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Nature du signe linguistique

Extrait du :
problèmes de linguistique générale de
Benveniste , 2ème chapitre :
{la communication}.

Réalisé par :
Nouhaila sdoud
Chaimaa mzaouak
Encadré par :
Mr Hamid Jaafar

Le signe linguistique est la représentation


mentale de l'image acoustique selon Saussure le signe
linguistique est l'association d'un signifiant et un
signifier tel que le signifiant :l'image acoustique le
signifié :concept.
La succession de phonème {s-o-r} n'a aucun rapport
avec le sens de sœur .ainsi, le concept de sœur peut
être remplacé par n'importe quel succession de
phonème .
✓donc le signe linguistique est : arbitraire.
La différence des langues est un exemple très vivant,
qui montre cet arbitraire du signe ,et renforce la thèse
de Saussure :
Le signifié du mot bœuf, a pour signifiant en français
{b-o-f} et {o-k-s} en Allemagne .
✓Donc ici encore une fois le signifié est représenté par
plusieurs signifiants.
Saussure affirmait que le signe linguistique est
arbitraire car le signifiant n'a aucune liaison naturelle
avec le signifié en réalité .
Benveniste ici s'avère augmenter sa critique sur la
thèse donnée par Saussure.
Dans le même sens Benveniste déclaré que (Saussure
affirme que le signe linguistique est constitué d'un
signifiant qui est l'image acoustique et non pas le
nom,et d'un signifié qui est le concept et non pas une
chose ) donc les exemples avancées par Saussure ne
sont pas assez renforçants.saussure fait aussi une
référence à la notion de la réalité ,donc Benveniste
affirme que (b-ō-f) ou (o-k-s) ont toujours la même
réalité ,qui est l'animal ,donc le signe n'est pas
arbitraire .
La nécessité du signe : autre objet aisément
surmontable bien qu'arbitraire dans son principe le
signe s'impose à l'individu il lui paraît nécessaire car la
langue est un héritage social la contradiction n'est ici
qu'apparente car c'est l'arbitraire même qui permet
aussi de se maintenir et d'être continûment adopté
par les générations successives il n'existe en effet
aucune raison substantielle de préférer pour un
signifié A un nouveau signifiant C à un ancien
signifiant B l'association de C à A serait tout aussi
arbitraire que celle de B . B subsiste parce qu'il est déjà
là parce qu'il constitue déjà le verso inséparable de
son recto A.l'arbitraire primordiale est la condition
psychique qui reflète le caractère essentiellement
social du langage il précise que l'image n'en est pas le
sens mental mais l'empreinte psychique de ce son
Saussure dit : <sans le secours des signes nous serions
incapable de distinguer deux idées de façon claire et
constante>
La pensée est le sens de la pensée et la représentation
psychique des idées cette dernière n'est pas délimité
rien n'est distinct et on a pas d'idées préétablies sauf
après l'apparition de la langue. Saussure ajoute aussi
que l'esprit accueille la forme sonore que celle qui lui
sert comme support à une représentation identifiable
pour lui sinon il rejette l'idée comme inconnue ou
étrangère donc le signifiant et le signifié la
représentation mentale et l'image acoustique que ce
sont les deux faces de la même le sens ils se
composent ensemble comme incorporant et
incorporé.
Saussure a donné pour cet exemple une autre
définition du signifiant qui est la traduction phonique
d'un concept et pour le signifié :la contrepartie
mentale du signifiant donc Saussure va plus expliquer
cette relation de dépendance et d'attachement en
donnant l'exemple de la feuille : la langue est encore
comparable à une feuille de papier la pensée ( signifié
)et le recto est le son (signifiant )le verso ,on ne peut
pas découper le recto sans découper en même temps
le verso de même dans la langue on ne saurait isolé ni
le sens de la pensée ni la pensée du sens.
Benveniste veut supprimer cet arbitraire au cœur du
signe ,pour le mieux instituer entre le signe et le
référent donc ce qui est arbitraire c'est seulement la
dénomination.
Il délimité ainsi la zone de l'arbitraire ,ce qui est
arbitraire c'est que tel signe et non tel autre qui est
appliqué à un élément de la réalité .
Les onomatopées création des mots par imitation de
sens (une approximation) alors Saussure s'appuie sur
les onomatopées pour dire que le choix du signifiant
n'est pas toujours arbitraire mais elle ne sort jamais
des éléments organiques d'un système linguistique il
conteste aussi leur symbolique puisque les
onomatopées varient selon les langues ce cas des
onomatopées illustre les paliers successives qui
mènent au langage .l'arbitraire n'existe ici que par
rapport au phénomène ou à l'objet matériel il
intervient pas dans la constitution propre du signe.
L'immutabilité qui a été considéré comme
synchronique le signe associé à un concept donné cinq
pause à la communauté linguistique le locuteur ne
peut pas décider de le modifier arbitrairement dans ce
faite les signifiant ne sont pas libres ils ont imposé la
mutabilité diachronique selon sous sur le temps pour
modifier les signes linguistiques les changements
subissant d’ordres phonétique et sémantique ils
aboutissent à un déplacement du rapport signifiant
signifier or la lançant développe dévolution des
langues implique celle de la continuité du signe
Benveniste essaye d'accommoder la nouveauté
apportée par la linguistique et propose cette solution
Ce qui se modifie et reste immuable à travers le temps
n'est pas en fait la langue les relations signifiant
signifier mais la relation entre le signe et l'objet ou
plutôt la motivation objective de la désignation qui est
soumise à l'action de diverses facteurs historiques.
Benveniste affirme enfin que le caractère du signe
linguistique commande à son tour toute la langue et
non pas seulement lui même comme élément isolé ,et
infecte tout le système interne de la langue .
Et si on suppose que chaque signe linguistique est
porteur de valeur ,et toutes les valeurs se définissent
par leurs différences et aussi opposition .
En effet ,l'opposition en forçant les choses donne vie
à la nécessité .
✓Donc le signe linguistique ne peut être que
nécessaire .

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