Vous êtes sur la page 1sur 14

Université Mohamed 1er

Ecole nationale des sciences appliquées d’Oujda

Filière : Génie électrique


Niveau : 4éme année

Cours Eclairage

CHAPITRE 2 : Equipements de production


de la lumière (différentes types de lampes et
luminaires)

M. Benslimane Anas

2017-2018

1
M. Benslimane Anas |
Université Mohamed 1er
Ecole nationale des sciences appliquées d’Oujda

I. Lampes à incandescence
1-1) Principe
cipe de l’incandescence :
C’est une émission d’énergie rayonnante visible, d’origine thermique, qui est en fonction
de la loi de Stéphan. Le rayonnement total en énergie d’un corps noir est proportionnel à la
surface du corps et croit comme la puissance de la température absolue du corps. Ce qui
s’exprime par la relation :

∙ ∙

On désigne dans cette formule :


Φe : flux d’énergie rayonnée en watt ;
S : surface du corps en m2 ;
T : température absolu exprimée en Kelvin (K), prise à partir du 0K absolu qui
correspond à -273°C.
A : constante (A=5.7·10-8 W/m2·K4

Le spectre lumineux d’une source à incandescence a toujours tendance à être riche en


rayonnement jaune orange rouge, et pauvre en violet bleu vert. On dira que les sources à
incandescence donnent une lumière chaude.
1-2) Lampes à incandescence :
Un filament métallique formant résistance électrique est parcouru par un courant
électrique. L’énergie électrique est transformée en énergie calorifique ; du fait de la haute

2
M. Benslimane Anas |
Université Mohamed 1er
Ecole nationale des sciences appliquées d’Oujda

température, il y a production d’én


d’énergie
ergie lumineuse. Pour éviter la détérioration du filament on
place celui-ci
ci à l’abri de l’oxygène de l’air dans une ampoule contenant un gaz inerte.
1-2-1) Constitution générale :

1-2-2) Filament :

Après avoir utilisé du carbone qui permettait une température du filament de 1800°C, on
a utilisé du tantale (2000°C) puis du tungstène (de 2250 à 2400°C) en double spiralage. Le
bispiralage permet de réduire les pertes d’énergie et d’accroitre l’efficacité lumineuse des
lampes.

Des supports en molybdène permettent un positionnement rigoureux des filaments.


1-2-3) Entrées de courant :

Dans le pied de lampe, on utilise du cuivre ainsi qu’à l’extérieure de l’ampoule, vers le
culot. Dans la traversée du pincement, on utilise un alliage de ferro
ferro-nickel
nickel cuivré dont la
propriété est d’avoir le même coefficient de dilatation que le verre.

3
M. Benslimane Anas |
Université Mohamed 1er
Ecole nationale des sciences appliquées d’Oujda

1-2-4) Verre et atmosphère :


Le rôle de l’ampoule est à la fois de contenir l’atmosphère de la lampe, de diminuer la
luminescence de la source, d’apporter une forme décorative.

1-2-5) Culot :
Il permet d’assurer la liaison électrique avec l’alimentation en énergie et de fixer la lampe
dans son support. On distingue les culots à vis, les culots à baïonnette et les culots lisses.

4
M. Benslimane Anas |
Université Mohamed 1er
Ecole nationale des sciences appliquées d’Oujda

1-3) Lampes à iode (halogène) :


1-3-1) Principe :
De la vapeur d’iode est introduite à raison de 0,1 mg/cm3 dans une ampoule en quartz
pouvant supporter des températures élevées supérieures à 250°C.. La vaporisation du tungstène
du filament libère des molécules de tungstène qui se combinent à des molécules d’iode et
forment un iodure de tungstène qui, porté à un
une température supérieure à 2000°C,
2000°C se décompose
en libérant le tungstène qui se dépose sur le filament.

1-3-2) Dispositions techniques :


L’ampoule en quartz très fragile est beaucoup plus petite. Elle est souvent placée à
l’intérieur
térieur d’une autre ampoule de protection en verre ordinaire.

