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LA REPUBLIQUE ALGERIENNE DÉ MOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE


UNIVERSITE BADJI MOKHTAR ANNABA – SIDI AMAR

PROJET EN MDS
Calcul matriciel d’une structure en treilles
Projet n°6
Projet réalisé par :
REMILI Hani

Option :
MASTER1 STRUCTURES

Encadré par :
Mr. DJEGHABA Kamel
Sommaire
1-travail demandé dans le projet

* Enoncé de travail.

*schéma de la structure.

*Donnés.

2-Introduction sur le calcul matriciel.

3- les systèmes en treilles (ou structures en treilles) :

*Définition.

*le système en termes de rigidité

-les conditions de rigidité.

4-Les éléments barres

*Définition.

5-Calcul des efforts dans les barres.

-Méthode des déplacements.

-Méthode des forces.

6-Modélisation de la structure.

7-calcul des rigidités.

8-Calcul des déplacements.

9-Calcul des réactions.

10-Calcul des efforts normaux.

11-Diagrammes des efforts.


1. Travail demandé  :
Calcul matriciel d’une structure à 7 barres (projet n°6)

Nous avons dans cet exemple une structure à treillis composée d’un assemblage
de 7 barres et soumis à un chargement de 2 forces P = 15KN. Les barres
subissent des déplacements au niveau des nœuds, une composante horizontale et
une verticale, ce déplacement axial produire une force axiale.

2. Introduction sur le calcul matriciel :


C’est une méthode mathématique qui vise à résoudre des problèmes de
calcul, simplifie les formulations en les transformant de system d’équation en
système linéaire. Ces derniers on les représente par une matrice. Ensuite, on
assemble les matrices de chaque élément. Enfin, on aura la matrice assemblée
voulue que nous permet de caractériser les éléments d’une structure.
3. Les structures en treilles  :
 Définition :

Les structures à barres ou en treilles sont un assemblage de barres liées par


des joints ce qui forme des nœuds ; ces barres sont droites et rigides, d’où les
nœuds sont constitués par des articulations (ou rotules) qui s’opposent pas aux
variations angulaires des barres, les unes par rapport aux autres, lors des
déformations du système, donc chaque barre peut tourner librement dans
l’articulation. Les forces axiales des barres reprisent un chargement extérieur.

La structure en treilles est soumissent uniquement aux efforts axiaux (traction-


compression).

 En termes de rigidité :

On dit qu’un système articulé est rigide s’il est indéformable ‘aux déformations
dues aux seuls allongements des barres), et il ne l’est plus quand on enlève une
des barres qui aux constituent.

- Conditions de rigidité :

Un système rigide indéformable peut se déplacer seulement dans son plan ,


c-à-d qu’il a 3 degrés de liberté, ou encore que sa position dans le plan se définit
à l’aide de trois paramètres indépendants. Pour qu’un système articulé
comportant b barres et n nœuds soit rigide (ou isostatique)on a la relation : 2n-
b=3

Pour qu’un système soit isostatique extérieurement, au niveau des appuis il faut
que le nombre d’inconnues soit égal au nombre d’équations : ni=ne

4. Elément barre :
Une barre est un élément soumis à la traction ou compression. Elle est
modéliser par un élément plan a 2 nœud et 2 d.d.l respectivement ; déplacement
axial (U) et vertical (V).
5. Calcul des efforts dans les barres  :
Méthode de déplacement :

Cette méthode systématique permet de chercher les déplacements et les


rotations dans les nœuds des éléments liées entre eux. Une fois les déplacements
des nœuds sont obtenus, on peut calculer les efforts aux nœuds et les
sollicitations. La méthode de déplacements résout les problèmes dans les
systèmes isostatiques ou hyperstatiques.

La méthode dans le repère local : (repère de la barre elle-même)

La méthode dans le repère global :

L’assemblage des barres :

Méthode des forces :


Cette méthode consiste à évaluer comme inconnus les réactions afin d’évaluer
les efforts. Le nom de la méthode vient du fait que les inconnues sont les Forces.
6. Modélisation de la structure  :

Tableau de connexion :

On simplifie la modélisation à l’aide de ce tableau ; on numérote les barres,


spécifie leurs nœuds et mentionne leurs caractéristiques (E, S, L), aussi on inclut
les angles d’orientations () des barres par rapport au repère global. Cet angle
est défini comme étant l'angle mesuré positivement de X vers x.
barres 1 2 Long Teta cos sin Section E K=ES/L
1 1 2 3,000 0,000 1,000 0,000 0,00103 210000 72,100
2 2 3 3,000 0,000 1,000 0,000 0,00103 210000 72,100
3 1 4 1,803 -0,588 0,832 -0,555 0,00086 210000 100,179
4 4 2 1,803 0,588 0,832 0,555 0,00086 210000 100,179
5 4 5 3,000 0,000 1,000 0,000 0,00103 210000 72,100
6 2 5 1,803 -0,588 0,832 -0,555 0,00086 210000 100,179
7 5 3 1,803 0,588 0,832 0,555 0,00086 210000 100,179

Calcule des langueurs et angles :

Les barres supérieures et inferieures ont la même langueur 3m.

