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Master Spécialisé 

: Economie et Finance Participative

Exposé sous le thème :

Module : Finance international

Réalisé par : Encadré par :


El ammari Houda Mr. El hassani Hafid
Semrhouli Houda
Defaa khadija
Alj ikram
Groupe N : 4
Plan :

Introduction

Partie 1 : Aperçu général sur les taux de change

Chapitre I  : la connaissance des taux de change

Chapitre II  : les régimes des taux de change

Partie 2 : Les Déterminants du taux de change

Chapitre III  : Les déterminants des taux de Change

Chapitre IV : La détermination à horizon court terme

Conclusion
Introduction

Les medias mentionnent les taux de change tous les jours, ou presque : l’euro
s’apprécie contre le dollar, le yen est fragilisé par la crise de l’économie japonaise, le
real brésilien est attaqué par la spéculation et perd 40% de sa valeur en quelque
jours, le yuan chinois risque d’être dévalué, ce qui pourrait créer une nouvelle crise
de change en Asie.

Rarement variable économique n’a eu une telle valeur symbolique et n’a autant attiré
l’attention. Son importance stratégique vient de ce que, mesurant les prix des
monnaies nationales les unes par rapport aux autres, le taux de change est au
centre des relations des pays.

Les taux de change soulèvent deux séries de questions : comment sont-ils


déterminés ? Et comment agissent –ils sur l’économie ?

La détermination du taux de change est une des problématiques majeures en


macroéconomie internationale. Cela provient du fait que le taux de change constitue
un des instruments d’ajustement de la politique monétaire et commerciale d’un
pays .Depuis Ricardo , plusieurs théories essayant de prévoir le taux de change ont
été développées, mais la théorie de base reste celle de la théorie de pouvoir d’achat
(PPA).

Dés que l’échange de marchandise dépasse le cadre de la nation, le problème de


change se pose, c’est pourquoi le change a donc été beaucoup étudié vu son rôle
dans l’équilibre du commerce mondial que de sa place dans les relations monétaires
internationale. Pour régler ces échanges internationaux chaque pays doit procéder
au taux de change.

En fait, le taux de change est un élément déterminant dans la politique de change .il


constitue un prix observable fixé sur le marché des devises et connu rapidement.
Cependant, il ne faut pas sous estimer la difficulté d’estimation du taux de change et
de son évaluation dans la mesure où les conditions dans lesquelles il se détermine
varient profondément selon le régime de change en vigueur. Donc, les pouvoirs
publics se doivent d’y intervenir pour rétablir la parité de leur monnaie sur le marché.

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Partie 1  : Aperçu général sur
les taux de change

Chapitre 1 : la connaissance des taux de


change

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Section 1 : définition et concepts

1-définition :

Le taux de change d’une devise (monnaie) est le cours, c’est à dire le prix, de cette
devise par rapport à une autre devise.

Sur les sites d’information financière ou les pages spécialisées des journaux, nous
pouvons lire par exemple EUR/GBP=0,8250/0,8252. Le premier prix est le cours de
vente de la première devise mentionnée, ici l’euro. Le second prix est le cours
d’achat de la première devise.

En termes explicites, EUR/GBP=0,8250/0,8252 signifie qu’un euro (EUR) se vend à


0,8250 livre sterling (GBP) et qu’un euro s’achète pour 0,8252 livre sterling. La
convention veut que ces taux de change soient exprimés avec quatre chiffres après
la virgule.

2 -Concepts de base :

Taux de change nominal et réel : le taux de change nominale est la relation directe
entre une monnaie locale et une étrangère. C’est le taux de change qui est utilisé
dans les banques et les bureaux de change . Il mesure le prix relatif de deux
monnaies , en revanche le taux de change réel est celui qui établit la relation par
laquelle une personne peut échanger des biens et des services d’un pays par ceux
d’un autre. Il mesure le prix relatif de deux paniers de biens des produits nationnaux
par apport aux produits étrangers en monnaie nationale, il correspond au rapport de
deux pouvoir d’achat , c’est donc un indicateur de la compétitive-prix du pays.

Le taux de change réel mesure en définitive le pouvoir d’achat externe de la


monnaie, c’est a dire son pouvoir d’achat sur les biens étrangers

Taux de change bilatéral et effectif : Le cours de change entre deux monnaies est
qualifié de taux de change bilatéral pour une monnaie donnée. Si N est le nombre de
monnaie étrangère convertible en cette monnaie, alors il existe N cours de changes
bilatéraux.

Le taux de change effectif représente une moyenne pondérée del’évolution du taux


de change de la monnaie d’un pays par apport aux devises de ses partenaires , les
pondérations retenues étant généralement le poids de chacun de ces derniers dans
les exportations ou les importations du pays concerné

Afin d’apprécier l’évolution de la valeur internationale d’une monnaie, on calcule


généralement le taux de change effectif de cette monnaie, il s’agit de la moyenne
géométrique pondéré de cours de change bilatéraux vis-à-vis de ces principaux

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partenaire commerciaux. La pondération est en général le poids relatif de chaque
pays étranger dans le commerce extérieur total du pays considéré.

Si on note EN , le cours effectif nominal de la monnaie du pays i à la date t, en


prenant pour base la date t, S le cours bilatéral de la monnaie à l’incertain par apport
à la monnaie du pays j à la date t et le coefficient de pondération du pays j, EN i t/t0

Les autres concepts du taux de change :

 Les taux de change sur les billets


Ce taux est applicable aux opérations de conversion de billet de banque. Ce taux est
en général différent du taux sur les opérations en compte (1)

 Les taux de change au comptant

Ce taux est appliqué aux opérations immédiates (en général, deux jours ouvré après
la date de transaction) d’échange d’une quantité de monnaie nationale en monnaie
étrangères ou inversement. En général, deux taux de change sont effectués, le taux
de change à l’achat et le taux de change à la vente.

 Les taux de change à terme

C’est un taux fixé aujourd’hui auquel sera échangé à une date ultérieur (1, 2, 3,6
mois, un an) une quantité de monnaie nationale contre une monnaie étrangère. Ce
taux est utilisé dans les opérations de couvertures pour prévenir contre le risque
d’une éventuelle dépréciation de devises. En effet, c’est un taux fixé au moment de
la conclusion de l’opération (conclusion du contrat d’achat ou bien de vente de
devises) et qui sera appliqué au moment d’effectuer l’opération indépendamment du
taux de change en comptant le jour de l’échéance.

(1) Il existe des taux de change applicables aux opérations sur les chèques de
voyages.

 Les taux de change croisés

Un cours croisé est un cours de change d'une devise par rapport à une autre devise
mais qui a la particularité d'être calculé à partir du cours de ces deux devises contre
une devise commune qui est fréquemment le dollar US. Un cours croisé permet donc
de déterminer le cours de l'ensemble des devises entre elles quand bien même elles
ne sont pas directement cotées sur le marché des devises.

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 Les taux de change multiplié.

Certains pays, notamment les pays en voie de développement adoptent les taux de
change nominaux bilatéraux différents selon la nature de translation, les autorités
appliquent un taux de change plutôt favorable et lorsqu’il s’agit de décourager une
transaction avec l’extérieur, les autorités appliquent un taux défavorable.