1-3-3) Caractéristiques des lampes aux halogènes :


- Efficacités lumineuse supérieure aux lampes à incandescence ;
- Flux lumineux constant dans le temps ;
- Absence de noircissement de la paroi de la lampe ;
- Durée de vie double de l’incandescence.
1-4) Caractéristiques des lampes à incandescences :
1-4-1) La puissance électrique absorbée :
Cette indication est celle que tout utilisateur indique quand il va acheter une lampe : « je
voudrais une lampe de 60W ». Les puissances des lampes sont nor
normalisées
malisées et on a, pour
l’éclairage, les lampes de la gamme de puissance suivantes : 25-40-60-100--150-200-300-500-
750-1000-1500W.

5
M. Benslimane Anas |
Université Mohamed 1er
Ecole nationale des sciences appliquées d’Oujda

1-4-2) La tension :
La plupart des lampes se font actuellement en 220V. Par contre les fabricants fournissent
des lampes utilisables dans les tensions suivantes : 24-27-115/120-125/130
125/130-135/140-150-
220/230-240-250/260.
1-4-3) Flux lumineux :
Le flux lumineux est lié à la puissance de la lampe et dépend aussi de la tension. Le
tableau suivant donne les valeurs de flux lumineux pour lles
es différentes lampes à incandescence
en fonction de la puissance et de la tension.

1-4-4) Résistance électrique de la lampe :


Sa valeur dépend de la résistance à 0°C (R0), la température (t),, et un coefficient qui
dépend du matériau du filament (a).

∙ ∙

1-4-5) Durée de vie des lampes :


Par suite de l’évaporation des molécules de tungstène, il se produit un affaiblissement du
filament. D’autre part, les molécules de tungstène se déposent sur l’ampoule qui a tendance à
noircir ; il en résulte que
ue la durée de vie d’une lampe à incandescence est donnée pour 1000h.

6
M. Benslimane Anas |
Université Mohamed 1er
Ecole nationale des sciences appliquées d’Oujda

1-4-6) Influence de la variation de la tension d’alimentation :


Lorsque la tension d’alimentation d’une lampe varie, on obtient comme conséquence une
variation du flux lumineux, de la puissance, le courant, et la duré de vie. Si Φn, In, Pn, et Dn
représentent respectivement le flux, le courant, la puissance, et la durée de vie de la lampe
alimentée sous une tension nominale Un, il vient, sous une tension U :
. . . .

II. Tube fluorescence :


2-1) Principe :
Un corps est dit fluorescent lorsque, frappé par certaines radiations, il les absorbe et
restitue des radiations de plus grande longueur d’onde. Dans un tube fluorescent la différence de
potentiel entre les électrodes provoque, dans l’atmosphère d’argon de la lampe, un déplacement
d’électrons du pole négatif vers le pole positif. L’élévation de la température de l’argon ionisé
vaporise le mercure contenu ddans
ans la lampe. Dés lors, tout se passe comme si le mercure était seul
dans la lampe.

2-2) Constitution
onstitution d’un tube fluorescent :

7
M. Benslimane Anas |
Université Mohamed 1er
Ecole nationale des sciences appliquées d’Oujda

2-2-1) Les cathodes :


Elles sont constituées par un fil de tungstène trispiralé et enduites de substances
alcalinoterreuses qui favorisent l’émission des électrons.

2-2-2) Le tube :
Il contient de l’argon qui s’ionise très rapidement, s’échauffe instantanément et provoque
la vaporisation du mercure. Le revêtement du tube est un mélange de sels minéraux fluorescents
dont la structure moléculaire est ordonnée et qui se présente sous forme de poudre en cristaux de
quelques microns.

2-2-3) Culots :
Les culots sont normalisés selon les figures ci
ci-dessous
dessous pour les culots les plus courants.
courants

2-2-4) Alimentation du tube : stabilisation


La décharge électrique alimentée par le courant électrique provoquerait aussitôt amorcée
un court-circuit
circuit si une résistance ou impédance de stabilisation n’était pas intercalée entre la
source du courant et le tube, c’est le ballast.
2-2-5) Le starter :
Le starter a pour but, en fermant le circuit des filaments, d’assurer le chauffage des
cathodes pour les rendre très émissives pendant un court instant.
2-3) Température de couleur
La température de couleur caractérise l’ambiance colorée
colorée,, chaude ou froide, que les
tubes fluorescencents permettent d’obtenir.

