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Programme

SOCECO2
Économie et Sociologie de la filière captage et stockage géologique du CO2
2006 - 2008
www.centre-cired.fr/forum/article435.html

Mieux comprendre
le Captage et stockage
du CO2

Réalisation APESA avec l’aide des partenaires du programme SOCECO2 :


Fiche 1

Augmentation de la concentration de CO2


Rayonnement solaire dans l’atmosphère depuis l’ère industrielle

Accumulation dans
l’atmosphère 3,5
CO2 N2O CO2
CFC  Accumulation
CH4 dans l’atmosphère Effet de
 Emission de GES Serre
d’origine humaine additionnel 180 2,5 2 120
 Réchauffement
atmosphérique 8,1

Un constat : le Un gaz sur le devant de


réchauffement la scène : le CO2
climatique

Fiche 2 Fiche 3

CO2
CO2

 Technologie d’injection /
Méthanier / gazoduc extraction de fluides
Capture
Technologie Exploitation Gazière
/ pétrolière
=
Technologie Stockage CO2


 Stockage Interaction
Caractérisation des
géochimique Gaz /
Transport fuites / Mesures
roche

Une solution Une


intermédiaire : technologie éprouvée ?
le stockage de CO2

Fiche 4 Fiche 6 Fiche 5

  
Surface Puits Surface / sol Capture Transport Stockage
Mesures d’inclinaisons, Température, pression, Analyse microbienne, Avant Opérations de Opérations de Opérations de forage
interférométrie satellite, étanchéité, analyse de changement de
construction construction
mesures aéroportées … matériaux… végétation…

Fuite de CO2 Fuite de CO2 Fuite de CO2


Pendant
Puits, réservoir, sol CO2 sous pression CO2 sous pression CO2 sous pression,
Emission de composés de Opérations de maintenance Effets d’impuretés, effets
Séismique (3D), micro combustion (NOx, SOx…), physiques…
séismicité, gravimétrie, opération de capture,
électromagnétisme, augmentation d’activité…
electro potentiel,
examen de résistance du Après Fuite de CO2
1000m 500 à 2000m puit… CO2 sous pression

> 1000m Surface / sol

Analyse de l'eau et de
gaz de production,
traceurs, fluides de sous
sols, mesures directes en
surface…

Ou stocker Les fuites Les risques ?


le CO2 ?

Fiche 7 Fiche 8 Fiche 9

4 projets EOR / Alberta Penn West Pearl


canada ECBM West Weyburn Mountainer Queen Frio In Salah

50 projets Shady Bellingham Warrior In Salah Indo Gulf Luzhou Cerro


gaz acides Point Cogen run Fertilizer NG Fortunoso
Industriels Pouvoir public Instances internationales
Etc… Teapot 42 projets Sumitomo RITE/
Géophysique Dome gaz acides Chemicals ENAA
€ €
70 projets Dakota Mitsubishi Qinshuii
Matériaux Météorologie EOR / USA GP Nagasak Basin
Recherche Pilotes Captage / Rangely Boundary Natuna Hokkaido
Puits, réservoir Environnement
Amélioration technologique stockage Dam
Gorgon Nagaoka
Risques Analyses Monitoring Burlington IMC
Global
Latrobe Gorgon
Sol Energie
Snohvit Snohvit Sleipner Sleipner
Changement climatique Activité pétrolière
Innovation et Diminution Moins de CO2 Retombées
K12B K12B Castor Castor
dynamisme des coûts émis économiques Etc…
Règlementation
Sibilla Drym Hatfield CO2
technologique locales
SINK
Esbjerg
RECOPOL
Captage

Stockage Source : IEA green / CSL forum

Les coûts de la filière de Les principaux acteurs Les projets de captage et


stockage de CO2 stockage de CO2
Enjeux
1
Un constat : le réchauffement climatique

L’atmosphère de la Terre contient naturellement des Gaz à Effet de Serre (GES) qui participent au
maintien d’une température compatible avec le développement de la vie sur notre planète : sans eux,
la température moyenne serait de -18°C à la surface terrestre.
Il est actuellement reconnu que les activités humaines produisent un excès de GES* qui s’accumule
dans l’atmosphère avec des conséquences diverses : perturbation des climats, élévation du niveau des
mers, évolution de la biodiversité…
Les enjeux sont d’autant plus importants que la communauté scientifique estime que même en
diminuant nos émissions de GES d’un facteur 4 par rapport à nos émissions de 1990, on ne pourrait
empêcher un réchauffement climatique de l’ordre de 2°C à l’horizon de 2050.

*les principaux gaz à effet de serre d’origine humaine sont règlementés par le protocole de Kyoto : il
s’agit du dioxyde de carbone (CO2), du méthane (CH4), du protoxyde d’azote (N2O) et des composés
chlorés et fluorés (CFC, SF6…).

Le réchauffement climatique par les émissions humaines

Rayonnement solaire

CO2 N2O CO2


CFC  Accumulation
CH4 dans l’atmosphère Effet de
 Emission de GES Serre
d’origine humaine additionnel
 Réchauffement
atmosphérique

