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Appareils à gaz

Conduits de fumée. Ventilation


par Bernard DOMBLIDES
Ingénieur
Gaz de France - Direction commerciale - CeGIBAT

1. Pollution de l’air....................................................................................... C 3 860 - 2


1.1 Sources de pollution de l’air des locaux d’habitation .............................. — 2
1.2 Lutte contre la pollution de l’air des locaux d’habitation......................... — 2
1.3 Combustion.................................................................................................. — 2
2. Ventilation des locaux ............................................................................ — 4
2.1 Immeubles anciens...................................................................................... — 4
2.2 Immeubles neufs ......................................................................................... — 5
3. Appareils à gaz à usage domestique.................................................. — 14
3.1 Classement des appareils à gaz à usage domestique .............................. — 14
3.2 Appareils considérés selon leur utilisation ............................................... — 15
3.3 Règles d’installation des appareils à gaz................................................... — 18
4. Conduits de fumée .................................................................................. — 19
4.1 Rôle d’un conduit de fumée........................................................................ — 20
4.2 Définition et classification........................................................................... — 20
4.3 Aspect réglementaire .................................................................................. — 20
4.4 Principe de fonctionnement........................................................................ — 22
4.5 Réalisation.................................................................................................... — 35
4.6 Entretien ....................................................................................................... — 44
4.7 Pathologie des conduits de fumée............................................................. — 45
Pour en savoir plus........................................................................................... Doc. C 3 860

e gaz, comme tout combustible, génère des produits de combustion. Il est


L donc nécessaire que des dispositions soient prises afin d’assurer l’alimenta-
tion en air comburant des appareils et l’évacuation à l’atmosphère des produits
de combustion.
Cet article présente une mise à jour de l’essentiel des connaissances concer-
nant ce domaine.
Elle tient compte notamment des récentes directives européennes relatives
aux appareils à gaz, à leur classification et à leur rendement et décrit les nouvel-
les prescriptions techniques concernant, en particulier, le dimensionnement des
conduits de fumée en tirage naturel pour le raccordement d’appareil gaz plus
performant.

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1. Pollution de l’air — d’assurer dans les locaux une arrivée efficace d’air neuf néces-
saire à la respiration et au bon fonctionnement des appareils de
combustion ;
— pour les appareils les plus polluants, tels que poêles, radia-
teurs, chauffe-bains, chaudières, de capter leurs produits de com-
1.1 Sources de pollution de l’air bustion et de les canaliser vers l’extérieur au moyen de conduits de
des locaux d’habitation fumée ;
— pour les autres appareils, de réaliser une évacuation perma-
nente des produits de combustion et des buées, au moyen de dispo-
La vie deviendrait rapidement impossible dans un local d’habita- sitifs qui permettront en même temps l’élimination des produits de
tion fictif qui serait parfaitement étanche par rapport à l’extérieur, la respiration et de la sudation.
mais il en serait de même dans un local réel qui serait limité par des
parois poreuses. Les sources de pollution sont en effet multiples. Les divers moyens, conduits de fumée et dispositifs de ventila-
tion, seront étudiés successivement ; ils assurent le confort des
occupants des logements d’une façon généralement suffisante. Les
1.1.1 Présence des occupants techniques de conditionnement d’air, comportant un traitement de
l’air plus ou moins complet (humidification ou déshumidification,
refroidissement, filtrage), permettent d’améliorer encore le confort,
La respiration d’un homme dégage les composés suivants : CO2 , mais sont jusqu’à présent peu utilisées dans les habitations de notre
H2O (vapeur), H2 , P, S, des amines grasses, etc. Les quantités de CO2 pays.
dégagées sont les suivantes :
— repos complet (sommeil) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10 L/h ;
— repos relatif (personne assise) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20 L/h ;
— légère activité. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30 L/h ;
1.3 Combustion
— travail moyen . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40 à 50 L/h.
Dans chaque cas, la quantité de O2 aspirée est supérieure de 5 % Une combustion est un ensemble de phénomènes physico-chimi-
environ à la quantité de CO2 indiquée ci-avant. Le corps humain ques, globalement exothermiques, comprenant principalement une
rejette, par la respiration et la sudation, de 60 à 90 g/h de vapeur série de réactions d’oxydation de corps combustibles par un corps
d’eau. comburant. Dans le cas des foyers domestiques, les corps combus-
De plus, les quantités de chaleur émises (métabolisme) sont les tibles soumis à l’oxydation, qui font partie intégrante des combusti-
suivantes : bles solides, liquides ou gazeux utilisés, sont notamment le
carbone, l’hydrogène, les hydrocarbures et, accessoirement, le
— repos complet (sommeil) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 250 kJ/h ; soufre ; le comburant est l’oxygène de l’air. Les formules bien
— repos relatif (personne assise) . . . . . . . . . . . . . . . . . 420 kJ/h ; connues correspondantes sont les suivantes :
— légère activité. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 500 à 670 kJ/h ;
— activité modérée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 670 à 1 465 kJ/h ; C + O2 ® CO2
— travail pénible . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .1 465 à 2 510 kJ/h. H2 + 1/2O2 ® H2O
Bien entendu, les valeurs limites indiquées ne seront que très
rarement atteintes dans des logements ; les émissions maximales p
C n H 2 p + æ n + --- ö O 2 ® n CO 2 + p H 2 O
de CO2 et de chaleur à escompter sont alors respectivement égales è 2ø
à 30 L/h et de l’ordre de 600 kJ/h environ.
S + O2 ® SO2

1.1.2 Utilisation de combustibles La combustion peut être :


— complète (ou neutre) sans défaut ni excès d’air ;
Les appareils de cuisson, de chauffage, de production d’eau — complète avec excès d’air ;
chaude, utilisant des combustibles solides, liquides ou gazeux quel- — incomplète avec défaut d’air ;
conques, consomment de l’oxygène et rejettent des produits de
— incomplète avec excès d’air.
combustion. Cette question est examinée au paragraphe 1.3.
Dans le premier cas, qui ne se rencontre pratiquement jamais, les
produits de combustion comprendraient principalement CO2 , H2O,
1.1.3 Production de buées SO2 et N2 . Dans le second cas, le plus fréquent dans le domaine des
utilisations domestiques, les produits de combustion sont compo-
sés des mêmes corps, auxquels s’ajoute l’oxygène de l’air en excès.
Les ustensiles de cuisine laissent échapper, dans l’atmosphère, de
Dans le troisième cas, on trouve encore CO2 , H2O, SO2 , N2 et, en
la vapeur d’eau en abondance ; les appareils de lavage du linge et de
plus, toujours CO et éventuellement C imbrûlé, parfois cokéfié, des
la vaisselle présentent le même inconvénient ; l’eau chaude des sal-
hydrocarbures imbrûlés et des corps de transition (aldéhydes, etc.).
les d’eau s’évapore. Il se déplace dans une cuisine jusqu’à 400 g/h
Les mêmes corps, auxquels s’ajoute l’oxygène de l’air en excès,
de vapeur d’eau par personne présente au foyer et jusqu’à 1 500 g/h
existent dans les produits d’une combustion du quatrième type. La
dans une salle d’eau.
combustion incomplète, qu’elle soit avec défaut d’air ou avec excès
d’air, doit être évitée, en raison notamment de la baisse de rende-
ment qui l’accompagne et de la toxicité de l’oxyde de carbone. Les
excès d’air couramment constatés avec des appareils domestiques
1.2 Lutte contre la pollution de l’air sont les suivants, exprimés en pour-cent de l’air théorique :
des locaux d’habitation — combustibles solides, avec foyer manuel . . . . . . . 60 à 175 % ;
— combustibles solides, avec foyer automatique . . . 40 à 85 % ;
Pour toutes les raisons exposées au paragraphe 1.1, il est — combustibles liquides . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40 à 85 % ;
nécessaire : — combustibles gazeux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5 à 30 %.

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Tableau 1 – Caractéristiques de la combustion neutre pour différents combustibles


Caractéristiques Nature des combustibles

Solides Liquides Gazeux


Air théorique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .[m3 d’air (0 °C et 1,013 bar) par kWh (PCI)] 0,86 à 0,90 0,92 à 0,97 0,86 à 0,96
Volume des fumées humides (1) . . . . . . . . . . . [m3 (0 °C et 1,013 bar) par kWh (PCI)] 0,96 à 0,98 1 1 à 1,07
Teneur en CO2 des fumées humides . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . (% en volume) 17,3 à 18,4 13,4 à 14,1 8,75 à 11,9
Teneur en H2O des fumées humides. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . (% en volume) 4,2 à 7,1 11,2 à 12,5 14,7 à 21,3
(1) Volume des fumées humides par kWh (PCI) : volume, ramené aux conditions normales, des produits de la combustion d’une quantité de combustible corres-
pondant à la production de 1 kWh (PCI), associée à la quantité d’air théorique, l’eau résultant de la combustion étant à l’état de vapeur.

Le volume et la composition des fumées dépendent du combusti-


ble utilisé et, plus précisément, de sa nature et de sa composition, Produits de
combustion
ainsi que du type de combustion réalisé. Le tableau 1 donne les
principales caractéristiques de la combustion neutre pour différents
combustibles.
x y
En première et grossière approximation, on peut, d’après ce
tableau, exprimer la règle suivante : Air
Air Produits de
combustion
Pour une combustion neutre, et pour un combustible quelcon-
que, la production d’un kilowattheure (pouvoir calorifique infé-
rieur ou PCI) exige 0,96 m3 (N) d’air, et le volume des fumées
humides produites est de 1 m3 (N).
x y
Nota : m3 (N) = m3 normaux à 0 °C et 1,013 bar.

■ Vapeur d’eau issue de la combustion a b


On observe que la combustion neutre d’un combustible quelcon- fonctionnement fonctionnement
normal avec vent plongeant
que fournit une quantité non négligeable de vapeur d’eau
(tableau 1) ; celle-ci est fonction de la teneur en H2 du combustible. x, y axe de rotation du volet mobile
Exemple : 1 kg de fioul contenant 125 g de H2 et dont le PCI est
Figure 1 – Coupe-tirage antirefouleur
égal à 11,6 kWh/kg fournit en brûlant un volume de fumées neutres
humides égal à :

11,6 ´ 1 = 11,6 m3 (N) ou encore si le conduit de fumée, tel un conduit adossé, est particu-
et une masse de valeur d’eau égale à : lièrement exposé au refroidissement.
L’admission d’air additionnel à la base du conduit de fumée
18 ´ 125 = 1 125 g entraîne une dilution des produits de combustion et abaisse par
--------
2 conséquent la température de rosée du mélange ; bien que cette
dont le volume est : opération provoque aussi un refroidissement des produits de com-
bustion, l’expérience montre que, finalement, le risque d’humidifi-
22,4 ´ 1 125 cation ou de bistrage se trouve notablement atténué. L’admission de
--------------------------------------- = 1 400 L (0 °C et 1,013 bar) l’air additionnel se fait le plus souvent par un dispositif appelé régu-
18
lateur ou modérateur de tirage, ou par un coupe-tirage antirefou-
La teneur en vapeur d’eau des fumées neutres humides est donc : leur, tel que celui dont sont munis presque tous les appareils
d’utilisation du gaz.
1,4
-------------- ´ 100 = 12 % environ. Dans le cas du fonctionnement normal d’un coupe-tirage antire-
11,6 fouleur d’appareil à gaz (figure 1a), les produits de combustion
Dans la pratique, la température des fumées s’abaisse parfois au- entraînent de l’air du local, qui pénètre dans le conduit de fumée par
dessous du point de rosée dans le circuit appareil/conduit de raccor- le coupe-tirage antirefouleur ; cela permet en particulier d’avoir un
dement/cheminée ; la vapeur d’eau des fumées passe alors à l’état excès d’air à peu près constant quelles que soient les conditions de
liquide et peut cheminer à travers les joints du conduit de fumée ou tirage.
même à travers ses parois si ce dernier n’a pas les caractéristiques
d’étanchéité à l’eau suffisantes. Il en résulte des dommages sur les Au contraire, dans le cas du fonctionnement avec vent plongeant
peintures ou papiers de tenture des logements, sous la forme de (figure 1b), le vent ne peut pénétrer dans l’appareil ; toutefois, les
taches d’humidité ; s’il existe un dépôt de suie ou de calcin dans le produits de combustion se répandent dans le local, en passant par
conduit, il se trouve partiellement entraîné par l’eau et les taches le coupe-tirage, et polluent son atmosphère. Un tel fonctionnement,
sont de couleur brunâtre ; c’est ce que l’on appelle le bistrage. pour être acceptable, ne peut se produire qu’exceptionnellement.
L’apparition d’eau à l’état liquide dans le circuit appareil/conduit À compter du 1er janvier 1996, la Direction européenne « Appareil
de raccordement/cheminée se produit, par exemple, lorsque l’appa- à gaz » impose qu’un dispositif de sécurité antirefoulement équipe
reil d’utilisation émet des fumées à température relativement basse, tous les appareils à gaz du type B1 (cf. § 3.1.4 : appareils du type B).

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Ces considérations montrent qu’il faut tenir compte de la possibi- 2.1.2 Système de ventilation
lité de condensation de la vapeur d’eau dans le circuit appareil/
conduit de raccordement/cheminée lors du choix de l’appareil d’uti- 2.1.2.1 Orifices
lisation.
Deux orifices, placés l’un près du plancher, l’autre près du plafond
■ Variation de volume des fumées neutres de la pièce, apportent une solution réglementaire, à condition qu’ils
soient disposés de préférence sur deux faces opposées du bâtiment.
Si l’on applique aux fumées la loi de Gay-Lussac [V = V0 (1 + aT)], S’ils étaient placés sur la même face, ou même sur deux faces adja-
on constate que le volume des fumées neutres noté à 0 °C est mul- centes, le but recherché ne serait pas totalement atteint.
tiplié par 1,5 environ lorsque la température est de 140 °C et par 2
lorsqu’elle atteint 273 °C. De plus, l’introduction de l’air extérieur, en hiver, cause inévitable-
ment une gêne aux occupants si des dispositions particulières ne
sont pas prises. Faute de ces dispositions, on a vu bien souvent les
orifices être obturés par des moyens de fortune et il est inutile
d’insister sur les inconvénients d’une telle pratique.
2. Ventilation des locaux Ces dispositions sont les suivantes :
— déflecteur devant l’entrée d’air dans la pièce ;
— flux d’air conduit derrière un radiateur ou un appareil à com-
Il est nécessaire d’alimenter les locaux d’habitation en air neuf et bustion par une gaine horizontale ;
d’en évacuer l’air pollué. Ces deux fonctions doivent être assurées — conduit d’amenée d’air installé sous plancher ou constitué par
en permanence afin de garantir le confort des occupants, d’une part, le hourdis lui-même.
et de permettre un fonctionnement correct des appareils à combus-
tion, d’autre part. Nous avons étudié dans le paragraphe 1 une série Tous ces procédés sont encore d’une efficacité souvent insuffi-
de dispositions techniques liées à la présence d’appareils à combus- sante. Il est préférable de faire en sorte que l’air neuf soit amené par
tion. Nous abordons maintenant une seconde série de dispositions des conduits traversant les locaux chauffés ; c’est ce que permettent
techniques concernant les dispositifs de ventilation à fonctionne- de réaliser certains procédés décrits ci-après.
ment naturel ou mécanique, qui ont pour objet principal de garantir
l’hygiène des locaux. 2.1.2.2 Conduits de ventilation
Ils peuvent être :
— individuels (figure 2) : chaque conduit aspire l’air vicié par un
2.1 Immeubles anciens orifice sous plafond pour l’évacuer au-dessus du toit. Grâce à la
dépression ainsi créée, la partie inférieure du même conduit intro-
duit dans la pièce, au-dessus du plancher, l’air neuf prélevé au
niveau du sol de la rue ou en sous-sol. Bien entendu, le conduit est
2.1.1 Réglementation obturé au niveau de la pièce entre les orifices d’arrivée d’air neuf et
d’évacuation d’air vicié. Ce procédé a été et est encore utilisé ;
Dans les immeubles anciens, tels que nous les avons définis au — collectifs (figure 3) : ces conduits à départs ou à arrivées indi-
paragraphe 4.3.1, les prescriptions applicables sont principalement viduels sont construits sur le même principe que les conduits de
celles de l’arrêté du 14 novembre 1958 intitulé Aération des loge- fumée type shunt (§ 4.5.6.2.1), mais les boisseaux sont en béton de
ments pris en application du décret du 22 octobre 1955. sable et non plus en béton de pouzzolane ou de chamotte.

Elles peuvent se résumer comme suit : dans les pièces de service,


les entrées d’air pouvaient se faire en partie basse directement par
des ouvertures sur l’extérieur ou par des conduits, tandis que les Air vicié
sorties d’air se faisaient en partie haute directement sur l’extérieur
par des ouvertures ou par des conduits.
Air vicié
Cet arrêté prévoit que « des instructions particulières fixeront les 5e étage
conditions selon lesquelles des systèmes mécaniques pourront être
utilisés éventuellement comme système de ventilation d’appoint ». Air frais
En fait, seule la norme P45-204 (DTU 61.1) Installations de gaz, dont Air vicié
nous parlerons ci-après, a fourni de telles instructions. 4e étage
Par ailleurs, deux arrêtés concernant l’utilisation des produits Air frais
pétroliers et des combustibles gazeux contiennent des prescriptions
complémentaires : Air vicié
3e étage
— l’arrêté du 21 mars 1968, intitulé Règles techniques et de sécu-
rité applicables au stockage et à l’utilisation des produits pétroliers Air frais
dans les lieux non visés par la législation des établissements dange- Air vicié
reux, insalubres et incommodes, et la réglementation des établisse- 2e étage
ments recevant du public, reprend le principe des ventilations haute
et basse et fixe des sections différentes selon qu’il s’agit de bâti- Air frais
ments à usage individuel ou de bâtiments à usage collectif ; Air vicié
— l’arrêté du 15 octobre 1962 (J.O. du 18 octobre 1962) modifié le 1er étage
17 mars 1967 (J.O. du 6 avril 1967), intitulé Règles techniques et de
sécurité applicables aux installations de gaz ou d’hydrocarbures Air frais
liquéfiés situées à l’intérieur des locaux d’habitation ou de leurs
dépendances, est complété par la norme P45-204 (DTU 61.1) Instal- Air frais
lations de gaz dont les exigences ne sont en aucun cas plus sévères
que celles de l’arrêté du 14 novembre 1958. Figure 2 – Conduits de ventilation individuels

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— de l’arrêté du 22 octobre 1969 intitulé Aération des logements,


suivi de la notice technique du CSTB Ventilation [21] ;
— de l’arrêté du 24 mars 1982 relatif à l’aération des logements,
abrogeant de fait le précédent et s’appliquant à toutes constructions
ayant fait l’objet d’une demande de permis de construire ou de pro-
rogation de permis de construire six mois après sa publication ;
Air vicié
Air vicié — de l’arrêté du 28 octobre 1983 relatif à l’aération des logements
et modifiant l’article 4 de l’arrêté du 24 mars 1982.
7 Air frais 14 Air frais

Air vicié Air vicié 2.2.2 Principe de fonctionnement


6 Air frais 13 Air frais
L’article premier des arrêtés du 22 octobre 1969 et du 24 mars
Air vicié
1982 indique que « l’aération des logements doit pouvoir être géné-
Air vicié rale et permanente au moins pendant la période où la température
5 Air frais 9 Air frais extérieure oblige à maintenir les fenêtres fermées, et la circulation
de l’air doit pouvoir se faire principalement des pièces principales
Air vicié Air vicié vers les pièces de service ».
4 Air frais Air frais L’application de ce principe consiste à :
8
— disposer, dans les pièces principales, des entrées d’air : orifi-
Air vicié Air vicié ces en façade (figure 4 a, b, c) ou conduits horizontaux ou verticaux
Air frais Air frais (figure 4 d à i), ou dispositif mécanique (les entrées d’air par
3 7
conduits à tirage naturel sont pratiquement abandonnés depuis la
Air vicié fin des années 1960) ;
Air vicié — disposer dans les pièces de service des évacuations d’air :
2 Air frais 2 Air frais conduits verticaux à tirage naturel (figure 4 a, b, d, e, g, h) ou dispo-
sitif mécanique (figure 4 c, f, i) ;
Air vicié Air vicié — ménager entre les pièces principales et de service les passages
Air frais Air frais nécessaires pour la libre circulation de l’air (orifices en parois ou
1 1
jeux entre portes et huisseries) ;
Air vicié — réaliser ainsi un balayage général et permanent de l’ensemble
Air vicié
Rez-de- Rez-de- du volume de l’appartement pour renouveler l’air dans les condi-
chaussée Air frais Air frais tions climatologiques normales d’hiver (figure 5).
chaussée

2.2.2.1 Ventilation non modulée


Arrêté du 22 octobre 1969
Sous-sol Sous-sol (abrogé par l’arrêté du 24 mars 1982)
En complément du principe de fonctionnement décrit ci-avant,
Air frais pris en façade l’arrêté du 22 octobre 1969 fixait le taux de renouvellement d’air du
logement à environ 1 fois par heure le volume total des pièces prin-
Figure 3 – Conduits de ventilation collectifs cipales.
La notice technique du CSTB [21] donnait les valeurs de débit à
respecter pour chaque pièce. Elles sont résumées dans le tableau 2.
Les conduits d’amenée d’air sont montés comme des conduits de
fumée inversés ; les conduits d’évacuation d’air vicié sont montés
dans le même sens que les conduits de fumée. Le nombre de Tableau 2 – Aération générale et permanente
niveaux desservis par une même gaine collectrice est limité à 7 des logements [21]
lorsqu’elle dessert des pièces en position centrale.
Nota : rappelons que les produits de combustion des appareils à gaz non raccordés à un Débit type
conduit de fumée (cuisinières, chauffe-eau, machines à laver, etc.) peuvent être évacués de sortie
par un conduit de fumée inutilisé ou par le coupe-tirage d’un autre appareil raccordé à un d’air
conduit de fumée (chauffe-bain, chaudière, radiateur).
Désignation de la pièce de service

m3 /h

2.2 Immeubles neufs dans un logement de moins


de trois pièces principales . 45 à 90
Cuisine
dans un logement de trois
2.2.1 Réglementation pièces principales ou plus. . 60 à 120

Face au constat de l’efficacité limitée des techniques de ventila- destinée à recevoir des
tion existantes, le Centre scientifique et technique du bâtiment a appareils à gaz . . . . . . . . . . . 60
Salle de bains
recherché d’autres solutions. ou de douches appelée à servir de séchoir . 30 à 60
Basées sur le principe de la ventilation générale et permanente, autres cas . . . . . . . . . . . . . . . 30
ces solutions ont elles-mêmes évolué, dans un souci constant d’effi-
cacité et d’économie d’énergie. Séchoir fonctionnant de dimension courante . . . . 0 à 30
par la ventilation
Elles ont officiellement et successivement eu droit de cité après la générale de grande dimension (20 m
du logement d’étendage ou plus). . . . . . . 0 à 60
parution :
— du décret n° 69-596 du 14 juin 1969 ; Cabinets d’aisances 30

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a b c d

e f g h i

a tirage naturel : amenée d'air neuf par orifices en façade et évacuation f extraction mécanique : amenée d'air neuf par conduit shunt inversé
d'air pollué par conduits individuels ouvert sur une façade et extraction mécanique d'air pollué par conduit
b tirage naturel : amenée d'air neuf par orifices en façade et évacuation collectif
d'air pollué par conduit shunt g tirage naturel : amenée d'air neuf par conduits individuels ouverts
c extraction mécanique : amenée d'air neuf par orifices en façade et sur deux façades et évacuation d'air pollué par conduits individuels
extraction mécanique d'air pollué par conduit collectif h tirage naturel : amenée d'air neuf par conduit shunt inversé ouvert
d tirage naturel : amenée d'air neuf par conduits individuels ouverts sur deux façades et évacuation d'air pollué par conduit shunt
sur une façade et évacuation d'air pollué par conduits individuels i extraction mécanique : amenée d'air neuf par conduit shunt inversé
e tirage naturel : amenée d'air neuf par conduit shunt inversé ouvert ouvert sur deux façades et extraction mécanique d'air pollué par
sur une façade et évacuation d'air pollué par conduit shunt conduit collectif
Nota : les entrées d'air pour conduits verticaux à tirage naturel (d à i) sont pratiquement abandonnées depuis la fin des années 60

Figure 4 – Ventilation dans les immeubles neufs

De plus, l’arrêté prévoit des dispositions particulières pour les


Entrées d'air immeubles collectifs des régions côtières de l’Atlantique, de la
Méditerranée et de la Corse, ainsi que pour les habitations indivi-
duelles isolées, jumelées ou en bande. L’essentiel de ces disposi-
Cuisine Chambre
Sorties
tions particulières consiste à n’imposer l’aération permanente que
1 pour la cuisine.
d'air

2.2.2.2 Ventilation modulée


Arrêté du 24 mars 1982
Afin de diminuer les déperditions thermiques par renouvellement
VO d’air des logements, l’arrêté du 24 mars 1982 a introduit la notion de
modulation de débit de ventilation dans des proportions impor-
tantes.
Les nouvelles exigences peuvent être résumées ainsi. Le renou-
vellement d’air peut être modulé en fonction des besoins. Il en est
tenu compte pour le calcul des déperditions. Cette modulation ne
Chambre Séjour Chambre peut se faire que sous réserve de respecter les débits minimaux por-
2 3 tés dans le tableau 3 :
— le débit réduit extrait en cuisine ne peut descendre au-dessous
VO vide-ordures
d’un seuil fonction du nombre de pièces du logement (20, 30 ou
45 m3 /h) ;
Entrées d'air — le débit réduit extrait de l’ensemble du logement ne peut des-
cendre au-dessous d’un seuil dépendant du nombre de pièces prin-
Figure 5 – Ventilation générale et permanente cipales N (35 m3 /h pour un studio, 15 (N + 2) autrement) ;

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Tableau 3 – Ventilation modulée : débits extraits (en m3 /h) [arrêté du 24.3.1982]


Grands débits
Nombre Débits réduits minimaux
(performances minimales de l’installation)
de pièces
principales Salle de bains WC
Autre
N Cuisine Logement Cuisine Douche + WC
salle d’eau Unique Multiple
Douche
1 20 35 75 15 15 15 15
2 30 60 90 15 15 15 15
3 45 75 105 30 15 15 15
4 45 90 120 30 15 30 15
>5 45 15 (N + 2) 135 30 15 30 15