Section 2 : les systèmes de cotation des devises

Des séances de cotation sont organisées au niveau national à la


Bourse ou par la Banque centrale, dans le but d’informer les intervenants
.L’ écriture des cotations fait l’objet de deux convention. Elles sont soit
définies à partir de la monnaie nationale (cotation au certain) soit
définies à partir de devises étrangères (cotation à l’incertain)

1-Cotation au certain 

Elle indique le nombre d’unités monétaires nationales correspondant à


une unité de monnaie nationale. Exemple : 1€ = 0.86487 dollar

2-Cotation à l’incertain 

Elle exprime le nombre d’unités monétaires nationales correspondant à une unité


monétaire étrangère. Exemple : 1 dollar = 11524 €

Ainsi, par exemple , lorsque l’euro s’apprécie contre les autres devises , son cours
coté au certains s’élève , car il faut plus de devises étrangères pour acheter un euro  ;
en revanche , son cours coté à l’incertain diminue ,puisqu’il faut moins d’euros pour
acheter une monnaie étrangère .

3- Le Marché des changes

C’est un marché financier sur lequel s’effectuent des transactions sur les principales
devises (monnaies nationales).

Celles –ci sont identifiées par un code de trois lettres : EUR pour l’euro, USD pour le
dollar américain, GBP pour la livre sterling , JPY pour le yen ,CHF pour le franc
suisse , etc. .

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Une autre opération sur le marché des changes consiste en l’achat ou la vente d’une
devise au moyen d’une autre devise. Evidement, acheter des (EUR) contre des
dollars (UDS) revient à vendre des dollars contre des euros ; seuls le montant et le
prix sont exprimer différemment. Si le cours de l’euro contre dollar. noter EUR/USD ,
est égal à 0.9100 , un million d’euros s’échangent contre 910000 dollars . on peut en
déduire que le cours du dollar en euro , USD/EUR , est égal à 1/0.9100= 1.0989 , et
que un million de dollars s’échangent contre 1 098 900 euros .

En raison de l’importance du dollar dans les échanges internationaux, l’usage veut


que l’on publie en priorité le cours de chaque devise contre le dollar, le sens de
cotation n’étant pas le même.

Section 3 : les limites d’intervention

Les opérations de change sont réalisées dans deux types de limites :

1-Les limites de change

Il s’agit des limites que la banque s’impose à elle-même a partir des deux
compartiments du marché interbancaire :

_ over-night, c’est-à-dire des opérations de prêt ou d’emprunt au jour le jour , avec la


mise à disposition des fonds le jour de la transaction et le remboursement le
lendemain de la transaction.

_ Tomorrow next , c est a dire une opération e prêt ou d’emprunt avec mise a
disposition des fonds un jour ouvrable après la transaction et le remboursement
le lendemain de la transaction .

Instantanées, à la discréation de la banque.

2-Les limites de positions réglementaires

Ce sont des limites contrôlant des positions contre la monnaie locale. C’est une
opération de change qui se déroule en trois phases : Le booking site , département
administratif et de gestion des comptes-clients , ou on enregistre les ordres d’achat
ou de vente et leur exécution ( cette phase est comptable et s’immisce donc à tous

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les niveaux , chaque niveau devant logiquement communiquer avec la
comptabilité ) ; le dealing site ou trading site , département d’exécution des ordres
qu’on appelle table d’arbitrage ou la transaction est entérinée .

Section 4 : la notion de position

On peut définir la position comme étant la différence entre devises possédées ou a


recevoir et les devises dues ou livrer. Si les dettes l’emportent sur les créances, on
dit que la position est courte, a l’inverse on dira que la position est longue. La
position sont tenues devise par devise. pour une même devise, on peut faire la
distinction par type d’opération (comptant, a terme), par échéance (court terme ,
long terme) ou par tout autre critère propre a chaque établissement bancaire .

Une position de change est un solde déséquilibré en devises on


distingue :

 Une position longue EUR/USD résulte d’un achat net d’euros ( et de vente de
dollars)
 Une position courte EUR/USD résulte d’une vente nette d’euros et d’achat de
dollars.

Un market maker peut souhaiter conserver provisoirement une position (courte ou


longue) en anticipant une évolution (hausse ou baisse) de la devise. il peut
également vouloir solder cette position afin de réaliser un profit, ou limiter une perte.
Pour solder sa position, par exemple, dans le cas d’une position longue vendre une
devise, il peut :

 S’adresser à un autre maker, ce qui présente l’avantagea de garantir la


transaction, mais ce qui a l’inconvénient de traiter du mauvais coté de la
Fourchette c’est-à-dire de vendre au bid de la fourchette du collègue.

 Baisser légèrement sa propre fourchette afin de déclencher l’achat d’un


autre intervenant, au prix le plus haut, mais sans contrôle précis du
montant

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Section 5 : Efficience des marchés et prévision des
taux de change

Un marché des changes est efficient lorsque le taux de change s’y forme sur la base
de l’ensemble de l’information disponible. L’évolution future des taux de change ne
dépend alors que e facteurs par définition imprévisibles.

Plus précisément, on distingue trois formes d’efficience :

 L’efficience faible caractérise un marché ou les cous présents se forment sur


la base de l’information contenue dans les cours passés

 L’efficience semi-forte , caractérise par le fait que le cours de change intègre


toutes les informations publiques disponibles

 L’efficience est forte lorsque toutes les informations , publiques et privées , y


compris les informations confidentielles , sont reflétées dans
les cours de change

L’efficience du marché des change au sens de Fama (1970) implique que celui-ci
véhicule pleinement et instantanément toute l’information pertinente disponible .
Considérer que le marché des changes est efficient implique le respect de quatre

 La premier indique que les variation successives des cours doivent être
indépendantes dans le temps et donc sériellement non corrélées. en
conséquence, le coefficient de corrélation sérielle d’ordre k ne doit pas être
significativement différent de 0. cela ne signifie pas que les cours de change
seraient nécessairement chaotiques mais qu’il subiraient des variationselles-
mêmes purement aléatoires ( l information intervient elle-même sur le marché
de manière aléatoire )

 La seconde condition est l’impossibilité de réaliser des profits anormaux et de


battre le marché : en effet, si le marché est efficient aucun agent n’est capable
de trouver des opportunités de profit inexploités et réaliser des profits
excessifs par apport au rendement normale du marché , en basant sa
prévision sur l’information disponible .

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 La troisième condition stipule que l’analyse technique est peu pertinente :
dans le cas d’un marché efficient, certaines techniques de prévision utilisées
par les opérateurs seraient caduques.

 Enfin le cours a terme est un prédicateur non biaisé du cours futur anticipé : si
le marché est efficient, et les anticipations des opérateurs rationnelles , sous
les hypothèses de couts de transaction négligeables et d’offre d’arbitrage
élastique

Chapitre 2 : les régimes des taux de


change

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Section 1 : Régimes de change : Définition et
classification

A : Définition et typologie

Le régime de change se définit comme l’ensemble des règles qui déterminent


l’intervention des autorités monétaires sur le marché des changes, et donc le
comportement du taux de change. Il existe une grande variété de systèmes de
change allant du libre flottement à la fixité extrême. Ces régimes sont généralement
regroupés en trois grandes catégories : les régimes de change fixes, les régimes de
change intermédiaires et les régimes de change flexibles. La séparation entre ces
trois groupes n’est pas toujours évidente (Obstfeld et Rogoff, 1995) dans la mesure
où, un même régime intermédiaire peut être considéré suffisamment flexible pour
être classé dans les régimes flexibles ou assez rigide pour être classé comme fixe
(Frankel,2003).