Avant tout, pour éviter l’accumulation dans l’atmosphère de GES impliqués dans
le réchauffement climatique, il est nécessaire de limiter leurs émissions. Dans le
cas du CO2, intimement lié à l’utilisation d’énergies fossiles, sont préconisées des
Quelles actions à la source. Il s’agit par exemple de sobriété énergétique et d’utilisation
solutions pour d’énergies ne produisant pas de CO2 (énergies renouvelables, nucléaire…). Mais
limiter le selon les projections des experts, le rythme de développement de ces énergies ne
réchauffement permettra pas de répondre rapidement aux besoins actuels, ni à l’augmentation
climatique ? importante des besoins en énergie des pays en développement (Chine, Inde,
Brésil…). Du coup, des solutions de traitement au point d’émission, tel que le
stockage de CO2 sont des alternatives complémentaires intéressantes.
Un gaz particulier : le CO2
Parmi les GES, le CO2, est le plus important en terme de quantité et d’impact global. Ce gaz produit
essentiellement lors de la combustion des énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz),est rejeté dans
l’atmosphère en grande quantité par les activités humaines (transport, habitat et industrie).
La quantité de gaz carbonique émise par les hommes (30 milliard de tonnes de CO2) est pour la
moitié piégée par la nature (biosphère et océans). Le reste s’accumule année après année dans
l’atmosphère terrestre en perturbant les délicats mécanismes du climat. En un siècle, les
concentrations de CO2 dans l’atmosphère ont augmentés de 31%. Ce chiffre va continuer
d’augmenter si l’on se base sur les prévisions actuelles, qui estiment qu’en 2030, 80% de l'énergie
utilisée dans le monde sera, comme actuellement, d'origine fossile.

Augmentation de la concentration de CO2


dans l’atmosphère depuis l’ère industrielle

Accumulation dans
l’atmosphère 3,5

180 2,5 2 120

Le Cycle du CO2 en 1997 – Chiffres d’émission / absorption en milliard de tonnes de carbone par an –
Source : BRGM.

Dans le panel des solutions nécessaires pour répondre à l’objectif "facteur 4", il est
intéressant d’inclure la solution de stockage du CO2 comme une technologie de
Le stockage du transition. La filière CSC (Captage et Stockage de Carbone) est une solution qui
CO2 est il une permettra dans les 50 à 100 prochaines années de nous laisser le temps de
réponse adaptée à complètement "dé carboniser" l’énergie que nous utilisons.
la lutte contre le
Pour certains industriels, dont le procédé ne peut pas éviter de produire du CO2
réchauffement
(sidérurgie, verrerie, cimenterie, usines pétrochimiques…), la CSC est la seule
climatique ?
solution possible pour ne pas émettre des gaz à effet de serre dans le contexte
technologique et économique prévisible

Pour en savoir + …
- Le GIEC : Observations du réchauffement climatique et solutions préconisées compte tenu des
connaissances actuelles et des projections (www.ipcc.ch)
- L’AIE : Estimation de l’utilisation future des énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz naturel)
(www.ieagreen.org.uk)
Captage / Transport /Stockage
2
Les 3 étapes du « stockage géologique » du CO2 :
Captage / transport / stockage

Le captage et stockage du CO2, (CSC) constituent une filière largement étudiée depuis quelques
années au niveau international. Le principe est simple : il s’agit de capter le CO2 provenant d’une
source importante (fumées industrielles ou gaz naturel brut riche en CO2 en sortie de gisement), de le
concentrer, et de le transporter vers un site géologique adéquat pour son stockage, soit la
combinaison de 3 étapes :

♦  Une étape de captage du CO2


Concrètement cela veut dire : « installer à la sortie d’une unité industrielle qui produit du CO2
(aciérie, cimenterie, centrale de production d’électricité….) un système qui permet de récupérer le
CO2 séparé des autres gaz issus de la combustion».

♦  Une étape de transport


Le CO2 gazeux occupant beaucoup de volume, le transport se fait souvent sous forme de CO2
comprimé à quelques dizaines de bars. Le CO2 passe alors dans un état très dense appelé état
« supercritique » : il ressemble alors plus à un liquide qu’à un gaz. Le transport peut se faire sur
plusieurs centaines de kilomètres, soit par un tuyau soit par bateau dans les cas extrêmes.

♦  Une étape de stockage


L’étape de « stockage » à proprement parler consiste à séquestrer le CO2 pendant plusieurs milliers
d’années avant qu’il soit « dégradé » par voie naturelle. Les différentes solutions envisageables de
stockage sont décrites sur la fiche n°4.

CO2
CO2


Capture


 Stockage
Transport

Schéma de principe (source : GIEC)


Comme montré ci-dessous, même si une émission additionnelle de CO2 est créee
pour mettre en place un dispositif de stockage (), globalement la quantité rejeté
Capturer du CO2 dans l’atmosphère (barre orange) est bien plus petite dans le cas du stockage (Avec
nécessite de stockage, environ 90% du CO2 n’est plus envoyé dans l’atmosphère !)
l’énergie et donc (source : projet Castor / IPCC)
indirectement
entraine des
émissions de GES Usine de
supplémentaires référence
pour le captage, le
transport… Est-ce CO2 évité 
qu’on y gagne CO2 émis
vraiment ? CO2 Capturé
CO2 capturé

Usine avec
Capture et
Stockage

CO2 produit (kg/kWh)

Le CO2 produit, peut être revalorisé sous certaines conditions (pureté,


Pourquoi économiques…), notamment en tant que matière première dans l’industrie
stocker du CO2 chimique. Mais les besoins mondiaux, restent insignifiants puisqu’ils représentent
plutôt que de moins de 1% du CO2 liés à l’activité humaine.
s’en resservir ? Du coup, faire de la capture sans stockage paraît incohérent, compte tenu des
opportunités très limitées du recyclage du CO2.
L’enjeu est donc bien d’agir contre le « réchauffement climatique » en rendant au
sous sol le carbone que l’on a prélevé sous forme de pétrole, gaz naturel, ou
charbon…