Tableau 4 – Exemple de répartition des débits (en m3 /h) pour un logement de 3 pièces
Exigences réglementaires
Pièces du logement
(1982) 1re solution 2e solution 3e solution

ì ü
Cuisine í mini 45 45 45 60
î maxi þ 105 105 105 105
Salle de bains 30 30 15/30 15/30
WC 15 0/15 15 0/15
ì ü
Logement í mini 75 75 75 75
î maxi þ 150 150 150 150

— l’installation de ventilation doit être conçue de façon que l’on Dans la troisième solution, le débit réduit, 60 m3 /h en cuisine, est
puisse obtenir, simultanément ou non dans les différentes pièces de supérieur au minimum réglementaire, mais le débit réduit du loge-
service, des débits fonction de la nature de ces pièces et du nombre ment reste de 75 m3 /h. Cette disposition pourrait s’avérer intéres-
de pièces principales. sante pour certaines installations : en effet, un débit permanent de
60 m3 /h est compatible avec le fonctionnement d’un appareil à gaz
Ainsi, dans le tableau, on entend :
de 14 kW.
— par grand débit, le débit extrait qui doit pouvoir être atteint
Notons cependant que cette solution nécessite l’emploi d’orifices
dans les pièces de service au gré de l’usager ; les valeurs indiquées
de sortie d’air vicié pouvant se fermer totalement dans certaines
sont donc des valeurs minimales qu’il n’est pas interdit de dépasser,
pièces (0 à 15 m3 /h par exemple).
mais il faudrait alors en tenir compte dans le calcul des
déperditions ; Il convient de noter que seule la deuxième solution (bouche 15/30
— par débit réduit minimal en cuisine, la plus petite valeur du en salle de bains, bouche 15 en WC) est réalisable avec les matériels
débit permanent extrait en cuisine ; on remarque que seule la cui- existant aujourd’hui sur le marché.
sine a un débit minimal imposé ; Le débit moyen à prendre en compte pour le calcul des déperdi-
— par débit réduit minimal du logement, la plus petite valeur du tions est :
débit permanent extrait de l’ensemble du logement ; cette valeur 11 Q min + Q max
intègre le débit minimal de la cuisine ; le débit minimal réduit du Q moy = -----------------------------------------
-
12
logement peut être réparti entre la cuisine et les autres pièces de
service. Qmin et Qmax étant les valeurs minimale et maximale du débit
d’air total extrait obtenues en agissant sur les dispositifs de réglage.
On peut remarquer que le nouvel arrêté n’interdit pas la ventila-
tion à débit constant, c’est-à-dire, sans modulation. Dans l’exemple précédent, le débit moyen est de 81,3 m3 /h.
Il correspond à un taux de renouvellement d’air moyen d’environ
Les débits extraits doivent alors être égaux (ou supérieurs) aux
0,5 fois le volume habitable par heure.
grands débits du tableau 3.
Le manque à gagner au niveau des déperditions thermiques doit 2.2.2.3 Ventilation modulée et régulée
alors être récupéré au niveau de l’isolation des façades par exemple. Arrêté du 28 octobre 1983
Le tableau 4 montre, en exemple, pour un appartement de L’arrêté du 28 octobre 1983 modifiant l’article 4 de l’arrêté du
3 pièces principales avec un WC, une salle de bains et une cuisine, 24 mars 1982 relatif à l’aération des logements autorise « lorsque
comment répartir les débits extraits entre les 3 pièces de service l’aération est assurée par un dispositif mécanique qui module auto-
pour obtenir la ventilation minimale strictement réglementaire. matiquement le renouvellement d’air du logement, de telle façon
que les taux de pollution de l’air intérieur ne constituent aucun dan-
Les deux premières solutions consistent à moduler les débits ger pour la santé et que puissent être évitées des condensations,
essentiellement en cuisine, le débit d’air vicié pouvant varier de 45 à sauf de façon passagère », un débit total minimal de ventilation
105 m3 /h. égal à :
Comme il est exigé un débit minimal permanent de 75 m3 /h pour Q (m3 /h) = 5 ´ N pour les F2 et plus ;
le logement, il reste 30 m3 /h permanents pouvant être extraits soit
dans la salle de bains, soit répartis entre les WC et la salle de bains. = 10 pour les studios ;

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Tableau 5 – Évolution de la ventilation pour un logement de 3 pièces


Réglementation 1969 Réglementation 1982 Réglementation 1983

ì Cuisine 90 45 à 150
ï
ï WC 30 15
Débits extraits (m3 /h) í
ï Salle de bains 30 15 à 30
ï
î Total 150 75 à 150 15/150
Taux de renouvellement d’air (volume habitable/heure) 0,86 0,43 à 0,86 0,09/0,86
Taux de renouvellement d’air moyen 0,86 0,5 0,3

N étant le nombre de pièces principales. n’est guère plus utilisée depuis la parution de l’arrêté du 24 mars
Cela permet de réduire, sous certaines conditions, le débit total 1982 rendant quasiment obligatoire la modulation des débits.
minimal du logement, diminuant de ce fait le taux moyen de renou- En effet, les dépressions créées par le seul tirage sont trop faibles
vellement d’air et les déperditions par ventilation. et trop aléatoires pour espérer atteindre une modulation des débits
C’est ainsi que plusieurs systèmes de ventilation hygroréglables aussi importante.
ont pu recevoir un avis technique. L’un d’eux est composé d’entrées D’ailleurs, aucune notice technique traitant du sujet dans le cas
d’air et de bouches d’extraction dites hygroréglables. L’élément sen- d’immeubles collectifs n’est encore parue.
sible est une tresse de nylon dont la tension, fonction de l’humidité En revanche, une brochure technique du CSTB [22] indique les
ambiante, fait varier la section de passage de l’air. sections nécessaires des conduits individuels de ventilation et de
Lorsque le logement est inoccupé et qu’il n’y a pas de production leur grille pour respecter l’arrêté Ventilation du 24 mars 1982.
de vapeur d’eau, le débit de ventilation est minimal. Dans le cas
contraire, le système adapte les débits de ventilation aux taux 2.2.3.2 Ventilation haute avec évacuation d’air
d’humidité de chaque pièce du logement. Globalement, le taux de par dispositif mécanique
renouvellement d’air moyen est de l’ordre de 0,3 fois le volume
habitable par heure. Une ventilation mécanique contrôlée (VMC) ou une ventilation
mécanique contrôlée gaz (VMC-Gaz) mal conçue peut entraîner des
Les débits de ventilation à prendre en compte pour le calcul des conséquences graves sur son efficacité vis-à-vis de l’élimination de
déperditions d’un logement équipé d’un système hygroréglable l’humidité du logement, mais également sur les problèmes acousti-
sont donnés par le constructeur du matériel. Ils sont issus d’un cal- ques qu’elle peut causer (à l’intérieur d’un logement ou entre loge-
cul informatique et ont reçu, de même que le matériel, un avis tech- ments).
nique.
La norme XP P 50-410 (DTU 68.1) fixe les Règles de conception et
Dans l’exemple illustré par le tableau 5, on peut constater l’évolu- de dimensionnement des installations de VMC et de VMC-Gaz. Pour
tion du taux moyen de renouvellement d’air pour un logement de 3 sa part, la norme P 50-411 (DTU 68.2) Exécution des installations de
pièces principales, 1 WC, 1 salle de bains et 1 cuisine (70 m2 habita- ventilation mécanique traite de leur réalisation.
bles, en fonction de la réglementation en vigueur).
Ces règles peuvent se résumer ainsi :
— réaliser des réseaux simples à faible perte de charge, particu-
2.2.3 Conception et réalisation lièrement pour le réseau horizontal de collecte, en évitant l’emploi
de la ventilation générale et permanente de pièces créant de fortes pertes de pression (tés, rencontres oppo-
sées de courants, etc.) ;
— rendre accessible, pour la maintenance et l’entretien, certaines
Les schémas de la figure 4 représentent neuf solutions différentes parties du réseau (extracteur, haut de colonne, pied de colonne,
de ventilation générale et permanente. Plusieurs remarques peu- etc.) ;
vent être faites à propos de ces diverses solutions. — utiliser de préférence des entrées d’air autoréglables (confor-
mes à la norme E 51-732) ;
2.2.3.1 Ventilation haute par tirage thermique — pour éviter des gênes acoustiques, ne pas dépasser la vitesse
de 5 m/s dans les conduits verticaux et 6 m/s dans le réseau hori-
a) L’entrée d’air en façade par orifices à section fixe n’est valable zontal de collecte ;
qu’en site abrité. — limiter les pertes de pression à grand débit à 25 Pa dans les
b) L’entrée d’air par grilles autoréglables, c’est-à-dire dont la sec- conduits verticaux et à 50 Pa entre l’extracteur et chaque haut de
tion varie avec la pression du vent, est recommandée en site colonne (souche) ;
exposé. — choisir un extracteur dont la dépression de fonctionnement
c) L’entrée d’air par gaine horizontale et conduits verticaux est varie très peu entre le débit total minimal et maximal de l’installa-
recommandée en site exceptionnellement exposé. tion (» 10 Pa) ;
— dimensionner le réseau pour le débit maximal de l’installation
d ) Les orifices de sortie d’air des pièces peuvent être à sections et vérifier qu’au débit total minimal de l’installation la dépression
fixes ou autoréglables. disponible derrière chaque bouche d’extraction se trouve dans la
e) Un conduit individuel ou un raccordement individuel de plage préconisée par le constructeur.
conduit collectif ne peut desservir qu’une seule pièce. Il faut remarquer que ces installations sont très souvent dimen-
f ) Un conduit collectif qui dessert des cuisines ne peut desservir sionnées par les constructeurs de matériel.
des salles d’eau ou des cabines d’aisance. À titre d’exemple, la figure 6 illustre les conséquences de la
Il convient de noter que la technique de la ventilation haute par modulation des débits sur les dépressions de fonctionnement de
tirage thermique, bien que toujours autorisée par la réglementation, l’installation.

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Blocage
DpVMC
Dp (Pa)

200 Points de
fonctionnement
Griffe
Courbe caract de fixation
170 ér Membrane
de l'extracteistique
Limite ur
acoustique 160
160 pour un 159 Réseau horizontal
matériel 153 (refoulement compris)

ph = 45 Pa
donné Ré
se V < 6 m/s Ventilation
au
ve complémentaire
rti
ca
l Commande du débit
Dp = 115 Pa
V< (haut e e' complémentaire de ventilation
5m conduit

pv = 25 Pa
/s vertical) 0
100
Les cotes e et e' sont réglables.
Dpmin = 90 Pa
(bouche a réglage fixe b bouche autoréglable
chaudière)
Figure 7 – Bouches d’extraction

50
0 Qmax/2 Qmax — bouches à réglage fixe (figure 7 a) ou à section constante ; le
Q (m3/h) débit croît environ comme la puissance un demi de la dépression ;
— bouches dites autoréglables (figure 7 b) ou à section variable ;
a extracteur classique, dimensionnement correct
le débit extrait est sensiblement constant dans une plage de dépres-
sion donnée par le constructeur ; ces derniers types de bouche faci-
Dp (Pa) litent grandement le dimensionnement du réseau d’extraction.
200
2.2.3.3 Ventilation hygroréglable
190
180 Le débit extrait à l’extracteur peut varier dans un rapport de 1 à 6.
14 Réseau horizontal
176 (refoulement compris)
Le choix de l’extracteur et la conception du réseau ont donc une
Limite 168 8 importance majeure.
acoustique
ph = 55 Pa

160 pour un Les matériels proposés par les constructeurs visent, suivant les
matériel cas, la maison individuelle ou les immeubles collectifs.
donné Certains d’entre eux sont compatibles avec l’utilisation d’appa-
Réseau reils à gaz raccordés (classiques ou à condensation). Il convient
Zone de vertical
réseau 125
alors de prendre contact avec le constructeur.
pv = 35 Pa

vertical Il existe également une technique dont l’appellation commerciale


bruyant est VNH : Ventilation naturelle hygroréglable.
à débit
100 réduit Il s’agit, en fait, plus d’un système permettant d’améliorer la ven-
tilation d’immeubles existants équipés de conduits shunt que d’un
90 système permettant de respecter les exigences de l’arrêté du
24 mars 1982 modifié le 28 octobre 1983 relatif à l’aération des loge-
ments.

2.2.3.4 Autres systèmes


50
0 Qmax/2 Qmax Citons également, entre autres systèmes développés par diffé-
Q (m3/h) rents industriels, la ventilation mixte autonome (VMA) (brevet
CERIB : Centre d’études et de recherches des industries du béton
b extracteur classique, mauvais dimensionnement
manufacturé), les extracteurs statomécaniques (systèmes Astato et
DpVMC = Dpmin + pv + ph (y compris les pertes de charge du conduit VTI) et la ventilation naturelle assistée (procédé PAZIAUD).
de refoulement éventuel)
La VMA associe la ventilation mécanique en régime fort et la ven-
tilation naturelle en régime réduit, grâce à l’adjonction, sur des
Figure 6 – Évolution des dépressions dans un réseau de VMC-Gaz conduits individuels en béton, d’un micro-extracteur dans chaque
pièce de service et à l’utilisation de bouches de sortie d’air autoré-
glables pour les débits réduits.
Sur la figure 6 a, l’installation est à faible perte de pression ; le Des précautions doivent être prises s’il existe des appareils à gaz
choix du ventilateur est correct et les dépressions qui en résultent raccordés sur des conduits de fumée fonctionnant par tirage natu-
aux bouches sont satisfaisantes. rel, afin de ne pas provoquer d’inversion de tirage.
En ce qui concerne les matériels, le choix des bouches d’extrac- Les extracteurs statomécaniques sont des extracteurs statiques
tion se portera sur l’un des deux types suivants (conformes à la (visés par la norme P 50-413) équipés d’une assistance mécanique
norme NF E 51-713) : par turbine.

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Le procédé PAZIAUD est une aide au tirage par insufflation, dans 2.2.6.2 Logements construits entre 1940 et 1955
le conduit, d’un jet d’air à haute vitesse (induction) quand le moteur
thermique est insuffisant. Une volonté de traiter l’aération d’une manière cohérente se des-
Ces systèmes associent, comme le précédent, la ventilation méca- sine. Généralement, dans les bâtiments de cette époque, il n’existait
nique en régime fort et la ventilation naturelle en régime réduit (par aucune aération des pièces principales alors que les pièces de ser-
minuterie). vice étaient ventilées par un orifice en partie basse et en partie
haute.

2.2.4 Matériaux Les possibilités d’amélioration sont les suivantes :

Les matériaux utilisés pour la réalisation des installations de VMC — la section des entrées d’air, généralement surabondante, peut
sont, pour l’immense majorité, l’acier galvanisé ou l’aluminium s’il être réduite et les entrées d’air équipées de déflecteurs ; c’est la
y a des risques de corrosion extérieure. solution la plus couramment utilisée ;
— là aussi, il est possible de se rapprocher des textes de 1969 en
2.2.5 Dispositions particulières créant des entrées d’air dans les pièces principales (de préférence
autoréglables) sans oublier de supprimer celles qui existent déjà
dans les pièces de service.
Des dispositions particulières doivent être prises pour :
— faciliter le nettoiement des conduits ; Les sorties d’air peuvent se faire de deux façons :
— éviter la gêne des occupants du fait des courants d’air, par
exemple en combinant l’entrée d’air avec le chauffage par radia- — par tirage naturel par conduits collectifs s’il est possible d’ins-
teurs ou par sol et plafond, ou en assurant l’entrée d’air par l’inter- taller des conduits shunt (figure 4 b) dans les pièces de service ;
médiaire d’une installation de chauffage par air chaud ; l’amélioration ne peut se faire que dans des logements inoccupés,
— éviter les sifflements aux entrées et aux sorties d’air ; mais cette solution demande trop de place car le conduit shunt de la
— éviter la transmission des bruits entre logements ; cuisine ne peut desservir les autres pièces de service ;
— éviter la transmission des bruits des ventilateurs, des moteurs
et de l’écoulement de l’air dans les conduits (cas de la VMC) ; — par dispositif mécanique (figure 4 c), et c’est vraiment la solu-
— éviter l’inversion de tirage des foyers ouverts (cheminée tion la plus intéressante car on peut se contenter d’installer un seul
d’agrément) due à la dépression du logement créée par la VMC. conduit collecteur de l’air vicié des pièces de service, d’où un gain
Il convient, en outre, de préciser que l’installation d’un chauffe- de surface pour un coût d’investissement sensiblement égal.
eau non raccordé de 8,72 kW (125 mth/min) est interdite dans un
logement équipé d’une ventilation mécanique (art. 17.II de l’arrêté
du 2 août 1977 modifié). 2.2.6.3 Logements construits entre 1955 et 1969

Les prescriptions applicables dans ces logements peuvent se


2.2.6 Amélioration de la ventilation résumer comme suit : une aération suffisante du logement.
en habitat existant
Dans les pièces de service, les entrées d’air pouvaient se faire en
On peut diviser chronologiquement les logements anciens ou partie basse, directement par des ouvertures sur l’extérieur ou par
récents selon quatre grandes périodes : avant 1940, entre 1940 et des conduits, tandis que les sorties d’air se faisaient en partie haute
1955, entre 1955 et 1969, après 1969. directement sur l’extérieur par des ouvertures ou par des conduits.

2.2.6.1 Logements anciens d’avant 1940 Des possibilités d’amélioration existent :

Il n’existait aucune réglementation particulière si ce n’est des tex- — par réduction des sections d’entrée d’air et par équipement de
tes départementaux ou municipaux. déflecteurs efficaces ;
L’aération se faisait donc généralement par l’ouverture des fenê- — par mise en conformité avec les textes de 1969 ou 1982 si les
tres, mais surtout par les gros défauts d’étanchéité des huisseries
conduits existants sont utilisables :
des portes et des fenêtres.
Il y a différentes possibilités d’améliorations : • en installant des entrées d’air (autoréglables) dans les pièces
— on peut procéder à la remise en état du logement sans dispo- principales (si cette entrée d’air était faite par conduits verticaux,
sitif particulier d’aération, mais dans ce cas il s’avère nécessaire de leur démolition peut permettre des gains de surfaces apprécia-
ne pas améliorer la qualité d’étanchéité des huisseries ; bles),
— si le logement comporte des conduits de fumée dans certaines
pièces (principales ou de service), il peut être créé des ouvertures • les sorties d’air se faisant par les conduits verticaux existant
dans les pièces pour les entrées d’air à des endroits judicieusement dans les pièces de service.
choisis pour éviter une gêne par courant d’air frais, les sorties d’air
s’effectuant par les conduits de fumée inutilisés, s’ils existent, ou Il va de soi que cette mise en conformité pourrait se faire par dis-
par des orifices d’aération des parties hautes des parois ; positif mécanique, mais dans ce cas entraînerait la démolition des
— si les conduits de fumée existants sont inutilisables, il est tou- conduits verticaux pour les remplacer par un seul conduit collecteur
jours possible de se rapprocher des textes de 1969 ou 1982. En effet, en extraction mécanique.
les entrées d’air peuvent être créées dans les pièces principales, les
volumes des conduits de fumée inutilisables dans les pièces de ser-
vice étant récupérés pour installer des sorties d’air : 2.2.6.4 Logements construits après 1969
• par tirage naturel par des conduits collecteurs individuels ou
collectifs (figure 4 a et b) ; En 1969, apparaît le principe de la ventilation générale et perma-
• par dispositif mécanique par des conduits métalliques collec- nente par balayage : l’air pénètre dans les pièces principales par des
teurs (figure 4 c). entrées d’air et est extrait dans les pièces de service par des

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conduits de ventilation (individuels ou collectifs à raccordement


individuel de hauteur d’étage). Refoulement
Réseau horizontal
Souche
Dans la série Techniques gaz naturel, CeGIBAT a édité un Extracteur
guide qui s’intitule : Systèmes de ventilation et d’évacuation
des produits de combustion du gaz à tirage naturel pour l’habi-
tat collectif réhabilité.
Ce guide s’adresse aux différents intervenants concernés par Bouche
la réhabilitation des bâtiments résidentiels collectifs. Il vise à d'entrée Bouche
d'air d'extraction
fournir les éléments nécessaires à la réussite d’une réhabilita-
tion des systèmes de ventilation et d’évacuation des produits de Fenêtre Chaudière
combustion du gaz et, plus particulièrement, à préciser les
règles de conception et de dimensionnement permettant au Rez-de-
concepteur de choisir et de définir le ou les systèmes à proposer Trappe de visite
chaussée
aux maîtres d’ouvrage. Le guide fixe également la procédure de Pied de conduit
contrôle de réception à adopter. démontable
Il s’applique à la réhabilitation des systèmes de ventilation à Pièce Pièce
tirage naturel. Les solutions techniques préconisées dans ce principale de service
guide concernent les systèmes à tirage naturel, basés sur le Conduit
principe de la ventilation générale et permanente, et faisant vertical
appel à des extracteurs statiques ou statomécaniques placés en
débouché de conduits. Les autres systèmes de ventilation tels Figure 8 – Installation de VMC-Gaz
que les dispositifs mécaniques d’insufflation ou d’extraction
d’air ne font pas l’objet du présent guide, mais sont mentionnés
à titre indicatif en annexe dans laquelle on trouvera également — les conduits ont les qualités requises pour l’évacuation des
des recommandations relatives à la compatibilité de ces systè- produits de combustion du gaz (matériau spécial-gaz défini à
mes vis-à-vis des appareils à gaz. l’article 18 de l’arrêté du 2 août 1977 modifié ; aluminium A5 par
exemple) ; il est possible néanmoins d’utiliser de l’acier galvanisé
pour le réseau horizontal de collecte si ce dernier est situé en ter-
2.2.7 Ventilation générale et permanente, rasse ou en combles chauffés et si les chaudières ne sont pas à
condensation ;
et évacuation des produits
— en cas d’arrêt de la ventilation mécanique, la combustion dans
de combustion du gaz les appareils raccordés doit automatiquement s’arrêter ou les pro-
duits de combustion doivent pouvoir s’évacuer à l’extérieur libre-
2.2.7.1 Réglementation ment par tirage naturel.
L’arrêté du 24 mars 1982 modifié le 28 octobre 1983 intitulé Aéra- La solution adoptée par l’ensemble des constructeurs de chaudiè-
tion des logements indique dans son article 13 : res depuis le début de la technique est la mise au point d’un dispo-
sitif individuel de sécurité intégré à l’appareil à gaz interrompant le
« Qu’il s’agisse de conduit à tirage naturel ou de dispositif méca- fonctionnement du brûleur en cas de refoulement des produits de
nique, une évacuation des gaz de combustion d’appareils à gaz ou à combustion au coupe-tirage (suite à un arrêt de la ventilation par
hydrocarbures liquéfiés peut servir d’évacuation d’air, à condition exemple).
qu’une plaque scellée indique qu’on ne peut y raccorder un appareil
utilisant un autre combustible. » Les normes relatives aux appareils à gaz, dont le respect est rendu
obligatoire par l’arrêté du 2 août 1977 modifié (article 4), imposent
On rappelle que, par hydrocarbures liquéfiés, on entend le la présence de ce dispositif individuel de sécurité pour les appareils
propane commercial et le butane commercial. Par conséquent, un de type VMC.
conduit d’évacuation des fumées d’un appareil à mazout ne peut
pas servir d’évacuation d’air. Ce dispositif est :
— un interrupteur thermique pour les appareils classiques
Par ailleurs, l’article 19 de l’arrêté du 22 octobre 1969 intitulé
(figure 9) ;
Conduits de fumée desservant des logements précise :
un détecteur de flux gazeux [SNOUPI (Sécurité nouvelle positive
« Lorsque l’évacuation des fumées a lieu par extraction mécani-
et intégrée)] (figure 10) ou pressostatique (figure 11), pour les
que, le dispositif doit être tel que, en cas de panne, l’évacuation des
appareils à condensation.
fumées soit assurée par tirage naturel, ou que la combustion soit
automatiquement arrêtée. » Toutefois, cette sécurité pouvant être trompée dans certaines
configurations, une sécurité complémentaire (dispositif de sécurité
Cette prescription est reprise dans l’article 18 de l’arrêté du 2 août collective), recommandée par la circulaire du 17 mars 1986 du
1977 modifié sur les installations de gaz et hydrocarbures liquéfiés ministère de l’Industrie, est exigée sur les installations neuves par le
et dans l’article 12 de l’arrêté du 24 mars 1982 modifié le 28 octobre distributeur d’énergie depuis le 1er janvier 1988.
1983 relatif à l’aération des logements.
L’arrêté du 30 mai 1989 (JO du 9 juin 1989) rend obligatoire ce dis-
positif de sécurité collective sur les installations neuves de VMC-
2.2.7.2 Installations de VMC-Gaz Gaz. Un arrêté du 9 juin 1989 précise les organismes agréés pour
contrôler les dispositifs de sécurité collective.
2.2.7.2.1 Conception et dimensionnement
Ce dispositif de sécurité collective, dont les fonctions à assurer
La conception d’une VMC-Gaz (figure 8) est identique à celle sont décrites dans le cahier des charges du 25 juillet 1985 joint à la
d’une VMC (§ 2.2.3.2). Seules des contraintes liées au choix des circulaire précitée et en annexe de l’arrêté du 30 mai 1989, doit
matériaux et à la sécurité des installations doivent être respectées. asservir le fonctionnement des appareils raccordés au fonctionne-
Le raccordement d’un appareil à la VMC ne peut se faire que dans ment du ventilateur d’extraction.
les conditions suivantes : Il existe aujourd’hui deux dispositifs de sécurité collective (DSC).