1. Régime de change fixe

C’est un régime qui suppose la définition d’une parité de référence entre la monnaie
d’un pays donné et une devise (ou un panier de devises), sur laquelle la banque
centrale s’engage à échanger sa monnaie. La banque centrale doit intervenir sur le
marché de change, en achetant ou en vendant de la monnaie nationale, afin de
rétablir le cours du change fixé. Les régimes de change fixes comprennent les
unions monétaires, les systèmes de dollarisation, les caisses d’émission et les
systèmes de change fixes ajustables (Yougbaré, 2009).

 L’union monétaire : est le régime de change le plus strict dans lequel le taux
de change des pays membres est fixé de manière irrévocable. Plusieurs pays
adoptent une monnaie commune ainsi qu’une banque centrale qui met en
œuvre la politique monétaire commune et gère les réserves de change de
l’Union. La zone UEMOA constitue un exemple d’union monétaire.

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 UEMOA :Union économique et monétaire ouest-africaine est une organisation
ouest-africaine qui a comme mission la réalisation de l'intégration économique
des États membres, à travers le renforcement de la compétitivité des activités
économiques dans le cadre d'un marché ouvert et concurrentiel et d'un
environnement juridique rationalisé et harmonisé, elle est composée de Huit
États membres : Benin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée Bissau, Mali,
Niger, Sénégal et Togo.
 Le système de dollarisation : est un système dans lequel, un pays adopte la
monnaie d’un autre comme sa propre monnaie. La politique monétaire
domestique, dans ce cas, est abandonnée aux autorités monétaires du pays
de rattachement de la monnaie. C’est l’exemple du Panama et de l’Equateur
dont la monnaie est le dollar américain.
 La caisse d’émission : ou « currency board » est un régime de change basé
sur un engagement explicite de la banque centrale à convertir la monnaie
domestique contre une devise particulière à un taux fixe. La monnaie
domestique émise est totalement couverte par des actifs en devises (Frankel,
1999). Un exemple de caisse d’émission est l’Argentine de 1991 à 2001,
Bulgarie, Lituanie… .

 Dans le régime de change fixe ajustable  : l’autorité monétaire fixe une parité
d’échange de sa monnaie contre une autre devise ou un panier de devises,
mais autorise une bande de fluctuations par rapport à ce cours de référence.
Comme exemple, en Hongrie, le forint est fixé par rapport à l’euro avec une
marge de fluctuation.

Une caractéristique partagée par tous les régimes de change fixes est qu’ils
subordonnent la politique monétaire à la défense de la parité de change. Cette
réduction de l’autonomie de la politique monétaire croît avec la fixité du taux de
change nominal.

2. Régime de change flexible

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Dans un régime de change flexible, le cours de la monnaie est déterminé librement
sur le marché des changes, par l’offre et la demande de devises. Ce système est
connu sous le nom de « flottement pur » (Frankel, 1999). Les Banques Centrales
n’interviennent pas et laissent le marché s’équilibrer librement selon la loi de l’offre et
de la demande indiquent que les modifications du niveau relatif des prix aboutissent
à une modification parallèle des taux de change. La politique monétaire retrouve
alors son autonomie, mais la Banque Centrale abandonne le contrôle sur l’évolution
du cours de change nominal. (Exemple : Etats-Unis, Canada, Japon, Royaume Unis,
Suède…).

3. Régime de change intermédiaire


Entre les deux régimes extrêmes, on trouve les régimes intermédiaires, qui se
distinguent selon les fluctuations que la Banque Centrale autorise au tour de la parité
de référence et selon la fréquence de réalignements de cette parité. Appartiennent à
cette catégorie de régime, la parité glissante et le flottement administré ou géré.

 la parité glissante : Dans ce cas, le taux de change est fixé périodiquement,


soit à taux fixe, soit en réponse aux changements de certaines variables
indicatrices, comme le différentiel d’inflation passée par rapport aux principaux
partenaires commerciaux. Ce système est souvent connu sous le nom de «
glissement passif ou adaptatif ». On trouve également le système de change
permettant un ancrage sur les anticipations de prix connu sous le nom «
glissement actif ou pré-annoncé ». Cette approche consiste à annoncer le
taux de dévaluation à l’avance pour plusieurs mois. Enfin, certains pays ont
décidé d’opter pour le « crawling peg à bandes glissantes » qui consiste à
maintenir le taux de change dans une bande de fluctuations autour d’une
parité centrale qui est elle même modifiée périodiquement.(Exemple : Iran,
Costa Rica, Azerbaïdjan…).Ces modifications sont d’ampleur relativement
faible et visent à éviter ou réduire le désalignement du taux de change
(Williamson,1998) qu’induirait une accumulation des différentiels d’inflation
positifs avec le pays d’arrimage.
 Dans le régime de flottement administré , les taux de change sont flottants,
mais des interventions ponctuelles ou coordonnées des Banques Centrales
informent les marchés sur la parité considérée comme souhaitable. Il s’agit
d’un « flottement impur ». Cette approche permet aux autorités monétaires

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d’influencer les mouvements du taux de change à travers une intervention
active, sans spécifier ou pré-annoncer une trajectoire pour le taux de change,
la Banque Centrale ne s’engageant pas sur un taux de change ciblé.
(Exemple : Roumanie, Russie, Serbie…).

Section 2 : Avantages et inconvénients des régimes


de change

A. Les Avantages de Régime fixe :

 Réduit les coûts de transaction et le risque de change. C’est à dire : Limite les
risques de change des transactions commerciales et investissements
étrangers.
 Fournit un ancrage (crédible?) pour la politique monétaire → les anticipations
d’inflation restent contenues
 Simple à mettre en œuvre.
 Réduit le coût d’accès aux marchés financiers internationaux.
 Facilite la lutte contre l’inflation.(Les prix fixes favorisent politique anti-
inflationniste )
 Il confère une confiance en la devise du pays.

B. Inconvénients de Régime fixe


 Pas d’atténuation des chocs réels via le taux de change

 Perte de l’autonomie monétaire en l’absence de contrôle des capitaux

 Fonction de prêteur en dernier ressort limitée

 Risque d’attaque spéculative et d’effondrement de la monnaie en cas de


mobilité des capitaux

 Nécessité pour les banques centrales de défendre parités avec devises


étrangères fortes et stocks d’or importants

C. Les avantages des changes flexibles (flottants)  :

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L’état de la balance des paiements n’est plus une contrainte
Quels sont les arguments des monétaristes ? Comme le rappel D.Plihon (document
2), les changes flottants permettent à la balance des paiements de se rééquilibrer de
manière automatique. Un pays en situation déficitaire voit sa monnaie se déprécier
ce qui stimule ses exportations et rééquilibre sa balance courante. Les changes
flottants permettent donc à ce que les déséquilibres des balances courantes
(essentiellement des balances commerciales) soient temporaires. Il ne peut,
théoriquement, pas y avoir de balances courantes structurellement déficitaires (si
c’était le cas, elles seraient durablement, et non temporairement, déficitaires).
La politique monétaire gagne en autonomie ou Indépendance monétaire et
efficacité accrue.
Le second argument monétariste qui découle du premier, c’est que les autorités
monétaires n’ont alors plus besoin de s’occuper de défendre la parité de leur
monnaie ; en change flottant, les attaques spéculatives disparaissent. Or, ces
attaques étaient de plus en plus fréquentes dans le système de Bretton Woods
entraînant l’épuisement des réserves de change et, au final, des dévaluations (Franc
1969 par exemple).

