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MECANIQUE

APPLIQUEE :
RESISTANCE DES
MATERIAUX

CHAPITRE XIII : SOLLICITATIONS COMBINEES


3, 4 et 5 GMC

Année de création : 1968

Cours

Auteur de la Ressource Pédagogique


J. BAHUAUD
I. II. S. A.
MECANIQUE

MECANIQUE APPLIQUEE

RESISTANCE DES MATERIAUX

M._EâHOAiro
2 MA
Chapitre XIII

© [M.BAHUAUD], [1968], INSA de Lyon, tous droits réservés.


-. 1 «.

Chapitre XIII. SOLLICCTATKMS C(MMiES

13.1 ,§es|ralites :
II y a "sollicitations combinées" lorsque différentes compO£ante3
du torseur de gauche agissent simultanément sur une pièce.
On étudie ces sollicitations ^n combinant les cas simples vus dans les
chapitres précédents (VIII, IX,'X, XI) par agpllca;tâo|i. o^,.j^^C3^jier
^rperpc3ition yalaMe pour les contrainteo et les défcnrations»
En particulier l'état de contraintes résultant s'obtiendra en
faisant la somme terme à terme des tableaux des contraintes (ou inatrit
des contraintes) obtenus dans le cas de sollicitations simples*
Pour que cette sommation: soit possible il est cependant
iiéosssaire que les différents tableaux soient rapportés auic mêmes aaceg
Four vérifier la résistance de la pièce il faudra revenir acq
conditions de résistance, lequelles ont été étudiées au chapitre ?»
Rappel des tableaux obtenus*
Traction» compression : état de contrainte uniaxial et homogène

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flexion principale ; si M est sur X ou Y<~=^axe neutre X ou Y
flexion déviée s M a un support quelGonq«»o<S^axe neutre déyié r>ar rapport
" ' , ,' rr»
au stipport de n.
Dans les deuz cas l!état de contx^ainte est uniaxial, niais hétérogène
(la contrainte en un point est fonction des coordonnées X et I cto 'îelui-ci)
Par rapport aux axes principaux dfinertie le tableau des contraintes est :

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— 4 *-
13»2 Flexion
s cog-posée
,— . -. _^
Les composantes du tôrseur de gauche sont l'effort normal N et
~—3*
le moment fléchissant ÏL

1°) Centre desn contraintes nomales ou point de passage

Considérons une section droite du solide et le trièdre central (G, X, Y, Z).


Lfeffort normal N est porté par lfaze GZ, le moment fléchissant EL par un
.' ' . -UIL%I .,.., yE
axe quelconque du plan X G Y (plan de la section droite). H et JSf étant
perpendiculaires, on sait que le torseur de gauche est réductible à une
force simple équipollente à Hi et passant par un point P tel que «
-«timn^ ii»»iiii«lili>^ ---.-r..-11^-

N/\PG = î!f

Le point P est appelé centre des contraintes normales au pointrde passade


Soient a et b ses coordonnée^.
•—» —* 0 0 N —^ —> ~^
H^P G = = M' = î^ + M
X y
-a -b 0 j

M
K
d»oîi GP ,*
U;
M
'
b =T
1s X

2°) Etude des contrairites^ : la contrainte due à l1 effort normal


est constante sur toute la section et éc*ale à. ~ » ; celle due au moment
fléchissant est fonction des coordomées X et Y dfun point considéré et
égale à ^.X - S Y (cf. § 9.6.2)
y
"z

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_ 5—
Pour tout point de la section, le tableau des contraintes est donc, diaprés
le principe de superposition :
0 0 0
0 0 0
0 0 C-ï
wJ

avec (fa =-| + ^ X-r - Y (2)


y s

•—$*• Etat de contraintes uniaxial. hétérogène, G Z étant direction


principale des contraintes.
L'expression de <JL peut s'écrire :

r. _ _ My M
§N 1
T X s I ,x
V" L ."(V
v?/ "» • fÇv-
\-g*'.
qui ifaprès (l) -et la définition du rayon de giration devient :

8H f y + v11 (4)
V r" ^ p ' fy ,„-

3°) Aze noutTO : cfèst par définition la droite |0);1.ieu

•*• M-
des points pour lesquels 01 « 0» Si Pon considère l1 expression (3),
1* équation de Paxe neutre s1 écrit :
H y MV