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Produits de 220 ou 380 V


combustion

Bouche 24 V
Transformateur Détecteur
d'extraction de défaut Extracteur
de sécurité
Vers autres
chaudières
raccordées à
l'extracteur
Interrupteur
thermique Dernier niveau
Chaudière
Gaine
Conduit de VMC électrique des Organe de coupure
communs Tableau d'abonné
Relais de sécurité
Air de Compteur
dilution du Wh
+ logement
complément
de ventilation 220 V
Disjoncteur
Figure 9 – Dispositif individuel de sécurité Klixon

Compteur Premier niveau


des communs
Bouche Produits
Conduit de d'extraction de combustion
raccordement Wh
Wh
Conduit
Sortie des produits de VMC
de combustion
de l'échangeur
Entrée d'air N 1 2 3
additionnel Colonne montante
de l'immeuble
Carte électronique
Chaudière à Parties communes Logement individuel
condensation
Figure 12 – Dispositif de sécurité collective filaire

Figure 10 – Dispositif de contrôle du flux gazeux


vier 1991, approuvé comme cahier des charges par la décision
ministérielle du 15 avril 1991) (figure 12) ;
Bouche ■ DSC par courants porteurs en ligne
d'extraction Conduit VMC
Il ne peut équiper qu’une installation VMC-Gaz comportant une
alimentation électrique. Ce dispositif doit posséder un agrément
Produits ministériel (art. 2.5 dernier alinéa de l’arrêté du 25 avril 1985 modifié
de combustion le 30 mai 1989). Cette technique doit être réservée pour la mise en
Dépressostat Diaphragme place d’un DSC dans des immeubles existants.
Ventilateur Entrée d'air L’installation d’un DSC par courants porteurs en ligne doit faire
additionnel l’objet d’un accord préalable entre le maître d’ouvrage et le centre
EDF exploitant le réseau concerné.
Dépressostat
Avant toutes mises en œuvre, un diagnostic préalable de l’instal-
Air de combustion lation est nécessaire. Il doit être fait par la société DELTA DORE fabri-
cant du produit et maître d’œuvre dans la réalisation de
l’installation. La mise en œuvre doit être faite conformément au
document DELTA DORE [35].
Le raccordement au réseau EDF doit se faire conformément au
schéma de raccordement type (voir § 6.1, page 9 du document
DELTA DORE cité ci-dessus).

2.2.7.2.2 Modulation des débits et matériels


Figure 11 – Dispositif pressostatique individuel de sécurité
Le débit normal d’extraction Q des appareils à gaz raccordables à
une installation de VMC est donné par les formules suivantes :
■ DSC filaire Q (m3 /h) = 4,3 Pu (kW) pour les appareils classiques,

Il peut équiper indifféremment une installation VMC-Gaz munie Q (m3 /h) = 2,2 Pu (kW) pour les appareils à condensation,
d’appareils (chaudière ou chauffe-bain) comportant ou non une ali- avec Pu puissance utile.
mentation électrique (voir description de sa mise en œuvre dans le Les appareils le plus couramment utilisés étant à double service
document du COPREC DC/NR/5 de septembre 1988 modifié en jan- (chauffage + eau chaude sanitaire), soit de 23 kW avec eau chaude

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sanitaire instantanée, soit de 14 kW avec un ballon d’accumulation,


les débits à extraire sont : Corps en alliage
d'aluminium
moulé

Type d’appareil 14 kW 23 kW
Classique 60 m3 /h » 100 m3 /h Bilame réagissant
À condensation 30 m3 /h » 45 m3 /h à la température

Chaînette
On constate que le débit à extraire avec une chaudière à conden- commandée Corps
sation est compatible, dans la plupart des cas, avec le débit minimal par l'usages
Membrane
exigé en cuisine par l’arrêté du 24 mars 1982 modifié le 28 octobre
Griffe Vis de fixation
1983 (§ 2.2.2.2) ; le débit d’extraction des chaudières classiques est
le plus souvent compatible avec le grand débit cuisine. Vis Élément de
régulation
Afin de ne pas entraîner de surventilation liée au raccordement Manchette Bilame
d’un appareil classique, les constructeurs ont mis au point des bou- avant
ches d’extraction thermomodulantes. Filtre
Cordelette
Lorsque l’appareil est arrêté, elle fonctionne suivant le principe de commande
d’une bouche à réglage fixe ou autoréglable (suivant le
constructeur) ; dès que l’appareil fonctionne, un bilame ou une Figure 13 – Bouche d’extraction thermomodulante
membrane (suivant le constructeur) intégré à la bouche fait varier la pour générateur classique
section de passage des fumées jusqu’à atteindre le débit de fonc-
tionnement de l’appareil.
Ces types de bouches sont représentés sur la figure 13.
Les bouches d’extraction permettant le raccordement des appa- Débit complémentaire cuisine
reils à condensation ont deux orifices séparés :
— le premier pour les produits de combustion lorsque l’appareil
fonctionne ou pour le débit réduit en cuisine ;
— le second permettant d’atteindre le grand débit de ventilation.
Raccordement
La figure 14 illustre ce type de matériel. de la chaudière
Les bouches d’extraction pour VMC sont visées par la norme
Cordon commandé
NFE 51-713, celles pour VMC-Gaz par la norme NFE 51-711. par l'usager

2.2.7.2.3 Dispositions particulières


a à réglage fixe
Le circuit d’évacuation de l’air vicié et des produits de combustion
peut être descendant, l’extracteur étant alors souvent placé en par-
tie basse de l’immeuble : il s’agit de VMC-Gaz inversée. Cette tech-
nique peut s’avérer utile dans certaines dispositions architecturales Griffe
de fixation
(immeubles pyramides, par exemple).
Toute installation de VMC ou VMC-Gaz doit respecter l’arrêté du Membrane
31 janvier 1986 relatif à la protection contre l’incendie dans les bâti-
ments à usage d’habitation. Ce dernier impose certaines caractéris-
tiques de tenue au feu du réseau et interdit, en particulier,
l’utilisation de clapets pare-flamme sur les installations de VMC-
Gaz. Ventilation
complémentaire
L’arrêté du 25 avril 1985, modifié par l’arrêté du 30 mai 1989, rela-
tif à l’entretien des installations de VMC-Gaz fait obligation au pro-
priétaire ou au syndic d’un immeuble de faire vérifier régulièrement Commande du débit
complémentaire
l’installation collective de VMC-Gaz. Un document réalisé par le de ventilation
SYNASAV [13] permet d’établir le diagnostic et de faciliter les opéra- Vue de face
tions d’entretien d’une installation de VMC-Gaz.
b autoréglable
Le raccordement d’appareils individuels à condensation sur une
installation de VMC-Gaz implique le respect des dispositions parti- Figure 14 – Bouches d’extraction pour générateur à condensation
culières pour l’évacuation de l’eau de condensation [P 50-411
(DTU 68-2)].
— le transfert d’une partie de la chaleur contenue dans le
2.2.7.3 Double flux gaz mélange air vicié extrait-produits de combustion à l’air neuf insufflé,
Le double flux gaz assure (figure 15) : grâce à un échangeur.
— la circulation forcée de l’air de ventilation du logement par : L’intérêt d’un tel système réside dans :
• extraction d’air vicié dans les pièces de service, conjointement — le contrôle de la ventilation ;
à celle des produits de combustion de l’appareil à gaz, — les économies d’énergie apportées ;
• insufflation d’air neuf dans les pièces principales ; — l’amélioration du confort thermique ;

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mode d’amenée d’air comburant et d’évacuation des produits de


Arrivée combustion.
d'air neuf Conduits d'évacuation
des produits de combustion
et de l'air de ventilation
Ventilateur 3.1.1 Classement selon leur utilisation
d'insufflation Ventilateur d'extraction
Échangeur
Réseau d'insufflation On distingue :
Réseau
d'extraction — les appareils de cuisson à usage domestique ;
— les appareils de production d’eau chaude sanitaire : appareils
Hotte de
cuisine WC de production instantanée et appareils à accumulation ;
éventuelle Chambre Séjour — les appareils de chauffage (chaudières, générateurs d’air
SdB
Cuisine chaud, radiateurs) ;
— les appareils mixtes de chauffage et de production d’eau
Chaudière Installation de chauffage central chaude sanitaire ;
par eau chaude
— les machines à laver et à sécher le linge ;
Figure 15 – Schéma de principe d’une installation individuelle — les appareils de réfrigération à absorption ;
double flux gaz — les inserts et foyers gaz destinés à l’agrément et au chauffage
par air chaud.

— l’amélioration du confort acoustique du bâtiment.


3.1.2 Classement selon la nature
Le Gaz de France a édité une monographie du double flux gaz en des gaz combustibles
maison individuelle [9] donnant toutes les règles de conception et
de mise en œuvre de cette technique.
Les gaz combustibles sont classés en trois familles, éventuelle-
Il convient cependant de prendre certaines précautions, notam-
ment divisées en groupes, en fonction de la valeur de l’indice de
ment vis-à-vis du risque de gel des condensats qui sont évacués de
Wobbe.
l’échangeur.
Les appareils se classent en trois catégories définies d’après les
types de gaz et les pressions pour lesquels ils ont été conçus. On
distingue ainsi :
3. Appareils à gaz — la catégorie I : appareils conçus exclusivement pour l’utilisa-
tion d’un gaz d’une seule famille ou d’un seul groupe ;
à usage domestique — la catégorie II : appareils conçus pour l’utilisation de gaz de
deux familles ;
— la catégorie III : appareils conçus pour l’utilisation de gaz de
Les appareils d’utilisation du gaz doivent être conformes aux exi- trois familles.
gences des directives européennes applicables, en particulier de la
directive CEE/90/396 relative aux appareils à gaz. Les appareils Le passage d’un gaz d’une famille à un gaz d’une autre famille
n’entrant pas dans le champ d’application de cette directive doivent peut nécessiter une modification du réglage des brûleurs et, éven-
être conformes : tuellement, le changement des injecteurs ou des diaphragmes ainsi
que la suppression du régulateur de pression.
— soit aux normes ou, à défaut, aux spécifications rendues obli-
gatoires par arrêtés ministériels pris en application du décret du
23 mai 1962 ;
— soit à toute autre norme ou spécification technique nationale 3.1.3 Classement selon la nature des brûleurs
d’un état membre de l’Union européenne ou de tout autre état partie
à l’accord instituant l’Espace économique européen reconnue équi- ■ Brûleurs atmosphériques
valente par le ministre chargé de la sécurité du gaz ;
Ceux-ci peuvent être :
— soit, en l’absence des précédentes, avoir fait l’objet d’un agré-
ment préalable donné par le ministre chargé de la sécurité du gaz, le — des brûleurs à induction atmosphérique ; ce sont des brûleurs
cas échéant, conjointement avec le ministre chargé de la construc- dont la section de sortie est toujours alimentée avec un prémélange
tion. d’air et de gaz, l’air pris à la pression atmosphérique étant induit par
l’injection du gaz ;
Les tuyaux d’alimentation en gaz des appareils doivent être
conformes aux normes ou à défaut aux spécifications rendues obli- — des brûleurs à becs aérés ; ce sont des brûleurs constitués par
gatoires par arrêtés ministériels. l’association de becs munis d’orifices d’aération primaire ;
— des brûleurs à flamme de diffusion ; ce sont des brûleurs cons-
Cette obligation s’étend non seulement à la fabrication, mais titués par l’association de becs non munis d’orifices d’aération
aussi à l’importation, la mise en vente, l’installation et la mise en primaire ; on les appelle aussi brûleurs à flamme blanche et ils ne
service des matériels et appareils à gaz (art. 4 de l’arrêté du 2 août sont utilisés qu’avec les gaz de la première famille.
1977 modifié).
■ Brûleurs à air soufflé
Ceux-ci peuvent être :
3.1 Classement des appareils à gaz — des brûleurs avec ventilateur, où le gaz et l’air sont mis en pré-
à usage domestique sence au niveau de la zone de combustion ;
— des brûleurs avec ventilateur, où le prémélange, partiel ou
total, du gaz et de l’air est réalisé dans une partie du brûleur, en
Les appareils domestiques à gaz sont différenciés selon leur utili- amont de la zone de combustion, avec ou sans induction du gaz par
sation, la nature des gaz combustibles, la nature des brûleurs et le l’air.

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3.1.4 Classement selon les modes d’amenée d’air


comburant et d’évacuation des produits Appareil 1 tirage naturel
étanche c i j 2 flux forcé ventilateur en aval
de combustion 3 flux forcé ventilateur en amont

Les appareils à gaz à usage domestique peuvent être classés sui- Principe de l'amenée d'air et de
vant leur mode d’amenée d’air comburant et d’évacuation des pro- l'évacuation des produits de combustion
duits de combustion en différents types. On distingue ainsi :
— les appareils de type A : ces appareils ne sont pas destinés à
être raccordés à un conduit ou à un système d’évacuation des pro- Type Caractéristiques
duits de combustion, l’air comburant étant prélevé dans le local où
est installé l’appareil ; les produits de combustion sont évacués par C1 appareil étanche à terminal horizontal
le système de ventilation du logement. Ces appareils sont dits non C2 abandonné
raccordés ; C3 appareil étanche à terminal vertical
C4 appareil étanche raccordable sur 3CE
— les appareils de type B : ces appareils sont destinés à être rac- C5 appareil étanche à conduits dissociés
cordés à un conduit ou à un système d’évacuation des produits de
C6
combustion ; l’air comburant est prélevé dans le local où est installé pas encore opérationnels
C7
l’appareil. Ces appareils sont dits raccordés ; C8
en France
— les appareils de type C : appareils pour lesquels le circuit de
combustion (amenée d’air comburant, chambre de combustion,
échangeur de chaleur, évacuation des produits de combustion) est Figure 16 – Classification des appareils de type C
étanche par rapport au bâtiment où est installé l’appareil ; l’air com-
burant est prélevé à l’extérieur du bâtiment, les produits de combus-
tion sont rejetés également à l’extérieur. Ces appareils sont dits à circuit de combustion ; la signification de la valeur de ce deuxième
circuit de combustion étanche. indice est la même que pour les appareils de type B2.
Un ou deux chiffres positionnés en indice des lettres A, B ou C
permettent d’identifier différentes variantes à partir des principes de Enfin, pour les appareils de type A ou B, un groupe supplémen-
base décrits ci-dessus. taire de deux lettres peut également être positionné en indice, dont
la signification est la suivante :
Ainsi pour les appareils de type A, il est possible de distinguer :
— les appareils de type A1 : appareils de type A sans ventilateur — appareil de type A AS : appareil de type A muni d’un dispositif
dans le circuit de combustion ; de contrôle de l’atmosphère ; ce dispositif est destiné à interrompre
le fonctionnement du brûleur lorsque le taux de viciation de l’atmos-
— les appareils de type A2 : appareils de type A équipés d’un ven-
phère du local où est installé l’appareil devient trop important ;
tilateur positionné en aval de la chambre de combustion et de
l’échangeur de chaleur ; — appareil de type B AS : appareil de type B muni d’un dispositif
— les appareils de type A3 : appareils de type A équipés d’un ven- de contrôle de l’atmosphère ;
tilateur positionné en amont de la chambre de combustion et de — appareil de type B BS : appareil de type B muni d’un dispositif
l’échangeur de chaleur. antirefoulement destiné à interrompre le fonctionnement du brûleur
Pour les appareils de type B, on distingue : en cas d’obturation du système d’évacuation des produits de com-
— les appareils de type B1 : appareils de type B avec coupe- bustion ou de mauvais fonctionnement du tirage thermique.
tirage ;
— les appareils de type B2 : appareils de type B sans coupe-
tirage.
3.2 Appareils considérés
Un deuxième indice renseigne sur la présence ou l’absence de
ventilateur intégré au circuit de combustion. selon leur utilisation
Pour les appareils de type B1 (avec coupe-tirage), ce deuxième
indice prend les valeurs de 1, 2, 3 ou 4, dont la signification est :
3.2.1 Appareils de cuisson à usage domestique
— 1 : absence de ventilateur (appareil fonctionnant en tirage
naturel) ;
— 2 : présence d’un ventilateur en aval de la chambre de combus- Les caractéristiques de construction et de fonctionnement peu-
tion et de l’échangeur de chaleur, mais en amont du coupe-tirage ; vent être données par les normes EN 30-1-1 (partie sécurité) et
— 3 : présence d’un ventilateur en amont de la chambre de com- EN 30-2-1 (utilisation rationnelle de l’énergie) qui concernent les
bustion et de l’échangeur de chaleur ; tables de travail et les réchauds plats, les réchauds-fours, les fours,
— 4 : présence d’un ventilateur en aval à la fois de la chambre de les grilloirs, les cuisinières et les appareils encastrés.
combustion et de l’échangeur de chaleur et du coupe-tirage.
■ Alimentation en gaz des appareils de cuisson
Pour les appareils de type B2 (sans coupe-tirage), ce deuxième
indice prend les valeurs 1, 2 ou 3, dont la signification est : Les tubes souples (NF D 36-102 pour le gaz naturel et XP D 36-110
— 1 : absence de ventilateur (appareil fonctionnant en tirage pour les gaz de pétrole liquéfiés) peuvent être encore utilisés sur les
naturel) ; installations anciennes. Pour les installations neuves ou modifiées,
— 2 : présence d’un ventilateur en aval de la chambre de combus- il est possible d’utiliser des tuyaux caoutchouc armés à raccords vis-
tion et de l’échangeur de chaleur ; sés (NF D 36-103 ou XP D 36-112) ou non armés (NF D 36-100). Ces
— 3 : présence d’un ventilateur en amont de la chambre de com- tuyaux doivent être remplacés avant une date fixée.
bustion et de l’échangeur de chaleur. Les tuyaux flexibles onduleux, en acier inoxydable, à embouts
Pour les appareils de type C (à circuit de combustion étanche), un mécaniques qui répondent aux spécifications de la norme
premier indice indique les modes d’amenée d’air comburant et NF D 36-121 sont également utilisables. Leur durée de vie n’a pas de
d’évacuation des produits de combustion (figure 16). Un deuxième limite prévisible. Ces produits sont également adaptés pour les gaz
indice indique la présence ou l’absence d’un ventilateur intégré au liquéfiés distribués par bouteille (norme NF D 36-125).

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Conduit de fumée / VMC-Gaz Conduit de fumée / VMC-Gaz

ECS
Ventouse ou
microventouse Ventouse ou
microventouse Ballon

EFS
Chaudière

EFS

Gaz
Ballon Gaz

Figure 17 – Accumulateur ECS

EFS
3.2.2 Appareils ménagers de production
d’eau chaude pour usages sanitaires

3.2.2.1 Appareils instantanés


Ils peuvent être soumis, notamment parmi d’autres, aux normes Radiateur
NF D 35-322 (EN 26) et NF D 35-323 pour les appareils raccordés à
une installation d’évacuation mécanique des produits de combus-
tion.

3.2.2.2 Appareils ménagers à accumulation


Ils peuvent être soumis à la norme NF D 35-325 pour les appareils
ménagers de production d’eau chaude par accumulation avec brû- Figure 18 – Chaudière murale mixte avec ballon échangeur
leurs sans ventilateur.
■ Accumulateur à gaz indépendant (figure 17) 3.2.3 Appareils de chauffage
L’appareil est composé d’un ballon de stockage d’eau chaude et générateurs d’air chaud
sanitaire (ECS) et de son propre brûleur gaz avec son équipement de
régulation, de sécurité gaz et d’évacuation des produits de combus-
On distingue les appareils de chauffage à air chaud et les appa-
tion.
reils à circulation d’eau chaude.
■ Ballon échangeur associé à une chaudière murale mixte
(figure 18) ■ Appareils de chauffage à air chaud

La chaudière de chauffage seule est associée à un ballon échan- Radiateur : appareil comportant un échangeur de chaleur au
geur de stockage ECS. Les puissances couramment utilisées varient contact direct avec l’air du local et fonctionnant par convection natu-
de 14 à 35 kW et le volume de stockage de 50 à 200 L. relle.
Des ensembles de 14 à 28 kW, avec ballon échangeur de 30 à 80 L, Ventilo-convecteur : appareil dont la convection est forcée par
sont disponibles aujourd’hui en version murale regroupés dans un une turbine.
même habillage. Générateur de chauffage aéraulique : appareil dont la chaleur est
On retrouve également ce système avec des chaudières au sol (10 envoyée, par un ventilateur, sur un réseau de gaines de distribution
à 70 kW). Dans tous les cas, la production d’ECS est un ballon d’air chaud.
échangeur de forte capacité (80 à 350 L et plus), avec un circuit pri-
maire spécifique (circulateur primaire piloté par l’aquastat ECS ou le ■ Appareils à circulation d’eau chaude
système de régulation) (figure 19). Chaudière : appareil de type mural ou au sol, comportant un
■ Ballon tampon associé à une chaudière murale mixte (figure 20) échangeur qui recycle l’eau d’un circuit de chauffage au moyen
d’une pompe de circulation.
Le ballon tampon est directement alimenté en eau froide sanitaire
(EFS). Sa capacité moyenne aujourd’hui varie de 80 à 200 L.
Une pompe de recyclage pilotée par l’aquastat ECS puise l’eau 3.2.4 Appareils mixtes de chauffage et production
froide du ballon qui va se réchauffer dans la chaudière et retourner d’eau chaude sanitaire
en haut du stockage.
L’ensemble ballon est associé à un équipement hydraulique com- ■ Chaudière mixte
plet et peut être :
Il s’agit d’appareil à circulation d’eau, assurant les besoins en
— posé au sol sous la chaudière ; chauffage et en eau chaude sanitaire, avec priorité sur l’eau chaude.
— fixé à la paroi à côté de la chaudière ; D’une puissance de 23 à 35 kW, elle constitue actuellement l’appa-
— installé à distance (8 m maximum en général). reil standard du logement chauffé au gaz naturel.

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ECS Bouclage EFS


Radiateur

ou

Gaz Ballon

EFS

Figure 19 – Chaudière au sol spécifique gaz

Conduit de fumée / VMC-Gaz Rendement


(% sur PCI)
Ventouse ou 110
microventouse Ballon
Chaudières à condensation

Chaudière 100

90 Chaudières traditionnelles
à haut rendement

Gaz Chaudières traditionnelles


classiques
ECS 80

EFS
70
Radiateur 20 30 40 50 60 70
Température (¡C)

Figure 21 – Rendements instantanés de chaudières individuelles


selon la température de l’eau de retour à la chaudière (chaudières
fabriquées avant le 1.1.1998)

Figure 20 – Chaudière murale mixte avec ballon tampon


ainsi, en partie, l’enthalpie (chaleur latente) de vaporisation et l’on
augmente la part d’enthalpie sensible (chaleur sensible) récupérée.

3.2.5 Classement des chaudières suivant La température de rosée, appelée aussi le point de rosée, est la
température à partir et au-dessous de laquelle se produit la conden-
leur rendement sation de la vapeur d’eau contenue dans les produits de combus-
tion. La température de rosée est de 53 °C pour les produits de
3.2.5.1 Chaudière fabriquée avant le 1.1.1998 combustion des gaz naturels, avec 40 % d’excès d’air au brûleur.
(non conforme à la directive « Rendement des
chaudières » 3.2.5.2 Chaudière fabriquée à partir du 1.1.1998
92/42/CEE)
À compter du 1er janvier 1998 et conformément à l’arrêté du 9 mai
Les chaudières étaient alors de conception traditionnelle, à haut 1994, qui transpose en droit français la directive européenne
rendement ou à condensation (figure 21). « Exigence de rendement pour les nouvelles chaudières à eau
Le rendement des chaudières à condensation permet d’économi- chaude alimentées en combustible liquide ou gazeux » (92/42/CEE),
ser de 10 à 15 % d’énergie, en mode chauffage, grâce à un second les chaudières vendues en Europe de puissance comprise entre 4 et
échangeur qui permet d’abaisser la température des produits de 400 kW devront au moins avoir les performances de rendement
combustion au-dessous de la température de rosée. On récupère définies dans le tableau 6 (§ 4.4.3.1.1).

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Tableau 6 – Exigences de rendement utile pour les chaudières à eau chaude

Intervalles
Rendement à puissance nominale Rendement à charge partielle
de puissance

Température Expression de Température Expression de


Type de chaudières
moyenne de l’eau l’exigence de moyenne de l’eau l’exigence de
kW dans la chaudière rendement dans la chaudière rendement

(en °C) (en % PCI) (en °C) (en % PCI)

Chaudières standard 4 à 400 70 > 84 + 2 lg P u > 50 > 80 + 3 lg P u

Chaudières à basse température (*) 4 à 400 70 > 87,5 + 1,5 lg P u 40 > 87,5 + 1,5 lg P u

Chaudières à gaz à condensation 4 à 400 70 > 91 + 1 lg P u 30 (**) > 97 + 1 lg P u

(1) Y compris les chaudières à condensation utilisant les combustibles liquides.


(2) Température de l’eau d’alimentation de la chaudière.

3.2.6 Machines à laver le linge 3 - Appareils, autres que les appareils de chauffage et que ceux
cités en 1 et 2 ci-dessus, munis des dispositifs de sécurité interrom-
Les équipements de chauffage des machines à laver le linge à pant l’arrivée du gaz en cas d’extinction ou de non-allumage des
usage domestique sont soumis à la norme NF D 28-351 lorsqu’ils brûleurs, dont le débit calorifique nominal ne dépasse pas 2,30 kW.
satisfont aux conditions suivantes :
4 - Appareils mobiles de chauffage d’appoint d’un débit calorifi-
tD n < 6,4 kWh que nominal au plus égal à 4,65 kW et :
— d’une part munis de dispositifs de sécurité interrompant l’arri-
D n < 5,8 kW vée du gaz en cas d’extinction ou de non-allumage des brûleurs, et
en cas d’élévation de la teneur en monoxyde de carbone de l’atmos-
avec t (h) temps de mise en température,
phère au-dessus de 100 p.p.m. (0,01 pour 100). Les appareils confor-
Dn (kW) débit thermique nominal du brûleur, mes à la norme NF EN 449 sont réputés satisfaire à ces dispositions ;
ou, si les brûleurs sont associés à un dispositif limitant leur fonction- — d’autre part raccordés par l’intermédiaire d’un tuyau flexible
nement à un temps t ¢, lorsqu’ils satisfont aux conditions : ou, s’il s’agit d’appareils à récipient incorporé de butane commercial
tDn > 6,4 kWh ou solidaires d’un tel récipient, d’un tube souple conforme à la
norme NF D 36-101.
t ¢Dn < 10 kWh
5 - Appareils, autres que les appareils de chauffage et que ceux
Dn < 5,8 kW cités en 1 et 2, dont le débit calorifique nominal est supérieur à
On distingue, selon la capacité de chauffage de la machine à 2,30 kW et inférieur ou égal à 5,80 kW munis de dispositifs de sécu-
laver : rité interrompant l’arrivée du gaz, d’une part, en cas d’extinction ou
de non-allumage des brûleurs, d’autre part, en cas d’élévation de la
— les équipements pour machine à laver à chauffage complet, teneur en monoxyde de carbone de l’atmosphère au-dessus de
qui doivent pouvoir élever la température de l’eau de 15 à 80 °C ; 100 p.p.m. (0,01 pour 100).
— les équipements pour machine à laver à chauffage d’appoint,
qui doivent pouvoir élever la température de l’eau de 50 à 80 °C. 6 - Appareils de production d’eau chaude à fonctionnement inter-
mittent, dits chauffe-eau instantanés, dont la puissance utile ne
dépasse pas 8,72 kW, construits de telle façon qu’ils ne puissent pro-
voquer dans le local où ils sont installés une concentration de
3.3 Règles d’installation des appareils monoxyde de carbone pouvant provoquer un risque de nature à
à gaz affecter la santé des personnes exposées en fonction du temps
d’exposition prévisible de ces personnes.