Pourquoi ne pas La planète peut résoudre les problèmes de CO2 naturellement,… en plusieurs
laisser faire les milliers d’années !
plantes pour Les plantes absorbent du CO2 par le biais de la photosynthèse (transformation du
éliminer le CO2 atmosphérique en composés organiques) mais la durée de stockage dépend
CO2 ? de la durée de vie de la plante. Un incendie de forêt entrainera par exemple en
quelques minutes le rejet de tout le CO2 capté au cours de la vie de la plante. De
plus, dans certains cas, les émissions de gaz à effet de serre provenant de la
végétation peuvent être plus importante que le gaz capté : lorsque la plante est
soumise à un stress hydrique important, dans les forêts non entretenues où la
dégradation végétale entraine des émissions de méthane…

Au jour d’aujourd’hui, on ne peut économiquement faire de la capture du CO2


Où peut-on que sur des grosses installations industrielles. Il n’est pas en effet
capter le CO2 ? technologiquement envisageable de capturer le CO2 émis par les petits
producteurs de CO2 (pots d’échappement des voitures par exemple..)

Pour en savoir + …
- Le GIEC : Détail de la technique de CSC (www.ipcc.ch)
La technologie
3
Si la technologie de stockage du CO2 va demander des développements spécifiques, elle va s’appuyer
sur toute l’expérience accumulée au cours d’une centaine d’années d’exploitation pétrolière et
gazière.

La technologie de Captage / Stockage n’est pas une technologie complètement inconnue. Elle
bénéficie de beaucoup de travaux réalisés dans le cadre de l’exploitation pétrolière et gazière.
Le captage et le transport sont des technologies relativement classiques dont les industriels savent
maîtriser les risques et sur lequel l’enjeu principal sera la maîtrise des coûts et de la dépense
énergétique.
La partie stockage, même si elle fait appel à un savoir faire existant, pose des questions plus
importantes. La principale de ces questions est de savoir si le CO2 restera dans le stockage (fiche
n°6).

Des exemples concrets :


Captage : Le captage du CO2 est une technologie industrielle utilisée pour le traitement du gaz
naturel. Il est pratiqué couramment dans la fabrication d’engrais, dans l’industrie agro alimentaire,
dans le secteur de l’énergie (industrie pétrolière et gazière).

Transport : le transport de CO2 est déjà réalisé par gazoduc (USA) et bateau après adaptation
technique (transport du CO2 sous forme liquide).

Stockage : des réservoirs de CO2 existent naturellement dans les sous-sols. Le stockage en sous-sol
profond peut se faire pour des durées importantes (plusieurs siècles) en sécurité : aquifères profond,
gisements de pétrole et de gaz épuisés, veines de charbon, roches basaltiques (voir fiche n°4)

Technologie d’injection /
Bateau / gazoduc extraction de fluides

Technologie Exploitation Gazière


/ pétrolière
=
Technologie Stockage CO2

Interaction
Caractérisation des
géochimique Gaz /
fuites / Mesures roche
Un grand nombre de procédés industriels de captage existent sur le marché, ayant
un domaine d’application spécifique en fonction de la nature des fumées à traiter
Comment (composition, température, pression). Ils relèvent tous de 3 catégories principales :
capture-t-on le - le captage par post combustion, (récupération du CO2 dans les fumées de
CO2 ? combustion),
- l’oxycombustion (combustion avec de l’oxygène pur afin d’avoir des fumées
concentrées en CO2)
- la précombustion (extraction du CO2 à la source par transformation du
combustible fossile en gaz de synthèse).

A l’heure actuelle, seules les émissions industrielles sont concernées par le captage.
Les plus importantes sont issues des centrales thermiques (40% des émissions de
CO2 dans le monde – 7 milliards de tonnes de CO2 /an). D’autres secteurs
(production de fer, d’acier, de ciment, raffinage de produits pétroliers et
pétrochimie) émettent plus de 3,7 milliards de tonnes de CO2 chaque année.

Concernant le transport, deuxième secteur émetteur de CO2, il n'est pas réaliste de


Ou capturer vouloir piéger le gaz carbonique émis par chaque véhicule. Il existe, pour le
concrètement le transport, d'autres moyens de limiter les émissions de CO2, via des technologies qui
CO2 ? améliorent le rendement des moteurs. Les constructeurs automobiles européens s'y
sont engagés : ils envisagent de réduire, en moyenne, les émissions de CO2 au
kilomètre parcouru à 120g/km en 2012 (contre 190g/km en 1997).

Le captage se fera à l’intérieur d’usines déjà existantes et le transport par des canalisations
enterrées. Concernant le stockage, des puits d’injection de CO2 existent déjà dans
plusieurs pays. Rien ne permet de les distinguer de puits de prélèvement d’hydrocarbures.
Exemple ci-dessous : puits d’injection de CO2/ site d’Allison, Projet Coal seq.

A quoi
ressemblera un
site d’injection de
CO2
(partie visible du
stockage)

© Burlington Ressources

Pour en savoir + …
- GIEC : Détail de la technique de CSC (www.ipcc.ch)
Ou stocker le CO2 ?
4

Stocker le CO2, c’est l’opération qui pose aujourd’hui le plus de questions scientifiques.
Techniquement, le stockage pourrait se faire dans trois types de réservoirs :

 le plus simple, ce sont les anciens gisements de ressources fossiles (gisements pétroliers et
gaziers et dans une moindre mesure, les mines de charbons),
 le plus abondant ce sont les aquifères profonds, c’est-à-dire des nappes d’eau totalement
impropres à la consommation car très riches en sels (jusqu’à 3 fois la concentration en sel de
l’eau de mer) et situées à plusieurs centaines de mètres de profondeur,
 le plus utopique c’est le fond de l’océan, où pourrait être stocké une sorte de "lac de CO2"
stabilisé au fond des mers.