Sn xapprocliant cette équation de celle de ltase neutre dans le cas de la


flexion simple, ctest-Ȉ-dire s
IL M
f .Z-£ = 0
y z
On constate que les rapports des coefficients de Z et de Y sont égaux, ce
qui est la condition pour que les deux axes soient parallèles•
L^axe neutre dans le cas de la...flexion^^^n^ç^^^^^S^^^SL^.
f
tl exe,.ii^tre,^aii^^^ ^flexion simple*
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«. 6 -
Ceci étant établi considérons 1*équation de l^aze neutre donnée par (4)
soit s
JL,, x+ JL Y+ 1= o
# y P' x
P*
Soit |/A) le symétrique de (A'ipar rapport à G. L'équation de \o)est

2
II +LI.1 -o
fv P; "
Nous allons montrer que :
I^Q.) est la polaire de P (a, b) par rapport à l1 ellipse des
rayons de giration (E!) homothétique de lfellipse d'inertie et dont

a) Ecrivons l'équation de lfellipse (E1) en coordonnées


homogènes ^ ^
P (X* Y, Z) s JL- + Jl. - Z2 = 0
p2-
l §

y x
et lfon sait que lféquation, de la polaire de P (a, 'î>) par rapport à cet
ellipse est :
a
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2: y 2
- 7-

P T 2 T
TP f
J.» -y, —-
— ™™
• -' l-^~
11
- « X'
TP1
— «***-
* **

»
«L*i J^
» -— *"•
P*
C» /J
« - — 9 7
X y
D^ p2
ly <x
d'où l'équation de la polaire de P par rapport à (E1)

a, 12 + b H - 2 Z = 0
p2
l p^
y *x
soit après simplification et ea faisant Z = 1

^•x + J-T-i = o
p-
y p^ »x
qui est l*ég.uation de ^ j la propriété est démontrée.

b) L'ellipse centrale d'inertie a poirr équation. :

I». X'2 + I Y'2 - 1 = 0 (E)


y
Si (B; et (Ë') sont homothétiqttes, il existe un rapport k tel que
2! Y« .
X ^T 3 1 5 1

(E) crécrit alors k2 1^ X2 + k2 I î2 - 1 = 0

2 '1 S
Par idia-'ification k JL, = —•= = «-
û2 ly

V
k 2 ! -J.-1
V- p2-r
X

4
'* k -fT^

_L|ye tiputrg^^corresj^ un^^pgint ^Q,,^^^^ ,Aoim£ ^gJLJJëS^^T


iai^â., ^.^r,^EP3SL.H§^£S^
Autrement dit lfaxe neutre ^ correspondant au point de passage P est la
polaire du symétrique P1 de P par rapport à G et réciproquement Ifa2te neutre
^ correspondant au point de passajge P1 est la polaire de P*

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~ 8~
Remargues, :
1°) Soient E9 H 1 , S et K! les points d*intersection du d:-:imètre
PPf respectivement arec lf ellipse (Ef) et les axes ô± et £^ •
P et Kf étant les conjuguées harmoniques de H et G :
G K< . G Ps G H2 et connue G K « G K'

G K . G P « G H2

Sachant que dans un triangle rectangle la hauteur issue da sommet de l'angle


droit est moyenne géométrique entre les segments qulelle détermine sur
l'bypothénuee, la relation ci-éessus permet -une construction du point K :
Sur la perpendiculaire à GP en G on porte une longueur GL a GH
on abaisse en L la peirpendiculaire à PL. L'ittersection de cette droite et
de GP est le point K/
Réciproquement : connaissant le point K cette construction permet dfen
déduire le point de passage P correspondant»

2°) Tracé de la polaire ^ de P1 par rapport à l'ellipse (Ef)


Etant donne l'équation de lfellipse, on en connaît les fcyers P et î11 et
le rayon du cercle directeur égal au grand diamètre de l1ellipse*
DJun point P f extérieur à l1ellipse on sait tracer les tangentes à lfeèlipse.
On trace le cercle de centre P 1 et de rayon P'P, lequel coupe le cercle
directeur en deux points *f et ^ • Les médiatrices des segments F ^f
et P y , sécantes en B et M1 aux rayons F1 ^ et F1 ^f sont les tangentes
à l1 ellipse aux points M et M-1.
La droite MM1 est donc la polaire A de P1 par rapport à (E1)