Ces règles sont fonction de leur mode d’évacuation des produits Ces appareils doivent être munis d’un dispositif de sécurité cou-
de combustion. pant l’arrivée du gaz lorsque la teneur en monoxyde de carbone de
l’atmosphère de la pièce où est installé le chauffe-eau atteint
100 p.p.m. (0,01 pour 100).
3.3.1 Appareils non raccordés (type A)
7 - Appareils à effet décoratif qui, lorsqu’ils sont normalement uti-
Seuls les appareils suivants sont dispensés de l’obligation de rac- lisés, ne produisent pas de produits de combustion contenant des
cordement à un conduit de fumée : concentrations inadmissibles de substances nocives pour la santé.
Ces appareils doivent notamment être munis de dispositifs de sécu-
1 - Appareils ménagers de cuisson. rité interrompant l’arrivée du gaz, d’une part en cas d’extinction ou
2 - Réchauds-lessiveuses d’un débit calorifique nominal inférieur de non-allumage des brûleurs, d’autre part en cas d’élévation anor-
à 14 kW. male de la teneur en monoxyde de carbone de l’atmosphère.

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En outre, ces appareils ne peuvent être installés que dans les — soit être en communication par une porte non condamnée
foyers ouverts raccordés à des conduits de cheminées. avec un local muni de tels châssis ou fenêtres, à condition de pou-
voir être balayé par un circuit d’air rapide mettant en communica-
tion deux façades.
Un appareil de production d’eau chaude non raccordé ne doit
● Prescriptions particulières
en aucun cas être installé dans une salle de bains, dans une
salle de douches, dans une chambre à coucher, dans une salle Sont dispensés des conditions de fenêtres et châssis les appareils
de séjour, ou dans une pièce en communication avec ces pièces installés qui répondent aux prescriptions suivantes :
par une ouverture permanente autre que celle prévue pour — comporter sur tous les brûleurs des dispositifs assurant la cou-
l’amenée d’air en partie basse. Ces appareils ne peuvent pas pure automatique du gaz en cas d’extinction fortuite ;
être installés dans un local dans lequel la sortie des produits de — être raccordés au robinet de commande soit par une canalisa-
combustion a lieu par ventilation mécanique contrôlée. tion rigide, soit par un tuyau flexible à embouts mécaniques, soit,
Un local ne doit pas contenir plus d’un appareil de production dans le cas des GPL (gaz combustibles et hydrocarbures liquéfiés), à
d’eau chaude non raccordé. l’aide de tuyaux souples et colliers conformes à la norme
Un appareil de production d’eau chaude non raccordé ne doit XP D 36-110.
pas desservir des récipients de plus de 50 litres de capacité,
Sont dispensés des conditions de volume et de fenêtres et
notamment ni bac à laver, ni baignoire. Il ne doit pas desservir
châssis :
plus de trois postes installés et ces trois postes ne peuvent être
installés dans plus de deux pièces distinctes. — les placards-cuisines, à condition que leur surface libre au sol
Les restrictions de desserte énoncées ci-dessus sont applica- soit telle qu’il ne soit pas possible d’y séjourner porte fermée et sous
bles aux douches, pour les installations ou pour les modifica- réserve qu’ils s’ouvrent sur une pièce répondant aux conditions
tions d’installations concernant l’appareil de production d’eau précédentes ; cette condition est réputée satisfaite quand la surface
chaude non raccordé, réalisées postérieurement au au sol porte fermée, hors projection horizontale des meubles, repré-
31 décembre 1993. sente une bande de moins de 30 cm de largeur ;
L’arrêté du 25 avril 1985 modifié le 12 août 1993 interdit dans — les locaux contenant uniquement des appareils raccordés
un délai de 3 ans l’utilisation de chauffe-eau non munis des dis- munis d’un dispositif conforme aux normes en vigueur et arrêtant
positifs de sécurité prévus par l’arrêté du 3 mai 1978 (triple automatiquement la combustion dès que l’évacuation devient insuf-
sécurité) et non raccordés à un conduit d’évacuation des gaz fisante (ainsi que les appareils à condensation bénéficiant d’un
brûlés. agrément ministériel pour leur raccordement à une extraction
mécanique) ;
— les locaux affectés exclusivement à l’installation d’appareils à
gaz raccordés ;
3.3.2 Appareils à circuit non étanche (types A et B) — les dépendances contenant uniquement des appareils à gaz
raccordés.
Les locaux où sont installés ces appareils doivent répondre aux
conditions suivantes, sauf prescriptions particulières.
■ Amenée d’air 3.3.3 Appareils à circuit étanche (type C)
Le local doit comporter une amenée d’air permanente, directe ou
Ils peuvent être installés dans tout local, même s’il ne comporte
indirecte.
pas de fenêtre ou de châssis ouvrant.
■ Sortie d’air L’arrêté du 2 août 1977 modifié définit en son article 18.IV les
Le local doit comporter une sortie d’air en partie haute si l’un des règles générales de mise en œuvre des appareils étanches et
appareils est non raccordé. Cette sortie d’air est établie : notamment que l’axe des orifices d’évacuation des gaz brûlés à tra-
— soit par une bouche d’extraction de ventilation mécanique vers une paroi extérieure doit être situé à 0,40 m au moins de toute
contrôlée ou tout autre dispositif équivalent ; baie ouvrante et à 0,60 m de tout orifice d’entrée d’air de ventilation.
— soit par un ou plusieurs orifices disposés à la base d’un con- Si les orifices débouchent à moins de 1,80 m au-dessus du sol, ils
duit vertical en tirage naturel, individuel ou collectif (section libre doivent être protégés contre toute intervention extérieure. De plus,
2
totale > 100 cm ); sauf pour les chaudières à condensation (dérogation ministérielle
du 24 octobre 1985), un déflecteur inamovible doit donner aux gaz
— soit par la prise d’air du coupe-tirage d’un appareil raccordé à
évacués une direction sensiblement parallèle au mur.
condition que la partie supérieure du coupe-tirage soit située au
moins à 1,80 m du sol. Les règles d’installation spécifiques à chaque type (définis au
§ 3.1.4) sont regroupés dans un document rédigé par un groupe de
■ Volume travail sous l’égide de l’ATG. Ce document est en fait un guide d’ins-
Le volume brut, délimité par les parois du local sans déduction tallation pour les prescripteurs et les installateurs. Il doit être à
des objets mobiliers qu’il renferme, sera d’au moins 8 m3, porté à terme annexé au DTU 61.1.
15 m3 dans le cas d’installation nouvelle comportant un chauffe-eau
non raccordé. Les dispositions de l’arrêté du 15 octobre 1962, pré-
voyant un volume brut minimal de 8 m3, ou 6 m3 si le local est
ouvert sur une pièce bien aérée dont il constitue une dépendance,
restent applicables au remplacement, sans modification d’emplace-
4. Conduits de fumée
ment, d’appareils installés antérieurement à l’entrée en vigueur de
l’arrêté du 2 août 1977 modifié.
Le champ d’application du présent article est limité aux conduits
■ Fenêtres et châssis de fumée à tirage naturel dont sont équipés les bâtiments d’habita-
tion, à l’exclusion des cheminées des chaufferies, et à la ventilation
Le local devra :
des logements qui formeront ces bâtiments.
— soit être pourvu d’un ou plusieurs châssis ou fenêtres ouvrant
directement sur l’extérieur ou sur une courette intérieure d’une lar- L’expression bâtiments d’habitation est prise ici au sens du décret
geur au moins égale à 2 m, afin de permettre une aération rapide en n° 69-596 du 14 juin 1969 (JO du 15 juin 1969) fixant les règles géné-
cas de besoin ; la surface de la partie ouvrante ne peut être infé- rales de construction des bâtiments d’habitation.
rieure à 0,4 m2 ; L’article 1er de ce décret s’exprime comme suit :

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« Le présent décret est applicable, dans toutes les communes, à la


construction des bâtiments d’habitation nouveaux ainsi qu’aux g 2' = 4 % Q2 = 3,00 m3/h
surélévations des bâtiments d’habitation anciens et aux additions à Tf2 = 110 ¡C
de tels bâtiments. Air de dilution
g '1 = 8,1 % 1,50 m3/h
Constituent des bâtiments d’habitation au sens du présent décret Tf1 = 225 ¡C
les bâtiments ou parties de bâtiments abritant un ou plusieurs loge- Q1 = 1,49 m3/h Air total
ments y compris les foyers, tels que les foyers de jeunes travailleurs 2,90 m3/h
et les foyers pour personnes âgées, à l’exclusion des locaux desti- Air (1,2 Ao)
nés à la vie professionnelle lorsqu’elle ne s’exerce pas au moins par- 1,40 m3/h)
tiellement dans le même ensemble de pièces que la vie familiale, et Utilisation
des locaux auxquels s’appliquent les articles R. 123-1 à R. 123-55, Gaz
Pu = 1 kW 1,33 kW
R. 152-4 et R. 152-5.
Nota : Ces articles traitent de la protection contre les risques d’incendie et de panique g taux de CO2 dans les fumées Q volume des fumées humides
dans les établissements recevant du public. humides Ao volume d'air dans les conditions
Un logement ou habitation comprend, d’une part, des pièces prin- Pu puissance utile stœchiométriques
cipales destinées au séjour et au sommeil et, d’autre part, des pièces
Pour une puissance utile de 1 kW, il faut 2,90 m3/h d'air total
de service telles que cuisines, salles d’eau, cabinets d’aisance, buan-
(à 0 ¡C et 1,013 bar)
deries, débarras, séchoirs, ainsi que, le cas échéant, des dégage-
ments et des dépendances. » Figure 22 – Répartition minimale de l’air dans un appareil
en fonctionnement

4.1 Rôle d’un conduit de fumée


conduits dits collectifs sont conçus pour desservir plusieurs loge-
Le rôle principal d’un conduit de fumée est d’assurer l’évacuation, ments d’un même immeuble.
à l’extérieur du bâtiment, des produits gazeux résultant de la com-
bustion provoquée dans l’appareil ou dans les appareils qui lui sont ■ En fonction du mode de tirage
raccordés. Sauf dans le cas des brûleurs à combustibles gazeux On distingue les conduits à tirage naturel et les conduits à extrac-
conçus pour réaliser par eux-mêmes l’entraînement de la totalité de tion mécanique. Les conduits collectifs à extraction mécanique ne
l’air nécessaire à la combustion complète, ou air théorique, le se rencontrent que dans les immeubles équipés en vue d’assurer la
conduit de fumée doit, de plus, aspirer dans le foyer tout ou partie ventilation mécanique contrôlée des logements conformément aux
de l’air de combustion, éventuellement à travers la couche de com- prescriptions des arrêtés intitulés Aération des logements du
bustible solide. 22 octobre 1969 (JO du 30 octobre 1969) ou du 24 mars 1982 (JO du
Par ailleurs, les produits gazeux de la combustion sont souvent 27 mars 1982) modifié le 28 octobre 1983 (JO du 15 novembre 1983).
chargés de particules liquides, sous la forme de fines gouttelettes ■ En fonction des combustibles utilisables dans les appareils
d’eau en suspension et de particules solides telles que cendres et raccordés
imbrûlés. Le conduit de fumée doit, en conséquence, permettre soit
Les conduits de fumée des immeubles anciens, construits confor-
la collecte et l’évacuation, permanente dans le cas de l’eau conden-
mément à la tradition ou à la réglementation de la fin du XIXe siècle,
sée, discontinue dans le cas des particules solides, de ces compo-
généralement en boisseaux ou wagons de terre cuite, étaient desti-
sants de fumées, soit leur évacuation directe à l’extérieur,
nés à l’évacuation des fumées provenant d’appareils à charbon ou à
concomitante de celle des composants gazeux.
bois ; sous certaines réserves, des appareils à combustibles liquides
Enfin, un conduit de fumée assure toujours une certaine ventila- ou gazeux peuvent aussi leur être raccordés ; pour les premiers
tion du local qu’il dessert : soit en permanence lorsque le circuit d’entre eux, il s’agit notamment d’un tirage naturel minimal qui doit
appareil/conduit de raccordement/cheminée comporte un dispositif être assuré et, pour les seconds, d’une puissance maximale à res-
d’admission d’air additionnel, un régulateur de tirage par exemple, pecter. Il en résulte que les expressions conduit traditionnel, conduit
soit de façon sporadique lors des périodes de fonctionnement de polycombustible et conduit polyvalent sont souvent utilisées pour
l’appareil, celui-ci aspirant l’air nécessaire à la combustion dans le désigner ce type de conduit.
local. Outre ce type de conduit encore admis dans les constructions
Il en est de même lorsque le conduit de fumée dessert un appareil nouvelles (§ 4.5.6), on rencontre également des conduits spéciale-
à gaz équipé d’un coupe-tirage antirefouleur ; dans le cas de ce type ment construits en vue du raccordement d’appareils à gaz (conduits
d’appareil à gaz, le débit d’air se répartit entre l’air comburant admis spéciaux gaz). Ces conduits, individuels ou collectifs, à tirage naturel
au brûleur et l’air aspiré au coupe-tirage (figure 22) ; le débit mini- ou à extraction mécanique, peuvent être réalisés soit en matériaux
mal ainsi assuré est de l’ordre de 3 à 3,5 m3 /h d’air à 20 °C par kilo- traditionnels (boisseaux, wagons, etc.), soit en matériaux spéciaux.
watt de puissance utile installée dans les conditions acceptables Les gaines SE-DUCT ou U-DUCT, qui sont des dispositifs collectifs
limites de tirage. Cette fonction de ventilation est d’ailleurs recon- assurant à la fois l’amenée de l’air de combustion à des appareils à
nue par la réglementation (§ 2.2.7.1). gaz d’un type particulier (à circuit étanche de combustion) et l’éva-
cuation de leurs produits de combustion (§ 4.5.6.4.1), sont assimila-
bles aux conduits spéciaux gaz. Ces gaines ne sont plus réalisées
4.2 Définition et classification dans les constructions nouvelles.

Les divers types de conduits de fumée peuvent être classés


comme suit. 4.3 Aspect réglementaire
■ En fonction de leur affectation
On distingue les conduits individuels (on les appelle aussi La réglementation en vigueur se présente de façon très différen-
conduits unitaires) affectés à un seul logement et les conduits col- tes selon les cas. Nous distinguerons à cet égard :
lectifs qui, aux termes de l’arrêté intitulé Conduits de fumée desser- — les immeubles anciens et les immeubles neufs ;
vant des logements du 22 octobre 1969 (JO du 30 octobre 1969), — les conduits individuels et les conduits collectifs ;
sont conçus pour desservir plusieurs foyers. Plus précisément, ces — les conduits polycombustibles et les conduits spéciaux gaz.

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4.3.1 Immeubles anciens 4.3.2.1 Conduits polycombustibles


En ce qui concerne les conduits polycombustibles individuels, la
Les immeubles anciens sont ceux qui ne sont pas visés par le section minimale n’est pas fixée par l’arrêté intitulé Conduits de
décret n° 69-596 du 14 juin 1969 fixant les règles générales de fumée desservant des logements, du 22 octobre 1969 (JO du
construction des bâtiments d’habitation (JO du 15 juin 1969), c’est- 30 octobre 1969), qui complète le décret précité du 14 juin 1969.
à-dire principalement ceux dont la demande de permis de cons-
truire a été déposée avant le 1er juillet 1970. En revanche, cet arrêté du 22 octobre 1969 confirme, pour
les conduits polycombustibles collectifs (type shunt), les sections
Ces immeubles anciens étaient régis par le décret n° 55-1394 du minimales déjà prescrites par la circulaire du 14 novembre 1958,
22 octobre 1955 et les textes subséquents qui fixaient, pour la pre- tant pour la gaine collectrice (400 cm2) que pour les conduits de rac-
mière fois, des règles générales de construction des bâtiments cordement individuels (250 cm2).
d’habitation sur le plan national. Il n’existait auparavant que des
réglementations départementales ou municipales.
4.3.2.2 Conduits spéciaux gaz

4.3.1.1 Conduits polycombustibles Les spécifications de la norme P 45-204 (DTU 61.1) et les recom-
mandations ATG B.84 s’appliquent également aux conduits indivi-
La section minimale des conduits polycombustibles individuels duels spéciaux gaz des immeubles neufs. Le cas des conduits
ou conduits unitaires a été fixée à 250 cm2 par l’arrêté intitulé Instal- collectifs spéciaux gaz à départs individuels et celui des gaines col-
lations fixes de chauffage et conduits de fumée du 14 novembre lectrices type SE-DUCT ou U-DUCT sont également traités dans ce
DTU.
1958 (JO du 18 novembre 1958), mais maintenue à 400 cm2 pour les
cheminées à feu ouvert. L’arrêté du 22 octobre 1969 relatif aux conduits de fumée prévoit
la possibilité de conduits collectifs spéciaux gaz à raccordement
La section minimale des conduits polycombustibles collectifs individuels, sans limitation du nombre de raccordements, ni du
(type shunt) a été fixée, par la circulaire ministérielle du nombre de foyers desservis. Cette disposition a permis la concep-
14 novembre 1958 (JO du 18 novembre 1958) intitulée Règles sani- tion de conduits collectifs mixtes gaz-ventilation, dimensionnés
taires relatives aux conduits de fumée conçus pour desservir plu- pour assurer simultanément l’évacuation des produits de combus-
sieurs foyers, à 400 cm2 pour la gaine collectrice et à 250 cm2 pour tion et la ventilation des locaux telle qu’elle est préconisée par
les conduits de raccordement individuels. l’arrêté du 22 octobre 1969 relatif à l’aération des logements.
Les recommandations ATG B.84 annexées à la norme P 45-204 Les dispositions de l’arrêté du 24 mars 1982 modifié par l’arrêté
(DTU 61.1) indiquent la puissance thermique utile maximale des du 28 octobre 1983 relatif à l’aération modulée des logements ren-
appareils à gaz qu’il est possible de raccorder à des conduits d’éva- dent difficile l’utilisation de tels conduits collectifs.
cuation individuels polycombustibles, en fonction des caractéristi-
ques de l’ensemble du circuit d’évacuation des produits de L’arrêté du 2 août 1977 modifié relatif aux installations de gaz ou
combustion et du(des) type(s) d’appareil(s) raccordé(s). d’hydrocarbures liquéfiés dans les locaux à usage d’habitation et
leurs dépendances n’autorise le conduit collectif spécial gaz sans
Des tableaux à double entrée permettent de déterminer la puis-
raccordement individuel de hauteur d’étage que pour la desserte
sance utile maximale des appareils à gaz raccordés à des conduits
des appareils à gaz installés dans des alvéoles techniques gaz, dis-
individuels en fonction :
posés à chaque niveau, à l’extérieur des logements, et superposés
— du type d’appareil raccordé (classe de rendement) ; pour constituer une gaine technique sur la hauteur d’un immeuble.
— de la hauteur, de la section et éventuellement du degré d’isola- Ces alvéoles techniques sont à considérer comme des locaux exclu-
tion du conduit d’évacuation des produits de combustion ; sivement réservés à l’installation d’appareils à gaz.
— de la section du conduit de raccordement de l’appareil à la che-
minée et de la configuration de ce raccordement caractérisé par sa 4.3.2.3 Textes complémentaires régissant l’installation
perte de charge (type de raccordement). des conduits de fumée

L’arrêté du 2 août 1977 modifié donne, en annexe, les prescrip- Ces textes complètent ceux cités au paragraphe 4.5.1 :
tions applicables aux conduits collectifs Alsace existants. — ordonnance du 5 mai 1975 : bulletin municipal officiel de la
ville de Paris : Mesures préventives contre l’incendie pour les foyers
4.3.1.2 Conduits spéciaux gaz et leurs conduits de fumée dans la ville de Paris ;
— arrêté du 20 juin 1975 : Équipements d’exploitation des instal-
Le code des conditions minimales des installations de gaz de ville lations thermiques en vue de réduire la pollution atmosphérique et
à l’intérieur des bâtiments d’habitation de 1946 fixait la section des d’économiser l’énergie ;
conduits spéciaux gaz individuels en fonction de leur hauteur et de — arrêté du 22 août 1978 : Entretien et maintenance des alvéoles
la puissance des appareils. Les règles actuelles se trouvent mainte- techniques gaz à l’intérieur des bâtiments d’habitation et de leurs
nant dans les recommandations ATG B.84 annexées à la norme dépendances ;
P 45-204 (DTU 61.1).
— règlement sanitaire départemental type du 9 août 1978 modifié
Nota : le décret n° 69-596, du 14 juin 1969, fixant les règles générales de construction par une circulaire du 26 avril 1982 ;
des bâtiments d’habitation, ne fait plus obligation de la présence de conduits de fumée en
attente dans les logements ; cette disposition élimine de facto le caractère de polyvalence — arrêté du 31 janvier 1986 (modifié le 28 août 1986) : Protection
qui était imposé aux conduits de fumée dans le passé. contre l’incendie des bâtiments d’habitation ;
— arrêté du 27 juin 1990 relatif à la limitation des rejets atmos-
4.3.2 Immeubles neufs phériques des grandes installations de combustion et aux condi-
tions d’évacuation des rejets des installations de combustion ;
La loi sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie du — loi n° 96-1236 du 30 décembre 1996 sur l’air et l’utilisation
30 décembre 1996 (JO du 1er janvier 1997) prescrit en son article 22 rationnelle de l’énergie. Les décrets d’application à venir préciseront
l’obligation d’équiper les immeubles d’habitation ou à usage ter- les modalités d’application de cette loi ;
tiaire dont le permis de construire a été déposé plus de six mois — arrêté du 25 juillet 1997 relatif aux prescriptions générales
après la date de publication de la présente loi, de dispositifs permet- applicables aux installations classées pour la protection de l’envi-
tant le choix et le remplacement, à tout moment de la vie du bâti- ronnement soumises à déclaration sous la rubrique n° 2910 (Com-
ment, de tout type d’énergie. bustion).

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4.3.3 Avis technique — par les résistances rencontrées par l’air lors de son admission
dans le local où se trouve l’appareil d’utilisation (perte de charge
Les conduits de fumée ou procédés particuliers non pris en dans les orifices d’amenée d’air, dans les feuillures des portes) ; en
compte par la réglementation existante relèvent de la procédure de outre, il convient de tenir compte de l’énergie nécessaire à la mise
l’avis technique telle que définie par l’arrêté du 2 décembre 1969 (JO en vitesse des produits de combustion, qui équivaut en termes de
du 16 décembre 1969). C’est en particulier le cas des procédés de pression dynamique à rv 2 /2, l’air et le combustible étant supposés
tubage souple (DTU 24.1 Fumisterie). admis dans l’appareil à une vitesse quasi nulle.
L’avis technique reflète l’avis d’une commission de profession- Enfin, le sens de l’écoulement des gaz est modifié, soit vers le
nels et d’experts sur un produit, et sur ses conditions de mise en ser- haut, soit vers le bas, par les effets du vent :
vice et d’utilisation présentant un caractère de nouveauté par — le vent crée, au débouché supérieur du conduit, soit une
rapport aux produits traditionnels. Cet avis vise un produit bien dépression s’il est ascendant ou horizontal, soit une surpression s’il
défini d’un fabricant donné. De façon générale, les avis techniques est plongeant ; la présence d’un aspirateur statique permet de créer
sont délivrés pour une durée limitée de trois ans et sont réexaminés une dépression, quelle que soit la direction du vent (§ 4.5.7.3) ;
par la commission précitée au bout de trois ans d’expérience et de — le vent peut mettre un local en dépression ou en surpression,
réalisation. S’ils ne sont pas renouvelés, les avis sont annulés. suivant sa direction par rapport à la paroi du bâtiment qui sépare ce
À l’échelon européen, l’Union européenne pour l’agrément tech- local de l’extérieur.
nique dans la construction (UEATC) réunit les instituts des pays du En extraction mécanique, le rôle du tirage naturel est faible en
Marché commun qui assurent, dans leur pays, le fonctionnement de comparaison de la force motrice créée par le moteur du ventilateur.
la procédure d’avis technique. Un avis technique formulé dans l’un Néanmoins, dans le calcul d’un conduit de fumée fonctionnant de
de ces pays peut, à la demande du titulaire, faire l’objet d’une con- la sorte, sont à considérer les éléments pris en compte pour le tirage
firmation dans l’un ou l’autre pays de l’UEATC. Cette confirmation naturel.
peut être faite en l’état si le référentiel (guide technique spécialisé)
est identique dans chaque pays, ce qui n’est pas le cas pour les pro- En effet, en cas d’arrêt de l’extraction mécanique, il est utile de
cédés de fumisterie. connaître, d’une part, les caractéristiques de fonctionnement du
conduit de fumée en tirage naturel et, d’autre part, le comportement
des appareils raccordés à ce conduit, de manière à déterminer quel
4.4 Principe de fonctionnement système de sécurité il est nécessaire de prévoir (individuel et ⁄ou col-
lectif) pour arrêter le fonctionnement de leur brûleur.
4.4.1 Tirage naturel et extraction mécanique
L’examen théorique des conduits de fumée fonctionnant par 4.4.2 Calcul théorique
tirage naturel ou en extraction mécanique est effectué en mettant
l’accent sur les aspects pratiques de cette question, à la suite d’une 4.4.2.1 Données physiques
étude théorique sommaire. Dans le cadre d’un calcul théorique des conduits de fumée, les
Le tirage naturel d’une cheminée, également appelé tirage ther- grandeurs physiques les plus couramment utilisées sont les
mique, est le résultat de la force ascensionnelle des produits de suivantes :
combustion ; celle-ci est elle-même fonction de la différence entre le
poids de la colonne de produits de combustion chauds contenus ca (J/kg × K) capacité thermique massique de l’air ;
dans la cheminée et celui d’une colonne fictive d’air extérieur de cf (J/kg × K) capacité thermique massique des fumées ;
même section et de même hauteur. On voit que le tirage naturel ou
tirage thermique dépend : d ou D (m) diamètre du conduit de fumées ;
— de la masse volumique moyenne des produits de combustion De (m) diamètre équivalent ;
contenus dans la cheminée, et donc de leur température moyenne ; Dh (m) diamètre hydraulique ;
— de la masse volumique moyenne de l’air extérieur, considéré e (%) excès d’air ;
sur une hauteur égale à celle de la cheminée, et donc de sa tempé- g (m/s2) accélération due à la pesanteur ;
rature moyenne ; ht (m) hauteur de tirage ;
— de la hauteur de la cheminée.
p (Pa) perte de charge ;
La température moyenne des produits de combustion dépend Dp (Pa) dépression ;
elle-même de nombreux facteurs : nature du combustible utilisé,
type de combustion réalisée (excès d’air), entrées d’air additionnel, p, (Pa/m) perte de charge linéaire ;
caractéristiques de construction du conduit de fumée (nature et pc (Pa/m) perte de charge de confluence ;
épaisseur des matériaux de construction, isolation du conduit). ps (Pa/m) perte de charge singulière ;
Quant aux conditions météorologiques, elles sont évidemment Pu (kW) puissance utile ;
variables dans le temps.
qf , q ou Q (m3 /h) débit-volume des fumées ;
En outre, l’écoulement des gaz dans le circuit appareil/conduit de R (%) rendement chaudière sur PCI ;
raccordement/conduit de fumée est freiné de plusieurs façons :
Re nombre de Reynolds ;
— par la résistance due au frottement, laquelle dépend de la S (m2) section du conduit de fumées ;
rugosité relative des parois internes du conduit, du nombre de Rey-
nolds, de la vitesse moyenne, de la masse volumique des fumées et Tae (K) température de l’air extérieur ;
de la longueur du conduit de cheminée ; un abaque (abaque de Tf (K) température des fumées ;
Moody, basé sur la formule de Colebrook) permet de déterminer la V (m/s) vitesse des fumées ;
valeur du coefficient L de perte de charge linéique en fonction de la g taux de CO2 dans les fumées neutres et
rugosité relative et du nombre de Reynolds ; sèches ;
— par les résistances localisées : perte de charge dans l’appareil, g’ taux de CO2 dans les fumées humides ;
changements de direction (coudes, tés, etc.), changements de sec-
tion (changement de section par construction, accumulation de r [kg/m3 (N)] masse volumique de l’air sec ;
suie, de débris, nids d’oiseaux, etc.) ; un catalogue des principales rae [kg/m3 (N)] masse volumique de l’air extérieur ;
singularités, établi par IDEL’CIK [2], permet de connaître le coeffi- rf [kg/m3 (N)] masse volumique des fumées neutres et
cient de perte de charge singulière à adopter ; sèches.

