de témoigner non plus que de faire
l’objet d’une action. Toutefois cette immunité expire après le mandat, ainsi il
redevient un citoyen « normal ». Tout le régime prévu à l’article 67 vise à protéger
la fonction et non la personne du Président de la République.
Ainsi Chirac été entendu en qualité de témoin en 2007 dans l’affaire des emplois
fictifs du RPR et mis en examen le 21 Novembre 2007. Le Président de la
République peut voir sa responsabilité engagé pendant l’exercice de son mandat
de deux manières :
- La
destitution
- La
responsabilité devant la Cour pénale internationale

2. La destitution

C’est l’article 68 qui prévoit cette procédure de destitution, le Président de la


République ne peut-être destituer qu’en cas de manquement à ces devoirs
manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat.; cette formule à
remplacer la mention du cas de haute trahison. Cette notion de manquement n’est
pas défini ni par sa nature ni par sa gravité, il est défini par son caractère
inconciliable avec la poursuite du mandat, c’est-à-dire avec la dignité de la fonction
présidentielle; celui-ci peut renvoyer à un comportement public ou privé.

42
La destitution est différente de la responsabilité pénale, car la destitution peut
porter sur un manquement qui n’a pas de caractère pénale, par exemple si le
Président de la République invoque l’article 16 ( pleins pouvoirs ) alors que les
conditions prévus ne sont pas remplis, on peut utiliser l’article 68 pour le destituer.

La procédure de la destitution est prévu en 3 temps :

- 1er
temps, l’initiative : La procédure de destitution peut être déclencher par
l’Assemblé nationale et le Sénat à l’initiative d’un dixième de leur membre
respectif. Pour être poursuivi la procédure doit être adoptée à la majorité des 2/3.
Cette majorité adopte une proposition de résolution motivé tendant à la réunion
de la Haute Cour.
- 2è
me temps, l’instruction et les débats devant la Haute Cour : La Haute Cour
est présidée par le Président de l’Assemblé nationale, une fois réunie par les
deux chambres, celle-ci statue dans un délais d’un mois. L’instruction de la
destitution est confiée à une commission constituer de 6 vice-président de
l’Assemblé nationale et de 6 vice-président du Sénat. A l’issu de 15 jours
d’instruction, la commission rend un rapport qui est public; de même les débats
de la Haute Cour sont publics.
- 3ème temps, la décision de la Haute Cour : Elle est composée de
l’ensemble des parlementaires et elle est présidée par le Président de
l’Assemblé nationale. La décision est prononcée par la Haute Cour qui statue à
bulletin secret, la décision doit être adopté à la majorité des 2/3.

3. La responsabilité devant la Cour pénale internationale

Cette responsabilité est prévue à l’article 67 de la Constitution puisque la France à


signé le traité relatif à la Cour Pénale internationale en date du 18 Juillet 1998, le
Président de a République peut être traduit devant la Cour Pénal internationale
mais la compétence de la CPI est limité au crime de génocide, contre l’humanité,
de guerre et d’agression. Pour ces crimes, le chef de l’État Français pourrait être
suivi devant la CPI.

Section 3: Les attributions du Président de la République

43
L'art 5 de la Constitution énumère un certain nombre d'attributions générales du Président
de la République. « Le Président... respect des traités. » Outre cet article le Président de la
République dispose de deux catégories de pouvoirs :
⁃ cell
e qui sont exercées sans contreseing
⁃ cell
e exercées avec contreseing

1 ) Les attributions exercées sans contreseing : les pouvoirs propres du Président de la


