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‫الجــــمهوريـــة الجـــــزائرية الــديمقـــــراطية الشـــــعبية‬

‫جامعة قاصدي مرباح ورقلة‬

‫كلية المحروقات والطاقات المتجددة وعلوم األرض والكون‬

‫قسم إنتـــاج المــــحــروقـــات‬

‫‪Cours du Module :‬‬


‫‪Sciences des matériaux‬‬
‫‪Troisième année Licence Productions des Hydrocarbures‬‬
‫‪Option : Production Professionnelle‬‬
‫‪Préparé par : Dr/ HADJADJ Sadok‬‬

‫‪1‬‬
CHAPITRE- I.2 :

I-3.3. Notions de cristallographie :

La cristallographie est la science qui se consacre à l'étude des substances cristallines à


l'échelle atomique. Les propriétés physico-chimiques d'un cristal sont étroitement liées
à l'arrangement spatial des atomes dans la matière. Il est donc important de savoir comment
les atomes sont organisés dans une structure cristalline

I-3.4. Matériaux amorphes et Matériaux cristallins :

I-3.4.1- Matériaux cristallins:

Un ma t é ri a u cristallin est un corps solide qui a une structure réticulaire : les


atomes se disposent suivant une configuration à trois dimensions dans laquelle on peut
identifier des rangées orientées dans diverses directions sur lesquelles les atomes sont
régulièrement orientés. Les matériaux métalliques à l’état solides sont des corps cristallin.

Figure I.7 : Structure réticulaires

I-3.4.2- Matériaux amorphes

Un matériau amorphe (amorphe veut dire sans forme) est un corps qui n’a pas de
forme géométrique particulière, ni de structure interne ordonnée, ses éléments sont
répartis en désordre. Les verres, les élastomères et les liquides sont des composés
amorphes.

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Figure I .8 : structure amorphe.

Le refroidissement des corps amorphes se traduit par une courbe décroissante et


continue (absence de température de fusion nettement déterminée), tandis que celui des
corps cristallins présente un palier en température qui marque le début et la fin de la
cristallisation (figure 9)

Figure I.9 : courbes de refroidissement

I-3.5. Classification des matériaux :


Les matériaux peuvent être classés de plusieurs manières selon les critères qu’on veut
prendre en considération (résistance, légèreté, mise en œuvre, applications,….), le
classement qu’on va considérer est celui qui se base sur l’interaction entre atomes ou
molécules.

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I-3.5.1. les matériaux métalliques :
Ce sont des métaux ou des alliages (mélange) de métaux. (Fer, acier, aluminium,
cuivre, bronze, fonte, etc.). On peut distinguer deux sous-groupes qui sont :

a) Les matériaux ferreux :


Ce sont des alliages à base de fer (aciers et fontes) ; ils jouent un rôle capital sur le
plan technologique. ils ont un fort module d’élasticité E et une forte limite d’élasticité parmi
eux on trouve :

- les aciers d’usage général, (S355, E335).


- les aciers de traitement thermique, (C 32, 20 Ni Cr 6, 35 Ni Cr Mo 16),
- les aciers à outils, (35 Cr Mo 4, 100 Cr 6),
- les aciers inoxydables, (X 30 Cr 13, X 8 Cr Ni 18-12)
- les fontes. (EN-GJL 150, EN-GJS 400-18)

b) Les matériaux non ferreux :


ils possèdent une masse volumique faible, de bonnes propriétés électriques et
résistance à la corrosion et à l’oxydation, ainsi qu’une facilité de mise en œuvre. parmi eux on
trouve:

- l’aluminium et ses alliages :


Utilisés en aéronautique, dans l’industrie alimentaire et cryogénique, pour les articles
de sport et les structures utilisées en atmosphère marine.
- le cuivre et ses alliages:
Parmi eux on trouve les laitons utilisés en fonderie, le cupro-aluminium
(construction navale), les cupro-nickels (construction navale), les bronzes (fonderie).