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4.4.2.2 Principe de calcul


Une cheminée devant servir à évacuer les produits de combustion rf
dans des conditions de fonctionnement différentes, il importe que,
r ae Tf
quelles que soient ces conditions, son fonctionnement soit correct. ht
Tae S
Il convient donc de déterminer les conditions extrêmes de fonc-
tionnement.
Celles-ci sont :
— la limite de fonctionnement correspondant à la capacité maxi-
male d’évacuation ;
Figure 23 – Caractéristiques du conduit de fumée
— la limite de condensation.
Ce dernier point est à considérer uniquement si l’appareil n’est
pas à condensation, ou si le conduit ne présente pas toutes les
caractéristiques suffisantes d’étanchéité et de résistance à la corro-
T + dT
sion.
En pratique, le calcul de la cheminée sera effectué pour les condi- dQ
tions de fonctionnement les plus défavorables entraînant la pre-
mière de ces limites, et il sera vérifié qu’il n’y aura pas de T
condensation dans les conditions les plus défavorables rencontrées D
sur le site pour la plus basse puissance susceptible d’être délivrée.
Figure 24 – Portion de conduit élémentaire
4.4.2.3 Calcul de la section des conduits de fumée
La détermination dimensionnelle d’un conduit de fumée adopte
des marges de sécurité plus ou moins importantes, compte tenu des avec r0 et T0 respectivement masse volumique et température à
différents critères variables pris en compte pour le calcul : 20 °C.
— température moyenne des fumées dans le conduit ; En fait, la température dans le conduit décroît avec l’altitude à
— entrées d’air parasites non maîtrisées ; cause des déperditions calorifiques selon une loi exponentielle dont
— temps de mise en température du conduit ; l’équation différentielle sur une portion de conduit élémentaire est
— tirage influencé par les conditions atmosphériques. la suivante (figure 24) :
En fait, des calculs précis ne seront nécessaires que dans quel-
- Qm cf dT = dQ = a p D (T - Tae) dht (1)
ques cas particuliers ; les règles simples énumérées ci-après per-
mettent dans la presque totalité des cas, de répondre aux questions avec a (W/m2 × K) coefficient global de déperdition
qui se posent. calorique (en pratique, environ 5 W/m2 × K pour
En principe, dans tout calcul, on peut considérer que n’importe un conduit en aluminium),
quel type de conduit peut être décomposé en un certain nombre de
Qm débit-masse.
tronçons élémentaires et de jonctions, pour lesquels on sait expri-
mer les valeurs de sortie des paramètres caractérisant l’écoulement Le tirage thermique sur ce tronçon dht s’écrit :
en fonction des valeurs à l’entrée et des caractéristiques propres de
l’élément de circuit considéré. Le calcul peut ainsi s’effectuer, de T f Ð T ae
proche en proche, de la buse de l’appareil au débouché du conduit dD p = r 0 T 0 g -------------------
- d ht (2)
T f T ae
avec bouclage sur l’atmosphère extérieure.
Tout calcul satisfaisant de conduit de fumée doit impérativement En combinant (1) et (2) on obtient :
respecter la relation suivante :
r0 T0 g TB
D p = ----------------- ln ------
tirage thermique > S pertes de pression + mise en vitesse rT ae TS

avec r nombre sans dimension,


4.4.2.3.1 Tirage thermique TB et TS températures à la buse de la chaudière et à la
Si l’on considère que la température est uniforme sur toute la sortie du conduit,
hauteur du conduit (figure 23), le tirage thermique s’exprime par la TS s’exprimant par la formule :
formule :
TS = Tae + (TB - Tae) exp (- r ht)
Dp = (rae - rf ) ght
avec rae masse volumique de l’air extérieur. En pratique, dans un conduit de fumée, la température moyenne
Tm correspond à la température enregistrée à environ mi-hauteur.
On assimile, pour simplifier, les fumées à de l’air (densité d » 1).
Dans ces conditions :
Règle pratique : pour des températures relativement basses
T0 (20 à 50 °C), on peut rapidement estimer le tirage d’un conduit
r ae = r 0 ---------
T ae par degré d’écart de température et par mètre de hauteur de
conduit à environ 0,04 Pa/m · °C.
T0 T0
r f = r 0 ------ d » r 0 ------
Tf Tf Tae = 273 K (0 °C),
ht = 10 m,
D p = r 0 T 0 gh t æ --------- Ð ----- ö
1 1 T = 323 K (50 °C),
èT ø
ae T f Dp = 0,04 ´ 10 ´ 50 = 20 Pa » 2 mm CE.

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Pour des températures plus élevées, cette règle n’est plus valable ;
il est nécessaire de procéder à un calcul ou d’utiliser les abaques exis-
tants.
V

p c2
4.4.2.3.2 Pertes de charge
Q
Les pertes de charge sont liées, d’une part, aux résistances que
peut rencontrer l’air de combustion pour circuler depuis l’extérieur
jusqu’au brûleur et, d’autre part, à l’écoulement des fumées dans le
circuit d’évacuation depuis la buse de l’appareil jusqu’au débouché q d
pc1
du conduit.
Les pertes de charge dépendent :
— des dimensions géométriques du circuit d’évacuation (carneau Piquage
plus cheminée) ;
— des accidents divers (coudes, rétrécissements) ;
— du débit volume des fumées ;
— de la température des fumées. Conduit
On distingue trois types de pertes de pression aérauliques : collecteur Q–q
— les pertes de charge linéaires, dues au frottement de l’air ou D
des produits de combustion sur les parois d’un conduit ;
— les pertes de charge de confluence, dues à la rencontre de
deux ou plusieurs écoulements ; Figure 25 – Confluence
— les pertes de charge singulières, dues aux accidents de par-
cours tels que coudes, tés, rétrécissements, etc.
■ Régime d’écoulement du fluide ■ Pertes de charge de confluence
Pour les conduits fonctionnant en tirage naturel (ou tirage thermi- On n’envisage ici que la confluence due à un piquage perpendicu-
que), comme en extraction mécanique, on peut considérer que l’on laire (figure 25).
est toujours en régime turbulant ( Re > 5 000 ) .
Il existe deux pertes de charge de confluence :
Exemple : avec qf = 32 m3 /h, d = 0,15 m (d’où V = qf / S = 0,5 m/s)
et ν = 1,5 ´ 10-5 m2 /s (viscosité cinématique de l’air à 20 °C), on a : — une perte de charge de l’écoulement dans le conduit principal
entre les sections amont et aval :
Vd 0,5 ´ 0,15
Re = -------- = ------------------------------
Ð 5- = 5 000
ν 1,5 ´ 10 2
V
p c 1 = K c 1 r -------
■ Pertes de charge linéaires 2
Les pertes de charge linéaires s’expriment par la formule : — une perte de charge de l’écoulement entre le piquage et
2
le conduit principal après confluence :
lL V
p , = ------- r -------
Dh 2 V
2
p c 2 = K c 2 r -------
avec p , (Pa) perte de charge linéaire, 2
L (m) longueur du conduit, ● Dans les conduits collectifs verticaux, les coefficients Kc1 et Kc2
V (m/s) vitesse d’écoulement du fluide ; V est le rapport sont très différents lorsque le rapport des débits q / Q > 0,25. C’est le
du débit Q (m3 /h) à la section S (m2), avec cas des premiers niveaux raccordés où la vitesse est faible. Une
S = pD2 /4 pour un conduit circulaire, erreur sur la valeur de Kc n’entraîne pas d’erreur importante sur la
valeur de la perte de charge. Dans le cas contraire (q / Q < 0,25) les
r (kg/m3) masse volumique du fluide (on adopte pour r la
coefficients sont proches.
valeur de la masse volumique de l’air à 20 °C, soit
1,2 kg/m3), On peut donc simplifier et considérer que :
Dh (m) diamètre hydraulique du conduit [Dh = 4S / P,
avec S section et P périmètre ; ainsi, pour un 2
V
conduit circulaire, Dh = D diamètre et, pour un p c = p c 1 = p c 2 = K c r -------
2
conduit rectangulaire, de côtés a et b,
Dh = 2ab ⁄(a + b)],
La figure 26 donne la valeur de pc en fonction de la vitesse V du
l coefficient de perte de pression linéaire. fluide et du rapport des débits q / Q.
En toute rigueur, l dépend du nombre de Reynolds de l’écoule- ● Dans les conduits horizontaux, pour un rapport des débits
ment et de la rugosité du conduit. L’écoulement étant turbulent q ⁄ Q > 0,2, les valeurs des deux pertes de charge de confluence sont
( Re > 5 000 ) , l ne dépend, en pratique, que de la rugosité relative, différentes :
c’est-à-dire, pour un diamètre donné, du matériau constituant le
conduit. On prend généralement : pc 1 ¹ pc 2
l = 0,03 pour un conduit métallique ou en amiante-ciment*,
La figure 27 donne la valeur des coefficients Kc1 et Kc2 déterminés
l = 0,05 pour un conduit en béton ou boisseaux lisses,
expérimentalement [1], en fonction des rapports des diamètres d / D
l = 0,07 pour un conduit maçonné rugueux. et des débits q / Q.
* Depuis le 1er janvier 1997, il est interdit de commercialiser et d’importer tout produit
en amiante-ciment. On en déduit la valeur de pc1 et pc2 à partir de la figure 28.

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pc (Pa) 2,5
100 Kc1

0,30

0
0,40

0,5
80 0
2,0 t 0,8

d/D =
1e
60

=1
50

q/Q
1,5
40

1/2
30

1/3
1,0

/4
20
/5 1

0
2 1/1
0,5
1/6 1
1/8
1/1

10 0
0 0,5 1
6

q/Q
1/1

8
7
Kc2
0
1/2

6
5 1,5
4 1
= 0,80
D
3 d/
1,0
60
0,
2
0,5

50
0,
0

0
1

0,4
0,8
0,7 – 0,5
0,6
0,5 0 0,5 1
q /Q
0,4

0,3 Figure 27 – Coefficients de perte de charge de confluence


0,5 0,7 1 2 3 4 5 6
8 10
V (m/s)
Exemple : si V = 4 m/s et q /Q = 1/5, on obtient pc = 7 Pa. 4.4.2.4 Équivalence des conduits circulaires
et rectangulaires
Figure 26 – Perte de charge de confluence dans les conduits
collectifs verticaux
Bien qu’il soit préférable de conduire les calculs en évaluant les
termes de perte de charge, d’échange thermique et de vitesse pour
les caractéristiques réelles d’un conduit rectangulaire, il est souvent
commode, en première approximation, d’utiliser les abaques et les
■ Pertes de charge singulières valeurs relatives aux conduits circulaires pour en déduire le dimen-
sionnement des conduits rectangulaires de côtés a et b.
On les exprime par la formule :
Pour être exacte, l’équivalence devrait porter sur quatre termes :
2 — les pertes de charge linéaires ;
V
p s = K s r ------- — les pertes de charge singulières ;
2
— le tirage thermique ;
— la mise en vitesse.
avec V (m/s) vitesse de l’écoulement du fluide après
singularité, sauf pour les élargissements où la Si l’on néglige l’influence de la forme du conduit sur les trois der-
vitesse est prise avant la singularité. (C’est donc niers termes, l’équivalence porte alors seulement sur les pertes de
toujours la vitesse la plus élevée qui est prise en charge linéaires. Si, de plus, on suppose que l ne dépend pas de la
forme du conduit, il faut que le terme :
considération.)
2 2
La figure 29 donne la valeur du coefficient Ks suivant la singula- V qf
------- = -------------
-
rité. On en déduit la valeur de la perte de charge ps à partir de la Dh S Dh
2

figure 28.
soit identique pour les conduits circulaires et rectangulaires, ce qui
Pour des confluences ou des singularités non citées ici, on consul- conduit, avec un même débit de fumée, au diamètre équivalent De
tera les recueils des pertes de charge [2]. et avec une même vitesse au diamètre hydraulique Dh .

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p (Pa)
D1 V D2 D1 V D2
80

60 a a
50
Ks Ks
40
1,5 0,5

10
a=

K=
30 60¡
30¡ 0,5 1

8
1,0 0
90¡

a
20 D1 /D2

=
6

30
15¡

¡
15

5
0,5 – 0,5

4
7,5¡
10

3
0 – 1,0
8 0 0,5 1

2
D2/D1

0 80 1,0 1,3 1,5


6
a rétrécissement b élargissement
5

4
d2

0 0,50 0,6 0,
3

2
d1 V p1 p2

0,4
1,5
Ks

0
0,3
2
1,0 V1 V2

0
0,2
0,8 1
On considère V1 pour le calcul

5
0,6 de p1 et V2 pour le calcul

0,1
de p2.
0,5 0
Ks = 2

0
0 0,4 0,8 1,2

0,1
0,4 d1/d2
d réunion de courant
pour un coude à 45¡ : Ks = 0,5
0,3 pour un coude à 90¡ : Ks = 1,3
0,5 0,7 1 2 3 4 5 6 8 10 pour 2 coudes successifs à 90¡ : Ks = 3,3
V (m/s)
c raccordement droit
Exemple : si K = 1,5 et V = 3,5 m/s, on obtient p = 11 Pa.

Figure 29 – Coefficients de pertes de charge singulières


Figure 28 – Perte de charge dans un conduit

On remarquera que dans tous les cas


Le diamètre équivalent De est le diamètre conduisant, pour un
même débit, à la même perte de charge : De > Dh

3 3
a b 4.4.2.5 Formules simplifiées
De = 2 5 -----------------------
2
-
p (a + b) De nombreuses études sur le tirage naturel des conduits de
fumée et leurs caractéristiques dimensionnelles ont abouti à la pro-
La littérature technique fournit différentes formules empiriques position de dizaines de formules. Les sections calculées à l’aide de
aboutissant sensiblement aux mêmes résultats. La plus répandue ces formules varient pour une même installation dans le rapport de
est celle de l’ASHRAE (American Society of Heating, Refrigerating 1 à 2,5 ; cette simple observation montre l’extrême complexité du
and Air Conditioning Engineers) : problème.
5 5 0,63 Une formule simplifiée à caractère empirique est de la forme :
a b ( ab )
D e = 1,3 8 -------------------- = 1,3 ---------------------------
( a + b2 ) (a + b)
0,25 Pu
S = ------------
-
b ht
Le diamètre hydraulique Dh est le diamètre conduisant, pour la
même vitesse à la même perte de charge : avec S (m2) section du conduit,
4 section 2 ab Pu (kW) puissance utile de l’appareil,
D h = --------------------------- = -------------
Périmètre a+b ht (m) hauteur du conduit,

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b coefficient variable selon les auteurs.


Diamètre (m)
À titre d’exemple, citons une formule utilisée et dérivée de celle
de Montgolfier :
Pu 110 ¡C 104 ¡C 92 ¡C 86 ¡C
S = --------------------------------------
-
10 000 h t ¤ 10

Dp 0 =
avec S (dm2) section du conduit,

40 Pa
Pu (kW) puissance utile de l’appareil,
ht (m) hauteur du conduit. Vs = 2 m/s

Une telle formule a été établie à partir d’hypothèses de simplifica-


tion, notamment celle selon laquelle les pertes de charges par frot-
tement dans le conduit sont négligeables en regard de la perte de Ts1
charge dans l’appareil. Il en résulte qu’une formule de ce genre peut

30
convenir pour un calcul rapide dans le cas d’installations domesti-

Pa
ques.
D1 Vs1 3 m/s

4.4.2.6 Méthode utilisant des abaques 20


Pa
Le document technique unifié (DTU) Règles et processus de calcul 4 m/s
des cheminées fonctionnant en tirage naturel de décembre 1975 a 10 P
a
été établi pour faciliter l’application de l’arrêté du 20 juin 1975 relatif 5 m/s
0 Pa
à l’équipement et à l’exploitation des installations thermiques en
vue de réduire la pollution atmosphérique et d’économiser l’éner-
ht 1
gie. Hauteur (m)
Ce DTU est applicable aux cheminées destinées à l’évacuation
des produits de combustion d’installations d’une puissance de com- Figure 30 – Détermination du diamètre et de la hauteur
bustion supérieure à 87 kW (PCI), consommant des combustibles de la cheminée
commerciaux et comportant des générateurs de vapeur, d’eau
chaude, d’eau surchauffée, d’air chaud ou d’autres fluides calopor-
teurs situés à une altitude inférieure à 800 m et, sous condition — par température extérieure Te (en °C) (18 ou 30 °C).
d’application de son annexe II, aux cheminées situées à une altitude
Le choix du diagramme est donc fait en fonction de ces critères.
supérieure. Il n’est pas applicable aux cheminées desservant des
installations de gaz à brûleur atmosphérique. À chaque point d’un diagramme correspondent cinq valeurs
(figure 30) :
4.4.2.6.1 Processus de calcul — diamètre de la cheminée D (en m) ;
Sur les bases des données suivantes, connues ou pouvant être — hauteur de la cheminée ht (en m) ;
déterminées : — dépression produite à la base de la cheminée Dp0 (en Pa) ;
— débit des fumées à évacuer, par heure ; — vitesse des fumées à la sortie de la cheminée Vs (en m/s) ;
— température de ces fumées, à l’entrée de la cheminée ;
— température des fumées à la sortie de la cheminée Ts (en °C).
— dépression Dp0 à assurer en pied de conduit ;
— nature et type de la cheminée ; Cette application nécessite au préalable la détermination :
— température extérieure Te ; — du débit total de SO2 ;
le DTU permet de déterminer, en premier lieu, par emploi de dia- — de la hauteur conventionnelle sans obstacle ;
grammes, les valeurs que peuvent prendre respectivement la hau-
— de la hauteur conventionnelle avec obstacle à proximité,
teur ht et le diamètre D de cette cheminée pour qu’elle produise à sa
base la dépression Dp0 . entrant dans les formules de calcul pour déterminer la hauteur de la
Parmi tous les couples de valeurs ht et D possibles, il faut, en cheminée au-dessus du sol.
second lieu, choisir celui ou ceux qui satisfont aux conditions de
non-pollution de l’environnement : hauteur minimale du débouché 4.4.2.7 Méthode graphique du CSTB
et vitesse minimale à la sortie de la cheminée (arrêté du 20 juin
1975). Le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) a publié
une méthode de calcul graphique des cheminées très complète [5].
Les diagrammes sur lesquels s’appuie le DTU permettent de
Cette méthode tient compte des principaux facteurs intervenant
déterminer les dimensions d’un conduit de fumée cylindrique et
dans le tirage des cheminées et conduit à des résultats d’une bonne
extérieur pour deux natures de conduits :
précision, malgré quelques simplifications par rapport à la théorie,
— les conduits métalliques, non isolés thermiquement ; et sans qu’il soit nécessaire de se livrer à des calculs longs et fasti-
— les conduits en maçonnerie (brique de 22 cm), ou présentant dieux.
une isolation thermique équivalente.
4.4.2.8 Débits d’air de combustion et des produits
4.4.2.6.2 Diagrammes de combustion
Un ensemble de 528 diagrammes a été établi, classés :
La combustion neutre ou stœchiométrique, c’est-à-dire sans
— par type de cheminée (maçonnerie ou métallique) ;
excès ni défaut d’air, de 1 kWh PCI (pouvoir calorifique inférieur) de
— par débit de fumée exprimé en kg/h (24 débits) ;
gaz naturel nécessite 0,96 m3 (N) d’air sec, et produit environ
— par température d’entrée des fumées à la base du conduit
1,05 m3 (N) de fumée neutre humide.
(en °C) (3 températures pour 4 débits et 6 températures pour
20 débits) ; m3 (N) = m3 normaux (0 °C et 1013 mbar).

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Lorsque le débit des fumées à la sortie d’une chaudière n’est pas


indiqué par le constructeur, on peut adopter la formule suivante : CO2 (%) CO2 (%)

e
q f = 1,05 + 0,96 æè ----------öø P u ----------
100 0,8
10 Dans l'atmosphère à
100 R proximité du coupe-tirage
avec qf [m3 (N)/h] débit des produits de combustion,
e (%) correspond ici, soit à l’excès d’air au brûleur, 0,6
soit à l’excès d’air total après dilution
éventuelle par le coupe-tirage d’un appareil,
Pu (kW) puissance utile de la chaudière,
A 0,4
R (%) rendement utile sur PCI. 5
Après
Les rendements instantanés R des différents types de chaudières coupe-tirage
fabriquées avant le 1.1.1998 (selon la température de retour d’eau à
l’appareil) sont indiqués sur la figure 21. 0,2
Valeur
Le débit concerne des débits normaux. Il faut donc le corriger B conventionnelle
0,1
pour obtenir le débit réel qr en le multipliant par Tf / T0 où Tf est la
température des fumées (en K) et où T0 est la température de réfé- 0 0
rence, soit 273,15 K. 20 30 40 44 50 60
Exemple : pour une chaudière à condensation, avec R = 103 %, Débit évacué à 20 ¡C (m3/h)
e = 30 % et Tf = 273,15 + 80 °C, on a : Exemple pour une chaudière de 17 kW

qf = 1,3 Pu en m3 (N)/h Figure 31 – Détermination du seuil de débordement

qr = 1,68 Pu en m3 /h
On définit un débit de débordement, également appelé seuil de
4.4.2.8.1 Chaudières à brûleurs à air soufflé débordement, comme le débit de fumée minimal qui doit pouvoir
Les chaudières de ce type sont principalement des chaudières au être évacué par le conduit de fumée.
sol, d’une puissance supérieure à 70 kW, où l’excès d’air est contrôlé Sa définition est liée à une teneur de 5 % de CO2 (point A,
par un ventilateur approprié. figure 31) dans les produits de combustion, mesurée après dilution
L’excès d’air au brûleur e est d’environ 30 %. À cela, il faut ajouter par le coupe-tirage, ce qui correspond à ce niveau, dans le local, à
les entrées d’air parasites provenant : un taux de 0,1 % de CO2 (point B, figure 31).
— de la qualité de l’étanchéité du raccordement au conduit de Cela correspond à un excès d’air e de 100 % (excès d’air minimal
fumée ; nécessaire pour réaliser une évacuation des fumées sans refoule-
— du débit d’air, dans le cas de plusieurs appareils raccordés sur ment), ce qui, par exemple pour un rendement R = 85 % (PCI),
un même conduit, provenant des chaudières à l’arrêt et que l’on conduit à un débit de fumée qf » 2,5 Pu (m3 /h à 20 °C).
peut estimer, par chaudière à l’arrêt, à 0,3 fois le volume des fumées ■ Chaudières raccordables sur une VMC
de la chaudière lorsqu’elle fonctionne et lorsqu’elle est munie d’un
coupe-tirage ; Pour les chaudières traditionnelles, classiques ou à haut rende-
— du débit d’air éventuel créé par un régulateur de tirage. ment, destinées à être raccordées sur une installation de VMC, le
débit normal d’extraction est fixé à 4,3 Pu (m3 /h à 20 °C), soit un
● Chaudières à condensation
excès d’air e de 250 % pour un rendement de 85 % (PCI).
Elles comprennent :
— les chaudières de moyenne puissance, souvent utilisées pour
le chauffage collectif ; 4.4.3 Calcul de la section des conduits de fumée
— les chaudières individuelles de tous types : cheminée, ven- pour combustibles gazeux
touse ou VMC-Gaz et d’une puissance utile < 70kW .
Ces dernières comportent un ventilateur, placé en amont ou en Les produits de combustion des appareils à gaz sont assez diffé-
aval du brûleur, destiné à vaincre les pertes de charge supplémen- rents de ceux des appareils à combustibles solides ou liquides :
taires, liées à la conception de l’appareil, et à maîtriser le débit de teneur en vapeur d’eau plus élevée, température à la buse en aval
l’air admis au brûleur. Elles ne comportent pas de coupe-tirage, sauf du coupe-tirage antirefouleur plus basse (90 à 150 °C, voire 50 °C
dans la version raccordable sur une installation de ventilation méca- pour les chaudières à condensation).
nique contrôlée (VMC). Dans ce dernier cas, le débit des produits de Les conditions à remplir pour leur évacuation correcte sont donc
combustion de la chaudière à condensation est pris égal approxima- aussi différentes : la dépression nécessaire à la buse est de 2 à 3 Pa
tivement à 2,2Pu [en kW (PCI)], exprimé en m3 /h à 20 °C, correspon- seulement (0,2 à 0,3 mm CE).
dant à e » 75 % avec R = 103 % (PCI) et Tf = 80 °C. La section des conduits de fumée auxquels sont raccordés des
appareils à gaz se détermine, dans tous les cas, en appliquant les
4.4.2.8.2 Chaudières à brûleurs atmosphériques prescriptions réglementaires quel que soit le type du conduit (§ 4.3).
Dans le cas des chaudières à brûleurs atmosphériques, le débit Pour le calcul des différents types de conduits sur lesquels sont
des fumées à la sortie de l’appareil est la somme du débit d’air et de raccordés des appareils à gaz de type B11 (cf. § 3.1.4) et des appa-
gaz admis au brûleur pour la combustion et du débit d’air addition- reils à condensation de type B22 et B23 (cf. § 3.1.4), il convient de se
nel admis au coupe-tirage pour la dilution. reporter aux recommandations ATG B.84 annexées à la norme P 45-
Le débit des fumées est fonction de la dépression à la buse de 204 (DTU 61.1).
l’appareil raccordé, c’est-à-dire du tirage thermique et des dimen- La description des conduits de fumées dont il est fait mention ci-
sions du conduit de fumée. après est traitée au paragraphe 4.5.6.