Cette troisième solution est pour l’instant quasiment abandonnée par les scientifiques en raison des
risques trop importants pour le milieu et les écosystèmes marins.
La solution de stockage en aquifère profond n’est aujourd’hui pas mise en œuvre industriellement ;
son développement pourrait cependant bénéficier de l’expérience des entreprises gazières qui font du
stockage de gaz dans des aquifères depuis des dizaines d’années.
La solution de stockage dans les anciens gisements gaziers ou pétroliers est déjà pratiquée depuis
plusieurs années. En effet pour améliorer la récupération des hydrocarbures, il est parfois nécessaire
de "pousser" le pétrole. Dans le cas du site de Weyburn en Amérique du Nord, depuis plus de 10 ans,
du CO2 est injecté dans le gisement pour améliorer la récupération de pétrole.

1000m 500 à 2000m

> 1000m

Schéma de principe (source GIEC / BRGM)


A quelle profondeur Le stockage géologique est envisagé à des profondeurs supérieures à
envisage-t-on de stocker 800 mètres
du CO2?
Un Aquifère profond ou "nappe aquifère" ou "nappe d'eau souterraine"
est la forme que prend l'eau dans les sols et dans les formations
géologiques lorsqu'elle occupe la totalité des vides qui lui sont
accessibles. L'eau y circule, presque toujours très lentement, et on peut
C’est quoi un
la collecter grâce à des puits, des forages ou des galeries drainantes.
aquifère
profond ?
D’autres pistes ont fait l’objet de recherches :
La voie chimique : fixation de CO2 en un produit stable pour former
des roches carbonatées par un procédé naturel de minéralisation,…
La voie biologique : biofixation du CO2 par la photosynthèse de
Y a t’il d’autres microalgues en incorporant dans un bioréacteur du CO2 d’origine
endroits où industrielle et des nutriments nécessaires à la croissance des algues,
stocker le CO2 ? production de gaz naturel à partir de la réduction du CO2 en méthane en
utilisant des bactéries méthanogènes…

Ce sont les aquifères profonds qui possèdent la plus grande capacité de


stockage ; elle est dix fois supérieure à celle des réservoirs de pétrole
ou de gaz. Elle dépasserait, pour l’Europe, 800 milliards de tonnes de
CO2 et serait, au niveau mondial, de l’ordre de 10 000 milliards de
tonnes de CO2, soit de quoi stocker la totalité des émissions mondiales
pendant des siècles. Les capacités mondiales de stockage dans les
gisements d’hydrocarbures permettraient de stocker environ 1 000
milliards de tonnes de CO2, soit le tiers des émissions mondiales
pendant un siècle. Pour ce qui concerne les veines de charbon non
Quel est le volume exploitées, leur potentiel de stockage, bien que difficile à évaluer,
de CO2 qui tourne autour de 40 milliards de tonnes.
pourrait être Cependant, ces estimations varient fortement en fonction des méthodes
stocké ? de calcul utilisées (ex. à l’échelle mondiale, les estimations varient de
quelques 100 à 200 000 milliards de CO2) car elles sont fondées soit sur
des hypothèses trop grossières, soit sur la prise en compte partielle des
mécanismes de stockage dans le sous-sol.
Une action est engagée au niveau international (Carbon Sequestration
Leadership Forum–CSLF) afin de clarifier les terminologies utilisées et
proposer des méthodes d’estimation acceptées et validées par tous les
membres de cette organisation. Elle devrait ainsi permettre une
meilleure comparaison entre les différentes valeurs proposées.

Il y aurait beaucoup d’endroits à évoquer : ceux dont la structure


géologique n’est pas bien étudiée, ceux se situant dans les zones à fort
potentiel géothermique……. Il faut noter que le choix d’un site de
Où ne pas stocker le stockage n’est pas pris à la légère. C’est généralement un site bien
CO2 ? connu. Rentrent en comptent plusieurs critères dans le choix d’un site
tels que la forte capacité de stockage (grand réservoir, forte porosité),
l’efficacité de l’injection (perméabilité du sol), la sécurité (résistance
aux fortes pressions, pas de géothermie avoisinante, stabilité
géologique…) et les couts faibles (bonne accessibilité, infrastructures
existantes, source de CO2 proche…).

Pour en savoir + …
Carbon Sequestration Leadership Forum–CSLF : Methodologie de comptabilisation et recensement
des lieux potentiels de stockages (www.cslforum.org/)
BRGM : renseignements sur le sous-sol et ses caractéristiques géologiques (www.brgm.fr )
Les risques 5
Le gaz carbonique pur (CO2) est un gaz incolore, indolore, non combustible, non toxique sauf à
concentration élevée. C’est un gaz qui fait complètement partie du cycle de la vie : la respiration
humaine produit du CO2 alors que les plantes ont besoin de CO2 pour pomper le carbone nécessaire à
leur croissance. Nous vivons donc dans une atmosphère qui contient en permanence du CO2 à des
teneurs de l’ordre de quelques centaines de ppm, c'est-à-dire moins de 1 %.
Le CO2 devient problématique quand sa concentration augmente dans l’atmosphère, car cette
augmentation implique un déséquilibre dans la composition de l’air que nous respirons. A une
concentration de 5% des difficultés respiratoires apparaissent et à plus de 25% il est mortel.