- le zinc et ses alliages :


Ayant une faible température de fusion (420°C), et sont largement utilisés dans
l’automobile (carburateur, pompe à essences...), dans l’électroménager, en quincaillerie
et en mécanique de précision (appareils photographiques, horlogerie...).

- le titane et ses alliages :

Utilisés dans le domaine aéronautique.

I-3.5.2. Les verres et les céramiques :


Ce sont tous les matériaux à liaisons iono-covalentes, tels que les roches, les bétons,
les verres, les carbures, nitrures, ils sont utilisés (en plus du domaine traditionnel) en
électrotechnique, en construction mécanique, pour les outils de coupe, soupape, billes, en

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biomécanique remplacement d’os, de dents, les céramiques sont aussi utilisés dans le
domaine nucléaire (protection thermique et neutronique).

I-3.5.3. les polymères :


Les polymères (matières plastiques) sont constitués d’un grand nombre d’unités
fondamentales, appelées monomères. Ce sont des molécules organiques dont le noyau est
essentiellement constitué d’un atome de carbone (ou de silicium dans le cas des polymères
siliconés). Ci-dessous quelques polymères et leurs utilisations :

I-3.5.4. les matériaux naturels :

Les matériaux naturels sont, comme leur nom l'indique, issus de la nature. Ils sont ensuite
utilisés directement par l'homme. Les matériaux naturels peuvent être d’origine animale
comme la laine ou le cuir, d’origine végétale comme le coton ou le bois, d’origine minérale
comme la pierre ou l'argile.

I-3.5.5. les matériaux composites :

Ce sont des assemblages d'au moins deux matériaux non miscibles. Un matériau
composite est constitué de trois éléments principaux :
1- une matrice, généralement une résine thermoplastique (polyamide, PEEK, PEI) ou
thermodurcissable (vinylester, polyester, époxyde), qui va servir de liant et va
permettre de répartir les contraintes.
2- de fibres minérales ou organiques qui confèrent au matériau l’essentiel de
ses propriétés mécaniques. Ces fibres sont coupées (quelques millimètres à
quelques décimètres) ou continues et peuvent être de nature minérale (verre, basalte),
synthétique organique (carbone, aramide) ou biosourcée (lin, chanvre).
3- d’additifs afin de modifier certaines caractéristiques du matériau (coloration, surface,
propriétés rhéologiques, etc.).

Les composites trouvent leur application dans tous les domaines tels que :
l’aéronautique, l’automobile, bâtiment et travaux public, industrie et sport et loisirs.

I-3.5.6. Choix des matériaux :


Le choix des matériaux est l’un des problèmes essentiels qui se posent aux
concepteurs ; vu la diversité des paramètres qui caractérisent tout matériau. Le choix doit
être basé sur deux types d’éléments :

a- Compte tenu des sollicitations diverses que le matériau subi, quelles réponses doit-on
attendre ?
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b- Comment concilier les impératifs de durabilité et de fiabilité avec ceux liés aux prix de
revient et à la rareté de certaine matière.

I.4 Caractéristiques des matériaux :

Les matériaux peuvent avoir des caractéristiques physiques, mécaniques et chimiques


diverses :

I.4.1 Caractéristiques physiques : Elles se rapportent à :

a) Couleur : C’est l’aspect naturel du matériau non oxydé.

b) Masse volumique : notée par la lettre 𝜌 elle exprime la masse par unité de

volume et elle est très importante dans toutes les recherches. Exemple 𝜌𝑎𝑐𝑖𝑒𝑟 = 7850
𝑘𝑔/ 𝑚3

c) Point de fusion :

C’est la température à laquelle le métal chauffé passe de l’état àl’état liquide ;

Exp : - Tf.Fer = 1536°C,

- 𝑇𝑓 𝑎𝑐𝑖𝑒𝑟 = 1300 à 1500°𝐶;

- 𝑇𝑓 𝑐𝑢𝑖𝑣𝑟𝑒 = 1080°𝐶;