D. Les inconvénients et limites de l’utilisation des changes


flottants :

Les régimes de change flottants n’éliminent pas les guerres des monnaies et la
spéculation sur les devises: les politiques monétaires restent donc
contraintes.
En change flottant, la spéculation consiste à anticiper la valeur future d’une devise et
essayé d’en tirer profit. On rentre ici dans les explications des bulles spéculatives sur
les monnaies ( partie du cours sur les taux de change que je n’ai pas encore traité).
Pour faire simple, les investisseurs internationaux considèrent que les variations
d’une devise indiquent ce que le marché pense de la valeur de cette devise. Cela
implique que les investisseurs ont intérêt à suivre le marché : spéculer à la baisse
sur le dollar quand il monte est voué à l’échec. Pour représenter cette situation, on
dit que « l’on ne peut pas battre le marché », on dit aussi « qu’il vaut mieux avoir tord
avec le marché que raison contre lui ». En conséquence, les investisseurs adoptent
des comportements mimétiques ce qui provoque des emballements sur les cours.

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Cette explication a été utilisée pour expliquer les fluctuations importantes du dollar
durant les années 1980, mais également celle de l’euro durant les années 2000.

Les régimes de change flottants n’éliminent pas les problèmes de


déséquilibres financiers internationaux et leurs conséquences.
On constate que les déséquilibres des balances des paiements sont nombreux et
durables. Cela peut s’expliquer par le développement des échanges de capitaux. Les
pays en besoin de financement, possédant donc une balance courante déficitaire,
trouvent sur les marchés mondiaux des capitaux le financement qui leur permettent
de pouvoir consommer plus qu’ils ne produisent.
L’essentiel des échanges est aujourd’hui concentré sur les flux de capitaux et non
pas sur les flux commerciaux. Les flux de capitaux permettent aux déséquilibres des
balances des paiements de se maintenir durablement, mais ils peuvent aussi avoir
deux effets néfastes :
D’une part, les entrées et sorties de capitaux peuvent provoquer des crises
financières, et d’autre part, les flux de capitaux ont une dimension de court terme
(de très court terme) qui expliquent pourquoi les taux de change sont très volatiles.

Fixe Flexible

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 Limite les risques de change  Neutralise l’impact des chocs
des transactions externes.
commerciales et  Politique monétaire plus flexible.
investissements étrangers.  plus besoin de conserver les
 Réduit le coût d’accès aux réserves de devises pour défendre
marchés financiers le cours de la monnaie.
internationaux.
 Facilite la lutte contre
l’inflation.
Avantages
 Il confère une confiance en la
devise du pays.

 Dépendance vis-à-vis de la  Source d’inflation importée.


politique monétaire.  Effet négatif de la forte volatilité sur
 Sensibilité forte aux chocs les échanges commerciaux et
externes et aux chocs réels financiers.
internes.  La devise inspire moins de
Inconvénients  Taux maintenu à des niveaux confiance que celle de taux de
incompatibles avec la change fixe.
situation économique.

18
Partie II  :Les Déterminants du
taux de change

19
Les accords de la Jamaïque de janvier1976 ont officiellement mis fin au système

detaux de change fixe qui avait été instauré en 1944 par les accords de

BrettonWoods.Ces changes flexibles devaient permettre aux taux de change de

converger plus spontanément et plus rapidement vers leur valeur d’équilibre,valeur

définie par laparité de pouvoir d’achat (PPA) relative, qui stipule que le taux

d’échange bilatéralentre deux pays évolue de façon à compenser l’écart de

tauxd’inflation entre cespays.

Mais, depuis les années 1980, la globalisation des marchés et l’accroissement

exponentiel des opérations sur devises ont contribué à accroître la volatilité des

changes, entraînant même des distorsions durables, et ce à l’encontre de toutes les

prévisions.

La théorie économique ne fournit pas une seule explication toute faite desfluctuations

des taux de change. Avec pour objectif de mieux comprendre les évolutions des taux

de change, de nombreux travaux théoriques et empiriques sont été produits, travaux

théoriques surtout axés sur la recherche des déterminants des taux de change, ainsi

que la validation empirique des modèles théoriques proposés.

D’un côté, les économistes se sont intéressés au comportement de long terme des

taux de change. À ce niveau, il n’y a pas eu de véritable avancée théoriquepuisqu’on

s’est contenté dans les années 1980 de remettre au goût du jour la théorie

de la PPA qui est la plus ancienne mais également la plus controversée

depuisL’avènement des changes flexibles.

À la faveur du passage à l’euro en 1999, mais également pour pouvoir comprendre

les récentes crises monétaires des pays émergents (Mexique dans les années

20
1980,pays du Sud-est asiatique en 1997-1998, Argentine en 2001), des approches

macroéconomiques alternatives ont été proposées (NATREX, FEER…), approches

semblant plus appropriées que la PPA et surtout plus pertinentes à un horizon

moyen/long terme.

Enfin, les tous récents modèles microstructural méritent d’être présentés ici, car ils

fournissent un cadre d’analyse intéressant de la dynamique de court terme des taux

de change. Ces approches microéconomiques insistent sur l’importance des

mécanismes de transaction, des asymétries d’information et de l’hétérogénéité des

investisseurs en tant que déterminants des taux de change à court terme.

Sans prétendre présenter de manière exhaustive tous ces travaux, nous allons nous

focaliser sur les théories les plus représentatives des différents courants, leur intérêt

et leurs limites.

21
Chapitre 1 : Les principaux déterminants à
long terme des taux de change

Les premières théories sont apparues au début du XXe siècle, dans un contexte de

changes fixes et de croissance rapide du commerce international. Elles avaient

tendance à supposer que seuls les échanges de biens et services, ainsi que leurs

prix, étaient les facteurs déterminants des taux de change.

Mais avec le développement des mouvements de capitaux et la généralisation des

changes flottants dès le début des années 1970, un second groupe de théories

mettra l’accent sur l’importance des facteurs financiers dans l’évolution des taux de

change.

Depuis, les travaux sur le sujet n’ont cessé de progresser et les économistes ont

proposé de nouvelles méthodes de modélisation fondées sur des cadres

d’analyse plus complexes mais également plus réalistes.

Section 1 :Les théories de la parité de pouvoir


d’achat (PPA) 
La notion de PPA, appliquée à la détermination des taux de change, apparaît

pour la première fois dans les travaux de Gustav Cassel en 1923.Basée sur laloi du

prix unique, cette théorie repose sur l’idée que la valeurd’une monnaie par rapport à

une autre se définit par la quantité de biens etservices qu’elle permet d’acquérir.

a:La PPA absolue

C’est la forme la plus simple, mais néanmoins rigoureuse de la théorie de la PPA,

elle repose sur la loi du prix unique. L’idée est la suivante : si un même bien est

disponible dans deux pays A et B, son prix en A doit être identique à son prix en B

22
après conversion par le taux de change. On a donc la condition d’équilibre e = pA/pB

avec e le taux de change, pA le prix du bien dans le pays A et pB le prix du bien

dans le pays B. Si cette égalité n’est pas vérifiée (par exemple si pA>pB) personne

n’achètera dans le pays A, ce qui se traduira par une baisse de pA ou par une

augmentation de e.