8
M. Benslimane Anas |
Université Mohamed 1er
Ecole nationale des sciences appliquées d’Oujda

Température apparente Température de couleur


Chaude (blanc rosé) < 3300K

Intermédiaire (blanc) 3300 à 5500 K

Froide (blanc bleuté) >5500K

2-4) Indice de rendu des couleurs (IRC) :


Il caractérise l’aptitude des tubes fluorescents à ne pas déformer l’aspect coloré habituel
des surfaces qu’ils éclairent. Par convetion, cet indice est entre 0 et 100. S’il n y a aucune
difference d’aspect, l’indice est 100.
Rendu des couleurs Valeur d’I.R.C
Médiocre 60<IRC<80

Moyen 80<IRC<85

Bon IRC>85

2-5) Caractéristiques des tubes fluorescents :

2-5-1) Efficacité lumineuse :


Les progrès les plus importants relatifs aux tubes fluorescents ont été enregistrés à propos
des économies d’énergie. L’éfficacité lumineuse des tubes a pratiquement doublée depuis 5 ans.
Cela est du à l’amélioration des revetements fluorescents et également au systéme d’alimentation
qui est à contrôle électronique.
2-5-2) Tension d’alimentation
L’augmentation de la tension provoque une augmentation du courant, de la puissance
absorbé, et du flux lumineux, par contre l’efficacité lumineuse dimunie car la production d’ultra-
violet et moint important.
2-5-3) Flux lumineux
La valeur du flux lumineux donnée par le fabricant est celle obtenue après 100h de
fonctionnement mais avec le vieillissement, le flux limineux a encore tendance à diminuer. La
durée de vie est beaucoup plus élevée que celle des tubes fluorescents de 4000h à 6000h. Le

9
M. Benslimane Anas |
Université Mohamed 1er
Ecole nationale des sciences appliquées d’Oujda

tableau ci-dessous
dessous donne les valeurs de flux lumineux, les tubes de diamétre 26mm ont de plus
en plus tendance à remplacer les tubes de diamétre 38mm.

2-5-4) Influence de la température


Aux basses températures, ou aux très hautes températures, le flux lumineux a tendance à
diminuer.

III. Lampe à décharge


3-1) Principe :
Considérons une ampoule de verre remplie de gaz inerte ou de vapeur de métal à faible
pression, et munie de deux électrodes reliées à une source de tension continue variable par
l’intermédiare d’une résistance R. Si l’on mesure la tension inter électrodes v=VA-VK au moyen
d’un voltmétre de très forte impédance interne en meme temps que le courant dans le tube i, on
peut tracer la caractéristique statique VA-VK = f(i),, dont l’allure est donnée, en abscisses
logarithmiques.

10
M. Benslimane Anas |
Université Mohamed 1er
Ecole nationale des sciences appliquées d’Oujda

Cette caractéristique présente plusieurs zones distinctes :


- Zone AB, dite de décharge non autonome. Le gaz se comporte comme un isolant et le
courant minime est dù à quel
quelques ions+ et électrons-.
- Zone CDn dite de décharge autonome ou régime luminiscent. A partir du point B,
tension d’amorçage, les électrons ont acquis une énergie suffisante pour ioniser, en
chaine, d’autres atomes ; il se produit donc un phénomene d’avalanche électronique
correspondant à la zone instable BC à résistance dynamique négative.
3-2) Le ballast :
3-2-1) Rôle du ballast selfique :
La stabilisation du régime d’arc par un ballast résistif est prohibitive du point de vue du
rendement. On utilise une réactance, bobinage sur noyau à fuites magnétiques, éventuellement
assortie d’un condensateur pour relever le facteur de puissance. Ce balla
ballast
st inductif permet
également de mieux « lisser » la forme d’onde du courant qui n’est pas sinusoïdal. Le tube à
décharge ne pouvant être assimilé à un élément linéaire. La figure suivante montre les formes
d’onde des courants et des tensions aux bornes d’u
d’unn tube à décharge dans le cas d’une
stabilisation par résistance, par réactance, et par réactance et condensateur, tel que le
fondamental du courant se trouve en avance sur la tension « montage surcompensé ».