Risques pour l’homme et l’environnement


Une fuite massive du CO2 stocké dans le sous-sol représente le risque majeur pour l’homme car il
conduirait à l’endroit de la fuite à une atmosphère "irrespirable". Cet évènement spectaculaire a déjà
été répertorié dans le cas d’accumulation d’origine biologique de CO2 piégé dans les sédiments d’un
lac. Au contraire, il existe par ailleurs de nombreux gisements de CO2 naturel enfermés dans le sous
sol et qui n’ont jamais présenté de fuites avérées.
Pour les stockages de CO2 anthropique (provenant de l’activité humaine), il semble donc que les
caractérisitiques des stockages envisagés ainsi que la connaissance des phénomènes de remontées
permettent de considérer le risque de fuite massive comme négligeable.
Reste le risque de fuite permanent mais de faible intensité. Une fuite chronique ne présente à priori
que peu de risques pour les personnes situées à proximité du stockage dans la mesure ou le CO2 sera
dilué au fur et à mesure dans l’atmosphère (sauf dans les zones en creux ou il pourrait s’accumuler
étant plus lourd que l’air).

Les risques
Les principaux risques, sont bien maîtrisés par l'industrie pétro-gazière :

  
Capture Transport Stockage

Avant Opérations de Opérations de Opérations de forage


construction construction

Fuite de CO2 Fuite de CO2 Fuite de CO2


Pendant
CO2 sous pression CO2 sous pression CO2 sous pression,
Emission de composés de Opérations de maintenance Effets d’impuretés, effets
combustion (NOx, SOx…), physiques…
opération de capture,
augmentation d’activité…
Après Fuite de CO2
CO2 sous pression
Comme pour toute technologie, la capture et le stockage de CO2
Pourquoi faire du génèrent certains risques. Il devient légitime de se demander si ces
stockage de CO2 compte risques sont acceptables et de les comparer à ceux des autres options
tenu que les risques ne de réduction des émissions de CO2.
sont pas nuls ? Sur l’ensemble de la filière de stockage, ces risques restent mineurs
au regard des dégâts imputables au changement climatique.

Les Etats Unis sont dotés d’un réseau important de gazoducs


transportant le CO2 (3100 km). Dix incidents ont été signalés de 1990
à 2001, mais n'ont causé ni blessure ni mort d'homme. Si des
accidents sont théoriquement possibles lors du transport massif de
A-t-on des retours CO2, des mesures de sécurité peuvent en minimiser les conséquences.
d’expérience Le risque n'est sans doute pas plus grand que celui du transport
concrets sur les de gaz naturel par gazoduc – pratiqué dans beaucoup de pays
risques dus au européens - le CO2 ne pouvant ni exploser, ni s’enflammer.
transport de CO2 A noter que l’on peut diminuer le risque de fuites en rapprochant les
valves de sécurité sur un gazoduc

Et qu’en est-il des risques Compte tenu de l’attention particulière portée sur le choix du site, le
de stockage à proprement risque majeur viendrait d'une défaillance d’un puits sur le site
parler ? d'injection, ce qui pourrait provoquer une remontée de CO2 vers la
surface. La probabilité d’une remontée soudaine de CO2 stocké dans
un réservoir souterrain est très faible, et comparable à celle –
rarissime – des fuites de gaz naturel dans les forages d'exploitation.
(voir fiche « fuite » n°6)

De nombreux programmes de recherche sur des thèmes liés aux risques


Qu’est ce qui est fait sont en cours dans le monde :
pour diminuer les • Analyses fines des processus physiques et chimiques dans les réservoirs,
risques ? • Procédures de sélection des sites, incluant l'analyse de l’activité sismique,
• Outils de simulation du comportement à long terme du CO2,
• Techniques de surveillance et de contrôle,
• Méthodes d’évaluation et de gestion des risques,
• Bonnes pratiques et normes,
• Intégrité des puits,
Etc…

- Le risque sismique est minimisé en premier lieu dans le choix des sites.
Un séisme ne créera pas de risque sur le stockage lui-même. Par contre, un
Et les séisme pourrait réactiver une faille existante à condition que son intensité
risques soit très forte. Les risques concerneraient alors essentiellement les
sismiques ? installations de surface et l’intégrité des puits. C’est pourquoi les réservoirs
qui contenaient auparavant des hydrocarbures, sont d’excellents candidats
pour le stockage car ils sont constitués de formations géologiques dont
l’intégrité a été préservée pendant des millions d’années.
-La sismicité induite (déformation du réservoir du a l’injection) est un
phénomène que les stockeurs de gaz savent gérer. Les connaissances
acquises sur le comportement du milieu naturel permettent de déterminer la
pression d’injection à respecter pour éviter la réouverture de fractures.

Pour en savoir + …
- Carbon Sequestration Leadership Forum–CSLF : retours d’expériences – risques
(www.cslforum.org/)
- GIEC : Avantage et risques de la CSC (www.ipcc.ch)
- IEA GHG : Base de données de scénarii de risques (www.co2captureandstorage.info)
Les fuites
6
Des fuites localisées en grandes quantités représenteraient un risque sérieux pour les populations.
Dans les années 80, le dégazage au Lac Nyos au Cameroun, d’une poche de CO2 présente
naturellement a entraîné de nombreuses morts dans les populations alentours. Il est donc évident que
la prise en compte du risque de fuite brutale est l’élément prioritairement étudié par la communauté
scientifique. Il ne pourrait que correspondre à des incidents au niveau du point d’injection dans le sol
(cuvelages ou cimentations de puits). Ces risques sont classiquement maîtrisés par l’industrie
pétrolière et gazière. On est ici dans l’analyse du risque industriel. Aux Etats-Unis, des puits toujours
actifs de plus de 100 ans sont étudiés pour améliorer la longévité et la résistance des puits actuels.
S’agissant des fuites, faibles, régulières et diffuses, le risque maximum toléré est de 0,001 % de
fuite par an. De tels niveaux ne présentent absolument aucun danger puisqu’ils sont 100 fois plus
faibles que les flux naturels associés à l’activité biologique dans les sols.
Il faut cependant ajouter que le stockage géologique du CO2 n’est pas une invention humaine. De
nombreux gisements naturels de CO2 sont en place dans le sous-sol depuis des milliers, voire des
millions d’années, dans certains bassins sédimentaires (Montmiral dans la Drôme, Etats-Unis,
Australie, Chine, Hongrie, Italie, Allemagne, Grèce…) et peuvent donc servir de modèles pour
comprendre le comportement du CO2 dans le sous-sol.
Les possibilités de fuites provenant de « poches» naturelles de CO2 restent plus grandes que celles
des réservoirs choisis pour le stockage. Ces derniers bénéficient en effet d’une étude préliminaire
avant d’être choisis pour leurs caractéristiques. Un ensemble de mesures de contrôle peuvent ensuite
être mises en places en amont, pendant et après l’injection afin de prévenir et limiter les risques de
fuites.