Cette théorie met en relation la variation du taux de change avec la variation du

niveau général des prix. L’idée est que la variation du change est déterminée par le

différentiel entre le taux d’inflation interne et le taux d’inflation à l’étranger. Une

inflation nationale supérieure à l’inflation étrangère doit déprécier le taux de change

national ; à l’inverse, une inflation nationale inférieure à l’inflation étrangère doit

apprécier le taux de change national.

L’intérêt de cette théorie est de permettre d’évaluer le taux de change théorique (le

taux de change PPA d’équilibre) vers lequel devrait normalement converger, à

plus ou moins long terme, le taux de change observé. En comparant le taux de

change courant (taux de change nominal observé) avec ce taux PPA d’équilibre, il

est alors possible de voir si une devise est surévaluée ou bien sous-évaluée, et

d’anticiper par là même sa dépréciation ou son appréciation future.

Illustration :

Considérons deux pays, la France et les États-Unis, et raisonnons à une date

donnée. Le 1er janvier 2011, l’indice des prix d’un panier de référence en France est

Peur = 100 (euros) alors qu’aux États-Unis, il faut P usd = 137 (dollars) pour acheter

ce même panier. Le taux de change PPA d’équilibre est ainsi :

EUR/USD = 137/100 = 1,37 soit 1 EUR = 1,37 USD

23
Si ce taux de change PPA (1,37) est différent du taux de change nominal à un instant

donné (taux de change courant), alors cela signifie que l’euro n’est pas correctement

évalué à ce moment précis. Cependant, le jeu de l’offre et de la demande devrait

permettre rapidement au taux de change nominal de se rapprocher de la valeur PPA,

i. e qu’il devrait converger vers le taux de change d’équilibre e EUR/USD.

Dans la réalité, cette théorie souffre de quelques faiblesses (nous y reviendrons),

notamment parce qu’elle considère comme déterminant unique du taux de change le

seul niveau des prix. Or, les prix qui prévalent dans un pays ou une région donnée

dépendent eux-mêmes de la structure de marché qui y prévaut (concurrence plus ou

moins vive), des coûts d’approvisionnement ou de distribution… Le niveau des prix

e × P A ≠ PB
ne tend donc pas en réalité à s’égaliser de manière absolue ( AB ).

Une autre version de la PPA, dite théorie de la PPA relative, permet de lever cette

dernière limite, en supposant que le taux de change entre deux pays s’ajuste pour

refléter les variations du niveau des prix dans le temps. Elle consiste à expliquer non

pas le niveau même du taux de change à un moment donné, mais son évolution

entre deux périodes

b : La PPA relative

Cette théorie a donné lieu à d’importants travaux empiriques dont les résultats sont

contrastés :

 Une étude de Solnik et Roll effectuée sur 23 pays sur la période 1957 et 1976

a tend à confirmer le pouvoir explicatif de la théorie sur longue période.

 En revanche, depuis les années 1970, l’évolution du change pour certaines

des principales monnaies n’a pas directement été liée à celle de l’inflation. Ce

24
fut le cas du mark face au dollar entre 1973 et 1991, du yen face au dollar

depuis les années 1970.

Ces deux versions de la PPA peuvent également être formulées à partir

d’unindicateur synthétique, le taux de change réel. Celui-ci se définit comme le

rapport de niveaux de prix exprimés dans une monnaie commune.

analyse de l’indice big mac selon une application sur la PPA  :

L’indice Big Mac est une mesure officieuse de la parité de pouvoir d’achat, mise au point par

le magazine The Economiste en 1986. Cet indice réduit la mesure du taux de change PPA

ausimple prix d’un Big Mac, en partant d’un constat simple : McDonald’s est présent dans

tousles pays du monde, y compris les plus pauvres, et le prix d’un Big Mac est donc un

élémentqui permet de comparer le coût de la vie entre les pays. Par ailleurs, ce produit

rassemble plusieurs facteurs de l’évolution économique d’un pays à savoir les matières

premières (produits importés ou non) et les services (cuisiniers, vendeurs). De plus,

McDonald’s étantl’une des plus grandes entreprises du monde, les coûts de production sont

tirés aumaximum vers le bas (de part leur pouvoir de négociation). L’autre grand avantage,

et qui contre l’un des défauts de la PPA, est que les prix de vente sont fixés nationalement

par la firme:le prix d’un Big Mac est donc le même en ville ou à la campagne même si

quelques écarts peuvent subsister. Chaque année, l’hebdomadaire The Economisteffectue

un tour de globe et relève les différents prix du Big Mac. Pour l’année 2010, les index Big

Mac dans une vingtaine de pays étaient les suivants :

25
Source :http://www.tribuforex.fr

Si l’indice Big Mac élimine certes certains défauts de la PPA (à savoir

l’homogénéitédes prix dans un pays et la qualité du produit), de nouveaux sont

créés. Ainsi le prixd’un Big Mac est en fonction de la demande pour ce produit, or

certains pays consomment beaucoup moins de Big Mac dans leurs habitudes

alimentaires, le prixest donc plus cher. De plus, certains pays, afin de protéger leur

marché local, établissent des barrières commerciales (taxes) afin de limiter

l’implantation de certaines entreprises étrangères, dont McDonald’s, amenant à des

prix plus élevés. Le prix du Big Mac n’est donc pas l’indice parfait espéré.

26
Section 2 : L’approche de Balassa et Samuelson

Dans deux articles distincts, Paul Samuelson et Béla Balassa (1964) partent du

constat suivant: l’existence de biens non-échangeables conduit à remettre en

cause la validité de la PPA quand les niveaux de revenu des pays sont différents.

L’une des principales limites à la théorie de la parité de pouvoir d’achat des taux de

change a trait à l’existence dans tous les pays d’un secteur structurellement abrité de

la concurrence internationale.

En effet, de multiples facteurs (barrière linguistique et distance géographique pour

les services domestiques, coûts de transport pour le bâtiment…) font que de

nombreux biens mais surtout services sont, de facto, non-échangeables à l’échelle

internationale.

La PPA, fondée sur l’arbitrage, ne peut donc être vérifiée sur ce type de biens.

Les auteurs proposent alors un modèle, plus connu sous le nom de «Modèle

Balassa-Samuelson», dont le point de départ est la constatation suivante: les

niveaux de revenus par tête d’un pays reflètent grossièrement les différences de

productivité du travail. Les pays en voie de développement présentent ainsi des

niveaux de productivité inférieurs aux autres pays développés. De plus, les

différences de productivité constatées sont plus grandes dans le secteur des biens

échangeables que dans le secteur protégé.