République

Plusieurs pouvoirs dans la Constitution sont reconnus au Président, en propre, c'est-à-dire


sans contreseing du Premier ministre :
⁃ Art
8 de la Constitution → nomination du Premier ministre. Le Président choisi
librement le Premier ministre. Il y a une contrainte, il doit être issu de la majorité
parlementaire. Ce pouvoir de nomination ne s'accompagne pas d'un pouvoir parallèle
de mettre fin à ses fonctions.
⁃ Art
11 → le Référendum, le Président à le pouvoir de soumettre au referendum un projet
de loi. ( Le général De Gaulle ).
⁃ Art
12 → droit de dissolution. Le Président est le titulaire du pouvoir de dissolution. La
dissolution n’est pas possible dans 3 cas : dans l’année qui suit une élection
législative, dans l‘application de l’article 16, et enfin en période d’intérim.
⁃ Art
16 → Pouvoirs exceptionnels qui sont en réalité les pleins pouvoir à 4 conditions ;

l'existence de circonstances exceptionnelles,
⁃ Co
nsultation préalable du Premier ministre, des deux président des assemblées et
du Conseil Constitutionnel,
⁃ info
rmation de la Nation par un message,
⁃ réu
nion de plein droit du Parlement.
L'art 16 offre une mini dictature pendant des circonstances qu'on juge exceptionnelles. En
application, le Président concentre tous les pouvoirs. A ce jour, cet article a été utilisé
qu'une seule fois par le général DE Gaulle pour la guerre d'Algérie.
⁃ Art
18→ droit de message aux 2 assemblées. Le Chef de l’État peut prendre parole
devant le Parlement réuni en congrès ( Macron, 3 juillet 2017 ).
⁃ Art
54 → Saisir le Conseil Constitutionnel pour la constitutionnalité d'un traité
⁃ Art
56 → Président nomme 3 membres du CC et désigne le Président du CC
⁃ Art
61 → Saisine du CC pour la constitutionnalité des lois.
44
⁃ Art
71-1 → Le Président nomme le défenseur des droits ( aujourd'hui c'est Jacques
Toubon ).

2 ) Les attributions exercées avec contreseing : les pouvoirs partagés

Le contreseing signifie que certain actes du Président doivent comporter la signature du


Premier ministre et le cas échéant, la signature du ou des ministres responsables. Le
contreseing a trois fonctions :
⁃ Il
permet d’authentifier la signature du Président de la République.
⁃ Ma
rque l'accord de volonté des cosignataires.
⁃ Per
met de faire endosser la responsabilité de l'acte aux cosignataires.

Le contreseing est un élément indispensable dans un régime parlementaire. Il n'existe pas


dans un régime présidentiel.
En dehors des périodes de cohabitation, le contreseing est une pure formalité. Juridiquement
l'absence de contreseing entache l'acte d'irrégularité. Les attributions partagées sont
nombreuses, toute également prévues dans la Constitution.

⁃ Art
8 → Le Président nomme les membres du gouvernement sur proposition du Premier
ministre, la nomination prend la forme d'un décret contresigné par le Premier
ministre.
⁃ Art
10 → Le Président promulgue les lois, il s'agit d'un pouvoir partagé, le Premier
ministre contresigne les lois afin d'attester de la régularité de loi et la rend exécutoire.
⁃ Art
13 → Premier pouvoir : la signature des ordonnances, Le président signe les
ordonnance ainsi que le Premier ministre.
→ la nomination des hauts fonctionnaires, les ambassadeurs, les préfets, les recteurs sont
nommés par le Président et le Premier ministre.
⁃ Art
14 → L'accréditation des ambassadeurs des pays étrangers.
⁃ Art
17 → Le droit de grâce présidentiel, faculté de dispenser en totalité ou en parti un
condamné de sa peine ou de la transformer en peine plus douce. Ce droit est obtenu
par décret du Premier ministre et le ministre de la Justice.
⁃ Art
29 et 30 → Le Président de la République peut convoquer le Parlement en section
extraordinaire.
⁃ Art
15 et 35 → La déclaration de Guerre, c'est le Parlement qui autorise la déclaration de
Guerre mais c'est le Président qui est le Chef des armées. De la combinaison de ces
deux textes, on déduit que l'autorisation de déclarer la guerre est accordée par le
Parlement au Président de la République. La révisions de 2008 a prévu le cas plus
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moderne des interventions militaires à l'étranger qui relève du Gouvernement sur
information du Parlement, si l’opération excède 4 mois, le Parlement doit l'autoriser.
Sinon l'intervention prend fin.
⁃ Art
52 → Le Président négocie et ratifie les traités. Les traités qui touchent au domaine
de la loi doivent être préalablement autorisés par le Parlement.
⁃ Art
89 → Révision de la Constitution, le Président est a l'initiative de la révision sur
proposition du Premier ministre.