- 𝑇𝑓 𝐴𝑙𝑢𝑚𝑖𝑛𝑖𝑢𝑚 = 650°𝐶

d) Conductivité électrique :
C’est la capacité d’un matériau à être plus ou moins conducteur de courant
électrique ; exemple le cuivre est un matériau bon conducteur, le plastique est un
matériau mauvais conducteur (isolant)

e) Conductivité thermique :
C’est l’aptitude d’un matériau à véhiculer un flux thermique, c’est-à-dire un flux de
chaleur, exemple l’Aluminium et le Cuivre possèdent une conductivité thermique élevée.

f) Propriété magnétique :(ferromagnétisme) :


C’est l’aptitude d’un matériau à la production d’un champ magnétique, c’est une
caractéristique très importante en construction électrique de bobine, moteur, appareils
téléphoniques, etc…

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g) Propriété acoustique :
C’est l’aptitude d’un matériau à transmettre plus ou moins facilement les ondes
sonores exemple :la fibre optique possède des propriétés acoustiques élevée.

I.4.2 Caractéristiques mécaniques :


Elles définissent le comportement du matériau pendant l’utilisation, c’est-à-dire elles
permettent à l’utilisateur de connaitre si ce matériau va résister ou non aux efforts auxquels il
serait soumis.

Ténacité :

C’est la résistance aux efforts de traction, de compression, et de cisaillement c’est-à


dire la propriété de s’opposer à l’action destructive des sollicitations extérieures.

Élasticité :

C’est l’aptitude d’un matériau à revenir à son état initial après déformation,
autrement dit c’est la résistance à la déformation permanente (déformation plastique)

Dureté :
C’est la capacité d’un matériau à résister à la pénétration par un autre matériau.
a) Résilience :
C’est l’aptitude d’un matériau à résister au choc.
Fragilité :

C’est la facilité de rupture (cassure) sous l’action de choc, un corps fragile n’est pas
résilient (verre).

I.4.3 Caractéristiques chimiques :

Elles définissent le comportement d’un matériau dans une ambiance ou il y a des


agents chimiques en contact (gaz, acide, air, etc…), c’est-à-dire est-ce-que le matériau va
résister ou non à la corrosion par l’oxygène et les agents chimiques.

I.4.4 Caractéristiques technologiques :

Elles expriment l’aptitude d’un matériau à subir les différents procédés de fabrication.

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a) Malléabilité :
C’est la possibilité de se donner et de se soumettre à la déformation
plastique d’un matériau à chaud ou à froid sans se détruire par choc ou par pression..

b) Ductilité :
(super malléabilité) c’est l’aptitude d’un matériau à être étiré en fil de faible
section.c)
c) Fusibilité :
C’est l’aptitude à passer de l’état solide à l’état liquide.
d) Fluidité :
C’est l’aptitude à l’écoulement progressif, un matériau fusible et fluide
possède une bonne coulabilité.
e) Soudabilité :
C’est l’aptitude d’un matériau à former une liaison intime avec un autre
matériau par fusion.
f) Usinabilité :
C’est l’aptitude d’un matériau au façonnage par enlèvement de copeaux par
outil de coupe.

I.4.5.Méthodes de caractérisation des Matériaux


Connaître les méthodes expérimentales utilisées actuellement en recherche
fondamentale, appliquée et de développement en matériaux.

1. Les microscopies:

Électroniques, à effet tunnel, à force atomique, optique confocale et en champ proche…

2. Les méthodes de caractérisation chimique et électronique :

Spectroscopie des photoélectrons, spectroscopie en rétrodiffusion Rutherford,


spectroscopie de masse d’ions secondaires, spectroscopie Auger, sources et détecteurs…

2. Analyse thermique :

Analyse (ATD, DSC,..)