Au cours du processus de développement des pays à faible revenu, la productivité

augmente, et elle a tendance à augmenter plus vite dans le secteur des biens

échangeables que dans le secteur protégé. Les prix des biens échangeables étant

fixés par la concurrence internationale, une augmentation de la productivité dans ce

secteur y entraîne une hausse des salaires, non-préjudiciable à la compétitivité,

hausse qui se diffuse à l’ensemble de l’économie (de par la mobilité supposée du

27
travail entre tous les secteurs). Il en résulte une montée des prix relatifs dans le

secteur des biens non-échangeables. L’indice des prix étant une moyenne entre les

deux secteurs, il y a augmentation des prix des biens nationaux par rapport à ceux

de l’étranger, traduisant, par définition, une appréciation du taux de change réel.

L’effet Balassa désigne cette appréciation tendancielle du taux de change réel des

pays au cours de leur processus de rattrapage économique, sous l’effet des gains de

productivité relatifs dans le secteur des biens échangeables.

De plus, selon les auteurs, alors que l’arbitrage entre les prix et le taux de change

égaliserait les prix des biens échangés d’un pays à l’autre, cela ne serait pas le cas

pour les biens non-négociés: les différentiels de productivité entre les secteurs

exposés et ceux abrités de la concurrence internationale expliquent alors que le taux

de change réel soit différent du taux de change PPA d’équilibre.

Au niveau agrégé, les prix ayant augmenté par rapport au reste du monde, le taux

de change réel du pays à faible revenu s’apprécie, le pays à productivité supérieure

se retrouvant alors avec une monnaie surévaluée par rapport à la PPA.

La surévaluation d’une monnaie peut donc s’expliquer, comme c’est le cas ici, par

des motifs purement structurels

De nombreuses études empiriques ont été menées pour tester la validité de l’effet

Balassa-Samuelson, beaucoup portant sur les pays d’Europe centrale et orientale

(les PECO) dont les niveaux de changes réels ont eu tendance à s’apprécier durant

les quinze dernières années. De ces études se dégage un certain consensus:

l’appréciation tendancielle des taux de change réels observée dans les PECO sur les

dernières années provient pour partie d’un effet Balassa attendu dans les pays en

rattrapage. Cependant, si cet effet explique une partie de l’appréciation réelle,

28
d’autres facteurs jouent un rôle non négligeable, notamment les entrées de capitaux

encouragées par les différentiels d’intérêts positifs avec la zone euro.

Section 3 :La situation de la balance courante, ou


l’approche par la balance des paiements
Les comptes de la balance des paiements d’un pays permettent d’enregistrer tous

les flux monétaires entre les résidents de ce pays et le reste du monde. Elle se

décompose en trois grands comptes: le compte-courant (appelé aussi compte des

transactions courantes), le compte de capital et le compte financier.

Jusqu’au début des années 1970, l’explication des mouvements des changes

reposait sur la situation des balances courantes des pays. Pour les économistes

keynésiens Mundell (1960) et Fleming (1962), en régime de changes fluctuants, la

dynamique des taux de change dépend principalement de l’état du solde des

échanges extérieurs.

Lorsqu’un pays importe un produit, le règlement sera effectué en devise du pays

exportateur, il doit donc acheter la devise en question et vendre en contre-partie sa

propre monnaie. Ainsi, toute modification des opérations économiques d’importation

ou d’exportation de marchandises entraîne une variation du taux de change. Si la

balance des transactions courantes d’un pays est déficitaire, cela traduit des

importations supérieures aux exportations; par conséquent, la demande des devises

pour effectuer des paiements à l’étranger sera supérieure à l’offre de ces mêmes

devises servant aux paiements auprès du pays. La devise nationale aura

mécaniquement tendance à se déprécier par rapport aux autres monnaies utilisées

pour ces transactions.

29
À l’inverse, lorsque la balance de transactions courantes est excédentaire, les

entrées de devises sont supérieures aux sorties, et la monnaie nationale aura

tendance à s’apprécier.

Cependant, dans une optique dynamique des ajustements des taux de change à la

situation de la balance commerciale, la faible (forte) valeur de la monnaie nationale

permet par la suite au pays d’exporter davantage (moins), et la devise s’appréciera

(se dépréciera) de nouveau par l’intermédiaire du phénomène inverse. Ainsi, selon

les théoriciens, les taux de change devraient être à leur niveau optimum lorsque la

balance des transactions courantes est stable.

Section 4 : Les approches monétaires


Les modèles monétaires se sont imposés dans les années 1970, au moment où de

nombreux pays industrialisés commençaient à laisser flotter leur monnaie.

Dans leur forme la plus simple, les modèles visant à expliquer les variations du taux

dechange par les facteurs monétaires partent de l’hypothèse que les taux de change

nominaux sont surtout influencés par l’évolution du niveau des prix (domestiques et

étrangers), évolution elle-même déterminée par la demande et l’offre de monnaie. Si

la quantité de monnaie offerte dans l’économie est trop importante, cela générera

nécessairement de l’inflation, et le maintien de la parité de pouvoir d’achat (PPA)

engendrera une dépréciation de la monnaie. Cela revient à dire qu’un pays dont

l’offre de monnaie augmente verra sa monnaie se déprécier, ou encore que les

monnaies des pays ayant un taux d’inflation élevé se déprécieraient au fil du temps

par rapport à celles des pays dont le taux d’inflation est plus bas.

30
Chapitre 2 : La détermination à horizon court terme

Les taux de change réagissent sans délai à toute information nouvelle véhiculée sur

le marché des changes, et qui pourrait avoir un impact sur le rendement futur

comparé des actifs libellés dans différentes monnaies. Les acteurs du marché, très

enclins au mimétisme, réagissent quasi instantanément à la parution de statistiques

sur le commerce extérieur ou le chômage d’un pays, aux annonces des

gouvernements sur un changement de politique économique, ou encore aux

événements politiques ou environnementaux.

Les taux de change réagissent également très fortement aux annonces des banques

centrales concernant une possible action sur leurs taux directeurs. Ainsi, lorsqu’en

mars 2011, Jean-Claude Trichet, président de la BCE, décide une levée des taux

prévue dans les semaines qui suivent, l’euro s’apprécie de plus de 1,2 % des

l’annonce de la nouvelle pour atteindre 1,41 euro par dollars, tout simplement parce

que les acteurs du marché ont réagi immédiatement a une prochaine augmentation

de la rémunération des titres de la zone euro.

Toutes les études empiriques le prouvent : le taux d’intérêt est bien l’un des facteurs

essentiels dans la détermination des taux de change. Les taux d’intérêt réels

constituant le rendement d’un placement financier, lorsque le taux d’intérêt d’un pays

s’élève par rapport a celui des autres places financières, cela attire de nombreux

capitaux flottants a la recherche de la rémunération la plus élevée.de cette

réallocation internationale des capitaux découle une appréciation de la monnaie sur

le marché des changes.

31
La relation entre les taux d’intérêt et les taux de change est formalisée selon un

principe simple plus connu sous le nom de « parité des taux d’intérêt »(PTI).

Section 1 : La parité des taux d’intérêt (PTI) 

Développée par J.M .Keynes en 1923, cette théorie s’appuie sur les comportements

d’arbitrage tendent à limiter les écarts entre les taux de change au comptant et a

terme. Ainsi, le choix entre la détention d’un actif domestique et celle d’un actif

étranger dépendra de trois paramètres : le taux de rendement domestique, le taux de

rendement étranger et le taux de change au comptant entre les deux monnaies.