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~ 9_
3°) SâS^J^SfeâÂ* Supposons- que P s^eloigne te •"efin±ni©iit dans
la direction V (cf. figure § 3). Puisque t
1Ç «Tfft !T&
o?est-à--dire |lïf != 1 N HP fit

Mf
on a : «- « P G

Loraque P G ~-> oof il est nécessaire que M -^ 0 avec


HP ^"O. On se rapproche du cas de la flexion simple.
Pans ce cas ÎCf-^G^K-^G et Û -H* diamètre conjugué de V.
Réciproquement s P-$*G sur V ^> E s*éloigne —^> f>o
Pour une certaine position P. du point P, Là * est tangent au contour
ertérietir de la sect.lon, ce qui entraîne que la contrainte garde un signe
constant sur toute la section, iaqttelle est alors soit entièrement tendue,
soit entièrement comprimée-*
Lorsque L^A enveloppe le crpnrtoCT^eztériei3r de la section, le point P-j
d^Scrii une courbe liiaitant une certaine surface ; cette dernière est
appolee £22SyL£SS££Si-
—-> Un point de passage P étant situé à l'intérieur du noyau central,
l aze- de flexion correspondant ^ est eztérieiir à la section droite, dfoù
f

une contrainte de signe constant sur celle-ci.

4°) Recherche du noyau central» Ebcemples»


1/ Section circulaire : soit A^ tangent on k, à la
section. ^
1^- 17= 0
4
:
r& *t ^
P = P - IL.
» x Fy " 4
l'eJlipse des rayons de giration
est un cercle de centre G et de
rayon Rg .
Soit P., le point de passage
correspondant à /i.
I 2
2
G P , . G K t = G H 1 = |-

r p
G P
_ R2 1_R
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1 ~ T • H~ 4
- 10 -
Lorsque A* enveloppe le contour circulaire de la section* le lieu du
point P> est un cercle de centre G et de rayon n-

2/ Section rectangalaire

V-TT ' £ -TZ • fj = °'29!>


2 29b
^-TT P
1
X = T2
' P
'X =°'
(E1) a pour 1/2 axes 0,29 h et 0,29 b droù ses f-yers F et F1 et la
rayon du cercle directeur centré en Ff (R = 2.0,29 h)
Lorsqu'il décrit le contour du rectangle le A^ peut occuper deur sortes
de positions : soit pivoter autour dfun somiet, soit coïncider avec un des
côtés.
Supposons le dans la position indiquée par la figure. Traçons }a polaire
de A1 par rapport à l1 ellipse (Ef)« Lorsque £\, pivote autour de A le
point P décrit (P. t)* Lorsque O, coïncide avec AB, le point P est en 0^ ,

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- 11 -
Le noyau central est le. losange o^ 0 V O . On constate que le SSS^L^S2룏L
,&. jgjLffilfiMrrJP^^^

Détermination de la position exacte de OC :


G 0 < . GEt « ^ f j ^ GOC«|

Cn en déduit C^| = 5 ï de mfene j3Ô = 5

Si le moment fléchissant est parallèle à un axe principal


(flexion composée principale) le point P doit se trouver sur 0(y ou AÔ
ai l^on vêtit que l*axe de flexion ne coupe pa,s la section ; on dit que le
point P doit se trouver dans le MJj^L£ê2iË^w

3/ Section concave : cas des profilés U, ï, I, L, H


A doit décrire le contour enveloppant gitérieur de la section»

6°) B^ietanoe des mçoroieries


cf. A. Pooh "Mécanique Physique et Expéricotentale"
Tome I (ifesson Editeur)

1 ** ^J^I^^J^^Bur...^.^ mtérj^ojg :
- Pierres naturelles (calcaires, grès, granits)
11
artificielles (briques)
reliées par des mortiers.
*- Mortiers, faits de : matériaux inertes (sables, graviers .*»)
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- 12 -
liant (chaux, ciment = chaux: * argile)

si prise avec de l'eau : liant hydraulique«


II existe deux types de maçonneries ':
- Maçonneries proprement dites : "briques, moellons * mortiers
- Bétons ; cailloux + sable + ciment

dosage = masse de ciment dans 1 m3 de mélange


11
courant 2 250 à 350 kg/m5

• "3J
11
ouvrage dfart : 400 kg/m
Béton armé
- précontraint

2 - Résistance des maçonner4 es:


- les maçonneries étant essentiellement hétérogènes, il est nécessaire de
prendre certaines précuations dans l1application des foraules»
- les contraintes cal cillées par les formules usuelles sont des moyennes
pour des surfaces nettement supérieures aux dimensions du plus gros des
agrégats.
- les calculs reposent sur 3 hypothèses :
a) condition de non traction ; tme maçonnerie est à peu près
incapable de supporter tan effort de craction ; des tensions de lf ordre de
f\
1 kg/cm peuvent se traduire par des ruptures aux joints du mortier•
b) condition de non gHssement s les maçonneries résistent raal aux
p
cissions ou aux contraintes tangentiel^s (ordre de quelques k&/cm ) ;
il faut craindre des fissures coupant ^e massif en dettx parties qiii tendent
alors à glisser lfune sur l'autre* Pout le calcul on introduit la notion de
cission jeffecrtive/
Soit tin massif soumis à une charge
normale H j un effortfengentielT
tend à faire glisser le massif, il
se produit une force de frottement
iTUlï*!.tg¥
On admet que la forc^ll.. existe

^^^^^^23^^^S^^^S£^^£^
j-a^igsure*
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~ 13 -
On est en droit de compter non sur l'effort tranchant T mais sur tua effort
T - N tg'^ que lfon noiame s£î^^^^2£^^^^^^
.. béton : tg ty * 0,75
terre 2 0,20 < tg vp < 0,30

Sn admettant que la contrainte est uniformément répartie, on définit la


cission effective

^p=I -. I •tgif

^>-ffr ^ ~v K|ay (en valeur absolue)


.,±11 -.: ..._ .. ;. __
II faudra vérifier
"'**!*"• ^ ' O
C^ :?" Eg béton : Sg « 4 à 6 kgp/cm
'" r f
c) conditionB de non écrasementT : en auctm point la contrainte
de sécurité à la compression ne doit être dépassée.
Charges de rupture (Rn) * très variables en fonction de la provenance
dea Liai;ériaux.
p
( Moellons 100 kgp/cm
!l
(
> briques 120
9
(^) ( Pierres de taille 500 kgp/cm
c
) Granits 1000 "

cea 'mZeiira sont des moyennes et (R ) peut varier da la moitié au double


c
o
( îlortiers 20 à 500 kgp/cm
lR
r^c V Bétons 500 à 600 "

fonction du liant et du âosage*


Charges pratiques s Rc Pour les constructions courantes ;
Moellons <
Briques )
6à8
Pierres de taille ] **>/<**
Granits )
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- 14 -
<-\
Sol (fondation) 10 à 25 kgp/cm
Béton 10 à 25 "

3 ~ Exemple d^étude : Bagage poids r(ou maasifa) en béton non armé ou inaçonnerie
ordinaire *
Stabilité assurée par le poids propre de la maçonnerie.
la hauteur peut atteindre une centaine de mètres*
Forme en traders : triangulaire avec couronnement à la partie
supérieure (passage routier).
Dans toutes les méthodes de calcul, on décompose le barrage en des
poutres indépendantes séparées par des plans verticaux perpendicu-
laires à la ligne moyerme. Ces poutres sont considérées comme
€^s^!-*%f,.s à la base* Dans lfexposé qui va suivre on supposera la
largeur d'une poutre égale à 1 m. nnemen
.
co^^^ *

On considère une section verticale du barrage (profil d'une poutre) que l'on
coupe par un plan horizontal AB. Soit G le centre de gravité de la section
horizontale AB«

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~ 15 -
Bigjde.jlggtJtogcggL» Le joint AB doit supporter :
1°) M™£2.Mâ«Z-j£Jâ^£SSffl§ïiS. se trouvant au-dessus de £B
béton = 2200 à 2600 kg/m3

\!^\ - p. g . S . 1 (sllaire aBCD)

Recherche du point djapplication de P. Elle se fait graphiquement ; soit


g ce point.

