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Signaux et Systèmes Linéaires ISET de Sousse

Chapitre 7
Signaux et Systèmes Discrets

1. Introduction
Un signal à temps discret est un signal obtenu par l’expression d’une information à des
valeurs ponctuelles du temps x( ti ) , il constitue donc une suite numérique. Dans la pratique,
les signaux à temps discret sont le plus souvent obtenus par l’opération appelée
échantillonnage, qui consiste à prélever sur un signal analogique les valeurs aux instants kTe ,

avec Te période d’échantillonnage et k une variable prenant ses valeurs dans  .

x( t )
x( kTe )

4 3 2 1 0 1 2 3 4 k
 4Te 4Te t

Un signal à temps discret peut aussi être obtenu mathématiquement par la donnée de ses
valeurs successives, ou sous forme récurrente.

2. Signaux élémentaires
2.1 Echantillon unité
 1 pour k  0
d (k )  
0 sinon

d( k )

... 3 2 1 0 1 2 3 ... k

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2.2 Echelon unité
 1 pour k  0
u (k )  
0 sinon

u( k )

...

... 3 2 1 0 1 2 3 ... k

2.3 Signal rectangulaire


1 pour 0  k  K  1
rect (k )  
K
 0 sinon

rect ( k )
3

... 3 2 1 0 1 2 3 ... k

Pour les signaux dont l’amplitude n’est pas constante, nous introduirons la période
d’échantillonnage.

2.4 Signal exponentiel


x( k )  a kTe  ekTe

2.5 Signal sinusoïdal


Te
x( k )  sin( 2fkTe )  sin( 2k )
T
Te
y( k )  cos( 2fkTe )  cos( 2k )
T

1. Transformée en Z
3.1 Définition
La transformée en z d’un signal causal à temps discret x(kTe ) est donné par
 
X ( z )  Z [ x(kTe )]   x(kTe ) z k   x(k ) z k avec z  e pTe .
k 0 k 0

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1.2 Condition d’existence

Le signal x(kTe ) a une transformée en Z s’il existe z tel que la série complexe X (z ) soit
convergente.

3.3 Transformée en Z des signaux élémentaires


1 pour k  0
Echantillon unité ou impulsion de Dirac :  (k )  
0 sinon

Z [  ( k )]  z 0  1

1 pour k  0
Echelon unité : u (k )  
0 sinon
u( k )   ( k )   ( k  1 )   ( k  2 )   ( k  3 )  ...   ( k   )

est une série géométrique de raison z 1 , d’où



z 0  z  1 1 z
U ( z )   z k  1
 1
 
k 0 1 z 1 z 1
1 z 1
z
Exemple :
Calculer la transformée en z du signal x(t ) échantillonné à la période Te avec

 
x(t )  3  6 t  8t 2 u(t ) , u (t ) étant la fonction d’Heaviside (échelon unitaire).

Réponse :
En exploitant la table de transformées en Z, on trouve ;
3z 6Te z 8Te2 z ( z  1)
X ( z)    .
z  1 ( z  1) 2 ( z  1)3

3.4 Propriétés de la transformée en Z

Les propriétés de la transformée en Z sont présentées dans le tableau suivant :

Linéarité Z  f (k )   g (k )   Z  f (k )   Z g (k )

Retard Z x(k  k0 )  z  k0 X ( z )

 k 0 1

Avance Z x(k  k0 )  z k0  X ( z )   x(l ) z l 
 l 0 

Z k x(k )   z
dX ( z )
Multiplication par une
dz
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rampe
Translation complexe  
Z e ak x(k )  X ( ze aTe )

N  z
Sommation Z  x ( k )   X ( z)
 k 0  z 1

 dx  1
Dérivation Z  (kTe )  (1  z 1 ) X ( z )
 dt  Te
Théorème de la valeur
lim  ( k )  lim  ( z )
k 0 z 
initiale
Théorème de la valeur z 1
lim  ( k )  lim ( z )
k  z 1 z
finale

3.5 Transformée en Z inverse

Il y a plusieurs méthodes pour le calcul de la transformée en Z inverse :


x(k )  Z 1X ( z )

 division euclidienne suivant les puissances croissantes en z 1 , ou décroissantes en z ;


X ( z)
 décomposition en éléments simples de et exploitation de la table de
z
transformées en Z ;
 utilisation de la méthode des résidus.
Exemple 1 :
z3  2z 2  2z
Calculer la transformée en Z inverse du signal F ( z )  .
( z  1) 2 ( z  2)

Réponse :
F ( z) F ( z) 1 1 2
La décomposition en éléments simples de s’écrit :   
z z z  1 ( z  1) 2
z2

Alors, f (k )  (1  k  2k 1 )u(k )


Exemple 2 :
 z  z2
Calculer la transformée en Z inverse du signal G( z )  .
2  3z  z 2

Réponse :
On écrit d’abord G(z ) comme une fraction rationnelle en z 1 , les polynômes ordonné

1 1 1  z 1
selon les puissances croissantes de z : G( z ) 
1  3z 1  2 z 2
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Ensuite on effectue la division selon les puissances croissantes de z 1 :

1  z 1 1  3 z 1  2 z 2
 1  4 z 1  10 z 2  22 z 3 ...
1  3 z 1  2 z 2
 4 z 1  2 z 2
  4 z 1  12 z 2  8z 3

10 z 2  8 z 3

10 z 2  30 z 3  20 z 4
 22 z 3  20 z 4

 22 z 3  66 z 4  44 z 5
46 z 4  44 z 5
...

On en déduit que : g (k )   (k )  4 (k 1)  10 (k  2)  22 (k  3)...

3.6 Transmittance échantillonnée

Considérons le système à temps discret, linéaire, causal et invariant dans le temps suivant :

e(k ) Système s(k )

E( z ) S( z )
H( z )

S( z )
On appelle transmittance échantillonnée du système le rapport H ( z )  .
E( z )

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