Surface Puits Surface / sol

Mesures d’inclinaisons, Température, pression, Analyse microbienne,


interférométrie satellite, étanchéité, analyse de changement de
mesures aéroportées … matériaux… végétation…

Puits, réservoir, sol

Sismique (3D), micro


sismicité, gravimétrie,
électromagnétisme,
electro potentiel,
examen de résistance du
puit…

Surface / sol

Analyse de l'eau et de
gaz de production,
traceurs, fluides de sous
sols, mesures directes en
surface…
Un dispositif de contrôle bien étudié donne de bonnes indications sur
les fuites à venir ou les micro fuites existantes. (Contrôles en surface,
suivi des évolutions en sous-sol, mesures complémentaires…).

Comment Remarque : Les fuites de poches


déceler une naturelles de CO2 provoquent
fuite ? généralement une asphyxie de la
végétation par les racines. Ces
effets sont visibles d’un simple
coup d’œil.

(Exemple ci contre : forêt des


Etats-Unis Mammoth Mountain)

Le risque de fuite dans un réservoir de stockage est maximum au


moment de l’injection, une fois qu’une certaine pression est atteinte
dans le réservoir. C’est aussi à ce moment que les contrôles sont les
plus soutenus et que les équipes d’interventions en cas de fuites sont
le plus opérationnelles.

Profil du
risque

Le risque de fuite est il


identique au cours du
temps ?

Début de Arrêt de 2 x période 3 x période n x période


l’injection l’injection d’injection d’injection d’injection
© CSL Forum

Que sera-t-il
fait en cas de Dans le cas d’une fuite brusque localisée, les équipes d’interventions
fuite ? colmateront le point de fuite.

Au niveau local, le CO2 peut altérer l’environnement par son


caractère faiblement acide : diminution du pH du sol et de l’eau
Quels sont les autres
(pouvant aller jusqu’à la dissolution du calcium, l’augmentation de la
impacts possibles sur
dureté de l’eau et le relargage éventuel de traces métalliques)
l’environnement en cas de
micro fuites ?

Pour en savoir + …
- Carbon Sequestration Leadership Forum–CSLF : retours d’expériences – (www.cslforum.org/)
Economie
7
Cher, mais pas trop: 30 à 60 euros par tonne de CO2 évité !

Il est bien évident qu’une opération qui consiste à capter le CO2 émis par une installation industrielle,
à le transporter jusqu’au site de stockage, à l’injecter dans le sous-sol et enfin à assurer la
surveillance sur le long terme du site, va coûter plus cher que simplement libérer le CO2 dans
l’atmosphère. Globalement, pour les centrales thermiques, le surcoût se compte en dizaines de
pourcent selon que la ressource est le gaz naturel (le moins producteur de CO2) ou le charbon (le plus
producteur de CO2).
La CSC est donc loin d’être économiquement et écologiquement neutre.
Le coût de la filière complète captage /transport/stockage est actuellement évalué à 50 € en moyenne
la tonne de CO2 évitée, dont 85% pour la seule capture qui intègre le prix de la séparation du gaz
carbonique et sa compression. Les technologies de transport de CO2 par pipeline et d’injection en
profondeur dans des couches géologiques sont opérationnelles à des coûts raisonnables qui diminuent
sensiblement lorsque la taille de l'opération augmente.
Les solutions envisagées pour réduire les coûts sont l’amélioration des techniques de capture
existantes et le développement de technologies innovantes mais aussi une intégration énergétique
poussée au niveau des procédés et la standardisation des méthodes mises en œuvre. L’objectif à
terme est d’atteindre des coûts de l’ordre de 20 à 30 €/t CO2.

Industriels Pouvoir public Instances internationales

Recherche Pilotes Captage /


Amélioration technologique stockage

Innovation et Diminution Moins de CO2 Retombées


dynamisme des coûts émis économiques
technologique locales
Comme pour toute nouvelle activité, la mise en place de captage et de
Et pour l’économie stockage de CO2 va entrainer un dynamisme local. Même si la
locale, y aura-t-il des majeure partie des emplois va concerner le développement
emplois ? technologique (matière grise R&D), il y aura aussi des besoins
humains dans
- la mise en place : ingénieurs, techniciens
- le suivi : administratif, contrôleurs ….