Le principe de la PTI stipule que si deux devises ont des taux d’intérêt différents,

alors cette différence se reflétera dans les taux de change a terme et dans les taux

de change futur anticipé par les acteurs du marché.

Il existe en réalité deux versions de la parité des taux d’intérêt :

 La parité des taux d’intérêt couverte en change (PTIC)   : qui établit un lien

entre taux de change courant et taux de change forward (le taux forward est le

taux de change déterminé aujourd’hui sur le marché a terme, pour une

opération de change future) et les taux d’intérêt des deux devises concernées.

 La parité des taux d’intérêt non – couverte en change (PTINC)   : qui introduit le

taux de change futur anticipé dans la relation entre les taux de change (au

comptant et a terme) et les taux d’intérêt.

1)-La parité des taux d’intérêt couverte en change (PTIC)   :

La parité des taux d’intérêt a pour point de départ l’idée qu’un investisseur qui opère

sur les marchés financiers internationaux à le choix, a l’instant t, entre :

32
 Placer ses capitaux dans les actifs libellés en monnaie de leurs pays

(monnaie dite « domestique » et dénommée monnaie A ci-après), actifs qui

rapportent le taux d’intérêt iA sur une période donnée, par exemple entre t et

t+1.

 Placer ses capitaux dans les actifs libellés en monnaie étrangère (monnaie B).

Actifs qui rapportent le taux d’intérêt iB sur la même période donnée.

Si l’investisseur opte pour le placement étranger, c’est qu’il considère que celui-ci

conférera un rendement réel plus intéressant. Lorsque l’investisseur place ses

capitaux à l’étranger, il s’expose au risque de dépréciation de la monnaie étrangère

pendant la durée du placement. Ce qu’il peut alors gagner sur les taux d’intérêt, il

risque de le perdre sur les taux de change, ce qui réduit mécaniquement le

rendement réel des titres étrangers.

L’investisseur peut alors choisir de « couvrir » son risque de change en concluant le

même jour un contrat stipulant un taux de change auquel il effectuera la conversion

des sommes placées a la fin de la période. Cela implique l’existence d’une

« contrepartie » c'est-à-dire un autre agent économique (banque ou marchés). Qui

accepte d’acheter a un taux convenu des aujourd’hui le produit du placement en

monnaie étrangère. Ce taux de change, convenu a l’avance, est appelé « taux de

change a terme » et désigné par F. s’il choisit de se couvrir, l’investisseur connaitra a

l’avance le rendement réel de son placement.

Puisque l’on se situe dans une analyse de court terme, il faut considérer une durée

de placement cohérente, par exemple dans une semaine et normaliser le montant

des capitaux investis a 1 unité de monnaie A « domestique ».l’arbitrage réalisé par

l’investisseur se présente de la façon suivante :

33
 S’il opte pour le placement en monnaie domestique, il récupéra au bout d’une

semaine le montant investi augmenté des intérêts, soit :

x (1+ iA) ou encore (1+ iA) (eq1)

 S’il choisit au contraire d’investir dans les titres étrangers, il va devoir convertir

son capital dans la devise étrangère au cours de change au comptant S A/B .il

obtient aujourd’hui (1X SA/B) unités de devises B qu’il place immédiatement

pour une semaine. Il récupérera a terme

(1xSA/B) x (1+ iB) unités de devises B qu’il convertira au taux de change garanti

par le contrat a terme, soit FB/A et récupérera donc : (1x SA/B) x (1+ iB) x FB/A ou

encore (1+ iB) x SA/B / FA/B (eq 2)

 Si (1+ iA) > (1+ iB) x SA/B / FA/B alors l’investisseur optera pour le placement a

l’étranger qui procure le rendement réel le plus intéressant.

 Si (1+ iA) < (1+ iB) x SA/B / FA/B alors l’investisseur optera pour le placement

dans les titres domestiques.

2)-La parité des taux d’intérêt non couverte en change (PTINC)  :

En même temps que son choix de placement, que son choix de placement,

l’investisseur peut choisir de ne pas couvrir le risque de change auquel il s’expose s’il

optait pour le placement a l’étranger. Dans ce cas, le rendement de son placement

serait aléatoire. Si l’on suppose que l’investisseur est rationnel , cette attitude ne

s’explique que s’il parie sur une évolution neutre ou favorable de la monnaie

étrangère ( appréciation) ou , au pire sur une dépréciation de la monnaie étrangère

34
qui n’annule pas complètement l’avantage éventuel de taux d’intérêt qu’il aurait a

placer ses capitaux dans les titres étrangers. Cela suppose que l’investisseur

spécule sur la valeur du taux de change futur lorsqu’il choisit de ne pas se couvrir.

La variation du taux de change anticipé est égale aux différentiels d’intérêt.si cette

égalité n’était pas vérifiée, des gains d’arbitrage seraient réalisables, et le taux de

change au comptant évoluerait de façon a rétablir l’équilibre.

Les deux relations de parité des taux d’intérêt PTIC et PTINC permettent ainsi

d’expliquer l’évolution a court terme du change a partir du comportement de deux

catégories d’agents sur les marchés de taux et de change, en rapprochant ces deux

relations on remarque que le taux de change futur anticipé par le marché doit être

plus ou moins égal au taux de change forward pratiqué sur le marché des changes a

terme. Cela implique un résultat important : la devise d’un pays ou les taux d’intérêt

sont élevés aura tendance a se déprécier par rapport a une devise qui sert un taux

d’intérêt faible de telle sorte que les parités d’intérêts soient respectées.

Malheureusement, les études empiriques récentes tendent plutôt à montrer que les

devises avec des taux d’intérêt élevés ont e plutôt tendance à s’apprécier ces

dernières années. Ce résultat s’explique en partie par le développement des activités

de portage (carry Trade).

Les activités de carry Trade sont des techniques de trading qui consistent a acheter

une devise avec des taux d’intérêt élevés et a vendre simultanément une autre

devise avec des taux d’intérêt bas. Le gain de l’opération viendra du différentiel de

taux entre deux devises et pourra devenir substantiel si pour cela les traders utilisent

un effet de levier pour réaliser l’opération (achat ou vente a découvert).

35
Section 2 : L’analyse des taux de change

1)-L’analyse des taux de change par les actifs financiers  :

L’approche du taux de change par la théorie des choix de portefeuille étend la

logique des modèles monétaires prenant en compte non seulement les stocks de

monnaies, mais aussi les stocks de titres libellés en différentes devises.

Les flus dus à des investissements directs et à des investissements de portefeuilles

de titres ont certainement des retombées plus significatives. Une définition du taux

de change d’équilibre pourrait par conséquent être fondée sur les rendements prévus

sur les valeurs mobilières. Dans des conditions de mobilité totale des capitaux, et en

supposant qu’il n’existe aucune restriction légale sur l’acquisition d’actifs, un volume

important de capitaux affluera dans les zones monétaires ou les possibilités

d’investissements permettent d’obtenir les rendements les plus élevés.

2)-les nouveaux modèles microstructurels

Les modèles de taux de change microstructurels , apparus dans les années 1990 ,

sont susceptibles d’expliquer la dynamisme de court terme des taux de change, et

ainsi de mieux prévoir l’évolution des variables macroéconomiques déterminantes

pour l’activité économique.