A ces deux catégories de pouvoirs, le Président préside aussi divers conseils ( conseil des
ministres ) et il détermine l'ordre du jours.
Le Président préside les conseils supérieurs de défenses nationales. Enfin Il présidait le
Conseil supérieur de la magistrature qui a été supprimé en 2008.

Chapitre III : Le gouvernement


Le gouvernent à une origine ancienne, puisqu’il existait déjà sous l’ancien régime, c’est un
organe collégiale qui compose l’exécutif, c’est un exécutif bicéphale, il compose l’exécutif
avec le Chef de l’État. Le Gouvernement de la Vè République est un gouvernement
parlementaire en raison de la responsabilité de celui-ci et en raison de la solidarité
gouvernementale. Celle-ci implique que tous ministres assument les décisions prisent
collégiallement quelque soient les réserves qu’il a pu exprimés. Le Premier ministre est le
Chef du Gouvernement

Section I : Le premier ministre

L’institution du premier ministre en France est relativement nouvelle, celui-ci apparait dans
la pratique de la IIIè République sans qu’aucuns textes ne le consacrent expressément, dans
la pratique le Président du Conseil des ministres deviendra le Chef du Gouvernement. La
consécration dans les textes de la fonction du Premier ministre apparait dans la Constitution
du 27 Octobre 1946, et sera conservée et amplifiée par la Constitution de 1958.
La Constitution confère au Premier ministre un pouvoir d’impulsion et de direction ainsi
que d’arbitrage de l’action gouvernementale.

Paragraphe 1 : Le statut du Premier Ministre

Le premier ministre est nommé par décret du Président de la République. Dans les textes le
choix du premier ministre par le PR est discrétionnaire, cependant le premier ministre doit
être issu de la majorité à l’Assemblé nationale.

L’article 8: " Le PR nomme les membres du gouvernement sur proposition du PM, le PM


dispose donc de la faculté de choisir les membres du gouvernement sous réserve du PR. La
nomination s'effectue par un ou plusieurs décrets. "

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La démission des membres du gouvernements peut-être de deux sortes :
- Premièrement la démission collégiale qui intervient après la mise en cause de la
responsabilité du gouvernement par l'Assemblé Nationale.
- Deuxième cas de figure, il est possible que cela soit une démission individuelle, un
ministre peut présenter sa démission au PM en cas de désaccord.
La fonction de membre du gouvernement est incompatible avec toute une série de fonction
tantôt d'ordre professionnel, tantôt d'ordre représentatif.
2. Les attributions du Premier ministre
Il dispose de certaines prérogatives dont ne disposent pas les autres membres du
gouvernement. Pour autant il n’est pas le supérieur hiérarchique des autres ministres, il sont
tous sur un plan d’égalité. Le Premier ministre à 5 catégories d’attribution :
- Les relations avec le Président de la République; il propose les nominations et les
révocations des membres du gouvernement, il doit être consulté et doit donné son avis
pour la dissolution de l’Assemblé nationale. Art 21 il peut être amené à présider le
Conseil des ministres.
- Le domaine partagé et le domaine réservé : traditionnellement dans la pratique, s’est mise
en place une distinction entre attribution réservées au PR et des attributions partagées
avec le premier ministre. Deux pouvoirs partagés entre le premier ministre et le président,
le pouvoir réglementaire et nomination aux emplois civils et militaires.
- Art 8 le PM propose au PR la nomination ou la destitution des membres du
gouvernement. Art 21, le PM dirige l’action du gouvernement, il est responsable de la
défense nationale. En réalité en matière de défense nationale, le PR décide et le PM
coordonne. Il assure l’exécution des lois, pouvoir exécutif, pour se faire il dispose d’un
pouvoir de police et d’un pouvoir réglementaire par lequel il va prendre des décrets
d’application de la loi. Art 49 le PM peut engager la responsabilité de son gouvernement
devant l’Assemblé nationale.
- Les attributions avec le Parlement, le PM peut décider de la tenue de jours de séances
supplémentaires à l’Assemblé nationale ou au Sénat. Il peut égalent demander la réunion
d’une cession extraordinaire du Parlement; il dispose de l’initiative des lois, il propose
des projets de loi.
- Les relations du PM avec le Conseil constitutionnel; c’est une autorité de saisine du
Conseil Constitutionnel, il peut le saisir pour contrôler la conformité d’un traité
international, il peut également saisir le Conseil Constitutionnel pour contrôler la loi.