3. Magnétisme :

Mesure de champ, des propriétés de para, dia, ferro et superpara, production de


champ (bobines supra,…)

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4. Optique :

Éléments optiques (modulateurs, polariseurs, lentilles…)

5. Spectromètres, monochromateurs…

6. Les photodétecteurs:

(PM, photodiodes, CCD, Streak camera…)

7. Les sources de lumière :

Lasers, lampes à décharge et à incandescence, synchrotron…

8. Contrôle non destructif

8.1. Principe général des CND et champ d’application

8.2. Contrôles non destructifs : Contrôles visuels et mesures ; ressuage ; magnétoscopie ;


Courants de Foucault ; contrôles par ultrasons ; radiographie).

Arrangement structural des solides cristallins

Le cristal parfait

Le cristal idéal ou parfait (le cristal réel diffère mais peu) est constitué d’une répartition
régulière des atomes, des ions ou des molécules suivant les trois dimensions de l’espace et
l’arrangement régulier des atomes s’étend pratiquement à l’infini.

A notre échelle, on a des macrocristaux caractérisés par leur aspect géométrique


caractéristique : faces planes, arêtes vives, angles entre les faces bien déterminés (Figure
10). Un cristal peut être décrit à l’aide d’une entité mathématique, le réseau, et d’un contenu
matériel, le motif. « L’assemblage » constitue le cristal.

I.4.6.Le réseau cristallin

1- Définitions

Le réseau cristallin est décrit par une entité mathématique de base appelée Réseau.
Ce n’est pas un cristal. C’est un ensemble de points qui n’a aucune matérialité. L’ensemble
des points M forme les NOEUDS du réseau, occupés ou non par des particules

(Figure 10). L’origine O est un nœud, donné par p = q = r = 0. Les vecteurs de base ne sont
pas uniques pour un réseau donné ; ainsi le réseau plan ci-dessous pourrait bien être défini
par les vecteurs de base a et a + b, par exemple.

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Figure.10: Représentation schématique d’un réseau plan.

2- Mailles élémentaires

Maille élémentaire = tout polyèdre ayant pour sommets des nœuds du réseau, et tel que
l’empilement de polyèdres tous identiques au premier puisse remplir tout l’espace sans
vide ni recouvrements de matière.

Ex : carrelages – la maille élémentaire = petit carreau. Pour compter le nombre de nœuds «


contenus » dans une maille élémentaire, il faut tenir compte du fait que les sommets du
polyèdre de mailles adjacentes ; chacun d’eux comptera donc pour 1 /p nœud. Il est possible
de démontrer qu’une maille élémentaire contient toujours un nombre entier N de nœuds.

- Décompte du nombre de nœuds (dans un réseau 3D, tel que dans la réalité) contenus
dans une maille élémentaire (toujours un nombre entier) : Si on considère un cube … On
peut compter les particules qui se trouvent dans une maille : (1) si un atome est dans la
maille, il y est à 100% et il compte donc pour 1. (2) si l’atome est au centre de la face, une
partie est dedans et l’autre est dehors : l’atome compte pour 1/2. (3) si l’atome est centré sur
le sommet, il compte pour 1/8 (Il y a 4 cubes au-dessus et 4 cubes au-dessous). (4) si un
atome est au centre d’une arête, il compte pour 1/4.

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(a) rectangle, (b) parallélogramme, (c) hexagone.
Figure 11 : Exemple de mailles élémentaires.

(1) atome dans la maille (=1), (2) atome au centre de la face (= ½), (3) atome centré sur le
sommet de la maill (=1/8), (4) atome au centre d’une arête (=1/4).