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~ 16 -
*f*
2°) ZQH?J^JL JfS^Û^S^jai^iie^..Jl-J^S- XojPâTffl^^.^^-fe *
soit p la pression par unité de surface* Sur un élément de
—.$» -«.
surface d3 = as. 1 s^zerce la force | d F | = p.ds.1 ;CO étant la masse
volumique de l*eau s
f* ds = ^
P ,lp. *^ f* y,dy « ^<3>
-^^ 22
s J*
avec 0 <: tg j <rO,05

-^t», * -»» ™-^ -^


R, résultante de F ec de P admet dettx composantes s l*une Q dans
le plan vertical, lf autre Q dans le plan horizontal.
1 - Force 7V
^ d3H3u ABi : c ' et> : n effort tranchant | la répartition des
cissions le long de AB est difficile à déterminer dans le cas dlun profil
quelconque. Pour un profil triangulaire, on démontre quo cette répartition
•"•«••"•g»
est linéaire (cf. élasticité). En général Q est peu importante car la
~4» -^
résultante R est peu inclinée sur la verticale (prédominance de P par rapport
air).
Deux conditions à vérifia, s
( C ffioz<^

s ->
( R à lf intérieur du cône de frottement
| (béton ; tg Vp = 0,75)

RepyjyiUG : valeur de tgj : le raisonnement se fait sur un barrage de profil


triangulaire, dont le parement amont est vertical, lfeau atteignant le
soiomet-
Soit UJ le poids spécifique du béton ;
{Jyi le poids spécifique d-* lfeau ;

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f ~u*i —^ i "COfe '
S p t ta ~ .. z.h.1 = -y? .s.h
' 0 ^ - c

l~rt _ ^2
! -' } - -2~-z
Xv
Soit ^E le 1/3 central de la section 1B. gE est parallèle à iB et DgE = 1,
Pour que AS ne supporte que des contraintes normales de compression, R doit
passer par le 1/3 central.
D'où tg (R, "P)<tg i , soit

3R. 2 .
_j-,,?a 2 ;—• . . ' .tg
< ' • • i.
2 tS^z.h

•21e. S <tg i - ; h = a tg i
°^ . ..____ '

H, <t - |-^>g

ai général 0?6<tgi<Q,9 |

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Dans la section 1B l'effort normal Q donne naissance à un moment fléchissant
-_a»» . - ." . .• . • —«»•
% , tel que si ci «st la distance GQ, Q étant lé point de passage de Q
|"Mff=ft|.d

d'après l'équation (2) (§ 13.2.2)

__ • Q + tt.a T
^ -R7T T. • x
• y • • - , ' • • .
0*" varie linéairement en fonction d l'abscisse. On en déduit s
„> . Q +, Q.d.12 h
V^A-'* " E ~^~ • 2 • •
^^•igxi'i^).';;.'
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<TB = -g(i + ^)
- 19 -
consrtro :
Trapèze ^de^llavier
™ ~ — - — ' -^ Q
Soit M sur lfaxe GZ, tel que GM = - . Mener DM qui rencontre en
-*.<fe"-
I la ligne diction de € i de I mener la parallèle à AB qui rencontre en J
"'*!£-

la normale en B à A3 | mener M et aoit Z l'iiitersection de JE avec la


normale ea A à AB.
5? = ?B ; ff, 5;

JJs§£i!!3£âÊl£3i : considérons les triangles semblables DG1 et SQI.


Q I Q Ah
8"7T ™h ~
5+d S

Q i = é . 6 ( | + a)

•Ql.g-(l*¥)JO-B|.

Cette construction générale permet en particulier de déterminer


la position de lfaxe neutre û en flexion composée» (A) se trouve à
«***&»,
l^mtersection dé «JK avec CSL.
- Lep points dangereux Étant les points A et:B, nous y étudirons la réparti-
tion des contraintes.
Sur une facette placée dans le plan
du parement aval, il n1existe pas de
contrainte (la pression atmosphérique
étant prise coume référence)»
-**• ' —>
BX perpendiculaire à iB est donc
direction principale , l1autre est
BJ tel que (BXf .3r) - +~^./2
Soit Eh et iT,(^ Bt) = +H /2
le système dfaxes liés à la facette
située dans le plan AB, sur laquelle
sfexerce $"g et une certaine contrainte
tT^ due à Q1 (on ne connaît pas à
priori le sens de C^ ).