La problématique principale des modèles microstructurels peut être résumée par une

question très simple : comment l’organisation du marché des changes et le

comportement de ces acteurs peuvent-ils influencer la dynamique a court et moyen

terme des taux de change ?

36
Dans l’approche microstructurelle, l’information et institutions interagissent de telle

sorte que la diffusion de l’information entre les acteurs du marché, le comportement

de ces derniers, l’importance des flux d’ordres, l’hétérogénéité des anticipations de

chacun... Constituent des variables de premier choix, des lors qu’il s’agit d’expliquer

le volume élevé des transactions sur le FOREX et la volatilité des taux de change.

De mêmes, contrairement aux modèles macroéconomiques, ou seule l’information

publique est prise en considération, les modèles microstructurels n’excluent pas

l’hypothèse que certains agents puissent avoir accès a des informations privées au

sujet des facteurs fondamentaux : certains mieux informés que d’autres (on parle

d’asymétrie d’informations) peuvent tirer parti de cet avantage en orientant mieux

leurs stratégies d’achat ou de vente de devises. Par conséquent, les transactions

des agents bien informés peuvent avoir une plus forte incidence sur les taux de

change que celles des acteurs non informés.

Enfin, dans l’approche micro structurelle, l’explication de la dynamique de court

terme des taux de change repose sur la présence prépondérante, a un moment

donné, d’un certain type d’acteurs sur le marché. On peut distinguer trois types

d’agents : les teneurs de marché, les courtiers et les clients finaux. Les teneurs de

marché qui assurent 90% des transactions sur devises, proposent aux clients finaux

un prix acheteur et un prix vendeur pour les quantités de monnaies qu’ils sont

disposent à échange

37
CONCLUSION

Les taux de change apparaissent aujourd'hui comme la partie émergée d'un iceberg ;
car ils sont le reflet de relations d'interdépendance et de domination complexe entre
les économies nationales .A long terme, L'analyse en termes de concurrence des
monnaies et d'équilibre sur les marchés, qui a eu son heure de gloire, ont finalement
un pouvoir explicatif limité. Les approches fondées sur la dynamique globale du
système monétaire international et sur le rôle de bien public des monnaies
fournissent un cadre d'analyse plus satisfaisant. Mais aucune théorie actuelle n'est
en mesure de prévoir l'évolution des changes, à court terme du moins ; les théories
courent après les taux de change et ne parviennent pas à bien anticiper leur
évolution. Toutefois, les économistes explorent actuellement des pistes nouvelles et
prometteuses, à l'aide d'instruments théoriques et statistiques nouveaux, prenant en
compte les lois de distribution particulières des parités

Deuxième constat : les taux de change sont apparus comme une variable
économique stratégique et hautement symbolique pour les États nationaux. Mais le
volontarisme des gouvernements a des limites dans ce domaine : la valeur d'une
monnaie ne se décrète pas ; elle est avant tout le reflet de la hiérarchie des nations,
liée à leur puissance économique et financière : la  valeur future de l'euro, qui suscite
de nombreuses interrogations, dépendra avant tout du dynamisme et de la cohésion
de l'Union européenne en tant que fédération de nations. Par ailleurs, on est forcé de
constater que les États sont de plus en plus démunis face à la puissance des
marchés, en mesure de déstabiliser les monnaies à tout moment. On peut se
demander, dès lors, si l'interdépendance croissante des économies nationales et
régionales ne va pas amener progressivement les États à modifier leurs politiques de
change : à une conception nationaliste et isolationniste, qui a prévalu avec le
flottement des monnaies, pourrait succéder une approche davantage fondée sur la
coopération internationale. À cet égard, la création de l'euro et l'émergence de
nouveaux pays industriels puissants, dans la mesure où elles modifient les équilibres
politiques et monétaires à l'échelle de la planète, pourraient conduire à une révision
profonde de l'architecture du système monétaire international.

38
BIBLIOGRAPHIE

 Les taux de change de Dominique Plihon

 Economie, Finance internationale de Laurence Abadie et de Catherine


Mercier- Suissa

 Les taux de change de Cherif Mondher (2002).

WEBOGRAPHIE

 https://www.mataf.net/fr/forex/edu/formation-forex/changefixe
 https://fr.wikipedia.org/wiki/Dollarisation

 file:///C:/Users/pc/Downloads/S%C3%A9rie%20d'exercices%20Finance
%20Internationale.pdf
 http://www.cambiste.info/sdmpage/prodchg/term20.php
 http://www.blog.saeeed.com/2011/03/le-risque-de-change-definition-
de-notion-et-les-effets/
 http://lavieeco.com/news/economie
 http://www.blog.saeeed.com/2011/03/les-taux-de-change-concepts-et-
determinants/
 http://www.lafinancepourtous.com/Decryptages/Mots-de-la-
finance/Taux-de-change

39
TABLE DE MATIERE :

Introduction................................................................................... 3

Partie 1 : Aperçu général sur les taux de change…4


Chapitre I : la connaissance des taux de change...............5
Section 1 : définition et concepts...................................................................................5
1-définition :..................................................................................................................... 5
2 -Concepts de base :......................................................................................................5
Section 2 : les systèmes de cotation des devises........................................................7
1-Cotation au certain.....................................................................................................7
2-Cotation à l’incertain.....................................................................................................7
3- Le Marché des changes...............................................................................................7
Section 3 : les limites d’intervention..............................................................................8
1-Les limites de change...................................................................................................8
2-Les limites de positions réglementaires...................................................................8
Section 4 : la notion de position.....................................................................................9
Section 5 : Efficience des marchés et prévision des taux de change.......................10

Chapitre II : les régimes des taux de change.....................12


Section 1 : Régimes de change : Définition et classification.....................................11
A : Définition et typologie...............................................................................................11
Section 2 : Avantages et inconvénients des régimes de change..............................14
A.Les Avantages de Régime fixe :................................................................................14
B.Inconvénients de Régime fixe.....................................................................................14
C.Les avantages des changes flexibles (flottants) :.......................................................15
D.Les inconvénients et limites de l’utilisation des changes flottants :.............................15

40
Partie 2:Les Déterminants du taux de change...................19

Chapitre I : Les principaux déterminants à long terme


des taux de change................................................................... 20
Section 1 :Les théories de la parité de pouvoir d’achat (PPA)..................................20
a:La PPA absolue.......................................................................................................... 20
b : La PPA relative.........................................................................................................22
Section 2 : L’approche de Balassa et Samuelson.......................................................24
Section 3 :La situation de la balance courante, ou l’approche par la balance des
paiements....................................................................................................................... 26
Section 4 : Les approches monétaires........................................................................27

Chapitre II : La détermination à horizon court terme.......30


Section 1 : La parité des taux d’intérêt (PTI)...............................................................30
1)-La parité des taux d’intérêt couverte en change (PTIC) :......................................30
2)-La parité des taux d’intérêt non couverte en change (PTINC) :...........................31
Section 2 : L’analyse des taux de change...................................................................33
1)-L’analyse des taux de change par les actifs financiers :............................................33
2)-les nouveaux modèles microstructurels.....................................................................34

CONCLUSION...........................................................................38

BIBLIOGRAPHIE........................................................................36

WEBOGRAPHIE......................................................................... 36

41

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