Section II : Le Gouvernement

Paragraphe 1 : Le statut du gouvernement

Le Gouvernent est nommé par le Président de la République sur proposition du Premier


Ministre; celui-ci est libre de choisir qui il veut comme ministre. Les ministres sont nommés
par décret qui fixe le domaine attribué. Le protocole peut distinguer au sein des membres du
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Gouvernement entre les ministres d’État, les ministres, les ministres délégués et les
secrétaires d’État. Cette distinction fait prévaloir certains membres du Gouvernement sur
d’autres.

Les secrétaires d’État sont toujours rattachés à un ministre. Dans l’ordre protocolaire les
ministres d’État sont les plus importants. La démission peut-être de deux ordres, elle peut-
être collégiale ou individuelle. La démission individuelle, tout membre du Gouvernement
est révocable individuellement par le Président de la république sur proposition du Premier
Ministre, un ministre peut démissionner de sa propre initiative en cas de désaccord. La
fonction de ministre comporte de nombreuses incompatibilités. La fonction de membre du
gouvernement est incompatible avec toute une série de fonction tantôt d'ordre professionnel,
tantôt d'ordre représentatif. Les fonctions de ministres sont incompatibles avec tous mandats
parlementaires. Elle ne touche pas aujourd’hui les mandats locaux mais l’actuel projet de loi
constitutionnelle porté par E.Macron vise à interdire aux ministres d’avoir des mandats
exécutifs locaux. Les ministres ont une responsabilité politique, ils sont soumis à trois autres
responsabilités.

• Responsabilité civile : elle est engagée pour faute professionnelle ou faute des services
devant les juges ordinaires.
• Responsabilité pénale : les membres du gouvernement sont jugés pour les crimes et les
délits commis dans l’exercice de leur fonction par une juridiction spéciale : La Cour de
Justice de la république
• Responsabilité financière : les ministres gèrent le budget de leur ministère, ils sont
ordonnateurs principaux. En cette qualité ils peuvent être condamnés par la Cour des
comptes.

Par ailleurs les membres du gouvernement ont l’obligation de déclarer leur situation
patrimoniale et leurs intérêts auprès de la Haute autorité pour la transparence de la vie
publique. Les ministres perçoivent une indemnité qui est déterminée par les lois de finances,
ces indemnités sont soumises aux impôts sur le revenu.
Le gouvernement peut se réunir de différentes façons : le conseil des ministres qui se tient à
l’Élysée tous les Mercredis, présidé par le PR. Les comités inter-ministériels, réunion de
tous les ministres sur un sujet donné.

Chapitre 4 : Le Parlement
Section I : La structure du Parlement : Le bicaméralisme
Au terme de l'article 24 de la Constitution le Parlement comprend l'Assemblé nationale
( chambre basse ) et le Sénat ( chambre haute ). Cette structure bicamérale française
remonte à la Constitution de l'an 3 ( 1795 ). Le siège de l'Assemblé nationale est le Palais
Bourbon, et le siège du Sénat est au Palais du Luxembourg. La structure du Parlement
Français s'inspire du bicaméralisme fédéral, comme dans un État fédéral la seconde chambre
représente les collectivités territoriales. L'Assemblé nationale assure la représentation de la
nation, les 577 députés représentent la nation toute entière. Le Sénat représente les
collectivités territoriales de la République, et les Français établient hors de France, et
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comporte 348 sénateurs. C'est dans ce rôle de représentation des collectivités territoriale
que l'influence du fédéralisme se fait sentir. Les deux Assemblés peuvent siégé ensemble en
congrès à Versailles dans deux cas de figure :

• Révision de la Constitution ( article 89 )


• Lorsque le Président décident de les convoqués pour faire une déclaration ( article 18 )

Dans la fonction législative l'Assemblé nationale est favorisé, c'est sur son bureau d'abord,
en premier que sont déposées les lois de finances. La domination de
l'Assemblé nationale tient au fait qu'elle à TOUJOURS le dernier mot dans la navette.