Le stockage du CO2 est une technologie relativement bon marché par


rapport à d’autres techniques comme la minéralisation (qui consiste à
transformer chimiquement le CO2 gazeux en carbonates solides). Elle
Le stockage du CO2 est il le sera d’autant plus que des progrès technologiques interviendront
une technique bon marché dans la partie captage.
par rapport à d’autres
techniques de réduction ? Le GIEC estime que la CSC jouera un rôle significatif lorsque le prix
du CO2 sera supérieur à 18-22€ la tonne

Coûts Captage actuel

Coûts Captage potentiel

Coûts transport

Coûts stockage
Autre technique (ex :
minéralisation de CO2)

0 10 20 30 40 50 60 70 80
Source CSLforum € par tonnes évitées

Pour en savoir + …
- GIEC : Données économiques sur la filière de captage et stockage du CO2. (www.ipcc.ch)
Acteurs Rôles
8
Recherche . technique
Compte tenu du caractère international de la problématique du réchauffement climatique, le captage
et stockage du CO2 concerne des organismes d’information, de ressources, de recherches,… à
plusieurs niveaux (local à international) et sur de nombreuses thématiques afférentes. Qu’ils soient
industriels, organismes publics, associations… ils mettent en commun leurs compétences et leurs
moyens afin de progresser dans la connaissance de la filière CSC.

Des réponses à venir…


A priori, le stockage de CO2 n’a pas vocation à être une activité de service public, mais plutôt une
activité gérée par des entreprises privées. Dans ce contexte, l’Etat devra mettre en place une
réglementation permettant d’assurer que cette activité soit gérée dans de bonnes conditions.
Du point de vue réglementaire, se pose tout d’abord la question du statut du CO2 : est ce considéré
comme un produit industriel ou comme un déchet ? Le choix entre ces deux alternatives, qui n’est
pas tranché au niveau mondial, aura des conséquences sur la réglementation applicable. De même,
sur la question de la responsabilité à long terme des sites de stockages, l’Etat français s’oriente vers
la conception d’une réglementation spécifique.
Remarque : les activités de captage et de transport de CO2 seront concernées par la réglementation
déjà existante visant à limiter les risques d’incidents de gaz en surpression.

Etc…
Géophysique
Matériaux Météorologie

Puits, réservoir Environnement

Stockage de gaz Analyses Monitoring

Sol Energie

Changement climatique Activité pétrolière


Règlementation
Etc…
Risques
Pour en savoir + : quelques acteurs du captage et stockage de CO2

Organismes / regroupements Nationaux


ADEME Agence De l’Environnement et de la Maitrise de l’Energie www.ademe.fr
BRGM Bureau de Recherches Géologiques et Minières : www.brgm.fr
Établissement public pour la gestion des ressources naturelles
et l'occupation du sol et du sous-sol.
CNRS Centre National de Recherche Scientifique www.cnrs.fr
Le club CO2 Structuration de la recherche française dans le domaine de la www.clubco2.net
capture / transport et stockage de CO2.
IFP Institut Français du Pétrole : centre de recherche et www.ifp.fr
développement industriel, de formation et d'information pour
l'industrie des hydrocarbures
DRIRE (DGEMP) définit et met en œuvre la politique énergétique de la France www.industrie.gouv.fr/en
et d'approvisionnement en matières premières minérales. ergie/co2.htm
MIES Mission Interministérielle Effet de Serre www.effet-de-
serre.gouv.fr
Etc…
Organismes / regroupements Européens
CO2 Net CO2NET est un le Réseau de recherche thématique européen www.co2net.com
Etc…
Organismes / regroupements Internationaux
AIE (Agence Le Programme Gaz à effet de serre de l’AIE donne des www.ieagreen.org.uk
Internationale de informations détaillées sur les technologies et les projets de www.co2captureandstora
l’Energie) recherche en matière de stockage de CO2 ge.info
CAN Europe pour consulter les informations issues de l’atelier CSC www.climnet.org/CTAP
(Climate Action organisé par le Réseau Action Climat (réseau d’ONG
Network Europe) environnementales)
CSLF (Carbon Initiative intergouvernementale de lutte contre le www.cslforum.org/
Sequestration réchauffement climatique.
Leadership Forum)
GIEC / IPCC (IPCC en Anglais : Intergovernmental Panel on Climate www.ipcc.ch
(Groupe d’experts Change.) Association de pays expertisant l'information
intergouvernemental scientifique, technique et socio-économique qui concerne le
sur l’évolution du risque de changement climatique provoqué par l'homme.
climat ) Rédaction de rapport sur le stockage du CO2.
WMO Organisation Météorologique Mondiale (Agence des Nations www.wmo.ch
Unies) : état climatique de la planète
Etc…
Industriels
Total projet de captage et d'injection géologique de gaz carbonique www.total.com
sur le site de Lacq (région Aquitaine).
Gaz de France projet opérationnel de ré-injection de CO2 dans le réservoir de www.gazdefrance.com
gaz K12B en mer du Nord & projet de stockage du CO2 dans
le réservoir de gaz de l’Almark en Allemagne.
Autres industriels Alstom Technologie, Air liquide, Arcelor, BP, Electricité de
France, Lafarge, Statoil, Suez, , ,
Etc…
Organismes locaux
APESA Centre technique de ressources en environnements www.apesa.fr
(Aquitaine)
Etc…
Les projets pilotes
9

Les projets de captage et stockage de CO2 sont relativement nombreux. On en récence plusieurs
dizaines en cours ou prévus sur la planète. Ces essais pilotes sont nécessaires afin d’améliorer la
technique et la connaissance avant les phases industrielles à grosse échelle. Plus ils sont nombreux et
plus les incertitudes sur le stockage du CO2 sont réduites (application du stockage dans différentes
situations géologiques, dans plusieurs environnements différents…)

A terme ils fourniront une méthodologie spécifique au stockage géologique du CO2 qui permettra
d’utiliser la technique selon des normes techniques, règlementaires et de sécurité.

(localisation continentale approximative).