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Une contrainte principale est nulle ML - 0. Le problème consiste à chercher
la valeur de la seconde contrainte principale, soit 앣
— ~& H*
Soit BH «Va0 sur h 5 en H abaissons la perpendiculaire sur h ; la rencontre
-*> ^ -+
de cette droite avec Bï, tel que (Eh, BY; = -** i , est lo point m tel que
Ho » v.. 0 Le c&ntre du cercle de Hohr passant par m et B est le point I, le
1
•of •11* «niiiiin «••*•

cercle recoupe l'axe h en un point d'abscisse BSL = K?

O n a j H 2 | = 0~B (1 + tg2i)
'"'"'•""" ' ' '• «1111111 m.,mm,mmtm», ,,u

J — j

et f C r j ^ H n i » ^ . t g i

*-» ,
IJffta : II faudra vérifier que|Iîpl^ E pour le point le plus changé, à
savoir le pied du parement aval : ce point est appelé point critique ; la
vérification devra être faite pour le béton et pour le sol.

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- 22 -
Afin que le barrage travaille uniquement en compression, il est nécessaire
que EL ~ ~ kp (en général k = 0,5)
La relation ci~desaus s1écrit alors, compte tenu de la valeur de

_ kp « . jj (1 _ *£ )(1 + tg2 3)+ p.tg25

Evidemment pour qu'elle soit vérifiée tg j n'est pas quelconque. Cette


condition est dite condition relative aux sous •pressions,
Si k = 1 : état de contrainte hydrostatique ; toutes les facettes sont
soumises aux mêmes contraintes. (Condition _^^igjo^ejlvjiégz)
Si k ^1 : c*est le 1e cas de figure. Il ne peut y avoir d l infiltrat ion dfeau
dajis le barrage car les pressions à l'intérieur de la maçonnerie sont
supérieures à celle de l'eau. Si une fissure se créait elle se colmaterait
cl1elle même sous lfinfluence du poids de la maçonnerie * néanmoins cette
solution n'est pas utilisée <;ar elle entraîne une trop grande dépense en
matériau»
Remarque : il existe des règles codifiées pour le calcul des barrages.
Ex : circulaire ministérielle française du 19*10«23 série 3. B° 67

13o Flexion et torsion des pièces circulaires


~3>* —*»-
Les composantes du torseur de gauche sont IL,
X
et Iï."M
1°) Tableau des contraintes : oa application de ce qui a été
dit au § 13.1, le tableau est dans le cas d'une flezion principale
M
*" 0 0 t ,r
çv
H
0 0 - — X t
o

M M
jtî i - j ît x "fj£ i
*- o o y ~3

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L1étude sera faite pour les points A et B qui supportent les contraintes
maximales» On définira les conditions de résistance de la pièce en fonction
des contraintes principales en ces points et d'après les diverses théories
de 3»a Résistance des Matériaux développées au § 11.3

Sog^^^^^^^^t^tot^.. prxrg;ipàles au point A


Considérons *un petit parallélépipède entourant le point A. Ses
facettas ront soumises à des contraintes normles et tangentielles. Pour
censtraire le ^gggle_de_|^to; des contraintes au point A il faut se rappeler
que la pnnntruotipn.. se. fait à partir de la facette sur laquelle la wn±Taixite_
S23E3Ï.,cLJ5§tJâ.^P^^gyaiijde envaleur algébrique
(facette orientée par la.normale, h, Q* = 0)

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z =!<u .t. - A_
2 3
T0~ ¥* " °' >
L'éqtiation donriant la valeur de la CQnt_rainte_^masinaam s'écrit :
M \ I M^f + 4 ï^t1
s = 2 * + 2i \} 7.T rrr -
Vfc -\| ^^ ^^
H - J C M f + ^A*1^1^ f •^S?

Par définition on appelle ffiOT^^.Mea^de^^fl^^d.cg. la quantité

J (Hf ^^ + M2) = lf.