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4.4.3.1 Conduit individuel pour appareils à gaz de puissance 4.4.3.1.2 Dimensionnement des conduits de fumée
utile inférieure ou égale à 70 kW individuels à tirage naturel
Pour le calcul des conduits de fumée individuels auxquels sont ■ Raccordement d’un appareil à un conduit de fumée
raccordés des appareils de type B11 et des appareils à condensation individuel à tirage naturel (tableau 8)
de type B22 ou B23 , il convient de se reporter aux recommandations ● Appareil de type B11 de classe de rendement N° I
ATG B.84 annexées à la norme P 45-204 (DTU 61.1).
Bien qu’à compter du 1er janvier 1998 la directive européenne ne
Ce document est destiné à fournir des recommandations pour le prévoit plus l’existence de chaudière ayant cette classe de rende-
dimensionnement des conduits de fumée des nouveaux appareils ment, il nous semble utile de conserver le tableau de dimensionne-
d’utilisation du gaz de type B présents sur le marché, pour lesquels ment de ce type de chaudières pour les modèles existants, et
les anciennes spécifications de la norme P 45-204 (DTU 61.1) ne sont surtout pour tous les autres appareils à gaz raccordés non visés par
plus adaptées du fait de l’amélioration des performances énergéti- la directive rendement (chauffe-bains, accumulateurs gaz, appareils
ques et de la diminution des températures des fumées qui en gaz indépendants...).
résulte.
● Appareil de type B11 de classe de rendement N° II

L’augmentation du rendement de ce type d’appareil a entraîné


4.4.3.1.1 Classification des appareils une réduction de la température des fumées. Il s’ensuit une diminu-
À compter du 1er janvier 1998, en application de la directive euro- tion du tirage thermique et un risque d’apparition de condensation
péenne 92/42 « rendement » toutes les chaudières neuves à eau dans le conduit.
chaude alimentées en combustibles liquides ou gazeux devront res- Nous disposons de deux solutions pour raccorder les chaudières
pecter, en fonction de leur type, les rendements utiles définis dans standard, au sens de la directive européenne, à un conduit de fumée
le tableau 6. en tirage naturel :
Cette nouvelle classification, comparée à celle de la norme fran- — soit la condensation dans le conduit de fumée est acceptée. Le
çaise NF D 30-002 encore applicable à ce jour, oblige à établir une matériau constitutif de ce conduit devra résister aux condensats et
classification spécifique pour les recommandations ATG B.84, afin une purge sera installée pour les évacuer. Nous utilisons dans ce
de prendre en compte tous les appareils à gaz. Le tableau 7 définit cas un tableau de dimensionnement identique à celui utilisé pour le
l’équivalence des différentes classifications. raccordement d’appareils de classe de rendement N° III (tableau
n° 6 des recommandations ATG B.84) ;
— soit la condensation dans le conduit de fumée n’est pas
admise. Dans ce cas le conduit devra être suffisamment isolé, de
Tableau 7 – Équivalence des différentes classifications manière à maintenir une température de fumée relativement élevée
sur toute sa hauteur. Le but de l’isolation est de réduire les échanges
Au sens de thermiques entre le conduit dans lequel transitent les fumées et le
Au sens des milieu extérieur plus froid, ce qui a pour effet d’éviter d’atteindre le
Au sens de la norme la directive
recommandations point de rosée.
NF D 30-002 européenne
ATG B.84
92/42 CEE On pourra employer des conduits en béton ou terre cuite isolée
Chaudières standard ou de Appareil ou des nouveaux conduits à tubes métalliques (dits à double paroi)
catégorie A et autres appa- de classe l’espace annulaire entre les deux tubes étant constitué d’une lame
reils à gaz de catégorie A de rendement N° I d’air ou d’un isolant en laine de roche. Nous utilisons dans ce cas un
nouveau tableau de dimensionnement qui traite le cas de conduit de
Chaudières haut rendement Chaudières Appareil fumée avec une résistance thermique comprise entre 0,22 et
ou de catégorie B qui ont un standard de classe 0,9 m2 × K/W en fonction d’une hauteur de conduit comprise entre
rendement < 87,5 + 1,5 lg Pu de rendement N° II
1,60 m et 40 m (tableau n° 4 des recommandations ATG B.84).
Chaudières haut rendement Chaudières Le cas des conduits de fumée dont la résistance thermique est
ou de catégorie B qui ont un à basse Appareil
rendement température de classe supérieure à 0,120 m2 × K/W et dont la hauteur est inférieure à 10 m
> 87,5 + 1,5 lg P u et chau- et chaudières de rendement (cas des pavillons avec un conduit de fumée en boisseaux alvéolés),
dières à condensation ou de à gaz à N° III a fait l’objet d’un tableau particulier. Cette étude permet d’optimiser
catégorie C condensation au maximum l’utilisation de ces conduits de fumée en l’état, sans
tuber systématiquement. Le tableau donne pour chaque cas une
plage de puissances utiles raccordables : une puissance utile mini-
male pour ne pas condenser dans le conduit et une puissance utile
Les appareils concernés par les recommandations ATG B.84, au maximale au-delà de laquelle il y a risque de mauvaise évacuation
sens des normes européennes, sont les suivants : des produits de combustion (tableau n° 5 des recommandations
— appareils de type B11 , de classe de rendement N° I ou N° II ; ATG B.84).
— appareils de type B22 ou B23 , de classe de rendement N° III. ● Appareil de type B22 ou B23 de classe de rendement N° III

Ce type d’appareil correspond aux chaudières à condensation à


tirage naturel pour lesquelles la Direction de la Recherche de Gaz de
Type B11 : appareil équipé d’un coupe-tirage, destiné à être France avait, à l’époque de leur apparition sur le marché, étudié un
raccordé à un conduit d’évacuation des produits de combustion tableau de dimensionnement spécifique. C’est ce même tableau qui
vers l’extérieur du local dans lequel il est installé. L’air combu- a été repris dans les recommandations ATG B.84 pour dimensionner
rant est prélevé directement dans le local où est installé l’appa- les conduits de fumée auxquels sont raccordés les appareils de
reil. classe de rendement N° III.
Type B22 ou B23 : appareil sans coupe-tirage, équipé d’un ven-
tilateur placé en amont (B23) ou en aval (B22) de l’ensemble ■ Raccordement de deux appareils à un conduit de fumée
chambre de combustion - échangeur de chaleur et destiné à être individuel à tirage naturel (tableau 9)
raccordé à un conduit d’évacuation des produits de combustion Le raccordement de deux appareils à un conduit de fumée à tirage
vers l’extérieur du local dans lequel il est installé. L’air combu- naturel ne peut être réalisé que si les deux appareils possèdent un
rant est prélevé directement dans le local où est installé l’appa- brûleur de même conception (soit atmosphérique, soit avec extrac-
reil. teur ou ventilateur).

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Tableau 8 – Synthèse du raccordement d’un appareil à un conduit de fumée individuel à tirage naturel
Conduit de fumée Tableau
de dimensionnement
Type d’appareil Classe de rendement
Critère « avec ou sans (des recommandations
Isolation nécessaire
condensation » ATG B.84) à utiliser
N° I sans non tableau n° 2
sans oui tableau n° 4
B11 2
N° II sans r (1) > 0,120 m × K ¤ W tableau n° 5
avec non
tableau n° 6
B22 ou B23 N° III avec non
(1) résistance thermique du conduit de fumée.

Tableau 9 – Synthèse du raccordement de deux appareils à un conduit de fumée individuel à tirage naturel
Conduit de fumée Tableau
2 appareils raccordés de dimensionnement
Classe de rendement
de type Critère « avec ou sans (des recommandations
Isolation nécessaire
condensation » ATG B.84) à utiliser
N° I sans non tableau n° 9
B11
N° II avec non tableau n° 10
B22 ou B23 N° III avec non tableau n° 11
N° I et N° II avec non tableau n° 10
B11 , B22 ou B23 N° I et N° III avec non tableau n° 11
N° II et N° III avec non tableau n° 11

Trois tableaux de dimensionnement sont proposés : la puissance utile maximale P1 de l’appareil le plus puissant. Le
— un pour le raccordement de deux appareils de type B11 , de second appareil aura une puissance utile maximale P2 inférieure ou
classe de rendement N° I, correspondant au tableau du DTU 61.1 égale à 2P - P1 . Les deux relations à vérifier si l’on utilise cette
actuel (tableau n° 9 des recommandations ATG B.84). Cette configu- méthode sont :
ration se fait sans condensation ;
P 1 < 1,4 P et P 2 < 2 P Ð P 1
— un pour le raccordement de deux appareils de type B11 , de
classe de rendement N° II. Ce tableau (tableau n° 10 des recomman-
dations ATG B.84) est valable uniquement pour les conduits de 4.4.3.2 Conduit polycombustible type shunt
fumée dont les matériaux résistent à la condensation et à la tempé-
Ce conduit collectif est visé par l’arrêté du 22 octobre 1969
rature des fumées de ce type d’appareils ;
(conduits de fumée) (figure 32).
— un pour le raccordement de deux appareils de type B22 ou B23 ,
de classe de rendement N° III. Ce tableau (tableau n° 11 des recom- Cet arrêté détermine également les puissances utiles des appa-
mandations ATG B.84) est valable uniquement pour les conduits de reils raccordables. Pour l’énergie gaz, les puissances utiles raccor-
fumée dont les matériaux résistent à la condensation. dables sont de 27,9 kW dans le cas d’un appareil à fonctionnement
continu (chauffage) et de 34,9 kW dans le cas d’un appareil à fonc-
Pour le raccordement de deux appareils de classes de rendement tionnement discontinu (production d’ECS).
différentes, le choix du tableau de dimensionnement se fait toujours
en fonction de l’appareil ayant le rendement le plus élevé. Le maté- ■ Chemisage des conduits type shunt
riau du conduit de fumée doit résister aux condensats dans tous les L’arrêté du 2 août 1977 modifié permet par l’article 18.II.3° de
cas et être adapté aux températures de fumée de l’appareil ayant le « conserver, au cas où une opération de chemisage ou de tubage a
plus faible rendement. entraîné un rétrécissement général de la section du conduit, des
Les puissances indiquées dans les trois tableaux, en fonction des dimensions au moins égales aux dimensions minimales calculées
différents paramètres (hauteur et diamètre du conduit de fumée, selon le DTU 61.1 pour le nombre et la puissance des appareils
diamètre et type du conduit de raccordement), peuvent être utilisées raccordés ».
suivant deux méthodes : Le tableau 10 issu des recommandations ATG B.84 annexées à la
— 1re méthode : en considérant que la valeur P indiquée dans le norme P 45-204 (DTU 61.1) indique la puissance utile maximale en
tableau correspond à la puissance utile maximale P1 de l’appareil le kW raccordables par étage, pour les appareils gaz de type B11 à
plus puissant. Le second appareil aura une puissance utile maxi- fonctionnement continu (appareil de chauffage et appareil mixte)
male P2 inférieure ou égale à cette valeur ; pour respectivement 4 et 5 appareils raccordés sur le collecteur prin-
— 2e méthode : en raisonnant en somme de puissances utiles cipal. Dans le cas d’appareils gaz à fonctionnement discontinu
maximales raccordables. Dans ce cas, la valeur P relevée dans le (appareil de production d’eau chaude sanitaire), ces puissances
tableau pourra être majorée au maximum de 40 % pour déterminer peuvent être majorées de 25 %.

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Fumées Section du conduit


collecteur (cm2)

600
> 4,25 m
Appareil
Conduit à gaz
collecteur 500
Conduit
de
Raccordement
raccordement
individuel
de hauteur 400
d'étage
Coupe-tirage RdC RdC RdC Type de l'immeuble
Orifice de +4 +6 +8
ventilation
basse RdC : rez-de-chaussée

Figure 33 – Section minimale du conduit collectif en fonction


Air de la hauteur du bâtiment

— le diamètre du conduit de raccordement est égal au diamètre


de la buse des appareils raccordés ;
— la longueur en projection horizontale du conduit de raccorde-
ment est inférieure ou égale à 1 m avec au maximum un coude à
90° ;
20 12,5
— le dimensionnement est destiné aux appareils de type B11 de
type standard ou haut rendement (au sens de la norme française) ;
— les entrées d’air sont conformes aux préconisations du
400 cm2 250 20 chapitre 5 des recommandations ATG B.84.
cm2
4.4.3.3 Conduit mixte gaz-ventilation de type shunt

Figure 32 – Conduit polycombustible type shunt C’est un conduit collectif avec raccordement individuel de hauteur
d’étage ; il fonctionne en tirage naturel (figure 34).
Ce conduit est une extension du conduit collectif polycombustible
type shunt (figure 32), destiné à assurer conjointement l’évacuation
Tableau 10 – Puissance utile maximale raccordable des produits de combustion et l’air vicié des logements conformé-
par étage pour les appareils de type B11 ment à la réglementation de 1969.
à fonctionnement continu Il n’y a pas de limite réglementaire quant au nombre de niveaux
et au nombre de foyers desservis par ce conduit collectif en tirage
Dimension du conduit Puissance utile naturel. Toutefois, pour des raisons techniques, on limite à 8 le nom-
maximale bre de niveaux desservis par un même collecteur.
Épaisseur
raccordable
du chemisage collecteur individuel Il se compose :
en mode
(cm) (cm) (cm) chauffage — d’un conduit collecteur véhiculant les produits de combustion
(kW) et l’air vicié ;
Pour 4 appareils raccordés sur le collecteur — de conduits individuels de hauteur d’étage pour le raccorde-
ment des appareils à gaz ;
1 18 ´ 18 10,5 ´ 18 25
— de conduits individuels de hauteur d’étage apportant un com-
1,5 17 ´ 17 9,5 ´ 17 23 plément de ventilation pour les trois derniers niveaux.
2 16 ´ 16 8,5 ´ 16 19 On recommande l’utilisation d’un extracteur statique de classe B,
2,5 15 ´ 15 7,5 ´ 15 14 au sens de la norme P 50-413, pour coiffer le débouché de ces
conduits.
Pour 5 appareils raccordés sur le collecteur
1 18 ´ 18 10,5 ´ 18 24
4.4.3.3.1 Calcul de la section minimale du conduit collecteur
1,5 17 ´ 17 9,5 ´ 17 20
La figure 33 fournit, pour des appareils gaz de type B11 à fonction-
2 16 ´ 16 8,5 ´ 16 14 nement continu (appareil de chauffage et appareil mixte) et pour
une puissance utile maximale limitée à 25 kW, la section minimale
du conduit collecteur assurant l’évacuation des produits de combus-
tion des appareils gaz raccordés en fonction de la hauteur du bâti-
Ces tableaux de dimensionnement ne sont valables que dans la ment. Dans le cas d’appareils à fonctionnement discontinu (appareil
mesure ou toutes les conditions suivantes sont remplies : de production d’ECS), cette puissance peut être majorée de 25 %.
— le conduit est intérieur au bâtiment ; Les entrées d’air à l’intérieur des logements doivent répondre aux
— le débouché est coiffé d’un extracteur statique de classe B (au préconisations du chapitre 5 des recommandations ATG B.84
sens de la norme P 50-413) ; annexées à la norme P 45-204 (DTU 61.1).

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4.4.3.4 Conduit en alvéole technique gaz


(Arrêté du 02.08.77 modifié, art. 16 et 18.3)

Les règles de conception et de mise en œuvre de ces conduits


sont décrites dans le chapitre XI et les annexes V et VI des Aména-
gements généraux de la norme P 45-204 (DTU 61.1).
Raccordement
11 Coupe A A d'appareil à gaz
Ce document ne traite pas du raccordement des appareils à
(250 cm2) condensation.
A 10 A La puissance utile maximale totale par alvéole est de 70 kW.

Ventilation (145 cm2) 4.4.3.4.1 Tirage naturel


9 Collecteur 300 m3/h L’évacuation par tirage naturel n’est possible que si les deux
(S = 400 cm2)
conditions ci-dessous sont remplies :
8 — l’immeuble ne possède au maximum que sept niveaux desser-
vis par les alvéoles ;
— dans un même alvéole, deux appareils au maximum sont rac-
7 cordés au même conduit.
● Conduits individuels : la section des conduits individuels doit

6
être conforme à l’annexe II de l’Instruction relative aux aménage-
ments généraux de la norme P 45-204 (DTU 61.1).
Les conduits et raccordements pour seulement deux niveaux doi-
5 Raccordement
d'appareil à gaz
vent être conformes aux tableaux de l’annexe précitée, lorsque la
Coupe B B
(250 cm2) hauteur du débouché est inférieure à 3 m.
B 4 B ● Conduit collecteur : la détermination de la section du conduit
collecteur et des diamètres des raccordements est fonction :
Collecteur 300 m3/h — du nombre d’appareils par alvéole raccordés à un même
3 (S = 400 cm2) conduit ;
— du type de raccordement ;
2
— de la hauteur du conduit disponible au-dessus du dernier
raccordement ;
— du nombre de niveaux équipés ;
1
— de la puissance utile des générateurs.
Immeuble de 11 niveaux
Trois tableaux de la norme précitée permettent de dimensionner
Figure 34 – Conduit mixte gaz-ventilation desservant des cuisines le conduit collecteur des alvéoles techniques pour sept configura-
tions différentes :
1. un appareil par niveau, dernier niveau raccordé ;
4.4.3.3.2 Calcul de la section du raccordement individuel
de hauteur d’étage 2. un appareil par niveau, dernier niveau non raccordé ;

Le conduit individuel de hauteur d’étage a une section égale à : 3. deux appareils par niveau, dernier niveau raccordé, raccorde-
S collecteur ments simples, piquages opposés ;
----------------------------
1,6 4. deux appareils par niveau, dernier niveau non raccordé, raccor-
dements simples, piquages opposés ;
Pour les trois derniers niveaux de l’immeuble au moins, il est
prévu un second raccordement individuel de hauteur d’étage, 5. deux appareils par niveau, dernier niveau non raccordé, appa-
d’environ 150 cm2 de section, pour assurer une ventilation complé- reils superposés, raccordement simple ;
mentaire. 6. deux appareils par niveau, un appareil raccordé au dernier
La figure 34 donne un exemple de dimensionnement de conduits niveau, raccordements doubles ;
mixtes gaz-ventilation dans un immeuble de 11 niveaux : deux 7. deux appareils par niveau, dernier niveau non raccordé, raccor-
conduits collecteurs sont utilisés ; en raison du faible tirage dans la dements doubles.
partie haute de l’immeuble, il est prévu deux conduits individuels,
un pour la ventilation, l’autre pour l’évacuation des produits de Le choix du tableau à utiliser est fonction du nombre d’appareils
combustion de l’appareil raccordé. par niveau et du type de raccordement.
Exemple : (tableau 11) :
4.4.3.3.3 Remarque — 2 appareils par niveau,
Les producteurs de matériels préfabriqués prévoient, dans leur — h t > 3 m,
catalogue, des solutions-types à partir de quelques boisseaux stan- — dernier niveau raccordé,
dards de section appropriée à un débit total dans le conduit collec- — raccordements simples,
teur fixé a priori. Cette disposition revient à limiter volontairement le — piquages opposés,
nombre de raccordements individuels sur un même conduit collec- — 5 niveaux équipés,
tif, mais présente l’avantage d’écarter les solutions qui conduiraient — 18,6 < P u < 23,2 kW .
à des sections trop importantes du conduit collecteur. La partie gauche du tableau donne Æ = 315 mm.

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Tableau 11 – Diamètre (en mm) du conduit collecteur en alvéole technique gaz, en fonction du nombre de niveaux
équipés n, de la hauteur du conduit ht et de la puissance maximale Pu des appareils (en kW)

Deux appareils par niveau. Raccordement simple

Piquages opposés (1,50 m < ht < 3 m)


ht > 3 m
Appareils superposés (ht > 1,50 m) (1)

n 9,3 < P u < 13,9 13,9 < P u < 18,6 18,6 < P u < 23,2 23, 2 < P u < 27,8 9,3 < P u < 13,9 13,9 < P u < 18,6 18,6 < P u < 23,2 23,2 < P u < 27,8

7 280 315 355 450 250 315 315 355

6 250 315 355 400 224 280 315 315

5 250 280 315 355 200 250 280 315

4 224 250 315 355 180 224 250 280

3 200 224 280 315 160 200 224 250

2 160 180 224 250 Se reporter à la norme P 45-204 (DTU 61.1)

ht >
ht > 3 m 1,50 m

* *

dn
*

dn – 1 dn – 1

dn – 1

di di

di
4 5

Diamètre des conduits de raccordement

dn = 153 mm pour P u < 23,2 kW dn-1 = 153 mm pour P u < 23,2 kW

dn = 180 mm pour Pu > 23,2 kW dn-1 = 180 mm pour Pu > 23,2 kW

dn-1 = diamètre de la buse de l’appareil di = diamètre de la buse de l’appareil



di = diamètre de la buse de l’appareil conduits individuels conformes aux tableaux de la norme
P 45-204 (DTU 61.1)

(1) Dans la configuration ⑤ , on ne doit pas raccorder au conduit collecteur d’appareils ne disposant pas d’une hauteur de tirage d’au moins 4,20 m.

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4.4.3.4.2 Extraction mécanique ● Perte de pression forfaitaire des raccordements : la perte de


pression forfaitaire des raccordements varie de 5 à 20 Pa selon la
puissance des appareils et le type de raccordement (simple ou dou-
Dans la méthode de calcul proposée ci-après, le nombre de ble).
niveaux desservis est limité à 15.
● Perte de pression globale du conduit : la perte de pression glo-
bale du conduit est donnée par la formule :
L’asservissement des appareils à gaz au fonctionnement de
2
l’extracteur est assuré, avec une sécurité globale, par dépressostat V
mesurant la dépression fournie par l’extracteur.
p G = Kr -------
2
Dans le cas d’appareils équipés d’une sécurité VMC-Gaz, on appli-
que la méthode de calcul VMC-Gaz (§ 2.2.7.2). avec K coefficient de perte de pression suivant abaque
[annexe VI de l’Instruction relative aux
Le raccordement des appareils au conduit d’évacuation des aménagements généraux de la norme P 45-204
fumées s’effectue au moyen d’une bouche d’extraction (§ 2.2.3.2) ou (DTU 61.1)],
d’un diaphragme circulaire.
r masse volumique du fluide (on prendra
Le nombre d’appareils raccordés à un même conduit de fumée, à r = 1,2 kg/m3 à 20 °C),
un niveau donné, n’est limité que par la puissance maximale utile de
70 kW admissible dans un alvéole ainsi que par l’encombrement V vitesse effective en haut du conduit.
des matériels. Ce nombre, généralement, ne dépasse pas 4. ■ Diamètre des diaphragmes à installer
Pour le calcul d’une installation d’alvéoles techniques par extrac- Le diamètre D des diaphragmes à installer est donné par le
tion mécanique, il est nécessaire de déterminer les éléments tableau 12 en fonction du débit évacué par l’appareil et de la
suivants : dépression moyenne à la buse des appareils Dpm calculée comme
— section du conduit collecteur S, suit :
— caractéristiques de l’extracteur (débit Q, dépression Dpv),
— diamètres des diaphragmes à installer D, pG
— dépressions de coupure et de réenclenchement du dépresso- D p m = D p B min + ------
-
2
stat,
en fonction des paramètres généraux de l’installation. Cette méthode permet d’installer, sur tous les appareils, des
diaphragmes de diamètre unique.
Les calculs sont effectués en considérant la température de l’air à
20 °C. ■ Dépressions de coupure et de réenclenchement du dépressostat
L’utilisation d’une sécurité globale par dépressostat implique que La dépression de coupure est choisie égale à 0,7 fois la dépres-
les débits extraits soient contrôlés par les diaphragmes (orifices non sion effective à la buse des appareils.
réglables).
La dépression de réenclenchement est choisie à une valeur supé-
■ Section du conduit collecteur vertical rieure, de 20 Pa (» 2 mm CE) au plus, à la dépression de coupure.
La section du conduit collecteur vertical est choisie de telle façon
que la vitesse des gaz en haut du conduit soit inférieure à 5 m/s. 4.4.3.5 Conduit type SE-DUCT

■ Caractéristiques de l’extracteur Il s’agit d’une technique maintenant abandonnée pour laquelle il


n’existe plus d’appareil sur le marché.
La dépression assurée par l’extracteur Dpv doit être au moins
égale à la dépression statique minimale devant régner au niveau de Les appareils à circuit étanche prennent l’air comburant dans un
la buse de chaque appareil DpB min , augmentée de la perte de pres- conduit collecteur et rejettent les produits de combustion dans ce
sion forfaitaire des raccordements pR et de la perte de pression du même conduit (figure 42 a, § 4.5.6.4).
conduit pG :
■ Conditions de fonctionnement
D p v > D p B min + p R + p G L’air comburant est en réalité un mélange d’air et de produits de
combustion en provenance des appareils des niveaux inférieurs. Un
● Dépression minimale : la dépression minimale devant régner tel système ne peut fonctionner que si les conditions suivantes sont
au niveau de la buse de chaque appareil est donnée par le tableau réunies :
suivant : — les appareils doivent pouvoir fonctionner avec une teneur
maximale en CO2 de 2 % ;
Nombre de niveaux ∆pB min
— le conduit est calculé pour que le taux de CO2 ne dépasse pas
n Pa 1,5 % au débouché en toiture ;
n<8 80 — la traînasse d’amenée d’air frais, en bas de l’immeuble, a une
section égale au conduit d’évacuation, sans singularités, avec des
8 < n < 12 120 prises d’air sur deux façades distinctes, opposées ou perpendicu-
12 < n < 15 150 laires.