On utilise le théorème de Pythagore pour trouver les langueurs des barres


diagonales √ 12+ 1.52=√ 3.25 = 1.803m (même calcule pour les autres barres diagonales)

Pour les angles des barres supérieures et inferieure  = 0


1
( )
Les angles des barres diagonales : tan-1 1.5 =0.588 en Rad
7. Calcul de la rigidité globale  :
Le modèle utilisé dans les calculs des matrices :
K GLOBALE = ROT TRANS * KLOC * ROT

La matrice de rotation [R] transforme les vecteurs déplacements ou forces du


repère global vers le repère local.
Matrice de rigidité [K] matrice de rotation [R]

K local R
E*S/L 0 -E*S/L 0 Cos  Sin  0 0
0 0 0 0 -Sin  Cos  0 0
-E*S/L 0 E*S/LMatrice0transposée de rotation
0 [RT] 0 Cos  Sin 
0 0 0 0 0 0 -Sin  Cos 
RT
Cos  -Sin  0 0
Sin  Cos  0 0
0 0 Cos  -Sin 
0 0 Sin  Cos 
 Calcule au niveau global :

Au niveau des membrures supérieures et inférieures : exemple de barre 1

Même calcul et résultats pour les barres 2 et 5.


Au niveau des barres diagonales : exemple de barre 3 :

Même calcul et résultats pour les barres 4,6 et 7.

L’assemblage dans le repère global des matrices de rigidité  :


L’assemblage des matrices consiste à faire la somme de toutes les
rigidités des nœuds liées entre eux (communs) et enfin avoir la matrice de
rigidité de la structure voulue.

Matrice assemblée sans conditions limites :

Matrice assemblée avec conditions limites :

Notre structure est bloquée au niveau des appuis : on à un blocage des degrés
de libertés des nœuds 3 et 5 donc les déplacements sont nuls
On a : Le nœud 3 est fixé U3 = 0 et V3 = 0.
Le nœud 5 est partiellement fixé au niveau de son vertical  V5 = 0.
Pour qu’on aura la matrice assemblée avec les conditions limites qu’on a
dans cette structure, on bloque toutes les lignes et les colonnes des positions
bloquées avec un 0 sauf les diagonales avec une valeur unitaire = 1.

8. Calcul des déplacements globaux {q}xy  :


{K}
Relation du la structure (xy)*{q}xy={P}xy Alors, q=k-1*P

{K}(xy) : la matrice de rigidité dans le repère local.

{P}xy : est vecteur effort de la barre dans son repère local.

Vecteur des efforts avant CL Vecteur des efforts avec CL.

K-1 : Matrice inverse de la matrice assemblée


{q}xy : le vecteur de déplacements dans le repère local.

Sans nœuds bloqués dép. final des nœuds.

9. Calcul des réactions  :


On prend la matrice globale avant conditions limites et on multiplie les lignes
correspondant aux positions des degrés de libertés bloqués par le vecteur
déplacement.

Réaction : R5 = ligne 1 x {q}

-La 5ème ligne présente U 3 de la matrice de rigidité avant conditions limites.


R6 = ligne 2 x {q}

-La 6ème ligne présente V 3 de la matrice de rigidité avant conditions limites.


R10 = ligne 7 x {q}

-La 10ème ligne présente V 5 de la matrice de rigidité avant conditions limites.


* =

10. calcul des efforts normaux  :


Les efforts sont calculés dans le repère local :
On prend les vecteurs déplacements de chaque élément et on les transforme dans
le local en utilisant la matrice de rotation, ensuite on multiplie les déplacements
trouvés dans le local avec la matrice de rigidité local pour avoir les efforts
internes.

qlocal= qglobal x ROT

qlocal : vecteur déplacement de l’élément dans le local.

qglobal : Vecteur déplacement de l’élément dans le global.

Rot : matrice de rotation de l’élément.

Ni = qlocal x K

Ni : effort normal de l’élément et K : Matrice locale


Même processus de calcul dans les autres barres
11. Les diagrammes des efforts  :

1 2 3
1 2

3 4 6 7

4 5 5

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