4 projets EOR / Alberta Penn West Pearl


canada ECBM West Weyburn Mountainer Queen Frio In Salah

50 projets Shady Bellingham Warrior In Salah Indo Gulf Luzhou Cerro


gaz acides Point Cogen run Fertilizer NG Fortunoso

Teapot 42 projets Sumitomo RITE/


Dome gaz acides Chemicals ENAA

70 projets Dakota Mitsubishi Qinshuii


EOR / USA GP Nagasak Basin

Rangely Boundary Natuna Hokkaido


Dam
Gorgon Nagaoka
Burlington IMC
Global
Latrobe Gorgon

Snohvit Snohvit Sleipner Sleipner

K12B K12B Castor Castor

Sibilla Drym Hatfield CO2


SINK
Esbjerg
RECOPOL
Captage

Stockage Source : IEA green / CSL forum

Remarque : l’objectif de ce schéma est de donner une idée de l’activité dans le domaine du
Captage/transport/stockage. La liste des projets n’est pas exhaustive.
Les différents projets « pilotes » qui ont vu le jour sont la suite logique des essais à
Que doit-on l’échelle des laboratoires. Ils sont la phase de validation intermédiaire avant le passage
attendre après au stade industriel. Ils permettent de réduire les incertitudes et de progresser dans
ces projets ? plusieurs domaines : coûts, technologies, sécurité des réservoirs, techniques de
contrôle…
Vers l’amélioration du cout des technologies et le
stockage sécurisé sur du long terme

Couts / Améliorations Phase pilote des Atteindre les


technologie techniques – techniques objectifs de
prévision de couts prometteuses couts

Identification des Critères de choix Large mise en


Sécurité des réservoirs adaptés. de site affinés. œuvre du
réservoirs Premières Identification des stockage
expériences sur site meilleurs sites

Choix des Essais sur Commercialisation


Technologies techniques site des techniques
de contrôle pertinentes disponibles
adaptées

2004 2008 2014+


© CSL Forum

On estime que la quantité cumulée de CO2 captée par 6 projets pilotes internationaux
représentatifs (entre 1995 et 2010) sera proche de 55 Méga tonne de CO2. Cette
quantité représente approximent la consommation de 7,5 millions de français pendant
un an (source : Bilan carbone – production annuelle d’un français : 7,34t CO2 = 2t eqC)

Quantité de CO2 stockée cumulée (Mt)


60
Quelles
quantités
de CO2 ont 50
déjà été
40 In Salah
captées ?
Crust
30
Weiburn
20 Sleipner Gorgon

10
Snohvit
Années
0
1995 2000 2005 2010 2015

© CSL Forum
Pour en savoir + …
CSLForum : aperçu des projets internationaux de Capture et stockage de CO2.
(www.cslforum.org/projects.htm )
CO2 capture and storage : (www.co2captureandstorage.info/search.php)
ANR : Agence Nationale de la Recherche. Projets français financés : www.agence-nationale-
recherche.fr
Pour en savoir plus : Quelques projets …

Nom Domaine / sujet Années


National PICOR piégeage du CO2 dans les 2002-05
réservoirs
PICOREF pilote semi-industriel de stockage 2005-07
de CO2 dans le bassin de Paris
Géocarbone Prévision de l'évolution de 2006-07
INJECTIVITE l'injectivité d'un puits de CO2
Géocarbone- réponses aux besoins du Contrôle 2006-07
MONITORING de la sécurité des installations
METSTOR solutions techniques pour le 2006-07
stockage du CO2
CAPCO2 Capture du CO2 en 2006-08
postcombustion
SOCECO2 Acceptabilité sociale 2007-08 www.centre-
cired.fr/forum/article435.html
Européen CO2 sink Essai en laboratoire de capture et
stockage de CO2
ISSC Amélioration de la technique de
capture
NGCAS Etude de capture, de transport puis < 2004 Next Generation tools for CO2
de stockage de CO2 CApture and Storage
GESTCO Potentiel de stockage géologique < 2005
CO2STORE prévision à long terme du 2003-06 www .co2store.org/
comportement du CO2 stocké
SACS CO2 Stockage en aquifère salin < 2005
WEYBURN opération de récupération assistée < 2005
de pétrole par injection de CO2
NASCENT Stockage naturel < 2005
RECOPOL Essai pilote de séquestration de < 2005 http://recopol.nitg.tno.nl/
CO2 dans une veine de charbon
InCA-CO2 positionnement du savoir-faire 2004-07 International Cooperation Actions
européen dans le domaine de la on CO2 capture and storage"
capture et du stockage de CO2 www.cslforum.org/
ULCOS Nouveaux processus de production 2004-08 «Ultra Light CO2 Steelmaking»
d'acier
CASTOR problématiques de capture et de 2004-07 CO2 from CApture to STORage
stockage www.co2castor.com
CO2GeoNet Stockage géologique du CO2 2004-09 www.co2 geonet.com
ENCAP Amélioration de la capture du CO2 2004-20 Enhanced capture of CO2

EU GeoCapacity Cartographie du potentiel de 2006-09 European Geological Storage


stockage géologique du CO2 Capacity www.cslforum.org
CO2NET capture et le stockage géologique 2006-08 CO2 Knowledge Transfer Network
de CO2 www.co2 net.com
CO2ReMoVe Monitoring de stockage industriels 2006-10 Research into Monitoring and
Verification Technology»:
GRASP stockage géologique de CO2 2006-10
Sleipner expérience à grande échelle de Depuis www.statoil.com
International
stockage dans un aquifère salin 1996
CO2 Capture Captage et stockage 2000-08 www.co2captureproject.org
Project
WEYBURN 2 Etudes sur le monitoring, 2005-08
l'évaluation des risques, etc.
GASIM modélisation thermocinétique sur 2004-06
l'injection des gaz acides
IEA R&D programme sur les GES www.iea green.org.uk

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