Section 2 : Le statut des parlementaires


Paragraphe 1 : La protection du parlementaire

Cette protection se révèle dans l’immunité ( article 26 ) : « L'immunité est une protection
accordée aux parlementaires contre des poursuites engagées contre eux en vue de faire
pression sur eux ».
Les immunités se divisent en deux catégories :

- irresponsabilité
- inviolabilité

Les irresponsabilités sont destinées à protéger l'indépendance du mandat, ainsi aucun


membre du parlement ne peut être poursuivi, recherché, arrêté, détenu ou jugé à l'occasion
des opinions et des votes qu'il a émit dans l'exercice de ces fonctions. Cette protection met
le parlementaire à l'abri de poursuite pénale et civile.
L'inviolabilité, le parlementaire est protégé contre une arrestation ou le privé de sa liberté.
Ces immunités ne sont pas absolues, et notamment s'agissant de l'inviolabilité, il est possible
de lever l'immunité parlementaire; et donc soumettre à la justice un parlementaire. Cette
levée de l'immunité est une décision prise par le bureau de l'Assemblé nationale.
Cette levée comporte plusieurs étapes :

- L'assemblé est saisie par la justice à la demande du procureur général


- Le président de l'Assemblé saisie, désigne une délégation au sein du bureau, cette
délégation sera chargée d'auditionner le parlementaire concerné; la délégation rend un
rapport.
- Si le bureau de l'Assemblé estime que la demande est sérieuse, le bureau peut autoriser
l'action pénale.

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L'indemnité parlementaire est prévue par l'article 25 de la Constitution. Cette indemnité est
considérée comme une garantie d'indépendance et d'autre part une garantie d’égalité,
comme un moyen d'éviter que nul ne soit écarté de l'enceinte législative par des
considérations pécuniaires. Le traitement brut est constitué d’une indemnité de base, de
logement et indemnité de fonction. Sur ce traitement brut sont prélevés des cotisations
obligatoires, il faut onc enlever tous ses prélèvements pour obtenir le montant net,
aujourd’hui leur salaire net est d’environ 7000€.

Paragraphe 2 : Les obligations parlementaires

Ces obligations visent d'une part à préserver l'indépendance du mandat et d'imposer un


comportement particulier au parlementaire. L'indépendance du mandat est réalisée par
plusieurs éléments :
- L'interdiction en France de tout mandat impératif, prévu par l'article 27, le parlementaire
est donc irrévocable, garantie de l'indépendance du parlementaire pour le mettre à l'abri de
toutes pressions des partis politiques.
- Le vote du parlementaire est personnel.
- Le régime des incompatibilités, le mandat est incompatible avec certaines fonctions
comme la fonction de PDR et avec certaines fonctions publiques élective ou n-électives. Le
mandat est aussi incompatible avec certaines activités privées. C'est le CC qui contrôle les
incompatibilités, si il y en a eu, le parlementaire dispose un délai de 30 jours pour choisir la
fonction qu'il garde.