Tableau 12 – Diamètre des diaphragmes (en mm) (diaphragme en aval de la buse de l’appareil)
Dépression
∆pm (Pa) 80 90 100 110 120 130 140 150 160 170 180 190 200

80 m3 /h 58 56 55 53 52 51 49 48 47 46 45 44 43
Débit au niveau
d’un appareil 100 m3 /h 63 62 60 59 58 57 56 55 54 53 52 51 50
120 m3 /h 72 70 68 66 64 63 62 61 59 58 57 56 55

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maintenant interdit sur la presque totalité du territoire français


(§ 4.5.6.2.2).
Les prescriptions applicables aux conduits Alsace sont définies en
Combles annexe de l’arrêté du 2 août 1977 modifié.

Cuisinière ■ Dimensionnement
3e étage Le raccordement d’appareils d’utilisation domestique à un
conduit de type Alsace est autorisé sous réserve des conditions
Poêle suivantes :
— la puissance utile des appareils est inférieure aux valeurs indi-
2e étage
quées au tableau 13 ;
— sur un même conduit, on ne peut raccorder qu’un seul appareil
Cuisinière par niveau ;
1er étage — la puissance utile maximale autorisée, à chaque niveau, sur un
même conduit est fonction :
Poêle
• de la section du conduit existant ;
• du nombre de niveaux desservis, quelle que soit la nature du
Rez-de-chaussée
combustible employé dans les appareils raccordés à ces niveaux ;
Trappes de ramonage • de la hauteur disponible au-dessus du dernier raccordement
d’un appareil quelconque à ce conduit ;
— le conduit doit présenter une hauteur d’au moins 4 m au-des-
Sous-sol
sus du raccordement du plus haut niveau.
Chaque installation ne peut s’envisager que dans la limite de la
Coupe puissance totale autorisée pour le conduit.
Élément monobloc
élément à deux conduits
simple

Figure 35 – Conduit type Alsace 4.5 Réalisation

■ Dimensionnement 4.5.1 Aspect réglementaire


La section du conduit vertical est déterminée par des tableaux de
l’annexe I de la norme P 45-204 (DTU 61.1) Instruction relative aux La réalisation des conduits de fumée est assujettie aux arrêtés et
aménagements généraux. textes suivants :
Elle est fonction du nombre de niveaux, de la puissance utile ins- — arrêté du 22 octobre 1969, Conduits de fumée desservant des
tallée par niveau et du type d’appareils (appareils de chauffage ou logements ;
chauffe-bains). — arrêté du 2 août 1977 modifié, Règles techniques et de sécurité
applicables aux installations de gaz combustible et d’hydrocarbures
Exemple : liquéfiés situées à l’intérieur des bâtiments d’habitation et leurs
— 10 niveaux desservis ; dépendances ;
— générateurs mixtes chauffage/eau chaude, fonctionnement — arrêté du 31 janvier 1986, modifié le 18 août 1986, Protection
continu ; des bâtiments d’habitation contre l’incendie ;
— 23 kW de puissance utile par niveau. — règlement sanitaire départemental (RSD) ;
La section du conduit est de 16,5 dm2. — NF P 51-201 (DTU 24.1) Travaux de fumisterie ;
— P 45-204 (DTU 61.1) Installations de gaz ;
4.4.3.6 Conduit type Alsace — XP P 50-410 (DTU 68.1) Installations de ventilation mécanique
contrôlée. Règles de conception et de dimensionnement ;
Le conduit de type Alsace est un conduit collectif sans raccorde- — P 50-411 (DTU 68.2) Exécution des installations de ventila-
ment individuel de hauteur d’étage (figure 35) dont l’usage est tion mécanique.

Tableau 13 – Conduit type Alsace. Puissance utile maximale par appareil (en kW)
Section du conduit 250 cm2 300 cm2 400 cm2

Hauteur de tirage au-dessus


4m >6m 4m >6m 4m >6m
du dernier raccordement
2 24,4 26,7 26,7 29 31,4 34,9
3 13,9 17,4 18,6 20,9 23,2 25,6
Nombre d’appareils 4 10,5 11,6 13,9 15,1 18,6 20,9
raccordés au conduit
5 8,1 9,3 11,6 12,8 16,3 17,4
6 7 8,1 9,3 11,6 13,9 15,1
Ce tableau n’est pas directement applicable si la puissance des appareils déjà raccordés à d’autres niveaux au moment de l’installation d’un appareil dépasse les
valeurs indiquées ; on devra, dans ce cas, vérifier que le total des puissances des différents appareils raccordés n’excède pas la puissance totale autorisée (puis-
sance par niveau multipliée par le nombre d’appareils).

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4.5.1.1 Nombre de conduits


Sans
L’arrêté du 22 octobre 1969 relatif aux conduits de fumée desser- aspirateur
vant les logements ne comporte plus d’exigences quant au nombre Aspirateur statique
statique
de conduits à prévoir ; la notion de chauffage de secours, donc de 0,40 m
L > 8,00 m
conduits nécessaires à cet usage, qui figurait dans l’ancien règle-
ment de 1955, disparaît.
Le nombre de conduits à prévoir dans un cas donné redevient
l’affaire du maître d’œuvre. Seule subsiste l’obligation d’installer
des équipements permettant de maintenir dans les pièces la tempé- a pente > 15¡
rature minimale de 18 °C prévue par le décret n° 88-319 du
5 avril 1988 (cf. § 4.3.2).
Acrotère
4.5.1.2 Tracé des conduits < 0,20 m > 1,20 m

Selon l’arrêté du 22 octobre 1969, les conduits individuels ne peu-


vent comporter qu’une seule partie non verticale (2 dévoiements).
L’angle maximal de cette partie avec la verticale est de 20° sauf pour
les conduits de moins de 5 m de hauteur, sans rugosités, pour les-
quels il peut atteindre 45°. b pente < 15¡
Les conduits collectifs ne peuvent comporter des dévoiements
que dans la partie en surélévation hors de l’immeuble, une seule
partie non verticale est autorisée. Pour un conduit sans rugosités, > 1,00 m
l’angle maximal est de 20°.
Par contre, les conduits individuels spéciaux gaz réalisés en maté- Acrotère
riaux minces peuvent comporter jusqu’à quatre dévoiements cor- > 0,20 m
respondant à deux parties non verticales ; l’angle de ceux-ci avec la
verticale pourra atteindre 45° quelle que soit la hauteur du conduit
(article 18 de l’arrêté du 2 août 1977 modifié).
c pente < 15¡
4.5.1.3 Débouché des conduits
Figure 36 – Débouché de conduits de fumée
Le débouché doit se situer à une hauteur telle que les obstacles
existant à proximité ne gênent pas le fonctionnement du conduit.
On considère comme obstacle toute partie de construction qui, du
En outre, les matériaux constitutifs doivent permettre de satisfaire
fait de ses dimensions ou de sa proximité, risque de provoquer une
également aux conditions particulières ci-après, découlant d’ano-
surpression à l’endroit du débouché.
malies temporaires de fonctionnement des générateurs qui sont
Les débouchés extérieurs des conduits individuels ou collectifs raccordés aux conduits de fumée :
doivent satisfaire aux conditions suivantes. — cas des conduits polycombustibles : les conduits doivent sup-
Si la toiture a une pente supérieure à 15°, le débouché doit être porter sans dommage une température des produits de combustion
situé à 0,40 m au-dessus de toute partie de construction distante de égale à 350 °C, ainsi qu’une température de pointe de ces produits
moins de 8 m (figure 36 a) ; toutefois, un obstacle de faible dimen- égale à 400 °C pendant une heure ;
sion, n’entraînant pas de risque de surpression à l’endroit du débou- — cas des conduits spéciaux gaz : les conduits doivent supporter
ché, n’est pas pris en compte. sans dommage une température des produits de combustion égale
Le débouché peut cependant être situé au niveau du faîtage si ces à 200 °C, ainsi qu’une température de pointe de ces produits égale à
deux conditions sont respectées : 250 °C pendant une heure.
— le conduit doit être surmonté d’un dispositif antirefouleur ; Nota : des températures normales de fonctionnement plus importantes peuvent être
rencontrées, notamment avec des inserts ou foyers fermés fonctionnant au bois NF P 51-
— aucune construction dépassant le faîtage ne doit exister dans 203 (DTU 24.2.2).
un rayon de 8 m. Dans l’attente de la parution du DTU 24.2 sur les inserts et d’une norme sur ces mêmes
Si la toiture a une pente inférieure à 15°, le débouché doit être appareils, il convient de prendre contact avec le constructeur.
situé à au moins 1,20 m au-dessus du point de sortie en toiture et à
au moins 1 m au-dessus de l’acrotère éventuel (figure 36 b et c). 4.5.2.1 Conduits polycombustibles
L’article 18.B.II.5° de l’arrêté du 2 août 1977 modifié n’impose pas,
pour les immeubles anciens, de hauteur au débouché par rapport 4.5.2.1.1 Matériaux traditionnels
aux obstacles dans la mesure où il n’y a pas de risque de zone de Les conduits polycombustibles sont réalisés en matériaux tradi-
surpression préjudiciable au fonctionnement des conduits. tionnels dont le plus courant est la terre cuite. Ils se présentent sous
la forme de boisseaux (figures 37 a à e) ou de wagons (figure 37 f).
4.5.2 Matériaux pour conduits de fumée Les boisseaux de terre cuite pour conduits de fumée individuels
font l’objet de la norme NF P 51-311, et ceux en béton pour conduits
de fumée, de la norme XP P 51-321.
Les textes réglementaires et normatifs fixent les conditions de
réalisation et de mise en œuvre des matériaux constitutifs des Dans les deux cas, la norme précise les caractéristiques d’aspect,
conduits de fumée qui doivent répondre aux conditions suivantes : géométriques, physiques et mécaniques auxquelles doivent répon-
— avoir une étanchéité satisfaisante ; dre les boisseaux ; en particulier, ils doivent résister à un essai de
— résister à l’action chimique des produits de combustion ; choc thermique de 400 °C, c’est-à-dire ne présenter aucune fissure
— résister à l’action de la température des produits de après cet essai et conserver une étanchéité à l’air suffisante.
combustion ; Les boisseaux visés par ces deux normes peuvent faire l’objet
— assurer une stabilité satisfaisante. d’une estampille NF.

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Boisseau interne
en béton traditionnel Laine de roche

Boisseau extérieur
en béton léger

a boisseau à simple paroi b boisseau à double paroi c boisseau cylindrique d boisseau isolant à double peau

Film en béton

Alvéoles remplies
de granulat
de verre cellulaire

e boisseau isolant dans la masse f wagon en terre cuite

Figure 37 – Conduits polycombustibles

Il existe d’autres normes parmi lesquelles on peut citer : 4.5.2.1.2 Matériaux non traditionnels
Les matériaux non traditionnels ou nouveaux peuvent faire l’objet
— la norme NF P 51-301 relative aux briques de terre cuite ; d’un examen particulier dans le cadre de la procédure dite de l’avis
— la norme NF P 51-302 relative aux briques réfractaires. technique ; celui-ci est formulé et délivré dans les conditions fixées
(Les conduits en briques ordinaires, pour usages domestiques, de par l’arrêté interministériel du 2 décembre 1969 ; cette procédure se
substitue à celle de l’agrément, créée par l’arrêté du 3 septembre
11 ou 22 cm d’épaisseur, se rencontrent seulement dans les immeu-
1958 (§ 4.3.3).
bles anciens) ;
L’avis technique ne présente pas un caractère obligatoire ; toute-
— la norme NF D 35-302 relative aux tuyaux et coudes de fumée fois, il est souvent exigé contractuellement par les prescriptions des
en tôle, qui fixe les dimensions des éléments (diamètre, épaisseur, cahiers des charges ; l’Union nationale des fédérations d’organis-
longueur, emboîtements) surtout utilisés pour réaliser le conduit de mes d’habitations à loyer modéré recommande, dans ses clauses
raccordement des appareils au conduit de fumée ; techniques générales, l’emploi de matériaux ayant reçu un avis
technique.
— les conduits de fumée composites métalliques rigides NF D 35- Parmi les matériaux ou procédés non traditionnels, citons :
303, NF D 35-304.
— le béton armé non traditionnel (plutôt pour les conduits de
chaufferie) ;
Pour plus de précisions, le lecteur trouvera tous les renseigne-
— certaines briques non visées par la normalisation ;
ments relatifs aux matériaux traditionnels dans la norme NF P 51- — l’amiante-ciment (interdit depuis le 1.1.1997) ;
201 (DTU 24.1). — les conduits métalliques [autres que la tôle noire, l’aluminium
de qualité A5 ( aluminium > 99,5 % ) et l’acier inoxydable
ferritique] ;
1) Les conduits polycombustibles en boisseaux de béton ont
— les conduits métalliques à double paroi ;
la même forme et sensiblement les mêmes dimensions exté-
— les conduits de hauteur d’étage ;
rieures que les boisseaux en terre cuite, en paroi pleine ou
— les procédés de tubage.
alvéolée (figure 38).
Ces boisseaux sont constitués d’un béton vibré à base de
ciment et de produits réfractaires tels que : 4.5.2.2 Conduits spéciaux gaz
— la pouzzolane ;
— la terre cuite concassée ; 4.5.2.2.1 Chaudières classiques
— le laitier ; L’arrêté du 2 août 1977 modifié et la norme P 45-204 (DTU 61.1)
— la pouzzolane et la brique concassée ; indiquent les matériaux pouvant être utilisés pour la réalisation de
— le schiste et la brique concassée ; conduits spéciaux gaz :
— le mâchefer. — terre cuite ;
2) Afin d’apporter une solution aux problèmes de condensa- — béton ;
tion dans les conduits, les constructeurs ont développé des — aluminium de qualité A5 ;
boisseaux isolés, en béton ou en terre cuite. Ils sont soit isolants — acier inoxydable (18-8 ou F 17) ;
dans la masse (figure 37 e), soit à double peau isolés par une — grès vernissé ;
enveloppe de laine de roche (figure 37 d ). — fonte ;

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T trappe de ramonage
du
Niveau prise de fumée
faîtage

T T T

T T T
d boisseau normal
d'extrémité intermédiaire

T T T

T T T

Trappe e vue d'un boisseau


de visite T T T
de gauche à droite

a simple b avec déviation c à joints croisés

Figure 38 – Conduits de fumée en boisseaux alvéolés de béton ou à gaine d’air isolante

— ou tout autre matériau reconnu apte à l’emploi par un avis — à l’action du vieillissement.
technique (§ 4.3.3).
On notera que les difficultés de mise en œuvre du grès vernissé et 4.5.3.1 Conduits polycombustibles
de la fonte font qu’ils ne sont pratiquement jamais employés. Pour Les joints doivent être réalisés avec une épaisseur aussi réduite
la fonte s’ajoute le risque de dégradation par la corrosion. que possible et ne pas dépasser 8 mm. Ils seront sans relief à l’inté-
rieur du conduit et lissés.
4.5.2.2.2 Chaudières à condensation Différentes sortes de joints peuvent être exécutés :
En tirage naturel, on ne peut pas raccorder d’appareil à condensa- — joints de pose des briques :
tion sur un conduit collectif (par exemple conduit shunt).
• mortier bâtard,
En ce qui concerne les conduits individuels maçonnés, il est pos- • mortier de ciment réfractaire.
sible de procéder à leur tubage afin de les rendre étanche et de les L’emploi du coulis réfractaire est interdit ;
protéger de l’agressivité des condensats. — joints entre boisseaux :
Les tubages rigides métalliques doivent être soit conformes à la • mortier de ciment alumineux, lorsque les boisseaux sont
norme NF P 51-201 (DTU 24.1) soit titulaires d’un avis technique. constitués d’un béton de ciment alumineux ;
D’autres matériaux comme le PVDF [Poly(fluorure de vinylidène)], le • mortier bâtard, dans tous les autres cas.
verre ou la céramique pouvent être employés sous avis technique. L’emploi de plâtre, de mortier pur ou de coulis réfractaire est inter-
Les tubages souples sont tous justifiables de l’avis technique. Le dit.
tubage souple en aluminium est interdit pour la desserte de chau- La composition des différentes sortes de joints est indiquée dans
dière à condensation. la norme NF P 51-201 (DTU 24.1).
Notons que des conduits en béton et en terre cuite spécial
condensation ont été mis au point par le Centre d’études et de 4.5.3.2 Conduits spéciaux gaz
recherches de l’industrie du béton manufacturé (CERIB) et le Centre
technique des tuiles et briques (CTTB). Ils font l’objet d’avis techni- Les indications données au paragraphe 4.5.3.1 s’appliquent égale-
que [C 2260]. ment aux joints des conduits spéciaux gaz.
Les matériaux pouvant être utilisés pour leur confection sont :
— le mortier bâtard maigre pour les gaines SE-DUCT et U-DUCT ;
4.5.3 Matériaux pour joints — les mastics à base de silicone ou de polysulfure pour les
conduits métalliques.
Les matériaux d’étanchéité employés doivent résister : En particulier, pour les chaudières à condensation, les matériaux
— à l’action de la température des produits de combustion ; utilisés devront présenter une bonne résistance chimique vis-à-vis
— à l’action chimique des produits de combustion ; de l’eau condensée légèrement acide provenant de la condensation

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de la vapeur d’eau contenue dans les produits de combustion (pH


compris entre 3 et 5). Matériau inerte

4.5.4 Mise en place

Les règles de l’art NF P 51-201 (DTU 24.1) et P 45-204 (DTU 61.1)


indiquent les conditions de mise en œuvre des conduits de fumée. Pas d'incorporation
sous plusieurs épaisseurs
Plus particulièrement, l’arrêté du 22 octobre 1969 relatif aux
conduits de fumées précise les points essentiels à respecter
(figure 39) :
— si les conduits ne peuvent assurer seuls leur stabilité, ils doi-
vent être fixés à un support ;
— les conduits ne doivent pas être suradossés ;
— l’incorporation des conduits sur plusieurs épaisseurs est
interdite ;
— chaque conduit doit avoir au moins une de ses faces
accessibles ;
— les conduits composés d’éléments (boisseaux, etc.) ne doivent
pas présenter de joints dans la traversée des ouvrages (plancher de
béton armé, etc.) ;
— la section des conduits doit être uniforme sur toute leur Une face accessible
au minimum
hauteur ; dans le cas de conduits de section rectangulaire, le rapport
de la plus grande dimension à la plus petite ne doit pas excéder 1,6.
Cet arrêté indique également les dévoiements possibles et les dis-
positions à respecter pour le débouché en toiture (§ 4.5.1.3).
Les conditions particulières aux chaudières à condensation, du
fait de la présence d’eau condensée provenant des produits de com-
bustion, sont précisées dans le document [8].
Figure 39 – Règles de mise en place des conduits de fumées selon
l’arrêté du 22.10.1969
4.5.5 Conduit de raccordement

Le conduit de raccordement assure la liaison entre la buse de Le conduit de raccordement doit présenter les mêmes qualités
l’appareil et l’orifice d’entrée dans le conduit d’évacuation pour le d’étanchéité et les mêmes caractéristiques de montage que dans le
tirage naturel, ou l’organe de réglage de débit (bouche d’extraction) cas du raccordement à un conduit en tirage naturel.
dans le cas d’extraction mécanique.
Le conduit de raccordement doit être d’un diamètre au moins égal
au diamètre de la buse de raccordement de l’appareil.
4.5.5.1 Tirage naturel
Pour les installations en VMC-Gaz les caractéristiques du conduit
Le conduit de raccordement peut comporter une partie d’allure de raccordement sont définies dans la norme P 50-411 (DTU 68.2).
verticale et une partie d’allure horizontale ou oblique.
La partie d’allure verticale doit être immédiatement à la sortie du
coupe-tirage, sauf si cette disposition conduit à un nombre supé- 4.5.6 Configuration et emplacement
rieur de coudes.
La partie d’allure horizontale a une pente toujours ascendante 4.5.6.1 Conduits polycombustibles individuels
vers le conduit d’évacuation. Cette pente est au moins de 3 % si la Dans les immeubles postérieurs à 1969, il n’est pratiquement plus
partie d’allure horizontale a une longueur supérieure à 1 m ou si la réalisé de conduits individuels.
chaudière est à condensation.
Le conduit de raccordement ne doit pas comporter plus de deux 4.5.6.2 Conduits polycombustibles collectifs
coudes à 90° (non compris le débouché du raccordement dans le
conduit d’évacuation dans un té à débouchure ou à purge). 4.5.6.2.1 Shunt
Les coudes à 90° ne doivent pas être à angle vif. La desserte de ce type de conduit est limitée à cinq niveaux.
Le conduit de raccordement doit présenter une étanchéité compa- Ce conduit collectif est composé :
tible avec le bon fonctionnement de l’appareil. Il doit être en tout ou
partie démontable et permettre la dépose de l’appareil. Le montage — d’un conduit collecteur de 400 cm2 de section ;
du conduit doit permettre sa libre dilatation. Le conduit ne doit pas — de conduits individuels de raccordement des appareils de la
être bloqué dans la traversée des parois. hauteur d’un étage dont la section est de 250 cm2.
Les longueurs des conduits de raccordement sont définies dans La hauteur minimale de tirage au-dessus du dernier appareil rac-
les tableaux 7 et 12 des recommandations ATG B.84 annexées à la cordé est de 6,25 m dans le cas général, ou de 4,25 m pour les appa-
norme P 45-204 (DTU 61.1). reils à gaz.
Les locaux desservis doivent donner sur une même façade.
4.5.5.2 Extraction mécanique Le conduit collectif doit être surmonté d’un dispositif antirefou-
Le conduit de raccordement doit être en tout ou partie démonta- leur.
ble, et permettre la dépose de l’appareil et l’accès à l’organe de La puissance utile maximale des appareils raccordables à un
réglage de débit. conduit shunt est :

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Chapeau de protection
contre les eaux de pluie

Souche bien dégagée


C F
17 TR C min
45¡
D D 13
F
F 12 TR Trappes
5 TR F F
6 TR 11 TR F Conduit en
A A 11 TR
F amiante-ciment
4 TR F
5 TR B B B B
F F F
3 A A 7 TR 7 TR
TR

F F F F
2 2 6 TR 6 TR
TR TR Té de purge oblique
en amiante-ciment
F F F F
1 TR 1 TR 1 TR 1 TR Siphon visitable
A Raccordement
A
Rez-de- F Rez-de- F Rez-de- F
A
Rez-de- F
A Vidange en aluminium
chaussée TR chaussée TR chaussée TR chaussée TR Chaudière
Prise d'air extérieur
Sous-sol Sous-sol Sous-sol Sous-sol
Coupe A A Coupe A A Coupe A A Coupe A A

F F F F a conduit extérieur

Ventilation
Coupe D D Coupe B B Coupe B B
F F F
Matériau
Coupe C C incombustible

F
Panneaux de visite
F prise de fumée TR trappe de ramonage
jointifs démontables
Figure 40 – Conduits collectifs, système shunt

— de 17,4 kW dans le cas général ; Ventilation


— de 27,8 kW pour un appareil de chauffage au gaz ; b gaine dans l'immeuble
— de 34,8 kW pour un appareil de production d’eau chaude sani-
taire au gaz. Figure 41 – Conduits individuels, spécial gaz
La hauteur du débouché en toiture est soumise aux mêmes règles
que les conduits individuels.
Les règles concernant le débouché de ces conduits en tirage natu-
La figure 40 montre l’importance de l’encombrement de ce type rel sont fixées par l’arrêté du 22 octobre 1969 concernant les
de conduit suivant la hauteur de l’immeuble. conduits de fumée (§ 4.5.1.3).

4.5.6.2.2 Alsace Les figures 41 a et b présentent respectivement un conduit spé-


cial gaz individuel extérieur et des conduits de même type placés en
Le conduit de type Alsace est un conduit collecteur sans raccorde- gaine à l’intérieur de l’immeuble.
ment individuel de hauteur d’étage.
Ces conduits se trouvent surtout dans les cours intérieures
En application du dernier alinéa de l’article 18.II de l’arrêté du d’immeubles anciens où il n’existait pas de conduits susceptibles
2 août 1977 modifié, une dérogation ministérielle en date du d’évacuer les produits de combustion d’un appareil à gaz de chauf-
30 octobre 1980 a autorisé l’utilisation de conduits de type Alsace fage ou de production d’eau chaude sanitaire.
dans les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle.
De plus, les conduits collectifs sans conduit de raccordement indi- 4.5.6.4 Conduits spéciaux gaz collectifs
viduel de hauteur d’étage, en tirage naturel, ne sont utilisables en
construction neuve que pour des appareils installés en alvéoles
techniques (en dehors des logements). 4.5.6.4.1 SE-DUCT et U-DUCT
Il s’agit de conduits collectifs sur lesquels sont raccordés des
4.5.6.3 Conduits spéciaux gaz individuels appareils étanches particuliers.
Ce type de conduit ne dessert qu’un seul local, dont il assure une C’est une technique qui s’est développée entre 1962 et 1966.
partie de la ventilation.
L’air neuf est pris au pied de l’immeuble pour les conduits SE-
À ce conduit peuvent être raccordés un ou deux appareils à gaz DUCT (figure 42 a et c), ou en toiture pour les conduits U-DUCT
situés dans le même local. (figure 42 b ).