11
M. Benslimane Anas |
Université Mohamed 1er
Ecole nationale des sciences appliquées d’Oujda

3-2-2) Limite du ballaste actuel :


Il est à noter que le ballast sera toujours le siège de pertes par effet joule, qu’il faudra
fournir en plus de la puissance consommée dans la lampe elle
elle-même.
même. Son remplacement par un
condensateur, ne consommant pas d’énergie, est malheureusement impossibl
impossible à la fréquence
usuelle de 50Hz. En effet, si l’on assimile la forme d’onde de la tension d’arc à une fonction en
crénaux rectangulaire, lors du retournement rapide de cette tension, la tension aux bornes du
condesateur subit un saut brusque et le courant appelé est de nature impulsionnelle.
Par contre, le facteur de puossance de 0,4 ou 0,5,, doit étre améliorer pour des meilleurs
condition d’alimentation. Le condensateur placé en série avec le ballaste ou en paraléle avec
l’ensemble lampe+ballast, doit pe
permettre d’atteindre 0,85.

3-3) Les lampes à décharge :


Les radiations émises en régime d’arc étant monochromatique et devant se trouver dans le
visible, il n’existe en pratique que deux vapeurs métalliques convenables : celle du mercure et
celle du sodium.
3-3-1) Lampe à vapeur de sodium – basse pression :
Il s’agit d’un tube, quelquefois replié en U, contenant du sodium dans une atmosphère de
néon qui permet l’amorçage du tube et la vaporisation du sodium.
3-3-2) Les lampes à vapeurs de sodium – haute pression :
Porté au plus de 1000°C
1000°C,, à haute pression, le sodium émet d’autres raies dans le visible et
donne ainsi une lumière plus blanche, d’un blanc chaud de température de couleur 2000 à
2500K.

12
M. Benslimane Anas |
Université Mohamed 1er
Ecole nationale des sciences appliquées d’Oujda

IV. Les luminaires :


Complément indispensable
ndispensable de toute source lumineuse, les luminaires assure une triple
fonction de nature électrique, mécanique et photométrique.
 Fonction électrique :
Il doit servir de liaison entre le réseau électrique et la ou les lampes qu’il contient avec
les accessoires. De ce point de vue
vue, la norme française NFC 71-1000
1000 relative aux protections
électriques des appareils distingue 4 classes:
- Classe O : Isolation simple sans prise de terre ;
- Classe I : Isolation simple avec prise de terre ;
- Classe II : Isolation double sans prise de terre ;
- Classe III : Alimentation très basse tension (TBT).
 Fonction Mécanique :
Il doit protéger contre tout risque extérieur (poussière, chocs, corrosion,….) susceptible
d’entrainer une détérioration des lampes ou une diminution de ses qualités optiques. La norme
française NFC 20-010
010 définit un indice de protection de deux chiffres dont le premier est relatif à
l’étanchéité aux poussières, et le second à l’eau.
 Fonction photométrique :
Il doit assurer une répartition spatiale de la lumière afin de réaliser un éclairage
satisfaisant. Il doit aussi permettre de limiter la luminance des sources.

4-1) Catégories des luminaires :


La norme NFC71.121 donne pour les luminaires une répartition en 20 classes repérées de
A à T. La catégorie du luminaire est définie par la répartition du flux lumineux sur une sphère
selon 5 cônes repérés de F1 à F5 comme il est montré dans la figure suivante.

Le classement s’effectue selon la répartition des flux.

13
M. Benslimane Anas |
Université Mohamed 1er
Ecole nationale des sciences appliquées d’Oujda

4-2) Equation photométrique d’un luminaire :

C’est l’équation du luminaire, elle est donnée par le constructeur selon la forme ci
ci-dessous :

∙ ∙

PH : définition photométrique du luminaire ;

ηi : Rendement vers la partie inferieure ;


ηs : Rendement vers la partie supérieure ;
X : classe photométrique désignée par une lettre de A à S selon la catégorie du
luminaire ;
T : classe photométrique supérieure ;

14
M. Benslimane Anas |

Vous aimerez peut-être aussi