La condition de résistance à vérifier peut donc s?écrire :

M
*"W*W« / E4-
'W* Sr--
Y*
b) Théorie, de- la déforBia^ign^|naxjjm3ia (§ 5.3-3) pour Imagier

0,55 CT+0,65 \[^+T?-4Rt

M • / 1? M2 '/
0,35 -1.0,65^^.^ ^
J^ . * fyt. R
-S / R. avec H.. = 0,35 M. + 0,65\ JM2 + M2t
U• ^ •' y
px
°) lM5S£-Js§^£iî3iie (§ 5-3-4)

yjcr^ii^^^
\p7i?r <•.
V^; *jfe ^ *

E a K 0 5
~ <. t ™ f,=\l ^f+^t- ,'
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- 26 -

**•) fission j^j-mma (§ 5.3.5)

1\^W'0

R avec
—4t
1%.
^f^f
'
+ ^t !

3°) Application : calcul des arbres à la flexion et à la


torsion.

13.4 Torsion et traction des pièces circulaires

1°) Tableau des contraintes


M
r0 0 t
J. I
lo
M
- •- : •.- • t
X
° , ° . -ÎS

: M
VY t xA 'H
-ïô ' : " ÏH "".s

2°) Application : contraintes développées par le serrage


d^'jun. boulan,. •

a) C_al_cul du moment de serrage i cas du filet triangulaire

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-. 27 -
Considérons une vis à filet triangulaire, d'inclinaison o< par rapport à
lfhorizontale, d'angle au soumet 2 fè> et les deux rabattements abc et
a'b'c' (le premier constituant le profil générateur).
Les hauteurs des triangles rabattus sont égales et
. C af d f ad. ooso( , /\ ,
tgè = 37-^ = ; -35— = tg^cosoi
-*«^>
Le flanc du filet est soldais pendant le serrage à une force normale N,
ainsi qu'à une force tangentielle f *N f étant le coefficient de frottement
vis/écrou.
F étant l'action de l'écrou sur la vis, projetons los forces sur la
verticale ;
P = ^ N cos o . cos o( - JZ ^ ^S^J1 ^

C étant le couple de serrage, r la distance du point I à lfaze de la vis,


lféquation <3e? moments par rapport à cet axe s'écrit :
C ~2 N cos c^ . sin o( . r -f ^ f H cos of , r

ï^o^eees. % afin de pouvoir poursuivre le calcul supposons 5

- f = constante sur tout le flanc du filet (ce qui nfest pas obligatoire
à cause des différences possibles de graissage et d'état de surface)
- r = constante, ce qui n'est pas exact puisque r varie siir toute la
haatou-* au filet.
Alors on peut écrire ;
C = (cos S * son c^ * f cos^ ) r ^_IT
cos
g ^P ^ ^gJB^?^^JL£^3HS °^
"" * cos"^" coso^- f sin"c5(

soit en divisant par cos o # cos o^

C =Fr ^^/cok".
1 tg
, . -âF * '

Posons tg cP = X-, = tg (fi V:1 + tg2 /î> cos2^<


.1 COS/S i[ * -'•

JC =F.r tg (o^-V<g ) 1
foimule analogue à celle que l'on obtient pour le filet carré à savoir :
C = P.r tg ( o^ 4 (D )
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- 28 -
Simplification : est petit pour los filets normalisés

^ t + tg2 /b cos2A 21\Jl + tg2^


à J j j

C=Fr tg(^A) avec tgtf^Jjl


* (^
On peut mime dire, du fait que tg o = cos X tg fe

tg<-v
ë tgft:=&~~Ur ^ -J—
O ~ T- J ^ / COS ( $ — eos^

d'où C Fr (tg<X + ~j^ '.


fO

soit C « t^^
r.r tg C( + F.r ±s^L«.

serrage
i T
frottement écrou/v a

S 1 il s1 agissait de déterminer le couple néceso-^re pour obtenir tua serrage


donné il faudrait ajouter en plus le coup!0 de frottement de l^crou sur
la plaque do métal. Mais celui-ci n1 intervient pas dans le calcul des
contraintes supportées par la vis.

b) dét^CTJjiation des contraintes


•p
V =^ S étant la section du noyau

?~ - 9 - - =- ^JL.^ ^ C
( ~ ) f ÇKP>j~o,2d 3
\ UG '
d étant le diamètre à fond du filet.

c
) vérification de la pièce voir les conditions au § précédent
Nota : la condition à respecter est :
En France \f^\^ gL ^ Rt

- Allemagne * r——^ S* R
L
t^ rSG ^
- Belgique ^~ + 2^\(~i %L <CRt

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