Figure 12 : Densité des noeuds du réseau

I.5.5.1 Indice de direction :

On entend par direction cristallographique la ligne droite qui joint au minimum deux
nœuds. Pour déterminer les indices de direction dans un système d’axes de coordonnées,
on choisit la ligne parallèle à la direction et qui passe par l’origine. Par la suite on détermine
les coordonnées du nœud le plus proche, les nombres ainsi déterminés sont appelés
[ u v w]
indices cristallographiques de Miller, sont notés

Les indices de Miller se mettent toujours entre crochets :


 Un indice négatif (-u) est noté par [u v w ]
 Une famille de directions [ uvw] est notée par 〈 u v w〉

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Figure 13 : indice de direction cristallographique

I.5.5.2 Indice de plan :

Miller a proposé une méthode qui permet de déterminer la position des faces (plans)
cristallines dans l’espace au moyen de trois nombre entiers, cette méthode consiste à:

 Prendre un plan qui coupe les trois axes de coordonnées sans passer par l’origine,
 L’unité des axes étant le coté du cube, on cherche l’intersection du plan avec les
axes,
 On prend l’inverse des intersections,
 On réduit au plus petit dénominateur commun,
 Les numérateurs de ces fractions seront les indices de Miller du plan, voir figure I.

Figure I.14 : indice de plan cristallographique

 Les indices de plan ou de faces sont toujours mis entre parenthèses ;


Une famille de plans (hkl) est désignée par une accolade {hkl}

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Exemples de directions et plans cristallines:

Figure 15 : exemples d’indices de directions et plans cristallo- graphiques

Exercice :
un plan cristallographique coupe les axes ox, oy, oz respectivement aux
coordonnées 1/3 , 3/2 et 1, trouver ses indices de Miller.

1- On prend l’inverse des coordonnées d’intersections :3, 2/3 et 1.


2- On réduit au même dénominateur 9/3, 2/3 et3/3.
3- Les indices de Miller sont (923)

Les sept Systèmes cristallins et les quatorze Réseaux de Bravais


C'est Auguste Bravais qui établit dans la première moitié du XIXème siècle un
classement des différents types de cristaux.

Il montra que les cristaux peuvent se répartir en 7 types de mailles (7 systèmes


cristallins) et 14 types de réseaux. Ceci implique de définir la façon de dénommer les axes et
angles caractéristiques d'un réseau cristallin ainsi que la nomenclature relative aux
principaux types de réseaux.

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Axes et angles
La convention adoptée pour décrire les réseaux cristallins consiste à choisir les
distances a, b et c selon les axes x, y et z. Les angles α, β et γ étant définis dans le plan
perpendiculaire à l'axe par rapport à l'axe auquel on les fait correspondre: a donc pour x, b donc
pour y, c donc pour z .

Les quartes principaux types de réseaux P, F, I, C (ou A, ou B).

On distingue 4 types de réseaux.

1- Les réseaux primitifs (P) où les atomes sont positionnés aux angles de la maille.
2- Les réseaux centrés (I) où les atomes sont positionnés aux angles et au centre de la
maille.
3- Les réseaux faces centrées (F) où les atomes sont positionnés aux angles et sur le
centre de chacune des faces de la maille.
4- Les réseaux à bases centrées (A, B ou C) où les atomes sont positionnés aux angles et
au centre de deux faces se "faisant face".

Figure I.16: Maille élémentaire

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Les sept systèmes cristallins et14 types de réseau de Bravais en trois dimensions
sont listés dans le tableau ci-dessous

III.1.2 Structure cristalline

Le motif constitue le contenu matériel du cristal, par opposition au réseau, entité


purement mathématique qui décrit la géométrie de l’édifice cristallin. Les constituants
élémentaires du motif peuvent être de différents types, correspondant à différentes catégories
de cristaux.

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Le motif d’un cristal (métallique):

Les atomes contenus dans une maille élémentaire (à spécifier dans chaque cas), le
cristal résultant de la répétition tridimensionnelle de ce motif suivant les translations du réseau
associé. Goldschmidt (1926) a proposé de représenter les atomes sous forme de sphères.

1 - Structure cubique centrée (CC)

(a) maille élémentaire - les points noirs entourés d’un cercle bleu représentent les nœuds du
réseau. Les ronds bleus foncés représentent le motif de la maille cubique = atomes (n = 2) -
(b) représentation des atomes.
Figure 17 : Structure cubique centrée (CC )

Exemple de métaux : fer α et chrome.