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Local d'extraction

G H

Gaine
Gaines d'amenée
collectrices d'air

F
A E
C
Entrée Entrée B D
d'air Traînasse d'air Semelle
Pièce Pièce Cage
Séjour de de Chambre d'escalier
a SE-DUCT b E-DUCT service service
Cuisine SdB

Figure 43 – VMC-Gaz

4.5.6.4.3 Alvéole technique gaz (type Alsace)


Un alvéole technique gaz est un local disposé à un niveau d’un
Air immeuble collectif, ouvrant sur les parties communes et affecté, à
Air Air
l’exclusion de tout autre usage, à l’installation d’appareils indivi-
Cave duels de production d’eau chaude sanitaire ou de chauffage des
Immeuble sur pilotis, Immeuble sur Immeuble sur cave, logements, ainsi qu’à celle des conduits d’alimentation en gaz, de
prise d'air directe rez-de-chaussée, prise d'air latérales conduits d’amenée d’air ou d’évacuation des gaz de combustion
prises d'air latérales correspondants (§ 4.4.3.4).
c SE-DUCT : amenées d'air Le conduit d’évacuation des produits de combustion est rectiligne
sur toute la hauteur de l’immeuble.
Figure 42 – Conduits spéciaux gaz collectifs pour appareils étanches En alvéole technique gaz, le conduit de fumée collectif en tirage
naturel n’a pas d’obligation d’être muni de raccordement individuel
de hauteur d’étage.
Cette technique est abandonnée depuis 1966 en raison, d’une
part, de la difficulté de mettre au point un appareil fonctionnant cor- 4.5.6.4.4 Ventilation mécanique contrôlée avec appareils
rectement avec le gaz naturel et, d’autre part, de l’encombrement de à gaz raccordés (VMC-Gaz)
la traînasse d’amenée d’air, difficile à implanter dans les sous-sols Une installation de ventilation mécanique contrôlée gaz (VMC-
des bâtiments. Gaz) assure la ventilation générale et permanente des logements,
conformément à l’arrêté du 22 octobre 1969 ou du 24 mars 1982
Les 5 000 logements raccordés à de tels conduits devront donc modifié le 28 octobre 1983 relatif à l’aération des logements, et
être équipés d’un autre dispositif de chauffage lorsque les chaudiè- assure conjointement l’évacuation des produits de combustion des
res nécessiteront d’être remplacées. appareils à gaz raccordés.
Elle se compose des éléments suivants (figure 43) :
Il existe diverses solutions de remplacement : appareils à ven-
touse sur paroi extérieure, transformation du conduit en conduit — des entrées d’air A (fixes ou autoréglables) dans les pièces
principales ;
type Alsace, extraction mécanique.
— des passages B assurant le transit de l’air des pièces principa-
les vers les pièces de service ;
4.5.6.4.2 Mixte gaz-ventilation (type shunt) — des bouches d’extraction d’air vicié C à forte perte de charge
(> 60 Pa) dans les pièces de service ;
Le conduit mixte gaz-ventilation, qui est une extension du conduit — un réseau de gaines verticales F ;
collectif polycombustible type shunt (§ 4.4.3.3), assure simultané- — un réseau horizontal de collecte G (en terrasse) ;
ment l’évacuation des produits de combustion des appareils à gaz — un ventilateur d’extraction H permettant d’évacuer le débit
raccordés et de l’air vicié des logements. nécessaire sous une dépression déterminée.
À cette installation peuvent être raccordés des appareils à gaz D,
Ce conduit est assujetti aux dispositions réglementaires de généralement situés en cuisine par l’intermédiaire d’une bouche
l’arrêté du 22 octobre 1969 relatif aux conduits de fumée. d’extraction E.

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Conduit
Sortie de fumée
de toit Butée

Té à débouchure
Boîte
Trappe de à suie
ramonage

Conduit
d'amenée a b
d'air
Appareils étanches Figure 45 – Collecte de la suie à la base des conduits de fumée
à flux forcé polycombustibles individuels

Conduit
d'évacuation
des produits
de combustion

Figure 44 – Conduit collectif pour chaudières étanches a té à débouchure b té à purge

Figure 46 – Tés de raccordement des conduits de fumée


La ventilation de la cuisine se fait alors au moins partiellement par
le coupe-tirage de l’appareil (coupe-tirage à au moins 1,80 m du sol).
Cette technique est traitée plus en détail au paragraphe 2.2.7. 4.5.7 Accessoires divers

4.5.6.4.5 Conduit collectif pour chaudières étanches Divers accessoires peuvent ou doivent équiper les conduits de
fumée afin d’en améliorer les conditions de fonctionnement ou d’en
Le conduit collectif pour chaudières étanches (3 CE) est un sys- faciliter l’entretien ou certaines vérifications périodiques.
tème collectif d’amenée d’air comburant et d’évacuation des pro-
duits de combustion destiné aux appareils étanches individuels à
4.5.7.1 Trappe de nettoyage (boîte à suie)
flux forcé (figure 44).
Ce système fonctionne par tirage naturel. Il est essentiellement Les conduits de fumée collectifs, tels que les conduits polycom-
constitué de deux conduits collectifs verticaux concentriques bustibles, les gaines SE-DUCT ou U-DUCT, doivent être équipés à
débouchant en toiture : leur base d’une trappe de nettoyage obligatoire pour faciliter les
opérations de ramonage, notamment l’évacuation des suies ou des
— le premier assure l’alimentation en air comburant nécessaire déchets détachés lors de cette intervention.
aux appareils raccordés ;
En revanche, les conduits de fumée polycombustibles individuels
— le second évacue les produits de combustion par tirage natu- sont généralement équipés d’un système de collecte de la suie, plus
rel. communément appelé boîte à suie.
La sortie de toit assure l’entrée d’air comburant et la sortie des Elle est située soit entre le pied du conduit de fumée et le dessous
produits de combustion. Le raccordement des appareils au système de l’orifice destiné au conduit de raccordement (figure 45 b), soit à
est réalisé par l’intermédiaire de conduits individuels concentriques l’extrémité d’un té de raccordement lorsque le conduit de raccorde-
et d’une pièce de raccordement. L’ensemble de ces éléments doit ment est situé au-dessous du pied du conduit de fumée
rester accessible et démontable. (figure 45 a).
Tous les produits 3 CE commercialisés en France doivent être titu-
laires d’un avis technique. Chaque produit 3 CE a des spécificités qui 4.5.7.2 Té de raccordement
lui sont propres, comme le dimensionnement des conduits, les
matériaux utilisés, le nombre et la puissance des générateurs rac- En général, tous les conduits de fumée sont équipés d’un té de
cordables, les règles d’implantation de la sortie de toit, etc. raccordement comportant un réceptacle visitable ; ce matériel est un
té à débouchure (figure 46 a). Ce dispositif ne doit pas gêner le libre
L’ensemble de ces données est précisé dans l’avis technique dif- écoulement des gaz.
fusé par le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB).
Lorsque le conduit en matériau spécial gaz est construit à l’exté-
Les appareils raccordables sont des appareils étanches à flux rieur des bâtiments ou traverse des ambiances non chauffées, et
forcé de type C42 ou C43 (§ 3.1.4). Il est possible de raccorder deux lorsqu’il est constitué de matériaux non isolés thermiquement, le té
appareils par niveau sur un même 3 CE (voir avis technique et notice de raccordement est remplacé par un té à purge (figure 46 b), avec
du fabricant). siphon décanteur visitable raccordé à une évacuation d’eaux usées,

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a aspirateur OVO b aspirateur shunt c aspirateur UBR d aspirateur Batitromb e aspirateur Astato
(de VTI) (de SDPA)

Figure 47 – Aspirateurs statiques

ou par un dispositif équivalent ; ce dispositif doit être soustrait aux La géométrie des aspirateurs statiques est très variée ; pour
risques de gel et ne doit pas gêner le libre écoulement des produits mémoire, quelques exemples sont présents sur la figure 47.
de combustion.

4.5.7.3 Débouché du conduit de fumée 4.5.8 Réhabilitation


Lorsque le débouché du conduit est muni d’une protection desti-
née à éviter la pénétration des eaux de pluie, la section de passage L’arrêté du 22 octobre 1969 concernant les conduits de fumée des-
des produits de combustion ne doit pas être réduite. servant les logements stipule dans son article 2 :
« La construction des conduits de fumée doit satisfaire aux condi-
■ Dispositif antirefouleur tions d’étanchéité, de résistance aux températures, de résistance à
La présence d’un dispositif antirefouleur au débouché d’un la corrosion et d’isolation thermique requises pour l’usage auquel
conduit à tirage naturel est obligatoire sur les conduits collectifs. ils sont destinés. Ces conditions concernent aussi bien les éléments
Par dispositif antirefouleur, il faut entendre l’installation d’aspira- constitutifs des conduits que la nature et la qualité des joints entre
teurs statiques ou de mitrons de différentes hauteurs sur les sou- ces éléments. »
ches, pour éviter le siphonnage d’un conduit à l’autre et le Lorsque les conditions énoncées ci-dessus ne sont plus remplies,
refoulement des fumées. on procède à la réhabilitation du conduit de fumée. Selon le nouvel
En extraction mécanique, le rejet des fumées doit être tel qu’il appareil raccordé et selon l’état du conduit de fumée, on peut choi-
s’effectue correctement sans refoulement ni renvoi vers les loge- sir entre deux procédés : tubage ou chemisage.
ments.
4.5.8.1 Tubage
■ Extracteurs statiques
L’extracteur statique a pour rôle de réguler l’évacuation des Le tubage (figure 48) est l’introduction à l’intérieur d’un conduit
fumées dans un conduit, indépendamment des conditions atmos- de fumée existant d’un tube indépendant assurant, à lui seul, l’étan-
phériques et, plus particulièrement, du régime des vents. chéité et la sécurité du raccordement de l’appareil de chauffage à la
souche de la cheminée [norme NF P 51-201 (DTU 24.1)].
Ces appareils sont visés par la norme P 50-413 qui définit
2 classes d’appareils : A (comme acceptable) et B (comme bon). Le tubage ne peut avoir pour effet de reconstituer l’intégralité et la
stabilité du conduit. Il ne doit pas être considéré comme une répara-
Dans cette norme, les extracteurs statiques sont caractérisés par :
tion d’un conduit hors d’état, mais comme l’amélioration ou l’adap-
— le facteur de dépression à débit nul qui caractérise la dépres- tation de certaines caractéristiques. Les adaptations et
sion induite par le vent. La norme impose un coefficient inférieur à : améliorations résident essentiellement dans :
• 0,65 pour les extracteurs statiques de classe B, — l’amélioration du degré d’étanchéité aux gaz ;
• 0,50 pour les extracteurs statiques de classe A, — la réduction de section ;
pour des incidences de vent comprises entre - 30° et + 30° par — la protection contre les risques de bistrage ;
rapport à l’horizontale ;
— l’augmentation de la résistance à la corrosion des fumées.
— le coefficient de perte de charge qui caractérise la résistance
au passage de l’air dans le conduit. Il doit être inférieur à 2 et ce pour Le règlement sanitaire interdit actuellement le tubage d’un
les 2 classes définies dans la norme. conduit de fumée pour les combustibles solides.
Ces matériels sont généralement mis en place de façon unitaire, Pour les combustibles gazeux les conduits de fumée tubés doi-
sur un conduit individuel ou sur un conduit collecteur. Néanmoins vent conserver des dimensions minimales (diamètre et hauteur)
certains modèles peuvent, par l’intermédiaire d’une pièce de forme, déterminées selon les recommandations ATG B.84 annexées à la
desservir simultanément plusieurs conduits. norme P 45-204 (DTU 61.1).
Les recommandations ATG B.84, annexées à la norme P 45-204 Les procédés de tubage souples sont justifiables de l’avis techni-
(DTU 61.1) traitent du regroupement de conduits sous un même que. Il est rappelé que pour la desserte de chaudières à condensa-
couronnement. tion gaz, le tubage souple en aluminium est interdit.

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Un conduit de fumée ne peut être chemisé que si les causes de sa


fissure sont supprimées. De ce fait, avant de chemiser le conduit de
A fumée, il faut connaître l’importance, la nature et l’origine de la fis-
sure.
Le chemisage d’un conduit de fumée se réalise de la façon
suivante :
Raccordement étanche — ouvrir le conduit de fumée à sa base ;
B — déposer le couronnement (mitre, mitron, extracteur statique...)
afin de permettre l’introduction du matériel et sa mise en place ;
— effectuer un ramonage puis un nettoyage et un grattage des
parois du conduit de fumée ; jusqu’au support d’origine, par pas-
Conduit existant
sage répété d’un hérisson en fils d’acier ;
— arroser les parois internes ;
Tuyau flexible — préparer la quantité de mortier nécessaire à l’application d’une
C ou tube rigide passe ;
D — projeter le mortier dans le conduit et remonter l’enduideuse
régulièrement (le treuil est très démultiplié). Le béton s’applique sur
les faces par pression. La première passe est relativement fluide afin
d’adhérer parfaitement aux parois. Après un léger temps de
Appareil
d'utilisation séchage, une deuxième passe, voire même une troisième, sont pra-
tiquées pour réaliser un enduit comprimé et lissé. L’épaisseur varie
de 1 à 3 cm ;
A prévoir pour la ventilation entre le conduit et le tubage
un ou des orifices de 5 cm2 au total
— laisser sécher le conduit par ventilation naturelle une dizaine
B plaque signalétique indiquant de façon indélébile les précautions de jours avant de raccorder tout appareil.
à prendre lors du contrôle de vacuité ou du ramonage Les conduits de fumée individuels chemisés et destinés à évacuer
C orifice de 20 cm2 environ en communication avec l'atmosphère
du local desservi les produits de combustion d’appareil à gaz doivent conserver des
D plaque signalétique rappelant que le conduit ne peut être dimensions minimales déterminées selon les recommandations
utilisé qu'avec des appareils à combustibles gazeux ATG B.84, annexées à la norme P 45-204 (DTU 61.1) en fonction du
ou des appareils raccordés.
Figure 48 – Tubage Lorsque un conduit collectif, polycombustible ou spécifique gaz,
de type shunt a été chemisé, la section intérieure de celui-ci ne cor-
respond plus à celle exigée par l’arrêté du 22 octobre 1969 Conduits
de fumée. Les puissances des appareils gaz raccordables, données
par cet arrêté, ne sont donc plus valables. Les nouvelles valeurs de
puissances sont contenues dans les tableaux n° 13 et n° 14 des
recommandations ATG B.84 et sont données selon l’épaisseur du
chemisage. Il est interdit de raccorder un appareil à condensation
sur un conduit de fumée chemisé.

4.6 Entretien

4.6.1 Conduits de fumée


Enduit Douille de guidage
Le règlement sanitaire départemental (RSD) impose un ramonage
Bielle articulée annuel pour les cheminées d’évacuation des produits de combus-
tion provenant d’appareils utilisant les combustibles gazeux. Le
Barre rigide RSD prévoit plusieurs ramonages annuels lorsque le combustible
utilisé n’est pas le gaz.
Manteau de la cloche On entend par ramonage, le nettoyage par action mécanique
directe de la paroi intérieure du conduit afin d’en éliminer les suies
Douille de guidage et dépôts et d’assurer la vacuité du conduit sur toute sa longueur.
Le ramonage des conduits de fumée doit être réalisé par une
Écrou de guidage
entreprise qualifiée. Celle-ci devra remettre un certificat de ramo-
nage à l’usager, précisant le ou les conduits de fumée ramonés et
Appareil de nettoyage attestant de la vacuité du conduit sur tout son parcours.
La loi du 5 juillet 1996 relative au développement et à la promo-
tion du commerce et de l’artisanat et son décret d’application du
2 avril 1998, imposent un minimum de qualification au personnel
Figure 49 – Chemisage des conduits intervenant (CAP, BEP ou titre homologué de niveau équivalent ou
supérieur). À défaut de ces titres, les personnes doivent justifier de
3 années d’expérience professionnelle.
4.5.8.2 Chemisage Le nettoyage chimique est un procédé qui permet le nettoyage
des conduits de fumée, il ne peut se substituer, au sens du règle-
Le chemisage (figure 49) consiste à l’application d’un enduit sur ment sanitaire départemental, au ramonage mécanique d’autant
les parois intérieures du conduit de fumée. plus qu’il ne donne pas l’assurance de la parfaite vacuité du conduit.

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On doit impérativement vérifier que le produit chimique utilisé est — un entretien quinquennal où il est demandé notamment une
compatible avec le matériau constitutif du conduit de fumée. vérification complète de l’installation et un réglage général du
réseau aéraulique, c’est-à-dire des débits et des dépressions de
l’installation, si cela est nécessaire. Dans cet entretien, on demande
4.6.2 VMC-Gaz également de vérifier le bon fonctionnement du DSC en vérifiant
l’arrêt de tous les appareils gaz, raccordés sur le réseau, après un
En ce qui concerne les installations collectives de VMC-Gaz, arrêt de l’extracteur.
l’arrêté du 25 avril 1985 modifié le 30 mai 1989, fait obligation au
propriétaire d’un immeuble ou au syndic de les faire entretenir et
vérifier périodiquement dans le cadre d’un contrat de maintenance.
Cette vérification nécessite : 4.7 Pathologie des conduits de fumée
— un entretien annuel dans lequel, en plus du nettoyage complet
de l’installation permettant de conserver une dépression suffisante
à l’intérieur du réseau aéraulique, il demande « une vérification du Les principaux désordres que l’on peut rencontrer dans l’utilisa-
bon fonctionnement du système de détection de défaut du disposi- tion des conduits de fumée, quels que soient le combustible et
tif de sécurité collective » (DSC) ; l’usage, sont exposés dans le tableau 14.

Tableau 14 – Pathologie des conduits de fumée


Nature des désordres Causes possibles
Incendie communiqué à l’extérieur du conduit de fumée Surchauffe.
Ponts thermiques entre le conduit de fumée et un matériau combustible.
Faible distance bois-structure.
Feu de cheminée Défaut de ramonage : accumulation de suies et de goudrons.
Dysfonctionnement du générateur.
Refoulement, mauvais tirage Position de la souche du conduit de fumée en toiture.
Défaut d’amenée d’air frais dans le local.
Sous-dimensionnement du conduit de fumée.
Variations sections.
Défaut d’isolation.
Raccordement trop long, non isolé. Trop de coudes.
Défaut d’étanchéité Fissuration :
— surchauffe ;
— absence de possibilité de dilatation.
Joints insuffisants :
— choix du matériau ;
— corrosion.
Porosité : corrosion.
Corrosion Inadéquation des matériaux :
— aux combustibles et/ou
— aux générateurs.
Effet de pile : incompatibilité de métaux différents.
Ambiances halogénées (chlore).
Condensation :
— surdimensionnement du conduit de fumée ;
— surdimensionnement chaudière.
Bistrage Changement de combustible : charbon, bois ® gaz, fioul.
Défaut ramonage : accumulation de suie, condensation.

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P
O
U
Appareils à gaz R
Conduits de fumée. Ventilation E
par Bernard DOMBLIDES
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France Janvier 89 modifié Janvier 1994 SDIG. des Travaux Publics. de type B22 ou B23.

Normalisation

NF EN 30-1-1 6-98 Appareils de cuisson domestique utilisant les combus- NF D 30-002 11-89 Chauffage - Gaz - Combustibles liquides, combustibles
tibles gazeux (partie sécurité. Généralités). solides. Chaudières de chauffage central à eau chaude -
Rendement conventionnel d’exploitation. Détermination
NF EN 30-2-1 6-98 Utilisation rationnelle de l’énergie (Généralités). des paramètres de performance.

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P APPAREILS À GAZ ______________________________________________________________________________________________________________________
O
U NF D 35-302 3-50 Tuyaux et coudes de fumée en tôle. NF D 36-125 12-95 Économie domestique. Tuyaux flexibles métalliques

R NF D 35-303 11-89 Conduits de fumées. Conduits de fumées composites


métalliques rigides démontables ou non. Classification
onduleux pour le raccordement externe des appareils à
usage domestique utilisant le butane et le propane distri-
bués par récipients.
des caractéristiques méthodes d’essais.
NF D 35-304 3-91 Conduits de fumées. Conduits de fumées composites NF E 51-711 5-91 Composants de ventilation mécanique contrôlée (VMC).
métalliques rigides, démontables ou non. Caractéristi- Bouches d’extraction pour VMC-Gaz. Spécifications -
Contrôle de la conformité aux spécifications.
E ques requises par type d’utilisation.
D 35-322 (NF EN 26) 3-97 Appareils de production instantanée d’eau chaude NF E 51-713 6-92 Composants de ventilation mécanique contrôlée (VMC).
Bouches d’extraction pour VMC. Spécifications et
pour usages sanitaires équipés de brûleurs atmosphéri-
N NF D 35-323
ques utilisant les combustibles gazeux.
10-91 Chauffage - Gaz combustibles liquides, combustibles E 51-732
contrôle de la conformité aux spécifications.
9-92 Composants de ventilation mécanique contrôlée. Entrées
solides. Appareils de production instantanée d’eau d’air en façade. Caractéristiques.
chaude pour usages sanitaires utilisant les combustibles P 45-204 11-97 DTU 61.1 - Installations de gaz.
gazeux et destinés à être raccordés à une installation Constitué par : DTU 61.1, décembre 1990 - Additif modifi-

S NF D 35-325
d’évacuation mécanique des produits de la combustion.
6-86 Appareils ménagers de production d’eau chaude par XP P 50-410
catif N° 4 novembre 1997.
6-95 Installation de ventilation mécanique contrôlée : règles
accumulation, avec brûleur sans ventilateur, utilisant les
A combustibles gazeux.
D 35-354 (NF EN 449) 7-96 Spécifications pour les appareils fonctionnant
P 50-411
de conception et de dimensionnement. (ref DTU 68.1).
5-93 DTU 68.2. Travaux de bâtiment. Exécution des installa-
tions de ventilation mécanique. Référence commerciale
V exclusivement aux gaz de pétrole liquéfiés. Appareils de
chauffage domestiques non raccordés (y compris les
appareils de chauffage à combustion catalytique diffu-
des parties 1/2 (changement de statut du DTU 68.2).
Constituée par :
NF P 50-401 partie 1 : cahier des clauses techniques
O D 36-100
sive).
10-94 Économie domestique. Tuyaux flexibles à base de tube
NF P 50-411 partie 2 : cahier des clauses spéciales.
NF P 50-411-1 5-93 Travaux de bâtiment - Exécution des installations de ven-
caoutchouc (sans armature) pour le raccordement
I externe des appareils à usage domestique utilisant les
combustibles gazeux distribués par réseaux.
tilation mécanique - Partie 1 : cahier des clauses techni-
ques. (changement de statut du DTU 68.2 d’octobre
1988).

R NF D 36-101 10-84 Tubes souples à base d’élastomère de 6 mm de diamètre


intérieur pour appareils ménagers à butane ou à
propane.
NF P 50-411-2 5-93 Travaux de bâtiment - Marchés privés - Exécution instal-
lations de ventilation mécanique - Partie 2 : cahier des
clauses spéciales. (changement de statut du DTU 68.2
NF D 36-102 12-95 Économie domestique. Tubes souples homogènes à base d’octobre 1988).
de caoutchouc de diamètre intérieur 15 mm, de diamètre
intérieur 12 mm avec une extrémité évasée à 15 mm, de P 50-413 9-93 Ventilation. Conduits de ventilation naturelle et conduits

P diamètre intérieur 15 mm avec une extrémité évasée à


20 mm, équipés de dispositifs de serrage, pour raccorde-
de fumée. Code d’essai et classement des extracteurs sta-
tiques.
ment des appareils à usage domestique utilisant les com- NF P 51-201 5-93 Travaux de bâtiment. Travaux de fumisterie. Cahier des
L NF D 36-103
bustibles gazeux distribués par réseaux.
12-94 Économie domestique. Tuyaux flexibles à base de tuyau
charges. (ref DTU 24.1) (changement de statut du
DTU 24.1 de mars 1976).

U caoutchouc (avec armature) pour le raccordement


externe des appareils à usage domestique utilisant les
combustibles gazeux distribués par réseaux.
NF P 51-203 5-93 Travaux de bâtiment. Cheminées équipées d’un foyer
fermé ou d’un insert utilisant exclusivement le bois
comme combustible. Cahier des clauses techniques. (ref

S XP D 36-110 2-96 Économie domestique : Ensembles de raccordement


constitués à partir de tubes souples conforme à NF D 36-
DTU 24.2.2) (changement de statut du DTU 24.2.2 de
novembre 1990).
101 et équipés de dispositifs de serrage pour appareils NF P 51-301 9-74 Briques de terre cuite pour la construction de conduits de
ménagers à butane et à propane. fumée.
XP D 36-112 2-96 Économie domestique. Tuyaux flexibles à base de tuyau NF P 51-302 9-75 Briques réfractaires pour la construction de conduits de
caoutchouc (avec armature) pour le raccordement fumée.
externe des appareils à usage domestique utilisant le
butane ou le propane. NF P 51-311 9-88 Fumisterie. Boisseaux de terre cuite pour conduits de
fumée individuels. Spécifications - Méthodes d’essais -
NF D 36-121 11-96 Économie domestique. Tuyaux flexibles métalliques Conditions de réception.
onduleux pour le raccordement externe des appareils à
usage domestique utilisant les combustibles gazeux dis- XP P 51-321 4-95 Produits industriels en béton. Conduits de fumée en
tribués par réseaux. béton.

Organismes
Gaz de France Syndicat National des Entreprises de Gestion d’Équipements Thermiques et
de Climatisation (SNEC)
Direction de la Recherche Syndicat National de Maintenance et des Services Après-Vente (SYNASAV)
Centre d’information de Gaz de France pour l’industrie et le bâtiment (CeGI- Centre Technique des Tuiles et Briques (CTTB)
BAT) Centre Technique des Industries Aérauliques et Thermiques (CETIAT)
Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB)
Union intersyndicale des Constructeurs de Matériel Aéraulique, Thermique,
Société pour le Développement et l’Industrie du Gaz en France (SDIG)
Thermodynamique et Frigorifique (UNICLIMA)
Association Technique de l’Industrie du Gaz en France (ATG)
Centre d’Études et de Recherches de l’Industrie du Béton Manufacturé Association des Ingénieurs en Chauffage et Ventilation de France (AICVF)
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