Le comportement personnel → Le parlementaire est tenu d'adopter un comportement


«correct» Le président de chaque assemblées doit faire respecter la discipline dans son
Assemblée, il existe 4 sanctions disciplinaires :
- Le rappel à l'ordre
- Le rappel à l'ordre avec inscription au procès verbale (écrit dans les textes)
- La censure
- La censure avec exclusion temporaire

Section 3 : Le fonctionnement du Parlement


Paragraphe 1 : L'organisation interne du parlement

Cette organisation interne est prévu par les règlements des Assemblés. Chaque Assemblé est
libre d'adopter et de modifier son règlement. Le règlement déterminé l'organisation et le
fonctionnement de l'Assemblé, la procédure législative, la procédure de contrôle du
gouvernement et enfin les procédures d'évaluations des politiques publiques. Les règlements
d'Assemblés doivent respecter les règles qui leur sont supérieur.
L'organisation interne du Parlement fait apparaitre trois organes distincts :
- les organes de directions
- les formations intérieures
- les délégations

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Les organes de directions sont les Présidents. Le Président du Sénat, et le Président de
l'Assemblé nationale sont respectivement les 3è et 4è personnages de l'État. Les Présidents
des Assemblés sont élus lors de la première séance de l'Assemblé qui suit les élections. Le
Président de l'Assemblé nationale est élu pour un mandat ( 5 ans ). Le Président du Sénat est
élu lors de chaque renouvellement du Sénat.
Les attributions des Présidents des Assemblés sont nombreuses, et peuvent être regroupés en
4 catégories :

- Fonction de présidence de l'Assemblé, c'est à ce titre qu'il convoque les réunions, et qu'il
réparti les temps de paroles.
- Le Président assure le maintient de l'ordre, il a un pouvoir de police. Avec ce pouvoir il
peut surprendre ou lever une séance.
- Le Président de l'Assemblé exerce des fonctions disciplinaires, c'est lui qui donne les
sanctions
- Le Président dirige les débats, mais ils ne prennent pas part au vote.

Les deux Président ont aussi un pouvoir de nomination au conseil Constitutionnel


Le Président de l'Assemblé nationale préside la haute cour chargé de destituer le PR.
Chaque Assemblé est dirigé par un bureau, le bureau du Sénat est composé de 26 membres
élus pour 3 ans, et le bureau de l'Assemblé national est composé de 22 membres qui lui est
renouveler tous les ans.
Le bureau est composé du Président de l'Assemblé, 6 vice-président à l'Assemblé nationale,
8 vice-président au Sénat, 3 questeurs compose le bureau. Le bureau est un organe de
direction de l'Assemblé, et c'est le bureau qui interprète et applique le règlement.
Alors que le bureau est un organe permanent, la conférence des présidents ne l'est pas, elle
se réunit chaque semaine pendant les sessions. Elle est composé par le Président et les vice-
président de chaque Assemblé.

Chaque assemblée est dirigée par un bureau. Le bureau du Sénat est composé de 26
membres, élu pour 3 ans. Le bureau de l’Assemblée Nationale est composé de 22 membres
qui lui est renouvelé tous les ans. C’est aussi le bureau du Congrès.
Le bureau des 2 assemblées sont composés : du président de l’assemblée, 6 vices présidents
au Sénat, 3 questeurs chargés de l’administration intérieure de l’Assemblée c’est eux qui
gère les finance, les services et recrute le personnel, 12 secrétaires à l’Assemblée Nationale
et 14 secrétaires au Sénat.
Le bureau est un organe de direction de l’Assemblée nationale ou sénat. Il interprète et
applique le règlement intérieur, qui reçoit les projet de loi (gouvernement), il créé des
missions d’informations, il détermine le statut du personnel de l’Assemblée, statut sur les
immunités parlementaire…

Conférence des présidents :

Alors que le bureau est un organe permanent, la conférence des présidents n’est pas un
organe permanent. Elle se réunit chaque semaine en dehors des sessions. Elle est composée
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du Président du vice-président, les présidents des commissions permanentes, président des
groupes politiques parlementaires, du ministre chargé des relations avec le Parlement.
La conférence du Président a des attributions importantes car c’est elle qui contrôle le
respect des conditions de dépôt des projets de loi. Elle détermine l’ordre du jour de la moitié
des séances de l’Assemblée (l’autre moitié gouvernement).
Elle peut aussi s’opposer à la décision du gouvernement de recourir à la procédure
accélérée.
Elle assure la liaison entre les Assemblées et le gouvernement, cette liaison est facilitée avec
le ministre chargé des relations.

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