Le réseau = sommet du cube. Ici, tous les nœuds du réseau sont occupés et il y a un atome
au centre et cet atome n’est pas au niveau d’un nœud du réseau. Il faut donc bien distinguer le
nœud du réseau qui est une entité mathématique et la maille (contient des atomes) qui est une
entité matérielle. La maille élémentaire comporte 2 atomes : 1 au centre du cube et qui donc
compte pour 1 et les 8 qui sont au sommet qui comptent pour 1/8 : 8 x 1/8 = 1 + 1 = 2.

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2- Structure cubique à faces centrées (CFC)

(a) maille élémentaire - les points noirs entourés d’un cercle bleu représentent les nœuds du
réseau. Les ronds bleus foncés représentent le motif de la maille cubique = atomes (n = 4) - (b)
Représentation des atomes.
(b) Figure 18 : Structure cubique faces centrées (CFC)

Exemple de métaux:

A luminium, cuivre, nickel, fer γ. La maille élémentaire comporte 4atomes.

3- Structure hexagonale compacte (HC)

(a) maille élémentaire : prisme à base losangique. . Les ronds bleus foncés représentent le motif
de la maille hexagonale = atomes (n = 2) - (b) maille de la structure hexagonale compacte
(HC) - (c) Représentation des atomes.
Figure 19 : Structure hexagonale compacte (HC)

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Exemple de métaux :

zinc, magnésium, zirconium α et le titane α.

Le réseau associé à cette structure est hexagonal et la maille élémentaire utilisée est le
prisme droit à base losange. Le motif contenu dans cette maille est constitué de 2 atomes.

4- Empilements des sphères

Certains atomes ne s’empilent pas correctement et cela introduit des défauts (cf. Le cristal
réel).

a/ Les deux types d’empilements

Les structures CFC et HC peuvent être présentées d’une autre manière en considérant
des empilements de sphères identiques et indéformables, figurant les atomes. Comment
disposer ces sphères de façon à obtenir le maximum de compacité (le moins de vide), c’est-
à-dire à minimiser le volume de vide entre les sphères ?

Pour un empilement à une dimension, la solution est simple (Figure 19).

Figure 19: Empilement de sphères - 1 dimension

Pour un empilement à deux dimensions, il est également facile d’obtenir le résultat


(Figure.20).

Figure 20: Empilement de sphères - 2 dimensions


18
Pour l’empilement en trois dimensions (Figure 21), il faut superposer des plans de 2
dimensions les uns sur les autres et pour assurer le maximum de compacité. Il faut translater
le plan B de 1 vers 2 sur le plan A.

Les centres des atomes du plan B se trouvent alors à l’aplomb des interstices du plan A
et les interstices du plan B se trouvent soit à l’aplomb des interstices du plan A, soit à l’aplomb
du centre des atomes du plan A. Le plan suivant peut être translaté de 2 façons : de 1 vers 2
et on aura un empilement ABCABC, soit de 2 vers 1 et on aura un empilement ABA

Figure.21: Empilement de sphères (empilementAB)

« 3 dimensions » : empilement AB : (a) vue de « face » - (b) vue de«profil ».

En répétant invariablement l’une ou l’autre de ces deux procédures, on obtient deux types
d’empilements : translations 1,2 : ABCABC, translation 1,2 puis 2,1 : ABAB

b/ Dans les structures CFC et HC :

- ABCABC correspond à CFC (Figure 25)

- ABAB correspond à HC (Figure 22)

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(a) vue en 2 dimensions - (b) vue en 3 dimensions

Figure 22 : Empilement ABAB de sphères et structure cristalline correspondante(structure


hexagonale compacte HC).

(a) vue en 2 dimensions -(b) vue en 3dimensions.

Figure 23 : Empilement ABCABC de sphères et structure cristalline correspondante


(structure cubique à faces centrées CFC)

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